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mardi 3 janvier 2017

Primaire socialiste: incroyable souk dans l'organigramme d'Arnaud Montebourg

Guy Bedos refuse de présider le comité de soutien à Montebourg


Intégré "à l'insu de son plein gré" dans l'équipe de Montebourg ?
D'abord présenté comme "président du comité de soutien" d'Arnaud Montebourg, le comique ne sait plus ce qu'il veut. Ces dernières semaines, Guy Bedos n'a pas caché sa sympathie pour l'ancien ministre du fameux redressement de la courbe de l'Emploi. Il a même fait partie de son escorte en Algérie où les deux histrions ont des attaches familiales, sans droit du sol.

Or, l'octogénaire semble avoir oublié qu'il a révélé au Figaro qu'il ne voulait pas de cette fonction. "Je ne veux pas être président du comité de soutien. Je ne veux pas de poste, je suis un artiste", a d'abord raconté Guy Bedos au quotidien. "Je vais le soutenir, mais je veux rester indépendant. Je voterai pour lui, mais je ne veux pas avoir de rôle officiel dans la campagne", avait-il insisté. "On en a discuté; j'en ai plaisanté avec lui, mais je ne veux pas avoir de rôle officiel en politique", confirme l'AFP qui cite les propos de cette éminence grise qui se place constamment sous les feux de la rampe.

"Il y a eu une différence d'interprétation, de compréhension"


C'est la confirmation au Journal du Dimanche (JDD) de François Kalfon, directeur de campagne du candidat. Il y a bien eu une "discussion" avec l'humoriste.
Finalement, invité de RTL, Guy Bedos a accepté le titre.
"Oui, j'accepte pour ne pas gêner Arnaud car je l'aime beaucoup", a finalement déclaré le cabotin, qui refuse cependant d'aller plus loin : il votera Montebourg mais "ça s'arrête là".
Organigramme de campagne Arnaud Montebourg 
L'équipe de campagne d'Arnaud Montebourg, telle qu'elle était présentée lundi après-midi sur son site.

Au delà de cet imbroglio, le candidat à la primaire socialiste a présenté une liste de soutiens dont quelques élus socialistes, certains "proches des frondeurs" : frondeurs périphériques, donc...
Le député Christian Paul, très impliqué dans l'animation des députés rebelles, est le coordinateur de la campagne.
On retrouve également Laurent Baumel (projet),
Emmanuel Maurel (représentant auprès des forces de gauche)
ou la compagne du candidat, Aurélie Filippetti, chargée des questions éducatives et universitaires.

Le député Pierre-Alain Muet apportera ses compétences de fiscaliste à l'équipe Montebourg,



tout comme son délicieux collègue Yann Galut, adversaire acharné de l'optimisation fiscale, mais fervent défenseur du mariage pour tous (ci-dessus et ci-dessous) nommé porte-parole.

L'économiste à l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) Mathieu Plane, lui, est identifié comme responsable d'un "cercle des économistes".

samedi 10 octobre 2015

Sursis annoncé. Nicolas Bedos jugé pour injure raciale dans des chroniques

Une association poursuit Nicolas Bedos pour injures publiques raciales datant de 2012

Le tribunal correctionnel de Paris est peu réactif...

L'hebdomadaire Marianne et son site internet avaient publié sans filtre certains propos des chroniques de l'humoriste en décembre 2012. Cet organe de presse n'est pas poursuivi, mais le comique va être jugé pour injures publiques raciales. Parmi ces derniers : "Indolence insulaire", "enc*** de nègre" ou encore "autochtones oisifs"
Des propos racistes ? interroge Ouest France...
Le CollectifDom (Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, fondé par Patrick Karam) ne se pose pas la question. Il ne fait pas de doute que ces écrits sont des propos racistes. La notion d'indolence a "chez nous une signification particulière", a expliqué son président Daniel Dalin: elle se rattache à "celui qui ne ressent pas la douleur". Celle des "coups de fouet", a expliqué l'avocat de l'association, Me Vincent Merrien, pour qui la question n'est pas de savoir si Nicolas Bedos est raciste, mais si ces propos le sont. Peu importe que cet avocat soit spécialiste du "droit fiscal et douanier" (sic) ?...

Le parquet préconise... la relaxe ! 

Absent à l'audience car retenu par un tournage, l'humoriste a reçu le soutien de la représentante du ministère, qui a préconisé la relaxe. La magistrate a ainsi inscrit les expressions litigieuses dans leur contexte. Nicolas Bedos faisait le récit de ses vacances dans les Antilles et le blues de son retour en métropole. Il évoquait sa rencontre avec son guide chauffeur de taxi, un certain Gilles, "un génie", "merveilleux produit de l'indolence insulaire", qui "manie si bien la langue française qu'il fait frissonner mon clitoris lexical", écrit Nicolas Bedos. Dans ces chroniques, "ce que Nicolas Bedos a voulu précisément faire, c'est combattre le racisme", a plaidé l'avocate de l'humoriste, Me Lauranne Favre. Selon elle, le passage sur le chauffeur de taxi est un clin d'œil au Candide de Voltaire. Conséquence de cette plainte et de sa médiatisation, Nicolas Bedos se trouve aujourd'hui de fait "interdit de séjour en Guadeloupe" et a fait l'objet d'une "pluie d'insultes sur internet". Le délibéré aura lieu le 10 novembre.

Le compte-rendu de la presse peut être minimaliste

Racisme : Nicolas Bedos devant la justice

"Nicolas Bedos a été poursuivi en justice par "le CollectifDom" devant le tribunal correctionnel de Paris ce lundi 5 octobre. En cause ? Des chroniques parues dans "Marianne" en décembre 2012 où il est accusé d'avoir tenu des propos racistes." (Quatre lignes dans 'Non Stop People', une chaîne de Canalsat dédiée exclusivement aux informations sur les célébrités.)

Le journaliste Laurent Calixte demande dans l'Obs au collectif de ne pas ridiculiser les Antillais en parlant en leur nom et "en les faisant passer pour des ignares incapables de distinguer une chronique volontairement caricaturale et une véritable injure raciste." Ainsi, au secours de N. Bedos, le groupe Nouvel Observateur a-t-il envoyé un syndicaliste particulièrement approprié comme le spécialiste du secteur high tech de Challenges...

Impunité assurée aux Bedos père et fils 

L'humoriste Nicolas Bedos a déjà été condamné pour insultes
En février 2014, il avait bénéficié de trois mois de prison avec sursis et 800 euros d'amende pour avoir insulté... des policiers. Il était pourtant également poursuivi pour conduite en état d'ivresse, outrage et menace de mort envers des policiers après une chute à scooter. Le tribunal correctionnel de Paris avait suivi les réquisitions du parquet et retenu l'état de récidive légale, l'humoriste ayant déjà été condamné en janvier 2010 pour conduite en état d'ébriété. L'humoriste avait pris les deux policiers à partie, parlant de leur "boulot de merde", notamment. A l'un d'eux, il aurait dit: "Je te retrouverai et je te tuerai".
Nicolas Bedos n'était déjà pas présent à l'audience: il tourne décidément plus qu'on ne pense !

Guy Bedos, le père, a échappé à toute sanc­tion après être all trai­ter de "c****" , en public, une ex-ministre dans la ville où elle est domiciliée 
Dans un juge­ment rendu à la mi-septembre 2015, le tribu­nal de grande instance de Nancy a estimé qu’en quali­fiant la femme poli­tique de "co***e" pendant un spec­tacle gratuit offert par la mairie PS de Toul, l’hu­mo­riste ne se serait livré qu'à l’une de ses "outrances habi­tuelles". 
Le procu­reur de la Répu­blique avait recom­mandé au tribu­nal de le sanc­tion­ner d’une amende, mais les juges ont usé de leur liberté d'interprétation puisqu’ils ont relaxé le père de Nico­las Bedos. 
L’af­faire sera donc de nouveau jugée devant une cour d’Ap­pel.
Nadine Morano a fait appel de la déci­sion du tribu­nal de Nancy. "Nous nous retrouverons en appel" a annoncé Nadine Morano sur Face­book.  "Je reven­dique le droit au respect comme chaque citoyen, a plaidé Nadine Morano sur les réseaux sociaux. Je n’ac­cepte pas les insultes répé­ti­tives dont je suis l’objet de la part d’un homme qui se réfu­gie derrière son statut de bouf­fon pour déver­ser son flot d’injures à mon encontre."

Le respect ne compte pas au nombre des "valeurs" dont le PS nous rebat le oreilles.

dimanche 4 octobre 2015

Bartolone ferait croire que Macron est vraiment "con" *

Ben, non, puisque Bartolone le tacle !

Macron a fait "une erreur et une faute politique," juge Bartolone...



Il ne passe pas pour une lumière, Claude Bartolone, et c'est pourquoi Hollande l'a posé là où il est, au perchoir de l'Assemblée. Il ne faisait pas (trop) de mal, mais depuis qu'il est tête de liste PS aux élections régionales en Ile-de-France, il ne cesse de brandir des anathèmes, à droite et même à gauche. La peur d'une raclée historique le rend non plus seulement fielleux, mais hargneux. Valls l'aurait, dit-on, contaminé...
Dimanche sur Canal+, le petit grand homme a affirmé que le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a fait une erreur et une faute politique" en critiquant le statut des fonctionnaires. "Il faut faire très attention, surtout quand on est ministre, à employer les termes qu'il convient. Le service public est le patrimoine de ceux qui n'ont pas de patrimoine", a-t-il affirmé, lors de l'émission Le supplément, dans un apophtegme qui dispense la gauche de l'obligation de croissance.

C
elui qui s'est fait piéger par les subprimes, au temps où il tentait de gérer la Seine-Saint-Denis emplie des mots qui dépassent son mètre soixante-six. "Jeter l'opprobre sur une catégorie d'hommes et de femmes, qui n'est pas simplement une catégorie de CSP (catégorie socioprofessionnelle), c'est une erreur. C'est une erreur et une faute politique", a-t-il lancé, hyperbolique.

Le ministre de l'Economie de Valls avait aussi affirmé mi-septembre que
le statut des fonctionnaires n'est "plus adapté au monde tel qu'il va" et, "surtout, n'est plus justifiable, compte tenu des missions".
"Le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu'
il est tellement nature qu'il ne se rend pas compte, - peut-être parce qu'il n'a jamais été élu - qu'il est écouté", a caillassé Bartolone.

Il a aussi gratifié la presse d'un axiome bartolonien
: "il n'y a pas de Parti socialiste sans débat" ! Et ce n'est pas Pruneau Le Roux qui avouerait qu'il n'y a pas de débat au PS. Bartolone a tout aussi vite ajouté un contre-vérité : "Je revendique la force du débat. Mais après, (vient) le temps du compromis et de l'unité".

Interrogé sur
l'éventualité qu'une liste socialiste soit devancée par une liste de la droite et du centre et doive se retirer du second tour des régionales pour faire barrage au FN, Bartolone a de nouveau refusé de prendre position. "Je répondrai à cette question au soir du premier tour", a-t-il esquivé.

A propos d'Anne Hidalgo, qui avait défendu dimanche dernier la stratégie du front républicain pour les élections régionales, le "parrain" a répliqué que la maire de Paris lui avait assuré qu'elle s'était "faite piéger" (par les journalistes)... D'Anne Hidalgo, Guy Bedos pourrait donc dire que c'est une "conne", et les journalistes dans son sillage. Des "furoncles", pour Me Gilbert Collard, à propos de Ruquier et sa bande. Disons donc un anthrax...

* La gauche a vulgarisé le mot: après le "Mur des cons" Syndicat de la Magistrature (SM), les humoristes (volontaires ou non) l'ont appliqué à leurs ennemis politiques. Il est même très en vogue pour qualifier les femmes rétives. C'est toujours mieux que la lapidation, n'est-ce pas ?... 

Et quand on pense que le mot "singe" avait indigné ces donneurs de leçons ! 
Depuis l'esclandre, Taubira n'a même plus  de race. 
Amputée de toute caractéristique évidente, il est même interdit en effet -et impensable- de dire qu'elle se comporte comme une blonde. 
Que reste-il donc désormais à celle qui, pour exister, arborait des chevelures typées que les blondes ne peuvent imiter, même pas en rêve. 

Mais tout de même, quand à l'Assemblée elle brandit les preuves de ses mensonges, est-ce une singerie ou une "faute politique" de  blonde, selon Bartolone ?

Depuis, ils ont vraiment reculé les limites de la trivialité. 



mardi 2 juin 2015

Violences aux femmes: Guy Bedos devra répondre de ses insultes machistes

Un membre de la Ligue des droits de l'homme en correctionnelle

Guy Bedos renvoyé au tribunal pour avoir insulté Nadine Morano publiquement

Le comique Guy Bedos a effectivement été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nancy, poursuivi pour "injure publique", le 30 mai 2015, après avoir notamment traité la députée européenne UMP Nadine Morano de "conne" lors d'un spectacle à Toul en 2013. 
"Le juge d'instruction en charge de l'affaire a rendu une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel pour injure publique envers un corps constitué, un fonctionnaire, un dépositaire de l'autorité ou un citoyen chargé d'un service public", a indiqué l'avocat de Mme Morano, Me Alain Behr. Le procès de l'octogénaire,  mis en examen  en juillet 2014 pour ces faits, devrait se tenir "vraisemblablement début juillet", selon le quotidien L'Est Républicain.

Le "malade mental" encourt une peine d'amende de 12.000 euros.

Pour ne pas accomplir son service militaire durant la guerre civile en Algérie, Bedos avait fait la grève de la faim et réussi à se faire réformer pour...  maladie mentale.
Bedos-Lang-Mitterrand-Dray
Le 10 octobre 2013, il avait donné un spectacle à Toul (Meurthe-et-Moselle) à l'occasion de l'inauguration d'une nouvelle salle, alors que Nadine Morano était à l'époque conseillère municipale d'opposition au maire PS.

Devant un public d'un millier de personnes, ce soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) en 2012 avait interrogé: "Nadine Morano a été élue ici à Toul? Vous l'avez échappé belle! On m'avait promis qu'elle serait là... Quelle conne !" Avec ses 21,48 %, le patron du Parti de gauche ne s'était pas qualifier pour le second tour, remporté par le FN avec deux fois plus de voix (42,36 %) sur la circonscription.

Militant de Droit au logement
Le gauchiste avait ensuite récidivé avec plusieurs autres injures à l'encontre de l'élue UMP, comme "connasse" ou encore "salope". Saisie d'une constitution de partie civile par l'ancienne ministre, un juge d'instruction de Nancy avait alors confié une enquête au SRPJ de cette ville, qui avait recueilli des témoignages et des vidéos attestant du prononcé des phrases litigieuses.
 
VOIR et ENTENDRE son sketch "Toutes des salopes" et la grossièreté machiste du membre de la Ligue des droits de l'homme:

Interrogé après son agression verbale,
le déserteur avait déclaré avec mépris dans la presse qu'il n'allait "pas demander pardon à Nadine Morano pour (sa) langue rabelaisienne". "J'ai mon langage à moi et c'était un spectacle, pas un meeting", avait ajouté celui qui soutient Yvan Colonna, militant indépendantiste corse condamné pour l'assassinat du préfet Claude Érignac, le 6 février 1998, évoquant un "incident minime, régional".

Présidentielle 2012
Antifasciste proclamé, mais pote de Mélenchon, Guy Bedos, s’est rendu aux obsèques de l’écrivain Louis Carette – déchu de sa nationalité belge en 1946 et condamné par contumace à 15 ans de travaux forcés par le Conseil de guerre de Bruxelles en raison d’activités antisémites et pro nazies. Sa proximité avec le parti fasciste présidé par Léon Degrelle ("le fils qu’Hitler aurait aimé avoir") ne faisait aucun doute. Après avoir fui la Belgique, il trouva un temps refuge en Italie et arriva en France où il obtint la nationalité en 1959 sous le nom de Félicien Marceau. Un antifasciste qui honore de sa présence l’enterrement d’un fasciste, c’est de la cohérence de gauche à géométrie variable.
G. Bedos, un proche de la ministre de la Justice
Nadine Morano avait au contraire affirmé s'être sentie "attaquée" dans son statut d'élue et de femme.
"Si je gagne, (les dommages et intérêts) iront (à une association) de lutte (contre les) violences aux femmes", a-t-elle dit vendredi matin sur son compte Twitter.
Le comique de la gauche caviar a en revanche refusé tout commentaire. Mais un peu tard.

mercredi 1 avril 2015

Roucas et la nouvelle chasse à l'homme de la gauche au faciès

La gauche mobilise ses internautes  militants

Y a-t-il dérapage sur Twitter si une insulte vient d'
un humoriste proche du FN ? 
Malgré des atrocités équivalentes, qualifier de staliniens des élus ou sympathisants de gauche passe très bien, mais les traiter de nazis ou nostalgiques de son régime et c'est la cata... L'humoriste Jean Roucas a comparé non pas les dirigeants socialistes mais leurs méthodes à celles des nazis et le réseau social ne fait pas la différence au lendemain d'un revers électoral sévère et les réseaux sociaux s'embrasent à la commande.

L'ancienne star du Bébête show ne sait pas taire ses convictions. En plein second tour des départementales, Jean Roucas s'en est directement pris aux dirigeants socialistes, coupables des intimidations vécues dernièrement par les militants du Front national à la suite des anathèmes du premier ministre, Manuel Valls. Dernière en date : l'incendie criminel qui a touché la mairie d'Hénin-Beaumont, nouvellement dirigée par le mouvement de Marine Le Pen, même si l'enquête doit encore établir la culpabilité des membres du Parti socialiste.

Il y a cinq ans, presque jour pour jour, "l'humour" de Stéphane Guillon avait déjà posé un problème. En mars 2010, le chroniqueur de France Inter a traité Éric Besson d'espion au service de Jean-Marie Le Pen. Le ministre de l'Immigration, qui était l'invité de Nicolas Demorand vingt minutes plus tard, a tenu à réagir à cette chronique provocatrice dans laquelle, avec son épaisse finesse se réclamant du troisième degré, Stéphane Guillon assimilait Éric Besson à un suppôt du nazisme oeuvrant, "en taupe", à l'instauration d'une France "pure et blanche" avec "Marine Le Pen comme présidente", Éric Zemmour en ministre de la Culture et lui-même en Premier ministre... Cette charge était lancée sur la radio de service public avec un accent germanique, rugueux, évoquant la funeste occupation allemande. Le planqué des micros amis avait battu en retraite lorsqu'à la suite de ses propos, le ministre lui avait proposé de s'expliquer lors d'un débat télévisé que la chaîne i-télé qui proposait d'accueillir. C'est cette même chaîne du groupe Canal+ qui mettre fin à l'émission "Ça se dispute" pour censurer et licencier son chroniqueur Éric Zemmour en décembre 2014. C'était peu avant les attentats islamistes de Paris contre Charlie hebdo, quand toute la gauche et des nigauds déclarèrent "JeSuisCharlie" par solidarité avec la liberté d'expression. 

"Incendies, menaces de mort, agressions... Valls et ses SA en action", postait l'artiste sur Twitter dimanche, faisant référence aux Sections d'assauts, ces bandes paramilitaires nazies qui terrorisaient les opposants à Hitler pendant les années 1930. Mais c'est surtout la dernière phrase du tweet qui a mis le feu aux poudres : "Heil Hollande !" lançait Roucas, en écho au salut hitlérien en usage chez les militants nazis.

En réaction au "côté facho des agressions subies par le FN"

La Toile s'est aussitôt enflammée au vu du nom de l'auteur sexagénaire du tweet. Jean Roucas est en effet connu pour son soutien officiel au Front national depuis plus d'un an. "Vous n'êtes plus drôle depuis longtemps", pouvait-on lire en réaction sur son compte Twitter, "Complétement sénile", "Pseudo comique pervers/facho", etc. Face aux critiques, l'imitateur a tenté de s'expliquer quelques heures plus tard : "Je ne voulais pas comparer Hollande à Hitler ! Je voulais juste attirer l'attention sur le côté facho des agressions subies par le FN." Peine perdue !

Cette fois, c'est au tour des défenseurs de la libre expression de monter au créneau pour le défendre : "Vous n'avez pas à vous justifier", "ne regrettez rien"... 

Mais, un peu qu'il est lassé des injures et quolibets et un peu qu'il est désireux de ramener les vertueux au calme et à la raison, l'artiste a fini par clore la polémique en annonçant qu'il s'abstiendra désormais de donner son avis : "J'ai oublié qu'en France, seuls les humoristes de gauche ont le droit de s'exprimer. Je ne twitterai plus désormais, au revoir." 

Victimisation ?

Quand l'humour était caustique
et non insultant
Comme Sophia Aram qui, en... mars 2011, se livra à une violente critique du Front national, comparant ses électeurs à des "gros cons", ou le quinquagénaire Stéphane Guillon, tous deux un moment pensionnaires de France inter (Radio France) ou Canal+, Jean Roucas ne met pas pour la première fois les pieds dans le plat de la gauche sectaire. 

Il avait déjà déclaré son indignation quand son spectacle avait été déprogrammé dans certaines mairies "tolérantes", après son ralliement au parti frontiste fin 2013. "J'étais programmé à Gardanne le 25 octobre pour jouer ma pièce ‘le secret de l'abbé Taillère’ à la Maison du peuple", a expliqué, jeudi 19 septembre, l'imitateur. "Parce que je n'ai fait qu'exprimer démocratiquement ma sympathie pour le FN à Marseille, les comédiens de ma troupe, ainsi que la mairie de Gardanne, se sont entendus pour supprimer arbitrairement la représentation", a accusé Jean Roucas. "Pour défendre mon droit élémentaire à la liberté d'expression, j'ai l'intention d'assigner en justice la mairie de Gardanne et les comédiens de ma troupe pour discrimination", avait-il annoncé.
"Ce qui m'a choqué, c'est qu'on m'interdise de travailler parce que j'ai affiché mes sympathies politiques", se désolait-il à l'époque dans Nice Matin. "On est en train de nous imposer un diktat : quand on est artiste, on est obligé d'être de gauche, renchérissait-il sur RMC. Eh bien je réponds, non merde, non !" 
Bien que franco-algérien, Faudel, le chanteur de raï, ne se produit plus en concert qu'au Maghreb et au Moyen-Orient, suite au boycottage de son travail pour avoir apporté son soutien à Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la campagne présidentielle de l'année 2007.

Après un an, Roucas ouvrit un compte Twitter qu'il transforma en tribune politique, où il tourna régulièrement en dérision le gouvernement socialiste ou les grands ténors de la gauche. On le voit donc mal aujourd'hui abandonner les estrades, même s'il est contraint de se faire plus discret jusqu'au prochain rendez-vous électoral,  les élections régionales de décembre prochain.

Pour mémoire, l
e 3 octobre 2013, Jean Roucas déclara à Nice-Matin constater "avec effroi, que la gauche caviar, qui tient les rênes du métier du spectacle, pardonne plus facilement à un type qui a massacré sa femme à coups de poings (Bertrand Cantat, beau-frère de Cécile Duflot) qu'à moi, qui ai eu tort de dire mes sympathies": le mois précédent, ce Marseillais avait participé à l'université d'été du Front national à Marseille. L'humoriste avait alors reçu les soutiens de Michel Fugain et de Michel Drucker.

L' "effet Charlie hebdo" tarde à se concrétiser...

Qu'ont-ils fait de la liberté, de l'égalité et de la fraternité ?
Est-ce Jean Roucas qui déclare que François Hollande est un traître ? C'est un artiste de gauche,  assumé et engagé, qui lance cette accusation terrible: "celui qui a voulu réenchanter le rêve, l'a désenchanté" et "a trahi la gauche." Les mots que se permet l'acteur Philippe Torreton ne l'exposent pas (encore) à la violence des réseaux sociaux, car quiconque est des leurs peut exprimer son mécontentement de la politique de l'exécutif socialiste. Au cours de la promotion de son livre "Cher François, lettres ouvertes à toi, Président", Torreton assura qu'il était animé par " la déception, la tristesse et la colère" et ça passe, pour cette fois. Pourtant, l'ancien soutien de Ségolène Royal en 2007 le dit et l'écrit au calme de sa demeure paisible de socialo-bobo, fils d'institutrice et militante syndicale, François Hollande a failli à sa mission, déclare cet ancien comédien français. César en 1997 pour son rôle dans Capitaine Conan, l'acteur reproche surtout au locataire de l'Elysée ses promesses, lors du fameux discours du Bourget de janvier 2012, qu’il dit connaitre "par cœur". "Je ne suis pas déçu, parce que je m’attendais pas à grand-chose, mais je suis outré parce qu’il a dit des choses."
"C’est le président de gauche le moins intéressé par la culture." Mais, si les autodafés nazis de 1933 en Allemagne n'en sont pas, l'absence de culture n'est pas un crime sur les réseaux. Torreton est encore de ces quinqua bercés d'illusions socialistes en souffrance d'avoir cru en la gauche...
D'ailleurs l'histrion fustige encore les positions du président envers le monde culturel. "
C’est le Président de gauche le moins intéressé par la culture (…) Pouvez-vous dire [...] quand le président a regardé ou cité un film, une pièce, un opéra, un bouquin ?" L’artiste regrette également que personne n’ait parlé de culture après les terribles attentats qui ont frappé la France au mois de janvier. "On a parlé de discipline à l'école, de Marseillaise; on a même entendu ces députés la chanter à l'unisson... Personne n'a parlé de culture. Personne." Car les emblèmes nationaux ne font pas partie intégrante de la culture de cet ancien conseiller de Paris. "Or, le vivre ensemble, c'est quand même la culture qui le porte." Malgré cet épais dossier, Torreton trouve encore du travail sur la place rose de Paris, mais ce n'est pas la chance la mieux partagée à droite.
En janvier 2015, des républicains meilleurs que les autres s'étaient déclarés en faveur de la liberté d'expression des dessinateurs de Charlie hebdo assassinés par des terroristes islamistes français. Mais, en tant que révolutionnaires et libertaires, ils étaient du bon côté du crayon  manche du marteau marxiste.
Et les réseaux sociaux rasent les têtes de ceux qu'ils ont aimés  
En mars 2015, pour se livrer au lynchage d'un homme public pour ses opinions politiques, les mêmes qui se revendiquaient "JeSuisCharlie" nient maintenant la "discrimination" professionnelle qu'ils mènent au nom de la lutte contre les... discriminations.

Mais les cas de censure et de mort professionnelle se multiplient depuis 2007.
Outre Faudel sacrifié dès 2008, la cohérence qui anime le groupe commercial de divertissements a incité Canal+ à virer Eric Zemmour de son site d'information i-télé, tout en le gardant sur sa chaîne M6... Radio privée, RTL a, en revanche, démontré son indépendance en conservant sa confiance à Zemmour, malgré les pressions de Bruno Le Roux, un républicain rose qui avait demandé aux media de ne plus "abriter" les déclarations d'Eric Zemmour.

Les précédents socialistes ne sont pas rares
Pour un tweet peu flatteur qui avait provoqué l'indignation par procuration de la Rue de SolférinoValérie Trierweiler, concubine présidentielle sans titre, a obtenu la tête du journaliste Pierre Salviac (RTL) en mai 2012 au sujet de a été dénoncé et : l'insolent s'est vu sanctionné d'un licenciement, séance tenante.

Dans la république socialiste égalitaire, le service public de France 2 a en revanche autorisé les prestations épisodiques du chroniqueur d'ONPC, Nicolas Bedos.  
L'individu a pourtant  été mis en examen, le 16 décembre 2014, 
pour "complicité d'injure publique raciale" dans l'utilisation des expressions "enculé de nègres" et "autochtones oisifs" que l'hebdomadaire Marianne a accepté de publier impunément dans deux articles, une récidive
La série de délires incriminés au pseudo-humoriste remonte au mois de décembre 2012. "Nous nous sommes sentis insultés par ces propos qui visent toute une communauté", explique au quotidien le président du Collectif des Antilles, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, Daniel Dalin, auteur de la plainte, déposée en janvier 2013. Les chroniques en question avaient été écrites par Nicolas Bedos au retour de vacances en Guadeloupe. "On ne peut s'en prendre ainsi à un groupe humain." "Nous y avons vu une incitation à la haine raciale, à laquelle il convenait de mettre fin, ajoute l'association. Même au troisième degré, on ne peut pas s'en prendre à un groupe humain de la sorte. Les humoristes doivent pouvoir travailler mais il s'agit de combattre tous les propos à caractère raciste."

L'humoriste Bedos, le père, a menacé Charlie hebdo de mort
Non seulement, l'octogénaire a traité Nadine Morano de "conne", mais il a déclaré "Charlie Hebdo, c’est pas mes copains. Qu’ils crèvent !" Guy Bedos a été exaucé…

Et, depuis la dernière débâcle en date des départementales, le pire reste à venir.

mercredi 16 juillet 2014

Insultes publiques: Nadine Morano peut réclamer 9 mois ferme pour Guy Bedos

Si la justice de Taubira était aussi impartiale qu'équitable 

Le socialo-bobo fera-t-il de la prison pour injures machistes ? 
Ministre de tous les Français ?
L'ancienne candidate FN ayant comparé Christiane Taubira à un singe, a écopé de neuf mois de prison ferme et une très lourde amende. 

Nadine Morano n'est-elle d'autant plus justifiée dans sa demande de la même peine pour Guy Bedos ?

Le comique l'a en effet traitée de "conne" et de "salope", en public et anti-sèche en mainle 10 octobre 2013, et à Toul, dans la circonscription de la candidate UMP.  
Guy Bedos est mis en examen. La presse engagée mais indépendante écrit, comme Le Nouvel Observateur, qu' "il aurait employé ces termes pour évoquer la femme politique."
Puisqu'une certaine presse doute de la réalité des faits, voici une vidéo qui condamne la désinformation par l'emploi du conditionnel.

A noter que la bordée d'injures est assortie d'un bras d'honneur...

L'ancienne ministre qui déplaît à ce proche du vulgaire Mélenchon (autre adepte de l'insulte) a porté plainte pour injures publiques. Guy Bedos avait alors rétorqué qu'il n'allait "pas demander pardon à Nadine Morano pour (sa) langue rabelaisienne". Et d'ajouter: "Nadine Morano est une conne; ce n'est pas de la diffamation, c'est de l'information." L'octogénaire est-il détenteur d'une carte de presse?
A noter enfin qu'aucune association féministe ne poursuit le comique en justice...
 

mardi 8 juillet 2014

B. Cantat soutient les intermittents contre ces "salauds qui nous gouvernent"...

Condamné pour meurtre, le beauf' de Duflot est-il excessif?

La musique n'adoucit pas les moeurs
En concert, Bertrand Cantat a tenu à apporter son soutien au mouvement des intermittents du spectacleau Main Square d'Arras, ce dimanche 6 juillet. Il a publiquement fustigé ces "salauds qui nous gouvernent" au Main Square d'Arras, ce dimanche 6 juillet. Après Bedos père qui a insulté Nadine Morano en spectacle, la scène française se radicalise...

La courtoisie est certes de gauche, mais...
Les artistes ont tout intérêt à ne pas braquer les techniciens intermittents du spectacle, et les festivals musicaux de l'été ont décidé de leur apporter leur soutien. Sincères ou non, les musiciens ont été nombreux à leur emboîter le pas, notamment aux Eurockéennes et aux Francofolies, contraints de protéger leurs concerts. Et leur gagne-pain.

C'est à Arras, que la démagogie s'est exprimée en faveur du conflit des intermittents, ce dimanche

Et c'est Bertrand Cantat, chanteur du groupe Detroit qui a pris la parole devant son public pour défendre cette corporation, en colère. Un état permanent qu'ils ont commun.
"C'est eux qui font marcher les choses et non pas les salauds qui nous gouvernent." Chacun son business, mais réduire l'économie et les chances de reprise de la croissance à la protection des acquis sociaux des plus favorisés de la catégorie, c'est vraiment pousser le bouchon un peu loin, Marcel.

Cantat a lâché son morceau de bravoure entre deux chansons et avant de commencer son morceau, "null and void" [nul et non avenu, puisque le Français n'est pas une langue morte]. "Je voudrais ici saluer le combat des intermittents du spectacle, qui en fait n'est pas seulement celui des intermittents du spectacle mais de tous les précaires et de tous les gens qui essaient de vivre correctement et décemment (...) Il y a des gens qui essaient de les en empêcher pour parler très très basiquement et c'est absolument injustifié et injustifiable", a-t-il déclaré. 

Un donneur de leçons...
Sous les applaudissements, le chanteur a poursuivi : "alors que tout le monde, comme eux, soit Null and void et qu'on leur dise n’entrez pas vous n'êtes pas chez vous, eh bien nous on dit que ces gens-là sont chez eux partout puisque c'est eux qui font marcher les choses et non pas les salauds qui nous gouvernent (...) C'est notre position et ça m'étonnerait qu'on en change". Ca, c'est bien dit ! Vous avez suivi?
VOIR et ENTENDRE celui qui justement ne change jamais d'avis...
 
On sent bien là que la prison l'a fait mûrir...

Guy Bedos mis en examen pour injures publiques envers Nadine Morano

Vers un coup d'arrêt prochain aux dérives du showbiz partisan?

Le respect de l'adversaire que bafouent Aubry et Hollande 
Le SM n'épingle pas Guy Bedos,
mais A. Bauer, un proche de Valls
L'humoriste ne fait pas du Bigard mais, si il n'y a qu'un pas entre la vulgarité et l'insulte, les Bedos (père et fils) ne l'ont jamais franchi. Dans sa tête mal faite, Guy Bedos mêle couramment vulgarité et insulte, moteurs d'un humour à un degré qui reste à déterminer dans les profondeurs de l'âme  instinct animal. 

G. Bedos et Dieudonné
L'octogénaire  misogyne a été mis en examen, lundi 7 juillet, pour injure publique par un juge d'instruction de Nancy, après avoir traité l'ancienne ministre UMP Nadine Morano de "conne" et "salope" en spectacle à Toul en octobre dernier.

"Guy Bedos a été mis en examen lundi après-midi pour 'injure publique envers un corps constitué, un fonctionnaire ou un citoyen chargé d'un service public'", a dit à l'AFP le parquet de Nancy, confirmant une information du site de L'Est Républicain.

L'humoriste encourt une peine d'amende de 12.000 euros.

Guy Bedos: "Si Sarkozy est réélu, je ne réponds plus de rien !"  

Aussi impartial qu'un magistrat du SM, le comique est face à son juge.
Guy Bedos avait donné le 10 octobre un spectacle à Toul (Meurthe-et-Moselle), dont Nadine Morano était à l'époque conseillère municipale d'opposition, à l'occasion de l'inauguration d'une nouvelle salle.
Nadine Morano a été élue ici à Toul ? Vous l'avez échappé belle ! On m'avait promis qu'elle serait là... Quelle conne !", avait lancé l'artiste à un public de 1.300 personnes.
Le lendemain, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy avait annoncé qu'elle allait déposer plainte avec constitution de partie civile.

Elle avait déclaré s'être sentie "attaquée" dans son statut d'élue et de femme. "C'est une atteinte au droit des femmes", avait-elle estimé, dénonçant "un manque de respect envers les femmes qui est intolérable".
Une provocation visant la députée de Toul,  à cinq mois des municipales

G. Bedos sur scène avec Mélenchon
lors du meeting du Front, le  5 juin 2012
Guy Bedos avait alors répondu qu'il n'allait "pas demander pardon à Nadine Morano pour (sa) langue rabelaisienne [sic]. J'ai mon langage à moi [c'est tant mieux pour Rabelais] et c'était un spectacle, pas un meeting", avait-t-il prétendu, évoquant un "incident minime, régional". 
Un détail de l'histoire, sans majuscule. Notamment pour les féministes de tout poil restées coites...