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jeudi 24 octobre 2019

Les écolo-gauchistes révolutionnaires et le fascisme vert, une "peste verte"...

Cet entretien n'est ni dans Le Monde ou Libération, ni sur BFMTV

Jean-Paul Brighelli : "Fascismes verts : j’ai une sainte horreur des ayatollahs !" Claire Nouvian et le délit de scepticisme : "Négationnisme climatique", ça ne vous choque pas ?
Dorénavant nous le savons : ces écolos-(fascistes) là au pouvoir, c’est Big Brother dans le jardin. Claire Nouvian a lancé une pétition pour que le CSA interdise dorénavant tout propos climato-sceptique (par la censure écolo-fasciste au pouvoir). On voit bien le schéma : « le négationnisme historique est interdit, interdisons le négationnisme climatique ! » [Sur À droite fièrement : un article contre Claire Nouvian, la Khmer verte (de peur climato-sceptique)].
Pour aller plus loin, « sans revenir sur l’émission de Pascal Praud qui a déclenché la feinte colère et la vraie vidéo-manipulation de la Khmer verte », Claire Nouvian, l’ayatollah écolo-réchauffiste pour les nuls, et sans attendre que le climat écolo-gauchiste se réchauffe, le temps est venu de critiquer comment les fascistes écolo-réchauffistes verts cherchent à manipuler les masses et à faire pression sur les gouvernements.
À quand la méthode Assimil du « Petit ayatollah réchauffiste sans peine » pour tous les crétins ?
Résultat de recherche d'images pour "A droite fierement Nouvian"Depuis plus de 20 ans sont apparus de nombreux militants et activistes écolo-fascistes, férocement anti-climato-sceptiques, se fondant sur une critique de la finance et du libéralisme économique pour répandre leurs discours anticapitalistes révolutionnaires verts. La propagande écolo-gauchiste réchauffiste se fonde sur la contrainte. Elle partage un air de famille avec la propagande des soviets et avec les joies du Goulag.
L’impitoyable ennemi, c’est la pensée climato-sceptique des scientifiques expérimentés. Comme tout avocat du changement climatique et social, l’activiste écolo-gauchiste tient l’ennemi climato-sceptique pour responsable des nombreuses souffrances de la planète.
Si vaincre l’ennemi n’est qu’un moyen pour parvenir à une fin qui serait une nouvelle société utopique sans CO2, et cela d’une manière révolutionnaire soumise à la Terreur, il ne faut pas oublier que l’agitation écolo-gauchiste révolutionnaire est toujours une fin en soi.
L’ennemi climato-sceptique n’est pas seulement celui qui se met en travers d’un certain objectif, mais c’est un super-oppresseur démoniaque de la réchauffologie du GIEC, absolument mauvais et destructeur.
C’est un corps étranger, incompatible avec la société écolo-gauchiste de Claire Nouvian dans laquelle il n’occupe aucune fonction utile ou productive. Impossible de lui faire entendre raison, pas même en théorie !
L’ennemi climato-sceptique ne peut changer pour se conduire vers la repentance. Il est de l’autre côté de Claire Nouvian, du mauvais côté et pour toujours, faisant le mal pour le mal pour faire souffrir la planète.
L’activiste verte Claire Nouvian aurait pu dire : « Nous sommes fiers de nos ennemis !
Résultat de recherche d'images pour "A droite fierement Nouvian"« C’est un honneur d’être haïe par de telles personnes et de telles organisations climato-sceptiques ! »
Les écolo-gauchistes révolutionnaires sont les soi-disant amis de la démocratie, les internationalistes mondialistes verts, les bureaucrates du fascisme vert, les ayatollahs du réchauffisme révolutionnaire. C’est dire à quels adversaires les climato-sceptiques doivent faire face ! Dans sa vidéo manipulée sans scrupule, l’activiste verte Claire Nouvian s’efforce de réunir et d’intégrer les animosités diffuses de son public dans une image bien définie de l’ennemi climato-sceptique : le mâle blanc machiste homophobe et anti-féministe !
L’activiste verte Claire Nouvian fait feu de tous les clichés socialistes révolutionnaires. Elle évoque la bête immonde climato-sceptique, ce que d’autres activistes écolo-fascistes révolutionnaires verts ont dénoncé comme la Terriiiiible eSStrême-Drouâte où se dissimulent les dangereux Zultra-Drouates. Ben voyons !
Les climato-sceptiques sont les profanateurs du temple de la nouvelle religion réchauffiste dont les grands prêtres du GIEC tirent des rentes très juteuses sur le dos des contribuables qui n’en peuvent plus.
Telle une peste bubonique, le climato-sceptique parcourt la surface de la Terre, brûlant les églises du GIEC et massacrant les serviteurs du Dieu-Climat, ridiculisant l’activiste verte Claire Nouvian que nous tenons pour la prêtresse la plus sacrée de la nouvelle religion écolo-réchauffiste, le nouvel opium du peuple !
L’activiste verte Claire Nouvian [cofondatrice de Place publique] veut passer pour l’ennemie la plus acharnée des climato-sceptiques car la révolution écolo-gauchiste verte occupe une position politique extrémiste pour le moins ambiguë.
Les activistes écolo-fascistes révolutionnaires tentent de rallier les masses à leur cause utopique par une propagande écolo-réchauffiste qui devrait promettre des pseudo-remèdes palliatifs anti-CO2 incomplets, pour faire croire à une solution définitive du GIEC à tous les maux capitalistes dont se meurt la planète.
L’activiste verte Claire Nouvian doit tenter de faire valoir, comme chez Pascal Praud sur CNews, que ses opposants climato-sceptiques lui sont très inférieurs « scientifiquement » et qu’ils ne sont donc pas fiables !
Malgré cela, les passions allumées par ses invectives chez Pascal Praud sur CNews risquent de se retourner furieusement contre elle. C’est pourquoi elle dénonce avec une telle virulence le machisme du mâle blanc homophobe et anti-féministe !
Il lui faut montrer qu’elle hait les ennemis de la femme politique victime engagée dans la propagande écolo-réchauffiste verte humiliée sur CNews ! Dès qu’elle le peut, l’activiste verte Claire Nouvian emprunte le vocabulaire et les idées de la nouvelle religion réchauffiste prêchée par le GIEC, l’organisme de l’ONU qui est communément tenu pour social-politiquement respectable. Ce faisant, elle apparaît comme une militante honnête et digne de confiance. Le meilleur exemple en est la manière dont l’activiste verte Claire Nouvian détourne à ses propres fins la peur encore si fréquente de la fin du monde !
Mais, à examiner de plus près l’ensemble de ses propos contre « les strêmes drouates », on constate que Claire Nouvian utilise l’apocalypse réchauffiste pour une démarche qui lui est propre à l’approche des élections européennes, avant la débâcle annoncée de la Place Publique socialiste opportuniste.
Le GIEC, la nouvelle Église de climatologie !
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Des études de l’église de climatologie ont établi un lien entre le climat et un éventail de problèmes de santé, ce que Montesquieu avait déjà évoqué. Vérification des manipulations, suivi des allégations concernant les croyances sur le climat et le cancer, aucune de ces affirmations de l’église de climatologie ne résiste à l’examen minutieux. Il est clair que le GIEC a utilisé une tactique de com’ médiatique en vogue chez les groupes politiques de toutes tendances dans sa prédication : « l’apocalypse réchauffiste » est pour demain.
La technique du GIEC mérite d’être examinée : passer au crible la littérature revue par les pairs pour trouver des études qui corroborent leur prédication en écartant les résultats de recherches contradictoires, une tactique largement utilisée par la propagande communiste des staliniens. En conséquence, ce choix très sélectif aboutit à des conclusions erronées. C’est pourquoi les scientifiques qui critiquent cette pratique insistent sur l’évaluation de toutes les recherches disponibles pour rechercher « la prééminence de la preuve scientifique. » Pour illustrer combien il est facile de contredire une hypothèse non étayée, comme le fait que l’église de climatologie guérirait le cancer, on doit se montrer sceptique face aux affirmations sensationnelles concernant les prédications de « l’apocalypse réchauffiste ». De même en ce qui concerne le fait controversé que l’église de climatologie pourrait être un remède contre le cancer en mettant uniquement en évidence les croyances à l’appui de cette thèse. Au cours des dernières années, une poignée d’études ont suggéré que l’église de climatologie possèderait un remède aux propriétés anticancéreuses. La plus évidente question à se poser est la suivante : « Que faisons-nous de cette croyance ? » Qu’a-t-on prouvé en disant que la foi en l’église de climatologie aurait un impact positif sur les maladies cancéreuses ? Les études de l’église de climatologie sont notoirement peu fiables, comme le savent les critiques sceptiques à propos de la climatologie du GIEC.
Il est donc difficile de tirer de grandes conclusions de telles croyances improductives. Que concluent les experts indépendants ? Niant toutes ces mises en garde, le GIEC a demandé à ses experts d’évaluer les résultats des études récentes suggérant un bénéfice futur des prédications de « l’apocalypse réchauffiste ».
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Malgré cela, le scepticisme à propos des prophéties du GIEC reste justifié, comme le suggèrent des scientifiques indépendants du lobbying du GIEC et des responsables tels que sont les climato-sceptiques.
L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments a agi de la sorte et n’a trouvé aucune preuve que le Réchauffement climatique nuirait à la santé et encore moins à la production agricole favorisée par le CO2.
Cela conduit à une différence fondamentale entre la science et l’activisme réchauffiste du GIEC. Ce qui est frappant, c’est l’extrême banalité de la croyance dans « l’apocalypse réchauffiste ». Les prophéties du GIEC ont diffusé dans les médias des prédications kafkaïennes, un effet d’une exigence très contemporaine et un classique de la science politique pour s’amuser à faire peur aux gens pour les racketter fiscalement.
L’on a défini les régimes démocratiques, négativement, par opposition aux régimes dictatoriaux.
C’est comme l’activisme réchauffiste du GIEC qui interdit l’usage de la pensée scientifique se fondant sur le débat, la délibération, le dialogue et la parole libres ! Face au dénigrement du GIEC à leur encontre, les climato-sceptiques pourraient engager une « guerre contre-prophétique » vis-à-vis de l’église de climatologie.
C’est pourquoi « l’apocalypse réchauffiste » selon le GIEC et les prophéties catastropho-alarmistes de l’Église de climatologie exigent analyse, réflexion, le commentaire et le commentaire du commentaire, et cela pour des siècles et des siècles. Amen !

mercredi 22 mars 2017

Pascal Praud exige de débattre sur des faits: le député PS Patrick Bloche refuse et quitte le plateau

Pascal Praud ne peut obtenir de Patrick Bloche et de la Front de gauche qu'ils mettent l'idéologie de côté

Les deux représentants de la gauche s'arc-boutent sur leur petit livre rouge

L'animateur de l'émission 'L’heure des pros' espérait un état des lieux objectif.
"Qui veut tuer l'école ?" était le thème du débat. Mais l'élue d'extrême gauche à Paris (Front de gauche, en veste rouge) Danièle Simonnet se lança dans un couplet sur sa "fierté" du système en échec qu'elle s'entête à défendre, sortant ses phrases toutes faites et absconses, s'en prenant aussi sec aux tenants du 'déclinisme' : Pascal Praud vit ainsi son émission dériver aussitôt dans l'idéologie dominante à l'Education nationale. Le niveau ne baisse pas ! quoi qu'en disent les enquêtes européennes (cf. le classement Pisa effectué par l'OCDE...)
Simonnet refusait d'admettre que les enfants ne sont pas égaux à la naissance. Tandis que Praud observait que nous ne sommes pas tous capables de battre des records au 100 mètres, la marxiste archaïque s'obstinait à rendre l'inégalité des chances seule responsable des disparités sociales.

Arrivé avec du retard - près de 6mn après le début de l'émission -, le député socialiste Patrick Bloche embraya sur le même registre politicien de sa voisine, une conseillère d'orientation scolaire bombardée psychologue pour justifier une progression d'indices, niant le nivellement par le bas et irritant les participants présents, Jean-Paul Brighelli et le vice-président du SNALC, syndicat enseignant indépendant, ainsi que la députée LR du Doubs, maire de Morteau et déléguée à l’Education nationale, Anne Genevard, trois enseignants. 

Patrick Bloche tenta à son tour de faire prévaloir ses éléments de langage politicien, le député socialiste des Hauts-de-Seine réclamant au passage le respect et jouant, tout rouge, la carte de l'indignation.

Pour illustrer son propos, le présentateur Pascal Praud, prit l'exemple du 'prédicat', un terme plutôt nouveau pour une notion ancienne, de nature à égarer les parents impliqués, et l'échange s'emballa quand les invités de gauche se virent dépassés par la réalité. "Tous ceux qui nous écoutent doivent, en vous entendant, dire que les députés sont à l’ouest. Je vous parle comme ça! Prenez une copie d’un gosse de troisième, vous verrez que c’est truffé de fautes d’orthographe, que c’est phonétique!", lança à son invité un Pascal Praud désireux de conduire le débat sur du concret. Il arriva sur le dur...

"A l’ouest ? Mais comment vous pouvez...", s'étrangla le député socialiste. "Je ne sais pas dans quel milieu et dans quel monde vous vivez à l’Assemblée nationale! Permettez-moi de vous le dire comme ça", a ajouté le journaliste visiblement offusqué - en qualité de parent d'élève - par ce déni. 
"Mais c’est incroyable qu’un journaliste à CNews... vous puissiez vous exprimer sur vos positions éminemment politiques !", polémiqua aussitôt Patrick Bloche, qui rappela que lors de sa précédente visite, il soutenait les journalistes et techniciens d'i-télé en grève dure contre le sauveteur de la chaîne du groupe Canal+.
 
Et Bloche d'accuser : "La contestation de la représentation nationale, je sais exactement d’où elle vient. C’est scandaleux! Je vais dans des classes, je connais le niveau des élèves! Votre parti pris, vous n’êtes pas animateur, vous êtes présentateur! Changez de place!" accusa le politicien. Pour se justifier, Pascal Praud répond à l'élu et que ce n’est "pas un parti pris", mais "un témoignage de journaliste", fit valoir Praud, parent d'élève confronté aux problèmes occasionnés dans les familles par les réformes insensées.

VOIR et ENTENDRE la chaude ambiance sur C News, ce mercredi 22 mars, où le député socialiste Patrick Bloche prit la mouche plutôt que de répondre à Pascal Praud :

Les deux hommes ont eu un vif échange en direct, le journaliste et père de famille - las d'entendre les éternelles mises en accusation du quinquennat précédent, après cinq années de désorganisation socialiste du système éducatif (rythmes scolaires, théorie du genre ou ABCD de l'égalité, EPI (pour les parents largués: Enseignements Pratiques Interdisciplinaires, "moments privilégiés" pour exercer sa 'compétence' en français dans des activités transversales, à défaut d'heures consacrées à l'acquisition des 'connaissances' en grammaire ou en orthographe), sanctionnés par des difficultés à pourvoir - même au rabais - des postes mis au concours) pointant le décalage du député avec les réalités du terrain en matière d'éducation.
 
Patrick Bloche ne résista pas à cet échange musclé et  battit en retraite, quittant le plateau de C News. Praud venait reprocher à Bloche, socialiste exemplaire, et la sectaire Simonnet de "mener un débat parallèle" entre eux pendant l'intervention de la porte-parole LR, pour ensuite "donner des leçons d'éducation aux uns et aux autres". 

Le joueur de Scrabble sur les bancs socialistes à l'Assemblée n'avait que le déni à opposer, bloquant le débat face aux témoignages vécus des trois praticiens de l'enseignement, face à l'élue totalitaire en fureur et à un observateur socialiste évidemment indigné.

jeudi 1 septembre 2016

Des anarcho-syndicalistes inspirent la politique de l'Education selon Hollande

Les défenseurs de l'Ecole roulent-ils tous pour le FN ? interroge J.-P. Brighelli

Mieux vaut à gauche un migrant illégal qu'un Français classé à droite, forcément extrême

La gauche révolutionnaire se donne en exemple à la droite...

C'est la thèse peu subtile de Grégory Chambat [militant syndical CNT-éducation  -Fédération des Travailleuses/eurs de l'Éducation- , ci-contre] dans "L'École des réac-publicains", où Debray, Chevènement, Onfray... se retrouvent à l'extrême droite!
d'après Jean-Paul Brighelli

J'ai l'habitude de rédiger, en fin d'année, des lettres de recommandation pour ceux de mes étudiants qui veulent s'inscrire, après une classe prépa, dans des cursus universitaires exigeants. J'ai donc l'intention d'en faire une afin de pistonner Grégory Chambat auprès du ministre de l'Éducation nationale, tout comme je lui ai recommandé jadis Jean-Loup Salzmann, le président de l'université Paris-XIII qui a tenté trois ans durant d'anéantir un enseignant, Samuel Mayol, qui voulait virer de l'IUT de Saint-Denis les salafistes qui y tenaient le haut du pavé avec la bénédiction des autorités universitaires. [En mars 2015, ce président d’Université dont dépend l'IUT était épinglé par l’Inspection générale de l’Éducation nationale pour son inaction partisane face aux alertes répétées et circonstanciées de Samuel Mayol: "Les dysfonctionnements repérés à l’IUT de Saint-Denis n’ont pas fait l’objet d’un suivi approprié de la part des services centraux de l’université", écrivaient les inspecteurs.
Le 17 mai, l’une des responsables administratives de l’IUT, à l’instar de cinq autres collègues, avait reçu des menaces par texto. Quelques jours plus tard, la porte de son bureau était taguée d’étoiles de David et de croix gammées. Un acte clairement antisémite que Najat Vallaud-Belkacem avait immédiatement dénoncé, pour la forme, avait rapporté Marianne. Le communiqué publié par la ministre de l’Éducation nationale mentionnait également que le président de l’Université Paris-XIII s’engageait à apporter toute "l’aide nécessaire" à la victime pour qu’elle puisse poursuivre ses missions. Comme son directeur d'université, le ministère de la parole avait encore failli]
Salzmann aurait pu être nommé recteur; il n'a été que président de la Conférence des présidents d'université. Bravo quand même — même si les enquêteurs ont finalement donné raison à Samuel Mayol.
Suspendu de ses fonctions de directeur de l'IUT depuis plusieurs mois par la présidence de l’université Paris 13, Samuel Mayol a été blanchi mercredi 3 juillet des accusations de manipulation islamophobe qui pesaient sur lui.
"Il pense comme vous !"
"Madame le ministre (et non 'la' ministre, comme disent tous ceux [et les féministes] qui ne savent pas parler français),


Je me permets de vous recommander particulièrement Grégory Chambat. Enseignant à Mantes-la-Ville, une municipalité de gauche récemment passée au FN, il énumère dans son petit ouvrage tous les adversaires de vos indispensables réformes — et cela fait du monde. En bref, il a le mérite de recenser [une liste noire livrée à la meute lâchée sur les réseaux sociaux], de Jean-Claude Milner [linguiste et philosophe] à moi-même, en passant par
Natacha Polony, Alain Finkielkraut, Jacques Julliard, Michel Onfray, Régis Debray, Jean-Pierre Chevènement et quelques dizaines d'autres, tous les intellectuels qui à son sens sont aujourd'hui au service du FN, ce parti fascistoïde que vous avez si magnifiquement dénoncé dans votre pamphlet à deux voix Réagissez ! Répondre au FN de A à Z 
[lettre "à un citoyen tenté par le Front national", tutoyant le lecteur pour mieux l’interpeller, observait Les InRocks en octobre 2011 les deux socialistes Guillaume Bachelay, proche de Martine Aubry, et Najat Vallaud-Belkacem, soutien de Ségolène Royal, décortiquaient les idées de Marine Le Pen afin de les contrecarrer dans les règles.], Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2011 (1). Pascal Bouchard [ancien chroniqueur à France Culture et soutien des "désobéisseurs" qui nie la crise de l'Ecole et préfère dénoncer le désordre de son administration], que vous connaissez certainement car il partage vos combats, a fait de ce livre une recension enthousiaste… Et Grégory Chambat n'a pas manqué de médias pour y expliquer ses thèses.
"Il vous reste quelques mois pour pistonner vos partisans — pensez à tous vos collaborateurs qui d'ores et déjà se cherchent des points de chute, à l'Inspection générale ou ailleurs. Vous-même allez peut-être diriger la Fondation pour l'islam de France, comme l'a suggéré Laurence Rossignol [plutôt que Jean-Pierre Chevènement: le féminisme ayant priorité sur la compétence ?]. Tout le monde se recycle. Embauchez du sang neuf [en prévision d'une année de campagne présidentielle promise à l'activisme radical]!
"En mai prochain, il sera trop tard. Distinguez donc dès aujourd'hui Grégory Chambat, il le mérite — il pense comme vous…"
Tous FN

Voilà ce que j'aurais pu dire d'un homme auteur d'un pamphlet qui se veut violent (mais pour que la violence passe, en littérature, il faut savoir écrire : n'est pas Voltaire ou Zola qui veut) [violence de bon aloi, toutefois, puisque révolutionnaire !], et qui pratique admirablement l'amalgame.

Le raisonnement de Grégory Chambat est simple.
Les "républicains" (ainsi sont dénommés, effectivement, les membres de cette nébuleuse qui, depuis plus de trente ans, s'oppose au "pédagogisme" des amis de Philippe Meirieu [et nécrophages haineux]) veulent le retour à une école de la transmission des savoirs, où l'apprentissage des Lumières formerait le socle d'un projet éducatif sérieux, et où la référence prioritaire à la langue et à la culture françaises permettrait l'élaboration d'un socle national, seul susceptible de s'opposer à l'entrisme des idéologies mortifères venues d'ailleurs. 
Que d'un "républicain" à l'autre, les différences soient parfois nombreuses, nul n'en disconvient. Sauf Grégory Chambat, qui mêle allègrement Natacha Polony et Christine Boutin (il y en a une au moins que ça fera sourire), Régis Debray et Renaud Camus (pas sûr que Debray s'en amuse), Charles Coutel — vice-président du Comité Laïcité République, pure émanation franc-maçonne — et Valérie Laupiès — conseillère FN en PACA. Qui a crié à l'amalgame ?

En tout cas, tout ce qui s'oppose au Bien (le PS et Mme Vallaud-Belkacem, à qui l'auteur tresse des couronnes [mettant  en évidence leur radicalité du même coup] est forcément d'extrême droite. Que la plupart des "républicains" aient un passé d'extrême gauche (mais pas celle d'Edwy Plenel, autre idole de Chambat), souvent maoïste ou guévariste, ou soient passés par les rangs chevènementistes n'a aucune importance aux yeux de l'auteur : tous FN !

D'ailleurs, Philippot et Dutheil de la Rochère ayant travaillé pour Jean-Pierre Chevènement (dont le péché originel est, selon les socialistes, d'avoir fait échouer Jospin en 2002 – tiens, moi je croyais que c'était Christiane Taubira [et Hamon et Montebourg en 2017, comme s'ils avaient besoin de se mettre à deux - voire trois avec Lienemann - pour faire barrage à Hollande !]), et Jean-Pierre Chevènement ayant serré la main de Nicolas Dupont-Aignan, tout se tient : dans le bleu-blanc-rouge, il y a forcément du brun [Sans compter Emmanuel Macron, ministre de Hollande qui se rend en Vendée saluer Philippe de Villiers, fondateur du Mouvement pour la France (MPF), parti politique d’inspiration souverainiste et entrepreneur au Puy du Fou et collecteur de devises pour Bercy. 
A noter pour l'anecdote que la famille de Villiers est apparentée aux Saintignon depuis les épousailles, à la fin du 19e siècle, entre Jeanne de Saintignon et Louis Le Jolis de Villiers, dont descendent Philippe de Villiers et Pierre de Saintignon, homme lige de la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, comme premier adjoint et vice-président des Hauts-de-France (ex-région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, fief socialiste historique) présidée par Xavier Bertrand (LR)].

Qui défend la réforme du collège ?

Se mêle à cet amalgame un discours antilibéral qui confond le libéralisme de Guizot avec celui de Hayek (Chambat a été [dé]formé en IUFM; ceci explique cela, on ne peut pas tout savoir), et la revendication d'une barre "à gauche toute" très en vogue actuellement — parlez-en à Gérard Filoche [signataire d'un appel "pour une grande primaire de toute la gauche et des écologistes les 4 et 11 décembre"]…

L'opuscule de Mr Chambat se clôt sur un répertoire de tous les grands noms qu'il vomit [au risque de les grandir] — l'ensemble des "pseudo-z-intellectuels" [qui "commentent la réforme du collège sans avoir lu les textes"] jadis fustigés par Mme Vallaud-Belkacem, comme le savent mes lecteurs les plus assidus. Mais cette liste est en soi impressionnante : elle comporte la quasi-totalité de ce qui pense en France en ce moment. Et en face ? Eh bien en face, il n'y a personne. Ah si, Grégory Chambat et Laurence de Cock (qui ça ? [professeure d’histoire-géographie en lycée à Paris, docteure en Sciences de l’éducation (parce que bien-pensante), et chargée de cours en didactique de l’histoire et sociologie du curriculum à l’Université Paris-Diderot (ex-Jussieu, pour tout dire). Membre du bureau du Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH, créé avec un manifeste adopté en juin 2005 dans un contexte marqué par les débats autour de la loi du 23 février 2005 sur le colonialisme et la reconnaissance des Français rapatriés)]), qu'il remercie in fine.

Le raisonnement de cet "intellectuel" est d'une rigueur exemplaire[, observe-t-il, maintenant le ton de l'ironie]. "Le champ couvert par le courant "réac-publicain", écrit-il, concerne un large spectre politique qui correspond, sans le recouper absolument, au "souverainisme" français et au glissement de la gauche, voire d'une fraction de la gauche de la gauche, vers la droite de la droite au prétexte de la défense de l'ordre national et "républicain" ". Tout est dans les guillemets. Et de citer (pour les pointer aux yeux des lecteurs peu avisés en quête de repères) les vecteurs médiatiques qui servent de relais à cette pensée faisandée — le Figaro Magazine, Marianne, Valeurs actuelles, Causeur…

Il oublie Le Point, où la journaliste Sophie Coignard et moi faisons de la charpie des projets du ministère. Et aussi L'Huma, qui tire à boulets rouges sur la réforme du collège ? J'en passe et des meilleurs...

Tectonique des plaques idéologiques

Ce que ne comprend pas Chambat — et il aurait pu commencer par là — c'est pourquoi "sa" ville de Mantes-la-Ville a basculé [du PS] vers le FN. Pourquoi des électeurs de gauche ont voté Marine Le Pen. Ce qu'il ne voit pas, c'est que l'échiquier politique a tourné — et l'éducation est la pierre de touche de cette révolution —, si bien que ce qui se disait à gauche est aujourd'hui dans la mouvance angela-merkelienne, que ce qui était à l'extrême gauche [anti-coloniale, anti-sioniste et pro-palestinienne] a soit viré vers l'islamo-fascisme (c'est le cas de la plupart des trotskistes, à l'exception de mon ami Marc Le Bris), soit, quand ils étaient "maos", vers la défense de la nation.

Le fait est que le combat pour l'école des "républicains" s'apparente à une longue marche dans une contrée — la rue de Grenelle — peuplée de vrais réactionnaires. Le fait est que les idéaux républicains sont aujourd'hui défendus par ce que Chambat appelle "la droite de la droite". Il me reproche [à Jean-Paul Brighelli] d'avoir écrit que j'adhérais à 80 % aux thèses du FN sur l'école : le fait est que le FN a emprunté 80 % de mes thèses [démontant la soi-disant "démocratisation" de l’Ecole décidée sous Giscard d’Estaing, principalement avec la réforme du 'collège unique' en 1975, renforcée par la création des ZEP, la réforme des examens -du Bac notamment, en 1999 et les réformes a minima du lycée en 2010, puis du collège en 2016] — et forcément je m'y retrouve. Et je ne crois pas que ce soit par opportunisme pur : les positions ont tellement bougé (et Chambat peut bien feindre de croire que le FN de Marine est celui de Jean-Marie, les faits disent le contraire) que la République n'est plus défendue que par ceux qui ont compris que le discours sur la "démocratie" prélude à l'instauration d'une dictature molle.

Le fascisme n'est plus à l'extrême droite

Quoi que je pense des nostalgiques de Vichy (mais quel âge ont-ils ?). Il est dans cette partie de la gauche qui plaide pour une France métissée, addition de communautarismes qui se regardent en chiens de faïence; il est chez ces pseudo-démocrates qui brocardent les vrais intellectuels parce qu'ils croient au lieu de penser. Le sous-titre de l'ouvrage de Chambat — la pédagogie noire du FN et des néoconservateurs — en dit long sur l'amalgame que pratiquent des gens qui s'identifient au Bien parce qu'ils font le mal — et qu'ils le font bien.

Oui, il faut que l'école rétablisse la méritocratiesinon, elle entérinera les privilèges de la classe au pouvoir. Oui, il faut en finir avec la médiocratie ! Oui, il faut en finir avec l'égalitarisme — et je me permettrai de reprendre une formule de Jean-Claude Milner (De l'école, 1984) que cite Chambat sans la comprendre : "Pour que l'école résiste à l'inégalité, il ne faut pas qu'elle soit égalitaire, il faut qu'elle soit inégalitaire." Et que l'on encourage enfin le mérite, au lieu de le dénigrer.

(1) Je porte à votre connaissance, madame le ministre, que votre livre n'a pu exister que parce que j'ai présenté Guillaume Bachelay, qui était alors de mes amis, à Jean-Claude Gawsewitch, et que j'ai insisté pour qu'il le publie, au nom de la diversité des opinions. Mais je suis un républicain, moi — pas un pseudo-démocrate qui n'accepte que les avis de ses amis.

Jean-Paul Brighelli est délégué à l'éducation au mouvement Debout la France, précise Le Point, beaucoup moins précis sur les préférences des caricaturistes militants qui le dénigrent. 

L'obscur 
Grégory Chambat gagne-t-il à être connu ?


Enseignant depuis 1995, principalement à l'écoute d'élèves non-francophones dans un collège des Yvelines à Mantes-la-Ville, il participe au comité de rédaction de la revue N’Autre école. 
(revue syndicale et pédagogique de la CNT, syndicat révolutionnaire et anarcho-syndicaliste), au site collaboratif Questions de classe(s) -qui se présentent comme de simples "acteurs de l’éducation: parents, travailleurs, chercheurs, issus de différents horizons associatifs, pédagogiques, syndicaux, etc., qui pensent que "la question scolaire est une question politique"- et à la collection d’ouvrages "N’Autre École", aux éditions LIbertalia qui publie son amalgame offensif 'L’école des réac-publicains : la pédagogie noire du FN et des néoconservateurs'.
Une telle production laisse à penser que le métier difficile d'alphabétisation de migrants illégaux n'est pas une tâche à temps plein ou que la décharge horaire est motivante pour ce type de sacerdoce (dans l'Émission Rue des écoles sur France culture, lES Les décharges horaires syndicales profitent à la propagande médiatique.
Voyez le débat sur le service public avec Grégory Chambat, militant révolutionnaire à la CNT; Jean-Paul Mongin, délégué général de l’association SOS Education et Fatiha Boudjahlat, enseignante, secrétaire nationale du MRC [gauche et gauche radicale], un entre-soi du service public dans l'esprit discriminatoire du camp d'été "décolonial" interdit aux Blancs à Reims et autorisé par l'Etat à la fin du mois d'août). Qu'il dégage du temps libre pour l'activisme pédago-politique interpelle néanmoins...

vendredi 17 juin 2016

"Ce n'est pas à l'école de s'adapter aux minorités," souligne Brighelli

Les idéologues de gauche encouragent l'abandon de la laïcité et le triomphe du communautarisme

Marianne sera-t-elle, 
demain, lapidée? 
Dans son dernier livre #Je suis Marianne (Grasset), Lydia Guirous n'a pas davantage sa langue dans sa poche que dans 'Allah est grand, la République aussi' (Jean-Claude Lattès, 2014). Née en Algérie, féministe française engagée, ancienne militante au Parti radical, membre de l'UDI et ex-porte-parole des Républicains, remerciée pour son absence de langue de bois, l'auteure s'exprime sur l'école et plus particulièrement les musulmans français.

"11 janvier 2015, 4 millions de Français défilèrent pour Charlie.13 novembre 2015, l’islam radical tue plus de 130 personnes et fait plusieurs centaines de blessés : des vies volées, des destins brisés. Leur crime : être libres.
Renoncements, lâchetés et déni, la République a été frappée en plein cœur.
Que s’est-il donc passé, dans ce pays, pour que les coupables de janvier aient été perçus comme des victimes ? Pour que les défenseurs de la République soient montrés du doigt et sommés de se taire ? Pour que la laïcité soit abandonnée et le communautarisme triomphant ? Pour que le combat féministe oublie ses propres exigences ? Pour que l’école soit livrée à ceux qui la détruisent ? Pour que l’autorité et l’ordre, enfin, soient regardés comme des valeurs d’hier – et, à ce titre, démodées et méprisables ?
On dirait que Marianne, désormais, dérange tout le monde." ()
Quand elle revint au Roubaix de son enfance, après dix années à Bordeaux, Lydia Guirous dit ne plus reconnaître la ville : "le communautarisme avait tout envahi. C'était une sorte de bled importé dans le nord de la France… le supermarché est devenu un Halal Market... ou une femme en hidjab vous dit bonjour et vous interroge en arabe". "Il y a même des burqas, alors que c’est interdit".
Elle a épousé un catholique à l'église Saint-Augustin de Paris, ce qui, explique-t-elle, correspond "à
l'esprit d'ouverture qu'incarne ce saint d'origine berbère... Augustin était le trait d'union entre nos deux cultures et nos deux confessions".
Jean-Paul Brighelli rebondit sur les déclarations de Lydia Guirous et livre ses propos.

Jean-Paul Brighelli : Vous insistez à plusieurs reprises dans votre livre sur l'abyssal mépris de certains pédagogues – ceux qui dirigent la Rue de Grenelle depuis trente ans – pour le peuple. Pouvez-vous en donner des exemples ? Qu'en a-t-il été pour vous, née en Kabylie, petite fille d'une famille nombreuse déracinée dans le nord de la France par la montée des périls en Algérie, et parlant un français qui n'était pas forcément celui de vos petits camarades ?

Lydia Guirous : La gauche bien-pensante aime se donner bonne conscience en faisant semblant de s'intéresser aux enfants de condition modeste, et particulièrement aux enfants issus de l'immigration. Ils font leur BA, en bons scouts de la pensée unique, mais attention : il ne faut pas croire qu'ils souhaitent que tous les enfants modestes se mélangent avec les autres et que l'école républicaine tire tout le monde vers le haut, riches comme pauvres. Non, ce qu'ils veulent, eux, c'est garder les gens enfermés dans leurs cases : le pauvre, l'ouvrier, l'immigré… Eh oui, si tout le monde se mélangeait, on ne pourrait pas les entendre geindre sur les plateaux télé alors que leurs enfants sont tranquillement enfermés dans les bonnes écoles parisiennes. Alors ils ont trouvé la solution pour concilier leur volonté de se faire du bien et de leurrer le peuple : ils ont nivelé le niveau scolaire vers le bas dans les zones d'éducation difficile. De cette manière, ils ont l'illusion d'avoir œuvré pour le bien commun, alors que, finalement, ils ont créé des bataillons d'élèves de faible niveau qui seront très rapidement largués dans l'enseignement secondaire et supérieur et qui finiront chômeurs, car malheureusement le marché du travail, lui, augmente en permanence ses exigences. C'est cela, le mépris : faire croire au peuple qu'on l'aide, alors que l'on construit une barrière autour de lui et qu'on lui lance avec beaucoup de mépris quelques cacahuètes pour calmer sa colère. A titre personnel, à Roubaix, il a fallu que je me batte et que je travaille seule pour apprendre les grands auteurs, car de nombreux enseignants pensaient que l'étude du rap, du graph et des tags nous parlait plus… Mais ce n'est pas avec cette "culture urbaine" qu'on réussit ses copies de culture générale lors des concours de grandes écoles…

"C'est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l'éducation doit être conservatrice." Un propos auquel j'adhère entièrement. Comment expliquez-vous que son évidence ne saute pas aux yeux de nos modernes pédagogues, qui se veulent (ou se croient) "de gauche"?

Tout simplement parce que ces idéologues vieillissants sont les produits du ravage culturel de Mai 68 : "il est interdit d'interdire", "Sous les pavés la plage ", "CRS, SS"… vous vous souvenez ? Eh bien, ce sont ces dinosaures, ces apparatchiks gauchistes, qui ont pris le pouvoir et lénifié la pensée et le sens critique pendant plus de quarante ans. Ils ont menti au peuple et à ses enfants en développant des théories absurdes sur l'autonomie des élèves et en n'ayant de cesse de niveler l'école vers le bas. Najat Vallaud-Belkacem est leur digne héritière ! Le pire dans tout cela, c'est que les pédagogues de gauche savent très bien qu'ils ont tort et que leur idéologie est dangereuse. Leur pensée, c'est un dol culturel et idéologique qui n'a pour seule ambition que de garder leur zone de pouvoir, leurs enseignements à la fac et leurs contrats d'édition… Dans le fond, ils savent très bien que ce qu'ils prônent ne marche pas, sinon ils n'y aurait pas autant d'enfants de profs à Sciences Po, à l'ENA et dans les grandes écoles… L'élitisme, ils connaissent – pour leurs enfants !

"La discrimination positive à l'école n'est rien d'autre qu'un néo-colonialisme déguisé" – bien sûr ! Mais alors, comment faire lorsque certaines populations sont de toute évidence en décalage culturel ? Leur proposer de travailler deux fois plus que les autres ?

Oui, c'est une évidence. Cela n'a rien de stigmatisant: quand on est moins bon, il faut travailler plus. Cela est vrai pour l'école, le sport, la musique, partout ! C'est comme ça. Quant au décalage culturel dont vous parlez, il y a deux points. Concernant les nouveaux entrants, il faut stopper l'immigration massive et passer à une immigration choisie, avec des populations en accord avec nos besoins économiques et nos valeurs culturelles et politiques. 
Concernant les immigrés qui sont déjà sur notre territoire, il faut imposer des cours de langue française, d'instruction civique et d'histoire et sanctionner ces derniers par un examen. La réussite à cet examen devrait, selon moi, conditionner l'obtention de la nationalité française et d'un certain nombre d'aides sociales. Cela permettrait une meilleure assimilation et nous retrouverions plus de cohésion nationale.

Vous retrouvez les formules de Jean Zay, homme de gauche qui préconisait, comme vous, "une école hermétique aux pressions de tout ce qui se présente avec le masque de la sacro-sainte modernité". Il n'y a donc pas d'école de droite ou d'école de gauche ?

Non, il n'y a qu'une seule école, l'école de la République, celle dans laquelle votre mérite et votre travail construisent votre avenir, celle dans laquelle vous devenez des citoyens, celle dans laquelle vous devenez des hommes. Malheureusement, ce gouvernement a choisi l'école du nivellement par le bas. Ils mettent l'école au niveau des plus mauvais élèves et y font entrer "tout ce qui se présente sous le masque de la modernité" en supprimant les notes, le redoublement, les classements… Ils remplacent les livres par des tablettes, l'apprentissage de l'écriture par des 'clics', les exposés se font par copier-coller sur Wikipédia [cf. TPE, travaux personnels encadrés, épreuve du baccalauréat passée en batterie de 3] sans un effort réel de compréhension… 

Et la laïcité est bafouée en laissant des femmes voilées accompagner les enfants lors des sorties scolaires. Cette école-là est une école à deux vitesses, qui s'apparente plus à une garderie qu'à un sanctuaire du savoir. Je souhaite une école de l'instruction, de la rigueur et de la discipline. C'est la seule manière de permettre à tous les élèves – quelle que soit leur condition – de réussir, de construire une génération de citoyens à l'esprit critique et éclairé; c'est la seule façon de rendre possible la méritocratie républicaine.

"La réforme du collège détruit l'ambition d'excellence pour tous et installe la médiocrité pour tous." Comment expliquez-vous que Najat Vallaud-Belkacem, née dans le Maghreb comme vous, petite fille d'une famille nombreuse comme vous, avec des parents ouvriers, n'ait pas pensé à revivifier l'école primaire et le collège qui lui ont permis de devenir ce qu'elle est – et même qu'au contraire elle ait à cœur de détruire ce qu'il en reste en mettant en place, comme vous le dites fort bien, "une école à deux vitesses, celle de l'instruction face à celle de la garderie" ? Par idéologie, par obéissance aux règles fixées par l'Europe – ou quoi ?

Le problème, c'est que bien des gens oublient de regarder derrière eux et de dire merci. C'est ce qui doit se passer pour Najat Vallaud-Belkacem, qui a oublié que c'est l'école de la République qui a fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui. Elle n'aime pas l'excellence ? Alors pourquoi est-elle allée sur les bancs de Sciences Po ? Elle aime la mixité sociale et ne supporte pas les élites… Et pourtant, son mari est énarque et secrétaire général adjoint de l'Élysée. Tout cela est factice, le positionnement idéologique de NVB comme de toute la gauche repose sur un mensonge, mais, rassurez-vous, leurs enfants, eux, sont dans les filières d'excellence ! Finalement, avec la gauche, c'est "faites ce que je dis, mais pas ce que je fais". Quel manque de considération pour les Français ! Quel cynisme, quel mépris !

"Une famille dont les enfants ont un fort taux d'absentéisme et causent des troubles au sein de l'école doit voir ses allocations diminuées ou complètement supprimées" – fort bien. Ne pourrait-on pas également repenser le système des bourses en les attribuant plus systématiquement au mérite, au lieu de les indexer systématiquement sur l'état des ressources ?

C'est à voir !
C'est une évidence, c'est le mérite qui doit primer. Il est vrai que, chaque année, certains bénéficient de bourses dans le supérieur sans suivre les cours ensuite. Avoir une bourse, alors que l'on ne veut pas travailler réellement, est une insulte pour tous les étudiants qui, sans bourse, vivent souvent dans 6 ou 7 mètres carrés avec des douches et des toilettes communes sur le palier.

"La religion se vit pour soi, chez soi, et ne doit pas se porter comme un étendard en place publique." Vous exprimez votre désir de voir étendue aux universités la loi de 2004. Mais êtes-vous favorable à une interdiction totale du voile dans les rues ? Et que pensez-vous de la décision de Mme Vallaud-Belkacem d'autoriser des mères voilées à encadrer des sorties scolaires ?

Je souhaite que le voile soit interdit à l'université, mais également dans les entreprises. Il est un instrument de prosélytisme religieux employé par les salafistes et les Frères musulmans pour construire une société où la religion s'impose dans l'espace public et défie la République. L'idée, c'est de dire 'nous sommes musulmanes avant d'être françaises': cela est incompatible avec le sens même de la République. Les femmes voilées sont les idiotes utiles du salafisme; elles ne se rendent même pas compte de leur degré de soumission aux hommes et à leur "communauté". Celles qui portent le jilbeb [de la tête au pied] ou le niqab sont les instruments de propagande d'une idéologie mortifère surtout chez les jeunes. Si c'est leur choix, elles doivent être cohérentes et aller vivre dans un pays où cela ne dérange personne et ne heurte pas les valeurs et le mode de vie. Il y a plein de beaux pays musulmans où leur pratique rigoriste et leur mode vestimentaire ne dérangeront pas… Mais pas en France.

Quant à la décision de NVB d'autoriser le voile aux mères accompagnatrices en revenant sur la circulaire Chatel, je la condamne fermement depuis plusieurs années. C'est une honte, un renoncement, une lâcheté, un recul grave qui consiste à laisser s'installer l'idée que le fait religieux a toute sa place à l'école publique de la République française. Je ne peux pas l'accepter. Et puis, c'est aussi une façon d'habituer les enfants à voir des voiles sur la tête des femmes et des signes ostentatoires à l'école… Ensuite, comment pourront-ils comprendre la loi de 2004 ? C'est une façon sournoise d'attaquer encore une fois la laïcité à l'école. Par ailleurs, cela installe l'idée que c'est l'école qui doit s'adapter aux minorités. Je combats cette idée. L'école est une institution pilier de notre République, il faut la renforcer. Ce n'est pas à elle de s'adapter aux élèves, aux parents, aux revendications religieuses, aux minorités.

Comme vous le notez, ce n'est plus seulement la viande de porc qui est rejetée par les petits musulmans à l'école, mais toute viande, à partir du moment où elle n'est pas halal – si bien que des centaines de kilos de viande sont jetés à la poubelle chaque jour. J'ai vu moi-même des élèves refuser des légumes qui étaient susceptibles d'avoir touché une viande non halal. Que proposer alors aux enfants dans les cantines ?

Vous savez, c'est un faux problème, le porc est servi moins d'une fois par semaine dans les cantines et, à chaque fois, on peut prendre en parallèle des légumes et des féculents, ainsi que des entrées, des desserts ou du fromage avec du pain. Je pense que le fait de ne pas manger de viande à un repas n'est pas un drame. D'ailleurs, aujourd'hui, ils ne mangent même pas le poulet, le bœuf, l'agneau, car ils ne sont pas "halal"… A mon sens, c'est un signe de radicalisation des esprits, c'est la pression des parents qui amène à ces comportements. Beaucoup de personnes d'origine maghrébine m'ont rapporté les pressions subies par leurs enfants. Des pressions venant d'autres camarades et même du personnel des cantines scolaires pour exiger qu'ils choisissent le menu de substitution. Cela s'appelle la pression communautaire, et elle se fait aujourd'hui au sein de l'école.

Pour moi, les menus de substitution à l'école, c'est comme le voile : c'est encore de la mauvaise foi pour remettre du religieux à l'école publique et faire céder la République en se victimisant et en jouant sur la culpabilité. Ces gens doivent savoir que l'école publique et laïque ne cédera pas à leur chantage, comme elle n'a pas cédé lorsque des filles voilées hurlaient qu'on les privait de l'accès au savoir en leur interdisant le voile en 2004. Finalement, elles ont retiré le voile dans le secondaire et sont allées à l'école quand même. Force doit rester à la loi. Ne nous laissons pas berner.

Agrégé de lettres venu de l'extrême gauche,
Jean-Paul Brighelli a été révélé au grand public en 2005, lors de la parution de La Fabrique du crétin, premier opus d'une série de quatre ouvrages fustigeant le déclin du système scolaire français au cours des dernières décennies.