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mercredi 22 mars 2017

Pascal Praud exige de débattre sur des faits: le député PS Patrick Bloche refuse et quitte le plateau

Pascal Praud ne peut obtenir de Patrick Bloche et de la Front de gauche qu'ils mettent l'idéologie de côté

Les deux représentants de la gauche s'arc-boutent sur leur petit livre rouge

L'animateur de l'émission 'L’heure des pros' espérait un état des lieux objectif.
"Qui veut tuer l'école ?" était le thème du débat. Mais l'élue d'extrême gauche à Paris (Front de gauche, en veste rouge) Danièle Simonnet se lança dans un couplet sur sa "fierté" du système en échec qu'elle s'entête à défendre, sortant ses phrases toutes faites et absconses, s'en prenant aussi sec aux tenants du 'déclinisme' : Pascal Praud vit ainsi son émission dériver aussitôt dans l'idéologie dominante à l'Education nationale. Le niveau ne baisse pas ! quoi qu'en disent les enquêtes européennes (cf. le classement Pisa effectué par l'OCDE...)
Simonnet refusait d'admettre que les enfants ne sont pas égaux à la naissance. Tandis que Praud observait que nous ne sommes pas tous capables de battre des records au 100 mètres, la marxiste archaïque s'obstinait à rendre l'inégalité des chances seule responsable des disparités sociales.

Arrivé avec du retard - près de 6mn après le début de l'émission -, le député socialiste Patrick Bloche embraya sur le même registre politicien de sa voisine, une conseillère d'orientation scolaire bombardée psychologue pour justifier une progression d'indices, niant le nivellement par le bas et irritant les participants présents, Jean-Paul Brighelli et le vice-président du SNALC, syndicat enseignant indépendant, ainsi que la députée LR du Doubs, maire de Morteau et déléguée à l’Education nationale, Anne Genevard, trois enseignants. 

Patrick Bloche tenta à son tour de faire prévaloir ses éléments de langage politicien, le député socialiste des Hauts-de-Seine réclamant au passage le respect et jouant, tout rouge, la carte de l'indignation.

Pour illustrer son propos, le présentateur Pascal Praud, prit l'exemple du 'prédicat', un terme plutôt nouveau pour une notion ancienne, de nature à égarer les parents impliqués, et l'échange s'emballa quand les invités de gauche se virent dépassés par la réalité. "Tous ceux qui nous écoutent doivent, en vous entendant, dire que les députés sont à l’ouest. Je vous parle comme ça! Prenez une copie d’un gosse de troisième, vous verrez que c’est truffé de fautes d’orthographe, que c’est phonétique!", lança à son invité un Pascal Praud désireux de conduire le débat sur du concret. Il arriva sur le dur...

"A l’ouest ? Mais comment vous pouvez...", s'étrangla le député socialiste. "Je ne sais pas dans quel milieu et dans quel monde vous vivez à l’Assemblée nationale! Permettez-moi de vous le dire comme ça", a ajouté le journaliste visiblement offusqué - en qualité de parent d'élève - par ce déni. 
"Mais c’est incroyable qu’un journaliste à CNews... vous puissiez vous exprimer sur vos positions éminemment politiques !", polémiqua aussitôt Patrick Bloche, qui rappela que lors de sa précédente visite, il soutenait les journalistes et techniciens d'i-télé en grève dure contre le sauveteur de la chaîne du groupe Canal+.
 
Et Bloche d'accuser : "La contestation de la représentation nationale, je sais exactement d’où elle vient. C’est scandaleux! Je vais dans des classes, je connais le niveau des élèves! Votre parti pris, vous n’êtes pas animateur, vous êtes présentateur! Changez de place!" accusa le politicien. Pour se justifier, Pascal Praud répond à l'élu et que ce n’est "pas un parti pris", mais "un témoignage de journaliste", fit valoir Praud, parent d'élève confronté aux problèmes occasionnés dans les familles par les réformes insensées.

VOIR et ENTENDRE la chaude ambiance sur C News, ce mercredi 22 mars, où le député socialiste Patrick Bloche prit la mouche plutôt que de répondre à Pascal Praud :

Les deux hommes ont eu un vif échange en direct, le journaliste et père de famille - las d'entendre les éternelles mises en accusation du quinquennat précédent, après cinq années de désorganisation socialiste du système éducatif (rythmes scolaires, théorie du genre ou ABCD de l'égalité, EPI (pour les parents largués: Enseignements Pratiques Interdisciplinaires, "moments privilégiés" pour exercer sa 'compétence' en français dans des activités transversales, à défaut d'heures consacrées à l'acquisition des 'connaissances' en grammaire ou en orthographe), sanctionnés par des difficultés à pourvoir - même au rabais - des postes mis au concours) pointant le décalage du député avec les réalités du terrain en matière d'éducation.
 
Patrick Bloche ne résista pas à cet échange musclé et  battit en retraite, quittant le plateau de C News. Praud venait reprocher à Bloche, socialiste exemplaire, et la sectaire Simonnet de "mener un débat parallèle" entre eux pendant l'intervention de la porte-parole LR, pour ensuite "donner des leçons d'éducation aux uns et aux autres". 

Le joueur de Scrabble sur les bancs socialistes à l'Assemblée n'avait que le déni à opposer, bloquant le débat face aux témoignages vécus des trois praticiens de l'enseignement, face à l'élue totalitaire en fureur et à un observateur socialiste évidemment indigné.

mercredi 16 mars 2016

Pédophilie: 27 premières radiations dans l'Education nationale

L'Education nationale brise discrètement son omerta sur la pédophilie en milieu enseignant 

Les "hussards de la République" viennent d'engager une grande purge des actes de 
pédophilie au coeur de l'institution


Qui savait qu'en 2015, la ministre de l'Education nationale a dû prononcer 27 radiations d'enseignants? Près d'un an après la révélation des dysfonctionnements de l'institution, au travers, notamment, de l'affaire de Villefontaine, Najat Vallaud-Belkacem annonce aujourd'hui qu'il y a eu 27 radiations en 201527 cas d'enseignants et
de  personnels des écoles sont désormais interdits de travailler pour l’Éducation nationale.
Ces 27 cas, "ce sont essentiellement des hommes, mais cela peut aussi concerner des femmes et cela est tout aussi grave", a souligné la ministre sur RTL.
Elle précise qu'il s'agissait d'éducateurs travaillant dans le premier et le second degré.  "Un adulte, un professeur, un agent de l'administration, dès lors qu'il a été condamné, ne peut plus exercer auprès des enfants. Il faut que nous résolvions tous les dysfonctionnements que nous avons vus" à l'occasion de l'affaire de Villefontaine.
Le directeur-instituteur d'une école primaire de Villefontaine, de l'Isère a été interpellé et mis en examen, fin février, pour des viols et des attouchements sur ses élèves. Au moins neuf plaintes de parents d'élèves, correspondant à deux garçons et sept filles âgés de 6 à 7 ans, tous scolarisés dans la classe de CP du directeur, ont été enregistrées par la justice et de nouveaux cas pourraient émerger.
Agé de 45 ans, ce père de famille qui exerçait depuis la rentrée 2014 à Villefontaine a été mis en examen pour "viols aggravés, agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans, et acquisition et détention d'images pédopornographiques".
Déjà condamné en 2008 à six mois de prison avec sursis pour pédopornographie, l'enseignant avait pu continuer à exercer son métier entre l'Isère et le Rhône et n'avait donc pas pour autant être frappé d'une interdiction d'exercer, un laxisme et une omerta qui choquent particulièrement les parents d'élèves.
En mars 2015, la ministre avait alors assuré que l’Éducation nationale n'avait jamais été prévenue de cette condamnation. 

Plusieurs affaires avaient surgi, comme à Rennes. 
Le Rectorat de Rennes a prononcé la suspension immédiate d'un professeur d'éducation physique et sportive (EPS) d'un collège de l'académie. Le professeur avait été condamné en 2006 pour détention de l'image à caractère pornographique d'un mineur. Le Rectorat précise que cette mesure a été prise après sa révélation de cette condamnation auprès du recteur par le procureur de la République de Rennes, en application de la récente circulaire du 11 mars 2015 sur la nécessaire transmission par les procureurs des condamnations et procédures pénales d'un fonctionnaire à son administration. Outre sa condamnation passée, le professeur d'EPS concerné fait à nouveau "l'objet d'une mise en examen, actuellement en cours, pour agression sexuelle sur mineur de 15 ans, dans un contexte familial".
Le rectorat, qui se refuse à révéler la localité où enseignait le fonctionnaire, indique avoir dépêché dans son établissement un inspecteur d'académie "pour accompagner la communauté éducative".
La ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé le lancement d'une procédure de révocation du directeur d'une école primaire de Villefontaine, près de Lyon.
VOIR et ENTENDRE le témoignage d'un père de victime de l'instituteur pédophile de Villefontaine:


Une affaire de pédophilie resurgit en Savoie, où un prof devrait bientôt être jugé aux Assises pour l'agression de 33 fillettes. 
Un instituteur de Savoie, Eric Molcrette, est soupçonné d’avoir violé ou agressé sexuellement 33 fillettes entre 2011 et 2013.
Il se serait livré à des viols et agressions sexuelles sur 22 fillettes âgées de 5 à 6 ans au moment des faits, c’est-à-dire entre le 1er septembre 2011 et le 9 avril 2013.
P
endant les vacances d’été, cet enseignant s’occupait d’un centre équestre à Mornac-sur-Seudre, en Charente-Maritime où il se serait livré à des agressions sexuelles sur 11 fillettes âgées de 9 à 11 ans, en région Poitou-Charentes présidée de 2004 à 2014 par une certaine Ségolène Royal.
Alors qu'elle était ministre déléguée à l'Enseignement scolaire (1997-2000), puis ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées (2000-2002), l'actuelle ministre de l'Environnement de Hollande s'illustra par la signature largement médiatisée d'une 'circulaire Royal' promettant la lutte contre la pédophilie... C'était en 1997, avec le suivi que nous constatons aujourd'hui, 20 ans après !

En mars 2015, sous la pression de ces scandales, Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira, alors ministre de la Justice, avaient rédigé une loi rendant obligatoire la transmission des condamnations. Le texte rédigé dans la précipitation avait été retoqué par le Conseil constitutionnel. "Nous la ré-adoptons [la loi], avait assuré la ministre. Nous n'avons pas attendu sa mise en œuvre formelle pour changer nos procédures: il y a (désormais) des référents Éducation nationale au sein des tribunaux et des référents justice au sein des académies".

VOIR et ENTENDRE les regrets de l’Éducation nationale sur le manque de communication sur la pédophilie à l’école

Najat Vallaud-Belkacem
 avait en outre insisté: "pour la première fois, nous commençons à passer au peigne fin tous les casiers judiciaires. Nous l'avons fait dans une académie; nous sommes en capacité de passer en revue 3.000 casiers par jour". Il faudra donc "une année" pour achever cette tâche auprès des 940 fonctionnaires de l'enseignement, dans cette seule académie.

"Il y a eu 16 cas de condamnation en justice pour des affaires liées à la pédophilie" ou la pédopornographie, qui ont toutes entraîné une révocation définitive de l'enseignant condamné, a souligné Najat Vallaud-Belkacem. Selon RTL, il y en aurait en fait eu 19 en 2014, 26 en 2013, et 15 en 2012.
Représentation de la compagne tahitienne de Paul Gauguin
Tehura, âgée de treize ans, 
par Manao Tupapau (L'esprit des morts veille), 1892. 
Comme il l'a fait pour le terrorisme islamiste et en envenimant l'affaire Benzema par sa prise de parole
Valls instrumentalise la pédophilie pour détourner l'opinion de sa tentative de viol du débat parlementaire sur sa réforme du droit du travail.


VOIR et ENTENDRE Valls pointer "des défaillances" dans une affaire de viols dans une école:

Pour autant, il faut "faire attention à ne pas jeter l'opprobre sur l'ensemble du personnel"avait en son temps ajouté sa ministre de l'Education
rappelant que l'Education nationale compte environ un million de fonctionnaires, dont 840.000 enseignants. 

"La pédophilie est une affaire extrêmement grave qui détruit des vies donc le principe, c'est pas de silence, transparence totale", avait conclu Najat Vallaud-Belkacem.

jeudi 17 septembre 2015

Programmes scolaires: la ministre a dû "tout corriger de fond en comble"...

"De la dictée tous les jours": c'est tout ce que Libération a retenu ?

Revus et corrigés, les nouveaux programmes scolaires ont échappé au sort de Palmyre

Sous l'avalanche de critiques au printemps, la ministre Vallaud-Belkacem a bien dû remballer ses armes de destruction massive. Mais les nouveaux programmes ne seront dévoilés que ce vendredi midi et il reste donc à confirmer que le pire a bien été évité. En attendant, Libération titre en forme de représailles à la contestation: "Programmes scolaires : de la dictée tous les jours" !

Arbre qui cache la forêt, le retour de la dictée quotidienne est annoncé
Il a changé sa photo de profil sur Twitter : "Keep calm & pretend its on the lesson plan" ("Restons calmes et faisons comme si tout se passait comme prévu"). Posté le 7 septembre, ce message d’explication peut déjà en surprendre plus d'un qui croit que la langue française est encore la langue nationale: "Je change ma bannière, car je sens que je vais encore me faire agonir de sottises, donc je me prépare à rester zen," commente amèrement Michel Lussault, le président du Conseil supérieur des programmes (CSP), qui ne s'est toujours pas engagé dans sa propre autocritique, puisque les sottises restent celles des autres, tous les autres. Comme pour s'en débarrasser, il va remettre officiellement  à la ministre de l’Education sa copie sur les nouveaux programmes scolaires, du CP à la troisième.

Impudent Lussault, en photo 
comme au naturel
Au printemps, la première mouture avait fait hurler tout ce que l'hexagone compte d'intellectuels et d’historiens, avec des arguments que Michel Lussault jugea -parfois-infondés (Libération du 18 mai). Prenant le devant de la scène, il confiait à l’époque avoir "le sentiment d’avoir été un lapin le jour de l’ouverture de la chasse" (lire son portrait dans Libé). Plus sûrement, ce sont les programmes qui allaient passer à la casserole.

Corrigés de fond en comble ? Il faut voir...

Depuis, les enseignants ont été finalement invités à donner leur avis, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, s’est résignée à demander que des corrections et précisions soient apportées. Le CSP a revisité son projet, mais les inquiétudes persistent: changement de façade ou réelles transformations ? Les nouveaux programmes ne seront mis en ligne que ce vendredi sur les coups de midi, mais jeudi matin, Michel Lussault s’exprimait sur Europe 1, pour tâter le pouls du patient : "Nous avons corrigé [le texte] de fond en comble, pas simplement une petite couche de peinture, mais nous avons reconstruit l’édifice à partir des critiques du mois de mai."

En histoire – c’est sur cette discipline que s’étaient concentrées les critiques –, la distinction entre les termes facultatifs et obligatoires a été supprimée, la chronologie a "été très clairement réaffirmée", "les ambiguïtés d’écriture levées". Et de manière générale, les formules jargonneuses remisées.

En langue française, la nouvelle mouture devrait également tenir compte des remarques formulées par les enseignants, qui, notamment en primaire, ont insisté sur la nécessité de mettre le paquet sur l’apprentissage du langage

La ministre a également demandé au CSP de définir le contenu de l’enseignement 'de complément' des langues anciennes (latin/grec), pour rassurer les vigilants qui s’inquiétaient de leur disparition au détour de la réforme du collège.

Cette version des programmes n’est pas encore définitive
Elle doit être validée par la ministre (!), puis soumise au vote du Conseil supérieur de l’éducation. Pour une application dans les écoles et collèges à la rentrée 2016.

Dans une tribune publiée ce vendredi matin sur le site du Monde, journal officieux du PS, Najat Vallaud-Belkacem préconise une dictée quotidienne en primaire et annonce notamment un renforcement de "l’enseignement laïc du fait religieux" au collège dans les programmes d'histoire. L'article de Libération avait gardé l'essentiel pour la fin...

jeudi 16 avril 2015

Réforme du collège: Ayrault tacle Vallaud-Belkacem

Ayrault s'en prend à la réforme du collège

L’ex-Premier ministre de Hollande critique la ministre de Valls sur la suppression des classes bilangues 

La fronde sur la réforme des collèges s'organise à peine Najat Vallaud-Belkacem a-t-elle présenté son projet la semaine dernière: on dirait que la concertation a été plus que limitée... Déjà les syndicats contestataires réfléchissent  à un appel à la grève. 

Deux futurs bilangues
franco-marocains, ci contre

Dans une lettre à la ministre de l’Education nationale,  Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d'allemand, fait part de son "inquiétude quant aux conséquences" sur l’enseignement de la langue allemande. L’ex-Premier ministre fait allusion à la disparition des classes bilangues que la ministre a inscrite dans la réforme, tout comme celle des sections européennes, aux motifs idéologique et politique que ces classes nourrissent l’élitisme et creusent les inégalités au collège. La promotion de l’apprentissage de l’allemand est "au cœur de la coopération franco-allemande", argumente Jean-Marc Ayrault. 


Le lien franco-allemand vaut bien le franco-espagnol

Suite de la publication de la lettre de l’ancien Premier ministre, Najat Vallaud-Belkacem a tenté de rassurer, affirmant avec aplomb qu’elle mène une " politique volontariste en faveur du développement de l’apprentissage de l’allemand ". NVB n'est pas à une contre-vérité près. La ministre "mise sur" 500.000 collégiens "au bas mot " qui apprendront l’allemand à la rentrée 2016, contre 485.000 aujourd’hui. Un pari qu'il va falloir tenir mieux que le redressement de la courbe de l'emploi...

Dans son courrier daté du 2 avril auquel la ministre réplique– l'ex-porte-parole de Jean-Marc Ayrault affirme qu’ "il ne s’agira que d’étaler un même volume d’heures de cours sur trois années au lieu de deux." Ce qui mériterait quelques précisions sur les moyens qu'elle compte mettre en oeuvre: encore des créations de postes d'enseignants? 
Alors que la France cherche "à renforcer (ses) liens avec l’Allemagne", les mesures prévues par la réforme du collège "ne me semblent pas favoriser ce rapprochement qui doit s’incarner dans des projets communs, particulièrement en direction de la jeunesse ", poursuit Ayrault. Le député UMP Patrick Hetzel s’inquiète, lui aussi, du lien franco-allemand, après "la décision de supprimer les épreuves de langues – sauf celle de l’anglais – au concours d’entrée à l’ENA ", rappelle-t-il. 
Ce qu'il hasarde en anglais de sa main potelée et inconsciente  ("Friendly", adjectif et non adverbe) signifie "amical" et ne correspond donc pas à la formule de politesse ("Yours frienfly")  Lien PaSiDupes 2012 - Hollande n'est pas non plus "English friendly"Hollande ridiculise la France dans son message de sympathie à Obama.

Cet appauvrissement des enseignements est déjà en oeuvre  au CAPES de latin et grec dont les épreuves spécifiques sont absorbées par le Capes de lettres modernes, comme le sont leurs enseignants neutralisés comme des paquets de cigarettes. 

"Vous n’avez même pas réussi à rassurer notre collègue Pierre-Yves Le Borgn’ juriste international qui, en tant que président du groupe d’amitié France-Allemagne et député PS représentant les Français de l'étranger, mobilise les députés de tous bords sur le danger immédiat des dispositions de la réforme", lançait mardi à l’Assemblée la députée UMP et diplômée en questions internationales stratégiques de l’IRIS, Virginie Duby-Muller, à la ministre.

"L’argument de l’élitisme autour des classes bilangues est faux et injuste", conteste le socialiste Pierre-Yves Le Borgn’, qui craint aussi la disparition des échanges scolaires. "Ces classes bilangues existent dans des petits collèges ruraux et dans les zones d’éducation prioritaire, fait valoir le socialiste ( Aubenas en Ardèche, par ex.), pas seulement dans les beaux lycées. C’est au contraire un dispositif de lutte contre les inégalités. 

VOIR et ENTENDRE la qualité de l'anglais de l'affigeant président Hollande qui, aux Philippines, n'a pas craint de se ridiculiser à nouveau:

Tous les nuls en anglais peuvent caresser l'espoir d'arriver un jour à l'Elysée...

mardi 6 septembre 2011

Pétition - Dites NON à la théorie du genre dans les manuels scolaires

Avec les Jeunes Indépendants du CNIP

A l'occasion de la rentrée scolaire, les manuels de Sciences et Vie de la Terre (SVT)de première font une place à la théorie du 'gender', ou du genre, importée des Etats-Unis.

Selon cette théorie, les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme des pratiquants de certaines formes de sexualités qui peuvent être : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels ou encore transsexuels...

Il apparaît invraisemblable de voir figurer dans un manuel de SVT Hachette la phrase suivante:
« Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin ».

Les Jeunes CNIP luttent contre cette introduction idéologique dangereuse dans l'Enseignement et exigent son retrait immédiat de tous programmes scolaires.





PETITION

Participez
I C I

mardi 28 juin 2011

Education : les sectaires gauchistes s'en prennent à un sondage sur le recrutement des enseignants


Rue 89 n'aime pas la Fondation pour l'école: c'est plutôt une bonne chose !


Les enseignants nostalgiques
d'(extrême) gauche
rejettent tout
ce qu'ils n'auto-gèrent plus



La Fondation pour l’école
propose une œuvre éducatrice depuis 2004 au travers d’écoles indépendantes, sous la présidence d'Anne Coffinier, marquée par sa réussite à la première édition du concours national de la langue et de la culture françaises destiné aux élèves de CM2 et de 4è.
Anne Coffinier a collectionné les diplômes pour ensuite intégrer le réseau très fermé des diplomates français. Mère de trois enfants, elle s’engagea parallèlement dans le monde complexe de l’éducation. Son constat est sans appel : la France est en retard par rapport à ses voisins du monde occidental. Alors que beaucoup de pays laissent une grande autonomie et une liberté d’enseignement, notre système éducatif reste engoncé dans des schémas idéologiques. Les attaques dont la Fondation fait l'objet en est la démonstration.

Le site Rue89 a ainsi publié la prose d'un contributeur, Bernard Girard, professeur d’histoire-géo en collège, qualifié d'enseignant blogueur (canalblog), mais qui, dès le 3 juin dernier, est visiblement libre de son temps.
Pour tout dire, ou presque, ce pacifiste, dont en son temps, les théories nous auraient valu l'envahissement de la France par contournement de l'infranchissable ligne Maginot, a commis en 2008 un déjà article titré "11 Novembre : l'Ecole devrait honorer la paix, pas la guerre" (
lien Rue 89), encore un autre "Les internats d'excellence, un coûteux gadget présidentiel" et aussi un article pour la LDH, également repris par Rue89, site Web d'information et de débat participatif orienté à gauche créé par d'anciens journalistes de Libération, au temps de Laurent Mouchard-Joffrin, un proche de Jean-Marie Le Pen (lien PaSiDupes): "Outrage au drapeau : un décret liberticide" (23 juillet 2010). Dans ce dernier, selon lui, le décret mettrait "en lumière le côté irrationnel et la profonde intolérance de tout ce qui tourne autour des symboles nationaux". C'est dire que l'auteur est doté d'un pedigree chargé.

La dernière livraison de ce "tolérant" est une charrette et s'intitule:
Du Figaro à la Fondation pour l'école, il n'y a qu'un pas

Pas une journée sans son sondage. Celui du jour, à l'initiative de la Fondation pour l'école, porte sur la liberté d'enseignement ou, plus précisément, sur le recrutement des enseignants par le chef d'établissement. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose, sauf pour Le Figaro qui reprend allègrement les résultats de ce sondage biaisé.

Comme dans bien d'autres sondages, les questions valent surtout par ce à quoi les sondés ne font guère attention, pas davantage d'ailleurs que les médias qui les répercutent. Ainsi, dans son édition du 2 juin, Le Figaro, pourfendeur obstiné de l'Education nationale, ne se sent plus de joie :

« Les parents d'élèves sont favorables à 87% à ce que les directeurs d'établissement aient des pouvoirs renforcés et 81% pensent qu'ils doivent pouvoir recruter leurs équipes de professeurs. »
[Au grand damn de la FSU et du blogueur militant, les parents de la FCPE, fédération dominante de parents de gauche, ont bien dû apporter une contribution large et efficace à cette enquête !...]

Sauf que la question posée est :
« Le directeur d'établissement scolaire doit-il avoir la possibilité de recruter son équipe de professeurs par rapport à un projet éducatif bien défini pour disposer d'une équipe professionnelle soudée autour d'objectifs partagés par tous ? »

Donc très différent de ce qu'en dit Le Figaro. Et le pourcentage de « Oui, tout à fait » ne monte guère qu'à 31%, mollement soutenu par un « Oui, plutôt » à 50%.

Questions biaisées

A quoi, au juste, répondent les sondés lorsque les questions sont aussi lourdement biaisées ?
[Selon le cas, les sondés qui sont souvent des parents d'élèves, sont des ânes] Avec la question sur le financement de la scolarité, on est en pleine manipulation [de l'avis de ce gauchiste]:
« Souhaitez-vous que l'Etat mette en place un système pour permettre à chaque famille de financer la scolarité de ses enfants quel que soit l'établissement choisi (le système pourrait être un bon scolaire, un ticket scolaire, un chèque scolaire ou un crédit d'impôt) ? »
Parmi les 74% de sondés plutôt favorables, qui vraiment est en mesure de faire la distinction entre un « bon », un « ticket », un « chèque » ?
[Les parents qui ne sont pas d'extrême gauche sont des nuls]

Qui a pris conscience que le crédit d'impôt ne concerne en rien la moitié des foyers fiscaux qui ne payent pas l'impôt sur le revenu ? Qui sait vraiment que l'instauration du chèque scolaire, défendu par un seul parti politique, le Front national, équivaudrait à supprimer le service public d'éducation qui, malgré toutes ses imperfections, vaut sans doute mieux que la prétendue liberté défendue par la Fondation pour l'Ecole qui revient à donner le libre choix des élèves à l'établissement ? Et non le contraire, comme le pensent les naïfs.
[Ce totalitaire est-il favorable à la suppression des sondages, puisqu'ils sont biaisés et s'adressent à des inconscients ? Mais est-il, en revanche, partisan du referendum ? Peut-être que donner la parole au peuple n'est-il pas démocratique, selon ce monsieur je-sais-tout, par ailleurs hostile à tout élitisme ? ]

Il est une question que, curieusement, la Fondation n'a pas posé[e] aux sondés
[ce professeur d'histoire en collège n'est visiblement pas bivalent ou ignore l'orthographe, science des ânes], une question pourtant toute simple : « Souhaitez-vous que le chef d'établissement ait le pouvoir de refuser d'inscrire votre enfant ? », corollaire de la liberté d'enseignement. On doute que 80% répondent par l'affirmative. [Sauf que les inscriptions relèvent des tâches administratives du chef d'établissement, non concernées par le décret, et non pas de la 'liberté d'enseignement': ce monsieur procèderait-il par amalgames fallacieux ?]

La Fondation pour l'école utilise les méthodes de lobbies

[Des méthodes qu'à l'évidence la FSU et la FCPE réunis ne pratiqueraient pas, en réseaux...]
Depuis quelques années, la suppression de la carte scolaire, inspirée par ce type d'idéologie, n'a pas tardé à donner des résultats : une ségrégation accrue entre les milieux aisés qui ont pu en bénéficier -en très petit nombre d'ailleurs, l'offre scolaire n'étant pas extensible à l'infini- et le plus grand nombre, les plus modestes, dont la progéniture n'intéresse manifestement pas les établissements huppés où l'on aime à se retrouver entre soi, entre enfants bien nés. [Le conservatisme de ce militant aurait-il donc peur d'une émulation entre enseignants qui ébranlerait son petit train-train sclérosant ? Tout éducateur vigilant et généreux soit-il, le bien de ses élèves lui importerait-il si peu qu'il refuse aussi d'être stimulé par la concurrence entre établissements ? Nie-t-il donc que les enfants peuvent gagner à cette confrontation pédagogique ?]

Un sondage, pour faire sens, mérite d'être lu à travers les desseins du commanditaire qui pose les questions. [Ne voilà-t-il pas une découverte circonstancielle dont nous avons tout à parier qu'elle n'indispose ce démocrate critique qu'en fonction des questions posées - et surtout des résulats obtenus !] Dans son combat pour la liberté d'enseignement, la Fondation pour l'école utilise des méthodes de lobbying éprouvées : la parution du sondage vient à point nommé soutenir un colloque qu'elle organise au Sénat, le 2 juin, sur le thème de l'« innovation », colloque animé par Natacha Polony, chroniqueuse au Figaro, égérie de l'école en blouse grise.

Pour cette mouvance traditionaliste
[qui, en bonne démocratie, vaut bien la mouvance gauchiste], peu nombreuse mais très présente dans les médias [les majorités indisposeraient-elles les républicains vertueux ?], l'utilisation du vocabulaire « innovation » et « liberté » relève de l'abus de langage et de l'escroquerie intellectuelle. [[un sentiment qui mériterait un début de justification objective, de la part d'un réactionnaire à toute innovation approuvée par 87% de sondés: un score certes stalinien !...]

« Devenez partenaire de la Fondation et réduisez votre ISF »

[On imagine très mal que ce professeur puisse dispenser un enseignement neutre et respectueux des jeunes esprits maléables qui lui sont confiés ]
Anne Coffinier, présidente à l'origine de la Fondation, ne dédaigne d'ailleurs pas [de] porter la bonne parole partout où elle a de bonnes chances d'être entendue
[devrait-elle se priver d'une liberté d'expression que lui contestent de pseudo-démocrates de gauche ?] : ainsi, le 16 octobre 2007, le centre Saint-Paul du très intégriste Institut du Bon-Pasteur, lui donnait-il l'occasion, entre une conférence sur « Le sort des enfants morts sans baptême » ou sur « Les chrétiens en terre d'islam, actualité d'une persécution », de défendre ses vues dans une communication modestement intitulée « Sauver l'école, c'est possible ». [Faudrait-il réduire les chrétiens au silence ? Pour la donner à d'autres, selon ce laïc d'un genre très spécial et fort peu orthodoxe ? Cet extrémiste a-t-il des martyrs préférés ? ]

Mais pour qui roule donc la Fondation pour l'école ? Un début de réponse se trouve sur la page d'accueil de son site Internet avec cette invitation adressée au visiteur : « Devenez partenaire de la Fondation pour l'école et réduisez votre ISF de 75% ».
[Ce respectable éducateur enseigne l'instruction civique à de 'jeunes' adolescents de collège, mais leur dit-il qu'une adhésion à la LDH ouvre les mêmes droits ? Alors, ils ont une chance inouïe, car les lecteurs de Rue 89 - qui publie - n'ont pas droit à tant de probité intellectuelle, donc de respect... Nous n'avons pas hâte que ce genre de militant assure l'avènement d'une république du même nom ! ]

A propos des outrages aux emblèmes nationaux, le tolérant passeur de savoir -agréé par l'Education Nationale- écrivait: " Quand un décret, dicté par des préoccupations aussi peu légitimes, atteint une telle brutalité, une telle extravagance, il perd toute légitimité. Heureusement : les poubelles de l’histoire sont pleines de lois de ce genre…"

vendredi 11 décembre 2009

L'enseignante d'anglais poursuit ses élèves en justice

Enfin des enseignants qui se rebiffent

La version abrégée -et édulcorée- du magazine LePoint

Une enseignante marseillaise n'a pas laissé passer les injures dont elle était victime. Des élèves avaient créé un groupe de diffamation sur un réseau social d'Internet, apprend-on finalement. Agés d'environ quatorze ans seulement, des élèves de troisième du collège des Chartreux, situé dans le centre-ville, faisaient notamment circuler une pétition pour réclamer "sa tête" via Facebook.

Selon le journal régional La Provence, qui a révélé l'affaire, le professeur d'anglais a déposé plainte mardi pour "injures sur personne chargée d'une mission publique". Trois élèves ont déjà [admirons le 'déjà' au passage] fait l'objet de sanctions disciplinaires au sein du collège, dont ils ont été exclus temporairement, et devraient rapidement être entendus par les services de police, a-t-on précisé [cette fois] de source judiciaire.
"Ce sont des élèves avec lesquels nous n'avions aucun problème", assure [, selon l'usage,] le chef d'établissement, Marie-Claude Cluzeville [sans plus de détails que celui -extrait de l'ensemble des propos qui sont moins compassionnels que ceux choisis par le journaliste]. "Ils ont été exclus temporairement, de un à huit jours en fonction de leur rôle", a-t-elle précisé.
[Et on en reste sur l'impression laissée par la sanction...]

Il faut toutefois savoir, mais les faits remontent à 2006, que le collège s'est illustré dans une affaire impliquant cinq de ses collégiens, "âgés de 14 et 15 ans, qui avaient été écroués -après avoir été mis en examen- pour des viols répétés d'une camarade de treize ans qui ont été filmés avec leurs téléphones portables.
La victime aurait 'consenti' (citation de presse) à d'autres 'relations' avec des amis de son partenaire. Le chantage avait duré presque trois mois, alimenté par de nouvelles vidéos et sans doute leur copie sur un ordinateur portable. Les jeunes gens étaient inconnus de la police et de la justice mais considérés comme des adolescents 'turbulents'."

Le magazine Le Point ne semble pas avoir d'archives, ou les néglige.

La version du journal La Provence est moins complaisante


"
Jetée en pâture sur internet, la prof d'anglais n'a pas tardé à riposter. En accord avec la principale du collège des Chartreux, à Marseille, la jeune femme a déposé plainte, mardi, pour injures sur personne chargée d'une mission de service public. Quelques jours plus tôt, l'un de ses élèves, en classe de 3e, avait créé un groupe, sur le réseau social Facebook, dénigrant et insultant pour l'enseignante.
Baptisé "Pour tous ceux qui veulent qui y ai plus Mme..." (sic), cet espace de discussions était fréquenté par plusieurs élèves, dont certains n'hésitaient pas à proférer des propos clairement injurieux.
Alerté, le professeur s'en est tout de suite ému auprès du chef d'établissement, Marie-Claude Chuzeville : " Les gamins ne se rendent pas du tout compte de la gravité de ce genre de choses. Ce sont des élèves avec lesquels nous n'avions aucun problème. Mais il fallait qu'ils prennent conscience de leurs actes. C'est moi qui ai conseillé à l'enseignante de déposer plainte et j'ai également fait une demande de protection juridique pour elle."

Ce type de dérapage semble ne pas être isolé sur internet. Les professeurs font d'ailleurs très souvent les frais de la colère ou de la frustration de certains de leurs élèves. En revanche, le fait d'ouvrir une procédure auprès des services de police constitue bien une première. Dans de nombreux cas, les dossiers se règlent entre les murs des établissements scolaires.
Aujourd'hui, trois collégiens seraient mis en cause. S'ils n'ont pas encore été entendus par les services de police, ils font déjà l'objet de sanctions disciplinaires. "Ils ont été exclus temporairement, précisait la principale. De un à huit jours en fonction de leur rôle. J'ai également demandé à une association d'intervenir auprès d'eux pour leur expliquer les conséquences juridiques et le droit sur Internet."

Ce n'est pas la première fois que le "web" secoue la corporation.
En janvier 2008, le lancement du site note2be.com, qui proposait de donner une note aux enseignants, avait entraîné de vives polémiques.
Depuis, plusieurs décisions de justice ont donné raison à ses détracteurs et le site ne fonctionne plus que de façon très limitée. Mais l'injure et la diffamation continuent de circuler sur le net bien plus vite que ceux qui tentent de les maîtriser.
" (La Provence, daté du jeudi 10 décembre 2009)

Félicitations aux adultes


Cette version est plus engagée, donc moins indifférente au sort des enseignants, voire moins méprisante. Que n'est-elle professeur d'histoire pour mobiliser l'intérêt du Point.
Hommage à ce chef d'établissement exceptionnellement solidaire qui a le respect du personnel enseignant et joue un rôle éducatif réél auprès des jeunes: elle ne verse pas -comme la plupart de ses confrères- dans la facilité de la complaisance et du laxisme, à la seule fin réelle de travestir les statistiques des violences physiques et verbales dans son établissement, de ne pas faire de vagues et d'assurer ainsi sa progression de carrière.

jeudi 13 novembre 2008

L’Histoire est-elle enseignée avec l’objectivité du militant ou celle de l’historien?

X. Darcos contre les dérives partisanes à l'école
Exemple de propagande de France 2 , la diffusion d'un documentaire de l'auteur et réalisateur Jean-François Delassus, « 14-18 , le Bruit et la Fureur » en ce 11 novembre ? Cette illustration flagrante des dérives militantes est d’autant plus percutante qu’il s’agit d’un montage, à la fois sonorisé et colorisé (l’essentiel de l’aspect historique de cette entreprise épargnée au dernier poilu témoin...), pour satisfaire une jeunesse actuelle peu sensible à l’authentique mais réceptive au sensationnel et au schématique. A cet égard, le documentaire pouvait donc satisfaire ce créneau, à défaut de le respecter: commentaire martelant pendant 110 minutes les mêmes poncifs militants et autres idées démagogiques caractéristiques de la pensée unique.

La chaîne publique n’avait pas mis en garde le public
Pourtant, le point de vue choisi était orienté et elle cherchait à endoctriner au risque d’indigner: l'angle particulier est celui de la libre pensée et du pacifisme. Si les options politiques des auteurs n’étaient pas dissimulées, les enjeux de la Grande Guerre l’étaient, en revanche. On peut en effet militer contre la guerre et son cortège d’horreurs, mais est-il permis de masquer la réalité de l’envahissement et la menace sur la liberté, voire l’asservissement de tout un peuple, en mêlant les souffrances des agresseurs et celles des agressés dans une même empathie généreuse et internationaliste, mais irresponsable ?
Au plan politique, le gaz moutarde de l’idéologie marxiste s’est efforcé de vaincre les lignes ennemies par la réactivation de la lutte des classes et de la laïcité sectaire: ainsi, à titre d’exemples, les états majors se pavanent et travaillent à leur carrière, tandis que les pious-pious se « font descendre » et les églises participent à l’effort de guerre, de soutien du moral des troupes engagées contre leur volonté au service de la patrie et de résistance à l’envahisseur.
A-t-il été laissé la moindre chance aux spectateurs de la Star’Ac ou de Patrick Sébastien, égarés dans ce spectacle d’horreurs, de conserver leur liberté de jugement, ou n'auront-ils pas plutôt été bombardés dans leurs divans comme au Chemin des Dames, sous le pilonnage de clercs pacifistes et de l’état-major de la Chaîne ? La question que se pose le ministre n'est donc pas déplacée. Quelle est-elle ?

«Est-ce qu'il ne faudrait pas qu'une bonne fois pour toutes ce que nous considérons comme devant être enseigné aux élèves soit prescrit par la représentation nationale ?», s'est interrogé Xavier Darcos.
Le Figaro rapporte que le ministre de l'Éducation a plaidé en ce sens devant la mission d'information sur les questions mémorielles de l'Assemblée nationale.

"Qui doit définir le contenu des cours d'histoire dispensés aux élèves ?
Le Parlement, a proposé mardi Xavier Darcos, entendu par la mission d'information sur les questions mémorielles de l'Assemblée nationale. Une mission créée en mars après
la polémique née de la proposition de Nicolas Sarkozy de confier à chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant juif mort en déportation. Le ministre de l'Éducation nationale s'est demandé si la représentation nationale, députés et sénateurs, ne pourraient pas prescrire «ce qui doit être enseigné» aux élèves dans des matières sensibles. Il a cité l'histoire.
Le ministre de l'Education était entendu par plusieurs députés de cette mission pluripartite, qui s'interrogeaient sur le contenu de l'enseignement, sur la place des commémorations, ou encore sur le conflit entre mémoire et approche scientifique de l'histoire. «Est-ce qu'il ne faudrait pas qu'une bonne fois pour toutes ce que nous considérons comme devant être enseigné aux élèves soit prescrit par la représentation nationale ? Nous n'aurions pas ces questions», a affirmé le ministre. «Evidemment on ne peut pas rentrer dans tous les détails. Mais on aurait au moins des grands sujets qui seraient reconnus une bonne fois pour toutes», a ajouté Xavier Darcos.
«Je pense que pour ce qui est de l'histoire en particulier, je me demande même si ça ne s'impose pas. C'est moins important pour des enseignements de disciplines qui ont un caractère scientifique et répétitif plus marqué. Mais peut-être que pour l'histoire ce serait nécessaire», a-t-il précisé. «Je pense que nous réglerions une partie de nos difficultés - parce qu'on voit bien qu'on est en difficulté au fond, derrière tout cela il y a des questions politiques (...) il y a des débats profonds - et peut-être un vrai débat public devrait se passer au parlement». Le ministre a plaidé pour que «sortent de cette mission mémorielle des recommandations qui puissent déboucher sur cette idée là».
La position du ministre
rejoint celle de plusieurs historiens ou intellectuels auditionnés jusqu'ici qui ont estimé qu'il était légitime pour le législateur de se préoccuper du contenu des manuels scolaires.
Les syndicats d’enseignants admettront-ils que les enseignants de l’Histoire peuvent être des géographes et qu’ils ne dominent leurs deux valences également. Une large partie d’entre eux, à laquelle s’ajoute les ‘spécialistes’ d’histoire qui n’ont pas une connaissance égale de toutes les périodes ou le go^t de l’approfondissement personnel, doit donc faire confiance aux ouvrages des éditeurs, lesquels sont engagés. Les professeurs militants choisissent donc pour leurs classes des manuels en fonction de leur orientation politique commune.
Le problème de l’objectivité se pose avec la même acuité pour les ouvrages scolaires que pour la presse."
C’est tout dire !


S’il fallait des preuves de la menace qui pèse sur le traitement de l’Histoire
A l’attention de ceux et celles qui font confiance au service public et ne se sauraient pas manipulés, voici des extraits de la critique éclairée de Télérama (Le Monde)

Avons-nous tous vu le même documentaire ?

  • Critique de L’Express
  • La guerre, ce n'est pas seulement une histoire d'hommes qui meurent, mais aussi une histoire d'hommes qui tuent [Vous avez le ton du doc pacifiste]. Partant de cette idée, le réalisateur Jean-François Delassus a réuni des kilomètres de films d'archives pour rendre la vérité [ ! ] d'une tuerie consentie : la guerre de 1914-1918. Ce conflit, sans précédent par le nombre des soldats engagés - 70 millions, dont 10 millions de morts - la furie des combats et la mondialisation des troupes, est également le premier à avoir été immortalisé sur pellicule. Delassus narre [c’est peu dire !], année après année, le quotidien d'un soldat inconnu en s'appuyant sur 90 % d'images d'époque [voir ll’un des commentaires ci-dessous…]. Colorisées, sonorisées [un détournement ?]- une première - ces images montrent une guerre inédite, proche et palpable [comme si nous y étions ?], où les obus s'écrasent avec fracas dans un tonnerre de boue [sensationnel ! ], où les hommes parlent, souffrent et meurent. Un document exceptionnel, qui rappelle que cette barbarie-là n'a même pas un siècle.
    Mais cette critique (Marion Festraëts) ne dit pas que nous sommes restés Français, un peuple libre…
  • Critique de Le Point
    «La dimension commémorative du service public audiovisuel suscite une véritable adhésion des téléspectateurs. » Un traquenard
  • Critique de Télérama
    Documentaire de Jean-François Delassus (France/Belgique, 2008). 110 mn. Inédit.
    Voilà une leçon d'histoire [sic !] parfaitement documentée, solidement bâtie et dispensée avec conviction [compatible avec l’objectivité ?]. Mais si la part documentaire de ce programme commémorant le 90e anniversaire de l'Armistice justifie amplement de le regarder, sa dimension narrative déçoit de bout en bout. En voulant raconter 14-18 à travers les souvenirs d'un poilu imaginaire, le réalisateur Jean-François Delassus se proposait de nous rendre sensible l'épreuve de la guerre. De réchauffer la rigueur historique au feu d'une expérience humaine. Mais donner vie à un personnage - fût-il un soldat générique, sans visage et sans nom - exigeait de le caractériser, de lui inventer une histoire, un ancrage social, des pensées, un mode d'expression et une voix dont le grain dise par où il est passé. Autant de dimensions qui font défaut à 14-18, le bruit et la fureur. [l’essentiel est-il vraiment là ?]
    Sur des archives colorisées - première partie de soirée oblige ? - et autres représentations filmiques de la Grande Guerre issues des années 10 (Coeurs du monde, de David W. Griffith) aux années 2000 (Les Fragments d'Antonin, de Gabriel Le Bomin), le soldat invisible raconte d'une voix de jeune premier (?) les taxis de la Marne et Verdun, la haine du Boche et l'horreur des tranchées... Pour expliquer l'embrasement de l'Europe, dire la violence des combats dans les Dolomites, l'erreur d'un choix tactique ou les chiffres de la bataille de la Somme, le narrateur se mue en historien [estampille de qualité et d’objectivité ?]. Le personnage y perd le peu d'existence qu'il avait acquise dans l'esprit du spectateur, décidément perplexe devant un artefact narratif qui alourdit plus qu'il ne porte ce programme. (François Ekchajzer, Télérama, Samedi 8 novembre 2008)
    Pas grand-chose sur le fond, le ton ni l’engagement politique? Ne pas se mouiller…


    Commentaires de ré-équilibrage (sur le site Télérama):
  • de Papagato - le 11/11/2008 à 23h42
    Pas facile, comme le dit François Ekchajzer, de croire à ce poilu et à son rémanant copain Léon.Transparent à force d'être synthétique. Tantôt poilu de base dévoré par les poux, tantôt paraissant doté d'un grade qui lui permet de visionner les films confisqués à l'ennemi, tantôt géopoliticien analysant les conséquence de l'accord germano-soviétique ...
  • de chestcat - le 12/11/2008 à 16h04
    Le commentaire pense et raconte la guerre à partir d'aujourd'hui, ainsi il contribue à ce que les jeunes puissent se sentir concernés, ce qui est le but de ce genre d'émission.
  • de erka - le 12/11/2008 à 22h51
    « 90% des images de la grande guerre sont des images d'entraînement à l'arrière en prévision des batailles, voire des reconstitutions. Le simple esprit d'observation permet de le vérifier: travail des opérateurs: trépied avec manivelle, matériel lourd et encombrant...obus explosant devant la caméra, soldats tombant devant la caméra, caméra surplombant la tranchée ou le champ de bataille = bidon »