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mardi 9 octobre 2018

Strasbourg: en pleine rue avec des téléviseurs volés sous le bras

Insolent affichage en France de l'impunité des délinquants d'origine étrangère

Six "individus" qui marchaient dans les rues de Strasbourg dimanche soir avec des téléviseurs volés ont éveillé les soupçons d’une patrouille de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Strasbourg, rapportent les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA). Il était environ 23 heures lorsqu’ils ont été aperçus marchant en pleine rue dans le quartier de l’Esplanade, avec des téléviseurs sous le bras.

Les policiers ont alors "filé" la bande qui a finalement pénétré dans un immeuble de l’avenue de la Fôret-Noire. Dans les combles, les policiers ont trouvé cinq téléviseurs qui venaient d’être volés dans une école de commerce du quartier. Cinq "personnes" ont été interpellées dès dimanche soir et une sixième lundi. Tous les "individus", dont quatre sont mineurs, ont été placés en garde à vue.

La dissimulation systématique des identités et des origines des délinquants est un encouragement aux délits et aux crimes.

samedi 10 octobre 2015

Sursis annoncé. Nicolas Bedos jugé pour injure raciale dans des chroniques

Une association poursuit Nicolas Bedos pour injures publiques raciales datant de 2012

Le tribunal correctionnel de Paris est peu réactif...

L'hebdomadaire Marianne et son site internet avaient publié sans filtre certains propos des chroniques de l'humoriste en décembre 2012. Cet organe de presse n'est pas poursuivi, mais le comique va être jugé pour injures publiques raciales. Parmi ces derniers : "Indolence insulaire", "enc*** de nègre" ou encore "autochtones oisifs"
Des propos racistes ? interroge Ouest France...
Le CollectifDom (Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, fondé par Patrick Karam) ne se pose pas la question. Il ne fait pas de doute que ces écrits sont des propos racistes. La notion d'indolence a "chez nous une signification particulière", a expliqué son président Daniel Dalin: elle se rattache à "celui qui ne ressent pas la douleur". Celle des "coups de fouet", a expliqué l'avocat de l'association, Me Vincent Merrien, pour qui la question n'est pas de savoir si Nicolas Bedos est raciste, mais si ces propos le sont. Peu importe que cet avocat soit spécialiste du "droit fiscal et douanier" (sic) ?...

Le parquet préconise... la relaxe ! 

Absent à l'audience car retenu par un tournage, l'humoriste a reçu le soutien de la représentante du ministère, qui a préconisé la relaxe. La magistrate a ainsi inscrit les expressions litigieuses dans leur contexte. Nicolas Bedos faisait le récit de ses vacances dans les Antilles et le blues de son retour en métropole. Il évoquait sa rencontre avec son guide chauffeur de taxi, un certain Gilles, "un génie", "merveilleux produit de l'indolence insulaire", qui "manie si bien la langue française qu'il fait frissonner mon clitoris lexical", écrit Nicolas Bedos. Dans ces chroniques, "ce que Nicolas Bedos a voulu précisément faire, c'est combattre le racisme", a plaidé l'avocate de l'humoriste, Me Lauranne Favre. Selon elle, le passage sur le chauffeur de taxi est un clin d'œil au Candide de Voltaire. Conséquence de cette plainte et de sa médiatisation, Nicolas Bedos se trouve aujourd'hui de fait "interdit de séjour en Guadeloupe" et a fait l'objet d'une "pluie d'insultes sur internet". Le délibéré aura lieu le 10 novembre.

Le compte-rendu de la presse peut être minimaliste

Racisme : Nicolas Bedos devant la justice

"Nicolas Bedos a été poursuivi en justice par "le CollectifDom" devant le tribunal correctionnel de Paris ce lundi 5 octobre. En cause ? Des chroniques parues dans "Marianne" en décembre 2012 où il est accusé d'avoir tenu des propos racistes." (Quatre lignes dans 'Non Stop People', une chaîne de Canalsat dédiée exclusivement aux informations sur les célébrités.)

Le journaliste Laurent Calixte demande dans l'Obs au collectif de ne pas ridiculiser les Antillais en parlant en leur nom et "en les faisant passer pour des ignares incapables de distinguer une chronique volontairement caricaturale et une véritable injure raciste." Ainsi, au secours de N. Bedos, le groupe Nouvel Observateur a-t-il envoyé un syndicaliste particulièrement approprié comme le spécialiste du secteur high tech de Challenges...

Impunité assurée aux Bedos père et fils 

L'humoriste Nicolas Bedos a déjà été condamné pour insultes
En février 2014, il avait bénéficié de trois mois de prison avec sursis et 800 euros d'amende pour avoir insulté... des policiers. Il était pourtant également poursuivi pour conduite en état d'ivresse, outrage et menace de mort envers des policiers après une chute à scooter. Le tribunal correctionnel de Paris avait suivi les réquisitions du parquet et retenu l'état de récidive légale, l'humoriste ayant déjà été condamné en janvier 2010 pour conduite en état d'ébriété. L'humoriste avait pris les deux policiers à partie, parlant de leur "boulot de merde", notamment. A l'un d'eux, il aurait dit: "Je te retrouverai et je te tuerai".
Nicolas Bedos n'était déjà pas présent à l'audience: il tourne décidément plus qu'on ne pense !

Guy Bedos, le père, a échappé à toute sanc­tion après être all trai­ter de "c****" , en public, une ex-ministre dans la ville où elle est domiciliée 
Dans un juge­ment rendu à la mi-septembre 2015, le tribu­nal de grande instance de Nancy a estimé qu’en quali­fiant la femme poli­tique de "co***e" pendant un spec­tacle gratuit offert par la mairie PS de Toul, l’hu­mo­riste ne se serait livré qu'à l’une de ses "outrances habi­tuelles". 
Le procu­reur de la Répu­blique avait recom­mandé au tribu­nal de le sanc­tion­ner d’une amende, mais les juges ont usé de leur liberté d'interprétation puisqu’ils ont relaxé le père de Nico­las Bedos. 
L’af­faire sera donc de nouveau jugée devant une cour d’Ap­pel.
Nadine Morano a fait appel de la déci­sion du tribu­nal de Nancy. "Nous nous retrouverons en appel" a annoncé Nadine Morano sur Face­book.  "Je reven­dique le droit au respect comme chaque citoyen, a plaidé Nadine Morano sur les réseaux sociaux. Je n’ac­cepte pas les insultes répé­ti­tives dont je suis l’objet de la part d’un homme qui se réfu­gie derrière son statut de bouf­fon pour déver­ser son flot d’injures à mon encontre."

Le respect ne compte pas au nombre des "valeurs" dont le PS nous rebat le oreilles.

jeudi 30 avril 2015

Impunité: Fleur Pellerin n'a pas vraiment démissionné Agnès Saal (INA)

Le pouvoir socialiste n'a pas sanctionné sa servante 

Cette affaire souligne l'impunité de la haute administration.

Un taxi customisé Vuitton
ou je rends ma carte du PS
La présidente de l'INA a présenté sa démission ce mardi après la révélation d'une facture colossale de taxi mais Agnès Saal conserve son statut de fonctionnaire, observe Eric Verhaeghe pour Le Figaro. Après les révélations sur ses frais de taxi, Agnès Saal a donc jeté l'éponge, mais si elle quitte ses fonctions de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), sa décision  nous prive peut-être d'autres révélations sur ses turpitudes.

[Comme Aquilino Morelle,] Agnès Saal appartient à cette classe de petits marquis de gauche qui ont fait ou font carrière en se politisant et en rendant des services aux élus dans le sillage de qui ils s'inscrivent. Cette technique leur permet de rebondir d'élection en élection, jusqu'à imaginer que la machinerie publique dont ils sont les dirigeants se résume à un jeu d'obstacles déconnecté de l'intérêt général, jusqu'à être persuadés que la machine est à leur service et non l'inverse.

Il existe une rhétorique amusante, consubstantielle à l'étiquette de cette Cour. Il est de bon ton d'y dénoncer les petits patrons poujadistes mais de courber l'échine devant les grands du CAC 40 qui pourraient un jour vous recruter. Il est de bon ton d'y fustiger RMC (qu'on écoute dans le taxi, occupation essentielle quand le chauffeur est en vacances) et de n'écouter que Patrick Cohen qui dit si bien tout haut ce que les gens bien se répètent chaque soir dans les salons. Il est obligatoire d'avoir en horreur le Front National qui est poujadiste et populiste mais de ne jamais franchir le périphérique ou alors seulement avec une moue de dégoût et en prenant soin de bien appeler tous ses copains pour leur annoncer triomphalement qu'on l'a fait. Il est tout aussi obligatoire de défendre becs et ongles la laïcité et l'école publique, mais d'inscrire ses enfants dans une école privée quand on n'a pas réussi à se trouver un appartement pas trop cher dans l'hypercentre parisien. Il faut proscrire le racisme et l'antisémitisme bien sûr, vomir tous ceux qui veulent défendre l'identité nationale, mais on interdit à ses enfants d'aller dans les quartiers difficiles, de prendre le métro après 20 heures, et on conseille à sa fille de changer de trottoir quand un groupe de jeunes immigrés arrive. Et, bien entendu, il faut dénoncer tous ces salauds de droite qui se remplissent les poches sur le dos de pauvres travailleurs opprimés, mais ne surtout pas se gêner pour faire payer le taxi de son enfant par le contribuable.

Longtemps à l'abri des regards, ces petits travers [ou coûteuses libertés] posent de plus en plus problème à l'opinion publique. En phase de disette budgétaire, plus personne ne peut admettre qu'un haut fonctionnaire bénéficie d'une voiture de fonction, d'un chauffeur à demeure, et qu'il se prélasse malgré tout dans des taxis pour une somme équivalent à 4.000 euros par mois. Surtout, s'il a accédé à son poste de direction en surfant sur les différents ministres socialistes qui l'ont promu au nom du redressement dans la justice et de la lutte contre la finance.

Agnès Saal a quitté son poste et son geste est présenté comme une démission: de qui se moque-t-on ?
 
Il faut bien entendu expliquer au public qu'Agnès Saal ne tardera pas à retrouver un poste de fonctionnaire où elle sera payée entre 6.000 et 10.000 euros nets chaque mois, pour une charge de travail très incertaine. On aimerait être plus précis sur les chiffres, mais la haute fonction publique, qui est très exigeante sur la transparence des rémunérations dans le secteur privé, maintient un black-out complet sur les rémunérations publiques.

Une tique gorgée du sang du contribuable
Cette impunité est l'une des explications majeures du déficit public qui étouffe la croissance en France. Il n'existe aujourd'hui aucun mécanisme qui incite les hauts fonctionnaires à placer la dépense publique sous contrôle. Les nominations et les carrières se font selon des critères très politiques (ou amicaux) qui excluent totalement les aspects financiers. L'attitude d'Agnès Saal en est la meilleure preuve.

Dans la désincitation des hauts fonctionnaires à maîtriser les dépenses, la question de la sanction se pose. Lorsqu'un haut fonctionnaire est pris en défaut, son seul risque est d'être mis dans un placard doré. Est-ce suffisant pour inciter une caste à réviser ses fondamentaux? [La dame n'a qu'à patienter quelques mois sur une île ensoleillée, en attendant que le pouvoir reconnaissant - sur intervention d'un proche de Lionel Jospin, de Catherine Trautmann ou de Catherine Tasca - lui trouve un point de chute pour une pré-retraite dorée tant méritée: la fameuse Inspection générale des affaires sociales ou IGAS ?]

Dans la logique de mise sous contrôle des dépenses, il faut évidemment savoir se poser la question de la réforme de la haute administration, sous ce double aspect. Premier aspect: comment dépolitiser les carrières et inciter les décideurs publics à bien gérer? Deuxième aspect: ne faut-il pas les "sortir" du statut de la fonction publique et prévoir leur licenciement pur et simple [leur révocation] lorsque leur gestion n'est pas à la hauteur des attentes collectives?

Tôt ou tard, la question se posera, assure Eric Verhaeghe.
Il a été président de l'Apec (Association pour l'emploi des cadres) entre 2004 et 2009. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages publiés chez Jacob-Duvernet: "Jusqu'ici tout va bien", "Au cœur du MEDEF: chronique d'une fin annoncée", et "Faut-il quitter la France?". Retrouvez ses chroniques sur son site.

jeudi 11 décembre 2014

Mali : combien de djihadistes contre la libération d'un Français, Serge Lazarevic ?

Et une belle rançon d'incitation au rapt ?

Des organisations maliennes des droits de l’homme dénoncent la libération de terroristes maliens en échange de l’otage français

Le président Hollande a assuré la réception de l'ex-otage Serge Lazarevic libéré suite aux efforts conjugués du Mali et du Niger. C'est grâce à un touareg francophile et négociateur hors pair, Mohamed Akotey, que le Franco-serbe a recouvré la liberté, après plus de trois années de captivité dans les mains des terroristes islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. 
Il était apparu une dernière fois dans une vidéo fin novembre. Serge Lazarevic semblait fatigué et demandait dans son message une libération rapide, craignant pour sa santé. A Villacoublay, l'otage libéré a remercié son comité d'accueil, "le président et toute son équipe", comme il se doit, ainsi que "tous les gens qui ont œuvré pour notre libération". "J'ai perdu une vingtaine de kilos, mais ça va, je suis encore bien", a affirmé l'ancien captif kidnappé en 2011 à Hombori au cours d'un mystérieux voyage d'affaires, le 24 novembre 2011 au Mali, en compagnie de Philippe Verdon, retrouvé tué d’une balle dans la tête, en juillet 2013.

Si le désintéressement du négociateur n'est ni garanti, ni évoqué, les spéculations sur les conditions de cette libération dans la région de Kidal, au nord du Mali, vont bon train quant au sujet tabou d'une contrepartiePlusieurs djihadistes auraient été relâchés lundi des prisons maliennes, en échange de Serge Lazarevic, la veille de son retour à la liberté mardi et en France mercredi. S’il a été démenti par un proche du gouvernement, le marchandage révolte l'Afrique, du Mali et au Niger.

Les associations de défense des droits de l’homme ou encore l’opposition politique maliennes, mais aussi les journaux de la région, sont mitigées: elles se réjouissent unanimement de la libération du Français, mais ne dissimulent pas une rancoeur certaine.
La presse africaine trouve le prix très élevé
: une rançon et la libération de "quatre dangereux terroristes". On dit même cinq. "L’Etat français aurait versé plus de 20 millions d’euros soit 13 milliards de FCFA aux ravisseurs et autres intermédiaires du dernier otage français, Serge Lazarevic. Et Barack Obama a eu raison de qualifier d'"hypocrite" la position française sur le paiement des rançons aux preneurs d’otages", s’indigne L’indicateur du Renouveau.

La fin justifie-t-elle tous les moyens ? 

Chez le voisin burkinabé, le quotidien Fasozine regrette "qu’au-delà du devoir régalien de l’Etat français de préserver la liberté de ses citoyens partout où ils se trouvent dans le monde, cette façon de faire donne malheureusement l’impression que tous les moyens sont bons pour y arriver". Les ONG maliennes, comme la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et Amnesty international Mali, sont fort critiques des méthodes françaises : "Si nous comprenons la nécessité de trouver des moyens pour libérer les otages, nous considérons que ces solutions ne doivent pas violer les droits des victimes et le principe de la séparation des pouvoirs au Mali", ont-elles écrit dans un communiqué commun.

Pour huit partis de l’opposition malienne, cités par Malijet, cette contrepartie est une "promotion de l’impunité" dans un pays où la réconciliation entre le Nord et le Sud n’est toujours pas acquise. Il aurait été préférable que la justice malienne fasse son travail jusqu’au bout: "le président aurait pu alors, s’il y était contraint, exercer son droit de grâce", font valoir les organisations politiques spoliées de leurs prérogatives et inquiètes de la décrédibilisation de la lutte contre le terrorisme au Mali. Ils demandent au président malien d'être un peu plus transparent avec le peuple malien en révélant le nombre, le nom et l'identité des terroristes qu'il a libérés dans le cadre de cette opération. En France, les aboyeurs Jean-Christophe Cambadélis et Bruno Le Roux, n'ont pas les mêmes exigences. 

Le spectre de la Françafrique

Bamako a "fait ce geste [...] à la demande de Paris". Contactés par Europe 1, le ministère français de la Défense, ainsi que l'Elysée, ont refusé de communiquer sur ces informations. Les Maliens sont plus farouchement demandeurs de transparence que les partis et organes de presse français. Et le ton monte dans de nombreux journaux de Bamako, avec pour cible la France. Ils dénoncent une ingérence à son comble de  l’ancienne puissance coloniale. Pour L’Indicateur du renouveau, un journal malien, "qu’ils soient de gauche, de droite ou même du centre, les présidents français n’ont aucun respect pour leurs pays africains".

Directement impliqué dans l’enlèvement de Serge Lazarevic, la libération du preneur d'otages Mohamed Ali Ag Wadoussène cristallise la colère au Mali. Dans un édito, Mali actu estime que "le cas Wadoussène est assez révoltant, tant cet homme (ci-contre à droite) s’est illustré pour des actes gravissimes, aussi bien au Nord que dans le sud du pays".
Selon les associations de défense des droits de l’homme, le djihadiste d'Aqmi est poursuivi par la justice malienne dans deux procédures, pour terrorisme, association de malfaiteurs, prise d’otage et séquestration. Cet ancien membre de la Garde nationale était emprisonné depuis 2011, mais il avait réussi à s’évader au mois de juin, tuant au passage un gardien. Le frère de la victime laisse exploser sa rage dans Mali actu en apprenant la libération du meurtrier présumé : "La dignité malienne, elle est comment maintenant ? Un Français vaut mieux donc qu’un Malien ?" interroge-t-il.
Le personnel pénitentiaire est déçu, mais aussi en colère
, comme l’explique Abdoulaye Fofana, contrôleur des services pénitentiaires : "Nous, surveillants des prisons du Mali, nous sommes consternés en réalité. On pouvait peut-être laisser Ali ag Wadoussène [en prison] pour que la justice termine avec lui. C’est quand même lui qui a tiré à bout portant sur notre collègue regretté adjudant Kola Sofara." Ils menacent même de se mettre en grève. "Si l’État ne fait rien, nous projetterons d’aller effectivement en grève", affirme Aboubakar Sidiki Traore, chef du syndicat des surveillants de prison du Mali. Plusieurs partis de l'opposition malienne ont également demandé des éclaircissements à l'État sur ces libérations de prisonniers.

Le rôle du Niger est peu évoqué



Le négociateur Mohamed Akotey, a 46 ans (ci-contre à gauche), est né à Tidène au Niger et appartient à l’influente tribu des Ifoghas, un groupe touareg minoritaire au Niger. Jeune étudiant à l’université de Niamey, capitale du Niger, il quitte son pays pour la France dans les années 90 pour y étudier l’archéologie à la Sorbonne.
De retour au Niger, il est d’abord
conseiller en sécurité (1996-1999) du général Ibrahim Baré Maïnassara, ancien président du Niger, il devient de 2007 à 2009 ministre de l’Environnement de son successeur. En 2009, Areva le nomme président du conseil d’administration d’Imouraren SA, sa filiale dans la région d’Agadez, poste qu'il occupe encore aujourd'hui, même s'il ne soit pas salarié du groupe.Daniel Larribe, l’un des quatre ex-otages, révèle le rôle clé joué par Mohamed Akotey lors de la prise des otages d’Arlit. C’est depuis sa position au sein d’Areva qu’il assiste en octobre 2010 à l’attaque du site du géant français par Aqmi (Al-Qaida au Maghreb Islamique). Sept salariés du groupe, dont quatre français, sont alors retenus prisonniers. Grâce à ses réseaux touaregs, Mohamed Akotey s’active pour la libération des otages qui intervient le 27 octobre



Dans la video ci-dessus, Serge Lazarevic rend hommage à Mohamed Akotey. Dès la libération des otages d’Arlit, Mohamed Akotey est aux commandes des négociations pour la libération de Serge Lazarevic, enlevé au Mali le 24 novembre 2011, sans être directement en contact avec les ravisseurs. C’est un lieutenant de l’islamiste malien, Iyad Ag Ghali, dénommé Ibrahim Ag Inawelan, qui fait la navette entre Mohamed Akotey et le groupe terroriste. "C’est ce bras droit du leader du groupe islamiste Ansar Dine qui a joué un rôle clé". Mais il a été tenu dans l'ombre par les media français alors que Mohamed Akotey est désormais dans la lumière.

Pour le site nigérien Tam-Tam Info, qui reprend une déclaration de la présidence, "cette libération a été le résultat d’efforts intenses et suivis tant des autorités du Niger que du Mali". Et de souligner "l’engagement et le professionnalisme dont ont su faire preuve les services nigériens et maliens engagés dans cette entreprise".


Changement de ton à Alger, sous le titre Double jeu et duplicité de Paris,
l’éditorialiste de La Tribune, Noureddine Khelassi, ne décolère pas : "Le paiement de rançon et la libération, parfois concomitante de prisonniers d’AQMI, révèle le double jeu des pouvoirs publics français et européens dans le dossier des otages des terroristes. Officiellement, ni paiement de rançons, ni libération de détenus d’AQMI ou du MUJAO. Ce qui voudrait dire pour les bisounours qui voudraient bien y croire, que les ravisseurs sont de parfaits Samaritains qui finissent par s’attendrir après avoir battu leur coulpe ! Mais en vérité, aucune libération d’otage, sauf cas exceptionnels dus à des concours de circonstances tout aussi exceptionnels, ne s’est réalisée sans qu’il y ait une contrepartie concrète. Paiement d’une rançon ou libération de détenus ou bien les deux à la fois. Mais c’est surtout le versement de rançon qui pose le plus problème. Il contribue à transformer la prise d’otage en véritable industrie. Il favorise la surenchère financière qui contribue à la création d’une bourse des otages où certains ressortissants de pays donnés valent financièrement plus que d’autres. Et ce sont toujours les kidnappés les mieux côtés, à savoir les Français et les autres européens qui sont détenus le plus longtemps et libérés ensuite moyennant notamment paiement. Les autres, comme les Algériens, les Américains et les Britanniques, par exemple, sont généralement exécutés, du fait même que leurs pays respectifs ne paient pas de rançon, conformément aux résolutions de l’ONU."

RFI, Radio France International, revient sur la colère des sociétés civiles africaines qui s’indignent de la libération de djihadistes comme monnaie d’échange. "Si c’est un succès pour la diplomatie française, pour nous, c’est une grave violation des droits des victimes maliennes. Parce que c’est nous qui souffrons au Mali. Et s’il faut échanger un terroriste malien contre un otage français, ça voudra dire que nous n’avons plus notre raison d’être et que le gouvernement ne défend pas les populations", affirme Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’homme, à RFI.

vendredi 4 avril 2014

Grenoble: le nouveau maire Verts envoie les caméras de vidéo-surveillance à la casse

Le maire altermondialiste fait du tri sélectif 
aux dépens de la sécurité
Le premier maire Verts de Grenoble va donner le signal des abandons  vendredi soir  
Il a un p'tit vélo, le Verts radical !
Pendant que les Verts quittent le gouvernement Valls, de nouveaux élus écologistes aux municipales investissent les mairies. Et ça s’annonce déjà tendu à Grenoble, 16e ville de France, symbole de la poussée altermondialiste et du laisser-aller. Qu’il vise à 100% de bio dans les cantines ou qu’il créé des boulevards urbains réservés aux vélos, passe encore, mais qu’il mette fin à la vidéosurveillance dans la commune, ses nouveaux opposants s’étranglent.  Eric Piolle annonce le démontage des 18 caméras gérées par la ville de Grenoble et, même si cette mesure permet d'économiser 700.000 euros en frais de fonctionnement, elle crée la polémique. Outre les gâchis financier et matériel, c'est la sécurité de la population que l'idéologie met en jeu.  

Le bisounours Verts veut "responsabiliser" plutôt que filmer

Il avait l'idéologie sectaire,
Piolle a maintenant les attitudes...
Responsabiliser les malfrats, telle est la prétention d'Eric Piolle. "Je ne suis pas trop pour les caméras. Je crois que le mieux, c'est de responsabiliser les gens plutôt que de mettre des caméras vidéos", penseun partisan grenoblois de l'écologiste illuminé. "Moi je ne les enlèverai pas. Pour la sécurité des habitants c'est mieux de les laisser", estime  au contraire une habitante. 

Inquiétude des professionnels de la sécurité
Plus encore que les habitants, ce sont les policiers qui s’inquiètent, à l’image de Valérie Mourier, du syndicat de police Alliance : "C'est un outil, on s'en sert pour identifier des auteurs (de délits). Je pense que la mesure que va prendre le maire est inconsciente". 
Daniel Chomette, du syndicat de police SGP-FO à Grenoble, est plus catégorique encore : "Attention danger ! Aujourd’hui, les services de police, diminuées en nombre, ont des difficultés à retrouver les auteurs des faits. Ça va très largement compliquer la tâche de mes collègues en matière d'enquête, y compris sur des affaires extrêmement sensibles".

Le maintien de Christiane Taubira aura été un signal fort pour un regain de laxisme
Et c'est un altermondialiste (EELV) qui prend le parti de l'impunité contre expose les braves gens.
Alors ministre, Cécile Duflot est venue à Grenoble
faire campagne pour Eric Piolle
 
Les Grenoblois en ont-ils voulu ainsi ?
Elu à la tête d'une liste réunissant des collectifs de la gauche citoyenne, EELV et le Parti de Gauche, Piolle, 41 ans, conseiller régional depuis 2010, succède à Michel Destot (PS), maire de la ville depuis 1995. Après Dominique Voynet, maire de Montreuil (103.000 habitants, Seine-Saint-Denis) de 2008 à 2014, c'est le premier écologiste à diriger une ville de cette taille en France (160.000 habitants). Sur 59 conseillers municipaux, 50 ont voté Piolle, les 42 élus de sa liste de "Rassemblement citoyen". Les huit élus de la liste conduite par le socialiste Jérôme Safar ont apporté leur soutien à Piolle et sont donc d'ores et déjà responsables de cette première mesure de renoncement à la sécurité à Grenoble. 
Les sept élus de droite ont en revanche voté pour leur tête de liste Matthieu Chamussy (UMP) et les deux représentants du Front national ont voté pour leur candidate Mireille d'Ornano.

Pour mémoire, "Taubira devait soutenir un candidat écologiste mais a raté son train", titra Le Parisien

Taubira, Joly, Duflot, Bové
Alors qu'elle devait venir soutenir l'écolo Éric Piolle, Taubira avait dit avoir manqué son train... En fait, les socialistes qui estimaient que sa présence pourrait nuire à leur candidat, ne voulaient pas qu'elle vienne.  Au final, son absence et son mensonge ont rendu service à Piolle, au détriment des Grenoblois.
Dans un message relayé par l'équipe de Grenoble, une ville pour tous, la Garde des Sceaux écrit ainsi : "Les modifications portées à mon agenda n'ont pas suffi pour me permettre de vous rejoindre. Je vous exprime mon soutien dans ces derniers jours de campagne, pour porter l'espoir de celles et ceux qui veulent de toutes leurs forces revivifier la politique et croire à nouveau que nous pouvons agir sur notre destin".

samedi 15 mars 2014

Mur des cons : la magistrate présidente du SM conteste sa mise en examen

La juge réclame l'impunité que les avocats ne revendiquent pas pour eux-mêmes

Françoise Martres se rebiffe: ni responsable, ni coupable?

La patronne du Syndicat de la magistrature (SM) dit ne "pas comprendre" pourquoi elle se retrouve face à la justice, puisque le mur existait avant son arrivée.
La nouvelle est tombée le vendredi 14 mars de la mise en examen le 17 février dernier. Des indices graves ou concordants rendant vraisemblable que la présidente du Syndicat de la magistrature (SM) Françoise Martres ait pu participer, comme auteur ou complice, à une "injure publique" dans l'affaire du "mur des cons", qui avait suscité une vive indignation lors de sa révélation.

Se jugeant au-dessus des lois, la juge militante réclame ...l'impunité
  
Le Figaro a révélé jeudi soir que, lors de son interrogatoire de première comparution, Mme Martres refuse de coopérer. Elle se serait même montrée particulièrement "vindicative", enjoignant notamment  aux juges de "chercher eux-mêmes" qui sont les auteurs de l'odieux pêle-mêle. A la question des juges de savoir qui a affiché les photos, le procès-verbal enregistre : "Je n'ai pas à vous répondre, vous n'avez qu'à chercher vous-mêmes !" Insulte à magistrat?
Dans ce volet de l'affaire, Françoise Martes risque jusqu'à 45.000 euros, évidemment pris en charge par le Syndicat de la magistrature qu'elle préside. 

Seulement douze plaintes de justiciables confiants en la Justice 

Les insultés de la liste noire du SM ne sont que douze à avoir déposé plainte depuis la révélation en avril 2013 de ce mur de la honte que le journaliste de France 3 Clément Weill-Raynal

Sur le fameux pêle-mêle étaient épinglées les photos de diverses personnalités politiques ou médiatiques - essentiellement de droite -, mais aussi des victimes. 
Le père de l'une d'entre elles, Anne-Lorraine, assassinée en 2007 dans le RER D par Thierry Devé-Oglou à la suite d'une tentative de viol, le général Schmitt, s'est dit "satisfait" de la mise en examen, car "je craignais que l'affaire ne soit enterrée. Ma pensée va d'abord à ma fille dont ces magistrats voyous ont moqué l'histoire et atteint à sa mémoire. Je suis heureux de voir que tout le monde est égal devant la loi, alors même que ces magistrats qui brandissent ce principe demandaient à échapper à la justice.

Mise  en cause de l'indépendance de la justice

Le pêle-mêle des cibles du Syndicat de la Magistrature a été filmé dans les locaux du le ministère de la Justice qui héberge le syndicat...

Le général Schmitt dénonce d'ailleurs l'attitude de la garde des Sceaux Christiane Taubira, qui a "fait en sorte qu'il n'y ait pas de sanction". 
En effet, en août dernier, la ministre de la Justice avait estimé impossible de "déterminer des responsabilités personnelles", et donc impossible de demander des sanctions.


lundi 10 mars 2014

Un traitement de l'affaire des écoutes téléphoniques à la honte de Hollande et de sa presse

Écoutes dites de Sarkozy : pourquoi cette affaire pourrait se retourner contre le gouvernement

"L’ancien chef de l’État cherche à se glisser dans la peau de la victime, un rôle où il excelle"
tel est le commentaire du chroniqueur du Nouvel Observateur, Olivier Picard, parce que Nicolas Sarkozy est réapparu décontracté en public, à Nice, ce lundi 10 mars, et bien qu'il soit resté muet pendant toute une semaine chargée en affaires judiciaires. Et toujours parce qu'il est "indépendant", le journaliste considère aussi que "ce n’était pas à Cannes, seulement à Nice, mais il y a fait, une fois encore, son meilleur numéro d’acteur: celui de la victime. Sur du velours." Plus indépendant, on imagine mal en effet de la part d'un décrypteur vertueux. 
Mais le site de l'hebdomadaire socialiste des hommes d'affaires Xavier Niel (Free), Pierre Bergé (YSL) et Matthieu Pigasse, déjà propriétaires du journal Le Monde, admet tout de même que les media avaient quelque peu zappé l'ancien président, évitant soigneusement de lui dérouler le tapis rouge dès dimanche en présentant comme un acte de courage le maintien de sa participation à l’inauguration de l’institut Claude Pompidou contre la maladie d’Alzheimer. Un oubli de circonstance... 
L'honnête chroniqueur du Nouvel Obs prévoit aussi que "le gouvernement et Christiane Taubira, désormais sur la défensive, pourraient connaître un retour de manivelle. L'affaire "Sarkozy" tourne au vinaigre pour l'exécutif et pourrait devenir "l'affaire Taubira", alors l'hebdo commence à virer.

La gauche s'est reniée

La gauche haineuse est maintenant face à ses turpitudes et réalise depuis ce weekend que celui qu'ils présentent comme "l’homme qui rêve d’une revanche contre François Hollande en 2017" est simplement dans son bon droit. Les opposants revenus au pouvoir n'ont jamais quitté les affaires après 20 ans d'aigreurs, d'invectives et de haines, se sont laissés aveugler par l'arrogance et l'euphorie, "jusqu’à l’erreur de jugement et la faute de stratégie", selon Picard. Une faute qui devrait être mortelle en démocratie.

Pendant 48 heures persuadés de l’effet désastreux d’un supposé trafic d’influence, ministres et dirigeants de la majorité, ont en effet justifié sans ciller les écoutes téléphoniques d’un ancien chef de l’État. Leur absence de tout sens moral a également faussé leur jugement sur la violation du secret professionnel des avocats, un principe aussi sacré que le secret des sources des journalistes. 

Pendant 48 heures, à l’instar de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale,
ils ont déployé la rhétorique de l’homme normal (le citoyen Sarkozy), redevenu un Français parmi les Français, et ils n'ont pas craint d'approuver des méthodes d’enquête extrêmes qui n’honorent aucune démocratie.

Et pour achever de déconsidérer la majorité présidentielle, Christiane Taubira a lâchement contourné le fond du problème, balayant l'indignation des avocats et les justiciables français dans un même revers de manche. Inconsciente et supérieure, ce lundi midi sur France Info, la garde des Sceaux a détourné leurs protestations de principes, au motif que les droits de la défense ne peuvent tolérer aucune "impunité", aucune immunité, pour ceux qui l’incarnent. Une déformation démagogique de l'émotion des avocats outragés qui ne réclament nullement pour eux une impunité que la polémiste imagine dans sa pauvre tête.  

La ministre fait du tort à la gauche entière et pour longtemps  
En tenant un tel raisonnement procédurier hors sujet, Taubira s’est retranchée dans la mauvaise foi avec le cynisme froid des pouvoirs sans scrupules. En invoquant les nécessités supposées d’instruction en longueur visiblement prétexte à toutes sortes de contraventions au droit, la ministre du président vertueux s'est reniée en banalisant des pratiques inappropriées et transgressives contre lesquelles elle s’est toujours élevée ? Un aveu de culpabilité et de panique.

On paie toujours le prix de ses renoncements
La gauche a renié ses valeurs présumées avec désinvolture. On a attendu -mais en vain- qu’une voix s’élève pour regretter l’espionnage téléphonique illégal d’un ancien président de la République dans une investigation où ni la sécurité nationale, ni la sécurité de tiers n’est en cause. Le chef de l'Etat s'est encore révélé absent et vil. Ayrault, son collaborateur auto-proclamé "déterminé et "serein", s'avère tout aussi défaillant et veule.
   
Qui empêchait l'exécutif de rappeller les principes fondamentaux des droits de la défense plutôt que de consacrer la dictature des juges par son silence. Un pouvoir de gauche donneur de leçons ne peut s'autoriser aucune déviance, aucun égarement. Au lieu de cela, la gauche détentrice de tous les pouvoirs a cru pouvoir s'abandonner à ses vieux démons de l'époque mitterrandienne, bafouant le droit pour de vulgaires calculs politiques immédiats. Les socialistes ont sacrifié la défense des libertés publiques à leurs basses vengeances. Ce qui n'a pas empêché Harlem Désir de s'en prendre à la droite sur France Info. 

Mais la gauche paiera  au prix fort sa haine et ses renoncements

Les électeurs accorderont-ils à la gauche l'impunité dont parle Taubira ? En assumant des écoutes téléphoniques politiques sans le moindre état d’âme, la gauche se saborde. Lundi matin, Brice Hortefeux a souligné que les socialistes justifient la méfiance instinctive des citoyens envers la justice, et singulièrement l’enregistrement des conversations
Le hasard a bon dos
L'ancien ministre de l'Intérieur a estimé que le gouvernement pourrait ne pas y être étranger.
"Est-ce un hasard quand la Garde des sceaux réunit l'ensemble des procureurs pour leur ordonner de faire directement remonter à elle tous les dossiers sensibles ? Est-ce un hasard quand on convoque le procureur général de Paris pour le remplacer par un socialiste ? Est-ce un hasard quand, à 15 jours d'un scrutin lourd et difficile pour la majorité, on envoie autant de boules puantes dans la même direction ? 
"Est-ce un hasard quand François Hollande, recevant des députés et évoquant Nicolas Sarkozy, dit : "Je sais très exactement ce qu'il fait" ?" (Brice Hortefeux (UMP)
Le boomerang a entamé son trajet retour
La gauche tend à la droite le bâton pour se faire battre le 30 mars. 
Elle va s'en saisir pour actionner un levier psychologique extrêmement puissant et protéger le justiciable des écarts des "juges rouges " ou des militants ordinaires. Une occasion inespérée de rasembler l’opposition contre un gouvernement visiblement malsain.

Le Nouvel Observateur affiche l'image la plus abjecte qui soit de la presse
Les salariés des Niel et Bergé stigmatisent leurs confrères qui ont fait montre de jugement, de sérénité et d'...indépendance, en  réagissant vivement au cynisme des propos d'un François Hollande grisé par le pouvoir à propos de Nicolas Sarkozy devant des députés respectables: "Ne vous inquiétez pas. Je le surveille. Je sais ce qu’il fait..." Le Nouvel Obs a hébergé l'auteur du "vrai-faux SMS" contre Sarkozy, Airy Routier.  Aujourd'hui dirigé par le veule Laurent Mouchard-Joffrin, l'hebdo a soutenu DSK, mais se félicite que Patrick Buisson puisse nuire à l'ex-président Sarkozy, quelle que soit la bassesse de la méthode. Les mauvaises manières d'Airy Routier ont donc toujours cours dans les sanisettes du Nouvel Obs.   

Le vent du soupçon soufflé par la gauche rabat déjà le boomerang sur l’Élysée. Gardien constitutionnel supposé de l’indépendance de la justice, le chef de l’État est contraint de dominer sa lâcheté, et au train où vont désormais les condamnations par les acteurs politiques sains et les avocats offensés, Hollande ne pourra pas faire le mort indéfiniment.

La semaine qui s’annonce devrait être éprouvante pour cet exécutif.