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lundi 17 septembre 2012

Hausse du prix du tabac: Hollande fait cracher les fumeurs

Encore 40 centimes de plus le paquet de cigarettes

Cette hausse du prix du paquet de cigarettes a pris effet le 1er octobre

Le droit d'accise est un impôt indirect perçu sur la consommation de certains produits, en particulier le tabac, mais aussi l'alcool, le pétrole et ses dérivés

Le gouvernement Zayrault a besoin de combler ses déficits, mais assure que cette hausse constitue à lui seul son plan de santé publique.

Le Dr. Jérôme Cahuzac fait avaler la pilule 
Le ministre délégué au Budget parle de hausse "progressive et modérée", mais n'a pas tardé à signer vendredi l'arrêté annoncé.
Le gouvernement portera les paquets les moins chers à 6,10 euros l'unité et les plus chers à 6,60 euros. Or, cette sanction des fumeurs, la plus forte depuis près de 10 ans (2003), intervient dans un contexte de baisse du volume des ventes d'environ 4%.

Cette hausse est-elle indexée sur l'inflation ? 

Sur un an, l’inflation progresse de 2,1 % (+1,9 % en juillet). Hors tabac, l’indice augmente également de 0,7 % en août (+2,0 % sur un an), les prix du tabac progressant en août de +0,1 % (+5,7 % sur un an).

Il avance que la hausse du prix du paquet moyen sera donc de 6%. 
"La hausse des prix est considérée par les spécialistes comme le moyen le plus efficace pour réduire la consommation de tabac, en particulier chez les jeunes.", se justifie le gouvernement socialiste dans un communiqué. Et non pas à la télévision où aucun ministre -si vertueux soit-il- n'a voulu s'afficher.

Selon des media, il est prévu d'étouffer les industriels du tabac avec une taxe de 200 millions d'euros sur leurs bénéfices.
Cette mesure vertueuse fait partie d'un plan anti-tabac qui va suivre et devrait être dévoilé d'ici la fin du mois. Mais les entrepreneurs ne seront pas les seuls à subir la pression fiscale.
La SEITA (
Société nationale d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes)  produisait les marques de cigarettes et de tabac Gitanes, Gauloises, Royale, Lucky Strike  et Amsterdamer. Aujourd'hui, son successeur Altadis est une filiale de Imperial Tobaccoprincipal fabricant de tabac au Royaume-Uni. 


Ce plan de rigueur inclura aussi une réforme de la fiscalité visant à taxer plus fortement les produits les moins chers, comme le tabac à rouler : aucun tabac, si populaire soit-il parmi les Français les plus défavorisés, ne sera épargné par la gauche sociale.


Des destructions d'emplois en perspective


Le patron des buralistes français s'est dit "inquiet" pour les bureaux de tabac proches de frontières. 
" L'impact va être désastreux pour les frontaliers", a expliqué Pascal Montredon. 
Les cigarettes sont déjà vendues un euro, voire deux euros de moins en Belgique, au Luxembourg ou en Espagne, a ajouté P. Montredon, soulignant que cette hausse de "presque 7%", allait se traduire par un déport des achats des fumeurs français vers les buralistes étrangers, ou vers du tabac de contrebande.
Plusieurs études, dont une des services des Douanes, ont montré qu'une cigarette sur cinq fumée en France n'a pas été achetée dans un bureau de tabac français, mais légalement à l'étranger ou illégalement sur internet, dans la rue ou des commerces peu scrupuleux.

Les buralistes dans la rue contre les paquets sans logoDes paquets de cigarettes sans couleurs, logo ni image de marque, mais avec des photos choc plus grandes : le projet, à l'étude à Bruxelles et soutenu par le gouvernement de François Hollande, inquiète les buralistes qui craignent une hausse de la contrefaçon

Les commerçants organisent jeudi des actions symboliques.
Dans chaque département, au moins un buraliste recouvrira à la mi-journée " ses linéaires de paquets de cigarettes d'un drap blanc pour montrer ce que pourraient devenir nos commerces, pour démontrer l'absurdité des mesures" si le projet aboutit, explique le patron des buralistes, Pascal Montredon.

Rien sur l'affectation de cette nouvelle ponction sur tous les Français, sans distinction de revenus 

L'Etat dépensier compte-t-il ainsi remplir son tonneau des Danaïdes ?

samedi 14 janvier 2012

Standard and Poor's est-il suspect de malveillance politique ?

Le jeu de massacre semble en effet programmé par les agences


... mais pour Hollande, et à point nommé,
alors qu'il se faisait remonter dans les sondages !


Un vendredi 13, à 100 jours de l'échéance présidentielle...

Des agences de notation suspectes de complot

Depuis le début de la crise de la dette, le calendrier des annonces des agences de notation financière suscite régulièrement la colère des dirigeants de la zone euro, dont certains n'hésitent pas à parler de "complot".
La décision de Standard & Poor's (SP) de dégrader la note de sept (et non neuf pays) de la zone euro, dont la France privée de son triple A, est venue des Etats-Unis, ce vendredi 13, au moment où l'Union monétaire voyait poindre une accalmie, avec des Bourses stabilisées et une détente sur les taux obligataires.

"
Je reste étonné du moment choisi par l'agence Standard and Poor's et sur le fond, de son évaluation qui ne prend pas en compte les progrès actuels", a pointé samedi dans une déclaration le très modéré commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier.

Le Premier ministre François Fillon est également perplexe
Il estime en effet que la dégradation de la note de la France arrive "à contre-temps au regard des efforts engagés par la zone euro, des efforts que les investisseurs d'ailleurs commencent à reconnaître".

Un commissaire européen exprime de sérieux doutes, le premier
Chargé des Affaires économiques, Olli Rehn avait été le premier à monter au créneau dès vendredi pour "regretter la décision aberrante" de S&P. Ironique, il a assuré avoir auparavant "vérifié que le moment n'a pas été choisi au hasard", vendredi 13 oblige ! Pour l'anecdote, le calendrier 2012 en compte deux autres à venir, en juillet, mais dès avril, justement, au profit de François Hollande.


Ces agences sont-elles inféodées à l'administration démocrate d'Obama ?

Dès 2008, les agences de notation furent critiquées pour leur manque d'indépendance et leur incapacité à anticiper la crise.


S'il y a rarement de bons moments pour annoncer les mauvaises nouvelles, le fait est que les annonces de S&P, ou de ses rivales Moody's (américaine) et Fitch (sous le contrôle du holding français Fimalac, à Londres) sont particulièrement mal tombées pour la zone euro au cours des derniers mois.

Standard & Poor's avait déjà jeté un froid le 5 décembre, en annonçant la mise sous surveillance de 15 des 17 pays membres de la zone euro (qui a abouti à a décision de vendredi) à trois jours d'un sommet européen présenté par de nombreux observateurs comme vital pour la survie de la monnaie unique.

Après cette annonce, plusieurs personnalités politiques avaient d'ailleurs évoqué un "complot" contre la zone euro.
A la différence de Aubry et Hollande, le chef de file des socialistes au Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, avait jugé en décembre "étonnant que de tels avertissements soient toujours publiés avant les sommets européens et semblent rendus publics de manière calculée". "Cela est très suspect", avait-il jugé.

Une dizaine de jours plus tard, le 16 décembre, Fitch a menacé d'abaisser la note des dettes souveraines de six pays, dont l'Italie, au moment même où Rome remportait un important vote de confiance ouvrant la voie à un plan d'austérité drastique pour tenter de redresser ses finances publiques.
En France, l'annonce de la perte du triple A de S&P est tombée à 100 jours pile du premier tour de l'élection présidentielle, le 22 avril.
Moody's, Standard & Poor's et Fitch, les trois grandes agences de notation mondiales surnommées les "Big Three", ont à de nombreuses reprises été conspuées pour leur rôle dans les crises économiques à travers le monde depuis leur création au début du siècle dernier.


Cette succession de semonces est-elle le fait de l'internationale socialiste ?
Etrangement, les suspicieux de l'opposition n'expriment aucun soupçon...

Le milliardaire Marc de Lacharrière qui détient la société financière Fimalac et par conséquent Fitch est serein.

Or, il a versé son bonus Fimalac d'un million d'euros à sa fondation Culture et Diversité (2006), gérée par sa fille, Eléonore.
Aux soirées de la fondation au Théâtre du Rond-Point (dont il est partenaire), Ladreit de Lacharrière rayonne. Quant à Jamel Debbouze et les slammeurs, ils sont à l'abri du besoin.

mercredi 14 décembre 2011

France Soir: finie la version papier

Les Français pleurent la mort d'un compagnon cher
Nostalgiques, ses "Unes" fracassantes, c'est fini !


Le quotidien fondé par Pierre Lazareff disparaît des kiosques
Des militants CGT manifestent
le 6 décembre dans la rue


La disparition du quotidien papier avait était annoncée à la mi-octobre par son propriétaire russe depuis 2009, le milliardaire Alexander Pugachev, malgré les 70 millions d'euros investis, en pure perte. Les salariés se résignent au passage au tout-numérique.

Une mort indigne
Des gros bras du syndicalisme ont déversé dans la rue
des milliers d'exemplaires du journal, en signe de protestation.
Ils sont prêts à voter écolo avec EELV,
à la présidentielle 2012...

La direction du quotidien a dû se résigner à la non-parution d'un dernier numéro qui devait clore l'histoire d'un titre mythique de la presse française, premier quotidien français à la Libération qui a connu ses heures de gloire dans les années 1950 et 1960.
" Compte tenu de l'opération d'un commando extérieur à l'entreprise le mardi 13 décembre dirigée contre les locaux des salariés de France-Soir, compte tenu des traumatismes et des craintes exprimés par nombre de journalistes, la direction de la rédaction et la rédaction en chef du titre considèrent ne pas être en mesure d'assumer dans des conditions professionnelles leurs missions ", indiquait un communiqué signé hier par la direction de la rédaction du quotidien. Face à la menace d'une nouvelle opération coup-de-poing au siège de France-Soir et à son imprimerie d'Évry, la direction du journal a demandé la mise en place d'un service d'ordre pour éviter tout débordement.

Les barbares se sont encore distingués
Les temps ont changé et les syndicalistes ne respectent rien, pas même leur outil de travail, à la différence des excités de mai 68.

Joseph Kessel y écrivait, Lucien Bodard aussi et tant d'autres encore, parmi les plus grands de la profession. Au fil d'une demi-douzaine d'éditions quotidiennes, le lecteur suivait les mésaventures de la IVe République, presque heure par heure, les grandes et les moins grandes heures du gaullisme, mais aussi le Tour, de mémorables faits divers, quelques guerres lointaines et la vie de ceux qu'on n'appelait pas encore les 'people', mais que nous contait chaque jour, en avant-dernière page, Carmen Tessier et ses "Potins de la commère"…

Avec France Soir s'éteint la presse de la grande époque
où les journalistes démontraient ce qu'ils avançaient et qui n'a pas connu les décrypteurs arrogants, les grossièretés et les insultes.

Montebourg n'a pas eu le pouvoir de le casser
Le socialiste voulait empêcher de se présenter les élus de plus de 67 ans. 67 ans après la première, c'est la dernière édition de France Soir qui est parue, le mardi 13 décembre sur cinq colonnes à la Une, en gros caractères, et des photos en noir et blanc.

Triste fin

VOIR et ENTENDRE le reportage de LCI, le 13 décembre 2011:
100.000 exemplaires de France Soir avaient été répandus au petit matin, place de la Madeleine à Paris, devant la boutique de l'épicier de luxe Hédiard, également propriété de la famille Pougachev. L'opération a été revendiquée par "Les Robins des Bois de l'Information", collectif de salariés de la presse qui confie préparer d'autres actions spectaculaires pour les jours à venir.


Un commando de 70 syndicalistes InfoCom CGT a forcé la porte du journal et occupé les locaux pour empêcher la tenue du comité d'entreprise.
L'Humanité, le journal communiste, soupçonne, titrant " Qui a intérêt à "saccager" le syndicat Info'Com-CGT et ses réprésentants syndicaux à France-Soir ?" Il ose regretter une " curée médiatique de certains médias contre Info’Com-CGT et ses représentants syndicaux à France Soir " et la juge "calomnieuse, inexacte, voire diffamatoire et mérite une clarification." Il accuse, aussi: " Depuis maintenant deux éditions la direction de France Soir justifie des non parutions au seul prétexte de l’occupation des locaux de mardi matin par la CGT. "
Le journal mythique de Pierre Lazareff, le seul quotidien français à avoir été vendu, certains jours, dans les années 1960-1970, à plus de deux millions d'exemplaires, disparaît des kiosques sans avoir pu remercier ses derniers lecteurs. Un groupe de militants syndicaux extrémistes de gauche a en effet occupé les locaux parisiens du journal, obligeant son propriétaire à arrêter, avec deux jours d'avance, l'impression du quotidien.


Un journal, même le plus attachant, est mortel
Aujourd'hui, les organes de presse sacrifient au sensationnalisme et à la rumeur.
Mais, créé au lendemain de la seconde guerre mondiale, France Soir, héritier du Paris-Soir de Prouvost et du journal résistant Défense de la France, n'appartient pas à la génération du commentaire baveux et aura été, pour plusieurs générations de lecteurs et de journalistes, un modèle: grandes plumes, reportages, scoops et photos chocs.
Mais la formule a vieilli, et France Soir n'a pas su s'adapter
C'était le journal des "trente glorieuses", un quotidien politiquement très "légitimiste", celui d'un pays que la révolte étudiante de mai 1968 va changer à jamais. Ce printemps-là justement, la radio prend le relais. Les "événements" sont couverts en direct par les reporters d'Europen 1 et de RTL. La technologie, mais aussi l'air du temps, marginalise une certaine presse écrite de qualité.

La télévision et l'institutionnalisation du JT de 20 heures lui porteront un nouveau coup
La seule relation de l'événement, même la plus talentueuse, ne suffit plus. La presse grand public est sur les ondes, elle n'est plus sur le papier, ou de moins en moins. Puis viendront les radios libres, les télévisions par câble, enfin Internet, et, avec eux, la fin d'une certaine culture généraliste. France Soir papier n'y a pas survécu ; sa société éditrice veut poursuivre l'aventure sur le Net, avec une équipe réduite.

Cette disparition est-elle un coup de semonce dans la coque de la presse écrite ? Depuis quelques années, elle est un bâteau ivre qui prend l'eau de toutes parts. Les nouveaux supports numériques de l'écrit – presse numérique (Mediapart ou Rue 89), smartphones, liseuses, etc. – ne cessent de marquer des points. L'enquête, le commentaire, l'analyse, le reportage y ont leur place. L'avenir appartient aux journaux qui savent se déployer sur le Web -payant- comme sur le papier. L'écrit est plus indispensable que jamais.

Hypothèque sur l'avenir numérique de France Soir
Alors qu'Alexander Pugachev souhaite désormais se désengager, mais, dans le même temps, qu'aucun repreneur sérieux ne s'est manifesté pour reprendre le titre, les négociations vont se poursuivre entre la direction et les salariés. Certains syndicats espèrent encore gonfler les effectifs du Web jusqu'à 40 postes au moins, si les extrémistes ne cassent pas l'entreprise.
Le prochain comité d'entreprise est programmé lundi 19 décembre.

La Tribune est le prochain organe de presse menacé
Et c'est encore la CGT qui ose stigmatiser le risque de "casse sociale" en cas de liquidation des titres. Pour Christian Lefranc, d'Info'Com CGT à la Tribune, "des centaines d'emplois induits sont menacés".

La tradition de violence du Syndicat du Livre CGT

La cache d'armes des NMPP
En 1991, la direction des NMPP découvre une cache de plus de 5 000 armes dans un de ses entrepôts de Saint-Ouen. Ces armes étaient le "trésor de guerre" détourné puis caché par des ouvriers membres du syndicat CGT du Livre lors de la faillite de Manufrance en 1980, en prévision du " grand soir ". Intimidée, la direction des NMPP ne portera pas plainte.
Selon Emmanuel Schwarzenberg, le scandale aurait été étouffé par le gouvernement socialo-communiste de l'époque, soucieux de ménager les communistes de la CGT: quatre ministres communistes (Charles Fiterman, Marcel Rigout, Jack Ralite et Anicet Le Pors) participaient au deuxième (augmentation du nombre de fonctionnaires, décentralisation, nationalisations (loi du 13 février 1982), retraite à 60 ans), puis au troisième gouvernements de Pierre Mauroy (retrait du projet de loi Savary visant à d'un "grand service public unifié et laïc de l'éducation nationale", qui faisait partie des 110 propositions pour la France de François Mitterrand), prédécesseur de la Ch'tite Brochen-Aubry à la mairie de Lille...
Nous devons à son père Jacques Delors, ministre de l'Economie et des Finances du gouvernement Mauroy 2, le " tournant de la rigueur ", à partir de 1982: il appliqua d’abord une politique de "rupture" pendant la période dite de l’"état de grâce" et procéda à la dévaluation du franc.

Autres intimidations de la CGT
En 1992, la société Les Meilleures Éditions SA, éditrice des journaux Le Meilleur et Spéciale Dernière avaient voulu changer d'imprimeur afin de diminuer ses coûts. Le syndicat du Livre empêcha d'autres imprimeries contrôlées par ses militants d'accepter les contrats sous la contrainte de grèves. Lorsque l'éditeur fit appel à une imprimerie non contrôlée par le syndicat du livre, celui-ci fut séquestré et obligé de signer un nouveau contrat sous la contrainte. Par la suite, le syndicat du Livre empêcha la publication des journaux pendant plusieurs mois par représaille.

De nombreux cas d'intimidation ont été rapportés à l'encontre de journaux choisissant de ne pas passer par le quasi-monopole des NMPP, Presstalis, aujourd'hui. Par exemple, lors de la sortie du quotidien Metro en 2002, de nombreux cas de violences physiques vis-à-vis des distributeurs de Metro par des membres du syndicat du livre ont été rapportés. Des vols ont été commis dans les imprimeries et la distribution a été fortement perturbée par des gros bras du syndicat du Livre.

Le quotidien 20 minutes a aussi été la cible du syndicat du livre qui a tenté d'empêcher sa publication le 18 mars 2002.

En février 2009, le syndicat s'en prend au gratuit Direct Matin Plus, propriété du groupe Bolloré, en envoyant un commando de 40 personnes asperger d'eau 150 000 journaux. Le groupe Bolloré Média avait dénoncé son contrat de 3,7 millions par an en juillet 2009 pour choisir une imprimerie de labeur (donc non contrôlée par le syndicat du livre) arguant de questions de qualité d'impression.

Le 17 avril 2010, 40 militants de la CGT ont mis à sac la permanence du député UMP Richard Mallié qui avait déposé une proposition de loi visant à supprimer la loi Bichet (lien Libération).



mercredi 9 novembre 2011

Sarkozy veille à ce qu'Hollande assume ses déclarations

Le Président Sarkozy défend notre politique éducative

Nicolas Sarkozy a ironisé sur une proposition du candidat de la gauche

Le candidat François Hollande envisage en effet une embauche massive de professeurs, malgré la dette publique.
En déplacement à Soissons, dans l'Aisne, le député de Corrèze persiste et signe: "Je fais la proposition de faire une loi de programmation qui permettra de récréer des postes sur les cinq ans. On créera les 60.000 à 70.000" postes supprimés depuis 2007, a affirmé François Hollande lors d'une conférence de presse. 12.000 postes par an.
Les prévisions budgétaires d'un économiste nul en économie
Il était une fois 60.000 enseignants que je vais créer d’un coup de ma baguette magique « Yaka ». Comme je dois être sérieux pour ne pas être confondu avec ma femme (Non, pas comme DSK confondue par une femme…), j’ai un trésor de 500.000.000 d’euros par an, pour financer la création de 12.000 postes par an. Au total, j’aurai 60.000 enseignants pour 2,5 milliards d’euros. Abracadabra!
François Hollande a simplement oublié l'effet cumulatif de ces 60.000 carrières pendant 42 ans ! Extravagant !

Nicolas Sarkozy a donc une nouvelle fois tenté de ramener son futur rival socialiste à la raison.
François Hollande promet en effet d'embaucher 60 000 personnes dans l'Éducation. " On va embaucher 60 000 enseignants, c'est 500 millions d'euros par an multiplié par cinq. Mais depuis quand embauche-t-on un fonctionnaire pour cinq ans ?" a-t-il raillé, " c'est peut-être une innovation, un nouveau contrat (...) c'est niveau master pour découvrir ça. "

Lors du petit déjeuner de la majorité à l'Élysée avant sa visite en Alsace,
Nicolas Sarkozy aurait en outre jugée "démagogique" la décision de François Hollande de réduire de 30 % le salaire du chef de l'État et de ses ministres s'il était élu. Or, le plan Fillon venait tout juste d'annoncer le gel de la rémunération de membres du gouvernement: le socialiste en campagne a donc entrepris une escalade à laquelle les finances de l'Etat auront à faire face.

Nicolas Sarkozy ne laisse plus dénigrer son action

Le président était en déplacement sur le thème de l’université à Strasbourg, où il a rencontré des étudiants.
VOIR et ENTENDRE
ce reportage mi-figue, mi-raisin de BFMTV:

Sarkozy ironise sur Hollande à Strasbourg par BFMTV

Des efforts sont attendus des socialistes comme de tous

Aux critiques de la gauche qui a jugé que la deuxième vague de rigueur budgétaire dévoilée lundi ferait peser un risque sur la croissance, le chef de l'État a répondu que le programme "d'investissements d'avenir" permet de "développer des gisements de croissance de l'avenir".

Il a également dénoncé ceux qui considèrent les agences de notation ou les marchés comme "les sorcières du Moyen Âge". " L'accumulation de la dette, des déficits, c'est ce qui fait perdre son indépendance à un pays ", a-t-il observé.

mardi 8 novembre 2011

Le plan de rigueur décrypté par les ministres

Les analyses dont les media partisans sont incapables


Les socialistes pratiquent la rigueur en Espagne,
mais refusent l'austérité en France:
rencontre Hollande-zapatero en Espagne - octobre 2011

Les ministres rétablissent la vérité "salie" par les media défaitistes ?

Les ministres évoquent un plan de rigueur "équilibré"

"Protéger les Français"
"Il s'est déclenché une crise qui est la plus grave que nous ayons connue depuis un siècle. Ne l'oublions jamais, a rappelé Alain Juppé. Ce plan est absolument nécessaire." "Quel est l'élément d'aggravation de la crise ? C'est la perte de confiance. (…) Si nous arrivons en rétablissant nos finances, en assainissant les fondations de la Maison France, eh bien la confiance reviendra." Et d'insister: "Le plan qui a été proposé hier est un plan équilibré et juste."
ENTENDRE Alain Juppé sur RTL.
Roselyne Bachelot met en exergue trois objectifs du gouvernement: "préserver les Français", proposer "un plan équilibré" et "protéger les Français les plus modestes".
"Conserver notre crédibilité sur les marchés, c'est protéger les Français", a insisté la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, sur Europe 1, avant d'expliquer qu' "il faut passer entre deux intégrismes : celui qui bloque la marche économique et celui, défendu par François Hollande, le candidat socialiste, qui prône le laxisme".
VOIR et ENTENDRE Roselyne Bachelot:

" Une vraie volonté de protéger le pouvoir d'achat "

François Baroin, ministre de l'Économie et des Finances, s'est félicité depuis Bruxelles sur France Info. "La France montre à travers ce plan sa réactivité." "C'est un plan vraiment équilibré", a-t-il lui aussi souligné, pointant "une vraie volonté de protéger le pouvoir d'achat". "Ce plan s'inscrit dans un esprit de responsabilité. Il faut que tout le monde comprenne bien que les temps ont changé", a-t-il insisté, avant de conclure : "Responsabilité, sens du devoir, protection de la souveraineté de notre pays et donc protection des Français."
Valérie Pécresse, ministre du Budget, a affirmé, sur LCI : "La particularité de ces mesures, c'est que justement qu'elles s'équilibrent. Elles s'équilibrent dans le temps entre les économies en dépense et les économies en recette." "Ce plan garantit à la fois la réduction de nos déficits l'année prochaine, la protection d'une croissance qui est fragile et la poursuite de notre modèle social", a-t-elle insisté.

Hollande se fait étriller

François Hollande s'est enore abandonné à une critique ressassée et paresseuse
"Nous payons cher la gestion de Nicolas Sarkozy", a polémiqué Hollande le candidat en campagne, depuis les débats socialistes jusqu'à la présidentielle 2012.

Les ministres ont donc renvoyé le député de Corrèze à la mise au point de son projet et de son argumentaire

Roselyne Bachelot a déclenché les hostilités sur Europe 1 en affirmant, à propos de François Hollande : "Sa seule proposition est de réduire le salaire du président de la République. On est dans une démarche de réduction des déficits et on propose une réduction d'environ 10 000 euros. Il faut être sérieux."

Pour Alain Juppé, "le Parti socialiste ferait bien de s'adapter lui-même et de réfléchir à ce qui a été dit pendant les primaires". "Ils ne feront pas ce qu'ils ont dit, prédit l'ancien Premier ministre. Ils ne créeront pas 300 000 emplois jeunes, 60 000 emplois dans l'Éducation nationale, le contrat intergénérationnel et la retraite à 60 ans. Ils ne le feront pas. Et s'ils étaient un peu courageux aujourd'hui, ils le diraient." Et de railler François Hollande qui "parle de plus en plus au futur". "Il s'y voit déjà, tacle le maire de Bordeaux. Il faut faire preuve d'un peu de réalisme et de modestie."

Valérie Pécresse, ministre du Budget, a, sur le même registre, fustigé sur Twitter, un "Hollande à contresens et à contre-temps : peut-il maintenir ses promesses irresponsables - la retraite à 60 ans, 60 000 créations de poste, l'énergie chère".

lundi 7 novembre 2011

Fillon dévoile un plan de rigueur cohérent qui préserve la croissance

7 milliards d'efforts pour éviter "la faillite"

Le nouveau plan de rigueur annoncé lundi par François Fillon

Il est urgent de "sortir de la spirale dangereuse" de "la stagnation, de l'endettement et de la sous-compétitivité" même au prix de "sacrifices", a fait valoir le Premier ministre. " Le mot de faillite n'est plus un mot abstrait ", a confirmé François Fillon qui l'avait déjà employé en 2007.

Un effort progressif supplémentaire étalé sur quatre ans
Ce deuxième plan de rigueur en moins de trois mois représentera 7 milliards d'euros d'économies dès 2012.

Il doit permettre à la France d'épargner près de 65 milliards d'euros de dette supplémentaire d'ici à 2016. Pour "arriver à zéro déficit" dans ce délai, "il faudra économiser un peu plus de 100 milliards d'euros", selon le Premier ministre.

Etalé sur quatre ans, l'effort supplémentaire prévu par ce deuxième plan de rigueur en moins de trois mois représentera 7 milliards d'euros dès 2012.

Il doit permettre à la France d'épargner près de 65 milliards d'euros de dette supplémentaire d'ici à 2016. Pour "arriver à zéro déficit" dans ce délai, "il faudra économiser un peu plus de 100 milliards d'euros", selon le Premier ministre.

Un plan nécessaire
Alors que la croissance et l'emploi sont menacés par les grèves, il y a une semaine à Air France et actuellement à la SNCF, " le mot de faillite n'est plus un mot abstrait ", a averti le Premier ministre qui l'avait déjà employé en 2007.
Il est urgent de "sortir de la spirale dangereuse" de "la stagnation, de l'endettement et de la sous-compétitivité" même au prix de "sacrifices", a-t-il fait valoir.

L'objectif de réduction de la dette publique reste inchangé
L'exécutif ramène le déficit public à 4,5% du PIB en 2012, avec une prévision de croissance revue à la baisse à 1% contre 1,75%, comme en Allemagne. Il en va, a répété M. Fillon, de la sauvegarde du précieux "triple A" de la France, placé sous surveillance par l'agence de notation américaine Moody's.

Un gouvernement réactif; une opposition négative
Ce plan de rigueur remanie profondément le budget de l'an prochain, avant même d'avoir été adopté par le Parlement, mais la gauche en campagne critique vivement une hausse ciblée de la TVA et de l'impôt sur les sociétés, ainsi qu'une accélération de la réforme des retraites, bien que le gouvernement Jospin ait refusé de l'entreprendre.

"Incohérent, injuste et inconséquent", a dénigré François Hollande sur France 2. C'est un "constat d'échec que le Premier ministre, au nom du président de la République, a dressé", a en effet accusé le candidat PS à la présidentielle.

Proche de l'Ami Molette, le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, a déjà pronostiqué un troisième plan cet hiver, sans préciser sur quelle base il se fonde. Une hypothèse écartée par Valérie Pécresse (Budget), l'Etat disposant, selon elle, de 6 milliards d'euros de crédits mis en réserve en cas "d'accident de croissance".

Dans l'opposition centriste, François Bayrou (MoDem) a dénoncé "un manque de justice" et appelé à un "plan d'ensemble".

La CGT veut une riposte intersyndicale, si dévastatrice puisse-t-elle être.
"Le gouvernement est dans la main des marchés" et cette "logique d'austérité est une logique suicidaire", a dénoncé Jean-Claude Mailly (FO).

Verdict du Crédit suisse, prestataire mondial de services financiers: ces annonces confirment "la volonté du gouvernement" de réduire les déficits publics mais ne devraient "aucunement atténuer les préoccupations de certains des acteurs du marché sur la note AAA du pays".

Le détail des mesures

Le gouvernement a retenu trois principes
Ils concilient une programmation pluriannuelle, "ne pas casser les moteurs de la reprise économique" et un dispositif veillant à être "équitable".

Parmi les mesures phare du plan figure une hausse ciblée du taux réduit de la TVA porté de 5,5% à 7%, comme en Allemagne, à l'exclusion de l'alimentation, de l'énergie et des services aux handicapés.
Cette mesure concerne la restauration, comme demandé par le PS, et le bâtiment, notamment.
Sur le point de la restauration, le gouvernement réagit au manque de respect des engagements de la profession: le 20 octobre dernier, désireux de ménager les artisans, F. Fillon affirmait que relever ce taux serait un "contre-sens économique", en raison des conséquences sur l'emploi. Mais le passage de la TVA dans la restauration de 19,6 à 5,5% au 1er juillet 2009, n'a pas eu l'effet escompté sur les prix, l'emploi et les salaires: il "n'est pas de nature à compenser le gain obtenu par la profession", selon l'association de consommateurs CLCV. Le Premier ministre avait donc mis en garde la corporation et le président centriste de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, avait plaidé pour l'instauration d'une TVA "entre 10 et 12%" pour le commerce de proximité (restauration, réparation automobile, réparation des logements...).
Aujourd'hui, les organisations professionnelles poussent des hauts cris.

F. Fillon dénonce les critiques non "crédibles" de la gauche

VOIR et ENTENDRE la réponse de F. Fillon sur TF1 à la démagogie du candidat Hollande:


L'application de la réforme qui relevait en 2010 à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite sera avancée de 2018 à 2017.
La réforme des retraites était rendue nécessaire par la nécessité de combler les déficits en progression sensible depuis 1975 et devenus préoccupants au début des années 1990. La réforme Balladur des retraites de 1993, lors de la deuxième cohabitation de 1993 à 1995, est l'une des plus importantes de l'histoire de la retraite en France et des systèmes de retraite en Europe. Nicolas Sarkozy était le ministre du Budget.
Mais l'inaction du gouvernement Jospin (1997-2002) rend aujourd'hui nécessaire une réforme dont l'étalement de la mise en oeuvre est en conséquenceplus réduit qu'en Allemagne: la Suède, quant à elle, s'est attaquée au problème en 1999, après une longue concertation sociale.

La revalorisation de la plupart des prestations sociales sera gelée à 1% pour 2012, indexée non plus sur l'inflation mais sur la croissance attendue.

Une majoration temporaire de 5% de l'impôt sur les sociétés frappera en 2012 et 2013 celles dont le chiffre d'affaires dépasse 250 millions d'euros.

Les niches fiscales seront de nouveau rabotées, de 2,6 milliards d'euros d'ici à 2016, avec la suppression anticipée du dispositif Scellier de réduction d'impôt pour les investisseurs dans l'immobilier.

Quelques mesures solidaires ont été annoncées
Il s'agit du gel du salaire du chef de l'Etat et des ministres ou l'appel aux dirigeants des grandes entreprises, en particulier du CAC 40, à faire de même.
"Je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer", a polémiqué F. Hollande, rappelant que "le président de la République s'était augmenté de 170% au début du quinquennat". Mais le candidat officiel du PS ne précise pas que le salaire du chef de l'Etat était jusqu'alors inférieur à celui du Premier ministre, du fait que Jacques Chirac percevait plusieurs retraites, dont celle du Conseil d'Etat. Nicolas Sarkozy a néanmoins promis une baisse de 30% de son salaire de président et de celui de ses ministres, s'il était élu en mai 2012.

Au total, les dépenses de l'Etat seront réduites de 500 millions d'euros supplémentaires en 2012, portant cet effort d'économie à 1,5 milliard de plus par rapport à 2011.

La CGT refuse le plan de rigueur, avant d'en connaître les termes

Bernard Thibault: "hors de question d'accepter cette nouvelle austérité"



La CGT en est toujours à la croissance...




Hostilité de principe et a priori

Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, a prévenu dimanche 6 novembre, à la veille de l'annonce de nouvelles mesures de rigueur budgétaires, qu'il était " hors de question d'accepter cette nouvelle austérité", et en particulier " une nouvelle journée de travail gratuit ".

Dénonciation malhonnête
" On reste avec des gouvernements englués sous ce diktat des marchés financiers et des agences de notation et cela devient tout à fait insupportable ", a déclaré M. Thibault sur RTL.
Or, le gouvernement a renoncé à cette mesure dimanche en fin de matinée. Il en a donc rendu le rejet public avant que Bernard Thibault n'exprime ses idées préconcues. La CGT compte-t-elle donc maintenant parler de reculade du gouvernement ?
Imperturbablement alarmiste, Thibault a poursuivi son délire, livrant son interprétation : "Une journée de solidarité, une journée de la dette, on aura peut-être d'autres jours si on laisse ce principe du travail gratuit s'instaurer", a-t-il encore imaginé, dans son .

Refus de solidarité nationale
" Les salariés ne sont en rien responsables de cette crise et ne doivent pas en payer le prix ", selon le patron de la CGT, proche du Part communiste.
Le PCF (et la CGT) annoncent-ils ainsi leur refus de participation à un gouvernement PS en 2012, puisque les gouvernements socialistes grec et espagnol se sont rendus coupable de collusion avec les banques qui ont mené leurs pays à la déroute financière ?

La CGT rejette tout en bloc et à l'aveugle
Interrogé sur les pistes envisagées par la presse, Bernard Thibault a dénigré sans attendre la déclaration du Premier ministre et sans savoir de quoi il parle.
" Dans certains pays, on baisse les salaires, nous on généraliserait le travail gratuit ce qui est particulièrement scandaleux, " a-t-il lancé a priori.

Quant à la hausse de la TVA, Thibault se reprend tout à coup à ignorer le contexte économique et financier international depuis 2008. Ce serait donc, selon lui, " la progression de l'impôt le plus injuste par un gouvernement qui a pris des mesures pour alléger l'impôt sur le revenu des plus fortunés ".

Bien que peu représentative, la CGT se croit aux responsabilités


Thibault a réitéré les "exigences" de son syndicat.

Il a notamment stigmatisé "le contrôle des aides publiques aux entreprises" et "la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires".

Le dirigeant syndical a polémiqué
Thibault a accusé le gouvernement de porter davantage de "considération" au triple A qu'"au niveau du chômage et de l'exclusion, ce qui pour des responsables politiques est assez aberrant".

Thibault a donné dans le populisme
Il a en effet dénoncé l'absence de "concertation".
" Les organisations syndicales, comme les autres acteurs, comme les citoyens, sont pour l'instant confinés dans l'ignorance ", a-t-il estimé. Et d'ajouter: " On est condamné à scruter les différentes pistes au fur et à mesure que le gouvernement les distille auprès de la presse ".
Ce qui ne l'a jamais empêché de prendre la parole, bien que dans l'ignorance.

C'est en fait notre fiabilité sociale qui est en cause
Elle est mise à mal par les syndicats hostiles au dialogue.
Ce sont les clients qui font -ou non- confiance à nos ports et se détournent -ou non- de nos compagnies aériennes.


samedi 20 août 2011

Le débat sur la taxation des plus riches prend de l'ampleur


Pour Eva Joly, "l'austérité n'est pas une fatalité", sauf pour les plus riches


En attendant les arbitrages élyséens, le débat sur la taxation des hauts revenus s'amplifie.

L'approfondissement de la crise financière, qui va imposer des efforts budgétaires plus lourds en 2012, et la prise de parole de Maurice Lévy, porte-voix des grands patrons, demandant une « contribution exceptionnelle » de ceux « que le sort a préservés » (« Les Echos » du 17 août), devraient inciter le gouvernement à un geste plus fort qu'il ne l'anticipait, d'autant que la gauche fait de la progressivité de l'impôt un thème de campagne et que le gouvernement vient de réformer l'ISF sans participation financière supplémentaire des hauts patrimoines.

« Il y aura de la justice dans ce budget, de l'équité, et donc seront plus taxés [...] les foyers les plus aisés », a indiqué hier la ministre du Budget, Valérie Pécresse à BFM, pour qui les deux pistes (taxer directement les ménages ou via les entreprises) restent à l'étude et visent les rémunérations « au-dessus de 1 million d'euros ».
A gauche, Bertrand Delanoë (PS) a demandé « un impôt exceptionnel » sur les revenus supérieurs à 20.000 euros mensuels et sur les patrimoines de plus de 5 millions d'euros.

Fin de l'encouragement à investir ?

Une meilleure connaissance statistique conjuguée aux excès de certains dirigeants ont mis en lumière le bond des très hauts revenus en France : entre 2004 et 2007, le nombre de ménages déclarant plus de 500.000 euros annuels par unité de consommation (soit 1,05 million pour un couple et deux enfants) a bondi de 70 %, avec 11.000 ménages.
Franck Riboud, patron de Danone, aurait pourtant touché 7.205.028 € en 2008 mais seulement 5.857.220 € en 2009: le différentiel, pour Zinedine Zidane ?

Or, la politique fiscale de ces dernières années était orientée sur le ré-investissement : si l'impôt sur le revenu reste très concentré sur les hauts revenus, les allégements successifs du barème ont bénéficié aux plus hauts revenus
. A l'opposé, une bonne moitié des foyers fiscaux est considérée comme non imposable.
Mais, à l'inverse, les 10 % des foyers les plus aisés concentrent 62 % des réductions d'impôts, indiquait récemment le Conseil des prélèvements obligatoires. Ainsi, alors que le 1 % de foyers les plus aisés devraient avoir un taux moyen d'imposition de 36 %, il n'est que de 20 %, a calculé l'INSEE qui n'étudie pas l'usage qui est fait des 16% supposés aller au soutien de l'économie.

La composition des revenus des plus aisés est l'autre source de minoration de l'impôt.
Les revenus des 36.000 foyers les plus riches (le 0,1 % le plus aisé) sont composés à 24 % de revenus de capitaux mobiliers et à 29 % de plus-values de cession. Et ces revenus sont taxés au prélèvement libératoire forfaitaire ou à taux proportionnel. Depuis 2006, les patrons de PME partant en retraite bénéficient d'abattements sur la vente de leurs titres. C'est aussi pour cela que le taux moyen d'imposition des très aisés décroît (voir graphique), à 15 % (en 2009). La création du bouclier fiscal (plafonnant les impôts directs à 60 % puis 50 % des revenus, CSG et CRDS incluses) en 2005 puis 2007 a également bénéficié aux plus riches.

Toutefois, sous la pression de parlementaires bousculés les contraintes budgétaires, quelques inflexions se font jour. Un mouvement a été engagé pour raboter et plafonner l'usage des niches fiscales (18.000 euros, + 6 % du revenu imposable). Pour financer les retraites, le taux marginal d'imposition a été relevé de 40 % à 41 %, tandis que la taxation des revenus du capital a été légèrement alourdie (hausse du prélèvement forfaitaire libératoire, de la CSG sur les stock-options, contribution sur les retraites chapeaux...).

Mais la taxation de ces revenus reste compétitive par rapport aux salaires. En matière de patrimoine, l'allégement de l'ISF, qui devait être financé par des contribuables au même profil, a en outre subi un coup de canif avec le relèvement du droit de partage, qui touchera aussi des classes moyennes.

Le "couac" du couple 'vertueux' Royal-Hollande
En 2007, le magazine «Le Point» s’était amusé à décortiquer la déclaration de patrimoine de la candidate socialiste, publiée sur www.20minutes.fr le 17 janvier. Les estimations de l’hebdomadaire concernant les biens du couple Hollande-Royal sont bien supérieures aux sommes déclarées par la députée des Deux-Sèvres.

Cette dernière dit être redevable de l’ISF pour un montant de 862 euros, ce qui correspond à un patrimoine d’une valeur de 1 million maximum.
Or, « Le Point » parvient plutôt à un total de 1,7 million. « J’ai estimé ce patrimoine comme le font tous les experts, en prenant les prix moyens des transactions communiqués par les chambres des notaires et que nous pouvons, en cas de litige, opposer à l’administration fiscale », se défend Philippe Clément, expert-comptable auquel le couple a confié cette expertise, dans les colonnes de l’hebdo. Le Point, bien par bien ?

- L’appartement de Boulogne (Hauts-de-Seine): La candidate déclare posséder une part d’un montant de 197. 800 euros dans ce 120m2 acheté en 1990 par sa société civile immobilière (SCI) La Sapinière. Lien PaSiDupes: cf. libellé ci-dessous.
Or, les experts estiment sa valeur actuelle à 1,4 million d’euros. Même si le couple peut décompter de la valeur totale 20% au titre de l’ISF en tant que résidence principale et encore 20%, la valeur d’un bien détenu par une SCi étant décotée, la part de Sa Cynique Majesté Royal serait plus proche de 300.000 euros.

- La maison de Mougins (Alpes-Maritimes): Ségolène Royal estime sa part de 40% dans cette maison secondaire à 108.000 euros. Ce qui voudrait dire que le prix de la villa s’élève à 270.000 euros. Impossible, d’après les experts immobiliers, selon lesquels on ne trouve pas une maison à moins d’1 million d’euros dans cet écrin de la Côte d’Azur.

- La maison de Melle (Deux-Sèvres): La déclaration de la candidate, pour ce bien de 100m2, colle plus à la réalité du marché. Elle déclare l’avoir achetée 168.000 euros, grâce à un emprunt de 111.024 euros sur quinze ans.
Ce bien représente donc un patrimoine net de 50.000 euros.
A vos calculettes !

A propos...
La diversité nantie du sport issue des quartiers défavorisés a-t-elle manifesté son ardent désir de démontrer son appartenance à la nation française par sa contribution solidaire ?
Zinedine Zidane ou Karim Benzema, bénéficiaires de l'échelle sociale, tiendront certainement à redistribuer une modeste partie de ce qu'ils ont abondamment engrangé. Sauf si leur échelle personnelle est à sens unique... Et si Tony Parker, Thierry Henry, Eric Abidal, Patrick Viera ou Lilian Thuram voulaient bien se fendre d'un petit geste, ils seraient crédibles... Et pourquoi pas Mamadou Niang ou Claude Makelele ?
Quant au favori des Français, Yannick Noah, ou Eric Cantona, favori de la gauche radicale, il devrait logiquement se sentir obligé !
Autres odieux qui trouveront l'occasion de se racheter: Carole Bouquet ou Gérard Depardieu !


jeudi 28 juillet 2011

Déficits: la gauche refuse l'union sacrée à la France et le FMI la désapprouve


Le président cherche à responsabiliser les gouvernements à venir sur les déficits

Nicolas Sarkozy écrit aux parlementaires pour les convaincre

Le Président de la République souhaite encadrer les déficits publics par la Constitution.
Nicolas Sarkozy a donc écrit à tous les parlementaires pour les appeler à « se rassembler » au-delà « des intérêts partisans » pour remettre en ordre les comptes publics du pays
, après l'adoption la semaine dernière d'un nouveau plan gouvernemental d'aide à la Grèce.

L'Elysée a donné l'exemple
Dans un rapport publié lundi 25 juillet, la Cour des comptes a salué les efforts entrepris par l’Elysée en 2010 pour permettre " une gestion plus rigoureuse " des dépenses.
Si son président, le socialiste Didier Migaud, suggère encore des améliorations " tant du côté de l’allègement des charges que de la transparence des coûts " - comme sur la participation financière des journalistes dans les déplacements -, le comptable des comptes de la Nation rend aussi hommage pour la première fois à la " réduction des coûts de fonctionnement " de la présidence de la République.
La gauche caviar ne s'offusquerait pas d'une présidence en peau de lapin.

Déficit public

Dans cette lettre rendue public mardi, le chef de l'Etat affirme vouloir une « France exemplaire dans la remise en ordre de ses comptes publics et de son économie » afin d'« entraîner » ses partenaires européens et permettre à l'Europe de « sortir grandie et renforcée » de la crise actuelle.

Le chef de l'Etat a également veillé à « informer personnellement » des décisions prises au sommet des dirigeants européens du 21 juillet à Bruxelles, se déclare « convaincu » que «seule une volonté commune et inébranlable peut permettre à l'Europe de sortir grandie et renforcée » de cette grave crise.
Les mesures prises à Bruxelles l'ont été « en pensant à l'avenir des peuples et des générations futures, en privilégiant l'intérêt général, au détriment de sensibilités politiques parfois différentes et d'intérêts nationaux qui, dans le passé, ont pu contribuer parfois à nous diviser», dit-il.

La Règle d'Or et la réforme de la Constitution
« En France, dans les mois qui viennent, nous avons besoin aussi de nous rassembler sur ces questions essentielles, au-delà des intérêts partisans », poursuit le président Sarkozy, qui demande vraiment l'impossible à la gauche.

Une convocation du Congrès pour inscrire dans la Constitution des règles de retour à l'équilibre budgétaire doit donc être débattue à la rentrée.
« La représentation nationale que vous incarnez jouera, j'en suis sûr, un rôle majeur pour assurer le sens de notre responsabilité commune face à l'Histoire », ajoute-t-il.

Un projet de loi de réforme constitutionnelle a d'ailleurs déjà été adopté par l'Assemblée nationale et le Sénat. Il vise à instituer des « lois-cadres d'équilibre des finances publiques » prévoyant sur au moins trois ans « le rythme du retour à l'équilibre » budgétaire recherché par l'exécutif.

Mais pour entrer en vigueur, il doit être adopté par le Congrès où une majorité des 3/5èmes est requise, un seuil délicat à atteindre alors que l'opposition continue de s'opposer à cette réforme qui l'engage.

VOIR et ENTENDRE Valérie Pécresse interrogée par Célyne Bayt-Darcourt (France Info) sur les déficits publics et la "règle d'or" préconisée par le chef de l'Etat:

La règle d'or, c'est une règle de bon sens"... par FranceInfo


Au PS, la règle n'est pas un silence d'or et l'action

Hautain avant même sa désignation, François Hollande
, l'un des candidats à la primaire socialiste, a estimé mardi 26 juillet que Nicolas Sarkozy n'avait " aucune leçon à donner " sur les comptes publics qui se "sont dégradés" sous son mandat .
"Nicolas Sarkozy a même plutôt une repentance [sic] à avouer", estime celui qui refuse la repentance pour lui-même, Premier secrétaire du PS lors de l'affaire Banon , la jeune fille qui accuse le meilleur candidat socialiste des sondages, Dominique Strauss-Kahn, de tentative de viol. Il polémique en marge d'un déplacement de campagne à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et joue du superlatif malgré la crise économique et financière internationale: " c'est sous son mandat que les comptes publics se sont dégradés avec la plus grande rapidité et hélas [sic] la plus grande intensité ", a estimé François Hollande qui n'a jamais exercé aucune minitérielle, si petite soit-elle.
" La proposition que je fais, c'est que nous réglions cette exigence de redresser les finances publiques au lendemain de 2012 [2013 ou 2014?]. Tout ce qui sera annoncé avant sera de l'affichage ", a estimé le député de la Corrèze, contredisant la déclaration de son ami Michel Sapin, en avril dernier (cf. ci-dessous).

=>Samedi 16 juillet, François Hollande assurait dans les colonnes du journal Le Monde : " La dette est l'ennemie de la gauche et de la France ". Et de promettre: " Il faut rééquilibrer nos comptes publics dès 2013." Niant " céder à je ne sais quelle pression des marchés ou des agences de notation ", le candidat n'a pas dit comment il compte faire pour réaliser ce retour sous la barre des 3 % du PIB de déficit public " à la fin de l'année 2013 " condition pour que notre pays retrouve confiance en lui ". Le député socialiste a fait valoir que "mieux vaut avoir un engagement qui soit une parole crédible plutôt qu'un effet d'annonce" en fin de mandat "qui, même pour les marchés, n'a aucune forme de vérité".

Fuyant le passage des paroles aux actes, le candidat a eu le sentiment que le chef de l'Etat " demande à son successeur de faire ce que lui-même n'a pas réussi à réaliser ". " Le laxisme, il est du côté de Nicolas Sarkozy et la vérité, elle est de mon côté ", a conclu, binaire et caricatural, le candidat socialiste en campagne, refusant de s'engager.

La Ch'tite Aubry ne quitte pas l'invective

Le président de la République "se lance dans une nouvelle opération de pure communication". Et c'est par ...communiqué que le Premier secrétaire du PS en disponibilité juge cette lettre. L'amère initiatrice des 35 heures a ainsi estimé mardi que Nicolas Sarkozy est "totalement disqualifié pour donner à quiconque une quelconque leçon de maîtrise des comptes publics".
" L'histoire retiendra que la décennie de la droite au pouvoir aura été celle du doublement de la dette; aux dires mêmes de la Cour des comptes, la gestion de M. Sarkozy et de ses amis est responsable des 2/3 des déficits ", lance la candidate à la primaire socialiste.

VOIR et ENTENDRE le bilan des 35 heures de la Ch'tite Aubry, dressé par Valérie Pécresse sur France Info:

Par conséquent, "le président sortant est totalement disqualifié pour donner à quiconque une quelconque leçon de maîtrise des comptes publics". Selon la haineuse maire communautariste de Lille, " la France n'a pas besoin de nouvelles fausses promesses, mais de vrais engagements".

"A la fausse règle d'or d'un Sarkozy qui a plombé les comptes de la nation, je préfère une vraie règle de conduite, celle que je m'engage à suivre si je suis élue Présidente de la République en 2012 : affecter la moitié des marges de manoeuvre au désendettement du pays, qu'il s'agisse de celles issues de la réduction des niches fiscales injustes et inefficaces, ou des fruits de la croissance", réaffirme-t-elle. "Et parce que gouverner ce n'est pas ne pas agir, c'est choisir, l'autre moitié sera affectée principalement aux trois priorités majeures qui sont les miennes : l'emploi et le pouvoir d'achat, l'éducation et la sécurité", poursuit celle qui n'est pas encore désignée par la primaire.

L'ex-premier secrétaire se démarque de la politique du PS
La position de l'ex-ministre de Lionel Jospin a radicalement changé. Le dimanche 17 juillet, au "Grand Rendez-vous", Aubry a rappelé la règle générale du programme socialiste: attribuer 50 % des ressources supplémentaires nées de la suppression d'un certain nombre de mesures mises en place par l'actuelle majorité à la réduction du déficit.
"Ça veut peut-être dire", ajoutait la maire de Lille, "que la première année ça sera deux tiers vers la réduction de la dette et du déficit". Et la candidate de promettre : " C'est une règle sur laquelle, moi, je m'engage et que je mettrai en place. " Or, ce n'est pas celle que le PS préconisait jusqu'ici. Que reste-il du projet ?

L'ex-ministre ne sait plus où elle en est
Le parti socialiste envisageait en effet, la première année, de maintenir une progression d'1,7 % des dépenses publiques, hors inflation, contre 0,8 % prévus par l'actuelle majorité, inflation inclue. Le projet du PS devait ainsi permettre la mise en place des mesures à même de générer un "choc de croissance", et notamment les "300 000 emplois d'avenir", qui devraient, selon le parti, garantir une croissance de 2,5 %, sur laquelle se base tout le projet socialiste comme, du reste, l'actuelle majorité. Un chiffre jugé très optimiste par la majorité des économistes.
'Laxisme' ou 'pure communication' ?

Reculade
Benoît Hamon, porte-parole du PS et soutien de Brochen-Aubry le temps de la primaire, a expliqué lundi 18 juillet que son parti respecterait l'objectif de retour sous les 3% avant 2013, mais qu'il chercherait à modifier la manière de calculer les déficits. " Nous disons que ces règles, dès lors que la France s'est engagée [sous la pression européenne], nous les prenons, mais nous mettrons tout en oeuvre pour les changer ", a-t-il concédé.

La Ch'tite aurait néanmoins les moyens de doubler le budget de la Culture
En matière d'irresponsabilité budgétaire, la candidate fait fort. A la Culture, Tartine Aubry promet du Nutella: un milliard d'euros et 10.000 emplois publics au monde de la culture en cas de victoire à l'élection présidentielle de 2012. Dans une tribune au Monde publiée mercredi, le petit rosé de Provence servi frais libère visiblement la parole. L'ancienne numéro un du PS de retour d'un festival d'Avignon lourdement arrosé a de nouveau provoqué la stupéfaction du PS. " J'ai proposé une évolution de 30 à 50%, 200 millions d'euros de plus par an pour l'Etat. C'est un redéploiement que l'on peut assumer, au regard des cadeaux fiscaux que nous supprimerons".
Martine Aubry avait été critiquée par des personnalités du PS, dont le candidat à la primaire socialiste Manuel Valls, qui avait jugé cette proposition intenable, mais l'irresponsable remet ça !

La polémiste a dû mettre de l'eau dans sa bière
Contrairement à ce qu'affirme aujourd'hui la maire de Lille, les socialistes jugeaient jusqu'ici improbable de parvenir à ce "rééquilibrage" réclamé par l'Union Européenne, à la date de 2013. Il y a seulement trois mois, en avril dernier, date de leur discussion sur la question du cadre budgétaire de leur projet, ils jugeaient "plus raisonnable" d'envisager cet objectif pour 2014, soit un an plus tard.
" Nous nous engageons à ce qu'en 2014, la courbe de l'endettement soit inversée ", promettait l'ancien ministre PS Michel Sapin, ajoutant : " il faut faire attention à ne pas être obnubilés " par l'objectif du retour à 3 % du PIB dès 2013...

Martine Aubry allait même plus loin. La maire de Lille promettait alors que le PS se "battrait" pour obtenir un report de l'échéance de 2013. " Plus des deux tiers des pays européens demandent que cette étape soit repoussée à 2015", assurait-elle de surcroît.

Prise en flagrant délit, Aubry détourne l'attention de ses fluctuations

Exclue du pouvoir depuis 2002 avec Jospin, voire même 1995 avec Mitterrand, la gauche est amère et animée par la haine.
Michel Sapin, secrétaire national à l’économie et à la fiscalité cite le socialiste Didier Migaud: " selon la Cour des comptes, sur les 150 milliards d’euros de déficit de l’année dernière, 50 sont imputables à la crise et 100 aux politiques de droite menées tout particulièrement ces cinq dernières années." Et affirme que " face au déficit, l’urgence, ce n’est de pas de changer la Constitution, (...) c’est d’agir avec efficacité et justice."
Michel Sapin assure ainsi que les socialistes " ne voteront pas cette fausse règle d’Or" et qu'ils " continueront de s’adresser aux Français pour leur proposer une véritable réforme fiscale, pour plus de justice et d’efficacité et au service de l’investissement et de l’emploi".

« C'est comme si un conducteur sans permis prétendait donner des leçons de conduite : la posture de M.Sarkozy est politicienne », a estimé l'amère Royal, en posture électoraliste de candidate en campagne, lors d'une conférence de presse au siège du PS à Paris.
Comme ses camarades du PS, Mme Royal voit deux preuves attestant de ce caractère "politicien" : cette règle s'appliquerait « en 2013 et pas en 2012 » et donc pas « à (M. Sarkozy) lui-même ». Mais le PS s'est fixé la même date (cf. F. Hollande ou la picto-charentaise, ci-dessus), encore faudrait-il que la coquecigrue du marais poitevin fasse un effort d'honnêteté et l'admette publiquement...
Second élément : « depuis que M. Sarkozy est là, on est passés de 50 à 100 milliards de déficit. Il a creusé lui-même le déficit qu'il prétend réduire ».
VOIR et ENTENDRE l'analyse de Christophe Barbier (L'Express) sur les torts partagés de la droite et de la gauche sur la règle d'or:

Le FMI invite les présidentiables à poursuivre la rigueur

Alors que dure toujours la crise économique internationale et à neuf mois de l'élection présidentielle en France, le FMI invite implicitement les candidats à poursuivre une politique mêlant rigueur et soutien à l'économie et prône une autre réforme des retraites.

Le Fonds monétaire international salue dans son rapport annuel sur la France publié mercredi l'effort de redressement finances publiques engagé dans le pays et juge sa poursuite "cruciale" pour soutenir la note "triple A" qui lui permet d'emprunter sur les marchés à des taux avantageux.

L'institution désormais dirigée par la Française Christine Lagarde suite à la démission du socialiste Dominique Strauss-Kahn du fait de poursuites pour violences sexuelles, se montre pessimiste sur la vitesse de rétablissement des comptes publics, sans s'écarter toutefois totalement des prévisions françaises.

L'adoption d'une "règle d'or" budgétaire accroîtrait la crédibilité de l'engagement des autorités françaises à réduire les déficits, poursuit le FMI, au moment où majorité et opposition se querellent sur le sujet.

" Le programme de stabilité français trouve un bon équilibre entre les préoccupations de croissance et de soutenabilité ", écrit le FMI, en soulignant qu'" une importante consolidation budgétaire a été mise en mouvement " pour réduire le déficit à 3% du PIB en 2013 et 2% en 2014.

Selon l'institution, "la France ne peut prendre le risque de rater ses objectifs budgétaires à moyen terme, étant donné le besoin de renforcer la mise en oeuvre du Pacte de stabilité et de conserver les coûts d'emprunts à un niveau peu élevé en confortant sa note AAA".

Comme annonçé, la réforme des retraites continue

Alors que Tartine Aubry promet toujours de revenir à un âge légal de départ à la retraite à 60 ans, garantir la "soutenabilité" des finances publiques de la France à long terme nécessitera de réformer plus profondément les systèmes de retraite et de santé, ajoute le FMI.
"Une nouvelle hausse future de l'âge légal de la retraite liée à l'accroissement de l'espérance de vie éviterait la poursuite de la pression budgétaire", écrit le FMI, en soulignant que les travailleurs français passent plus de temps à la retraite que tous leurs homologues des pays avancés. Mais, avec sa mauvaise foi coutumière et toutes les chances d'être crue, la CGT fait campagne en assurant que le système français est le plus dur !

Le FMI avait déjà appuyé en 2010 la décision de la majorité de reporter de 60 à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite sous le règne de son ancien directeur général, le socialiste Dominique Strauss-Kahn, s'attirant des critiques au PS.
Nicolas Sarkozy avait salué cette justification de sa politique de réformes qui taclait le mouvement de protestation syndicale.

Eric Woerth avait prévenu que -rappelons-le - une actualisation progressive serait nécessaire et qu'une réflexion devrait être engagée par la nouvelle équipe gouvernementale en 2013.

Quant aux dépenses de santé, "des gains de productivité continus sont nécessaires pour éviter une hausse non-soutenable des dépenses de santé et de soins de longue durée", lit-on.

La France doit aussi s'améliorer sur d'autres fronts déjà bien connus, poursuit le FMI, en relevant sa compétitivité et en facilitant l'emploi des jeunes et des personnes peu qualifiées.

Le FMI prévoit que le déficit public de la France sera ramené sous la barre de 3% du produit intérieur brut - la limite fixée par le Pacte de stabilité européen - en 2014, le gouvernement prévoyant d'y parvenir un an plus tôt.

Portée par une croissance économique de 2,1% cette année, 1,9% en 2012, 2,0% en 2013 et 2,1% en 2014, la France réduirait son déficit à 5,7% du PIB fin 2011, 4,8% en 2012, 3,8% en 2013 et 2,9% en 2014, selon les économistes du FMI.

Le gouvernement prévoit pour sa part de ramener le déficit de 7,1% fin 2010 à 5,7% fin 2011, 4,6% fin 2012, 3% fin 2013 et 2% fin 2014, la croissance étant de 2% en 2011 et 2,25% en 2012.

Le ratio de dette publique sur PIB commencerait à baisser en 2014, selon le FMI, soit un an plus tard que ce que prévoit le gouvernement.

La dette publique de la France atteindrait 85,2% du PIB fin 2011, 87,2% en 2012, 88,1% en 2013 et 87,8% en 2014, selon le rapport du FMI, rédigé avant le nouveau plan d'aide à la Grèce qui doit alourdir cette dette d'une quinzaine de milliards d'euros (0,75 point) d'ici 2014.