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lundi 4 mars 2019

Grenoble : nuits d'émeutes, suite à la mort accidentelle de deux délinquants à scooter

Deuxième nuit de "tensions" à Grenoble après la mort de deux voyous à scooter

D
eux fuyards à scooter trouvent la mort dans un accident qui déclenche deux nuits d’émeutes urbaines depuis samedi soir 




Des nouvelles scènes d'émeutes ont eu lieu ce dimanche soir au quartier Mistral. Photo Le DL/Marc GREINER
De nouveaux incidents ont eu lieu dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 mars dans le quartier Mistral, à Grenoble (Isère). Des véhicules et des locaux de la ville servant de garage et d’entrepôt ont été incendiés, de même que du mobilier urbain a été dégradé, a rapporté France Bleu lundi
Pour être précis, à 23h30, on dénombrait treize voitures de travailleurs peu fortunés, dont deux engins de chantier (un élévateur et une pelleteuse) du service de la voirie municipale, des locaux de la ville [EELV] servant de garage et d'entrepôt, ainsi que des poubelles, incendiés le soir du dimanche 3 mars, pour la deuxième soirée de "tensions" dans ce quartier, notamment.
Dimanche soir, les pompiers (SDIS) avaient activé une cellule de crise, alors que les violences reprenaient comme la veille. Les secours sont également intervenus, dans une moindre mesure, dans les quartiers grenoblois Teisseire et Léon Jouhaux pour des départs de feu. Après un retour au calme au milieu de la nuit, la cellule de crise a finalement été désactivée vers 2 heures du matin. Une information judiciaire a été ouverte pour éclaircir les circonstances de l'accident.
Deux voitures ont été incendiées sur le parking de cette résidence située avenue Rhin-et-Danube. Plusieurs autres véhicules ont été dégradés sur le même parking. Les vitres d’un local commercial inoccupé ont également été brisées.





A 20h45, le maire de Grenoble avait pourtant lancé un appel au calme. Un communiqué disait qu'Eric Piolle "invite chacun à respecter le deuil des familles et des proches des deux adolescents, décédés hier soir. Monsieur le Procureur de la République s’est immédiatement saisi des faits et l’enquête a commencé pour établir les circonstances de l’accident. J’appelle au calme et à ne pas rajouter des violences urbaines à ce drame." En vain.

Deux jeunes de 17 et 19 ans ont trouvé la mort 
dans un accident de scooter alors qu’ils tentaient d'échapper à un contrôle de police, samedi soir 2 mars à Grenoble après avoir percuté, peu avant 22h30, le car d’un club de football amateur qui sortait de l’autoroute A480 et circulait dans le même sens sur le pont de Catane, ont indiqué les pompiers. Un accident qui a déclenché deux nuits d’émeutes dans leur quartier où les forces de l’ordre restaient mobilisées.

Un feu a été allumé dans le hall de l’Institut de formation sanitaire et sociale dont les portes vitrées avaient été préalablement cassées.
Un feu a été allumé dans le hall de l’Institut de formation sanitaire et sociale dont les portes vitrées avaient été préalablement cassées.
Une caserne de CRS a été prise pour cible dans la nuit de samedi à dimanche. Des policiers et gendarmes, arrivés en renfort, ont répliqué à des jets de cocktails Molotov par des tirs de grenades lacrymogènes et de balles de défense (LBD 40). Des voitures et des poubelles ont été incendiées, ainsi que le hall d’une école d’infirmières, un local associatif et du mobilier urbain. Aucune interpellation n’a eu lieu.

Le sentiment d’une bavure policière, entretenu par les gauchistes
Les pompiers interviennent sur un véhicule en feu dans le quartier Mistral à Grenoble, le 3 mars.
Intervention des pompiers sur un véhicule en feu
dans le quartier Mistral à Grenoble, le 3 mars
"Des jeunes du quartier ont vu ce qui s’est passé et ont le sentiment d’une bavure policière, c’est de là que vient toute cette tension", estime Hassen Bouzeghoub, directeur du centre socioculturel du quartier, juge et partie. Par son témoignage, cet éducateur participe ainsi à la psychose alimentée par les "on-dit" propagés par "l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours" : ses sources et lui ont-ils participé à la course poursuite jusqu'au lieu de l'accident, sur le pont de Catane?
Les deux hommes qui ont perdu la vie dans l’accident étaient connus des services de police pour des faits de petite délinquance. Une information judiciaire a été ouverte pour éclaircir les circonstances dans lesquelles les deux victimes – qui circulaient sans casque sur un engin de grosse cylindrée, dépourvu de plaques – ont trouvé la mort en percutant un autocar, tandis qu’un véhicule de la brigade anti-criminalité les suivait.

Le Parquet évoque pour l’heure "un accident", alors que l’idée d’une "bavure" prévaut dans le quartier où vivaient les deux délinquants en infractions au Code de la route. Aucune indication n'est fournie sur l'identité du propriétaire de l'"engin de grosse cylindrée, dépourvu de plaques"... 
Plusieurs feux ont été allumés dans le quartier Mistral suite à l'accident mortel survenu dans la nuit du 2 au 3 mars pont de Catane.Dimanche, le procureur Eric Vaillant a reçu leurs proches durant plus d’une heure au palais de justice de Grenoble. Lors d’une conférence de presse et en l’état d’une enquête "qui ne fait que débuter", le magistrat a écarté tout choc entre le véhicule de la police qui suivait les victimes et le scooter. "J’ouvre une information pour recherche des causes du décès. Je ne vise aucune infraction commise par les uns ou les autres", a-t-il insisté.

Les premières investigations s’appuient notamment sur les images d’une caméra de vidéosurveillance

Elles montrent la scène nocturne "de façon assez vague" et le témoignage du chauffeur de l’autocar qui transportait une équipe de football de l’agglomération. Le drame est survenu loin d’un pont et d’une bretelle d’autoroute. Le conducteur du bus – dont les tests d’alcoolémie et aux stupéfiants se sont avérés négatifs –affirme avoir serré à droite pour laisser passer le scooter dès qu'il l'a aperçu dans son rétroviseur, suivi d’un véhicule de police.

A ce moment-là, les deux fuyards tentaient, eux, de doubler le car sur sa droite et ils se sont retrouvés coincés contre le parapet, selon le procureur. Plus tôt dans la soirée, un scooter similaire avait été signalé pour des infractions routières, avant la course-poursuite fatale. 
Pour les enquêteurs, il s’agit du même engin, "mais le lien n’est pas encore totalement avéré". Pour autant, l’intervention des policiers était "totalement justifiée", insiste le Parquet : ils n’auraient pas suivi les deux individus "s’ils n’avaient pas mis les autres usagers de la route en danger, en brûlant des feux rouges, en roulant sur le trottoir, en roulant à vive allure".

Le quartier de la ville écologiste avait déjà connu une flambée de violences après l’arrestation, il y a une semaine, d’un homme détenteur de cannabis par une brigade spécialisée. Des renforts de police y ont été maintenus dimanche soir.

mercredi 7 novembre 2018

Macron justifie un hommage au général Pétain, "un grand soldat"

Une cérémonie est prévue aux Invalides, en mémoire de Pétain, parmi 8 maréchaux de la Grande Guerre 

Macron "assume" sa lecture de l'Histoire avec le recul du temps


Et il s'en prend de nouveau plein la tête, de la part de la droite comme de la gauche, ce mercredi 7 novembre, pour avoir déclaré qu'il est "légitime" de rendre hommage à Philippe Pétain samedi, à l’occasion des commémorations de la guerre de 1914-1918.

"Le maréchal Pétain a été aussi pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat", même s'il a ensuite "conduit des choix funestes durant la deuxième", a nuancé le chef de l’Etat ce mercredi matin.

Une cérémonie est d'ailleurs prévue aux Invalides, samedi, à la veille du centenaire de l’Armistice du 11-Novembre, en mémoire des huit maréchaux de la Grande Guerre. Y compris Pétain, donc, mort en captivité le 23 juillet 1951 à Port-Joinville, sur l'île d'Yeu (Vendée), suite à sa volonté de collaborer avec l’Allemagne nazie pour éviter le pire à la tête du régime de Vichy.
Une semaine après l'offensive allemande, le président du Conseil (membre de l'"Alliance démocratique", parti de droite modérée),  Paul Reynaud avait appelé Pétain, ambassadeur à ...Madrid, alors âgé de 84 ansau gouvernement, le 17 mai 1940, comme vice-président du Conseil. Pour Reynaud, il s'agit de remonter le moral des Français, de resserrer les rangs et de renforcer sa propre image au parlement. Cette nomination fut bien accueillie dans le pays, au Parlement et dans la presse...
Une gerbe sera déposée devant les tombeaux des maréchaux Foch et Lyautey. Seront associés à l'hommage les trois autres maréchaux de la Grande Guerre inhumés aux Invalides: Maunoury, Fayolle et Franchet d'Espèrey. Invité par l'état-major, Emmanuel Macron a exclu d'y participer aux Invalides, mais sera représenté par son chef d'état-major particulier, l'amiral Bernard Rogel.  "C’est une cérémonie en hommage aux chefs militaires, du caporal au général", a déclaré mardi le porte-parole des armées Patrik Steiger soucieux de couper court aux polémiques sur le format de l’hommage, qui ne sera pas ouvert à la presse.

VOIR et ENTENDRE
la réaction du socialiste Bernard Kouchner, tout en nuances :

"Il est légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l'armée à la victoire
, comme chaque année.", a précisé Emmanuel Macron, qui n’assistera pas lui-même à la cérémonie.

"Il a été un grand soldat, c'est une réalité. La vie politique comme l'humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu'on voudrait croire." 
"J'ai toujours regardé l'histoire de notre pays en face." "Je n'occulte aucune page de l'histoire", a insisté le chef de l'Etat, qui était interrogé lors de son arrivée à la préfecture des Ardennes pour un conseil des ministres délocalisé. Et coûteux en euros et en CO2...
"Je me suis toujours opposé au défaitisme français ou à la complaisance envers toute idéologie. Mais je reconnais la part que nos maréchaux et notre armée ont jouée. Nous lui devons la victoire, la victoire d'une nation combattante."

"Un traître et un antisémite" ou un "général victorieux" ?

De La France insoumise aux Républicains, ils sont pourtant nombreux à ne pas partager la position du chef de l’Etat.
"Pétain est un traître et un antisémite. Ses crimes et sa trahison sont imprescriptibles", écrit le trotskiste Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. Le député LFI Alexis Corbière renchérit en condamnant des propos "affligeants".
"Honorer Simone Veil au Panthéon ET EN MÊME TEMPS le traître antisémite Pétain aux Invalides. Rien ne justifie une telle honte", commente le battu de la présidentielle et désormais leader de Génération.s, Benoît Hamon.
Chef de file du PCF pour les élections européennes, le communiste Ian Brossat,  38 ans, rappelle que Pétain a été frappé d’une peine d’indignité nationale en 1945, à la Libération: "Il est impensable que celui qui est garant des institutions ne respecte pas cette sentence et entreprenne de le réhabiliter", dénonce-t-il sur Twitter. Condamné à mort - à une voix de majorité - à l'issue de son procès (23 juillet-15 août 1945), le maréchal Pétain eut sa peine commuée en détention perpétuelle, le 23 août 1945, par de Gaulle.

"Pour Emmanuel Macron, Pétain était aussi un grand soldat... En deux guerres mondiales, combien de Françaises et de Français a-t-il envoyés à la mort ?" se demande le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, 45 ans.

Pour le député socialiste franco-grec Luc Carvounas, né en 1971, "la volonté d’Emmanuel Macron de célébrer Pétain aux Invalides est une insulte à la mémoire de nos héros français, citoyens, résistants et militaires, aux familles juives déportées de la Seconde Guerre mondiale".

Griveaux pointe une "mauvaise polémique"

A droite de l’échiquier politique, l' avocat de 30 ans étiqueté 'sioniste', secrétaire départemental adjoint LR de Seine-Maritime, Jonas Haddad, parle de "cauchemar" : "Rendre hommage pour son rôle ? L’homme de la capitulation et des lois racistes ?"

"Non", écrit le député UDI franco-israélien Meyer Habib, "jamais un grand soldat n'aurait livré résistants et Juifs, dont d'anciens combattants, à la barbarie nazie. [...] Son nom reste synonyme de trahison."

Le président du parti Les Patriotes, Florian Philippot, est tout aussi sévère : "Réhabiliter Pétain est une impossibilité morale et historique", écrit-il. "Une faute majeure de Macron."

Pour tenter d'éteindre ce début d'incendie, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux fustige une "mauvaise polémique" avant de citer une phrase du général de Gaulle selon lequel la "gloire" de Philippe Pétain "à Verdun ne saurait être contestée ni méconnue par la Patrie". "Il ne faut pas faire de raccourcis douteux. Pétain a servi la patrie en 14 et l'a trahie en 40", a-t-il estimé, binaire, lors d'un point presse. Il a qualifié la controverse de "vaine" et "mauvaise" face aux critiques virulentes venant essentiellement de la gauche, mais aussi des instances représentatives juives.

En dehors de LREM, les soutiens au président de la République se montrent rares, mis à part l'ancien secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé qui souligne : "Sans le vainqueur de Verdun, où serait la France aujourd'hui ?", ajoutant que Charles de Gaulle et François Mitterrand ont régulièrement fleuri la tombe du maréchal. 

Le président socialiste a même servi Pétain dan le gouvernement de Vichy
En janvier 1942, François Mitterrand travailla en tant que contractuel du gouvernement de Vichy (Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale), puis, à partir de juin, au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre, où il fut chargé des relations avec la presse.
Le 15 octobre 1942, François Mitterrand est reçu par le maréchal Pétain, avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier. 
Membres du Commissariat général au reclassement des prisonniers de guerre, François Mitterrand (à droite) et Marcel Barrois (au centre) sont reçus en audience par le maréchal Pétain le 15 octobre 1942
En janvier 1943, Mitterrand démissionne du Commissariat, mais conserve cependant un poste à la tête des centres d'entraides. Il se met également en relation avec les Chantiers de jeunesse, une organisation de service national créée par Vichy après l’armistice, et avec les Compagnons de France.
Au printemps 43, il commence à prendre Morland comme pseudonyme de résistant, nom emprunté à la station de métro Sully-Morland, technique utilisée par les cagoulards, clandestins de la droite radicale active dans les années 1930 en France, part de "lèpre nationaliste", selon Macron.

Griveaux n'apaise pas le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui se dit "choqué" par les propos d'Emmanuel Macron :
"La seule chose que nous retiendrons de Pétain, c'est qu'il a été, au nom du peuple français, frappé d'indignité nationale lors de son procès en juillet 1945", commente son président, Francis Kalifat, dans un communiqué.

Macron ne "pardonne rien"
Au cours de son "itinérance mémorielle" de cinq jours, Macron s'est de nouveau justifié en fin d'après-midi dans l'Aisne, expliquant qu'il ne pardonne rien des actes de Philippe Pétain, tout en accusant les journalistes de "créer des polémiques".


lundi 27 juin 2016

A Grenoble, l'art justifie les attaques contre la police

Le maire se défend contre la polémique soulevée par une fresque hostile à la police

La mairie EELV de Grenoble a autorisé une fresque publique, dans le cadre d'un festival. 
Goin, artiste subventionné, est supposé utiliser des supports recyclés

On y voit deux policiers, armés d'une matraque, frapper Marianne, avec un drapeau français, à terre. Interpellé par Bernard Cazeneuve, Eric Piolle, le maire altermondialiste de Grenoble, ne voit pas le problème.

Légende : "L'Etat matraquant la liberté"
Cette fresque de six mètres sur trois a outragé les forces de police, dans le cadre d'un festival. Le maire de Grenoble ne trouve rien à redire à la représentation de deux policiers, armés chacun d'une matraque et l'un d'entre eux d'un bouclier sur lequel est inscrit "49.3". Ils frappent, à terre, une représentation de Marianne - une "femme" selon le Huffington Post, comme si c'était un moindre mal ! - , drapeau français à la main.  A côté, une inscription provocante déclare que "l'Etat matraquant la liberté".

Les policiers de la ville ont découvert cette oeuvre de 'street art' au hasard d'une patrouille, vendredi matin. "C'est honteux, la République nous la défendons, nous ne lui tapons pas dessus," a expliqué Yannick Biancheri, membre du syndicat SGP Police à Grenoble, à France 3 Alpes.
Que disent de Goin, les baba-cool
Goin, street artiste au style épuré pour un message fort [et flouté]
Malgré les ressemblances avec Banksy, isoler Goin comme copieur serait bien réducteur. Les références sont bien là, la réactivité et l’objectivité est pertinente et soutenu [quel est l'accord grammatical?] par une culture solide et un trait efficace. Le tout permet vite d’oublier l’artiste d’outre manche. Prêt à parcourir les pays et côtoyer la difficulté du peuple grec, l’hypocrisie de l’ONU et de Genève. Goin crée là où son soutien sera le plus apprécié.
Dans ses choix de représentation, on distinguera les grandes puissances du cac40 ou du G20, les démunis, les acculés et leur quotidien social, la mal bouffe, la télé-poubelle, l’argent roi, la relation dominant/dominé, les armes, la guerre… Nos fléaux sont définitivement son inspiration pour nous inviter à réfléchir sur nos votes, nos choix de vie et d’idéal. Il voyage et partage des idées, il découvre et est témoin d’énormité qui le feront peindre des messages plein de sensibilité et d’espérance pour des peuples qui aujourd’hui ne vivent que la corruption et la dictature.
Goin détourne les icones [icônes ?], les slogans qui sont devenu [devenus?] des repères. Ronald terroriste, Poutine en pussy riot: “Putty riot” et lady gaza, statut de la liberté (ci-contre) revisitée [à Lyon] pour traiter des actualités étrangère [étrangères ?] ramené [là, j'abandonne !] à notre culture occidentale. Goin éduque [sic] autant qu’il critique et c’est la [!] aussi que l’équilibre est bien trouvé. Toutes ses créations partent d’une vérité plus ou moins cachée. Les Danaïdes de Fukushima [ci-dessus à gauche, récupérées par l'extrême gauche anti-nucléaire] exprime malheureusement bien le travail infini que va représenter les centrales de Fukushima.
"C'est le but de l'art, affirme le maire écolo"

SpaceJunk à Bayonne
L'organisateur du festival ("Grenoble Street Art Fest"), Jérôme Catz (SpaceJunk), argue que l'artiste a voulu stigmatiser l'Etat et pas la police. Cette œuvre, c’est une allégorie à l’Etat actuel et à l’emploi du 49-3 pour faire passer la loi travail. Si une œuvre d’art fait réagir, c’est bien. C’est aussi le but de l’art", défend-il dans les colonnes du Dauphiné Libéré.

Sur Twitter, Jean-Pierre Barbier (LR), le président du Conseil départemental de l'Isère demande au maire de Grenoble, Eric Piolle (EELV) de prendre ses responsabilités. 

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve a également pris position.
Les "regrets" ne sont manifestement pas naturels au maire de Grenoble. 



Un maire EELV responsable inviterait-il un artiste subversif sans le connaître ?

Voici la présentation que donne le festival de l'artiste urbain en question: 

Interrogé lundi par France 3 Alpes, Eric Piolle a affirmé ne "pas comprendre cette polémique". 
"On comprend bien sûr l'émoi [sic] de la police. Mais comprendre cet émoi ne veut pas dire s'assoir [s'asseoir ?] sur les textes fondateurs de la République." L'altermondialiste (ci-contre) a, de surcroît, fait la leçon: "la liberté d'expression fait partie des bases fondamentales de la République. Nous sommes dans la liberté d'expression artistique [ci-contre, à Lyon]. Cette même liberté d'expression derrière laquelle nous avions défilé pour Charlie Hebdo."

Revendiquant "un art subversif et engagé", Goin, l'artiste anar auteur de l'œuvre, a défendu son travail auprès du HuffPost. "Le son des bottes, nous ne voulons plus l'entendre, nous en avons marre, nous sommes fatigués… Nous rêvons simplement d'un monde meilleur ou ce que je peins n'existerait plus."

Cette fresque, conçue il y a six mois, "est une allégorie de l'Etat", a souligné Goin, artiste anonyme. Autant dire encagoulé comme un "casseur" de l'ultra gauche, un jour de manif CGT.

Le graffiti controversé trouve d'ailleurs son public...

Lundi encore, la fresque provoquait encore de saines réactions. 
Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, fustigeait ainsi "l'indécence" du maire. Les défenseurs de l'œuvre, de leur côté, invoquaient la liberté d'expression.

L'ancien maire (PS) de Grenoble est sur la même ligne:

Le député et président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, en charge des questions de police et de sécurité au parti Les Républicains, a condamné cette expression de "haine anti-flics subventionnée par Éric Piolle", appelant Bernard Cazeneuve à porter plainte.

Et que compte faire Valls, premier ministre, à ce qu'on dit ?
C'est pourtant l'occasion rêver de piquer une nouvelle crise et faire sa gueule des mauvais jours, pour un ancien ministre de l'Intérieur.

Pour mémoire, le 16 avril 2016, 
le syndicat Info'com CGT a publié cette affiche incitant à la haine. 

Deux syndicats d'officiers de police avaient déjà protesté contre cette affiche. Pour le SCSI-CFDT (majoritaire chez les officiers de police), c'est une "affiche de la honte". "C'est faire injure aux milliers de policiers et gendarmes blessés ou tués dans l'exercice de leur fonction", a-t-il écrit, ajoutant se réserver le "droit de porter plainte". 
Synergie (second syndicat) a évoqué un "appel abject à la haine" et à la "violence" contre les forces de l'ordre. Il a demandé au ministère de l'Intérieur de "déposer plainte contre cette campagne calomnieuse".

Peines maximales pour incitation à la haine
Propos publics
Propos non publics
Type d'infraction
Peine de prison
1 an
Aucune
Amende
45 000 €
1 500 €

dimanche 6 juillet 2014

Grenoble: la pastèque bio, Eric Piolle, un maire EELV pas très clean

Le maire EELV de Grenoble, un anti-libéral ouvert sur les paradis fiscaux

E. Piolle est le fondateur-actionnaire d'une société spécialisée en gestion des risques financiers aux clients basés dans des paradis fiscaux...


Il avait fait campagne en promettant d'exclure les banques en lien avec les paradis fiscaux, mais il est lui-même actionnaire d'une société ayant des clients basés, notamment, aux îles Caïman, selon les informations d'Europe 1.

maire Europe Ecologie-Les Verts de Grenoble, qui a notamment fait alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon pour remporter la ville en mars dernier (lien), Eric Piolle possède des parts dans Raise Partner, une société qui ne correspond pas forcément aux idéaux que l’on imagine être ceux d'un écologiste à la gauche de la gauche.

Ce n'est pas Bercy qui a mené l'enquête 

L'UMP locale a découvert  l'existence de cette sociétéau tribunal de commerce de Grenoble .Co-fondée par Eric Piolle, elle est spécialisée dans la gestion de risques financiers à destination des professionnels du secteur. En gros: pour toute entreprise financière ayant placé de l'argent en bourse, Raise Partner a des logiciels permettant de limiter la casse et d'investir là où les profits seront les plus juteux.

L'UMP-Grenoble précise que Raise Partner possède une filiale à Londres ainsi qu'à Singapour  et assure que, selon elle, elle vend ses "logiciels miracles" à des clients basés à Guernesey et aux Iles Caïman, paradis fiscaux par excellence.

Dans son programme de candidat à la mairie de Grenoble, ce Cahuzac se voulait pourtant très vigilant face aux paradis fiscaux. 
Il assurait même qu'il exclurait de Grenoble les banques en lien avec ces pays (engagement 64 ici) :
"La Ville exclura les établissements bancaires concernés par des activités directes ou indirectes dans les paradis fiscaux de ses contrats de prêts. Comme l’ont initié de nombreuses régions françaises, la Ville demandera un rapport annuel sur leurs activités aux établissements bancaires avec qui elle contracte des prêts."
Ce dimanche 6 juillet, Eric Piolle assure qu'il n'y a rien de contradictoire là-dedans. S'il confirme avoir co-fondé la société, il tempère également en assurant ne disposer que de 900 actions sur un total de 100.000, conformément à sa déclaration de patrimoine.
"J'ai été assez actif de 2001 à 2003, mais j'ai levé le pied depuis."
Le maire de Grenoble présente d’ailleurs Raise Partners comme une entreprise servant plutôt la régulation financière que la maximisation des profits :
"C'est une société qui sert à identifier les risques. Elle travaille effectivement pour aider les professionnels du secteur à mesurer les risques, qui est une problématique réelle de la finance. Raise Partners travaille aussi avec les régulateurs européens sur la nouvelle directive européenne Mifid."
Piolle et Mélenchon
Eric Piolle nie qu'il était pas du tout au courant que la société dont il est toujours actionnaire avait certains clients basés aux Caïmans ou à Guernesay.
Mais cela ne le choque pas outre mesure :
"Je ne regarde pas leurs clients. J'ai une chemise, je pense que toute la chaîne de production n'est pas située en France..."
 Pas très regardant, il relativise l’importance de l’information :
"Moi en tant que maire de Grenoble j'ai aussi des prestataires que je fais travailler, comme des entreprises du BTP ou des banques qui ont des filiales dans les paradis fiscaux... C'est un combat contre les paradis fiscaux qu'on mène, que j'ai porté personnellement fortement."

vendredi 4 avril 2014

Grenoble: le nouveau maire Verts envoie les caméras de vidéo-surveillance à la casse

Le maire altermondialiste fait du tri sélectif 
aux dépens de la sécurité
Le premier maire Verts de Grenoble va donner le signal des abandons  vendredi soir  
Il a un p'tit vélo, le Verts radical !
Pendant que les Verts quittent le gouvernement Valls, de nouveaux élus écologistes aux municipales investissent les mairies. Et ça s’annonce déjà tendu à Grenoble, 16e ville de France, symbole de la poussée altermondialiste et du laisser-aller. Qu’il vise à 100% de bio dans les cantines ou qu’il créé des boulevards urbains réservés aux vélos, passe encore, mais qu’il mette fin à la vidéosurveillance dans la commune, ses nouveaux opposants s’étranglent.  Eric Piolle annonce le démontage des 18 caméras gérées par la ville de Grenoble et, même si cette mesure permet d'économiser 700.000 euros en frais de fonctionnement, elle crée la polémique. Outre les gâchis financier et matériel, c'est la sécurité de la population que l'idéologie met en jeu.  

Le bisounours Verts veut "responsabiliser" plutôt que filmer

Il avait l'idéologie sectaire,
Piolle a maintenant les attitudes...
Responsabiliser les malfrats, telle est la prétention d'Eric Piolle. "Je ne suis pas trop pour les caméras. Je crois que le mieux, c'est de responsabiliser les gens plutôt que de mettre des caméras vidéos", penseun partisan grenoblois de l'écologiste illuminé. "Moi je ne les enlèverai pas. Pour la sécurité des habitants c'est mieux de les laisser", estime  au contraire une habitante. 

Inquiétude des professionnels de la sécurité
Plus encore que les habitants, ce sont les policiers qui s’inquiètent, à l’image de Valérie Mourier, du syndicat de police Alliance : "C'est un outil, on s'en sert pour identifier des auteurs (de délits). Je pense que la mesure que va prendre le maire est inconsciente". 
Daniel Chomette, du syndicat de police SGP-FO à Grenoble, est plus catégorique encore : "Attention danger ! Aujourd’hui, les services de police, diminuées en nombre, ont des difficultés à retrouver les auteurs des faits. Ça va très largement compliquer la tâche de mes collègues en matière d'enquête, y compris sur des affaires extrêmement sensibles".

Le maintien de Christiane Taubira aura été un signal fort pour un regain de laxisme
Et c'est un altermondialiste (EELV) qui prend le parti de l'impunité contre expose les braves gens.
Alors ministre, Cécile Duflot est venue à Grenoble
faire campagne pour Eric Piolle
 
Les Grenoblois en ont-ils voulu ainsi ?
Elu à la tête d'une liste réunissant des collectifs de la gauche citoyenne, EELV et le Parti de Gauche, Piolle, 41 ans, conseiller régional depuis 2010, succède à Michel Destot (PS), maire de la ville depuis 1995. Après Dominique Voynet, maire de Montreuil (103.000 habitants, Seine-Saint-Denis) de 2008 à 2014, c'est le premier écologiste à diriger une ville de cette taille en France (160.000 habitants). Sur 59 conseillers municipaux, 50 ont voté Piolle, les 42 élus de sa liste de "Rassemblement citoyen". Les huit élus de la liste conduite par le socialiste Jérôme Safar ont apporté leur soutien à Piolle et sont donc d'ores et déjà responsables de cette première mesure de renoncement à la sécurité à Grenoble. 
Les sept élus de droite ont en revanche voté pour leur tête de liste Matthieu Chamussy (UMP) et les deux représentants du Front national ont voté pour leur candidate Mireille d'Ornano.

Pour mémoire, "Taubira devait soutenir un candidat écologiste mais a raté son train", titra Le Parisien

Taubira, Joly, Duflot, Bové
Alors qu'elle devait venir soutenir l'écolo Éric Piolle, Taubira avait dit avoir manqué son train... En fait, les socialistes qui estimaient que sa présence pourrait nuire à leur candidat, ne voulaient pas qu'elle vienne.  Au final, son absence et son mensonge ont rendu service à Piolle, au détriment des Grenoblois.
Dans un message relayé par l'équipe de Grenoble, une ville pour tous, la Garde des Sceaux écrit ainsi : "Les modifications portées à mon agenda n'ont pas suffi pour me permettre de vous rejoindre. Je vous exprime mon soutien dans ces derniers jours de campagne, pour porter l'espoir de celles et ceux qui veulent de toutes leurs forces revivifier la politique et croire à nouveau que nous pouvons agir sur notre destin".