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vendredi 9 novembre 2018

Mélenchon souhaite le "succès" de la mobilisation des "fusillés pour l'exemple" du 17 novembre

Les staliniens prennent le train en marche

Jean-Luc Mélenchon apporte son soutien au mouvement du 17 novembre contre la hausse de la fiscalité des carburants

Le chef des Insoumis d'extrême gauche juge "cette colère juste".
La France insoumise ne manquera pas le coche de cette rébellion...
"Le 17 novembre, qu'est-ce que vous faites, vous regardez en commentant ? Non, le 17 novembre est une auto-organisation populaire dont je souhaite le succès. (...) Il faut souhaiter son succès", a déclaré le chef de la bande des Insoumis, jeudi, lors d'un meeting à Pau.

"On me dit 'il y a des fachos là-dedans'. Oui, oui, il y en a partout. Et il y a aussi beaucoup de fâchés qui ne sont pas fachos, et ceux-là ils ont raison d'être fâchés (...) cette colère est juste, elle porte sur quelque chose qui a un sens", a-t-il poursuivi.

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Début de l’insurrection bolchévique
du cuirassé Potemkine (
24 juin 1905)
"Cette affaire d'augmentation des carburants détrousse les braves gens qui vivent de leur travail. Parce que quand on est à 20 kilomètres de son boulot, cette affaire coûte 200 euros (...) Alors c'est inacceptable, c'est inadmissible, c'est insupportable, et le peuple a raison de se révolter".

Pour autant, Mélenchon n'entend pas appeler à participer aux blocages. 
"Je n'ai pas envie que demain on demande, 'est-ce que vous faites la journée des Insoumis ?'. Non, il faut que vous ayez bien la trouille et les miquettes de les voir par milliers s'opposer à vous, tout seuls, sans consigne", a-t-il expliqué.

Clémentine Autain avait affirmé le 4 novembre sur Facebook qu'elle ne "serai(t) pas le 17 dans les blocages." La députée LFI de Seine-Saint-Denis ne se voyait pas "défiler à l'appel de Minute et avec Marine Le Pen".

Mélenchon est revenu sur les propos de Macron en faveur d'un hommage au général 

"Philippe Pétain est un traître," assure le trotskiste dans son discours de Pau. "ll fut un général cruel qui fit fusiller plus de 4.500 rebelles qui voulaient que la guerre enfin finisse (...) et si, à cet instant, il y avait quelqu'un ou quelque chose à réhabiliter, alors, que ce soit les fusillés pour l'exemple", a-t-il polémiqué, cinquante ans plus tard.
Un soldat "fusillé pour l’exemple" désigne un militaire exécuté après décision d’une juridiction militaire. En tant de guerre, quand la patrie est en danger, des exécutions pouvaient être prononcées dans un souci d’exemplarité visant à maintenir les troupes en parfait état d’obéissance en cas d’insubordination au front, pour éviter les paniques généralisées. Cette pratique est à distinguer des condamnations à mort après passage en cour martiale, avec audition de témoins, conformément au Code de justice militaire. 
Le refus, individuel ou collectif, de monter au front est l’acte de rébellion le plus observé durant la Grande Guerre. Outre la désertion, les mutilations volontaires pouvaient être aussi des actes de rébellion. Forme de mutinerie, éphémère et cachée apparue dès les mois de novembre et de décembre 1914, la fraternisation avec l'ennemi représente également un acte de désobéissance. Enfin, phénomène de lutte de classes, certains soldats deviennent mutins en affirmant haut et fort leurs positions idéologiques sur la guerre, allant même jusqu’à injurier leurs officiers. Ainsi, le 29 juin 1917, un soldat du 101e Régiment d’Infanterie Territoriale est arrêté pour avoir dit à voix haute : "A bas les gradés !". Un autre : "Pour qui est-ce qu’on se bat;  je me fiche d’être français".Philippe Pétain fut jugé et condamné en juillet 1945 pour intelligence avec l'ennemi et haute trahison par la Haute Cour de justice, dans la foulée de la Libération en mai 1945.
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Avant Mélenchon, un ex-membre de l'aile gauche du PS, qui a traversé la rue avec Marie-Noëlle Lienemann pour créer sa start-up politique et fraterniser avec LFI, Emmanuel Maurel avait réaffirmé son soutien aux Insoumis qui se sont rebellés contre la justice républicaine, lors des perquisitions légales du 16 octobre 2018, dans le cadre de deux enquêtes judiciaires : le 18 juillet 2017, le parquet de Paris élargit son enquête sur les soupçons d'emplois fictifs  d'assistants d'une vingtaine de députés au Parlement européen, et le 29 mai 2018 quand le Parquet annonça une enquête pour procéder à des "vérifications" sur les comptes de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017, sur signalement de la commission nationale des comptes de campagne.

mardi 5 janvier 2016

Commémorations en rafales: Hollande s'éclate en président des chrysanthèmes

La tuerie des provocateurs de Charlie hebdo vaut-elle une semaine d'hommages du président Hollande, un an après, et en 2017? 

Voici le programme de la semaine du festival des commémorations à Paris
Le président Hollande, accompagné de la maire (PS) de Paris, A.Hidalgo, et du Premier ministre, M.Valls, a inauguré le 5 janvier -par anticipation- une plaque en la mémoire du policier Ahmed Merabet, exécuté en marge de l'attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015.
Mardi 5 janvier
Lors de courtes et sobres cérémonies en présence des familles, des plaques seront successivement dévoilées rue Nicolas-Appert, devant les locaux de Charlie Hebdo, boulevard Richard-Lenoir, où avait été assassiné un policier, et devant l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes. 

François Hollande a présidé la cérémonie en compagnie de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Fleur Pellerin (ministre de la Cul
ture !) et de la maire socialiste, outre la ministre franco-marocaine de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, mais en l'absence de la ministre franco-algérienne du Travail, Myriam el Khomri. 

Une plaque sera également apposée à Montrouge, où le brigadier Clarissa Jean-Philippe avait été abattue par Amedy Coulibaly.
Ahmed Merabet (au centre), abattu de sang froid par les djihadistes français, dans l'exercice de ses fonctions, tout comme Franck Brinsolaro (à gauche), le policier en charge de la protection du dessinateur Charb, et Clarissa Jean-Philippe (à droite), Martiniquaise de 26 ans et policière stagiaire.

Jeudi 7 janvier
Un an jour pour jour après l'attaque contre Charlie Hebdo, le chef de l'Etat présentera ses voeux aux forces de sécurité engagées dans l'opération Sentinelle depuis la cour de la Préfecture de police de Paris, là même où il avait rendu hommage aux trois policiers tués dans les attentats de janvier. Les forces de l'ordre avaient été longuement applaudies lors de la marche républicaine du 11 janvier, pour le courage et le dévouement qu'elles avaient manifestés lors des assauts donnés contre les frères Kouachi dans un entrepôt de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne, et contre Amedy Coulibaly, dans l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes.

Samedi 9 janvier
François Hollande se rendra porte de Vincennes devant les locaux du supermarché cacher pour une cérémonie organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Il devrait y être accompagné par le Premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Dimanche 10 janvier
Un hommage populaire aux victimes des attentats de janvier et de novembre va se tenir Place de la République à Paris, à l'initiative du collectif des "17 plus jamais". Un millier de personnes, familles de victimes des attaques d'assassins islamistes, blessés ou témoins des attaques, ont été invités à se recueillir aux côtés des officiels. Le matin, une plaque sera dévoilée au pied d'un chêne de 10 m de hauteur, planté pour l'occasion au centre de la place. Johnny Hallyday interprétera ensuite Un dimanche de janvier, un titre qui salue la mobilisation générale des Français le 11 janvier 2015, puis le Chœur de l'armée française entonnera la Marseillaise. Enfin, "l'arbre du souvenir" et la statue de la place de la République s'illumineront en fin de journée pour clore la cérémonie.


Un hommage aux victimes qui flatte la mémoire de leurs bourreaux, morts en martyrs d'Allah, les frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly.

Les commémorations politiques

Hollande est allé emboucaner Bertrand dans le Nord-Pas-de-Calais
Alors que son candidat s'est fait éjecter au premier tour, le président de la République est allé féliciter le président Les Républicains qui a marginalisé Martine Aubry, une chef des frondeurs socialistes.

Jeudi 17 décembre 2015, à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), la présence côte à côte du président François Hollande et du nouveau président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie (NPDCP), Xavier Bertrand, a fait oublier le monument pourtant dit des fraternisations de l'hiver 1915, imaginé par un poilu il y a 100 ans dans l'Artois.

Hollande continue comme en 1914  2014
Enlisé dans l'impopularité comme dans la boue des tranchées, le président tente toujours de capitaliser sur toute séquence mémorielle consensuelle qui se présente. En 2016, il ne compte pas s'arrêter de courir de commémoration en commémoration, avec une jubilation qu'on n'attendait pas, ou peu, d'un "président normal". 
En août 2014, François Hollande s'était rendu en Alsace, au côté du président allemand, Joachim Gauck, pour se souvenir du jour où la France et l'Allemagne sont... entrées en guerre ! Un hommage improbable: c'était la première fois que les deux nations commémoraient ensemble la déclaration de la Grande Guerre et la mobilisation générale, le samedi 1er août 1914, à 4 heures de l'après-midi. Si quelques jeunes, notamment des intellectuels de gauche comme de droite, se laissèrent alors prendre à une incroyable frénésie nationaliste, les pertes humaines de la Première Guerre mondiale s'élevèrent à environ 18,6 millions de morts, 9,7 millions parmi les militaires et 8,9 millions de civils. Hollande aime-t-il les carnages ?

François Hollande s'est aussi rendu à Liège, oui, en Belgique, pour célébrer la résistance de... l'armée belge. Dans la même semaine, le président avait déposé une gerbe au Café du Croissant, à Paris, où Jean Jaurès fut assassiné, à l'aube du premier conflit mondial. Hollande aime-t-il les assassinats en terrasses de cafés ?
Le 15 août 2014, il présida une cérémonie sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, soixante-dix ans après le débarquement en Provence, avant de commémorer la libération de Paris, le 25 août 1944.

Depuis le 8 mai 2014 (et pour faire court), le chef de l'État savoura une séquence mémorielle d'une rare densité: pas moins de quinze cérémonies en six mois. Celle commémorant le débarquement en Normandie, le 6 juin, à laquelle ont assisté une kyrielle de chefs d'État, dont Barack Obama et Vladimir Poutine, sur fond de crise ukrainienne, lui a donné des ailes. "Il planait", confia un ami, qui l'a entendu s'extasier sur la réussite incontestable de l'événement. "Après le 6 juin, il en voulait toujours plus !", observa un proche.

Le président a réuni sa garde rapprochée à de nombreuses reprises pour préparer ces cérémonies, pour lesquelles il a veillé au moindre détail. Pour le 14 Juillet, c'est lui qui a demandé d'ajouter des chants de la Première Guerre mondiale. Pour le 11 Novembre, il a accepté l'invitation de l'ex-président de l'UMP Jean-François Copé à venir dans sa ville de Meaux visiter le Musée de la Grande Guerre, au grand dam de certains de ses proches qui jugeaient l'affiche singulière. Même réserve de son entourage sur Liège: le président s'étant déjà rendu à Ypres, le 26 juin, ses conseillers jugeaient que le déplacement de lundi était redondant. Mais Hollande y tenait: il a une forte demande de reconnaissance...

Le 8 janvier, il  commémorera la mort de Mitterrand



Vingt ans après la mort du premier président socialiste de la Ve République
et près d'un siècle après sa naissance, François Hollande sur sa tombe à Jarnac (Charente), avant de recevoir à dîner ministres et proches de l'ancien président à l'Elysée. Festoieront à la santé du défunt -et aux frais du contribuable, sans évidemment aucune surcharge de la dette publique -  Laurent Fabius, Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri, Patrick Kanner, mais aussi des figures de la "Mitterrandie": Laure Adler, Robert Badinter, Dominique Bertinotti, Jean-Louis Bianco, Pierre Favier, Elisabeth Guigou, George Kiejman ou Louis Mermaz.

Mitterrand est décédé le 8 janvier 1996 à Paris (7e) d'un cancer de la prostate diagnostiqué avant sa candidature et son élection de 1981.


Hollande sera le premier président de la République en exercice à s'y rendre
pour commémorer la disparition de celui qui présida la France pendant deux septennats, de 1981 à 1995.
Il est attendu à 11H00 au cimetière de Grandmaisons où il sera accueilli par la fille adultérine de François Mitterrand, Mazarine Pingeot, et l'un au moins de ses fils, Gilbert. Sont attendus Jack Lang, Anne Lauvergeon, Pierre Bergé (journal Le Monde) et Hubert Védrine, ainsi que le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis et des membres du gouvernement, Bernard Cazeneuve, Harlem Désir et Martine Pinville, régionale de l'étape (capacitaire en droit, députée PS de la Charente de 2007 à 2015, contre Malek Boutih PS, avant d'être nommée secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, pour info...).


Autres temps, autres moeurs et question de grandeur
Lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 09 septembre 1965, le général de Gaulle prononça une de ses fameuses "petites phrases" impérissables: "D'ailleurs, qui a jamais cru que, le général de Gaulle étant appelé à la barre, il devrait se contenter d'inaugurer les chrysanthèmes..."


Désormais, s'il n'a pas la main politique verte,  
le président arrose néanmoins copieusement les chrysanthèmes et se "dérobe" sur le front des combats contre le chômage et la dette publique. Et pour l'équité sociale qui ne consiste pas à distribuer à tout-va aux uns, en matraquant les autres.

samedi 9 août 2014

Reims: L'association écologiste "Robin des bois" porte plainte contre un ...lâcher de ballons

La commémoration de la Grande guerre met les Ecolo radicaux en pétard

Trop de Bleu-Blanc-Rouge
Le lâcher de ballons effectué par la mairie de Reims en souvenir des soldats morts pour la France ne plaît pas à tout le monde. L'association écologiste Robin des Bois dénonce une opération dangereuse pour l'environnement.
Elle a annoncé lundi son intention de porter plainte contre la ville de Reims pour abandon de déchets, après un lâcher de 2.000 ballons, dimanche, à l'occasion des commémorations du centenaire de la Grande Guerre.
J. Bonnemains, porte-parole
de Robin des Bois
"Ces lâchers de ballons, qui sont de plus en plus nombreux et pour n'importe quelle occasion, constituent une nuisance et un danger pour l'environnement et la biodiversité", a lâché Jacky Bonnemains, le président de l'association "Robin des bois" qui milite pour "la protection de l'Homme et de l'environnement". 
"Des fragments de ces ballons sont retrouvés dans les estomacs des oiseaux, des mammifères marins, des tortues marines et des poissons, et constituent un véritable poison pour eux", affirme l'extrémiste de l'écologie.

L'association avait demandé au maire de renoncer à ce lâcher


Selon lui, la biodégradabilité revendiquée par les fabricants de baudruches en latex "n'est absolument pas avérée et intervient dans un temps très long qui n'empêche pas une pollution à court terme".

VOIR et ENTENDRE un reportage sur la liesse populaire, lors du lâcher de ballons en mémoire de la Grande Guerre:

Lâcher de ballons à Reims en mémoire de la... par UnionArdennais

L'association avait adressé au maire de Reims, l'UMP Arnaud Robinet, un courrier lui demandant de renoncer à ce lâcher ou de retenir les ballons captifs. 

D'un mythe l'autre
"Ce sera la première plainte pour ce type de pollution mais nous entendons responsabiliser les autorités et les citoyens pour que cesse cette pratique dangereuse», a ajouté Jacky Bonnemains, un brin supérieur et moralisateur..

La plainte pour "abandon de déchets" doit être adressée en fin de semaine au procureur de la République de Reims, a précisé l'association. La municipalité n'a pas souhaité faire de commentaire à ce sujet. 
Même pas un haussement d'épaules du maire, un docteur en biochimie et biologie moléculaire, maître de conférences - praticien hospitalier en pharmacologie à l'Université et au CHU de Reims !

Le sectarisme d'EELV

En juin 2012, dans la cour du collège de Cleunay à Rennes, une altercation a opposé Kylian, élève de cinquième, à un garçon de 16 ans, élève de troisième, pour un motif indéterminé. L'élève de troisième a serré le cou de la victime avec son bras replié. Le petit collégien est décédé dans la nuit des suites de cet étranglement. L'auteur des faits a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire. 
Plusieurs centaines de personnes ont assisté aux obsèques de Kylian, mort à 13 ans après une bagarre avec un autre élève. Une cérémonie d'hommage et une minute de silence avaient eu lieu lundi dans la cour de l'établissement, avec un lâcher autorisé de ballons qui n'a fait l'objet d'aucune plainte de mauvais goût...

VOIR et ENTENDRE un reportage sur le lâcher de ballons en hommage à Kylian, dans l'Académie de Rennes:

Le maire de Reims est simplement une cible pour l'extrême gauche.
En 2008, à 33 ans, Arnaud Robinet devint le plus jeune des députés UMP. Il est aujourd'hui membre de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. 
Il est le tombeur de la maire socialiste Adeline Hazan.


dimanche 11 novembre 2012

11 novembre 2012: Hollande fait l'amalgame de "tous les morts pour la France"

Hollande fait peu de cas des morts de la Grande guerre

Le 11 novembre de Hollande rend accessoirement hommage aux morts de la Grande Guerre

"Le 11 novembre c'est l'évocation de la Grande Guerre, nous ne devons jamais oublier tous ceux qui se sont sacrifiés (...) Beaucoup ont en souvenir ce que leur ont dit leurs parents ou leurs grands-parents, c'est mon cas. Donc nous n'oublierons jamais les soldats de 14-18", a-t-il simplement dit dans une brève déclaration sur France3.

Pour ce premier 11 novembre du quinquennat, le président socialiste   est revenu à des cérémonies "normales", sans allocution publique, contrairement à ce qu'avait instauré son prédécesseur à l'Elysée.


Le gouvernement crée un problème pour l'organisation des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale  à  partir de 2014. 

Il a en effet annoncé en octobre la création d'une mission interministérielle qui  associera  notamment le 100ème anniversaire de 1914 et le 70ème du débarquement allié de 1944 et de la libération de la France.  

Les cérémonies de commémoration du 94e anniversaire de l'armistice de 1918 ont mêlé " tous les morts pour la France" à  l'Arc de triomphe dimanche pour la première fois.
La continuité avec Nicolas Sarkozy a pour autant été assumée, avec un hommage rendu aux treize militaires morts en Afghanistan depuis le 11 novembre 2011, derniers soldats en date "morts pour la France" - et la liberté dans le monde - , mais Hollande leur a aussi associé les victimes de Mohamed  Merah.
Entouré de deux enfants de soldats tués au combat, il s'est recueilli devant la tombe du soldat inconnu pendant qu'étaient cités les noms des militaires disparus, avant de s'entretenir brièvement avec certains des membres de leurs familles. A l'issue des commémorations à l'Arc de triomphe, le chef de l'Etat a déposé une gerbe devant la plaque honorant les étudiants résistants de 1940, qui avaient bravé l'interdiction des autorités allemandes de commémorer l'armistice. Il a ensuite décoré à l'Elysée dans l'ordre de la Légion d'Honneur quatre anciens déportés et résistants, dont Pierre Daix et Daniel Cordier.

Hollande suscite une nouvelle polémique 

Huit millions de Français, les fameux "poilus", ont été mobilisés, et 1,4 million d'entre eux tués, durant les combats contre les envahisseurs allemands . Il paraissait difficile de passer aux oubliettes un total de  près de 10 millions de morts, mais le 20 février, le Parlement avait cependant entériné ce choix, en précisant que "cet hommage ne se substitue pas aux autres journées de commémoration nationale".

Une décision susceptible de créer la confusion dans l'esprit des Français entre les deux conflits, alors que l'enjeu des commémorations est au contraire de clarifier les idées des jeunes,  selon des historiens et des tentent de faire comprendre des élus et des historiens.
Lors d'une cérémonie à Rethondes (Oise), sur les lieux où a été signé la reddition allemande en 1918, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, un ancien professeur d'allemand,  a voulu faire croire à la mobilisation de l'Etat pour "commémorer à sa juste mesure le centenaire". Or, ce que la gauche présente comme "juste" est, comme chacun sait, l'annonce d'une injustice et d'un manque de respect de plus. Les socialo-écolo-communistes préfèrent toujours occulter les actes de bravoure et caricaturer les héros.  

Jean-François Copé, chef de file des députés UMP et maire de Meaux (Seine-et-Marne), estime en revanche que les deux conflits doivent être "dissociés" lors des commémorations. 

Les tensions restent vives en France à propos des célébrations des conflits, comme l'a montré la semaine dernière le débat passionné au Sénat sur la date de l'hommage aux victimes du conflit franco-algérien, finalement fixée au 19 mars, date qui célèbre les Accords d'Evian et ignore les victimes "pieds noirs "et Harkis massacrés par le FLN.

A Ampuis (Rhône), plus des manifestants d'extrême gauche ont rendu hommage à un soldat fusillé pour désertion en 1914, et réhabilité vendredi par la France. 

A Bésingrand, près de Pau, une stèle a été inaugurée en mémoire de l'unique enfant de la commune victime de la Grande Guerre, dont on a retrouvé la trace récemment. 

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, candidat du PCF, a choisi cette date pour politiser clairement le débat.
Cet ancien ministre délégué du trotskiste Lionel Jospin a estimé que "quand on combine une grande crise du capitalisme et l'arrogance d'un gouvernement allemand, ça finit mal", et que la chancelière Angela Merkel "ferait bien d'y réfléchir". 

Le père d'Abel Chennouf, l'un des militaires tués par Mohamed Merah, a enfin regretté que François Hollande n'a pas cité les trois soldats assasinnés par Merah dans son hommage "aux morts pour la France."
Les noms des trois soldats victimes de Merah, Imad Ziaten, Abel Chennouf -24 ans, dont la compagne était enceinte de 7 mois - et Mohamed Legouad "n’ont pas été cités, alors qu’ils ont été tués parce qu’ils étaient des cibles militaires", s’est indigné Albert Chennouf. "Je m’élève contre cette discrimination raciale, a-t-il ajouté. Si nos enfants étaient d’origine gauloise, ils auraient été honorés".

Il a de nouveau demandé, comme l’ont fait toutes les familles des victimes militaires de Merah depuis les meurtres de mars 2012, que l’Etat reconnaisse que leurs enfants sont "morts pour la France".



vendredi 11 novembre 2011

Europe Ecologie-les Verts veut remplacer le 11 novembre

Joly propose une "journée européenne de la paix" à la place du 11 novembre

Gro Eva Joly, candidate Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, a proposé vendredi de remplacer la commémoration de l'armistice de 1918, le 11 novembre, par une "journée européenne pour la paix", au cours d'une cérémonie devant le Mur de la Paix à Paris où les écologistes ont déposé une gerbe en "hommage aux mutins de 1917".

" Je voudrais que nous transformions le 11 novembre en une journée européenne de la paix, que nous arrêtions de penser que c'est l'Allemagne qui a perdu la guerre, que c'est la France qui l'a gagnée, et que nous nous concentrions sur l'essentiel, l'espoir européen", a souhaité notre bi-nationale préférée.

Les Européens étaient-ils des réfractaires, mutins et autres déserteurs ?

" Au-delà des réfractaires à la guerre, des dizaines de millions de victimes de cette guerre appartiennent dans l'immense majorité au peuple européen ", a-t-elle estimé.
VOIR et ENTENDRE la candidate Europe Ecologie-les Verts:

Si au moins les Verts s'occupaient protéger l'espèce menacée du bleuet !

Entourée d'un bouquet d'élus écologistes français
(Cécile Duflot, Dominique Voynet, Denis Baupin...) ou de la fine fleur européenne (Monica Frassoni, députée européenne et coprésidente du parti Vert européen), Gro Eva Joly a déposé une gerbe pour rendre hommage aux mutins de 1917. Ces soldats qui avaient refusé d'aller au combat, furent, les uns fusillés "pour l'exemple", les autres renvoyés sur le champ de bataille.

Notre manifestation n'est pas contre les autres victimes de la Grande Guerre", a prévenu Mme Joly, en expliquant souhaiter "simplement" saluer la mémoire de "ceux qui ont été injustement exclus, considérés comme des traîtres à la patrie, alors qu'ils n'en pouvaient plus".

" En réalité c'est le commandement qui a failli, et les hommes avaient du courage de résister à cette défaillance ", a assuré la candidate altermondialiste, en invitant "solennellement la République française" à les "reconnaître", "comme des soldats de la Grande Guerre à part entière, comme des poilus comme les autres", afin que "leurs noms puissent être légitimement inscrits sur les monuments aux morts des communes de France".

Les combattants seraient morts pour rien, à la différence des mutins

"Il est temps, presque 100 ans après, de les réhabiliter"
, a-t-elle insisté, déchaînée, estimant que ces mutins "ne sont pas morts pour rien", car "ils ont forgé, dans le sang, contre cette guerre infâme, l'espérance européenne".

Un amalgame effarant
"Les soldats indigènes, maghrébins, africains, indochinois des troupes coloniales ne doivent pas rester des victimes anonymes et être reconnus et honorés comme tous les autres", a-t-elle dit par ailleurs, sans distinction. Cherche-t-elle à indigner ces populations ?

Gro Eva Joly a salué au sujet des mutins "la parole historique et courageuse" de
l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin en 1998, qui avait demandé que "ces soldats, désignés pour l'exemple, réintègrent pleinement notre mémoire collective nationale".

Quelle est la position de François Hollande, que ces propos non manifestement pas sorti de son apathie ?
Jean-Marc Ayrault envisage-t-il d'exiger des excuses pour cette nouvelle provocation, singulièrement un 11 novemmbre ?
A l'époque, ces propos avaient en effet créé une polémique importante, l'ancien président Jacques Chirac les qualifiant "d'inopportuns".

Le 11 novembre 2008, Nicolas Sarkozy avait affirmé à Douaumont (Meuse) que les fusillés pour l'exemple de 14-18 "ne s'étaient pas déshonorés", mais furent eux "aussi les victimes d'une fatalité qui dévora tant d'hommes" pendant la Grande Guerre. Dépassés par les événements et non pas militants pour un "espérance européenne" !

Entre 600 et 800 soldats ont été fusillés sous l'uniforme français pendant la Grande Guerre pour désertion, mutinerie, refus d'obéissance ou crimes de droit commun. Des associations demandent leur réhabilitation juridique.

Le rassemblement d'EE-LV a été perturbé par une manifestation d'"indignés"...

Devoir de mémoire: l'effort de guerre de la Norvège

La Norvège parvint à conserver sa neutralité au cours de la Première Guerre mondiale
, en raison de sa puissance navale particulièrement dissuasive.

C'est d'ailleurs pour cette raison économique que la Norvège n'eut pas le choix pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le pays fut envahi par les troupes allemandes dans le cadre de l’opération Weserübung. La résistance armée dura jusqu’à trois mois dans certaines régions, mais le roi et le gouvernement légal choisirent de s’exiler et de continuer la lutte depuis Londres. La Norvège occupée fut dirigée par le chef des forces d’occupation, le Reichskommissar Josef Terboven.
En Angleterre, les souverains anglais restèrent à leur poste, malgré le Blitz, forçant l'admiration de leur peuple. Et de l'Europe entière !...

Sarkozy: "Ne pas seulement commémorer, mais communier", le 11 novembre :

11 novembre : cérémonie d'hommage aux soldats de l'Armée française

Communion de la Nation avec ses serviteurs morts au Champ d'Honneur

En rappelant, en ce 11 novembre, le sacrifice des soldats de la guerre de 14-18, Nicolas Sarkozy a également rendu hommage aux 24 soldats de l'armée française tués en un an en Afghanistan. Et il a annoncé un projet de loi pour commémorer "tous les morts pour la France" le 11 novembre.

"La guerre devait être fraîche et joyeuse, elle ne devait durer que quelques semaines : elle fut la plus atroce des guerres (...) Aucun mot ne peut rendre compte de ce que vécurent ces hommes." En ce vendredi
11 novembre 2011 marquant le 90e anniversaire de l'inhumation du soldat inconnu sous l'Arc de triomphe, Nicolas Sarkozy a rendu hommage aux combattants de la Grande guerre, alors que les derniers des "poilus" ont désormais disparu. L'ensemble des membres du gouvernement assistait à la cérémonie Place de l'Etoile, la plupart des ministres et secrétaires d'Etat arborant au revers de leur vêtement le bleuet symbole de la mémoire.

VOIR et ENTENDRE la cérémonie de communion avec les victimes de la Grande Guerre:

Une cérémonie destinée non seulement à "commémorer", mais aussi à "communier", selon le mot du chef de l'Etat, et qui, en l'absence de ces derniers témoins des combats de 14-18, a également servi cette année à rendre hommage à tous les soldats morts pour la France.
Après avoir rendu un hommage appuyé aux 24 soldats de l'armée française tués au cours des douze derniers mois en Afghanistan, le Chef de l'Etat a annoncé le dépôt "dans les semaines qui viennent" d'un projet de loi faisant du 11 novembre "la date de commémoration de la Grande guerre et de tous les morts pour la France".
Le gouvernement apportera par ailleurs "son soutien à la proposition de loi visant à rendre obligatoire l'inscription sur les monuments aux morts des noms des morts pour la France", a-t-il précisé. " Je pense en particulier à tous les morts en opérations extérieures. Ceux qui sont tombés en Indochine, à Suez, en Afrique du nord, mais aussi dans les Balkans, au Moyen-Orient, au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Afghanistan, ont droit au respect et aux honneurs que la Nation réserve à ceux qui ont fait pour elle le sacrifice de leur vie".
Mais le chef de l'Etat a tenu à préciser : "Qu'il soit bien clair qu'aucune autre commémoration ne sera supprimée".

Il s'est ensuite, dans l'après-midi, consacré au souvenir de la Première Guerre mondiale en se rendant notamment à Meaux, en Seine-et-Marne, pour inaugurer le nouveau Musée de la Grande Guerre.
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"Une nouvelle ère dans notre mémoire collective"


Cette annonce de projet de loi était attendue : le 11 novembre 2011 ouvre, avait indiqué l'Elysée avant les cérémonies, "une nouvelle ère dans notre mémoire collective".
" Désormais, ce sont tous les morts pour la France, ceux d'hier et d'aujourd'hui ", qui seront associés à l'hommage de la Nation lors de ces cérémonies.

Douze unités des trois armées ayant servi en Opérations extérieures (Opex), en Afghanistan, en Côte-d'Ivoire ou au Liban, ont ainsi été décorées de la fourragère de la Croix de la Valeur militaire.
Le Porte-avions Charles de Gaulle, le Bâtiment de projection et de commandement Tonnerre, déployé lors des opérations en Libye, et l'Hôpital d'instruction des armés de Percy à Clamart, ont été notamment honorés.

Plus de 8000 militaires français sont actuellement projetés sur une vingtaine de théâtres d'opérations dans le monde faisant, selon l'Elysée, "de la France l'un des pays les plus impliqués dans les actions destinées à garantir la sécurité internationale et le rétablissement de la paix".


Mais cet élargissement de l'objet des cérémonies du 11 novembre n'est pas allé sans polémique

La FNACA, l'une des grandes associations françaises d'anciens combattants d'Afrique du nord, s'est dite farouchement opposée à l'idée d'une journée unique de commémoration de toutes les guerres, sous-entendue -selon elle- dans le message du président Nicolas Sarkozy pour ce 11 novembre.
Aussi le secrétaire d'Etat aux anciens combattants, Marc Laffineur, avait-il déjà voulu rassurer vendredi matin en indiquant que les dates de commémoration des différents conflits auxquels la France a pris part seraient maintenues. " Les autres conflits seront fêtés. La Seconde guerre mondiale le 8 mai. Bien sûr, le 8 mai restera férié. Et les autres conflits aussi auront leurs dates ", avait-il déclaré sur France Info. "Chacun peut fêter sa date, chaque association. Je crois qu'il faut vraiment respecter ces dates, surtout tant qu'il y a des vivants de ces conflits. Mais je crois que les soldats déployés en opérations extérieures incarnent l'héritage des poilus et méritent leur place dans notre mémoire".

A l'issue de la visite aux soldats ayant participé aux opérations en Libye sur la base de Mont-de-Marsan, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, avait estimé pour sa part jeudi que " le 11 novembre est sans doute la date la plus emblématique " pour rendre hommage à tous les soldats "morts pour la France", en soulignant : " Le dernier poilu nous a quittés il y a quelques années. Ce million et demi de morts doit parrainer le sacrifice de tous les soldats français de toutes les générations".


Armistice du 11 novembre 1918-commémoration 2011: du pacifisme à l'antimilitarisme

En hommage aux soldats morts au combat

Le 11 Novembre 1918, l’Armistice est signé, les combats s'arrêtent

Très vite, la nouvelle se répand dans les tranchées. Les soldats vont enfin réapprendre à vivre, après 4 années passées terrés dans leurs tranchées, le fusil à la main, prêts à bondir au coup de sifflet donnant l’ordre de l’assaut, la peur au ventre, et à mourir pour les leurs. Ils allaient enfin revoir leur femmes, leurs enfants, leur famille et la liberté.

Beaucoup ont dû réapprendre à se servir d’un couteau et d’une fourchette, à vivre en société. Beaucoup sont restés traumatisés par la violence des combats. On découvrait les "Gueules-cassées", blessés à vie, sourds, amputés, gazés…
La Grande Guerre a meurtri le paysage comme les peuples combattants.

Les Poilus l’ont surnommée "la der des der"

Ceux qui sont morts pour que leurs descendants restent libres et indépendants ignorent que certains d'entre eux considèrent que leur combat aura été inutile, pour des lopins de terre et des ego... Ils se déclarent, qui pacifistes, qui humanistes, mais sont tous incaples du don de soi pour que vive la nation, le pays des ancêtres et des enfants qui ne se laissent subjuguer ni soumettre à aucune puissance, ni idéologie que celle de la patrie. De retour au pays, chacun est accueilli en vainqueur, en héros.

Quelques romans des soldats-auteurs, parmi lesquels, Le Feu d'Henri Barbusse, (Prix Goncourt 1916), Les Croix de bois de Roland Dorgelès (Prix Fémina 1919), et La Vie des Martyres, 1917 ou Civilisation 1914-1917 (Prix Goncourt 1918) de Georges Duhamel ont frappé durablement les esprits et servi de terreau à la propagande pacifiste et anti-militariste.

Mieux, Romain Rolland (1866-1944) reçut et accepta en 1916 le prix Nobel de littérature (1915) qui récompensa en pleine guerre pour sa recherche de la paix "au-dessus de la mêlée" dans son œuvre, Jean-Christophe, prénom que François Mitterrand donna à son fils aîné.

Le prix Goncourt 2011 récompense L'Art français de la guerre d'Alexis Jenni

Ce " meilleur ouvrage d'imagination en prose, paru dans l'année" couronne un bouquin "lourd et indigeste" (Le Nouvel Observateur). L'auteur, né en 1963, raconte la France militaire de la seconde guerre mondiale, assénant des contre-vérités : "En 1939 la France était prête à affronter dans d'excellentes conditions les batailles de 1915", et narrant des guerres d'indépendance indochinoise et algérienne qu'il n'a pas davantage connu en dehors des livres et de la propagande pacifiste, anti-française, de surcroît: "La France est une façon de mourir ; la vie en France est un long dimanche qui finit mal".
Une prime à l'Histoire revisitée et dénaturée, mais honorée, avec insouciance.

Le 11 novembre 2011, les pacifistes continuent donc d'hypothéquer la terre irriguée du sang des "morts pour la France", pour que vivent ceux à qui seule importe désormais la planète: ils étaient paysans et ouvriers, défavorisés et étudiants, Africains et immigrés, tous fiers de leur appartenance. Aujourd'hui, ils écrivent toujours beaucoup, mais réalisent aussi des films, marchands et en se défendant d'appartenir à cette communauté territoriale où à l'infini s'étendent pourtant les cimetières de Vimy, canadien, ou les 410 cimetières qui recueillent 129.237 tombes britanniques dans la Somme, et l'ossuaire de Douaumont, la nécropole où reposent 16.000 soldats simplement français ou la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette qui compte plus de 20.000 tombes de soldats morts entre octobre 1914 et septembre 1915.
Il existe à Dieuze en Moselle, le plus important Mémorial aux Soldats Français de 1914–1918 tombés sur le sol roumain: est-il plus honorable ?
Et quel est aussi l'avenir du Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie sur le quai Branly: il date de 2002. Il célèbre la mémoire des 23 000 soldats morts pour la France, français et harkis, ainsi que celle des victimes civiles. Ses chances de survie ne sont-elles pas meilleures ?

Dès 1920, les écrivains se désolidarisent des anciens combattants
André Maurois a déjà dessiné les traits humoristiques du Major Bramble, quand Radiguet se concentre sur les amours adultères de la femme d'un soldat au front dans le Diable au Corps (1923).
Opposé à la fresque épique de Paul Valéry et à l'élévation d'un monument au Soldat inconnu, Georges Duhamel entend alors lutter contre le risque d'amnésie historique et de dénaturation du Sens de l'Histoire.
Aux mémoires seront opposés des anti-mémoires... Avec Les Hommes de Bonne Volonté, Jules Romains s'en tiendra à une représentation documentaire et anonyme.
Et passe le devoir de mémoires, au profit des fables édifiantes et de la guerre des genres ! Les héros seront soumis à la route du fer et de l'acier. Le devoir de mémoire sera dédié à la décolonisation.

Les pacifistes, des destructeurs de liberté

Au nom des beaux sentiments
, les Aristide Briand et les Roger Martin du Gard ont entravé les efforts du Général De Gaulle pour la modernisation de notre armée. Ils ont mis notre armée en situation de faiblesse malgré la montée du nazisme, au vu et au su des idéologues, inconscients et démagogues. Les armées nazies ont envahi le territoire national: les pacifistes (souvent internationalistes) avaient placé notre sécurité derrière la fameuse ligne Maginot et le rempart de leurs écrits édifiants: les Thibault,
Roger Martin du Gard et Jean Giono avaient applaudi aux accords de Munich: "Tout vaut mieux que la guerre", écrivit le premier, un pacifiste absolutiste, au second, un idéaliste.


Il faut enfin parler des sacrifices consentis par les citoyens, hommes et femmes, pendant cette longue guerre qui a fait une multitude d'orphelins.
Il n'est alors pas question encore du krach financier de 1929 !
Que nous réservent donc nos intello-bobos défaitistes qui en ce 11 novembre s'élèvent déjà contre les sacrifices demandés aux plus défavorisés, dans la crainte d'un indécent appel à leur propre contribution, et qui prédisent la banqueroute nationale, avant même que les agences de notation n'aient désigné la France au chaos ?
En 1917, on fusillait les déserteurs.

Des pénuries, des famines, des épidémies, nos anciens les ont vécues… Les femmes étaient réquisitionnées pour travailler aux usines d'obus, à la place de leurs maris, ou aux champs, à la place des hommes partis en guerre.

Le 11 novembre 1918 est pour toutes et tous la fin d'une boucherie, le début d’une période de paix et d'un nouvel espoir de paix. Dans la solidarité et l'honneur.


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