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vendredi 23 novembre 2018

Griveaux, le macronien qui veut expliquer aux gens, mais n'a pas les idées claires

Le porte-parole du gouvernement  confond Marc Bloch et ...Maurras

L'inculte cite l'intellectuel d'extrême droite mais ose encore montrer sa face


L'impardonnable gaffe d'un pédant qui prétend "expliquer" aux "gens qui ne sont rien" et que son patron prend pour des "illettrés".

Macron s'est entouré d'amateurs, comme chacun sait, mais ils ne s'améliorent pas. Ce sont de jeunes arrogants prétentieux qui ne connaissent ni la vie, ni leur culture, et on n'avait encore pas tout vu.

Griveaux les accumule et ça fait peur, si on songe qu'il fut collaborateur du socialiste Dominique Strauss-Kahn (2003-2007), puis fut conseiller municipal de Chalon-sur-Saône (2008-2015), vice-président de l'agglomération de Chalon-sur-Saône, vice-président du conseil général de Saône-et-Loire) et membre du cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine (2012-2014), puis directeur de la communication et des affaires publiques d'Unibail-Rodamco (2014-2016), premier groupe de l'immobilier commercial au monde (au CAC 40), dont le patron fut directeur général marketing et produits de la Fnac pour PPR, Pinault-Printemps-Redoute, de François Pinault. En même temps, il a échoué au concours d'entrée de l'ENA...

Dans la matinale de France Inter du jeudi 15 novembre, Benjamin-Blaise Griveaux n'a pas fait de différence entre Marc Bloch, historien juif et résistant, et Charles Maurrasintellectuel d'extrême droite, et, dans sa prise de parole suivant l'entretien donné par le chef de l’Etat sur TF1 la veille, le benêt a cité ce dernier en croyant se prévaloir du premier

L'ancien socialiste et proche de Macron depuis 2015 affirmait que les ministres se rendraient plus souvent sur le terrain, jugeant que les administrations centrales "ont parfois une vision un peu parisienne, un peu jacobine" des affaires régionales.
Et puis, avec assurance, Griveaux a alors déclaré : "C'est le pays légal qui rencontre le pays réel, pour reprendre les propos de Marc Bloch il y a bien longtemps", à deux jours des manifs des gilets jaunes, contre la hausse du prix du carburant.
Libé s'est rendu compte de la bourde mais, contacté, l'entourage du porte-parole du gouvernement n'a pas tenté d'expliquer cette "étrange association". En milieu de journée, le cancre s'est montré au-dessous de tout sur Twitter, avouant sa stupidité. "Pas réveillé ce matin, je ne comprends pas comment j'ai pu commettre une telle erreur", a-t-il raconté. 
Pour tenter de reprendre l'avantage, il ajoute : "Mais j'invite chacun (et moi le premier !) à relire L'étrange défaite de Marc Bloch. Ses leçons restent malheureusement très actuelles". Il a lu, mais n'a manifestement pas retenu la leçon, ni tout compris...
Ce livre posthume, qu'il présente comme le témoignage d'un historien, est publié en 1946 et accrédite l'idée que l'échec de l'armée française face aux troupes d'Hitler est imputable aux plus hauts niveaux de commandement, autant à l'égard de la préparation qu'à celui des combats. Il ouvre ainsi la question de savoir dans quelle mesure les élites auraient préféré une victoire du nazisme en France et en Europe face à la montée du communisme.
En particulier, il exprime son écœurement devant l'attitude d'une partie de
la bourgeoisie française, qui, à son avis, avait contribué de manière décisive à la défaite et ensuite s'était alliée au fascisme en collaborant activement avec les Allemands.Ainsi Griveaux accuse-t-il la majorité de ses concitoyens de contribution à la montée du nationalisme.
Un marqueur de la pensée d'extrême droite
Tandis que Macron établit un parallèle - également intelligent - entre les populations de Hongrie ou d'Italie qui rejettent l'Union européenne et confient leur destin à la droite radicale, d'une part, et la montée du nazisme dans l'entre-deux guerres, d'autre part, et que Darmanin fera écho à sa condamnation de la "lèpre nationaliste" en y ajoutant la "peste brune", l'âne bâté Griveaux se prend dans le tapis se réfère au théoricien du nationalisme intégral !

Libé doit faire un peu de pédagogie avec le pédagogue du gouvernement

"La distinction entre un 'pays légal' et un 'pays réel' est un argument majeur de la pensée maurrassienne, qui désigne, avec le premier concept, une superstructure étrangère aux véritables intérêts nationaux. (...) La distinction est restée à ce jour un marqueur de la pensée d'extrême droite, qui oppose 'establishment' et 'peuple', raisonnable et vertueux par essence".
Pas réveillé ce matin, je ne comprends pas comment j’ai pu commettre une telle erreur. Mais j’invite chacun (et moi le premier !) à relire «L’étrange défaite» de Marc Bloch. Ses leçons restent malheureusement très actuelles.
«L’erreur est humaine»@franceinter


Sa place était à la Culture, à la place du garagiste Riester : on n'y aurait vu que du feu...
Mieux, à l'Education nationale, à la refonte des programme ...




lundi 17 juillet 2017

Macron, humilié par Melania Trump

Le couac de Melania Trump atteint Emmanuel Macron à l'intime

La première dame américaine a tenu à remercier Emmanuel Macron sur Twitter

Brigitte n'a plus l'âge d'être députée novice REM
(à eux deux, Donald et Melania étaient aux couleurs américaines...) 
L
first lady ou son équipe de communication s'est égarée en voulant sacrifié aux usages de courtoisie. Elle se devait certes de remercier pour les égards que le nouveau chef de l'Etat français lui a témoigné en grande pompe, lors de la visite du couple américain à l'occasion du 14 Juillet 2017, mais elle a commis une erreur sur la personne. Elle s'est en effet adressée à "Emanuelle Macron". En langue de bois, sans enthousiasme débordant, mais surtout en langue de vipère.

Ainsi aurait-elle pris la conjointe pour la souveraine de la République hexagonale. L'omniprésence vibrionnante de la sexagénaire aux bras flétris, la tête dans les épaules et le dos voûté  lui aurait donc donné à croire qui c'est elle qui porte le pantalon de  président et que l'Etat, c'est elle.
  
La Maison blanche a en fait remercié un compte parodique d'opposition au président français, dédié à Macron, mais au féminin avec 'Emmanuel' écrit "LLE" et aussi un M en moins. 


On y découvre des hashtags peu élogieux consacrés au président français.
Car les réseaux ne sont pas dépendants des aides gouvernementales à la presse: ils n'ont à craindre que la censure... 
Et la double peine. Les lecteurs de la presse numérique sont des contribuables directs solidaires, mais participent aussi indirectement au versement de 400 millions d'euros d'aides versés à la presse écrite. Avec plus de 16 millions d'euros, Le Monde était le second de la liste des journaux entretenus par le pouvoir en 2013, Télérama (même groupe), 6e, devant Libération (9,8 millions) suivi de L'Obs (8,3). Ils seraient bien ingrats de ne pas être "élogieux"! A l'instar de L'Humanité (10e) qui coûte 6.9 millions d'euros  aux contribuables.
Cette presse assistée ose néanmoins limiter l'accès gratuit à ses articles - bien qu'un bon nombre d'entre eux ne soient rien d'autre que des articles remaniés ou des dépêches copiées-collées de l'AFP - et impose la suppression des "adblockers', car le droit des Français à l'information - confisqués par quelques grands patrons multi-millionnaires de presse - s'arrête là où commence la liberté de la presse, c'est-à-dire à la source et au secret des sources.
L'éloge paraît naturel à la presse "libre et indépendante" et son "élite" obséquieuse s'indigne que les réseaux s'enflamment sur les espaces de liberté qui leur restent. Ce n'est donc pas Le Monde "Pas complice de Macron, Macron démission, Anti-Macron, Macron dégage, Macron pas mon Président, ...". 

Une erreur regrettable repérée notamment par le site de BFMTV qui s'est - librement - empressé de signaler une version de rattrapage, dans l'heure qui a suivi. 
Le même message avait été à nouveau posté, mais cette fois adressé au compte Twitter officiel du 'real' Emmanuel Macron. "Merci à Emma­nuel Macron et aux Pari­siens pour votre hospi­ta­lité. Donald Trump et moi avons adoré notre visite", a écrit sur Twitter Melania Trump.

Le souverain républicain n'a pas appris la galanterie à la française.
On aura en effet observé que l'accompagnateur de Brigitte n'a pas pratiqué le baise-main.  

 

mardi 2 février 2016

Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal défie Manuel Valls

La ministre tire un trait sur les engagements du premier ministre

La ministre de l'Écologie commande
 un nouveau rapport à son administration...
Ils se fritent en public
Ségolène Royal n'a que faire de son premier ministre et n'hésite pas à le contredire publiquement. Avec le dossier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), elle fait sa Taubira. La ministre de l'Écologie a annoncé par surprise qu'un nouveau rapport sera réalisé dans les deux mois afin d'évaluer des projets « alternatifs ou complémentaires » au projet existant qui suscite une forte opposition des milieux paysan, écologiste et altermondialiste. Elle a aussi précisé qu'elle excluait tout recours à la force pour vider la Zad.

Ces déclarations provocantes vont à l'encontre des positions que défend Manuel Valls depuis plusieurs mois. 

A l'occasion d'une rencontre avec le nouveau président de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau (LR), en décembre, le premier ministre assurait que les travaux auraient bien lieu. 
Fin janvier, devant l'Assemblée nationale, il envoya paître Cécile Duflot, alors qu'elle l'interrogeait sur la pertinence du projet.

"Ségolène Royal dit n'importe quoi"
En apportant son soutien aux opposants altermondialistes au projet, elle sème un peu plus la confusion dans les rangs du gouvernement. "La ministre rencontre les opposants au projet, contredit les conclusions publiques d'un dossier capable de créer de l'emploi dans la région, tout en piétinant l'autorité de l'État... 
"Une fois de plus Ségolène Royal dit n'importe quoi", s'insurge Bruno Retailleau, qui en appelle désormais au président Hollande pour trancher publiquement sur ce dossier devenu l'emblème de la mollesse de l'exécutif. 

jeudi 28 janvier 2016

Déchéance de nationalité: sur les apatrides, Valls n'est pas au clair et s’emmêle les pinceaux

Valls a l'esprit confus sur les ratifications de textes internationaux

Encore une annonce foirée
Petit coq frêle et fragile
Venu présenter une série de mesures, Manuel Valls a emmêlé les députés mercredi 27 janvier à la commission des lois de l’Assemblée nationale. Il avait fait le déplacement pour apaiser une partie de la gauche, très rétive à l’idée de réformer la loi – voire la Constitution – pour déchoir de la nationalité française les terroristes binationaux, mais il n'a réussi qu'à épaissir le mic-mac.

Le premier ministre a d’abord assuré que la réforme constitutionnelle ne contiendrait pas d’allusion à la binationalité, comme c’était initialement prévu, puis il a annoncé que la France comptait ratifier une convention sur l’apatridie. Mais, bac +3, Manu-la-Terreur-des-mouches s’est quelque peu égaré dans les différents textes internationaux.

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement

Ce qu'il a raconté :
"Seuls les principes prévus par la Convention internationale de 1954 et la loi du 16 mars 1998 [...] qui proscrivent la création de nouveaux apatrides devront continuer à figurer dans notre droit positif. Et la France s’engagera d’ailleurs dans la ratification de cet accord qu’elle a signé dès 1955."

Où est l'erreur ?
Rappelons-le : la déchéance de nationalité est déjà possible en droit, mais uniquement pour une personne qui a acquis la nationalité française depuis moins de dix ans (quinze ans, en cas de terrorisme). L’idée est d’en étendre l’application à tous, notamment aux personnes nées françaises, histoire de ne pas stigmatiser les gentils étrangers qui auraient fait du tort aux méchants Français, tous colonisateurs et exploiteurs dans le sang.

Mais déchoir de la nationalité une personne qui n’en possède pas d’autre signifie créer un apatride, une personne qui n’est citoyenne d’aucun Etat. Au sortir de la seconde guerre mondiale, on comptait ainsi des centaines de milliers d’apatrides, notamment dans l’est de l’Europe.

La convention de 1954 est déjà ratifiée !

Le Catalan naturalisé ignore que la France existait avant lui et assure donc que, puisque tout reste à faire, la France va "ratifier la convention de 1954 sur la question de l’apatridie". Or, cette convention a déjà été ratifiée, le 8 mars 1960, précisément, et Manu-la-Terreur-des-mouches -si précoce qu'il fut- est né en 1962 à Barcelone. 

Le premier ministre n'a pas non plus compris que la convention de 1954  n’interdit pas l’apatridie: elle  se limite à définir le statut des apatrides et les devoirs des Etats signataires envers eux.

Manuel Valls a sans doute confondu avec la convention de New York du 30 août 1961: trois années d'études universitaires intermittentes -et non sanctionnées du diplôme- ne permettent pas de maîtriser son sujet. C'est cette convention de 1961 qui prévoit, spécifiquement à son article 8, que "les Etats contractants ne priveront de leur nationalité aucun individu si cette privation doit le rendre apatride". Et c'est de cette convention que s'inspire Valls.

Ce dernier texte a été signé mais non ratifié par la France. Techniquement, selon certains juristes, il serait donc possible d’étendre la déchéance de nationalité aux Français de naissance. Mais François Hollande avait d’emblée écarté cette hypothèse, en promettant le 16 novembre 2015 devant le Congrès que "la déchéance de nationalité ne doit pas avoir pour résultat de rendre quelqu’un apatride".

La déchéance limitée de fait aux binationaux

Manuel Valls peut donc affirmer que la notion de "binationalité" ne sera pas inscrite dans la réforme constitutionnelle, mais dans les faits, la déchéance de nationalité continuera à ne viser que les binationaux. 

La seule nouveauté, c’est que désormais, pourront être concernés tous les citoyens binationaux nés en France ou y résidant depuis plus de dix ans.
Sur 15 terroristes islamistes ayant frappé sur le sol français depuis 2011, seul deux, Mohamed Merah et Abdelhamid Abaaoud, étaient binationaux. La France compterait environ trois millions de binationaux. Au bas mot !

Le cas des Français convertis n'est pas soulevé: il n'est pas encore admis qu'ils sont plus agressifs du fait de la pression qui leur est mise de prouver leur sincérité. 
Combien de Français partis faire le djihad en Syrie sont des convertis? 
Or, pour M'hammed Henniche, président de l'Union des Association musulmanes de Seine-Saint-Denis, le phénomène est réel sur le terrain : "Les personnes qui se présentent dans les mosquées pour se convertir sont toujours plus nombreuses depuis le début des années 2000. Ce sont ceux que nous voyons. Mais il faudrait y ajouter tous ceux qui se tournent vers la religion musulmane sans passer par un de nos lieux de culte."
Les musulmans seraient 5 millions en France. Au moins 100.000 d'entre eux seraient des convertis. Parmi ces derniers, le nombre des djihadistes n'est pas évalué.  Ils seront un certain nombre à rentrer un jour en France et, à priori, ces djihadistes ne seront pas menacés de déchéance de nationalité: ce ne sont pas des binationaux.

vendredi 7 août 2015

Egypte: la com' de Hollande surfe sur le canal de Suez


En mettant Hollande en vedette, notre presse tente d'éclipser l'inauguration en grande pompe de l'élargissement du canal de Suez

Au côté du maréchal-président, 
Hollande, présenté comme l'invité d'honneur, malgré plusieurs homologues
On aperçoit Hollande au fond, troisième à partir de la gauche
Le président Abdel Fattah al-Sissi, qui dirige l'Égypte d'une main de fer, a inauguré ce jeudi le doublement du canal de Suez, à la tête d'une fastueuse parade navale et en présence de nombreux chefs d'État, parmi lesquels le Français François Hollande, parmi plusieurs présidents africains. Joseph Kabila (république démocratique du Congo), Teodoro Obiang Nguema (République de Guinée équatoriale), le Béninois Boni Yayi ou encore le Soudanais Omar el-Béchir qui fait l’objet de deux mandats d’arrêt de la CPI étaient de la partie. A ceux là s’ajoutent l’émir du Koweït, le président palestinien Mahmoud Abbas, le roi Abdallah II de Jordanie et le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, exilé depuis plusieurs mois en Arabie Saoudite.

Les festivités visaient à relancer une économie à genoux. La cérémonie a cependant été ternie par la menace d'une nouvelle atrocité du groupe djihadiste État islamique (EI), dont la branche égyptienne menace d'exécuter un jeune otage croate travaillant pour une compagnie française. 
Ex-chef de l'armée qui a destitué en 2013 l'islamiste Mohamed Morsi, le maréchal réprime implacablement toute opposition eveut rassurer touristes et investisseurs étrangers en proclamant qu'il a restauré la sécurité.

Ouvert en 1869, le canal de Suez relie la mer Rouge et la mer Méditerranée. C'est l'une des routes essentielles du commerce mondial et une source précieuse de devises pour l'Égypte, qui cherche à relancer une économie en crise depuis le "printemps arabe" de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir.

Défilé militaire de Rafale français et de F16 américains

Al-Sissi, en grand uniforme de maréchal à la retraite, a conduit la parade à bord du yacht qui avait transporté l'impératrice française Eugénie, l'épouse de Napoléon III, lors de l'inauguration du canal en 1869. Il était suivi de la frégate multi-mission Fremm franco-italienne achetée à la France, tandis qu'un grand défilé aérien a mis à l'honneur les trois premiers Rafale, avions de combat français  commandés à Paris et huit F16 récemment livrés par le grand allié américain.
 
La France qui avait condamné le coup d'État contre le président Morsi en 2013 ne boude plus l'Égypte.
"Invité d'honneur" de la cérémonie et flanqué de son flamboyant ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, Hollande - seul  président européen présent - a pris place au côté d'al-Sissi, qui avait revêtu un costume civil pour recevoir ses homologues étrangers. Les 6 milliards dépensés par le président Abdel Fattah al-Sissi pour acheter 24 rafales et un navire de combat ont largement contribué au réchauffement des relations même si l'annonce de François Hollande en février dernier n'avait pas été vraiment à la hauteur, lorsque le président s'était emmêlé les pinceaux et avait parlé d'une transaction avec l'Inde avant de se corriger et de mentionner l'Égypte...
VOIR et ENTENDRE le bouffon du maréchal se mélanger plusieurs fois les crayons lors de sa conférence de presse à Bruxelles au sommet européen, jeudi 12 février dernier:

"En un an, les Égyptiens ont produit un très grand effort pour offrir un cadeau au monde", s'est ému al-Sissi. Le chef de l'État a été interrompu par les sirènes de deux gigantesques portes-conteneurs, premiers navires à emprunter la nouvelle voie du canal sous les applaudissements des invités. 
L'élargissement du canal représente l'un des travaux phares de l'Egypte, qui avait lancé en grande pompe ce projet comprenant l'ouverture d'une nouvelle voie doublant, sur 35 km, le célèbre canal long de 193 km et l'élargissement et l'approfondissement d'un tronçon sur 37 autres kilomètres. Le président égyptien avait donné un an pour réaliser ce projet. Pari tenu, grâce à une souscription de quelque neuf milliards de dollars qui a attiré de nombreux Égyptiens.


La nouvelle voie doit permettre de doubler le trafic à l'horizon 2023, assure Le Caire, promettant quelque 97 navires par jour sur le canal contre 49 actuellement. La nouvelle artère permettra la circulation dans les deux sens, réduisant de 18 à 11 heures l'attente des bateaux, et doit faire passer les revenus du canal de 5,3 milliards de dollars (environ 4,7 milliards d'euros) attendus en 2015 à 13,2 milliards de dollars (11,7 milliards d'euros) en 2023, selon les autorités.

Mais, pour des experts du commerce international, c'est un très coûteux "voeu pieux", voire un gaspillage, que Hollande "honore" de sa présence, au moment où la croissance du commerce mondial marque sensiblement le pas, notamment les ventes du pétrole du Moyen-Orient. "La priorité pour les armateurs, c'est de réduire les coûts du transport, pas d'accroître sa vitesse", commente Ralph Leszczynski, directeur des recherches de la compagnie de courtage maritime italienne Branchero Costa. "La tendance récente est de réduire la vitesse des navires pour réduire la consommation de carburants", explique-t-il, concluant : "Au bout du compte, tout le monde est content de faire la queue" pour passer le canal de Suez, "pourvu que l'on paye moins cher".

Un Croate menacé d'exécution

Pour le maréchal, toujours avide d'une reconnaissance occidentale depuis qu'il a destitué l'islamiste Morsi, ce "nouveau canal" vise aussi à asseoir sa légitimité sur la scène internationale. Sa popularité est très grande au sein d'une population égyptienne lassée par quatre années de chaos. Mais, élu présidentielle (28 mai 2014) avec 96,1 % des suffrages et bien qu'il ait à juguler l'opposition islamiste, les organisations internationales de défense des droits de l'homme le stigmatisent, jugeant son régime plus autoritaire que celui de Moubarak.

En représailles, l'Égypte est le théâtre de nombreux attentats perpétrés par des groupes djihadistes en lutte pour la prise du pouvoir, dont la branche locale de l'EI, "province du Sinaï". Ces djihadistes ont ainsi menacé mercredi d'exécuter dans les 48 heures un Croate de 30 ans, Tomislav Salopek, enlevé près du Caire en juillet, si le gouvernement ne libère pas "les femmes musulmanes" emprisonnées. L'exécution de ce père de deux enfants travaillant pour la compagnie française d'exploration pétrolière CGG changerait la donne pour al-Sissi en effrayant les touristes, déjà moins nombreux, et les nombreuses entreprises étrangères présentes en Égypte.

Cette cérémonie était donc l’occasion de rappeler le combat de l'Egypte contre le terrorisme. Si les groupes djihadistes "ne font que détruire, nous bâtissons," a lancé le maréchal. "Notre combat continue et nous allons vaincre le terrorisme", a affirmé le chef de l’État en rendant également hommage aux forces de l’ordre.

mercredi 24 septembre 2014

Confusion gouvernementale: le projet Transavia Europe d'Air France est-il oui ou non abandonné?

Grande confusion sur l'avenir de la compagnie à bas-coût française

Air France renonce à son projet pour Transavia, assure Vidalies
Le secrétaire d'État aux Transports a annoncé mardi soir qu'Air France a renoncé à son projet d'expansion en Europe de la compagnie aérienne low-cost Transavia. Vidalies a toutefois soutenu le développement de Transavia France, qui pourrait "créer 1.000 emplois, dont 250 de pilotes". "Ce projet doit aller jusqu'au bout', a-t-il insisté.

Vidalies parle pour Air France sur la radio RMC. "Le projet Transavia Europe est abandonné par la direction" d'Air France, a-t-il déclaré , précisant avec force que "le projet n'est pas suspendu pour trois mois, il est retiré" !

Le secrétaire d'État a en outre estimé qu'"il n'y a plus aucune raison pour que la grève [des pilotes] continue", soulignant que le mouvement social coûte "15 millions d'euros par jour" à Air France.

Air France estime en revanche qu'il est prématuré de parler d'abandon du projet d’expansion en Europe de sa filiale à bas-coût 

Un porte-parole d’Air France a aussitôt réagi à l'ingérence du secrétaire d'Etat. "Aucun changement dans les négociations ne permet d’affirmer que ce projet est retiré. La proposition reste de suspendre ce projet et d’ouvrir une large concertation, un large dialogue avec les partenaires sociaux d’ici à la fin de l’année, comme avancé par la direction lundi", a déclaré ce porte-parole.

Le membre du gouvernement Valls tue le dialogue avant l'ouverture de la concertation
"Si ce dialogue, comme l’ont répété a de nombreuses reprises Alexandre de Juniac [PDG d'Air France-KLM] et Frédéric Gagey [PDG d'Air France] ne devait pas aboutir, le projet serait alors retiré. Mais il est prématuré d’annoncer aujourd’hui que ce projet est d’ores et déjà retiré", a ajouté le porte-parole.

A noter qu'Air France- KLM est une société anonyme et qu'
avec 15,9% de parts, l'Etat n'est pas majoritaire. L'interventionnisme du gouvernement est donc parfaitement intolérable.

samedi 8 mars 2014

Affaire Merah: l'incompétent Hollande voit des musulmans partout

Nouvelle bourde de François Hollande: il zappe les catholiques de France 

Le président pro-arabe a qualifié 
de musulman l'une des victimes de Mérah 

Son père doit informer le président par défaut que son fils assassiné par Mohamed Merah est ...catholique. Albert Chennouf-Meyer, le père d'Abel Chennouf, militaire tué par Mohamed Merah à Montauban, a protesté samedi dans une lettre ouverte au président prosélyte François Hollande quidans un discours, a converti son fils à la religion musulmane, contre sa volonté.

"Lors de votre intervention au dîner du CRIF (!...), vous affirmiez dans votre discours (...) que Merah avait assassiné quatre juifs et
trois musulmans", indique Albert Chennouf. "Mon épouse Katia, Tony et Sabrina mes enfants et moi-même,
nous nous élevons et condamnons fermement votre inculture, votre agression verbale et votre mépris vis-à-vis de notre enfant Abel Samy Arnaud, qui est catholique de son état et non musulman", poursuit-il.

"C'est le fanatisme et non l'islam, qui a guidé le bras assassin de Merah à Toulouse et à Montauban lorsqu'il a abattu Jonathan, Gabriel, Arieh, Myriam, Imad Ibn Ziaten, Mohamed Legouad et Abel Chennouf. Quatre juifs, trois musulmans. Tous Français", a édulcoré l'ignorant François Hollande, mardi, au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

"Être musulman n'est pas une tare"

Le père du soldat assassiné par l'islamiste Mohamed Merah dénonce aussi "le mépris" manifesté par le chef de l'État "envers les familles de victimes, notamment Abel et Mohamed Legouad". "Je vous saurai gré de ne plus citer le prénom de mon fils, laissez-le dormir en paix", conclut Albert Chennouf.

Les familles Chennouf et Legouad avaient déjà dénoncé en novembre les "deux poids deux mesures" dans le traitement réservé, selon elles, par l'Élysée aux familles des victimes du tueur au scooter. Le président François Hollande est en effet allé se donner en spectacle en Israël en se recueilliant, sous les caméras, sur les tombes des quatre victimes tuées dans une école juive de Toulouse, le 19 mars 2012
Avec Merah, Hollande qui frappe Abel une seconde fois, n'a-t-il que le scooter en commun?

Avant la tuerie de l'école juive, Mohamed Merah avait assassiné trois militaires, à Toulouse et à Montauban.

jeudi 19 septembre 2013

Impôt sur le revenu: des chiffres qui dressent les Français contre ce gouvernement

Les Français seront plus nombreux à payer l'impôt sur le revenu

Aux cafouillages au sommet de l'Etat sur la "pause fiscale" s'ajoutent 
un autre embrouillamini gouvernemental sur l'augmentation du nombre de nouveaux foyers imposables

Un désordre digne des altermondialistes d'EELV a de nouveau régné de nouveau désordre jeudi, à une semaine de la présentation du budget 2014 de la France.

Le quotidien L'Opinion affirme qu'entre 1,2 million et 1,6 million de foyers supplémentaires vont payer l'impôt sur le revenu en 2013, soit 10% supplémentaires.

Un chiffre qui "n'est pas exact", a nié Bernard Cazeneuve

Le ministre délégué au Budget promet de rendre compte "du chiffre exact dès que nous en disposerons, dans quelques jours, "à la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Il conteste donc, mais a néanmoins besoin de plusieurs jours encore pour savoir combien de nouvelles victimes il va faire et préparer l'emballage du budget.

Interrogé sur les estimations de L'Opinion sur la radio Europe 1, le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a cependant laissé entendre par un "peut-être" qu'il était possible qu'environ un million de foyers supplémentaires soient concernés par l'impôt sur le revenu.

Ces absences de réponses claires chiffrées interviennent après cinq jours de déclarations confuses sur la "pause fiscale".
"En 2011, l'ancienne majorité avait décidé de geler le barème de l'impôt sur le revenu, ce qui avait fait rentrer un million de foyers dans l'impôt. Cette année, le gel a été prolongé, donc il y a sans doute un montant équivalent de Français qui rentrent dans le barème de l'impôt sur le revenu", a argumenté Moscovici, soulignant ainsi que la majorité présidentielle est dans l'incapacité d'apporter un changement pour le meilleur.

Cazeneuve ne sait pas où il va, mais Moscovici a l'audace d'annoncer qu'en 2014, "il n'y aura pas davantage de foyers fiscaux touchés" en France où environ 18 millions de foyers fiscaux payent l'impôt sur le revenu.

Le gouvernement change le thermomètre

Dans le souci de renforcer le pouvoir d'achat, la croissance et l'emploi, le gouvernement socialo-écolo a décidé dans son prochain budget, qui sera présenté mercredi prochain au Conseil des ministres, de réindexer sur l'inflation le barème de l'impôtLe dégel du barème de l'impôt vise à réviser la grille d'imposition en fonction de l'inflation, appliquant plusieurs tranches aux revenus déclarés par les contribuables.

De surcroît, il prévoit l'instauration d'une décote, c'est-à-dire une réduction de l'imposition des revenus des contribuables les plus modestes.
Selon Moscovici, "6 à 7 millions de foyers fiscaux" pourraient en bénéficier en 2014, au détriment des classes moyennes, dont les plus exposées risquent de basculer vers le seuil de pauvreté.

Ces derniers jours, en admettant que
la "pause fiscale" promise pour 2014 par le président François Hollande ne sera "effective" qu'en 2015, le sombre Ayrault avait créé la confusion au sommet de l'Etat.

Le député PS Christian Paul accuse l'exécutif d'avoir péché par simple omission ! "Dans l'ambiance où l'on se trouve, le gouvernement n'a pas fait assez de pédagogie". "Je ne suis pas pour des annonces d'impôt tous les jours, cela devient effectivement très anxiogène", concède cet élu de la Nièvre, l'un des chefs de file du collectif de parlementaires PS de la "Gauche Durable", soudainement conciliante, bien que marquée à la gauche du PS.

Le ministre de l'Economie monte dans les tours à la moindre "contradiction au sein de l'exécutif", ajoutant sa voix à celle du Premier ministre pour prétendre jeudi que les prélèvements obligatoires seront "quasi stabilisés" en 2014 et "totalement stabilisés" en 2015. L'effort de redressement serait alors réalisé à 80% par des économies en dépenses en 2014, si tout allait bien...
Et si la courbe de l'emploi se redressait. Et si aussi la tante des ministres concernés en avait.