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mercredi 23 août 2017

Le dérapage sexiste de Jean-Michel Aphatie

Aphatie, journaliste, arbitre des élégances et sectaire emblématique de  France Info

Jean-Michel Aphatie, 59 ans, suscite une vive polémique : n'a-t-il pas fait son temps ? 

Résultat de recherche d'images pour "christophe Barbier"Vendredi dernier, le journaliste avait critiqué la tenue rouge d'Audrey Crespo-Mara, plutôt que Christophe Barbier (ci-contre), alors que la présentatrice ouvrait le JT de 20h avec les attentats terroristes par des islamistes, perpétrés en Catalogne la veille. Mais Barbier est sur BFMTV, tandis que Crespo-Mara est sur TF1... Toute la différence sectaire est là. 


"Pas sûr que la robe rouge d'Audrey Crespo-Mara soit très adaptée à l'actualité ce soir" avait posté sur Twitter l'arbitre des élégances. 
Et c'est lui qui écrit sur sa page Twitter: "Le journalisme, ce n'est pas l'objectivité, c'est la maîtrise de la subjectivité." Encore un effort et, avant son départ, il maîtrisera (peut-être) sa stupidité ?


En retour, via une avalanche de tweets, les internautes ont d'ailleurs rapidement accusé Jean-Michel Aphatie de misogynie et de sexisme pour ses propos jugés déplacés.


Pour calmer le jeu, le chroniqueur du service public a tenté de s'expliquer 
dans un entretien avec le Huffington Post : "TF1 a fait le choix légitime d'ouvrir son journal sur une séquence forte en diffusant des images de la minute de silence à Barcelone. On est dans la tristesse, le drame, il y a une volonté de dramaturgie. Mais quelques secondes plus tard, on découvre cette robe rouge sur le plateau. On ne va pas en robe rouge à un enterrement. Le rouge, c'est la couleur de la joie, de la fête". Le rouge, c'est aussi la couleur du sacrifice. 
Le Basque a également souligné qu'il aurait fait la même remarque si Gilles Bouleau, présentateur du JT en semaine, avait porté une cravate rouge.

Comment l'expert en "dress code" a-t-il jugé la tenue des députés sans cravate de 'La France insoumise' ? 

mardi 29 juillet 2014

Hollande retient P. Moscovici à la candidature au poste de commissaire européen

Nouvel accroc à la parité: E. Guigou s'est faite évincer

Elisabeth Guigou fait les frais de l'arbitrage de Hollande en faveur d'un homme
, 
Pierre Moscovici. 

Le président a tranché en faveur de son ancien ministre de l'Economie et des Finances, un champion de la sur-fiscalisation en Europe, qui sera son candidat à un poste de commissaire européen, puisque la France peut y prétendre. Il aura toutefois fallu plusieurs sources européennes pour apprendre que le président de la République a communiqué sa préférence au nouveau président de la Commission européenne, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker
Aucune femme ne faisait l'affaire, à ses yeux. Elisabeth Guigou, aujourd'hui présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, avait fait acte de candidature. L'ancienne ministre de Lionel Jospin avait même assuré dans la presse avoir la préférence de François HollandePervenche Bérès, députée européenne et tête de liste du PS en Ile-de-France, était aussi sur les rangs. Les féministes auront donc un motif de plus pour garder une dent contre leur meilleur choix de 2012, comme les jeunes, priorité de sa campagne, puisque les lycéens se sont vu sucrer des bourses au mérite.

L'Allemagne freine les discussions

La lettre officielle de candidature sera adressée pour le 31 juillet afin de permettre à Juncker de distribuer les portefeuilles et de présenter son équipe aux dirigeants européens lors de leur sommet du 30 août. Le président français a confirmé qu'il voulait une vice-présidence et le poste des Affaires économiques.
La nature du portefeuille qui pourrait être confié à Moscovici, qui fut ministre des Affaires européennes de Jospin, reste incertaine, en raison des réserves émises par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Celui-ci est en effet logiquement opposé à l'idée de confier à la France la responsabilité de faire respecter la rigueur budgétaire dans l'Union européenne. "Ce ne serait pas un cadeau pour Pierre Moscovici, car il verrait en permanence sa crédibilité et son impartialité mises en doute", selon une source européenne.

Une seule femme pour le moment à la Commission

Elisabeth Guigou, à la droite de Pierre Moscovici, le 6 mai 2012.

L'idée de créer un portefeuille spécialement consacré à la relance de la croissance par les investissements est en discussion avec J.-C. Juncker. Le poste serait en droite ligne avec la mission sur "la contribution des politiques européennes à la croissance et à l'emploi" confiée par François Hollande à Pierre Moscovici dans le gouvernement Ayrault, avec le succès que l'on sait ! Hollande s'apprête à invoquer les conditions et les moyens dont pourra bénéficier ce nouveau poste pour justifier le renoncement de la France à ses prétentions sur le portefeuille des Affaires économiques.

On le sait déjà, la nomination de Moscovici ne fait pas les affaires de Juncker qui peine à convaincre les dirigeants européens de lui proposer des candidates pour constituer son équipe. Une seule femme a pour l'instant été désignée par son gouvernement: la Tchèque Vera Jourova, ministre libérale chargée du Développement local. 
Six pays ne sont pas pressés de désigner leur candidat officiel: l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Portugal, la Slovénie et la Roumanie, indique-t-on auprès de ses services.

mardi 8 juillet 2014

Guy Bedos mis en examen pour injures publiques envers Nadine Morano

Vers un coup d'arrêt prochain aux dérives du showbiz partisan?

Le respect de l'adversaire que bafouent Aubry et Hollande 
Le SM n'épingle pas Guy Bedos,
mais A. Bauer, un proche de Valls
L'humoriste ne fait pas du Bigard mais, si il n'y a qu'un pas entre la vulgarité et l'insulte, les Bedos (père et fils) ne l'ont jamais franchi. Dans sa tête mal faite, Guy Bedos mêle couramment vulgarité et insulte, moteurs d'un humour à un degré qui reste à déterminer dans les profondeurs de l'âme  instinct animal. 

G. Bedos et Dieudonné
L'octogénaire  misogyne a été mis en examen, lundi 7 juillet, pour injure publique par un juge d'instruction de Nancy, après avoir traité l'ancienne ministre UMP Nadine Morano de "conne" et "salope" en spectacle à Toul en octobre dernier.

"Guy Bedos a été mis en examen lundi après-midi pour 'injure publique envers un corps constitué, un fonctionnaire ou un citoyen chargé d'un service public'", a dit à l'AFP le parquet de Nancy, confirmant une information du site de L'Est Républicain.

L'humoriste encourt une peine d'amende de 12.000 euros.

Guy Bedos: "Si Sarkozy est réélu, je ne réponds plus de rien !"  

Aussi impartial qu'un magistrat du SM, le comique est face à son juge.
Guy Bedos avait donné le 10 octobre un spectacle à Toul (Meurthe-et-Moselle), dont Nadine Morano était à l'époque conseillère municipale d'opposition, à l'occasion de l'inauguration d'une nouvelle salle.
Nadine Morano a été élue ici à Toul ? Vous l'avez échappé belle ! On m'avait promis qu'elle serait là... Quelle conne !", avait lancé l'artiste à un public de 1.300 personnes.
Le lendemain, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy avait annoncé qu'elle allait déposer plainte avec constitution de partie civile.

Elle avait déclaré s'être sentie "attaquée" dans son statut d'élue et de femme. "C'est une atteinte au droit des femmes", avait-elle estimé, dénonçant "un manque de respect envers les femmes qui est intolérable".
Une provocation visant la députée de Toul,  à cinq mois des municipales

G. Bedos sur scène avec Mélenchon
lors du meeting du Front, le  5 juin 2012
Guy Bedos avait alors répondu qu'il n'allait "pas demander pardon à Nadine Morano pour (sa) langue rabelaisienne [sic]. J'ai mon langage à moi [c'est tant mieux pour Rabelais] et c'était un spectacle, pas un meeting", avait-t-il prétendu, évoquant un "incident minime, régional". 
Un détail de l'histoire, sans majuscule. Notamment pour les féministes de tout poil restées coites...

dimanche 30 mars 2014

Najat Vallaud-Belkacem, "Viêt minh souriante" ou "Khmère rose"

Najat Vallaud-Belkacem voit du machisme partout

Mais voit-elle le sexisme féministe?

C'était pas bien...







Mais ça, c'est bien !

Comme porte-parole godillot d’un gouvernement verbeux, NVB remplit bien son rôle, à cela près que personne ne l'écoute: à force de sectarisme, elle est devenue inaudible. Elle a donc des progrès à faire pour être crédible et efficace. 
Au point que l’opposition parlementaire ne peut pas la souffrir: ni indulgence, ni clémence pour une totalitaire de type soviétique, époque guerre froide.  

La nouvelle ligne “Boss au féminin” des célèbres marqueurs Stabilo n’a pas du tout plu aux féministes
Selon la publicité de la marque, le design des feutres, en forme de tube de gloss, concilie "élégance et sens pratique" dans un style "délibérément féminin". Problème : beaucoup de personnes sur les réseaux sociaux n’ont pas du tout apprécié l’initiative commerciale de la marque et les sarcasmes ont fusé toute la journée de mardi. Stabilo s’est finalement excusé en fin de journée sur son compte Twitter.
Qui nous gâte la vie?
Toute notre vie publique, mais aussi privée devient invivable, car elle est désormais passée au crible de l'idéologie dominante, tantôt sur l'indifférenciation des sexes, tantôt sur le féminisme, comme le font déjà les écologistes radicaux qui entendent régler nos existences jusque dans nos foyers.  Qu'il soit vert ou rose, ce totalitarisme excède les Français. Quelques voix fortes s'élèvent toutefois pour demander que cessent  les pressions et intimidations, les stigmatisations et entraves, les culpabilisations et sanctions fiscales.

Le Figaro Magazine consacre un article à "NVB", "symbole de cette gauche sociétale"
écrivait l’hebdomadaire le vendredi 14 février

Une qualification de la ministre des Droits des Femmes,  Najat Vallaud-Belkacem, tirée du commentaire fait par le député UMP Hervé Mariton, fervent opposant au mariage homosexuel lors des débats à l’Assemblée nationale, qui décrit la ministre comme une "Viêt-minh souriante". Au sourire jaune. 
La porte-parole du gouvernement a d’abord jugé ces qualificatifs "insignifiants". Un adjectif qu’elle accole également à l’hebdomadaire du Figaro: "Tout ce qui est excessif est insignifiant. C’est ce que m’inspire souvent ce magazine." La socialiste a une idée approximative du pluralisme... 
Et, ajoutant la caricature à l'amalgame, NVB de poursuivre, sur la ligne éditoriale du magazine: "Vivement que le Figaro magazine revienne à ses sujets de prédilection : où acheter son champagne [français], où acheter son caviar [d'Aquitaine], où aller skier". "C’est totalement incongru", estime-t-elle.

Hervé Mariton l'a, quant à lui, gratifiée sur Twitter d'une petite explication de texte sur les notions de "colonialisme" et de "misogynie", faisant observer que "Viêt-Minh" est un "qualificatif politique" et que "souriant" peut être associé aussi bien à un homme qu'à une femme.

Des propos dénoncés par Laurence Rossignol, sénatrice et porte-parole du PS, qui les a qualifiés de "sexistes" et "racistes".
Pour cette ex-révolutionnaire trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), dans un réflexe qu'elle partage avec H. Désir (SOS Racisme, comme elle), Hervé Mariton allierait à la fois racisme et sexisme, évitant de peu le stigmate du fascisme.
L'ayatollah du féminisme va jusqu'à taxer de "sexiste" la mention d'un sourire de femme par un homme. Elle a néanmoins accepté les fonctions de chargée de mission, puis chef de cabinet auprès d'un président de l’Assemblée nationale qui passe pourtant pour voir dans la femme un produit de consommation, Laurent Fabius.

Dans une tribune publiée le 6 avril 2012 sur le site Mediapart, Rossignol a aussi défendu la position de Najat Vallaud-Belkacem favorable à l'abolition de la prostitution
Contrairement aux trilles de son homonyme à plumes, la complainte de Rossignol est binaire. Vice-présidente PS de la région Picardie, c'est sans circonstances atténuantes qu'elle a condamné Anne Sinclair que la presse socialiste sanctifiait : "C'est un personnage des chansons d'Edith Piaf : 'I'm'fout des coups, I'm'prend mes sous, mais c'est mon homme, je l'aime.' Et de conclure que la richissime socialiste "Anne Sinclair incarne l'universalité de la domination des femmes."

Ex-Pétroleuse du MLF, 
Mlle Rossignol ne craint
 d'ailleurs  pas la caricature et l'outrance


"Khmère rose", aussi.

Le Figaro intitulait son article "la Khmère rose", une comparaison empruntée à l'ex-UMP Christian Vanneste en 2006.  Montrant quelques heures plus tard que le PS est plus réactif sur le sociétal qu'au social, Bruno Le Roux, le patron du groupe socialiste à l'Assemblée, avait estimé qu'il s'agissait d'un propos "colonialiste et misogyne" et tirait également sur le traitement journalistique du Figaro : "La conclusion grossière et pathétique qu’en tire Le Figaro Magazine est de titrer son article "La Khmère rose", ajoutant aux relents colonialistes, la référence à un mouvement qui a causé la mort de millions de Cambodgiens. 60 ans après Dien Bien Phu, le débat public et notre mémoire collective méritent mieux que ces propos outranciers et blessants.
Le Roux omet de préciser que le mouvement qu'il évoque est communiste d'inspiration maoïste et qu'il s'est rendu coupables de déportation massive et de massacres de la population.

Autre élu en première ligne contre le mariage pour tous et interrogé sur la porte-parole du gouvernement, le député du Parti Chrétien-démocrate de Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson. Pour lui, NVB évoque "le beau visage de l’idéologie".

Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob ne ménage pas non plus la franco-marocaine du gouvernement.
Pour lui, la ministre n’est que dans l’apparence. Et manque de fond. "Elle parle beaucoup, affiche son sourire, mais derrière,cela sonne creux."
Sexisme politiquement correct 
et de bon goût

Investie par les féministes et les écologistes radicaux, la gauche politique ne serait-elle pas devenue le refuge des aigri(e)s en tout "genre"?


mercredi 9 octobre 2013

Erreur sur la personne: la députée n'était pas la Massonneau qu'il croyait

Véronique Massonneau fait les frais d'une allergie à Valérie  

La députée n'était pas au perchoir
Une intervention de la députée de la Vienne -du nom honni de Massonneau- a été perturbée par des caquètements de poule venant des bancs de l'opposition à l'Assemblée nationale, en plein examen de la réforme des retraites.

A Hollande, le flou;
à Valérie Trierweiler,
née Massonneau, 
la transparence

L'imaginez-vous
passant ses vacances
avec Th. Thévenoud?
Mardi soir, lors du débat retraites, Véronique Massonneau, députée écologiste de la quatrième circonscription de la Vienne, a eu quelque difficulté à pondre son allocution portant sur l'allongement de la durée de cotisation
Certains députés UMP se sont en effet laissés aller à quelques manifestations de basse-cour bien naturelles à la Chambre basse. Certes difficiles à entendre sur la vidéo, elles étaient, semble-t-il, bien audibles dans l'hémicycle, plutôt échauffé par les écolos PS-incompatibles.

Le député (apparenté) UMP Philippe Le Ray n'est pas un chapon


Il aurait lancé des cocoricos en pleine séance. 
Exploitant agricole élu du Morbihan, le bien vert député devra désormais jouer au Scrabble en ligne sur sa tablette numérique, tels Thomas Thévenoud ou Jérôme Guedj, tous deux du Parti Socialiste, et laisser retomber sa crête écarlate à la vue des amazones -en cuir- de l'Assemblée.

"Je suis pas une poule",
assura l'écologiste élevée en batterie.
Bartolone ne manqua pas de dénoncer des cris d'"oiseau" et un risque de populisme...  A-t-il pensé "sexisme"? 
Désir H., quant à lui, aura sans doute un amalgame à faire avec la période récente "la plus sombre de notre histoire" !


Dernier défoulement dans une liste déjà longue

Le Breton n'est pas le premier "oiseau" abattu en plein vol. On se souvient des sifflets grivois qui avaient accueilli la prise de parole de la ministre Cécile Duflot quand l'adepte du jeans vire-volta ce jour là... en robe printanière

Si les femmes écologistes sont décidément la cible de certains parlementaires UMP, les femmes politiques de droite ne bénéficient d'aucun traitement de faveur. Souvenez-vous: voici ce que le député UMP de Paris, Bernard Debré, disait de Rachida Dati en juillet 2012.
Le Sénat n'est pas en reste. 
La sénatrice PS de l'Oise, Laurence ...Rossignol, avait gratifié son collègue Bruno Sido, exploitant agricole de Haute-Marne, de "la Palme du misogyne beauf" pour avoir dit à haute voix "C'est qui cette nana?" alors qu'elle s'exprimait sur... la parité aux élections cantonales.

En bref, l'opposition compte encore des hommes, là où la majorité présidentielle aligne des godillots.

mercredi 3 juillet 2013

Montebourg ironise sur le "très beau travail" de Batho

Montebourg rend "hommage" Batho: ça ne mange pas de croissants !

Au bal des hypocrites, Montebourg n'est pas à l'orchestre

Najat Vallaud-Belkacem a accablé Delphine Batho, ministre de l'Environnement renvoyée comme une malpropre pour avoir amèrement regretté l'amputation du budget de l'écologie. Elle a pris en revanche la défense d'Arnaud Montebourg, l'employeur de son mari, Boris Vallaud, bien qu'il s'en soit pris à tout le monde, entrepreneurs et jusqu'à son premier ministre, qu'il a injurié devant témoins sur sa gestion de la France. La porte-parole du gouvernement a néanmoins eu le front d'assurer que le ministre du Redressement productif "n’a jamais contesté publiquement un arbitrage rendu par le Premier ministre".
Hollande et Ayrault auraient été les seuls à ne pas savoir apprécier l'excellence du travail de la bannie.

Le ministre de l'esbrouffe improductive a encore fait du zèle en flattant la ministre tombée en disgrâce. Se démarquant du Premier ministre et donc du chef de l'Etat, il a en effet adresse un "message de courage et d'affection" (sic) à son ex-collègue, évincée du gouvernement mardi.
Montebourg n'a pas manqué d'audace devant les caméras mercredi, à l’issue du Conseil des ministres:
il ne manquait que les fleurs. Toujours ministre malgré ses désaccords publics avec Jean-Marc Ayrault fin 2012 au sujet de Florange, il a été le seul à voir en Delphine Batho une "excellente collègue", qui a "fait un très beau travail". "C’est une amie par ailleurs. Je veux lui adresser un message de courage et d’affection". Le couple exécutif aura apprécié cet accès isolé de complaisance.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a d'ailleurs justifié l'éviction de la ministre. 
François Hollande "a dit (...) qu’il y a une règle, et les règles elles s’appliquent" à tous les membres du gouvernement, qui ne doivent pas critiquer la ligne politique budgétaire choisie, a-t-il souligné devant la presse à l’issue du Conseil. Cette règle est "celle, dans un gouvernement, du respect des engagements autour du Budget, qui est un acte essentiel", a-t-il insisté. L’ambiance a néanmoins été "tout à fait studieuse," a-t-il encore ajouté en langue de bois: cette éjection est un non-événement ! 

Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon enfourche le thème de l'hégémonie socialiste.
Côté cour, l'élu d'extrême gauche a estimé mercredi que le président François Hollande "aux abois" a montré "un visage autoritaire, machiste et violent" en l'encontre de Dephine Batho, une jeune ministre exposée, car sans réseau. Et d'espérer que cette décision accélèrera "l’indispensable recomposition politique (...) dont le peuple a besoin".
"François Hollande avait déjà divisé la gauche politique, puis les syndicats. Il divise à présent son gouvernement. Et du même coup son parti, comme il va le voir bientôt. Il s’en mordra les doigts", commente Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué au lendemain du limogeage de la socialiste. "Il croyait faire un exemple sans frais. Mais Madame Batho n’est pas la faible femme qu’il croit", prétend-il et "son expulsion correspond à un moment politique qui lui donne un sens très large", estime l’Eurodéputé, pour qui "les socialistes et les Verts savent dorénavant qu’ils n’ont d’autre espace que celui de la soumission aveugle et silencieuse au dogme de l’austérité" et que "toutes leurs convictions y seront sacrifiées".

"
Seuls Hollande et sa cour de technocrates peuvent croire que les préoccupations de carrière sont les seules motivations du grand nombre des socialistes et des écologistes. Cela ne passera pas", martèle l’ancien candidat à la présidentielle, pour qui "François Hollande, aux abois, montre un visage autoritaire, machiste et violent". "Sa décision va révulser. Puisse-t-elle accélérer l’indispensable recomposition politique sur des bases saines et honnêtes dont le peuple a besoin", se réjouit l’ancien sénateur de l’Essonne.Côté jardin des Verts radicaux, mardi soir, le député-maire de Bègles, Noël Mamère, proposait sur RTL une "réunion de crise" d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) après l'"éviction" de la socialiste. "Il faut que notre parti avec les ministres organise au plus vite une réunion de crise pour savoir si nous devons rester dans ce gouvernement", a-t-il estimé. 
A l'inverse, Pascal Canfin, l’un des deux ministres écologistes qui, avec Cécile Duflot, campent au gouvernement, annonçait sur Europe 1 qu’ils feraient mardi soir avec Pascal Durand, numéro un d’EELV, "l’analyse politique de la situation".
Mais
Barbara Pompili, co-présidente du groupe des députés Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a confirmé mardi soir à la presse que "les Verts ne quitt(ent) pas le gouvernement", malgré l'amputation du budget de l'environnement et l'éviction de sa ministre. En quittant la réunion en cours des dirigeants EELV au ministère du Logement dirigée par l’écologiste Cécile Duflot, Barbara Pompili a ajouté dans une formule malencontreuse que "la question de la sortie du gouvernement a été évacuée assez vite". "On attend notamment de rencontrer Jean-Marc Ayrault. J’espère qu’on va le rencontrer assez vite. On a besoin d’avoir des éléments qui nous rassurent sur ce que veut faire ce gouvernement par rapport à l’écologie", a-t-elle prétendu.Pascal Durand, secrétaire national de EELV, a déploré qu'avec le débarquement de Batho l’écologie serve "encore de variable d’ajustement". "A partir du moment où elle exprime un désaccord, je regrette que l’on mette fin à ses fonctions immédiatement, et qu’on ne laisse pas l’espace à un débat", a-t-il déclaré sur BFM Business. "On va arriver au troisième ministre de l’écologie en une année. C’est le seul ministère qui a tourné de cette manière, le seul ministère qui manifestement sert de variable d’ajustement". Il a demandé au président François Hollande et au Premier ministre "des engagement clairs et des actes pour que l’écologie soit définitivement prise en compte dès le budget 2014", a-t-il précisé à l’issue d’une réunion des ténors du part.

"Deux poids, deux mesures"

Le co-président des députés écologistes, François de Rugy, a évidemment déversé son lisier, estimant que "sanctionner les bons élèves quand certains cancres n’ont jamais de sanction", comme Arnaud Montebourg, par exemple, "c’est quand même assez fort de café" équitable. "Cela donne l’impression qu’il y a deux poids deux mesures, quand on parle d’écologie et d’autre chose", a-t-il commenté. 

Interrogé sur le successeur de D. Batho, Philippe Martin
, qui avait été mandaté il y a quelques mois pour faire le lien avec les écologistes, il a déclaré : "On le connaît bien, mais la question c’est : quelle sera sa marge de manoeuvre". "Il faut qu’il ait une parole forte". Rugy n'attend donc pas des actes.
Le député EELV
Sergio Coronado a fustigé "la violence de la décision" et "un fonctionnement de caserne". "Je ne crois pas qu’on ait besoin de cela en ce moment", a-t-il observé. 
Pour la co-présidente du groupe écologiste Barbara Pompili, qui ne semble pas revendiquer un ministre écolo à l'environnement, ce qui importe "ce n’est pas le casting, mais l’orientation écologiste du gouvernement". "On disait à Delphine Batho qu’il fallait qu’elle s’engage plus, qu’elle 'l’ouvre plus', malheureusement elle l’a ouvert, un peu trop tard. La vie politique est injuste mais nous, ce qui nous importe ce n’est pas le casting mais l’orientation écologiste de ce gouvernement", a-t-il déclaré dans les couloirs de l’Assemblée, sans regrets pour Batho.

L'opposition tacle

L’ancien ministre de l’Écologie
Jean-Louis Borloo a dénoncé la politique du gouvernement qui consiste à " faire porter la responsabilité au ministre" qui "défend sa mission. "La méthode qui consiste à amputer aussi violemment cette politique avec plus de 7% de baisse de son budget faisant porter la responsabilité au ministre en charge qui défend sa mission relève plus de la faiblesse et de l’inélégance que de la fermeté", souligne le président de l’UDI dans un communiqué. "Depuis la composition de ce gouvernement, j’ai dénoncé le démantèlement du grand ministère de l’Écologie, ministère d’État, avec l’amputation des transports, du logement et de l’urbanisme, c’est-à-dire les trois quarts des sujets environnementaux notamment en matière d’émission de CO2", rappelle le député du Nord.
En conséquence, dit-il, "ce ministère affaibli n’a pas pu défendre les économies d’énergie dans les bâtiments, les transports doux comme le Canal Seine-Nord, les autoroutes ferroviaires et a constaté impuissant la mise en berne des énergies renouvelables comme si la présence d’écologistes au gouvernement était une caution qui autorisait l’abandon de ces politiques".

François Fillon, ancien Premier ministre, a dénoncé le "deux poids deux mesures" de ce limogeage de Delphine Batho, alors que le président François Hollande laisse "divaguer sur la place publique" d’autres ministres comme Arnaud Montebourg ou Cécile Duflot. Le renvoi de Mme Batho du gouvernement est "un épisode désolant. Manifestement, François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont plus prompts à sanctionner leur ministre de l’environnement que M. Montebourg ou Duflot", a affirmé F. Fillon
lors d’un meeting à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) . Selon lui, " il y a les membres de la majorité que le président et le Premier ministre craignent. "Celui qui divague le plus, c’est Montebourg qui a réussi l’exploit de nous fâcher avec tout le monde: les industriels, les investisseurs étrangers, les chefs d’entreprises français, la Commission européenne, l’Allemagne de Mme (Angela) Merkel. Lui, il peut continuer, il restera à son poste car il doit peser sans doute dans la majorité,"  a-t-il ajouté. "La pauvre Mme Batho a sûrement eu tort de dire que son budget était mauvais mais je remarque ce deux poids deux mesures", a-t-il fait valoir.

L'épisode Batho devrait être
l'occasion d'une évaluation de ce que Montebourg a fait de ses 17% et ce qu'est devenu son poids politique réel.

vendredi 8 mars 2013

Royal, féministe qui "en est à attendre que son ex la nomme quelque part", observe NKM...

La présidente de la région Poitou-Charentes "méritait mieux"...

"Ségolène Royal en est à attendre que son ex la nomme quelque part, c'est très rude", explique  l'ex-ministre, Nathalie Kosciusko-Morizet, dans un entretien au Parisien Magazine ce vendredi.


Sexisme de l'agression féministe:
hommes  visiblement
en berne
Devoir de mémoire:
Quand Aubry évoquait la "gauche molle" de Hollande...


L'ancienne ministre fait allusion à la nomination de Ségolène Royal comme vice-présidente de la Banque publique d’investissement (BPI), bras financier du gouvernement, et commente: "Je pense qu’elle méritait mieux que ce lot de consolation incongru".

Le président de la BPI n'a-t-il pas en effet annoncé le 20 février que la battue de la présidentielle 2007 "sera vice-présidente et porte-parole" de la structure gouvernementale. "Compte tenu de ses capacités en termes de communication, elle pourra jouer un rôle important en tant que porte-parole de la BPI", a estimé Jean-Pierre Jouyet sur France Inter.

"Elle s'est construite politiquement en parallèle à François Hollande, et l’issue n’a pas été en sa faveur", observe l'ex-porte-parole de Nicolas Sarkozy, à propos de la présidente de la région Poitou-Charentes.

"Elle en est à attendre que son ex la nomme quelque part. Or, le premier trésor pour une femme, c’est son autonomie. Il ne faut jamais dépendre d’un homme, ni procéder de lui", explique la candidate UMP à la primaire pour les élections municipales de 2014 à Paris.
Ségolène Royal n’a pas attendu pour réagir

La présidente de la région Poitou-Charentes a voulu clore le débat d’un tweet , "Je ne suis pas en attente à la BPI mais au service d'une belle idée. Je n'attends pas une nomination mais le juste respect de la valeur travail." 
D’autres socialistes ou militants lui ont emboîté le pas, interpellant NKM sur Twitter. L'ancien trotskiste (OCI) David Assouline, l’un des porte-parole du PS, a notamment lancé, le 8 mars: "Propos de NKM sur S.Royal: outre la violence et le sectarisme de celle qui est capable de tout pour le pouvoir, NKM est simplement vulgaire", estime cet apparatchik qui n'a jamais servi aucun gouvernement.
"République du respect"
et respect de la femme
Ces propos n'interdisent pas au PS de répliquer:  "une provocation" puisque diffusée "le jour même de la Journée de la femme", comme si ce n'était pas aussi la journée d'Assouline.

NKM répond à Royal sur Twitter
Dans un communiqué, le PS a en effet officiellement dénoncé l’entretien de l’ex-ministre UMP. "Résumer le parcours politique de Ségolène Royal à sa relation privée avec François Hollande relève d’une insupportable misogynie", estime ce texte, qui rappelle que Ségolène Royal "est une personnalité politique nationale de premier plan", malgré la série de rejets populaires essuyés par la protégée de l'Elysée. "Les difficultés qu’a Madame Kosciuzko-Morizet à se créer une crédibilité à Paris ne doivent pas l’amener à multiplier les déclarations grossières pour se faire entendre", conclut le PS, grand spécialiste de l'insulte, à l'instar d'Assouline, de la Ch'tite Brochen-Aubry et du "sale mec" honteux de l'Elysée.

Lien PaSiDupes - " L’insulte, arme des impuissants du PS, tel Benoit Hamon - Agoravox constate que ‘Le PS a l’insulte ...mythique’

"Qui est le 'sale mec', de Hollande ou de Sarkozy ? ": Buzz sur les mauvais sentiments du président Hollande (lien PaSiDupes)


Face à ces violences, NKM s'est adressée directement à Ségolène Royal sur Twitter, plutôt qu'aux anonymes de la rue de Solférino :  
Mais Najat Vallaud-Belkacem relance les hostilités
La tête décidément bien "gonfle", la ministre du Droit des femmes et fabriquée par Ségolène Royal y est allée de ses attaques personnelles. Invitée sur RTL ce vendredi, elle a décerné à NKM "la palme de la phrase la plus misogyne et la plus déplacée", une phrase "sans intérêt". Ajoutant, grinçante, "quand NKM aura été capable de rassembler 17 millions de voix comme Ségolène Royal dans une présidentielle, on en reparlera".
VOIR et ENTENDRE NKM exprimer sa solidarité de femme avec Désirdavenir Royal et la réaction brutale de Najat Vallaud-Belkacem:

L'ex-députée socialiste Najat Vallaud-Belkacem versait dans le 'trash' en février 2012. Selon cette indignée, "le Nicolas Sarkozy qu'on cherche à vendre aux Français est un faux, une contrefaçon, un produit de contrebande imaginé par des cerveaux d'extrême droite et revendu par des valets sans morale (...)".

La binationale n'est pas rancunière

En juillet 2012, laissée pour compte du PS depuis sa défaite aux législatives, l'amère Royal ne mâchait pas ses mots, alors que son ancien concubin lui avait refusé le moindre poste au gouvernement. Dans un portrait de la ministre des Droits des femmes paru dans Le Point, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007 reconnaissait l'avoir promue dans son équipe du fait de ses origines.

Najat Vallaud-Belkacem ne "serait peut-être pas là" si elle s'appelait "Claudine Dupont".
Le lourd passif de Mme Vallaud-Belkacem
Lien PaSiDupes - " Le porte-parolat de Vallaud-Belkacem est une provocation de Hollande" : Les "injures abominables" de Vallaud-Belkacem (PS) avaient indigné l'UMP en 2012
Pique à sa rivale socialiste Anne Hidalgo

Nathalie Kosciusko-Morizet se distingue de la candidate à Paris désignée par l'actuel maire PS de la capitale, Bertrand Delanoë. Elle fait valoir à ce propos: 
"Je ne suis ni héritière, ni rentière, ni la dauphine, ni la protégée de quiconque", et réaffirme que "ce souci d'indépendance guide tous (s)es choix".

NKM assure au passage avoir souffert de machisme au gouvernement. 
"J'ai fait deux bébés et j'ai eu droit à deux rétrogradations", affirme-t-elle. 

Elle met également en garde contre le retour du sexisme
Il y a plus de femmes en politique qu'il y a quinze ans, mais il ne faut pas s'arrêter aux symboles. Le sexisme fait un retour remarqué à l'école", soutient-elle.