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dimanche 6 juillet 2014

Grenoble: la pastèque bio, Eric Piolle, un maire EELV pas très clean

Le maire EELV de Grenoble, un anti-libéral ouvert sur les paradis fiscaux

E. Piolle est le fondateur-actionnaire d'une société spécialisée en gestion des risques financiers aux clients basés dans des paradis fiscaux...


Il avait fait campagne en promettant d'exclure les banques en lien avec les paradis fiscaux, mais il est lui-même actionnaire d'une société ayant des clients basés, notamment, aux îles Caïman, selon les informations d'Europe 1.

maire Europe Ecologie-Les Verts de Grenoble, qui a notamment fait alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon pour remporter la ville en mars dernier (lien), Eric Piolle possède des parts dans Raise Partner, une société qui ne correspond pas forcément aux idéaux que l’on imagine être ceux d'un écologiste à la gauche de la gauche.

Ce n'est pas Bercy qui a mené l'enquête 

L'UMP locale a découvert  l'existence de cette sociétéau tribunal de commerce de Grenoble .Co-fondée par Eric Piolle, elle est spécialisée dans la gestion de risques financiers à destination des professionnels du secteur. En gros: pour toute entreprise financière ayant placé de l'argent en bourse, Raise Partner a des logiciels permettant de limiter la casse et d'investir là où les profits seront les plus juteux.

L'UMP-Grenoble précise que Raise Partner possède une filiale à Londres ainsi qu'à Singapour  et assure que, selon elle, elle vend ses "logiciels miracles" à des clients basés à Guernesey et aux Iles Caïman, paradis fiscaux par excellence.

Dans son programme de candidat à la mairie de Grenoble, ce Cahuzac se voulait pourtant très vigilant face aux paradis fiscaux. 
Il assurait même qu'il exclurait de Grenoble les banques en lien avec ces pays (engagement 64 ici) :
"La Ville exclura les établissements bancaires concernés par des activités directes ou indirectes dans les paradis fiscaux de ses contrats de prêts. Comme l’ont initié de nombreuses régions françaises, la Ville demandera un rapport annuel sur leurs activités aux établissements bancaires avec qui elle contracte des prêts."
Ce dimanche 6 juillet, Eric Piolle assure qu'il n'y a rien de contradictoire là-dedans. S'il confirme avoir co-fondé la société, il tempère également en assurant ne disposer que de 900 actions sur un total de 100.000, conformément à sa déclaration de patrimoine.
"J'ai été assez actif de 2001 à 2003, mais j'ai levé le pied depuis."
Le maire de Grenoble présente d’ailleurs Raise Partners comme une entreprise servant plutôt la régulation financière que la maximisation des profits :
"C'est une société qui sert à identifier les risques. Elle travaille effectivement pour aider les professionnels du secteur à mesurer les risques, qui est une problématique réelle de la finance. Raise Partners travaille aussi avec les régulateurs européens sur la nouvelle directive européenne Mifid."
Piolle et Mélenchon
Eric Piolle nie qu'il était pas du tout au courant que la société dont il est toujours actionnaire avait certains clients basés aux Caïmans ou à Guernesay.
Mais cela ne le choque pas outre mesure :
"Je ne regarde pas leurs clients. J'ai une chemise, je pense que toute la chaîne de production n'est pas située en France..."
 Pas très regardant, il relativise l’importance de l’information :
"Moi en tant que maire de Grenoble j'ai aussi des prestataires que je fais travailler, comme des entreprises du BTP ou des banques qui ont des filiales dans les paradis fiscaux... C'est un combat contre les paradis fiscaux qu'on mène, que j'ai porté personnellement fortement."

vendredi 27 mars 2009

Le Président explique son action contre la crise

Sarkozy combat la désinformation et le défaitisme de l’opposition

Nicolas Sarkozy a fait la promotion de sa politique économique face à la crise
Mardi à Saint-Quentin (Aisne), le Président de la République a promis d'aller encore "plus loin". Il a aussi opté pour un décret (plutôt qu’une loi) interdisant les stock-options ou les parachutes dorés en faveur de dirigeants d'entreprise en difficulté, vilipendés à droite comme à gauche.

Cinq jours après une journée de grève peu suivie et de défilés de la peur dans toute la France, et à un peu plus d'une semaine du sommet du G20, le chef de l'Etat a choisi de venir "faire la pédagogie" de ses réformes dans la ville où est élu le secrétaire général de l'UMP et ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand.
Devant quelque 4.000 personnes et en présence de deux ministres, Brice Hortefeux (Travail), et Eric Woerth (Budget), il a, point par point, défendu les réformes déjà engagées contre la crise, assurant que "si la situation devait se dégrader encore, nous ferions davantage".
Mais "la sagesse, le bon sens, le sang froid commandent d'attendre que tout ce qui a été décidé soit mis en oeuvre, qu'on laisse le temps à toutes ces mesures de produire leurs effets". Il n’est pas favorable à des mesures sous la pression de la rue, à chaque fois que les militants d’opposition décident de manifester.
Il a d’ailleurs rendu hommage à la France silencieuse et majoritaire qui travaille plutôt que de défiler.
Il a salué la pudeur des Français qui souffrent dans l’effort face aux difficultés. Les populistes se sont-ils sentis à l'aise dans leurs habits étroits de démagogues?
Il a enfin exprimé sa volonté de ne pas faire supporter la charge la plus lourde à la classe moyenne. La moitié des Français seulement paie l’impôt, a-t-il rappelé, et ils ne peuvent donner plus, a-t-il admis.

Le chef de l'Etat a annoncé souhaiter évaluer avec les partenaires sociaux "avant l'été" les mesures du gouvernement. "Au vu de la situation économique et sociale, nous réfléchirons, si cela est nécessaire, à d'autres mesures", a-t-il indiqué.


Lucidité et pragmatisme
  • Alors que les inscriptions à Pôle emploi en février, attendues mercredi 25, confirment l'impact accru du chômage sur les moins de 25 ans en activité, il a annoncé, "avant la fin du mois d'avril", un "plan d'urgence en faveur des jeunes" et spécialement au profit de ceux qui n’ont jamais eu de premier emploi..

    "Toutes les pistes doivent être explorées: celle de la formation en alternance dont je veux doubler le nombre de contrats, celle des contrats aidés, celle du service civique", a affirmé M. Sarkozy.


    Autres décisions
  • la prochaine nomination de "commissaires à la réindustrialisation" dans chaque bassin d'emploi en difficulté.
    "L'Etat ne peut pas sauver toutes les entreprises mais chacun a droit à une solution adaptée, soit un emploi, soit une formation (...) Personne ne doit être laissé au bord du chemin", a dit le président.
  • Nicolas Sarkozy veut également "aller plus loin sur les infrastructures", notamment pour améliorer un système de transport francilien "à bout de souffle" et pour lequel il promet des mesures d'ici "la fin du mois d'avril".

    Il s'est par ailleurs déclaré favorable à une "taxe carbone" contre le "dumping environnemental".
  • Le chef de l'Etat est également revenu sur ses objectifs en matière de "moralisation du capitalisme", l'un de ses principaux chevaux de bataille depuis le déclenchement de la crise, en septembre dernier.
    "Il ne doit plus y avoir de parachutes dorés (...), de bonus, de distribution d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat, qui met en oeuvre un plan social d'ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel", a-t-il dit sans proposer de loi, en réagissant aux polémiques suscitées par les stock-options des dirigeants de la Société Générale ou le parachute doré de l'ex-PDG de
    Valeo.
  • Toutefois, il a promis "à l'automne" un projet de loi sur le partage des profits des entreprises si les partenaires sociaux n'avançaient pas sur ce sujet.
    "Le chemin que nous avons pris nous permettra de nous en sortir. J'ai confiance, je vous demande d'avoir confiance", a conclu le chef de l'Etat.

    Lire le prochain article de PaSiDupes consacré aux principales mesures annoncées, dont la taxe professionnelle.

  • mardi 15 juillet 2008

    Vite, Désirdavenir Royal aux Finances : elle transformerait les profits de Total en chèques

    Sans démagogie aucune, Royal aurait la solution à tout !
    Les propositions attendues
    de l’opposition constructive sont arrivées :
    elles sont plombées…


    Sa Cynique Majesté Royal nous a gratifiés de sa dernière trouvaille en date. Elle a en effet proposé aujourd’hui mardi de reverser la moitié des profits de Total aux Français les plus touchés par la flambée des prix du pétrole.

    On ne peut pas dire que ce soit le moins du monde démagogique !

    Il faut tout casser !

    C’est pourtant d'une simplicité ... biblique.

    Il suffirait de reprendre la moitié des superprofits de Total, sept milliards et demi, pour les transformer en chèques de 300 euros qui pourraient être donnés aux familles et aux personnes âgées pour qu'elles puissent remplir leur cuve de fioul ou acheter leur énergie pour cet hiver", a déclaré la présidente PS de Poitou-Charentes sur France Inter. 250.000 heureux d’un coup : c’est peu et sélectif !

    Les entreprises françaises ont-elles la chance d’être hexagonales ?
    Total, compagnie française, est la quatrième major privée pétrolière mondiale, derrière Exxon Mobil, Shell et BP (British Petroleum). Pour combien de temps ? Les premières compagnies publiques mondiales, devant les majors, sont la saoudienne Saudi Aramco et l'iranienne NIOC.

    Le membre du conseil d’administration de Total, Bertrand Collomb (à gauche) , né en 1942 à Lyon, est-il apparenté au sénateur-maire socialiste de la ville, Gérard Collomb (à droite), né en 1947 à Chalon-sur-Saône ?
    Face à la hausse des prix des carburants, la gauche française propose de dynamiser les entreprises bénéficiaires en taxant leurs profits, comme ceux de ce groupe pétrolier, cible privilégiée des ringards de siècle dernier. L’idée, suicidaire pour le groupe et ses salariés, est rejetée par l'UMP, mais approuvée par la LCR de Besancenot. A moins qu'elle compte adhérer à la LCR 'new look'. La bienfaitrice socialiste fore-t-elle actuellement le territoire trotskiste pour faire jaillir des supporters ou tente -t-elle à faire parler d’elle ?
    La sotte cherche en fait à s’attribuer des mérites qu’elle n’a pas
    Total s'est déjà engagé début juin à renouveler sa participation au financement de la "prime à la cuve" de fioul, qui s'était élevée à 102 millions en 2007. La compagnie française n'a pas non plus refusé une augmentation de sa participation : il ne reste qu’à en fixer le montant !
    A cette occasion, ses attachées parlementaires
    recevraient-elle
    leur 'juste' part ?