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lundi 24 avril 2017

Les Whirlpool en grève attendent Macron de pied ferme à Amiens

Sans attendre, le candidat Macron est appelé à faire ses preuve sur le terrain

Les salariés de Whirpool Amiens sont en grève ce lundi 24 avril, depuis 5 heures du matin. 

Un piquet de grève est installé sur le parking de l’usine, route d’Abbeville.

La date est symbolique, trois mois exactement après l’annonce de la fermeture du site, programmée en 2018.

Les grévistes attendent notamment la venue d’Emmanuel Macron. 
Mardi 18 avril, à six jours du premier tour, le candidat amiénois d’En Marche en campagne avait promis de venir faire des propositions dans l’entre deux tours, même s'il était éliminé dimanche.
"Même si je ne suis pas qualifié entre les deux tours, j'irai à Amiens, qui est ma ville natale, donc je les visiterai, ne vous inquiétez pas", a-t-il dit à un journaliste lui demandant s'il considérait comme acquis qu'il serait au second tour.
"Ce à quoi il faut veiller, ce à quoi je veillerai personnellement si je suis élu président de la République, c'est qu'il y ait bien un repreneur du site d'Amiens", a-t-il jugé.
E. Macron avait déclaré le 6 avril refuser toute "démagogie" dans le dossier Whirlpool, en réponse au réalisateur du documentaire "Merci patron" et candidat aux législatives François Rufin, qui lui reprochait son "silence" concernant l'usine d'Amiens. 
"Moi, le défaitisme, le misérabilisme, ça suffit!", a-t-il encore lancé.
En déplacement dans les Yvelines, l'ex-ministre de l'Economie de Hollande était interrogé de savoir pourquoi il avait préféré rendre visite à une usine bénéficiaire de l'opticien Krys, plutôt qu'auprès des salariés du géant américain Whirlpool dans sa ville natale. "C'est bien aussi que la presse parle des entreprises qui marchent. Nous sommes la cinquième économie mondiale, il y a beaucoup d'entreprises dans ce pays qui marchent", avait argumenté l'ancien conseiller élyséen de François Hollande, le président sorti, son parrain.
Environ 150 salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens, menacée de fermeture, ont manifesté mardi 18 avril à Paris pour interpeller les politiques sur leur sort. Le gouvernement planche sur une éventuelle reprise du site employant 290 salariés, auxquels s'ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence et une centaine de salariés du sous-traitant Prima.Fin janvier, le groupe américain avait indiqué son intention de délocaliser la production en Pologne et de fermer l'usine de sèche-linges en juin 2018, dans une Picardie déjà frappée par de nombreuses fermetures de sites industriels, dont celle de Goodyear.

vendredi 5 août 2016

Un Cassandre du terrorisme prédit les foudres de Daesh sur la France en 2017

"L’année 2017 va être épouvantable avant les élections présidentielles", prédit l'ex-juge Trévidic

Marc Trévidic prévoit 
une année 2017 en France sous le joug de la menace terroriste

Premiers secours
pour défaitistes et les autres
Neuf jours après le meurtre par égorgement du père Hamel dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray par deux islamistes français et après plusieurs mois ponctués par les attentats de l'organisation djihadiste État islamique sur notre sol, Marc Trévidic, ancien juge du Pôle anti-terroriste de Paris et spécialiste des filières islamistes, met en garde l'exécutif dans un entretien à la RTBF belge publié jeudi. 

Témoignant de la radicalisation progressive -et non pas rapide et récente- d'Adel KermicheMarc Trévidic révèle sa totale impuissance: il s'est d'ailleurs converti depuis en vice-président au Tribunal de Grande Instance de Lille.  Il revient d'abord sur sa rencontre avec l'un des deux l'égorgeurtueurs du père Hamel. "La première fois que je l’ai vu, il avait voulu partir en Syrie. Il venait tout juste d’être majeur pendant la garde à vue.(...); il était dans l’immaturité la plus totale." 

Et le juge anti-terroriste d'avouer qu'il n'était pas adapté à sa mission.
"Il y a des gens [inutile de les nommer ?] qui m’ont fait froid dans le dos." "J’avais face à moi quelqu’un qui voulait à tout prix partir faire le djihad au sein de l’État Islamique. Il avait dans ses yeux la petite lueur qui fait qu’on détecte qu’il ne reviendra pas en arrière." 

Contraint de quitter ses fonctions au sein du Pôle antiterroriste de Paris en 2015, comme la loi l'y oblige, par chance, il apprend la libération d'Adel Kermiche sous bracelet électronique en mars 2016. 
Une décision qu'il désapprouve. "Chaque juge est libre de ses décisions," confirme-t-il, condamnant implicitement la liberté des juges d'interpréter la loi. Soit que leur idéologie et leur appartenance politique ou syndicale les y porte, soit qu'ils se laissent berner: "je dis quand même qu’il faut de nombreuses années pour commencer à voir et à repérer ceux qui sont dans la dissimulation des autres [aux autres]. Il y a des gens qui m’ont fait froid dans le dos. Une minorité mais il y en a cinq ou six qui m’inquiètent." 

A noter que ce brave juge ne nomme jamais le terrorisme qui lui fait peur. Parle-t-il du danger islamiste ? Qui sait ?

2017, une "annus horribilis"  prévisible

Marc Trévidic se montre également inquiet pour les mois à venir en France. 
Epouvanté
"L’année va être épouvantable avant les élections présidentielles. La tentation pour l’organisation terroriste état islamique va être très grande de s’en prendre au pays. On est dans une guerre en temps de paix. [Une guerre civile menée par des djihadistes français sous l'emprise de l'étranger.] C’est le principe de l’attentat terroriste." 
"Mon espérance à moyen terme, c’est l’essoufflement suite au degré d’horreur. Mais cela peut durer dix ans. Ce n’est pas exclu."

Un juge lanceur d'alerte, mais après coup, est-il un lanceur d'alerte ? 
S'il n'est pas entendu et ne mobilise pas le pouvoir socialiste, il aura semé la peur pour rien. 
Or, l'exécutif, François Hollande et Bernard Cazeneuve, "ensemble" par la bouche de Manuel Valls, vient d'affirmer "oui, nous faisons [déjà] tout contre le terrorisme"...

dimanche 20 avril 2014

François Hollande a déjà démissionné

Le président qui en a marre: et nous, donc !

Alors qu'il faudrait redoubler d'efforts pour relancer l'activité du pays,
François Hollande est plus mou que jamais

"Si le chômage ne baisse pas d'ici à 2017, 
ou aucune chance d'être réélu", a lancé Hollande à des salariés de vendredi 18,
peu après la constitution d'un "gouvernement de combat"


Son attitude défaitiste face aux réalités témoigne d'un refus de se battre. 
Avis de gros temps pour l’économie française. La croissance reste un thème de discours, mais reste de plus en plus insaisissable. Une sorte de rupture est apparue depuis l’automne comme si le pays s’acheminait lentement mais sûrement vers un début de récession. Certes, la consommation résiste encore et les grandes entreprises tournées vers l’international et dont la production est largement délocalisée, tirent leur épingle du jeu. Mais pour l’ensemble du tissu économique, la situation est de plus en plus difficile, comme en témoigne l’ampleur des destructions d’emplois depuis le quatrième trimestre de l’an dernier. 100 000 postes de travail ont ainsi disparu en 2012 et le mouvement se poursuit avec des prévisions pessimistes de l’Insee puisque le premier semestre 2013 pourrait enregistrer 75 000 pertes d’emploi supplémentaires, qui pourraient conduire le chômage à dépasser cette année la barre des 11%. Les carnets de commandes restent désespérément plats, tant le pessimisme est grand au sein des entreprises, surtout les petites qui restent l’arme au pied, 7% d’entre elles seulement envisageant de recruter du personnel dans les mois à venir.

François Hollande opère une reculade

au moment où il faudrait redoubler d’efforts en mobilisant les énergies pour relancer l’activité du pays
Il conforte la Commission européenne qui  prévoit aujourd'hui un déficit des finances publiques de 3,7% cette année, loin de l’objectif des 3% sur lequel le gouvernement s’était arcbouté pendant des mois. Au lieu de contester les chiffres de Bruxelles et de crédibiliser sa détermination verbale, le gouvernement en fait sa nouvelle référence. Une attitude défaitiste face aux réalités et qui témoigne d’un refus de se battre pour remonter le courant, alors qu'il ajoute de nouvelles dépenses publiques à celles qui continuent d’apparaître sournoisement, malgré ses appels à des économies sur le dos des Français et des coups de rabots souvent plus médiatiques que réels. 

Après Hollande, le déluge !

Dans cette atmosphère de renoncement, la morosité de la conjoncture pèse sur les rentrées fiscales, qui se révèlent déjà inférieures aux prévisions malgré les nouvelles hausses d’impôts -directs et indirects- annoncées. D’ici la fin de l’année, le manque à gagner pour le budget pourrait se chiffrer à plusieurs dizaines de milliards supplémentaires. De sorte que le déficit global pourrait flirter avec les 4% du PIB. Avec les risques qui ne manqueraient pas de s’ensuivre sur son financement et une hausse inévitable des taux d’intérêt.

"Après moi, le déluge !"
(soit Louis XV, soit Mme Pompadour) 
Les Français ne consentent pas à des sacrifices qu'ils savent inutiles. Pour l’instant, l'Europe est divisée et la France profite de son indulgence patiente mais à bout. Le gouvernement kamikaze de Manuel Valls ne dispose d'aucune marge de manoeuvre et se trouve dans l'incapacité de proposer des remèdes efficaces. 
Pour conserver un niveau correct de popularité et préserver ses chances en 2017, Valls repoussera les réformes structurelles indispensables aux calendes grecques, car le découragement de la population et le laxisme de la majorité présidentielleambiant encouragent tous les groupes de pression, associations , réseaux et groupements d'intérêts qui profitent d’avantages particuliers, à durcir leurs positions pour maintenir le statu quo actuel. 
Et, face à une majorité qui se rebiffe,  ce n’est pas la menace de gouverner par ordonnance, au demeurant tout de suite désamorcée, qui permettra à un président dévalorisé dans l'opinion, au vu de sa chute dans les sondages, de s’attaquer au bunker si protégé de la dépense publique.

lundi 27 août 2012

Histoire: Retour sur la légende Guy Môquet

De la précocité des héros fabriqués...
Pacte germano-PCF "Nous ne ferons rien pour vous, mais rien contre vous…" (extrait de l’argumentaire (lien PaSiDupes) destiné aux autorités d’occupation saisi par la police française sur une militante communiste arrêtée à Paris le 20 juin 1940)
Un montage de mensonges


Après la légende Aubrac et malgré Le Chambon-sur-Lignon, la légende Guy Môquet !

Lorsque ce fils de député communiste est arrêté, en octobre 1940, l’Allemagne hitlérienne et l’URSS sont alliées, complices même, car la signature du Pacte germano-soviétique (en août 1939) assure la paix à Hitler sur ses frontières de l’Est, lui laissant tout loisir d’envahir l’Ouest de l’Europe, donc notre pays.

Toutes les belles actions du jeune homme ne concernent que le Parti communiste, la lutte contre le capitalisme et la défense du prolétariat. Nulle mention de patriotisme, de résistance, de défense nationale…

Le jeune homme, porteur de son étoile rouge communiste, a indubitablement été la victime d'un retournement historique d'alliances.
Lorsque Guy Môquet et ses camarades sont exécutés, en octobre 1941, cela fait juste six mois qu’Hitler a lancé l’opération Barbarossa contre l’URSS. Une agression qui devait évidemment mettre fin à l’idylle germano-soviétique et classer les communistes au même rang que les autres opposants à l’Allemagne.

La France a ses martyrs ; l’histoire, parfois, a su en faire des héros. Mais les politiques n’ont jamais su créer autre chose que des mythes historiques et l’élévation du jeune Guy Môquet au rang de héros national est du nombre, au point qu’on ne saurait voir en lui qu’un nouveau Joseph Bara… a indubitablement été la victime d'un retournement d'alliances: lorsque Guy Môquet et ses camarades sont exécutés, en octobre 1941, cela fait juste six mois qu’Hitler a lancé l’opération Barbarossa contre l’URSS. Une agression qui devait évidemment mettre fin à l’idylle germano-soviétique et classer les communistes au même rang que les autres opposants à l’Allemagne.
La France a ses martyrs ; l’histoire, parfois, a su en faire des héros. Mais les politiques n’ont jamais su créer autre chose que des mythes historiques et l’élévation du jeune Guy Môquet au rang de héros national est du nombre, au point qu’on ne saurait voir en lui qu’un nouveau Joseph Bara…
Pour ceux qui partagent la relative déception et l’embarras que cause la lecture de la lettre du jeune militant communiste que le président Sarkozy souhaitait faire lire à nos scolaires au début de chaque année, certains préfèrent saluer la rescapée du régime soviétique et compositeur (en russe) et interprète de la "Marseillaise de la Résistance", intitulé le  “Chant des partisans”, Anna Betoulinski, dite Anna Marlychanteuse et parolière née durant la Révolution russe au cours de laquelle son père fut fusillé, qui ut émigrer en France, puis s'engagea dans les Forces françaises libres.

Un intéressant commentaire trouvé sur ce site de passionnés d’histoire, Historia Nostra, inspire ce qui suit.
En effet, tout émouvante qu’elle soit (jusqu’à l’empoignade sur Wikipedia !) et bien-intentionné le choix présidentiel, la-dite lettre ne contient guère que l’adieu d’un fils à sa mère et ne mentionne ni la Résistance ni même la France.
Et, comme le rappelle le site en question, le jeune militant ne fut  pas arrêté (par la police française en octobre 40) pour fait de résistance, mais pour la distribution de tracts communistes qui appelaient, non pas à la résistance à l’ennemi allemand, mais, Pacte germano-soviétique oblige (rompu seulement en juin 41), au… défaitisme révolutionnaire pro-nazi, autrement dit au sabotage de l’effort de guerre ! 
La guerre civile en Algérie connut des procédés identiques, alors que de jeunes hommes tombaient sous les balles des rebelles.

Quant à sa mise à mort un an plus tard, elle s’inscrit dans la série d’exécutions d’otages (814 en quelques mois) qui ont suivi l’attentat du 21 août 1941 (consécutif au pacte germano-soviétique, donc) où le militant communiste Pierre Georges (futur “colonel Fabien”, qui a donné son nom à la place où se dresse le blockhaus du PCF ) abat au hasard un militaire allemand au métro Barbès.

Pour autant, faut-il crier à la supercherie ?
Certes, Guy Môquet est effectivement loin de la légende dorée de la Résistance, mais on pourrait s'étonner de l'amalgame d'Aragon qui associera une autre victime de cette même féroce répression, le “premier martyr de la France Libre”, Honoré d’Estienne d’Orves aux Môquet, Péri et Dru dans sa liste des quatre dédicataires de son fameux poème “La Rose et le réséda”  et même… Lucie Aubrac !

Mais, il faut surtout rappeler que le jeune Môquet n’avait que 16 ans lors de son arrestation, ce qui en fait au minimum un martyr de la barbarie nazie et donc, sinon un modèle de l’action résistante, du moins un symbole d’une France martyrisée …

Et que dire encore de l'exploitation de la mort à 12 ans du jeune Joseph Bara, révolutionnaire tué par les Vendéens, récupéré par la propagande de Robespierre et immortalisé par le peintre officiel David et Chénier, le poète guillotiné (Le Chant du départ: “De Barra, de Viala le sort nous fait envie Ils sont morts, mais ils ont vaincu”) …?


Alix Ducret

Historia Nostra (22-05-2007)

mercredi 15 février 2012

L'économie de la France a mieux résisté que celle de l'Allemagne au 4e trimestre

Surprise des Cassandre et déception de Hollande

La politique gouvernementale récompensée

L'économie française a affiché une croissance réconfortante de 0,2%
, grâce au commerce extérieur et à l'investissement, tandis que l'activité s'est contractée en Allemagne et en Italie.

Les défaitistes ne désarment pas
La France devrait donc échapper à une récession technique, à court terme, mais l'activité pourrait reculer dès le premier trimestre et maintenir les finances publiques sous pression alors que la crise de la dette en Europe joue les prolongations.

Les économistes anticipent en moyenne un repli du produit intérieur brut de 0,1% sur les trois premiers mois de l'année avant un rebond au deuxième trimestre.

De son côté, l'INSEE prévoit une économie en stagnation au moins jusqu'en juin: après les élections ! A noter que cet institut longtemps villipendé, ne l'est soudainement plus, lorsqu'il émet des prévisions alarmistes...

"(Les) exportations risquent de ralentir au premier trimestre 2012, car les débouchés européens se réduisent. En outre, en fin d'année 2011, elles ont pu être dynamisées par la dépréciation de l'euro par rapport au dollar or cette dépréciation semble s'interrompre", estime Juliette Hubert, chargée d'études senior du cabinet Asteres (2006), créé par Nicolas Bouzou, un économiste français membre du Cercle Turgot, dont Philippe Dessertine est le vice-président. Expert omni-chaînes (dont Canal+), le clairvoyant Bouzou assurait: "c'est le moment d'acheter en Bourse !", en avril 2008...
VOIR et ECOUTER Nicolas Bouzou qui le mercredi 5 août 2008 était disponible pour toutes les caméras de télévision et s'exprimait abondamment et avec aplomb sur les boni que devaient toucher les traders de la BNP:


"L'investissement des entreprises risque de fléchir, car les chefs d'entreprises constatent une dégradation de leurs carnets de commandes depuis décembre", ajoute Juliette Hubert.

Pour leur part, Pierre-Olivier Beffy et Amélie de Montchalin d'Exane sont à l'unisson: "Une nouvelle période conjoncturelle très difficile pourrAIT [conditionnel de précaution!] s'ouvrir après l'été, la hausse prévue de la TVA et/ou le resserrement additionnel inévitable après les élections pour tenir l'objectif de 4,5% de déficit (public) cette année, puis 3% en 2013, devant conduire à une baisse de l'activité en fin d'année et à une année 2013 très morose
". De quoi renforcer l'idée que Nicolas Sarkozy est l'homme de la situation, mais effrayer la "gauche molle" ! Or, Exane (1990), société de bourse française effectuant du courtage sur les marchés secondaires actions, représente BNP Paribas, qui fait partie de l'indice CAC 40 et dont Michel Pébereau fut président du conseil d'administration jusqu'en décembre 2011.

Depuis le 1er janvier, l'euro regagne près de 1,8% face au dollar.


Les voisins européens sont à la peine

En Allemagne, première économie de la zone euro, le PIB s'est contracté de 0,2% au quatrième trimestre
, le ralentissement du commerce extérieur et de la consommation ayant pesé sur la croissance.
La production industrielle y a reculé nettement plus que prévu en décembre, mais le ministère de l'Economie a estimé qu'il s'agissait d'un accès de faiblesse provisoire.

En Italie, le PIB s'est inscrit en diminution de 0,7% après -0,2% au troisième trimestre, officialisant ainsi l'entrée du pays en récession. Les chiffres espagnols seront connus jeudi et les économistes attendent une baisse de 0,3%.

Le PIB français a donc surpris par sa vigueur insoupçonnée des experts...
Les 36 économistes sondés anticipaient une évolution du produit intérieur brut de -0,1%, leurs estimations s'échelonnant de -0,6 à +0,2%.

La Banque de France prévoyait de son côté une croissance nulle au cours des trois derniers mois de l'année et l'INSEE une baisse du PIB de 0,2%. Pouvons-nous prendre en compte cette hyper-sensibilité des experts à la contagion de la morosité ambiante ?

La France, deuxième économie de la zone euro, progresse de 1,7% sur l'ensemble de 2011, après 1,4% en 2010.
L'acquis de croissance pour 2012 s'inscrit à +0,3%.

Le ministre de l'Economie, François Baroin, a observé par communiqué que ces chiffres confortent les prévisions du gouvernement qui table sur une croissance de 0,5% cette année.


Léger ralentissement de la consommation

L'INSEE désenchante les acteurs économiques et la population en révisant à +0,3% la croissance du troisième trimestre contre +0,4% précédemment.

Au quatrième trimestre, la contribution du solde dégagé par le commerce extérieur à la croissance est estimée à 0,7 point après +0,1 point au troisième trimestre.

Les investissements des ménages, des entreprises non financières et des administrations publiques affichent une hausse de 0,9% après +0,2% au trimestre précédent et contribuent ainsi à hauteur de 0,2 point à la progression du PIB.

Les entreprises non financières ont notamment augmenté leurs investissements de 1,4%.

Les dépenses des ménages, moteur traditionnel de l'économie, s'inscrivent néanmoins en légère décélération, à +0,2% après +0,3% au troisième trimestre.

Les chiffres de la croissance de l'ensemble de la zone euro seront publiés en fin de matinée.

dimanche 15 janvier 2012

Crise: aux défaitistes narquois, Sarkozy répond par l'action

Sarkozy : "On ne répond pas à la crise par l'agitation"








Michel Debré, père de la constitution,
entouré de ses fils Bernard et Jean-Louis



Le président a rendu hommage à Michel Debré
en se rendant à Amboise un dimanche, sur fond de perte du triple A français.

Arrivé à 10 h 30 ce matin au petit cimetière d'Amboise, où repose l'ancien Premier ministre du général de Gaulle Michel Debré, Nicolas Sarkozy faisait montre de gravité. "Vous vous trompez et vous surréagissez. Nous avons anticipé la décision de Standard & Poor's, et les marchés aussi. Nous sommes sereins"
, a fait observer un conseiller de l'Elysée, qui n'a pas été démenti par la tonalité de l'hommage du président à Michel Debré.


Devant quelque 2.000 personnes, locaux et militants UMP, personnalités de la société civile et institutionnels, réunies dans le gymnase de la ville, Nicolas Sarkozy a adopté la posture du combattant, adepte du "courage" et de la "vérité."


Sarkozy oppose sa détermination au défaitisme de la gauche

Durant 45 minutes, en parallèle avec le parcours du père de la constitution de la Ve République, Nicolas Sarkozy a marqué sa volonté de dédramatiser la perte du triple A français qui concentre les coups bas de l'opposition: "Il faut faire preuve de courage et de sang-froid. On ne répond pas à la crise par l'agitation, l'emportement ou la polémique", a-t-il assené, sous de vifs applaudissements. "Parce qu'il y a du courage, il y a l'espérance au bout du chemin", a poursuivi le président, lyrique.


Le Chef de l'Etat a fustigé le rétropédalage du candidat du PS



Il n'a pas épargné François Hollande, sans jamais le citer, en faisant l'éloge du nucléaire et de la natalité - référence à la "modulation" du quotient familial par la "gauche molle". "Tout ne doit pas être réduit à des oppositions sectaires et claniques", a-t-il improvisé, avant de quitter le gymnase d'Amboise, tout sourire, pour regagner l'Élysée, où l'attendent ses conseillers pour une réunion portant sur la crise et... la perte du triple A.


Les 35 heures, c'est pour les branquignoles du PS.

samedi 14 janvier 2012

AA+: Nora Berra, secrétaire d'État, fait la part des choses

La perte du triple A par la France : la jubilation malsaine et un peu morbide d’une gauche improductive et vaine.

L’agence Standard et Poor’s vient de dégrader la note de la France de AAA à AA alors que les deux autres grandes agences Moody’s et Fitch confirment pour l’instant la perspective de notation de la France. Notée jusque là 21/21 la France passe de manière circonstancielle à 20/21 ce qui traduit dans les faits une économie qui est et demeure solide, diversifiée et résistante, comme l’indique d’ailleurs Standard and Poor’s qui motive sa décision pour la France au regard de la situation générale dans la zone euro et non en raison de facteurs strictement spécifiques à notre pays . Il n’y a franchement pas de quoi se jeter du haut du pont de l’Alma en dépit des invectives trucidaires et un peu ridicules d’une gauche dont la jubilation malsaine constitue aujourd’hui la seule contribution à la résolution de la crise mondiale que nous connaissons.

[Après les Etats Unis d'Obama,] De nombreux pays de la zone euro ont ce soir connus une dégradation de leur note par cette Agence et pour des niveaux beaucoup plus préoccupants que le nôtre.

Standard and Poor’s souligne que le Gouvernement de la République française a mis en œuvre des réformes et la bonne stratégie de réduction du déficit et de la dette, cette appréciation étant largement partagée par nos partenaires allemands par la voix de leur ministre fédéral des finances, Wolfgang Schäuble. Il faut dire que l’Allemagne qui conserve ce soir son triple A a su s’engager, en son temps, dans les courageuses réformes qui s’imposaient, au moment où la gauche française imposait son idéologie dramatique des 35 heures par exemple.

Le Président de la République qui n’a jamais caché aux français la gravité de cette crise et leur a tenu un langage de vérité à Toulon, comme à l’occasion de ses voeux, est donc légitimé et reconnu dans ses choix comme dans son action pour réformer notre pays. Ceux qui aujourd’hui hurlent à la mort en se frottant les mains pour le petit bénéfice électoraliste dérisoire qu’ils croient pouvoir tirer de cette situation sont les mêmes qui, il y a peu, accusaient Nicolas Sarkozy de dramatiser la situation. …

Plus que jamais, le sommet social du 18 Janvier prochain devra se traduire par des décisions importantes qui seront prises par le Chef de l’Etat -je n’ai aucun doute à ce propos– pour renforcer la croissance et la compétitivité de la France. Cette dégradation de notre note, loin d’être un drame, constitue au contraire un signal fort pour accélérer et amplifier encore le rythme et l’ambition de nos réformes sans tarder, n’en déplaise aux pompiers-pyromanes d’une gauche hystérique dont l’intérêt bien compris pour la France s’efface rageusement devant une petite perspective électoraliste aux petits pieds.

Les français doivent garder confiance, il s’apercevront très vite que la France restera reconnue comme une économie forte, susceptible d’emprunter à des taux raisonnables en inspirant d’autant plus confiance aux investisseurs qu’elle est déjà sur la voix des réformes appropriées pour sortir de la crise et que sa volonté de conduire ces réformes n’est pas prise en défaut.

Que les Cassandre se taisent à présent et commencent à réfléchir honnêtement en cessant de brader notre intérêt général et celui de la France sur l’autel de leurs petites et incompétentes ambitions partisanes et revanchardes.

samedi 19 novembre 2011

Sapin confirme le défaitisme politicien du PS en campagne

Le désespérant Sapin prévoit aussi "une fin d'année catastrophique en termes d'activité"

Les socialistes désespèrent les Français à des fins électoralistes

Le "capitaine de pédalo" anticipe des excuses à son incapacité "dans la tempête".
François Hollande a refusé la "règle d'or."
Puis, il a créé une psychose démobilisatrice après avoir "constaté que les marchés ont déjà anticipé" une dégradation de la note française. Ainsi commentait-il dès sa publication la dégradation par erreur de la note française par l'agence Standard and Poor's. De quoi éclairer sur ses mauvais sentiments et susciter une panique dont il espérait qu'elle profiterait à sa campagne en perte de vitesse, mais aux dépens de l'économie du pays qu'il voudrait présider un jour.
VOIR et ENTENDRE

Erreur de Standard and Poor’s : Hollande réagit par BFMTV

Hollande instrumentalise la bavure de l'agence de notaion et dramatiser la situation réelle:
Lien PaSiDupes: "François Hollande défaitiste sur le triple A des agences de notation "

En charge du projet présidentiel du François Hollande, Sapin a estimé que la situation de la France est "désastreuse". "La situation de la France aujourd'hui est désastreuse. Je ne dirais pas qu'elle est en récession parce que techniquement il faut trois mois de suite, mais là, vous verrez, cette fin d'année est une année catastrophique en termes d'activité", a-t-il déclaré à Questions d'info (LCP/Le Monde/France Info/AFP), profitant de son statut d'ex-ministre de l'Economie de Bérégovoy, mort par ...suicide.

D'un pessimisme rare chez un dirigeant politique, Sapin (60 ans en 2012) a même annoncé que, selon lui, "il n'y aura pas de croissance pour ce dernier trimestre. Il y aura peut-être même une croissance négative". Il dresse un tableau cataclysmique: "le nombre des chômeurs ne va pas cesser d'augmenter", "la situation du pouvoir d'achat ne va pas cesser de se dégrader", a assuré le député de l'Indre.
"Et quand je dis ça, je ne suis pas un oiseau de malheur. [sic] Je regarde les choses en face. Et quand je regarde les taux d'intérêt en France, je m'aperçois que nous sommes quasiment à deux points de plus que les Allemands", a encore insisté le socialiste.

VOIR et ENTENDRE l'oiseau socialiste de mauvais augure, dans sa manière de soutenir le moral des Français dans l'effort :



Appelant à "changer les politiques" qui dirigent le pays, il a ajouté : " ça ne veut pas dire que d'un seul coup la croissance reparte. [sic] Mais nous allons créer les conditions d'un retour à la croissance parce que la croissance c'est la condition même pour une diminution de nos déficits, une diminution de l'endettement, le maintien d'un certain nombre de systèmes sociaux, etc". Et comment ? Il faut attendre pour savoir, car pour l'instant, les créations massives d'emploi ne sont pas financées de manière crédible.

Pour le moment, François Hollande n'a toujours pas présenté le détail de son projet présidentiel personnel , ce qui permet toutes les promesses et approximations. Mais il joue aussi un vilain jeu, puisqu'il admet maintenant qu'il s'agira bien pour les Français de faire "un effort", même avec les magiciens socialistes, avec un PCF moribond, un Mélenchon prêt à tout casser et des écolos désordonnés et seulement motivés par la possibilité de mettre le Bronx à l'Assemblée nationale. "Il n'y a pas un Français aujourd'hui qui pense que ce sera facile", a-t-il admis, plaidant toutefois pour "un effort justement partagé", notamment vers ceux "qui paient de moins en moins" d'impôts, comme si ce petit nombre devait suffire.


Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture, l'a exhorté, lançant au maire d'Argenton-sur-Creuse le dimanche 13 novembre au Grand Rendez-Vous Europe 1/i-Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France: "Je lui demande d'avoir un discours responsable."

lundi 14 novembre 2011

François Hollande défaitiste sur le triple A des agences de notation

Hollande, triple buse ?



Triples buses,
premier choix




Le candidat socialiste joue contre le camp français


Le PS a choqué plusieurs ministres
Bruno Le Maire et Luc Chatel ont déploré que, par ses déclarations sur le triple A français, François Hollande "joue le jeu de la défaite" face aux marchés financiers .

Selon le candidat socialiste pour l'élection présidentielle a estimé vendredi que les marchés financiers auraient déjà anticipé une dégradation de la note française sur les marchés obligataires.

"Soit on fait le jeu de la spéculation, on est défaitiste, on fait comme François Hollande: 'de toute façon c'est foutu, on n'y arrivera pas' et on se résigne à la défaite. Moi, je ne me résigne pas à la défaite", a déclaré le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire sur Europe 1.

"Je reproche à François Hollande, en tenant ce genre de propos, de se résigner à la défaite face aux marchés financiers. Je reproche à François Hollande de jouer le jeu de la défaite", a insisté Bruno Le Maire.

Le ministre de l'Agriculture est positif et déterminé
"Dans cette guerre-là, il faut choisir son camp et il faut tout faire pour sauver effectivement le triple A de la France".

Ce qui sera retenu contre Hollande et le PS

Le candidat socialiste manque à ses devoirs

Selon le ministre, le candidat socialiste serait mieux inspiré de "jouer un rôle utile" en annonçant par exemple qu'il demande aux socialistes de voter la "règle d'or" visant à encadrer les dépenses de l'Etat. Ce serait en effet un signe fort et responsable.
Il pourrait aussi annoncer, a-t-il poursuivi, qu'il renonce à toutes les dépenses publiques prévues au projet socialiste .

Luc Chatel reproche à Hollande de jouer perso
"Quand on aspire à être un homme d'Etat, on doit faire corps, on doit être soudé, on doit défendre son pays", a observé le ministre de l'Education, Luc Chatel.

"On avait le sentiment, presque, que François Hollande se réjouissait de la dégradation de la note de la France", a-t-il regretté au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Hollande nuit aux intérêts français

Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, avait déjà estimé samedi que les propos de François Hollande allaient "à l'encontre de l'intérêt de la France".

"M. Hollande nous dit que les marchés anticipent déjà la dégradation de la dette. Cela signifie qu'il se résout à cette dégradation de la dette", s'était indigné le ministre sur Europe 1.

Il a également pointé le candidat socialiste qui refuse d'appuyer le gouvernement lorsqu'il soumet au Parlement des mesures d'austérité. " Ni lui ni le Parti socialiste ne votent aucun des plans de redressement", a déploré Claude Guéant.

mardi 8 novembre 2011

Le plan de rigueur décrypté par les ministres

Les analyses dont les media partisans sont incapables


Les socialistes pratiquent la rigueur en Espagne,
mais refusent l'austérité en France:
rencontre Hollande-zapatero en Espagne - octobre 2011

Les ministres rétablissent la vérité "salie" par les media défaitistes ?

Les ministres évoquent un plan de rigueur "équilibré"

"Protéger les Français"
"Il s'est déclenché une crise qui est la plus grave que nous ayons connue depuis un siècle. Ne l'oublions jamais, a rappelé Alain Juppé. Ce plan est absolument nécessaire." "Quel est l'élément d'aggravation de la crise ? C'est la perte de confiance. (…) Si nous arrivons en rétablissant nos finances, en assainissant les fondations de la Maison France, eh bien la confiance reviendra." Et d'insister: "Le plan qui a été proposé hier est un plan équilibré et juste."
ENTENDRE Alain Juppé sur RTL.
Roselyne Bachelot met en exergue trois objectifs du gouvernement: "préserver les Français", proposer "un plan équilibré" et "protéger les Français les plus modestes".
"Conserver notre crédibilité sur les marchés, c'est protéger les Français", a insisté la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, sur Europe 1, avant d'expliquer qu' "il faut passer entre deux intégrismes : celui qui bloque la marche économique et celui, défendu par François Hollande, le candidat socialiste, qui prône le laxisme".
VOIR et ENTENDRE Roselyne Bachelot:

" Une vraie volonté de protéger le pouvoir d'achat "

François Baroin, ministre de l'Économie et des Finances, s'est félicité depuis Bruxelles sur France Info. "La France montre à travers ce plan sa réactivité." "C'est un plan vraiment équilibré", a-t-il lui aussi souligné, pointant "une vraie volonté de protéger le pouvoir d'achat". "Ce plan s'inscrit dans un esprit de responsabilité. Il faut que tout le monde comprenne bien que les temps ont changé", a-t-il insisté, avant de conclure : "Responsabilité, sens du devoir, protection de la souveraineté de notre pays et donc protection des Français."
Valérie Pécresse, ministre du Budget, a affirmé, sur LCI : "La particularité de ces mesures, c'est que justement qu'elles s'équilibrent. Elles s'équilibrent dans le temps entre les économies en dépense et les économies en recette." "Ce plan garantit à la fois la réduction de nos déficits l'année prochaine, la protection d'une croissance qui est fragile et la poursuite de notre modèle social", a-t-elle insisté.

Hollande se fait étriller

François Hollande s'est enore abandonné à une critique ressassée et paresseuse
"Nous payons cher la gestion de Nicolas Sarkozy", a polémiqué Hollande le candidat en campagne, depuis les débats socialistes jusqu'à la présidentielle 2012.

Les ministres ont donc renvoyé le député de Corrèze à la mise au point de son projet et de son argumentaire

Roselyne Bachelot a déclenché les hostilités sur Europe 1 en affirmant, à propos de François Hollande : "Sa seule proposition est de réduire le salaire du président de la République. On est dans une démarche de réduction des déficits et on propose une réduction d'environ 10 000 euros. Il faut être sérieux."

Pour Alain Juppé, "le Parti socialiste ferait bien de s'adapter lui-même et de réfléchir à ce qui a été dit pendant les primaires". "Ils ne feront pas ce qu'ils ont dit, prédit l'ancien Premier ministre. Ils ne créeront pas 300 000 emplois jeunes, 60 000 emplois dans l'Éducation nationale, le contrat intergénérationnel et la retraite à 60 ans. Ils ne le feront pas. Et s'ils étaient un peu courageux aujourd'hui, ils le diraient." Et de railler François Hollande qui "parle de plus en plus au futur". "Il s'y voit déjà, tacle le maire de Bordeaux. Il faut faire preuve d'un peu de réalisme et de modestie."

Valérie Pécresse, ministre du Budget, a, sur le même registre, fustigé sur Twitter, un "Hollande à contresens et à contre-temps : peut-il maintenir ses promesses irresponsables - la retraite à 60 ans, 60 000 créations de poste, l'énergie chère".

vendredi 18 juin 2010

vendredi 27 mars 2009

Le Président explique son action contre la crise

Sarkozy combat la désinformation et le défaitisme de l’opposition

Nicolas Sarkozy a fait la promotion de sa politique économique face à la crise
Mardi à Saint-Quentin (Aisne), le Président de la République a promis d'aller encore "plus loin". Il a aussi opté pour un décret (plutôt qu’une loi) interdisant les stock-options ou les parachutes dorés en faveur de dirigeants d'entreprise en difficulté, vilipendés à droite comme à gauche.

Cinq jours après une journée de grève peu suivie et de défilés de la peur dans toute la France, et à un peu plus d'une semaine du sommet du G20, le chef de l'Etat a choisi de venir "faire la pédagogie" de ses réformes dans la ville où est élu le secrétaire général de l'UMP et ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand.
Devant quelque 4.000 personnes et en présence de deux ministres, Brice Hortefeux (Travail), et Eric Woerth (Budget), il a, point par point, défendu les réformes déjà engagées contre la crise, assurant que "si la situation devait se dégrader encore, nous ferions davantage".
Mais "la sagesse, le bon sens, le sang froid commandent d'attendre que tout ce qui a été décidé soit mis en oeuvre, qu'on laisse le temps à toutes ces mesures de produire leurs effets". Il n’est pas favorable à des mesures sous la pression de la rue, à chaque fois que les militants d’opposition décident de manifester.
Il a d’ailleurs rendu hommage à la France silencieuse et majoritaire qui travaille plutôt que de défiler.
Il a salué la pudeur des Français qui souffrent dans l’effort face aux difficultés. Les populistes se sont-ils sentis à l'aise dans leurs habits étroits de démagogues?
Il a enfin exprimé sa volonté de ne pas faire supporter la charge la plus lourde à la classe moyenne. La moitié des Français seulement paie l’impôt, a-t-il rappelé, et ils ne peuvent donner plus, a-t-il admis.

Le chef de l'Etat a annoncé souhaiter évaluer avec les partenaires sociaux "avant l'été" les mesures du gouvernement. "Au vu de la situation économique et sociale, nous réfléchirons, si cela est nécessaire, à d'autres mesures", a-t-il indiqué.


Lucidité et pragmatisme
  • Alors que les inscriptions à Pôle emploi en février, attendues mercredi 25, confirment l'impact accru du chômage sur les moins de 25 ans en activité, il a annoncé, "avant la fin du mois d'avril", un "plan d'urgence en faveur des jeunes" et spécialement au profit de ceux qui n’ont jamais eu de premier emploi..

    "Toutes les pistes doivent être explorées: celle de la formation en alternance dont je veux doubler le nombre de contrats, celle des contrats aidés, celle du service civique", a affirmé M. Sarkozy.


    Autres décisions
  • la prochaine nomination de "commissaires à la réindustrialisation" dans chaque bassin d'emploi en difficulté.
    "L'Etat ne peut pas sauver toutes les entreprises mais chacun a droit à une solution adaptée, soit un emploi, soit une formation (...) Personne ne doit être laissé au bord du chemin", a dit le président.
  • Nicolas Sarkozy veut également "aller plus loin sur les infrastructures", notamment pour améliorer un système de transport francilien "à bout de souffle" et pour lequel il promet des mesures d'ici "la fin du mois d'avril".

    Il s'est par ailleurs déclaré favorable à une "taxe carbone" contre le "dumping environnemental".
  • Le chef de l'Etat est également revenu sur ses objectifs en matière de "moralisation du capitalisme", l'un de ses principaux chevaux de bataille depuis le déclenchement de la crise, en septembre dernier.
    "Il ne doit plus y avoir de parachutes dorés (...), de bonus, de distribution d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat, qui met en oeuvre un plan social d'ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel", a-t-il dit sans proposer de loi, en réagissant aux polémiques suscitées par les stock-options des dirigeants de la Société Générale ou le parachute doré de l'ex-PDG de
    Valeo.
  • Toutefois, il a promis "à l'automne" un projet de loi sur le partage des profits des entreprises si les partenaires sociaux n'avançaient pas sur ce sujet.
    "Le chemin que nous avons pris nous permettra de nous en sortir. J'ai confiance, je vous demande d'avoir confiance", a conclu le chef de l'Etat.

    Lire le prochain article de PaSiDupes consacré aux principales mesures annoncées, dont la taxe professionnelle.