POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est hommage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est hommage. Afficher tous les articles

vendredi 2 août 2019

Hommage à Steve Caniço : le préfet interdit tout rassemblement samedi au centre de Nantes

L'ultra-gauche terrorise le gouvernement

Plusieurs appels ont été diffusés sur les réseaux sociaux pour rendre hommage au jeune noyé de Nantes, le soir de la Fête de la musique

Résultat de recherche d'images pour "hommage Steve nantes"
Les forces de l'ordre craignent le rassemblement de Gilets jaunes et du "Black bloc". 
Le préfet de Loire-Atlantique a décidé d'interdire tout rassemblement samedi au centre-ville de Nantes alors que plusieurs appels avaient été diffusés sur les réseaux sociaux pour y rendre hommage à Steve Maia Caniço, disparu dans le fleuve lors d'une charge des forces de l'ordre le soir de la Fête de la musique. 

"Afin de garantir l'ordre public, le préfet a pris la décision d'interdire tout rassemblement dans une grande partie du centre-ville de Nantes le samedi 3 août de 10h à 20h. Un dispositif de sécurité adapté, réactif et mobile sera déployé pour prévenir les violences, protéger le centre-ville et procéder, le cas échéant, aux interpellations des fauteurs de troubles", indique, jeudi soir, un communiqué de la préfecture de Loire-Atlantique, sur ordre du ministère de l'Intérieur.

Depuis la découverte, lundi, du corps du jeune fêtard - après un mois de recherches infructueuses sur le lieu où il a été finalement repéré - plusieurs mots d'ordre appelaient à se rassembler, donnant tous rendez-vous au centre-ville de Nantes, samedi à 13h. C'est le point de rassemblement d'où partent habituellement le samedi les manifestations des Gilets jaunes' depuis novembre dernier à Nantes. 
Les autorités de police attendent également le rassemblement d'activistes du Black bloc.

Nantes-centre, déclaré zone interdite de 10h à 20h

Résultat de recherche d'images pour "Nantes ville morte"
Psychose gouvernementale relayée par la presse
Cet appel à rassemblement "n'a fait l'objet d'aucune déclaration à ce jour" et  "aucun organisateur" n'a "pu être identifié", regrette la préfecture.
Elle se tient en alerte, car "cette mobilisation devrait être renforcée par la présence de manifestants ultras et d'individus extrêmement radicaux de type 'Black bloc'.

Autant d'éléments qui lui font craindre "un risque important que soient commises des actions violentes dans le centre-ville". "En conséquence, afin, d'une part de protéger les personnes et les biens et, d'autre part, d'assurer le respect du rassemblement pour Steve Maia Caniço, le préfet a décidé d'interdire toute manifestation ou rassemblement dans plusieurs périmètres du centre-ville de Nantes de 10h à 20h ce samedi", prévient le préfet, représentant de l'Etat.

Le pouvoir s'est mis sur le pied de guerre 
Résultat de recherche d'images pour "Nantes ville morte"
Des arrêtés préfectoraux ont également été pris pour interdire des "artifices", "le port et le transport, sans motif légitime, d'objets pouvant constituer une arme", ainsi que "l'achat et la vente au détail, l'enlèvement ou le transport de tout carburant dans tous les points de distribution situés dans les communes de Nantes Métropole". 
L'avocate de la famille de la victime, animateur périscolaire de 24 ans, Me Cécile de Oliveira, avait indiqué mercredi qu'elle ne savait pas si les proches du jeune homme participeraient à cet hommage. C'est une possibilité, avait-elle expliqué, car "ils sont touchés par leur solidarité".

dimanche 21 avril 2019

Un 'black bloc' à l'Elysée ?

Incendie de Notre-Dame : Macron a-t-il rendu hommage à ce pompier à l'Elysée ?
"Vous avez été exemplaires", a dit Macron aux pompiers à l'Elysée

Quelque 300 personnes - pompiers, policiers et secouristes -  mobilisées pour lutter contre l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris ont été reçues à l'Elysée, ce jeudi 18 avril. Emmanuel Macron a salué leur exemplarité.

Les invités sont entrés à pas lents, le visage encore marqué par leur combat contre le feu, sans se plaindre. "Merci à vous qui avez pris tous les risques (...) Le pays et le monde tout entier nous [vous, accessoirement, mais surtout moi] ont regardés et vous avez été exemplaires", leur a assuré le chef de l'Etat.

250 pompiers de Paris, des pompiers des départements franciliens, des policiers et des membres de la Croix Rouge et de la Protection civile étaient réunies pour cet hommage dans la salle des fêtes - récemment rénovée - du Palais de l'Elysée.

"Vous avez été l'exemple parfait de ce que nous devons être", a ajouté le président, en annonçant qu'ils recevront une médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement "en mémoire de cette nuit". S'ils n'avaient pas été extrêmement réactifs et efficaces "les deux tours seraient tombées", souligne Philippe Demay, adjoint en chef des pompiers de Paris, dans une conférence de presse donnée le mercredi 17 mars. La première équipe de pompiers arriva dans les 10 minutes suivant l'alerte. Aussitôt sur les lieux, elle s'assura que la cathédrale a bien été évacuée et demanda des renforts proportionnés au désastre.

Neuf heures de lutte acharnée, plus utiles que huit heures de "grand" débat national.
Notre-Dame de Paris avant et après l'incendie du 15 avril 2019

Au total, 400 pompiers avaient été mobilisés pour éteindre le violent incendie qui ravagea les parties supérieures de la cathédrale Notre-Dame de Paris, notamment la charpente en bois, le lundi 15 avril. Ils avaient lutté pendant plus de neuf heures, essentiellement de nuit, pour contenir la propagation des flammes et préserver la structure de l'édifice, le tout avec 20 kg d'équipement sur le dos et dans une fournaise dépassant les 800°. Une soixantaine de pompiers continuèrent d'assurer la veille pour éviter toute reprise de feu.
Résultat de recherche d'images pour "hommage pompiers hotel de ville paris"

Une cérémonie d'hommage à "celles et ceux qui ont contribué à sauver" Notre-Dame a aussi été organisée sur le parvis de l'Hôtel de Ville, ci-dessus, ce jeudi 18 avril, à quelques centaines de mètres de la cathédrale, trois jours après le gigantesque incendie de la cathédrale, en pleine Semaine sainte.

Résultat de recherche d'images pour "hommage saint sulpice"L'épouse du président n'a pas hésité à se mettre en valeur et les personnalités présentes - administratives et religieuses - ont relégué le ministre de l'Intérieur et des Cultes au second rang, bien que la sexagénaire, ci-dessus, n'ait aucun mandat électif à faire valoir.

L'incendie a suscité une émotion mondiale et un élan de générosité sans précédent de dons, 850 millions d'euros dès jeudi et plus d'un milliard plus tard.

Interpellation d'un sapeur-pompier soupçonné d'appartenance au black bloc

Résultat de recherche d'images pour "POMPIER BLACK BLOC"
Dans son sac "sapeurs-pompiers", l'individu âgé de 29 ans transportait notamment du matériel pour fabriquer des cocktails Molotov. Un sapeur-pompier a été interpellé ce samedi rue de Dunkerque à Paris Xe, dans le quartier de la gare du Nord, au Sud de Barbès. 

Il se trouvait  en compagnie d'anarcho-révolutionnaires soupçonnées d'être des adeptes du Black bloc, en marge de l'Acte XXIII de mobilisation des Gilets jaunes, le samedi 20 avril.
L'activiste avait avec lui son sac "sapeurs-pompiers", dans lequel se trouvaient des feux d'artifice, des fumigènes et du matériel pour fabriquer des cocktails Molotov.
Il a été interpellé à 10h35 ce samedi 20 avril par la brigade anti-criminalité (BAC) du XIIe arrondissement pour "participation à une manifestation et détention et transport de produits incendiaires". Il est pompier à Osny, près de Pontoise, dans le Val-d'Oise.

Où se trouvait ce black bloc lors de la récupération des pompiers par Macron ? A l'Elysée ?
L'enquête ne manquera pas de nous informer...

mardi 16 avril 2019

Notre-Dame de Paris en flammes : Charlie Hebdo allume Emmanuel Macron

Charlie Hebdo rend hommage à Notre-Dame et se paye Emmanuel Macron

L'hebdomadaire d'extrême gauche bouleverse sa Une pour rendre hommage à la cathédrale défigurée par les flammes.

L'incendie de Notre-Dame de Paris en Une de Charlie Hebdo (pour tacler
Ce que le dessin de Riss est devenu sous l'effet de la censure 
 
L'hebdomadaire libertaire bouleverse sa Une pour rendre hommage à Notre-Dame, défigurée en une heure lundi soir dans un violent incendie. Mais Charlie Hebdo  ironise sur Emmanuel Macron, qui s'est résolu à reporter son adresse aux Français en raison des événements.
 
Ce que le dessin de Riss est devenu sous l'effet de la censure "technique" des organes de presse dévots...
Signé Riss, le dessin réalisé sur un fond rouge représente Emmanuel Macron, sourire épanoui. Alors que ses cheveux prennent la forme des deux tours de Notre-Dame en feu, le chef de l'Etat évoque la question des réformes et lance un sinistre: "Je commence par la charpente." Une référence directe à la charpente en bois de la cathédrale, qui a été détruite par les flammes. 

Une collecte nationale

Un violent incendie, dont les origines sont encore inconnues, s'est déclaré lundi soir peu avant 19 heures dans la mythique cathédrale parisienne, dont la flèche s'est effondrée. Restaurer le bâtiment devrait prendre plusieurs dizaines d'années de travaux.

La Fondation du patrimoine va lancer mardi une "collecte nationale" pour la reconstruction de Notre-Dame, a-t-elle annoncé La famille Pinault, l'une des plus riches de France, a quant à elle indiqué qu'elle va débloquer 100 millions d'euros pour la cathédrale Notre-Dame. Homme d'affaire François Pinault est collectionneur d'art et propriétaire du magazine Le Point.
Surenchère: la famille Arnault (LVMH et Christian Dior) a doublé sa mise...

mercredi 7 novembre 2018

Macron justifie un hommage au général Pétain, "un grand soldat"

Une cérémonie est prévue aux Invalides, en mémoire de Pétain, parmi 8 maréchaux de la Grande Guerre 

Macron "assume" sa lecture de l'Histoire avec le recul du temps


Et il s'en prend de nouveau plein la tête, de la part de la droite comme de la gauche, ce mercredi 7 novembre, pour avoir déclaré qu'il est "légitime" de rendre hommage à Philippe Pétain samedi, à l’occasion des commémorations de la guerre de 1914-1918.

"Le maréchal Pétain a été aussi pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat", même s'il a ensuite "conduit des choix funestes durant la deuxième", a nuancé le chef de l’Etat ce mercredi matin.

Une cérémonie est d'ailleurs prévue aux Invalides, samedi, à la veille du centenaire de l’Armistice du 11-Novembre, en mémoire des huit maréchaux de la Grande Guerre. Y compris Pétain, donc, mort en captivité le 23 juillet 1951 à Port-Joinville, sur l'île d'Yeu (Vendée), suite à sa volonté de collaborer avec l’Allemagne nazie pour éviter le pire à la tête du régime de Vichy.
Une semaine après l'offensive allemande, le président du Conseil (membre de l'"Alliance démocratique", parti de droite modérée),  Paul Reynaud avait appelé Pétain, ambassadeur à ...Madrid, alors âgé de 84 ansau gouvernement, le 17 mai 1940, comme vice-président du Conseil. Pour Reynaud, il s'agit de remonter le moral des Français, de resserrer les rangs et de renforcer sa propre image au parlement. Cette nomination fut bien accueillie dans le pays, au Parlement et dans la presse...
Une gerbe sera déposée devant les tombeaux des maréchaux Foch et Lyautey. Seront associés à l'hommage les trois autres maréchaux de la Grande Guerre inhumés aux Invalides: Maunoury, Fayolle et Franchet d'Espèrey. Invité par l'état-major, Emmanuel Macron a exclu d'y participer aux Invalides, mais sera représenté par son chef d'état-major particulier, l'amiral Bernard Rogel.  "C’est une cérémonie en hommage aux chefs militaires, du caporal au général", a déclaré mardi le porte-parole des armées Patrik Steiger soucieux de couper court aux polémiques sur le format de l’hommage, qui ne sera pas ouvert à la presse.

VOIR et ENTENDRE
la réaction du socialiste Bernard Kouchner, tout en nuances :

"Il est légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l'armée à la victoire
, comme chaque année.", a précisé Emmanuel Macron, qui n’assistera pas lui-même à la cérémonie.

"Il a été un grand soldat, c'est une réalité. La vie politique comme l'humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu'on voudrait croire." 
"J'ai toujours regardé l'histoire de notre pays en face." "Je n'occulte aucune page de l'histoire", a insisté le chef de l'Etat, qui était interrogé lors de son arrivée à la préfecture des Ardennes pour un conseil des ministres délocalisé. Et coûteux en euros et en CO2...
"Je me suis toujours opposé au défaitisme français ou à la complaisance envers toute idéologie. Mais je reconnais la part que nos maréchaux et notre armée ont jouée. Nous lui devons la victoire, la victoire d'une nation combattante."

"Un traître et un antisémite" ou un "général victorieux" ?

De La France insoumise aux Républicains, ils sont pourtant nombreux à ne pas partager la position du chef de l’Etat.
"Pétain est un traître et un antisémite. Ses crimes et sa trahison sont imprescriptibles", écrit le trotskiste Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. Le député LFI Alexis Corbière renchérit en condamnant des propos "affligeants".
"Honorer Simone Veil au Panthéon ET EN MÊME TEMPS le traître antisémite Pétain aux Invalides. Rien ne justifie une telle honte", commente le battu de la présidentielle et désormais leader de Génération.s, Benoît Hamon.
Chef de file du PCF pour les élections européennes, le communiste Ian Brossat,  38 ans, rappelle que Pétain a été frappé d’une peine d’indignité nationale en 1945, à la Libération: "Il est impensable que celui qui est garant des institutions ne respecte pas cette sentence et entreprenne de le réhabiliter", dénonce-t-il sur Twitter. Condamné à mort - à une voix de majorité - à l'issue de son procès (23 juillet-15 août 1945), le maréchal Pétain eut sa peine commuée en détention perpétuelle, le 23 août 1945, par de Gaulle.

"Pour Emmanuel Macron, Pétain était aussi un grand soldat... En deux guerres mondiales, combien de Françaises et de Français a-t-il envoyés à la mort ?" se demande le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, 45 ans.

Pour le député socialiste franco-grec Luc Carvounas, né en 1971, "la volonté d’Emmanuel Macron de célébrer Pétain aux Invalides est une insulte à la mémoire de nos héros français, citoyens, résistants et militaires, aux familles juives déportées de la Seconde Guerre mondiale".

Griveaux pointe une "mauvaise polémique"

A droite de l’échiquier politique, l' avocat de 30 ans étiqueté 'sioniste', secrétaire départemental adjoint LR de Seine-Maritime, Jonas Haddad, parle de "cauchemar" : "Rendre hommage pour son rôle ? L’homme de la capitulation et des lois racistes ?"

"Non", écrit le député UDI franco-israélien Meyer Habib, "jamais un grand soldat n'aurait livré résistants et Juifs, dont d'anciens combattants, à la barbarie nazie. [...] Son nom reste synonyme de trahison."

Le président du parti Les Patriotes, Florian Philippot, est tout aussi sévère : "Réhabiliter Pétain est une impossibilité morale et historique", écrit-il. "Une faute majeure de Macron."

Pour tenter d'éteindre ce début d'incendie, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux fustige une "mauvaise polémique" avant de citer une phrase du général de Gaulle selon lequel la "gloire" de Philippe Pétain "à Verdun ne saurait être contestée ni méconnue par la Patrie". "Il ne faut pas faire de raccourcis douteux. Pétain a servi la patrie en 14 et l'a trahie en 40", a-t-il estimé, binaire, lors d'un point presse. Il a qualifié la controverse de "vaine" et "mauvaise" face aux critiques virulentes venant essentiellement de la gauche, mais aussi des instances représentatives juives.

En dehors de LREM, les soutiens au président de la République se montrent rares, mis à part l'ancien secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé qui souligne : "Sans le vainqueur de Verdun, où serait la France aujourd'hui ?", ajoutant que Charles de Gaulle et François Mitterrand ont régulièrement fleuri la tombe du maréchal. 

Le président socialiste a même servi Pétain dan le gouvernement de Vichy
En janvier 1942, François Mitterrand travailla en tant que contractuel du gouvernement de Vichy (Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale), puis, à partir de juin, au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre, où il fut chargé des relations avec la presse.
Le 15 octobre 1942, François Mitterrand est reçu par le maréchal Pétain, avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier. 
Membres du Commissariat général au reclassement des prisonniers de guerre, François Mitterrand (à droite) et Marcel Barrois (au centre) sont reçus en audience par le maréchal Pétain le 15 octobre 1942
En janvier 1943, Mitterrand démissionne du Commissariat, mais conserve cependant un poste à la tête des centres d'entraides. Il se met également en relation avec les Chantiers de jeunesse, une organisation de service national créée par Vichy après l’armistice, et avec les Compagnons de France.
Au printemps 43, il commence à prendre Morland comme pseudonyme de résistant, nom emprunté à la station de métro Sully-Morland, technique utilisée par les cagoulards, clandestins de la droite radicale active dans les années 1930 en France, part de "lèpre nationaliste", selon Macron.

Griveaux n'apaise pas le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui se dit "choqué" par les propos d'Emmanuel Macron :
"La seule chose que nous retiendrons de Pétain, c'est qu'il a été, au nom du peuple français, frappé d'indignité nationale lors de son procès en juillet 1945", commente son président, Francis Kalifat, dans un communiqué.

Macron ne "pardonne rien"
Au cours de son "itinérance mémorielle" de cinq jours, Macron s'est de nouveau justifié en fin d'après-midi dans l'Aisne, expliquant qu'il ne pardonne rien des actes de Philippe Pétain, tout en accusant les journalistes de "créer des polémiques".


dimanche 31 décembre 2017

Anne Hidalgo scandalise avec un hommage à un révolutionnaire marxiste

Le 'Che', "une icône militante et romantique", selon la maire PS de Paris

"La capitale rend hommage à une figure de la révolution devenue une icône militante et romantique" 

La maire PS de Paris met à l'honneur un terroriste
C'est en ces termes qu'Anne Hidalgo a rendu un hommage appuyé au Che sur son compte Twitter, à l'occasion de l'exposition consacrée à Ernesto Guevara organisée par la ville de Paris.

La bienveillance de ce message envers le révolutionnaire controversé a valu à cette proche de Martine Aubry une volée de bois vert sur le réseau social. Des personnalités LR ont également réagi.
La députée LR Valérie Boyer dénonce "l'indignité" d'Anne Hidalgo. 


Le conseiller régional d'Ile-de-France Pierre Deniziot dénonce le "révisionnisme" de la maire de Paris.

"Révisionnisme", le mot également utilisé par cet universitaire. 

"On attend avec impatience l'expo 'Mussolini icône romantique', 'Staline hipster avant l'heure' ou 'Franco grand-père idéal', ironise un proche de Bruno Le Maire. 

"Que pèsent les victimes du #Che à coté d'un hommage à leur bourreau ? ", interroge de son côté le philosophe Raphaël Enthoven.

Le journaliste Frédéric Martel estime quant à lui qu'Anne Hidalgo rend homme à l'un "des pires dictateurs du XXe siècle". 

"C'est une honte", s'indigne un autre journaliste. 

Les critiques ont fusé dans les rangs du Front national également.

Des utilisateurs du réseau social, plus anonyme, condamnent également les propos d'Anne Hidalgo.

mardi 5 janvier 2016

Commémorations en rafales: Hollande s'éclate en président des chrysanthèmes

La tuerie des provocateurs de Charlie hebdo vaut-elle une semaine d'hommages du président Hollande, un an après, et en 2017? 

Voici le programme de la semaine du festival des commémorations à Paris
Le président Hollande, accompagné de la maire (PS) de Paris, A.Hidalgo, et du Premier ministre, M.Valls, a inauguré le 5 janvier -par anticipation- une plaque en la mémoire du policier Ahmed Merabet, exécuté en marge de l'attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015.
Mardi 5 janvier
Lors de courtes et sobres cérémonies en présence des familles, des plaques seront successivement dévoilées rue Nicolas-Appert, devant les locaux de Charlie Hebdo, boulevard Richard-Lenoir, où avait été assassiné un policier, et devant l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes. 

François Hollande a présidé la cérémonie en compagnie de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Fleur Pellerin (ministre de la Cul
ture !) et de la maire socialiste, outre la ministre franco-marocaine de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, mais en l'absence de la ministre franco-algérienne du Travail, Myriam el Khomri

Une plaque sera également apposée à Montrouge, où le brigadier Clarissa Jean-Philippe avait été abattue par Amedy Coulibaly.
Ahmed Merabet (au centre), abattu de sang froid par les djihadistes français, dans l'exercice de ses fonctions, tout comme Franck Brinsolaro (à gauche), le policier en charge de la protection du dessinateur Charb, et Clarissa Jean-Philippe (à droite), Martiniquaise de 26 ans et policière stagiaire.

Jeudi 7 janvier
Un an jour pour jour après l'attaque contre Charlie Hebdo, le chef de l'Etat présentera ses voeux aux forces de sécurité engagées dans l'opération Sentinelle depuis la cour de la Préfecture de police de Paris, là même où il avait rendu hommage aux trois policiers tués dans les attentats de janvier. Les forces de l'ordre avaient été longuement applaudies lors de la marche républicaine du 11 janvier, pour le courage et le dévouement qu'elles avaient manifestés lors des assauts donnés contre les frères Kouachi dans un entrepôt de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne, et contre Amedy Coulibaly, dans l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes.

Samedi 9 janvier
François Hollande se rendra porte de Vincennes devant les locaux du supermarché cacher pour une cérémonie organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Il devrait y être accompagné par le Premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Dimanche 10 janvier
Un hommage populaire aux victimes des attentats de janvier et de novembre va se tenir Place de la République à Paris, à l'initiative du collectif des "17 plus jamais". Un millier de personnes, familles de victimes des attaques d'assassins islamistes, blessés ou témoins des attaques, ont été invités à se recueillir aux côtés des officiels. Le matin, une plaque sera dévoilée au pied d'un chêne de 10 m de hauteur, planté pour l'occasion au centre de la place. Johnny Hallyday interprétera ensuite Un dimanche de janvier, un titre qui salue la mobilisation générale des Français le 11 janvier 2015, puis le Chœur de l'armée française entonnera la Marseillaise. Enfin, "l'arbre du souvenir" et la statue de la place de la République s'illumineront en fin de journée pour clore la cérémonie.


Un hommage aux victimes qui flatte la mémoire de leurs bourreaux, morts en martyrs d'Allah, les frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly.

Les commémorations politiques

Hollande est allé emboucaner Bertrand dans le Nord-Pas-de-Calais
Alors que son candidat s'est fait éjecter au premier tour, le président de la République est allé féliciter le président Les Républicains qui a marginalisé Martine Aubry, une chef des frondeurs socialistes.

Jeudi 17 décembre 2015, à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), la présence côte à côte du président François Hollande et du nouveau président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie (NPDCP), Xavier Bertrand, a fait oublier le monument pourtant dit des fraternisations de l'hiver 1915, imaginé par un poilu il y a 100 ans dans l'Artois.

Hollande continue comme en 1914  2014
Enlisé dans l'impopularité comme dans la boue des tranchées, le président tente toujours de capitaliser sur toute séquence mémorielle consensuelle qui se présente. En 2016, il ne compte pas s'arrêter de courir de commémoration en commémoration, avec une jubilation qu'on n'attendait pas, ou peu, d'un "président normal". 
En août 2014, François Hollande s'était rendu en Alsace, au côté du président allemand, Joachim Gauck, pour se souvenir du jour où la France et l'Allemagne sont... entrées en guerre ! Un hommage improbable: c'était la première fois que les deux nations commémoraient ensemble la déclaration de la Grande Guerre et la mobilisation générale, le samedi 1er août 1914, à 4 heures de l'après-midi. Si quelques jeunes, notamment des intellectuels de gauche comme de droite, se laissèrent alors prendre à une incroyable frénésie nationaliste, les pertes humaines de la Première Guerre mondiale s'élevèrent à environ 18,6 millions de morts, 9,7 millions parmi les militaires et 8,9 millions de civils. Hollande aime-t-il les carnages ?

François Hollande s'est aussi rendu à Liège, oui, en Belgique, pour célébrer la résistance de... l'armée belge. Dans la même semaine, le président avait déposé une gerbe au Café du Croissant, à Paris, où Jean Jaurès fut assassiné, à l'aube du premier conflit mondial. Hollande aime-t-il les assassinats en terrasses de cafés ?
Le 15 août 2014, il présida une cérémonie sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, soixante-dix ans après le débarquement en Provence, avant de commémorer la libération de Paris, le 25 août 1944.

Depuis le 8 mai 2014 (et pour faire court), le chef de l'État savoura une séquence mémorielle d'une rare densité: pas moins de quinze cérémonies en six mois. Celle commémorant le débarquement en Normandie, le 6 juin, à laquelle ont assisté une kyrielle de chefs d'État, dont Barack Obama et Vladimir Poutine, sur fond de crise ukrainienne, lui a donné des ailes. "Il planait", confia un ami, qui l'a entendu s'extasier sur la réussite incontestable de l'événement. "Après le 6 juin, il en voulait toujours plus !", observa un proche.

Le président a réuni sa garde rapprochée à de nombreuses reprises pour préparer ces cérémonies, pour lesquelles il a veillé au moindre détail. Pour le 14 Juillet, c'est lui qui a demandé d'ajouter des chants de la Première Guerre mondiale. Pour le 11 Novembre, il a accepté l'invitation de l'ex-président de l'UMP Jean-François Copé à venir dans sa ville de Meaux visiter le Musée de la Grande Guerre, au grand dam de certains de ses proches qui jugeaient l'affiche singulière. Même réserve de son entourage sur Liège: le président s'étant déjà rendu à Ypres, le 26 juin, ses conseillers jugeaient que le déplacement de lundi était redondant. Mais Hollande y tenait: il a une forte demande de reconnaissance...

Le 8 janvier, il  commémorera la mort de Mitterrand



Vingt ans après la mort du premier président socialiste de la Ve République
et près d'un siècle après sa naissance, François Hollande sur sa tombe à Jarnac (Charente), avant de recevoir à dîner ministres et proches de l'ancien président à l'Elysée. Festoieront à la santé du défunt -et aux frais du contribuable, sans évidemment aucune surcharge de la dette publique -  Laurent Fabius, Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri, Patrick Kanner, mais aussi des figures de la "Mitterrandie": Laure Adler, Robert Badinter, Dominique Bertinotti, Jean-Louis Bianco, Pierre Favier, Elisabeth Guigou, George Kiejman ou Louis Mermaz.

Mitterrand est décédé le 8 janvier 1996 à Paris (7e) d'un cancer de la prostate diagnostiqué avant sa candidature et son élection de 1981.


Hollande sera le premier président de la République en exercice à s'y rendre
pour commémorer la disparition de celui qui présida la France pendant deux septennats, de 1981 à 1995.
Il est attendu à 11H00 au cimetière de Grandmaisons où il sera accueilli par la fille adultérine de François Mitterrand, Mazarine Pingeot, et l'un au moins de ses fils, Gilbert. Sont attendus Jack Lang, Anne Lauvergeon, Pierre Bergé (journal Le Monde) et Hubert Védrine, ainsi que le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis et des membres du gouvernement, Bernard Cazeneuve, Harlem Désir et Martine Pinville, régionale de l'étape (capacitaire en droit, députée PS de la Charente de 2007 à 2015, contre Malek Boutih PS, avant d'être nommée secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, pour info...).


Autres temps, autres moeurs et question de grandeur
Lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 09 septembre 1965, le général de Gaulle prononça une de ses fameuses "petites phrases" impérissables: "D'ailleurs, qui a jamais cru que, le général de Gaulle étant appelé à la barre, il devrait se contenter d'inaugurer les chrysanthèmes..."


Désormais, s'il n'a pas la main politique verte,  
le président arrose néanmoins copieusement les chrysanthèmes et se "dérobe" sur le front des combats contre le chômage et la dette publique. Et pour l'équité sociale qui ne consiste pas à distribuer à tout-va aux uns, en matraquant les autres.