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dimanche 12 août 2018

Nouveau coup de la compassion : Macron rencontre la mère d'un détenu français au Maroc

Macron promet son soutien à un Français condamné pour terrorisme au Maroc

Thomas Gallay, 37 ans, est actuellement détenu au Maroc pour ses liaisons présumées avec une cellule terroriste islamiste
La maman éplorée n'est pas aussi isolée qu'il y paraît

Emmanuel Macron a invité la mère de ce ressortissant français au fort de Brégançon. Cet ingénieur, qui purge une peine de quatre ans pour terrorisme, est emprisonné depuis deux ans et demi par les autorités marocaines, qui l'accusent d'avoir prêté 70 euros à un homme radicalisé, ce que nie le Français.

Bien qu'accusé de liens avec une mouvance djihadiste, Thomas Gallay est en fait dans l'attente de son transfèrement en France. 
La presse a été informée de l'action menée par Béatrice Gallay, 63 ans, et de l'accord de l'Elysée pour qu'elle puisse plaider la cause de son fils Thomas auprès du chef de l'Etat lors d'une entrevue "à l'improviste", samedi 11 août, selon BFMTV.

Thomas Gallay avait été condamné en juillet 2016 pour "soutien financier" à des personnes ayant voulu perpétrer des actes terroristes, après avoir été interpellé 5 mois lors d'un vaste coup de filet anti-terroriste mené par les services marocains, rapporte RTL également sur le coup de cette rencontre-surprise. est accusé d'avoir prêté 70 euros à un individu radicalisé au Maroc. Thomas Gallay assure avoir donné ces 70 euros à son ami pour qu'il puisse recevoir des soins dentaires.

Une deuxième opération com' à Brégançon en moins d'une semaine 

Arrivée samedi 11 au matin devant les barrières du fort de Brégançon avec son second fils, Matthieu (à ne pas confondre avec Mathieu Gallet), la mère du détenu a installé un panneau accusant le royaume marocain de garder son fils en "otage" et demandant de l'aide au chef de l'Etat, avant d'être reçue dans la résidence présidentielle avec son autre fils.


"Je lui fais confiance. De toute façon
je pense que c'est la seule personne à même de résoudre ce problème", a réagi Béatrice Gallay, qui a déclaré que le président Macron lui aurait assuré qu'il allait s'occuper "personnellement" de la situation de son fils. "C'est à la fois un honneur et un plaisir d'être reçu par le chef de l'Etat, qui écoute une citoyenne française en détresse", a t-elle commenté sans vergogne.


Avec l'aide du "Comité de soutien à Thomas Gallay", animé par Odile Janin, la tante de Thomas, avec le soutien de plusieurs ONG, 
Image associée
dont 'Soutien sans frontières' (Ongssf), laquelle entend porter secours à certains Français injustement poursuivis à l'étranger (prend-elle en charge Sophie Pétronin, 75 ans, humanitaire française -médecin nutritionniste pour AAG- enlevée par Al-Qaïda au Mali ?), celle de Sacha Doligé, ci-contre, condamné au Maroc à de la prison ferme, fils d'Eric Doligé, alors sénateur du Loiret et président du Conseil général, sa mère, qui a adressé une lettre à Emmanuel Macron en mai et multiplié les entretiens avec l’ambassadeur de France au Maroc, les services consulaires et le quai d’Orsay, Thomas Gallay reste incarcéré à Salé, dans la banlieue de Rabat. 


A la mi-journée, alors que l’attachée de presse de l’Elysée venait à la rencontre des reporters dans l'attente habituelle des éléments de langage, l'attachée a rencontré, puis échangé durant un long moment avec Béatrice Gallay avant de remonter au fort transmettre ses doléances. "Il fallait apparemment venir à Brégançon, a-t-elle remarqué en sortant du fort. J’aurais peut-être dû venir plus tôt mais, dans tous les cas, maintenant c’est fait."

Une "rencontre impromptue", selon Paris Match qui ajoute qu' "elle ressuscite l’espoir d’une mère, et soigne dans le même temps l’image d’un président jusqu’ici discret durant ses vacances, mais soucieux de se montrer proche de la population." La presse-caniveau n'a pas encore trouvé les égoûts.

Cette affaire rappelle étrangement la rencontre-surprise de Macron avec Maxime

Le petit otage de la com' élyséenne n'a pas l'air à la fête
Après plusieurs jours de mutisme au fort de Brégançon, le président avait mis en scène sa rencontre avec Maxime, 6 ans et pourtant admiratif de Jupiter, et qui avait attendu son dieu vivant devant les grilles du Fort, selon Europe 1, avant de le croiser, mardi 7 août, lors de son bain de foule de campeurs.

Tous les quatre jours, du nouveau: vendredi arrivée à Brégançon et entrevue avec Theresa May, mardi, opération Maxime et, samedi, opération Thomas... 
La prochaine devrait être pour le mercredi 15 août: assomption de Brigitte, mère de Manu ?


samedi 14 juillet 2018

Macron balladé par le Mali qui détient Sophie Pétronin et lui refuse de reprendre ses migrants fugitifs

De belles âmes militent, en revanche,  en France pour l'accueil des  islamistes, candidats djihadistes au retour !

L'Etat agit pour libérer Sophie Pétronin, assure Emmanuel Macron

Un portrait géant de Sophie Pétronin a été placardé sur un bâtiment des Invalides, à Paris, pour constater que la situation de l'otage au Mali n'a pas évolué. La com' peut-elle sauver la vie de cette femme malade ?
Sophie Pétronin, qui est âgée de 75 ans, a été enlevée en décembre 2016 à Gao au nord du Mali. Nutritionniste, elle était installée depuis une quinzaine d'années dans la région et travaillait pour association d'aide aux enfants mal nourris.

Vendredi 13 juillet, après de longs mois de silence, Macron a évoqué publiquement le sort de l'otage française Sophie Pétronin retenue au Mali depuis un an et demi. "L'Etat agit sans relâche pour la retrouver," a assuré le président de l'hyperbole devant les officiers supérieurs de l'armée française réunis à l'hôtel de Brienne. Mais les proches de l'otage continuent de s'inquiéter de la dégradation de son état de santé et de ses conditions de détention.


Aucun groupe n'avait revendiqué le rapt de Sophie Pétronin, jusqu'à ce qu'en juillet 2017, la principale alliance djihadiste du Sahel, liée à al-Qaïda, diffuse une vidéo montrant six étrangers enlevés au Mali et au Burkina Faso entre 2011 et 2017, dont l'otage française. Une autre vidéo présentée comme une preuve de vie aurait été diffusée en juin dernier par le même canal.
Dans les vidéos, Sophie Pétronin apparaît fatiguée même si dans la dernière en juin, elle déclarait être bien traitée. L'otage y disait aussi son sentiment d'être abandonnée par l'Etat français.

"Je sais sa souffrance, celle de ses proches, assura Macron, avec le masque de la tragédie. Je veux les assurer de notre inlassable volonté de la retrouver. Les services de l'Etat restent entièrement mobilisés. Ils agissent sans relâche mais dans la nécessaire discrétion et le respect des principes que j'ai fixés".

Le Mali a refusé le retour au pays de 2 migrants renvoyés par la France

Résultat de recherche d'images pour "clandestins subsahariens"
Fin décembre 2017, le Mali a refusé le retour de deux migrants depuis la France au motif qu'ils ne disposaient d'aucun papier officiel prouvant leur nationalité. Nombre de pays d'Afrique subsaharienne ne disposent pas d'un état civil satisfaisant et leurs populations jouent de ces lacunes. Ils ne déclarent une naissance qu'en cas de nécessité, à la condition de ne pas risquer un rappel d'impôts. Les déclarations a posteriori sont donc aléatoires et fantaisistes et les renseignements recueillis ne sont pas indiscutables. Dans le cas du Mali, une enquête menée en 2004 à la demande du MAE faisait ressortir que seulement 15% des Maliens avaient un état civil fiable. Les autorités du pays de départ peuvent jouer sur ces failles administratives pour refuser le rapatriement de migrants qui n'ont pas de passport ou un faux passeport. Les mêmes groupes linguistiques et les mêmes patronymes se retrouvant dans plusieurs pays, il est difficile de se fonder sur de tels éléments pour prouver la réalité d'une appartenance nationale. Ces autorités-là ne sont pas obligées de démontrer que les fugitifs ne sont pas des ressortissants.

Bamako n'hésite pas à 
dénoncer les failles des accords sur l'immigration avec les pays de départ.
Résultat de recherche d'images pour "monter patte blanche"
Montrer patte blanche au Mali
Il existe pourtant un accord passé le 11 décembre 2017 entre le Mali et l'Union européenne et l'UE multiplie ce type d'accord avec les pays de départ en vue de limiter et contrôler les flux migratoires. Mais ils n'ont qu'une valeur virtuelle. Ce genre d'accord de dupes met les pays de l'Union européenne à la merci de la mauvaise volonté et de la duplicité des autorités des pays d'émigration qui peuvent jouer sur la difficulté de la preuve de la nationalité. Les filières migratoires passant par divers pays africains, il est objectivement difficile de reconstituer l'itinéraire et la traçabilité des clandestins, notamment la nationalité réelle des personnes. Cette stratégie des accords bilatéraux est donc inadaptée à la réalité des pays africains, dont les administrations sont peu professionnelles et n'ont pas encore totalement intégré les concepts en usage dans les administrations occidentales héritières du droit romain.
Résultat de recherche d'images pour "Macron au Mali"Le fait que le refus ne porte que sur deux personnes ne permet pas de remettre l'accord en cause, mais si ce genre de refus se systématisait, Jupiter devrait innover... La plupart des migrants dont les autorités du pays d'origine ont refusé de les reconnaître comme leurs ressortissants se retrouvent sans papiers à tenter de survivre dans l'espace européen avec l'espoir d'une régularisation ou la peur d'une expulsion et d'un rapatriement.  

De belles âmes, en revanche, militent en France pour l'accueil des  islamistes, candidats djihadistes au retour !

vendredi 7 août 2015

Egypte: la com' de Hollande surfe sur le canal de Suez


En mettant Hollande en vedette, notre presse tente d'éclipser l'inauguration en grande pompe de l'élargissement du canal de Suez

Au côté du maréchal-président, 
Hollande, présenté comme l'invité d'honneur, malgré plusieurs homologues
On aperçoit Hollande au fond, troisième à partir de la gauche
Le président Abdel Fattah al-Sissi, qui dirige l'Égypte d'une main de fer, a inauguré ce jeudi le doublement du canal de Suez, à la tête d'une fastueuse parade navale et en présence de nombreux chefs d'État, parmi lesquels le Français François Hollande, parmi plusieurs présidents africains. Joseph Kabila (république démocratique du Congo), Teodoro Obiang Nguema (République de Guinée équatoriale), le Béninois Boni Yayi ou encore le Soudanais Omar el-Béchir qui fait l’objet de deux mandats d’arrêt de la CPI étaient de la partie. A ceux là s’ajoutent l’émir du Koweït, le président palestinien Mahmoud Abbas, le roi Abdallah II de Jordanie et le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, exilé depuis plusieurs mois en Arabie Saoudite.

Les festivités visaient à relancer une économie à genoux. La cérémonie a cependant été ternie par la menace d'une nouvelle atrocité du groupe djihadiste État islamique (EI), dont la branche égyptienne menace d'exécuter un jeune otage croate travaillant pour une compagnie française. 
Ex-chef de l'armée qui a destitué en 2013 l'islamiste Mohamed Morsi, le maréchal réprime implacablement toute opposition eveut rassurer touristes et investisseurs étrangers en proclamant qu'il a restauré la sécurité.

Ouvert en 1869, le canal de Suez relie la mer Rouge et la mer Méditerranée. C'est l'une des routes essentielles du commerce mondial et une source précieuse de devises pour l'Égypte, qui cherche à relancer une économie en crise depuis le "printemps arabe" de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir.

Défilé militaire de Rafale français et de F16 américains

Al-Sissi, en grand uniforme de maréchal à la retraite, a conduit la parade à bord du yacht qui avait transporté l'impératrice française Eugénie, l'épouse de Napoléon III, lors de l'inauguration du canal en 1869. Il était suivi de la frégate multi-mission Fremm franco-italienne achetée à la France, tandis qu'un grand défilé aérien a mis à l'honneur les trois premiers Rafale, avions de combat français  commandés à Paris et huit F16 récemment livrés par le grand allié américain.
 
La France qui avait condamné le coup d'État contre le président Morsi en 2013 ne boude plus l'Égypte.
"Invité d'honneur" de la cérémonie et flanqué de son flamboyant ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, Hollande - seul  président européen présent - a pris place au côté d'al-Sissi, qui avait revêtu un costume civil pour recevoir ses homologues étrangers. Les 6 milliards dépensés par le président Abdel Fattah al-Sissi pour acheter 24 rafales et un navire de combat ont largement contribué au réchauffement des relations même si l'annonce de François Hollande en février dernier n'avait pas été vraiment à la hauteur, lorsque le président s'était emmêlé les pinceaux et avait parlé d'une transaction avec l'Inde avant de se corriger et de mentionner l'Égypte...
VOIR et ENTENDRE le bouffon du maréchal se mélanger plusieurs fois les crayons lors de sa conférence de presse à Bruxelles au sommet européen, jeudi 12 février dernier:

"En un an, les Égyptiens ont produit un très grand effort pour offrir un cadeau au monde", s'est ému al-Sissi. Le chef de l'État a été interrompu par les sirènes de deux gigantesques portes-conteneurs, premiers navires à emprunter la nouvelle voie du canal sous les applaudissements des invités. 
L'élargissement du canal représente l'un des travaux phares de l'Egypte, qui avait lancé en grande pompe ce projet comprenant l'ouverture d'une nouvelle voie doublant, sur 35 km, le célèbre canal long de 193 km et l'élargissement et l'approfondissement d'un tronçon sur 37 autres kilomètres. Le président égyptien avait donné un an pour réaliser ce projet. Pari tenu, grâce à une souscription de quelque neuf milliards de dollars qui a attiré de nombreux Égyptiens.


La nouvelle voie doit permettre de doubler le trafic à l'horizon 2023, assure Le Caire, promettant quelque 97 navires par jour sur le canal contre 49 actuellement. La nouvelle artère permettra la circulation dans les deux sens, réduisant de 18 à 11 heures l'attente des bateaux, et doit faire passer les revenus du canal de 5,3 milliards de dollars (environ 4,7 milliards d'euros) attendus en 2015 à 13,2 milliards de dollars (11,7 milliards d'euros) en 2023, selon les autorités.

Mais, pour des experts du commerce international, c'est un très coûteux "voeu pieux", voire un gaspillage, que Hollande "honore" de sa présence, au moment où la croissance du commerce mondial marque sensiblement le pas, notamment les ventes du pétrole du Moyen-Orient. "La priorité pour les armateurs, c'est de réduire les coûts du transport, pas d'accroître sa vitesse", commente Ralph Leszczynski, directeur des recherches de la compagnie de courtage maritime italienne Branchero Costa. "La tendance récente est de réduire la vitesse des navires pour réduire la consommation de carburants", explique-t-il, concluant : "Au bout du compte, tout le monde est content de faire la queue" pour passer le canal de Suez, "pourvu que l'on paye moins cher".

Un Croate menacé d'exécution

Pour le maréchal, toujours avide d'une reconnaissance occidentale depuis qu'il a destitué l'islamiste Morsi, ce "nouveau canal" vise aussi à asseoir sa légitimité sur la scène internationale. Sa popularité est très grande au sein d'une population égyptienne lassée par quatre années de chaos. Mais, élu présidentielle (28 mai 2014) avec 96,1 % des suffrages et bien qu'il ait à juguler l'opposition islamiste, les organisations internationales de défense des droits de l'homme le stigmatisent, jugeant son régime plus autoritaire que celui de Moubarak.

En représailles, l'Égypte est le théâtre de nombreux attentats perpétrés par des groupes djihadistes en lutte pour la prise du pouvoir, dont la branche locale de l'EI, "province du Sinaï". Ces djihadistes ont ainsi menacé mercredi d'exécuter dans les 48 heures un Croate de 30 ans, Tomislav Salopek, enlevé près du Caire en juillet, si le gouvernement ne libère pas "les femmes musulmanes" emprisonnées. L'exécution de ce père de deux enfants travaillant pour la compagnie française d'exploration pétrolière CGG changerait la donne pour al-Sissi en effrayant les touristes, déjà moins nombreux, et les nombreuses entreprises étrangères présentes en Égypte.

Cette cérémonie était donc l’occasion de rappeler le combat de l'Egypte contre le terrorisme. Si les groupes djihadistes "ne font que détruire, nous bâtissons," a lancé le maréchal. "Notre combat continue et nous allons vaincre le terrorisme", a affirmé le chef de l’État en rendant également hommage aux forces de l’ordre.

lundi 1 juin 2015

Otage au Yémen : diffusion d'une vidéo de la Française Isabelle Prime

Fatiguée et à genoux, la Française enlevée  au Yémen en appelle au président  Hollande.

"S'il vous plaît, ramenez-moi en France, vite !"

Hollande lâchera-t-il un instant sa campagne
pour consacrer du temps à l'otage française?
Ces mots sont prononcés en anglais par Isabelle Prime, otage française enlevée en février par un groupe tribal au Yémen, dans une vidéo dont Ouest France a visionné des extraits.
La scène a été filmée dans le désert. Isabelle Prime, 30 ans, y apparaît vêtue de noir, en captivité et fatiguée. A genoux, elle s'adresse directement au président de la République, François Hollande. Le ministère des Affaires étrangères a authentifié la vidéo. 

Travaillant pour une société de conseil américaine pour un projet financé par la Banque mondiale, la Française a été enlevée par un groupe armé à Sanaa, la capitale yéménite, à bord d'un taxi, en compagnie de son interprète. Cette dernière a été libérée en mars. Elle a parlé d'une détention "difficile" assortie de "mauvais traitements".

"Je suis toujours au Yémen, ma vie est en jeu si je vous parle et j'ai peur pour ma famille", assure l'interprète, Chérine Makkaoui, au quotidien régional. Elle refuse de donner des détails de sa détention. Au bout de deux semaines de détention, par
des ravisseurs dont on ne sait toujours rien, les jeunes femmes ont été séparées. "On m'a changée de cellule sous la menace d'un pistolet. Isabelle a eu le temps de me remettre un message ". Destiné à son père, à sa famille, et "tous ceux qu'elle aime", ce message, dont Ouest France ne précise pas quelle forme il revêt, Isabelle dirait à son père tout l'amour qu'elle lui voue.

Isabelle Prime, arrivée à Sanaa en mars 2013, travaillait pour Ayala Consulting, une société de conseil américaine sous-traitante d'un programme en partie financé par la Banque mondiale. Elle a été enlevée dans la capitale yéménite avec son interprète yéménite par des hommes déguisés en policiers alors qu'elles se rendaient en voiture au travail, selon leur employeur.

Victime de la guerre de religion entre musulmans


Le Yémen fait face depuis plusieurs mois à un conflit opposant la minorité chiite et la majorité sunnite. Une coalition internationale menée par les Sunnites d'Arabie saoudite lance des raids contre les positions rebelles des Houthis qui s'opposent au président en exil Abd Rabbo Mansour Hadi. On comptabilise déjà plus de 2.000 morts, plus de 8.000 blessés et plus de 500.000 personnes déplacées. 
L'ONU tente actuellement une médiation.

vendredi 27 février 2015

Macron dénonce un "foyer infectieux" parmi les "fainéants" du PS

Clone de Valls, le ministre de l'Economie laisse éclater sa rancoeur sur sa loi

Issu de la société civile, Emmanuel Macron déteste-t-il la représentation nationale ?

Ils ont le même coiffeur,
raie à droite
La loi Macron aurait été victime de "logiques politiciennes", selon le ministre de l'Economie, mère porteuse du projet Montebourg, père naturel qui fustige en effet un texte "trop atténué, sans courage." 

Macron se plaint dans un entretien au Monde daté de vendrediSelon lui, son rejeton a été "pris en otage ou, en tout cas, qu'il a été pris dans des logiques politiciennes, indépendamment du travail du fond qui avait été accompli", Macron , se plaint dans un entretien au Monde daté de vendredi.

"Un foyer infectieux" au Parti socialiste 

"La logique partisane, en particulier à l'approche des élections départementales, a été telle que seuls ceux qui n'avaient rien à perdre ont eu le courage de la dépasser", a reconnu le ministre. "Beaucoup de gens au centre-droit et à droite pouvaient se reconnaître dans ce texte; ils le disaient d'ailleurs", reconnaît le ministre de Valls 
"Les autres se sont pliés à la discipline de parti,"  accuse-t-ilCe qui ne manque pas de sel, quelques jours après l'appel de Manuel Valls à "l'ordre républicain" à propos de la législative partielle du Doubs, quelques heures après le musellement des ministres et des parlementaires à l'approche du congrès du PS et à quelques heures de la comparution du député Gérard Bapt devant la commission de discipline du PS...

Rappelant les vives réserves, dès le début, de son camp sur l'extension du travail du dimanche, il souligne qu' "ils ont justifié leur vote, ce qui est assez inédit, par tout ce que la loi ne contenait pas, la suppression des 35 heures par exemple. C'est ce que j'appelle le bovarysme parlementaire", a commenté ce trentenaire marié à une professeure quinquagénaire encore activité dans l'enseignement privé. 

Emmanuel Macron pointe aussi la direction de Bruno Le Roux

"Sur cette position initiale du parti s'est greffé un foyer infectieux qui ne s'est pas éteint", selon Emmanuel Macron. 
Sévère à l'égard du groupe des député PS mené par Bruno Le Roux, il révèle qu' "au cours de la dernière nuit de discussion à l'Assemblée, j'ai été saisi de voir à quel point certains députés étaient dans un débat théorique et à quel point ils perdaient le réel".

Emmanuel Macron désigne le virus Benoît Hamon, l'un des porte-voix des "frondeurs" du PS.
Selon Macron, "qu'un ancien ministre, alors que beaucoup de dispositions de la loi consommation qu'il avait portées et qui n'avaient pu aboutir figurent dans ce texte, méconnaisse les avancées sociales, précisément sur la question de la compensation et justifie ainsi un vote contre le gouvernement, laisse à penser que l'on a perdu de vue la réalité des choses ou qu'on a perdu de la culture politique".

L'amer Macron fait ainsi allusion au dilettantisme et aux insuffisances de Benoît Hamon (sous-ministre de Pierre Moscovici à l'Économie sociale et solidaire) qui méconnaissait à  ce point ses dossiers qu'il faisait repousser les débats pour se les faire présenter. Risée des enseignants, n'a-t-il pas d'ailleurs préféré abandonner le ministère de l'Education après 4 mois ,...

Et l'ex-banquier de conclure son dézingage: "Il avait simplement besoin d'un prétexte pour installer son vote contre. Tout le reste n'est que littérature".


dimanche 4 janvier 2015

L'État islamique utilise un nouvel otage journaliste à sa propagande

Le FdeG, Mediapart et Denis Sieffert de Politis s'en prennent-ils encore aux Occidentaux ?

A la manière d'un banal reportage, John Cantlie raconte l'apparente normalité de la vie quotidienne à Mossoul, Irak
ville aux mains sanglantes des terroristes islamistes depuis plusieurs mois.
ISIS = EI = Daesh ou Daech

La réalisation de la vidéo de 8 minutes glace les sangs des humanoïdes républicains. John Cantlie, photojournaliste kidnappé avec James Foley par les terroristes de l'État islamique (EI) et gardé en otage en Syrie depuis novembre 2012, avance tout sourire devant la caméra de ses geôliers pour vanter la douceur de vivre à Mossoul. La deuxième ville d'Irak, peuplée de deux millions d'habitants, est tombée aux mains des djihadistes de Daech en juin 2014. L'objectif de cette vidéo diffusée sur internet: propager une autre image de l'organisation auprès des musulmans occidentaux.

"Business as usual"
John Cantlie, filmé au volant d'une voiture, déroule son commentaire sous la contrainte. "Les media dépeignent la vie dans l'État islamique par le biais d'images de gens déprimés, entravés dans leur liberté, enchaînés, accablés par des lois totalitaires. Mais franchement, à part un mois de décembre un peu frais, bien qu'ensoleillé, on peut dire que la vie à Mossoul suit son cours."


Visite "touristique"

À la manière d'une commande de reportage du ministère du Tourisme sur une ville touristique, le journaliste est ensuite guidé sous bonne escorte dans les allées du souk. "La visite d'une ville musulmane serait incomplète sans la visite du souk, ce grand marché où vous pouvez tout acheter", raconte-t-il avant de déambuler dans les travées chargées de denrées et de marchandises en tous genres. Le ton est appuyé, le sourire semble naturel. Dans cette vie "normale", pas une seule femme n'apparaît tout au long des huit minutes de la vidéo.
Cantlie est ensuite conduit dans un hôpital, pour y montrer un service pédiatrique, puis est mis en scène sur une moto de police, qu'il conduit de manière hésitante, un djihadiste armé de sa kalachnikov en passager.


Contre propagande

Cantlie est-il passé du côté islamiste ?Au cours de la vidéo, Cantlie charge les media occidentaux et arabes, qu'il accuse de dénaturer l'information. La chaîne saoudienne al-Arabiya, l'américaine CNN, le quotidien anglais The Guardian ou encore l'encyclopédie en ligne Wikipedia, sont nommées précisément.

Ce n'est pas la première fois que Daech recourt à John Cantlie pour sa propagande. Le Guardian estime que c'est la huitième fois, suggérant peut-être qu'il s'est converti... 
"Business as usual"
John Cantlie en est à son deuxième kidnapping, le premier ayant eu lieu la même année, il fut libéré une semaine plus tard. Malgré son status d’otage, il est le seul journaliste connu travaillant pour le Califat.
On se souvient ainsi du journaliste, en septembre, vêtu de la même combinaison orange que ses confrères décapités, et qui se livrait déjà au rétablissement de la vérité. Ou encore dans une autre simulation de reportage, dans les rues de Kobané
L'EI, conscient de l'impact dévastateur des images d'exécution d'otages, semble vouloir infléchir sa représentation auprès de son public occidental par la diffusion de ces vidéos.

jeudi 11 décembre 2014

Mali : combien de djihadistes contre la libération d'un Français, Serge Lazarevic ?

Et une belle rançon d'incitation au rapt ?

Des organisations maliennes des droits de l’homme dénoncent la libération de terroristes maliens en échange de l’otage français

Le président Hollande a assuré la réception de l'ex-otage Serge Lazarevic libéré suite aux efforts conjugués du Mali et du Niger. C'est grâce à un touareg francophile et négociateur hors pair, Mohamed Akotey, que le Franco-serbe a recouvré la liberté, après plus de trois années de captivité dans les mains des terroristes islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. 
Il était apparu une dernière fois dans une vidéo fin novembre. Serge Lazarevic semblait fatigué et demandait dans son message une libération rapide, craignant pour sa santé. A Villacoublay, l'otage libéré a remercié son comité d'accueil, "le président et toute son équipe", comme il se doit, ainsi que "tous les gens qui ont œuvré pour notre libération". "J'ai perdu une vingtaine de kilos, mais ça va, je suis encore bien", a affirmé l'ancien captif kidnappé en 2011 à Hombori au cours d'un mystérieux voyage d'affaires, le 24 novembre 2011 au Mali, en compagnie de Philippe Verdon, retrouvé tué d’une balle dans la tête, en juillet 2013.

Si le désintéressement du négociateur n'est ni garanti, ni évoqué, les spéculations sur les conditions de cette libération dans la région de Kidal, au nord du Mali, vont bon train quant au sujet tabou d'une contrepartiePlusieurs djihadistes auraient été relâchés lundi des prisons maliennes, en échange de Serge Lazarevic, la veille de son retour à la liberté mardi et en France mercredi. S’il a été démenti par un proche du gouvernement, le marchandage révolte l'Afrique, du Mali et au Niger.

Les associations de défense des droits de l’homme ou encore l’opposition politique maliennes, mais aussi les journaux de la région, sont mitigées: elles se réjouissent unanimement de la libération du Français, mais ne dissimulent pas une rancoeur certaine.
La presse africaine trouve le prix très élevé
: une rançon et la libération de "quatre dangereux terroristes". On dit même cinq. "L’Etat français aurait versé plus de 20 millions d’euros soit 13 milliards de FCFA aux ravisseurs et autres intermédiaires du dernier otage français, Serge Lazarevic. Et Barack Obama a eu raison de qualifier d'"hypocrite" la position française sur le paiement des rançons aux preneurs d’otages", s’indigne L’indicateur du Renouveau.

La fin justifie-t-elle tous les moyens ? 

Chez le voisin burkinabé, le quotidien Fasozine regrette "qu’au-delà du devoir régalien de l’Etat français de préserver la liberté de ses citoyens partout où ils se trouvent dans le monde, cette façon de faire donne malheureusement l’impression que tous les moyens sont bons pour y arriver". Les ONG maliennes, comme la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et Amnesty international Mali, sont fort critiques des méthodes françaises : "Si nous comprenons la nécessité de trouver des moyens pour libérer les otages, nous considérons que ces solutions ne doivent pas violer les droits des victimes et le principe de la séparation des pouvoirs au Mali", ont-elles écrit dans un communiqué commun.

Pour huit partis de l’opposition malienne, cités par Malijet, cette contrepartie est une "promotion de l’impunité" dans un pays où la réconciliation entre le Nord et le Sud n’est toujours pas acquise. Il aurait été préférable que la justice malienne fasse son travail jusqu’au bout: "le président aurait pu alors, s’il y était contraint, exercer son droit de grâce", font valoir les organisations politiques spoliées de leurs prérogatives et inquiètes de la décrédibilisation de la lutte contre le terrorisme au Mali. Ils demandent au président malien d'être un peu plus transparent avec le peuple malien en révélant le nombre, le nom et l'identité des terroristes qu'il a libérés dans le cadre de cette opération. En France, les aboyeurs Jean-Christophe Cambadélis et Bruno Le Roux, n'ont pas les mêmes exigences. 

Le spectre de la Françafrique

Bamako a "fait ce geste [...] à la demande de Paris". Contactés par Europe 1, le ministère français de la Défense, ainsi que l'Elysée, ont refusé de communiquer sur ces informations. Les Maliens sont plus farouchement demandeurs de transparence que les partis et organes de presse français. Et le ton monte dans de nombreux journaux de Bamako, avec pour cible la France. Ils dénoncent une ingérence à son comble de  l’ancienne puissance coloniale. Pour L’Indicateur du renouveau, un journal malien, "qu’ils soient de gauche, de droite ou même du centre, les présidents français n’ont aucun respect pour leurs pays africains".

Directement impliqué dans l’enlèvement de Serge Lazarevic, la libération du preneur d'otages Mohamed Ali Ag Wadoussène cristallise la colère au Mali. Dans un édito, Mali actu estime que "le cas Wadoussène est assez révoltant, tant cet homme (ci-contre à droite) s’est illustré pour des actes gravissimes, aussi bien au Nord que dans le sud du pays".
Selon les associations de défense des droits de l’homme, le djihadiste d'Aqmi est poursuivi par la justice malienne dans deux procédures, pour terrorisme, association de malfaiteurs, prise d’otage et séquestration. Cet ancien membre de la Garde nationale était emprisonné depuis 2011, mais il avait réussi à s’évader au mois de juin, tuant au passage un gardien. Le frère de la victime laisse exploser sa rage dans Mali actu en apprenant la libération du meurtrier présumé : "La dignité malienne, elle est comment maintenant ? Un Français vaut mieux donc qu’un Malien ?" interroge-t-il.
Le personnel pénitentiaire est déçu, mais aussi en colère
, comme l’explique Abdoulaye Fofana, contrôleur des services pénitentiaires : "Nous, surveillants des prisons du Mali, nous sommes consternés en réalité. On pouvait peut-être laisser Ali ag Wadoussène [en prison] pour que la justice termine avec lui. C’est quand même lui qui a tiré à bout portant sur notre collègue regretté adjudant Kola Sofara." Ils menacent même de se mettre en grève. "Si l’État ne fait rien, nous projetterons d’aller effectivement en grève", affirme Aboubakar Sidiki Traore, chef du syndicat des surveillants de prison du Mali. Plusieurs partis de l'opposition malienne ont également demandé des éclaircissements à l'État sur ces libérations de prisonniers.

Le rôle du Niger est peu évoqué



Le négociateur Mohamed Akotey, a 46 ans (ci-contre à gauche), est né à Tidène au Niger et appartient à l’influente tribu des Ifoghas, un groupe touareg minoritaire au Niger. Jeune étudiant à l’université de Niamey, capitale du Niger, il quitte son pays pour la France dans les années 90 pour y étudier l’archéologie à la Sorbonne.
De retour au Niger, il est d’abord
conseiller en sécurité (1996-1999) du général Ibrahim Baré Maïnassara, ancien président du Niger, il devient de 2007 à 2009 ministre de l’Environnement de son successeur. En 2009, Areva le nomme président du conseil d’administration d’Imouraren SA, sa filiale dans la région d’Agadez, poste qu'il occupe encore aujourd'hui, même s'il ne soit pas salarié du groupe.Daniel Larribe, l’un des quatre ex-otages, révèle le rôle clé joué par Mohamed Akotey lors de la prise des otages d’Arlit. C’est depuis sa position au sein d’Areva qu’il assiste en octobre 2010 à l’attaque du site du géant français par Aqmi (Al-Qaida au Maghreb Islamique). Sept salariés du groupe, dont quatre français, sont alors retenus prisonniers. Grâce à ses réseaux touaregs, Mohamed Akotey s’active pour la libération des otages qui intervient le 27 octobre



Dans la video ci-dessus, Serge Lazarevic rend hommage à Mohamed Akotey. Dès la libération des otages d’Arlit, Mohamed Akotey est aux commandes des négociations pour la libération de Serge Lazarevic, enlevé au Mali le 24 novembre 2011, sans être directement en contact avec les ravisseurs. C’est un lieutenant de l’islamiste malien, Iyad Ag Ghali, dénommé Ibrahim Ag Inawelan, qui fait la navette entre Mohamed Akotey et le groupe terroriste. "C’est ce bras droit du leader du groupe islamiste Ansar Dine qui a joué un rôle clé". Mais il a été tenu dans l'ombre par les media français alors que Mohamed Akotey est désormais dans la lumière.

Pour le site nigérien Tam-Tam Info, qui reprend une déclaration de la présidence, "cette libération a été le résultat d’efforts intenses et suivis tant des autorités du Niger que du Mali". Et de souligner "l’engagement et le professionnalisme dont ont su faire preuve les services nigériens et maliens engagés dans cette entreprise".


Changement de ton à Alger, sous le titre Double jeu et duplicité de Paris,
l’éditorialiste de La Tribune, Noureddine Khelassi, ne décolère pas : "Le paiement de rançon et la libération, parfois concomitante de prisonniers d’AQMI, révèle le double jeu des pouvoirs publics français et européens dans le dossier des otages des terroristes. Officiellement, ni paiement de rançons, ni libération de détenus d’AQMI ou du MUJAO. Ce qui voudrait dire pour les bisounours qui voudraient bien y croire, que les ravisseurs sont de parfaits Samaritains qui finissent par s’attendrir après avoir battu leur coulpe ! Mais en vérité, aucune libération d’otage, sauf cas exceptionnels dus à des concours de circonstances tout aussi exceptionnels, ne s’est réalisée sans qu’il y ait une contrepartie concrète. Paiement d’une rançon ou libération de détenus ou bien les deux à la fois. Mais c’est surtout le versement de rançon qui pose le plus problème. Il contribue à transformer la prise d’otage en véritable industrie. Il favorise la surenchère financière qui contribue à la création d’une bourse des otages où certains ressortissants de pays donnés valent financièrement plus que d’autres. Et ce sont toujours les kidnappés les mieux côtés, à savoir les Français et les autres européens qui sont détenus le plus longtemps et libérés ensuite moyennant notamment paiement. Les autres, comme les Algériens, les Américains et les Britanniques, par exemple, sont généralement exécutés, du fait même que leurs pays respectifs ne paient pas de rançon, conformément aux résolutions de l’ONU."

RFI, Radio France International, revient sur la colère des sociétés civiles africaines qui s’indignent de la libération de djihadistes comme monnaie d’échange. "Si c’est un succès pour la diplomatie française, pour nous, c’est une grave violation des droits des victimes maliennes. Parce que c’est nous qui souffrons au Mali. Et s’il faut échanger un terroriste malien contre un otage français, ça voudra dire que nous n’avons plus notre raison d’être et que le gouvernement ne défend pas les populations", affirme Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’homme, à RFI.