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lundi 14 novembre 2016

Brève de comptoir : Jean-Michel Aphatie voudrait raser le château de Versailles

Aphatie s'est révélé en proposant de "raser le château de Versailles" 

Des élus versaillais et des personnalités qualifiées d'"identitaires et traditionalistes" n'auraient pas compris l'image du journaliste
.

Tous trop sots pour goûter l'humour de l'éditorialiste de France Info ? 
Les propos de la recrue du service public venue d'Europe 1 n'avaient pas troublé ses confrères de la presse institutionnelle et il a fallu que les réseaux sociaux s'en indignent pour que ses confrères évoquent... le second degré. Certes, ce journaliste n'a jamais été une intelligence. Il est entré à 24 ans à la faculté de droit de Pau, après avoir passé un examen réservé aux non-titulaires du baccalauréat.

Un djihadiste islamiste sur le service public ? Et l'état d'urgence ?
Invité sur le plateau de Public Sénat le 9 novembre dernier, l'ancien chroniqueur du Grand Journal de Canal+ (2006-juin 2015) s'est montré très agressif à l'encontre d'une classe politique française obsédée, selon lui, par le mythe (?) de "la grandeur", légué par Louis XIV, Napoléon Bonaparte et le général de Gaulle: un mythe qui a la vie dure... "Quand on fait de la politique en France, c'est pour renverser le monde. Cela n'entraîne que des déceptions", a-t-il maugréé avant de se lâcher pour appuyer sa démonstration. "Si un jour je suis élu président de la République, savez-vous quelle est la première mesure que je prendrais? Je raserai le château de Versailles. [...] Pour qu'on n'aille pas là-bas en pèlerinage pour cultiver la grandeur de la France.

VOIR et ENTENDRE
le journaliste lancer gravement, sérieusement, sa menace, sans que le CSA se saisisse de l'affaire :

L'Etat islamique a donc fait des émules à France Télévisions 
Barbares et crétins
L'organisation terroriste a détruit des sites religieux (mosquées, sanctuaires, églises), ainsi que des sites archéologiques et antiques non-"politiquement corrects", la plupart à l'aide d'engins explosifs, à la masse ou au bulldozer. Les sites archéologiques de Palmyre, Ninive et Hatra, ainsi que les villes de Mossoul et de Racca, sont les principales cibles des destructions.
Fin février 2015, des images de propagande ont montré des des islamistes de Daesh saccageant des oeuvres dans le musée de Mossoul, en Irak. Après le Musée de Mossoul, l’Etat islamique a détruit au bulldozer les vestiges de l’antique capitale assyrienne de Nimrod.

Une menace choc à mettre sur le compte de la radicalité de l'individu, malgré les efforts de sa consoeur stupéfaite, Sonia Mabrouk, qui a tenté de faire passer cette sortie de route mentale  en direct pour de l'humour : "Et bien dites donc, vous n'êtes pas près d'être élu...", a réagi, médusée, la franco-tunisienne venue de Jeune Afrique.
Personne n'ont visiblement pas goûté le caractère volontairement exagéré de la "proposition" du journaliste bientôt sexagénaire qui a fait ses classes à Politis, hebdomadaire créé par un membre fondateur de l'association ATTAC, puis au quotidien Libération.
En 2013, pendant l'affaire Cahuzac, J.-M. Aphatie avait mis en demeure Edwy Plenel et Mediapart, qui avaient révélé que le ministre socialiste du Budget de Hollande avait un compte non déclaré en Suisse, de rendre publiques les "preuves" en leur possession. Mediapart se retrancha derrière le secret des sources, en assurant avoir recoupé ses informations. Quand le 2 avril, Jérôme Cahuzac avoua avoir bien possédé ce compte illégal, confirmant les accusations de Mediapart, Jean-Michel Aphatie était devenu la risée de France Inter, de Les Guignols de l'info dans Le Grand Journal de Canal+ et sur les réseaux sociaux. Le même jour, Eva Joly, la candidate archi-battue d'Europe Écologie-les Verts à la présidentielle de 2012, l'accusa d'avoir "mis [sa] plume de chroniqueur au service des puissants" socialistes.
Que fait encore sur le service public un journaliste aussi militant et servile ? 
Son maintien est-il lié à son... indépendance du Parti socialiste ?


François-Xavier Bellamy, le maire adjoint en charge de la Culture à Versailles, a jugé outrageante "la folie de la haine contre l'héritage" de l'ayatollah de France Info
 
"Consternant", s'est défendu Jean-Michel Aphatie, insistant pour assurer à plusieurs reprises que son outrance était un trait d'humour sans plus de conséquence. Consternant encore, l'envoi par cet individu de près de 80 tweets, selon le décompte de l'observatoire des media Acrimed, pour ironiser pendant des semaines sur la légèreté de ses confrères qui refusaient de soutenir le ministre fraudeur.

Mais, avec le député-maire de Versailles, Aphatie ne s'est pas tiré aussi facilement de son agression
Les moqueries indignées ont depuis été relayées par d'autres personnalités politiques, dont la plupart ne sont pas positionnées à l'extrême droite de l'échiquier politique, tous effarés que l'"islamiste" Aphatie puisse rêver de passer à l'acte en littéralement "rasant Versailles".

Petite liste en désordre organisé: la députée FN Marion Maréchal Le Pen, Gabriel Robin, membre du Rassemblement bleu Marine, la sarkozyste Isabelle Balkany, Eric Anceau, cadre de Debout la France, Renaud Camus, théoricien du grand remplacement et proche de Robert Ménard ou encore Yvan Benedetti, fondateur du parti pétainiste dissout L'Oeuvre française. 


La gauche fait peur, en effet...
Ni le PS, ni la ministre de la Culture (Azoulay, je crois) n'a bronché.
Ils se consacrent totalement au soutien de la chienlit des journalistes gauchistes qui ont gravement milité pour eux, conduisant à la désaffection d'un  public éclairé, las de se faire manipuler et à l'arrivée d'un repreneur, Vincent Bolloré. Qu'est-il allé faire dans ce cuirassé Potemkine où les matelots mènent un procès d'intention contre leur capitaine. Ils lui reprochent de ne pas continuer comme avant, quand i-télé périclitait sous la coupe du PS et de la pensée unique...

Une liste réductrice et tendancieuse
L'excuse du second degré qui semble n'avoir été inventé que pour exonérer de leur responsabilité les bien-pensants de leurs écarts de langage et accabler les esprits sains en les classant au rang de crétins congénitaux, cette excuse ne tient pas plus la route que les coupables d'embardée de la pensée. Ils répliquent par le mépris, la réaction des complexés de l'intelligence.
Apathie n'atteint pas le niveau du twitto moyen:
Face à l'ex-conseiller pour la Culture et la communication du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le journaliste inconscient de sa valeur réelle, est tout à fait à l'aise, sur France Info, dominant le lot parmi Fabienne Sintès (aux cheveux bleus, comme ses bas ?), Gilles Bornstein (ce chroniqueur qui se rend insupportable à tous sur le service publique, de France 5 à France Inter en passant par France 2 et qui s'est fait une spécialité de poser des questions sans aucun intérêt politique, juste pour faire buzzer et sortir de son anonymat et qui amalgame bourgeoisie traditionnelle et bourgeoisie bohême juste pour tacler NKM) et le misérable Guy Birenbaum, un universitaire dont la certification et l'ascension restent nébuleuses, tant sa rigueur intellectuelle et sa capacité d'analyse tutoient le bitume, dont la production n'a jamais fait autorité, dont la personnalité tortueuse l'a fait virer de partout et dont les lettres de noblesse éditoriale sont la publication d'un bouquin de... Bruno Roger-Petit, indigent intellectuel, tandis que le propre livre de ce fielleux, Nos délits d'initiés, pour Maurice Szafran de Marianne, expert en la matière, est "une saloperie").

Le "pire du pire du pire" (Laurent Joffrin et Patrtick Cohen s'étant placés hors catégorie), Aphatie a reçu une nouvelle volée de bois vert.  
Professeur de philosophie, François de Mazières, le maire de Versailles élu avec le soutien de l'UMP et du Nouveau centre, a personnellement interpellé le journaliste sur Twitter. "JM Apathie veut raser Versailles pour ne plus cultiver la grandeur de la France. Le complexe d'un chauve ?", a ironisé ce soutien d'Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.
Trop aimable, le blog de Morandini (i-télé) voit de l'"ironie" dans la proposition subversive du journaliste basque. 
D'autres, comme Public Sénat‎, repris par Yahoo Actualité, qui ont également une notion élevée de la culture, du patrimoine et de l'Histoire de France, considèrent comme une "plaisanterie" l'idée de "raser le château de Versailles"... Quelle blague ! s'exclame d'ailleurs Le Parisien.

Il y a ceux qui font de la surenchère
Le Basque participe à ce méchant jeu:


Aphatie, journaliste socialiste venu de l'extrême gauche 

A 21 ans, jeune homme sans boussole et sans diplômes -il a commencé avec un BEPC obtenu au repêchage-, Jean-Michel Aphatie a fait le garçon de café à Lourdes, où il a servi durant une procession de pèlerins. Il n'a pourtant pas développé le moindre goût pour l'art du mea culpa. L'arrogant chroniqueur vedette de RTL et de Canal+ se révéla même du genre impénitent. Il lui aura pourtant fallu quatre années de droit à l'illustre faculté de... Pau pour qu'il accède à l'IUT de Bordeaux où le jeune barbu d'extrême gauche milita plus qu'il ne travailla et qu'il obtienne le droit de faire du journalisme.

"
Il est toujours bienveillant avec ceux qui l’emploient mais ne se prive pas d’attaquer la concurrence. C’est un mercenaire de l’info qui fait payer cher sa parole", Daniel Schneidermann, Le Monde, 18 avril 2013. 

"C’est un militant de gauche bas de plafond et dépourvu du moindre talent. Il porte la haine sur son visage". Nicolas Sarkozy au sujet d’Aphatie, selon Patrick Buisson, in La cause du peuple(2016), p. 201

VOIR et ENTENDRE Aphatie sur le suffrage universel. Kdo !
Allo, le CSA, y a quelqu'un ?

mardi 9 décembre 2014

Ce que révèle l'interdiction des crèches de Noël

Eradiquer nos traditions et imposer le multiculturalisme

L'ambition des tiers-mondistes qui s'offusquent des crèches publiques
A la demande des parents musulmans,
 
la visite rituelle du Père Noël a dû être
déprogrammée à l'
école maternelle
du Grand-Clos à Montargis
, Loiret
 
Dans Le Point, Jean-Paul Brighelli les voit venir, les pseudo-laïcards, avec leurs gros sabots ! Les démocrates coiffés du chapeau à plumes de la laïcité veulent imposer à la majorité séculaire une société multiculturaliste diverse et informe ! Ils prétendent agir au nom de la loi de 1905, quand leur agenda personnel a l'ambition d'ouvrir la France au communautarisme, dont l'avènement rampant marquera la dilution de notre société ! C'est-à-dire inverser la formule "un tiers-mondiste, deux-tiers mondain" appliquée à Bernard Kouchner en "deux-tiers-mondiste, un tiers mondain"... Ils font mine de s'en prendre à un symbole de la chrétienté (un faux symbole en fait), afin de promouvoir l'égalité des religions, et de se faire les propagandistes d'un islam qui est tout de même très loin d'être majoritaire mais qui, hégémonique, vise à passer du deuxième rang au premier. Et de l'autre côté, certains élus s'arc-boutent légitimement sur des traditions imprégnées de religion qui, si elles ne sont certes que des traditions populaires, restent néanmoins partie intégrante de leur univers culturel plutôt que cultuel. Faisons donc la part des choses.

Légendes et traditions

D'abord, précisons que la tradition de la crèche remonte concrètement à la découverte d'un bas-relief sur un sarcophage représentant pour la première fois le Christ entre le boeuf et l'âne au IVe siècle. Et l'on n'a pas besoin d'être docteur en théologie pour savoir que cette histoire d'animaux qui adorent Jésus est tout sauf catholique, mais populaire depuis dix-sept siècles et que l'image de l'étable respecte les conditions précaires de la naissance de l'Enfant Jésus: dans la tradition judéo-chrétienne, seul l'homme est susceptible d'adorer Dieu et les animaux ne le peuvent. Encore sont-ils respectés et honorés comme créatures de Dieu. Cette histoire de crèche réalise bien davantage l'intégration de traditions païennes (mais bien davantage que le sapin de Noël, symbole tardif de la verdure persistante et qui renaîtra bientôt - faut-il rappeler que ce n'est pas par hasard que l'on a fait coïncider Noël avec le solstice d'hiver?) qu'elle ne constitue une vénération authentiquement chrétienne, à l'origine. Elle n'est pas objet de foi, mais simple support pédagogique, dans un calendrier liturgique concentrant les trente-trois années de la vie du Christ en douze mois d'une année civile. Les Rois mages, eux, n'apparaissent que dans les Excerpta Latina Barbari, qui remontent au VIe siècle et qui sont un recueil de légendes. Légendes que nos libres-penseurs négligent d'ailleurs en bloc, bien que Gaspard, Melchior et Balthazar soient venus d'Orient.

Ajoutez à cela que le Père Noël, qui vient tout droit de Julenisse, petit lutin des légendes nordiques assimilé par la suite à saint Nicolas, n'est pas d'une chrétienté bien plus évidente que le Père Fouettard, et vous avez avec la crèche un assemblage fédérateur de légendes populaires charmantes et naïves, dont on se demande qui elles peuvent heurter - sinon qu'elles étaient faites pour rassembler plutôt que diviser. Les catholiques qui ont dépassé le niveau de connaissances requis des enfants du catéchisme n'y voient qu'une imagerie transmise de génération en génération, liant culturel entre les hommes de bonne volonté. D'ailleurs, le Concile de Trente a fermement condamné le principe même de la crèche en 1563 et l'islam interdit la représentation du visage de dieu. 

Démagogie

En pratique, la crèche, qu'elle soit provençale, génoise ou napolitaine, sert essentiellement à mettre en scène tout ce petit peuple dépourvu d'image dans l'art officiel. La mairie de Marseille en réalisait une dans la Bourse de la ville où les santons, de belle taille, représentaient l'ensemble des figures et des métiers de Provence - y compris les comparses de la partie de cartes pagnolesque, fort loin de toute référence chrétienne, dans un but de convivialité et de pacification. La crèche est avant tout installée pour et avec les enfants et au même titre que les cloches de Pâques et la petite souris les impliquent.

Jean-Paul Brighelli met  le verbe à l'imparfait: Jean-Claude Gaudin s'est avisé un jour qu'une crèche pouvait heurter les croyances de ceux de ses concitoyens qui croient en un autre dieu que Jésus. Et il l'a supprimée. Brighelli a évoqué le fait ici-même - à propos, déjà, de laïcité. Et pour le déplorer, estimant que ce n'était pas par respect de la laïcité, de la part d'un maire qui orne son bureau personnel de photos de Jean-Paul II. Il a cédé à la pression, comme l'a fait le président du Conseil général de Vendée, par respect d'une loi interprétée de manière étroite: il a obtempéré bien que représentant élu d'une région à forte tradition chrétienne.

La laïcité, faux nez du communautarisme

Car les "ayatollahs de la laïcité" (l'expression est de Robert Ménard, en butte lui-même à Béziers à une injonction préfectorale pour supprimer la crèche installée dans sa mairie) qui s'insurgent, en Vendée et ailleurs, contre cette tradition populaire qui ne fait de mal à personne - les rabbins orthodoxes et les imams salafistes eux-mêmes interdisent-ils aux Juifs et aux Musulmans de visiter les églises?-  et qui alimente l'industrie du santon, à Aubagne et Marseille, ont peut-être en tête un agenda tout autre que le strict respect de la loi de 1905. Ces manifestations insupportables, à les entendre, d'un catholicisme rampant ( au grand jour depuis vingt siècles dans les processions et les pardons), ont l'inconvénient de rappeler que, comme le disait de Gaulle, "nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoires !" (cité par Alain Peyrefitte dans C'était de Gaulle, Fayard, 1994-2000). 

Qu'un homme comme Jean Baubérot, avec lequel Brighelli a déjà rompu quelques lances par le passé et qui a refusé jadis de signer les conclusions de la commission Stasi sur les signes religieux ostentatoires (à l'origine de la loi de 2004 sur l'interdiction des signes religieux ostentatoires à l'école) en vienne immédiatement à comparer l'interdiction d'une crèche vendéenne et la "répression" en France de l'islam [dont il est toujours et uniquement question] est révélateur de l'agenda multiculturaliste, pour ne pas dire plus, de certains. Occultant les causes et les raisons qui les justifient, il accuse: "Dès le moment, dit-il à l'Obs, où un climat anti-islam s'instaure, il y a, par ricochet, un durcissement à l'égard des autres religions, qui aboutit à un climat d'intolérance générale dangereux pour les libertés publiques." L'arrière-pensée de ce sociologue est évidente lorsqu'il introduit désormais des seuils de laïcisation dans ce qui était à l'origine sécularisation pure et dure.

Nous y voici. La répression des crèches témoignerait en fait d'une laïcité agressive, en réaction à l'interdiction du voile islamiste  islamique. Alors que c'est exactement le contraire. Interdire les crèches, qui ne sont jamais qu'une manifestation bien ancrée de "traditions locales fédératrices culturelles" et populaires, comme l'a d'ailleurs souligné l'Observatoire de la laïcité, c'est affirmer qu'il n'y a plus en France de tradition majoritairement chrétienne, que tout se vaut, et qu'il faut respecter non la laïcité, mais toutes les croyances. Ce sont moins les athées militants qui applaudissent cette interdiction que les multiculturalistes rampants, bien qu'athées et libre penseurs se cotoient dans cet activisme. 

Mathieu Bock-Côté, dans un article du Figaro, rappelle qu'au Québec, on était passé de "Joyeux Noël" à "Joyeuses fêtes", déjà en 2009, comme ce fut aussi le cas dans les villes communistes, voire à un curieux "Joyeux décembre", afin de ne choquer aucun des sectateurs de l'islam : "Les symboles de Noël ne sont pas attaqués d'abord en tant que symboles religieux, mais en tant que symboles identitaires de la "majorité chrétienne" dont il faudrait contester les privilèges symboliques. 


Exemple de bienveillance laïque:
la Vierge ronde 
de Cornillon-Confoux (13)

C'est en fait la querelle du multiculturalisme qui se révèle (...) On veut déconstruire la culture nationale pour mieux accueillir ceux qui arrivent." On n'y a pas pris garde, mais les attaques ont débuté par la bande avec la critique de la mercantilisation des fêtes de Noël. Les anti-libéraux gravitent aussi dans la nébuleuse anti-chrétienne (et anti-cléricale), mais aussi contre les Juifs et, comble de l'abomination, les sionistes.


La France soluble est-elle submersible ?

Méfiez-vous des contrefaçons:
Le Père Noël traditionnel a de la concurrence
avec le père Noël vert du Secours populaire !
Dans ce contexte, les agnostiques de la Libre pensée qui se sont battus pour l'interdiction de la crèche vendéenne sont contre leur gré les idiots utiles d'un agenda communautariste: on interdit une crèche pour égaliser toutes les religions dans une tradition française qui pourtant ne connaissait que l'héritage gréco-latin - la Révolution, qui a éclaté en plein néoclassicisme, en fit ses choux gras - et judéo-chrétien - la IIIe République a instauré la séparation de l'Église et de l'État, mais elle a pris en charge la réfection et l'entretien des milliers d'édifices religieux de France : la restauration du Mont Saint-Michel, c'est la République, et ce n'était certes pas au nom de principes religieux, mais artistiques. Mais désormais, l'islam aura le droit de revendiquer un même traitement, en affirmant qu'il est la tradition culturelle de demain - puisque aussi bien on aura éradiqué les traditions culturelles d'hier.

Le lecteur voudra bien m'excuser [J.-P. Brighelli] de m'être exprimé, aujourd'hui, sur les marges de la question scolaire, à laquelle ces chroniques sont ordinairement consacrées. Mais, outre le fait que la laïcité, elle, est en plein dans le débat sur l'éducation, et que je lui ai consacré ici même maintes pages, il faut pour en finir proclamer que, oui, la France est soluble dans le communautarisme et le multiculturalisme. Oui, l'imaginaire collectif est soluble, et bientôt dissout. Mais pour être supplanté. Quel est le bénéfice tiré par les libres penseurs -et autres athées- du remplacement d'un "opium" par un autre ! Bientôt un jour férié pour la célébration de l'Aïd el-Kebir, la fête du mouton ? 

Et cela ne peut laisser indifférents que les inconscients.

dimanche 30 mars 2014

Najat Vallaud-Belkacem, "Viêt minh souriante" ou "Khmère rose"

Najat Vallaud-Belkacem voit du machisme partout

Mais voit-elle le sexisme féministe?

C'était pas bien...







Mais ça, c'est bien !

Comme porte-parole godillot d’un gouvernement verbeux, NVB remplit bien son rôle, à cela près que personne ne l'écoute: à force de sectarisme, elle est devenue inaudible. Elle a donc des progrès à faire pour être crédible et efficace. 
Au point que l’opposition parlementaire ne peut pas la souffrir: ni indulgence, ni clémence pour une totalitaire de type soviétique, époque guerre froide.  

La nouvelle ligne “Boss au féminin” des célèbres marqueurs Stabilo n’a pas du tout plu aux féministes
Selon la publicité de la marque, le design des feutres, en forme de tube de gloss, concilie "élégance et sens pratique" dans un style "délibérément féminin". Problème : beaucoup de personnes sur les réseaux sociaux n’ont pas du tout apprécié l’initiative commerciale de la marque et les sarcasmes ont fusé toute la journée de mardi. Stabilo s’est finalement excusé en fin de journée sur son compte Twitter.
Qui nous gâte la vie?
Toute notre vie publique, mais aussi privée devient invivable, car elle est désormais passée au crible de l'idéologie dominante, tantôt sur l'indifférenciation des sexes, tantôt sur le féminisme, comme le font déjà les écologistes radicaux qui entendent régler nos existences jusque dans nos foyers.  Qu'il soit vert ou rose, ce totalitarisme excède les Français. Quelques voix fortes s'élèvent toutefois pour demander que cessent  les pressions et intimidations, les stigmatisations et entraves, les culpabilisations et sanctions fiscales.

Le Figaro Magazine consacre un article à "NVB", "symbole de cette gauche sociétale"
écrivait l’hebdomadaire le vendredi 14 février

Une qualification de la ministre des Droits des Femmes,  Najat Vallaud-Belkacem, tirée du commentaire fait par le député UMP Hervé Mariton, fervent opposant au mariage homosexuel lors des débats à l’Assemblée nationale, qui décrit la ministre comme une "Viêt-minh souriante". Au sourire jaune. 
La porte-parole du gouvernement a d’abord jugé ces qualificatifs "insignifiants". Un adjectif qu’elle accole également à l’hebdomadaire du Figaro: "Tout ce qui est excessif est insignifiant. C’est ce que m’inspire souvent ce magazine." La socialiste a une idée approximative du pluralisme... 
Et, ajoutant la caricature à l'amalgame, NVB de poursuivre, sur la ligne éditoriale du magazine: "Vivement que le Figaro magazine revienne à ses sujets de prédilection : où acheter son champagne [français], où acheter son caviar [d'Aquitaine], où aller skier". "C’est totalement incongru", estime-t-elle.

Hervé Mariton l'a, quant à lui, gratifiée sur Twitter d'une petite explication de texte sur les notions de "colonialisme" et de "misogynie", faisant observer que "Viêt-Minh" est un "qualificatif politique" et que "souriant" peut être associé aussi bien à un homme qu'à une femme.

Des propos dénoncés par Laurence Rossignol, sénatrice et porte-parole du PS, qui les a qualifiés de "sexistes" et "racistes".
Pour cette ex-révolutionnaire trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), dans un réflexe qu'elle partage avec H. Désir (SOS Racisme, comme elle), Hervé Mariton allierait à la fois racisme et sexisme, évitant de peu le stigmate du fascisme.
L'ayatollah du féminisme va jusqu'à taxer de "sexiste" la mention d'un sourire de femme par un homme. Elle a néanmoins accepté les fonctions de chargée de mission, puis chef de cabinet auprès d'un président de l’Assemblée nationale qui passe pourtant pour voir dans la femme un produit de consommation, Laurent Fabius.

Dans une tribune publiée le 6 avril 2012 sur le site Mediapart, Rossignol a aussi défendu la position de Najat Vallaud-Belkacem favorable à l'abolition de la prostitution
Contrairement aux trilles de son homonyme à plumes, la complainte de Rossignol est binaire. Vice-présidente PS de la région Picardie, c'est sans circonstances atténuantes qu'elle a condamné Anne Sinclair que la presse socialiste sanctifiait : "C'est un personnage des chansons d'Edith Piaf : 'I'm'fout des coups, I'm'prend mes sous, mais c'est mon homme, je l'aime.' Et de conclure que la richissime socialiste "Anne Sinclair incarne l'universalité de la domination des femmes."

Ex-Pétroleuse du MLF, 
Mlle Rossignol ne craint
 d'ailleurs  pas la caricature et l'outrance


"Khmère rose", aussi.

Le Figaro intitulait son article "la Khmère rose", une comparaison empruntée à l'ex-UMP Christian Vanneste en 2006.  Montrant quelques heures plus tard que le PS est plus réactif sur le sociétal qu'au social, Bruno Le Roux, le patron du groupe socialiste à l'Assemblée, avait estimé qu'il s'agissait d'un propos "colonialiste et misogyne" et tirait également sur le traitement journalistique du Figaro : "La conclusion grossière et pathétique qu’en tire Le Figaro Magazine est de titrer son article "La Khmère rose", ajoutant aux relents colonialistes, la référence à un mouvement qui a causé la mort de millions de Cambodgiens. 60 ans après Dien Bien Phu, le débat public et notre mémoire collective méritent mieux que ces propos outranciers et blessants.
Le Roux omet de préciser que le mouvement qu'il évoque est communiste d'inspiration maoïste et qu'il s'est rendu coupables de déportation massive et de massacres de la population.

Autre élu en première ligne contre le mariage pour tous et interrogé sur la porte-parole du gouvernement, le député du Parti Chrétien-démocrate de Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson. Pour lui, NVB évoque "le beau visage de l’idéologie".

Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob ne ménage pas non plus la franco-marocaine du gouvernement.
Pour lui, la ministre n’est que dans l’apparence. Et manque de fond. "Elle parle beaucoup, affiche son sourire, mais derrière,cela sonne creux."
Sexisme politiquement correct 
et de bon goût

Investie par les féministes et les écologistes radicaux, la gauche politique ne serait-elle pas devenue le refuge des aigri(e)s en tout "genre"?


lundi 8 juillet 2013

Pierre Bergé sème la zizanie dans le groupe Le Monde

Bergé tient des propos d'ayatollah sur "La Vie"

Les actionnaires indépendants du Monde ont dû rappeler à l'ordre leur   copropriétaire, jeudi.

Le multi-milliardaire a en effet menacé de se séparer de l'hebdomadaire catholique La Vie pour désaccord sur le mariage gay. "Le président du conseil de surveillance (Pierre Bergé, NDLR) a fait savoir en des termes particulièrement vifs qu'il avait été choqué par un éditorial de La Vieconsacré au mariage de personnes de même sexe et a déclaré que si un tel cas de figure se reproduisait à l'avenir, le groupe Le Monde devrait envisager de se séparer de ce titre", indique dans un communiqué le Pôle d'indépendance du Monde, qui rassemble différents actionnaires du groupe.

"Je serais heureux que ce journal ne fasse plus partie du groupe"


"Le Pôle d'indépendance rappelle que la définition de la ligne éditoriale des titres et sites du groupe est du ressort exclusif des directeurs des rédactions et de leurs équipes rédactionnelles, ainsi que le précise la charte d'éthique et de déontologie du groupe Le Monde, annexée aux statuts de la SEM (Société éditrice du Monde) en 2010 et signée par l'ensemble des actionnaires". "Je suis venu au secours du Monde parce qu'il représentait une éthique que je partageais. Je ne suis pas obligé de supporter celle de La Vie, que je combats tous les jours. Oui, je serais heureux que ce journal ne fasse plus partie du groupe", avait déclaré Pierre Bergé au cours de la dernière réunion du conseil de surveillance de la SEM dont il est président, selon des propos rapportés mercredi par Les Échos.

Les actionnaires condamnent le sectarisme du magnat de presse

"Nous respectons les engagements personnels de chacun des (actionnaires), mais ces engagements ne sauraient en aucun cas faire office de ligne éditoriale du groupe", a répliqué le Pôle d'indépendance, qui précise en outre que "la décision de vendre La Vie nécessiterait d'une part une majorité au sein du conseil de surveillance de la SEM, de l'autre l'accord de la Société civile des personnels des publications de la vie catholique, membre du Pôle d'indépendance". La Vie a rejoint le groupe Le Monde en 2003 à l'occasion du rachat des Publications de la vie catholique.

Le syndrôme d'hubris de l'arrogant socialiste 

Le Pôle d'indépendance regroupe la Société des rédacteurs du Monde, la Société civile des personnels des publications de La Vie Catholique, ainsi que les sociétés des lecteurs, des cadres, des employés, celles des personnels du Monde, du Monde interactif et de Courrier International ainsi que l'Association des actionnaires minoritaires du Monde.