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dimanche 17 novembre 2013

64% des Français refusent Martine Aubry à Matignon

L'amère de Lille jugée trop sectaire et arrogante

Une majorité de Français (52%) a une mauvaise opinion de 
Martine Aubry

Six Français sur dix ne veulent pas voir l'ex-première secrétaire du PSdevenir Premier ministre, selon un sondage BVA pour "le Parisien" paru dimanche 17 novembre.
A la question "Avez-vous une très bonne, plutôt bonne ou très mauvaise opinion de Martine Aubry", 63 ans, 52% des personnes interrogées ont une réponse négative (23% très mauvaise opinion, 29% plutôt mauvaise). 

Seulement 46% ont une réponse positive
(8% une très bonne opinion, 38% une plutôt bonne opinion). 2% ne se prononcent pas. 

A la question "dans les mois et les années qui viennent, souhaitez-vous que Martine Aubry soit nommée Premier ministre" 64% des sondés répondent par la négative, 32% par oui et 4% ne se prononcent pas.
"Autoritaire", "sérieuse" et "courageuse"

Un rejet total
A la même question, mais concernat un poste de ministre, 51% répondent non, 44% oui, et 5% ne se prononcent pas.

Les Français en ont  gardé un souvenir cuisant 

Les plus de 40 ans savent quel ministre du Travail, de l'Emploi  d'Édith Cresson et de Pierre Bérégovoy elle a été entre 1991 et 1993.

Les 35 heures, c'est elle
Numéro deux du gouvernement Jospin, elle a mits en place les 35 heures payées 39, une mesure décriée. Outre qu'en contrepartie ils imposent une plus grande flexibilité des horaires aux salariés, la hausse du coût du travail horaire continue de produire des effets négatifs sur le marché du travail. Aucun autre pays de l'OCDE n’a d'ailleurs mis en place une réforme similaire de réduction généralisée du temps de travail.

Quant à savoir si
la maire de Lille, qui avait perdu la primaire PS face à François Hollande en vue de la présidentielle, ferait mieux ou moins bien que le chef de l'Etat, les opinions sont partagées: 46% des personnes interrogées répondent qu'elle ferait mieux, 43% qu'elle ferait moins bien et 11% ne se prononcent pas. 

S'agissant de ses traits de caractère, les sondés la jugent "autoritaire" (73%), "sérieuse" (73%), "courageuse" (64%), "honnête" (61%) mais "sectaire" (45%), et "arrogante" (44%).
M.-G. Buffet (PCF), M. Aubry (PS)
et C. Duflot (EELV)
Décrite comme dure et exigeante, elle entretient de bonnes relations avec le Parti communiste et Les Verts. Elle n'est ps peu fière de sa rugosité : "Je dis les choses en face, je ne suis pas faux-cul. Mais je crois être bien moins dure que beaucoup de gens en politique. Je suis même peut-être trop sensible."


Aubry est sournoise et vulgaire

Dans la lignée   des propos de Jospin qualifiant le président Chirac de "vieux, usé et fatigué", au cours de la glorieuse campagne socialiste de 2002 (lien PaSiDupes), les insultes socialistes militantes omises  par les "éditorialistes à la solde (entre chien et loup, mais plus loup que chien, voire chacal)", comme l'écrivait LePost avec objectivité, méritent un rappel, car Martine Aubry collectionne un éloquent palmarès de déclarations injurieuses. 

Liens PaSiDupes:
2 -En octobre 2011 au gymnase Japy à Paris, la maire de Lille, candidate, avait attaqué la "gauche molle", celle du député de Corrèze.
VOIR et ENTENDRE un montage de déclarations de socialistes (Hamon, Aubry ou Hollande) sur l'accusation portée par Aubry sur Hollande comme "gauche molle." 

3-Les obsessions sexuelles du PS de Martine Aubry : plus sexiste que féministe
4 -Vulgarité: la gauche insulte et pourquoi pas les Bleus ? : "Minable", "petite cervelle", "vieille éthique » et "sale fils de pute"

Martine Brochen-Aubry est une fille de...

Issue de l'enseignement privé catholique
(lycée Notre-Dame-des-Oiseaux), cette laïcarde est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris en 1972, milite à la CFDT et enseigne à l'ENA dès 1978, alors que son papa est secrétaire général auprès du Premier ministre, puis membre du Conseil général de la banque de France. 


Papa est en effet Jacques Delors, ministre des Finances de 1981 à 1985, puis président de la Commission européenne de 1985 à 1995.
Ministre de l'Économie et des Finances dans le gouvernement Pierre Mauroy (1981-1983) , il est l'un des initiateurs du tournant de la rigueur à partir de 1982, Jacques Delors est responsable de nationalisations (industrie: Thomson, Saint-Gobain-Pont-à-Mousson, Rhône-Poulenc, Pechiney-Ugine-Kuhlmann, Sacilor, Usinor) ou finances (Paribas, Suez, CIC, Crédit du Nord, Crédit commercial de France, Banque Rothschild, Banque Worms, Banque La Hénin, notamment), de 2 des 3 dévaluations du franc (après une première de 3 % en octobre 1981, quelques mois après l'arrivée de François Mitterrand, Delors recommence en juin 1982, à hauteur de 5,75 %, assortie d'un plan de rigueur, si bien que quand en 1983, le mark allemand et le florin néerlandais sont réévalués de 4,25 %, le franc perd 8 % par rapport au mark) et d'une politique de rigueur.


Brochen-Aubry avait aussi accusé François Hollande d'être un "candidat du système
" 
"Le système s'est créé son candidat et nous a matraqués de sondages", affirma l'héritière et candidate arrivée deuxième, dans un entretien publié par le quotidien 20 Minutes le 13 octobre 2011. Priée de préciser si elle parlait bien du favori à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, la fielleuse avait confirmé: " Bien sûr. Peut-être parce qu'il est plus facile à battre pour (Nicolas) Sarkozy."

La Ch'tite Brochen-Aubry est plombée par son passé.

Enquête réalisée par internet les 14 et 15 novembre auprès d'un échantillon de 1.075 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas). 
Marge d'erreur allant de 1,4 à 3,1, en bien ou en pire...

vendredi 7 juin 2013

Pierre Mauroy est mort et il concentre désormais toutes les vertus politiques

L'hommage de Lionnel Luca à Mauroy dépote
Sur Twitter, le député UMP des Alpes-Maritimes a apporté sa touche de vérité aux condoléances envers Pierre Mauroy, ancien Premier ministre socialiste décédé, dressant de son bilan un tableau moins idyllique.
Alors que l'ensemble de la classe politique a accompli son devoir en lui rendant hommage, vendredi, à Pierre Mauroy, décédé à l'âge de 84 ans, une voix discordante s'est fait entendre. 
Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes, s'est fendu de trois tweets sans complaisance à l'égard de l'ancien Premier ministre, ce qui lui a valu de nombreuses réponses indignées d'internautes militants que la vérité dérange.

Le député a d'abord comblé une lacune grossière au panégyrique du socialiste pourtant responsable des trois dévaluations du Franc entre 1981 et 1983 "qui ont spolié les salariés".


Lionnel Luca ne peut pas non plus occulter la condamnation en 2011 de Pierre Mauroy pour une affaire d'emploi fictif à la mairie de Lille. Une affaire injustement oubliée selon lui, au regard des critiques adressées à Jacques Chirac.


Le devoir de mémoire à la socialiste est une glorification, dont bénéficie encore 'Gros Quinquin'. 

"Quand un homme politique de droite meurt l'hommage est toujours tempéré par ses échecs. Quand il est de gauche l'hommage est nord-coréen ! Normal !"



mercredi 14 décembre 2011

France Soir: finie la version papier

Les Français pleurent la mort d'un compagnon cher
Nostalgiques, ses "Unes" fracassantes, c'est fini !


Le quotidien fondé par Pierre Lazareff disparaît des kiosques
Des militants CGT manifestent
le 6 décembre dans la rue


La disparition du quotidien papier avait était annoncée à la mi-octobre par son propriétaire russe depuis 2009, le milliardaire Alexander Pugachev, malgré les 70 millions d'euros investis, en pure perte. Les salariés se résignent au passage au tout-numérique.

Une mort indigne
Des gros bras du syndicalisme ont déversé dans la rue
des milliers d'exemplaires du journal, en signe de protestation.
Ils sont prêts à voter écolo avec EELV,
à la présidentielle 2012...

La direction du quotidien a dû se résigner à la non-parution d'un dernier numéro qui devait clore l'histoire d'un titre mythique de la presse française, premier quotidien français à la Libération qui a connu ses heures de gloire dans les années 1950 et 1960.
" Compte tenu de l'opération d'un commando extérieur à l'entreprise le mardi 13 décembre dirigée contre les locaux des salariés de France-Soir, compte tenu des traumatismes et des craintes exprimés par nombre de journalistes, la direction de la rédaction et la rédaction en chef du titre considèrent ne pas être en mesure d'assumer dans des conditions professionnelles leurs missions ", indiquait un communiqué signé hier par la direction de la rédaction du quotidien. Face à la menace d'une nouvelle opération coup-de-poing au siège de France-Soir et à son imprimerie d'Évry, la direction du journal a demandé la mise en place d'un service d'ordre pour éviter tout débordement.

Les barbares se sont encore distingués
Les temps ont changé et les syndicalistes ne respectent rien, pas même leur outil de travail, à la différence des excités de mai 68.

Joseph Kessel y écrivait, Lucien Bodard aussi et tant d'autres encore, parmi les plus grands de la profession. Au fil d'une demi-douzaine d'éditions quotidiennes, le lecteur suivait les mésaventures de la IVe République, presque heure par heure, les grandes et les moins grandes heures du gaullisme, mais aussi le Tour, de mémorables faits divers, quelques guerres lointaines et la vie de ceux qu'on n'appelait pas encore les 'people', mais que nous contait chaque jour, en avant-dernière page, Carmen Tessier et ses "Potins de la commère"…

Avec France Soir s'éteint la presse de la grande époque
où les journalistes démontraient ce qu'ils avançaient et qui n'a pas connu les décrypteurs arrogants, les grossièretés et les insultes.

Montebourg n'a pas eu le pouvoir de le casser
Le socialiste voulait empêcher de se présenter les élus de plus de 67 ans. 67 ans après la première, c'est la dernière édition de France Soir qui est parue, le mardi 13 décembre sur cinq colonnes à la Une, en gros caractères, et des photos en noir et blanc.

Triste fin

VOIR et ENTENDRE le reportage de LCI, le 13 décembre 2011:
100.000 exemplaires de France Soir avaient été répandus au petit matin, place de la Madeleine à Paris, devant la boutique de l'épicier de luxe Hédiard, également propriété de la famille Pougachev. L'opération a été revendiquée par "Les Robins des Bois de l'Information", collectif de salariés de la presse qui confie préparer d'autres actions spectaculaires pour les jours à venir.


Un commando de 70 syndicalistes InfoCom CGT a forcé la porte du journal et occupé les locaux pour empêcher la tenue du comité d'entreprise.
L'Humanité, le journal communiste, soupçonne, titrant " Qui a intérêt à "saccager" le syndicat Info'Com-CGT et ses réprésentants syndicaux à France-Soir ?" Il ose regretter une " curée médiatique de certains médias contre Info’Com-CGT et ses représentants syndicaux à France Soir " et la juge "calomnieuse, inexacte, voire diffamatoire et mérite une clarification." Il accuse, aussi: " Depuis maintenant deux éditions la direction de France Soir justifie des non parutions au seul prétexte de l’occupation des locaux de mardi matin par la CGT. "
Le journal mythique de Pierre Lazareff, le seul quotidien français à avoir été vendu, certains jours, dans les années 1960-1970, à plus de deux millions d'exemplaires, disparaît des kiosques sans avoir pu remercier ses derniers lecteurs. Un groupe de militants syndicaux extrémistes de gauche a en effet occupé les locaux parisiens du journal, obligeant son propriétaire à arrêter, avec deux jours d'avance, l'impression du quotidien.


Un journal, même le plus attachant, est mortel
Aujourd'hui, les organes de presse sacrifient au sensationnalisme et à la rumeur.
Mais, créé au lendemain de la seconde guerre mondiale, France Soir, héritier du Paris-Soir de Prouvost et du journal résistant Défense de la France, n'appartient pas à la génération du commentaire baveux et aura été, pour plusieurs générations de lecteurs et de journalistes, un modèle: grandes plumes, reportages, scoops et photos chocs.
Mais la formule a vieilli, et France Soir n'a pas su s'adapter
C'était le journal des "trente glorieuses", un quotidien politiquement très "légitimiste", celui d'un pays que la révolte étudiante de mai 1968 va changer à jamais. Ce printemps-là justement, la radio prend le relais. Les "événements" sont couverts en direct par les reporters d'Europen 1 et de RTL. La technologie, mais aussi l'air du temps, marginalise une certaine presse écrite de qualité.

La télévision et l'institutionnalisation du JT de 20 heures lui porteront un nouveau coup
La seule relation de l'événement, même la plus talentueuse, ne suffit plus. La presse grand public est sur les ondes, elle n'est plus sur le papier, ou de moins en moins. Puis viendront les radios libres, les télévisions par câble, enfin Internet, et, avec eux, la fin d'une certaine culture généraliste. France Soir papier n'y a pas survécu ; sa société éditrice veut poursuivre l'aventure sur le Net, avec une équipe réduite.

Cette disparition est-elle un coup de semonce dans la coque de la presse écrite ? Depuis quelques années, elle est un bâteau ivre qui prend l'eau de toutes parts. Les nouveaux supports numériques de l'écrit – presse numérique (Mediapart ou Rue 89), smartphones, liseuses, etc. – ne cessent de marquer des points. L'enquête, le commentaire, l'analyse, le reportage y ont leur place. L'avenir appartient aux journaux qui savent se déployer sur le Web -payant- comme sur le papier. L'écrit est plus indispensable que jamais.

Hypothèque sur l'avenir numérique de France Soir
Alors qu'Alexander Pugachev souhaite désormais se désengager, mais, dans le même temps, qu'aucun repreneur sérieux ne s'est manifesté pour reprendre le titre, les négociations vont se poursuivre entre la direction et les salariés. Certains syndicats espèrent encore gonfler les effectifs du Web jusqu'à 40 postes au moins, si les extrémistes ne cassent pas l'entreprise.
Le prochain comité d'entreprise est programmé lundi 19 décembre.

La Tribune est le prochain organe de presse menacé
Et c'est encore la CGT qui ose stigmatiser le risque de "casse sociale" en cas de liquidation des titres. Pour Christian Lefranc, d'Info'Com CGT à la Tribune, "des centaines d'emplois induits sont menacés".

La tradition de violence du Syndicat du Livre CGT

La cache d'armes des NMPP
En 1991, la direction des NMPP découvre une cache de plus de 5 000 armes dans un de ses entrepôts de Saint-Ouen. Ces armes étaient le "trésor de guerre" détourné puis caché par des ouvriers membres du syndicat CGT du Livre lors de la faillite de Manufrance en 1980, en prévision du " grand soir ". Intimidée, la direction des NMPP ne portera pas plainte.
Selon Emmanuel Schwarzenberg, le scandale aurait été étouffé par le gouvernement socialo-communiste de l'époque, soucieux de ménager les communistes de la CGT: quatre ministres communistes (Charles Fiterman, Marcel Rigout, Jack Ralite et Anicet Le Pors) participaient au deuxième (augmentation du nombre de fonctionnaires, décentralisation, nationalisations (loi du 13 février 1982), retraite à 60 ans), puis au troisième gouvernements de Pierre Mauroy (retrait du projet de loi Savary visant à d'un "grand service public unifié et laïc de l'éducation nationale", qui faisait partie des 110 propositions pour la France de François Mitterrand), prédécesseur de la Ch'tite Brochen-Aubry à la mairie de Lille...
Nous devons à son père Jacques Delors, ministre de l'Economie et des Finances du gouvernement Mauroy 2, le " tournant de la rigueur ", à partir de 1982: il appliqua d’abord une politique de "rupture" pendant la période dite de l’"état de grâce" et procéda à la dévaluation du franc.

Autres intimidations de la CGT
En 1992, la société Les Meilleures Éditions SA, éditrice des journaux Le Meilleur et Spéciale Dernière avaient voulu changer d'imprimeur afin de diminuer ses coûts. Le syndicat du Livre empêcha d'autres imprimeries contrôlées par ses militants d'accepter les contrats sous la contrainte de grèves. Lorsque l'éditeur fit appel à une imprimerie non contrôlée par le syndicat du livre, celui-ci fut séquestré et obligé de signer un nouveau contrat sous la contrainte. Par la suite, le syndicat du Livre empêcha la publication des journaux pendant plusieurs mois par représaille.

De nombreux cas d'intimidation ont été rapportés à l'encontre de journaux choisissant de ne pas passer par le quasi-monopole des NMPP, Presstalis, aujourd'hui. Par exemple, lors de la sortie du quotidien Metro en 2002, de nombreux cas de violences physiques vis-à-vis des distributeurs de Metro par des membres du syndicat du livre ont été rapportés. Des vols ont été commis dans les imprimeries et la distribution a été fortement perturbée par des gros bras du syndicat du Livre.

Le quotidien 20 minutes a aussi été la cible du syndicat du livre qui a tenté d'empêcher sa publication le 18 mars 2002.

En février 2009, le syndicat s'en prend au gratuit Direct Matin Plus, propriété du groupe Bolloré, en envoyant un commando de 40 personnes asperger d'eau 150 000 journaux. Le groupe Bolloré Média avait dénoncé son contrat de 3,7 millions par an en juillet 2009 pour choisir une imprimerie de labeur (donc non contrôlée par le syndicat du livre) arguant de questions de qualité d'impression.

Le 17 avril 2010, 40 militants de la CGT ont mis à sac la permanence du député UMP Richard Mallié qui avait déposé une proposition de loi visant à supprimer la loi Bichet (lien Libération).



dimanche 30 octobre 2011

Henri Guaino lance une campagne contre les mensonges de la gauche

Ne pas se laisser enfumer et rétablir la vérité



"Les Français trancheront une fois qu’on leur aura dit la vérité sur ce quinquennat", estime Henri Guaino.



Le conseiller spécial du président en exercice était l’invité du JT de France 2 ce dimanche.

Pour dire aux Français s’il est candidat pour un nouveau quinquennat à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi dernier à la télévision qu’il attendrait fin janvier, peut-être février , voire début mars.

Pourquoi si tard, s'interrogent les polémistes désoeuvrés ?
Ce serait une stratégie pour épuiser ses adversaires, dont le socialiste François Hollande, soupçonnent les media rythmés par l'agenda socialiste ? Absolument pas, répond Henri Guaino, puisque le PS a librement fixé son calendrier et a pris ses responsabilités en décidant de poursuivre - officiellement - sa campagne de dénigrement, avec des primaires précoces, dès octobre.
Henri Guaino souligne en outre l'ampleur de la tâche du Président dans le contexte international de turbulences économiques et financières actuelles.
Nicolas Sarkozy toujours pas candidat. Normal, explique Henri Guaino
Ecouter le conseiller spécial du président, sur France 2 (0'35") L’objectif de Nicolas Sarkozy, ce n’est pas 2012, c’est avant tout de s’occuper des affaires de la France ".
Henri Guaino met en évidence les ambiguïtés des media d'opposition

Le calendrier de Nicolas Sarkozy est indépendant de celui du PS
Le Chef de l'Etat ne s'en laisse pas imposer... Il est président et a d'autres préoccupations que les socialistes: d'abord celle de servir le pays et celle ensuite de conserver le pouvoir à la droite.
Henri Guaino explique la spécificité de la situation du président sortant
" Quand on est candidat, on rentre en campagne ", explique le conseiller spécial du président de la République. Or, et d’autant plus en ces temps particulièrement troublés, " ce serait une faute morale et donc une faute politique qu’aucun président sortant d’ailleurs n’a commise ", poursuit-il. Nicolas Sarkozy ne fait que "son devoir ".

Et puis les media soumis au PS jouent à un drôle de jeu.
Ils jouent constamment la surprise: soit le président tarde à déclarer sa candidature et la presse s'impatiente, soupçonnant de surcroît une stratégie, comme ce serait actuellement le cas, selon eux; soit le président se déclare en octobre, à la façon de son 'challenger' socialiste et la même presse "insolente" s'indigne à la Une de son abandon du service de la France. Mais Nicolas Sarkozy ne s'est pas laissé entraîner à une éjaculation précoce à la façon de la "gauche molle".

Sarkozy n'est pas déjà entré en compétition: il la poursuit depuis 2007

Face caméra
, jeudi dernier sur TF1 et France 2, le chef de l’Etat a ainsi jugé "vraisemblable" que François Hollande soit son principal rival concourant dans la compétition, dans la multitude du premier tour.

En tant que président en exercice, il a notamment fustigé deux mesures prises par la gauche quand elle était au pouvoir et qui continuent de grever les affaires du pays: le passage de la retraite de 65 à 60 ans, décidé sous François Mitterrand pour faire avaler les pillules des dévaluations, et les 35 heures "qui ont ruiné la compétitivité du pays", a lancé Nicolas Sarkozy.
La petite journaliste de France Info sous influence socialiste juge, quant à elle, "difficile de croire pourtant que des dispositions prises au début des années 80 pour la première et il y a plus de 10 ans pour la seconde, sont à l’origine de la crise que traverse le pays et du montant astronomique et historique de sa dette publique : 1646,1 milliards d’euros, soit 84,5% du PIB (au premier trimestre 2011)".
Plus nuancé, Henri Guaino, convient que ces mesures malencontreuses ont d'autant plus gravement impacté l'économie nationale que les crises économique et financière internationales qui ont surgi aux États-Unis en juillet 2007 ont gagné l'Europe.
Les mesures démagogiques du PS ont fait prendre un risque inconsidéré qui s'est révélé lourd de conséquences. En effet, la banque d'investissement multinationale Lehman Brothers a fait officiellement faillite le 15 septembre 2008 suite à la crise financière mondiale née de la crise des subprimes.

Si elles ne sont pas responsables de tous les maux de la France, les politiques menées par la gauche ont eu une incidence tout à fait négative et durable.
Sur les 35 heures notamment, le conseiller spécial du président explique que les socialistes n’ont pas compris que "le travail crée le travail".
Et à ceux qui répliquent finement que le gouvernement Fillon ne les a pas supprimées, il fait valoir que, grâce à l’antidote de la défiscalisation des heures supplémentaires (gouvernement de François Fillon en 2007), mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy, le gouvernement a réussi à stopper l’hémorragie. Le député PS Jean Mallot a sorti un
rapport parlementaire publié en juin dernier selon lequel la mesure aurait coûté 0,23% du PIB pour n’en rapporter que 0,15%. Par ailleurs, certains salariés ont bénéficié des avantages de la défiscalisation des heures supplémentaires sans
forcément travailler plus, relèvent le rapport et France Info. Toujours selon l'élu socialiste, le dispositif "exclut les personnes aux revenus les plus modestes", singulièrement les personnes ...en recherche d'emploi !!

La campagne présidentielle va être l’occasion de " rétablir une vérité "

Le conseiller spécial de l'Elysée avoue par ailleurs ne pas supporter "le mensonge permanent" qui enveloppe le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

N'en déplaise à la gauche, les Français doivent avoir accès à la vérité
La vérité est le contraire de la démagogie et de l'intox partisane: des abus de pouvoir des media militants.
Rétablir la vérité, c'est admettre que Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse pendant son mandat de poser les jalons de la reconstruction du pays dans une conjoncture particulièrement difficile que l'opposition a feint d'ignorer pendant des années en se frottant les mains.
Car oui, "il va falloir tout reconstruire", explique le conseil spécial du président, mais cette fois les fondations sont solides, malgré le gouvernement Jospin, dont Martine Aubry a été le ministre du Travail.

Henri Guaino souhaite lutter contre la désinformation
La réalité n'est pas l'interprétation des faits présentée par France Info, par exemple.
La politique menée depuis 2007 par Nicolas Sarkozy ne peut être plus longtemps dénaturée.
" Je ne peux pas supporter le mensonge permanent qui entoure son quinquennat ", a dit Henri Guaino. " Les Français trancheront une fois qu’on leur aura dit la vérité sur ce quinquennat ", a-t-il conclu.

dimanche 9 octobre 2011

Le PS prend ses militants pour des cons

François Mitterrand: ils ont le grand homme qu'ils peuvent

Les candidats PS brandissent François Mitterrand comme un étendard de vertu

Les socialistes sont-ils bien inspirés de se réclamer de celui qui
...



> organisa un faux attentat (dit de l'Observatoire): en 1959, François Mitterrand avait été suspecté d'avoir lui-même commandité ce pseudo-attentat pour tenter de se faire élire...

> entretint sa maîtresse et sa fille adultérine cachées dans les palais de la République... Le déficit public actuel ne lui doit-il pas un peu ?

> passa chaque Noël sur les bords du Nil au frais de l'Etat: grand spécialiste intègre du budget de l'Elysée, comment le pointilleux député PS René Dosière arrive-t-il à se poser en contrôleur intransigeant ?...

> fit racheter la société d'un ami (Vibrachoc) par une société d'Etat pour 5 fois sa valeur.
Spécialisée dans les amortisseurs aéronautiques, cette société a été créée par Roger-Patrice Pelat en 1953 (fléché sur la photo ci-dessous). En 1982, ce dernier la céda à Alsthom pour 110 millions de francs... alors que les services du groupe l'évaluaient à 60-65 millions. Pourquoi une telle libéralité? Grâce au directeur financier de l'époque de Vibrachoc, Michel Guénot, le juge aura l'explication: "(...)
C'est M. Pelat qui m'avait confié que M. Bérégovoy et M. Boublil étaient intervenus dans l'achat de Vibrachoc par Alsthom pour réaliser la cession dans les plus courts délais, à la demande de M. François Mitterrand." Lien L'Express

> fit lire durant 8 ans et plus des rapports totalement faux et mensongers sur son état de santé ...Lien INA

> ordonna à ses sbires policiers d'inventer une histoire de "terroristes irlandais" de Vincennes... Le 9 août 1982, une fusillade rue des Rosiers au restaurant Goldenberg puis un commando de quatre à cinq hommes tire dans la foule: on dénombre six morts et vingt-deux blessés. Le GIGN commandé par le capitaine Paul Barril fait irruption dans l'appartement à Vincennes d' irlandais soupçonnés d'appartenir à l'IRA, et font une prise d'explosifs , mais il sera prouvé que les gendarmes de la garde présidentielle avaient apporté eux-mêmes des explosifs dans l'appartement de Vincennes. Après neuf mois de détention, les « Irlandais de Vincennes » sont finalement libérés fin mai 1983.

> obligea la France, à dévaluer 3 fois de suite en quelques mois...
Lien PaSiDupes

> laissa un de ses proches se suicider à l' Elysée, avec un 357 Magnum... Il s'agit d'un conseiller, Marie François Durand de Grossouvre (1918-1994)

> affirma qu'il ne savait rien sur la destruction à l'explosif d'un bateau en Nouvelle Zélande... auquel participa Gérard Royal, un frère de Sa Cynique Majesté Royal ! (affaire du Rainbow Warrior: cf. libellé)

> mit sur écoutes téléphoniques plus de 150 français (1983-1986), sans justification... Parmi les personnalités écoutées, on relève notamment Jacques Vergès, Francis Szpiner, avocats, ainsi que le compagnon de Carole Bouquet, et le journaliste Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du quotidien Le Monde, ainsi que Jean-Edern Hallier, écrivain, susceptibles de révéler l'existence de la fille adultérine du président.
Parmi les douze inculpés: Paul Barril, capitaine de gendarmerie, ancien chef du GIGN, déjà impliqué dans le scandale des Irlandais de Vincennes, et Christian Prouteau, chef de la cellule antiterroriste de l’Élysée et ancien chef du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

> soutint qu'il n'a jamais commis ce forfait, face à des journalistes de la TV belge (des vrais) ...
Video de F. Mitterrand en flagrant délit de mensonge


> laissa gonfler la dette de la France de plus de 250 % durant son "règne"...

> abandonna au suicide son ex-premier ministre, Pierre Bérégovoy, un dimanche après midi... (marqué d'une croix sur la photo ci-dessous)

Les votants des primaires savent-ils de quoi leurs dirigeants sont capables ?

Après tout ça, l'Histoire présentera-t-elle François Mitterrand comme un modèle de vertu socialiste ?
Avec le soutien des commentateurs, analystes et décrypteurs distingués auto-proclamés.
Sans oublier, dans leur dos, les sondeurs fureteurs...

Vraiment le PS prend ses électeurs pour des cons !

vendredi 12 août 2011

Le PS prend la mesure de la crise: il s'aligne sur la majorité, en renâclant


Les candidats ont pris conscience de leur déficit de crédibilité économique


La campagne de la primaire socialiste ne peut ignorer plus longtemps son contexte économique et financier: il s'impose de lui-même aux prétendants socialistes pour 2012. Les candidats font tomber leurs oeillères. Mais, sans renoncer à l'invective contre la majorité, tous délivrent le même message qui ne risque pas de les distinguer de la concurrence et les militants devront choisir sur l'apparence plutôt que sur le fond, alors que le premier tour du vote, ouvert à tous, aura lieu dans quelques semaines, le 9 octobre.
Les candidats à la candidature préparent leurs argumentaires sur un terrain qui ne leur sera pas le plus favorable. « Mener une campagne présidentielle dans un climat de crise, on ne peut pas dire que ce sera neutre ! » observe l'ancien ministre Michel Sapin, l'un des spécialistes des questions économiques dans l'entourage de François Hollande. Mais que dire de la majorité qui doit elle aussi convaincre, mais non pas sur des idées, des promesses et des postures, mais sur ses actes: elle est tenue à la réussite, tandis que les plaignants impénitents n'auront qu'à faire illusion.

Les candidats socialistes se trouvent déjà des excuses

Désirdavenir Royal assurait ses arrières mercredi.

« Souvent les crises conduisent à des reflux conservateurs», s'inquiétait . Le tout à cause d'un «a priori» , dit-elle. La droite serait une meilleure gestionnaire que l'ensemble de la gauche…

Complexe d'infériorité chez les aubrystes
« C'est étonnant, c'est un résidu de l'histoire ancienne », gémit amèrement l'économiste et député du Rhône Pierre-Alain Muet, proche de Martine Aubry. «
Avant le début des années 1980, la droite gouvernait sans laisser se creuser le déficit. Mais depuis, jamais la droite ne l'a ramené sous la barre des 2 % », assure-t-il.
Evidemment, l'alternance est passée par là entre-temps et la gauche a laissé des séquelles. Mais, à l'entendre, c'est la gauche qui aurait pourtant été la plus vertueuse. malgré trois dévaluations du franc, l'effondrement de l'économie, des affaires catastrophiques, qui seront, évidemment, payées par les contribuables. A côté de cela, ils ont dénationalisé et privatisé, officiellement ou en catimini. Ils ont donc appliqué une politique non pas "socialiste", mais social-démocrate. C'est à dire que, dans leur totale incohérence, ils ont sacrifié à l'économie de marché qu'ils renient aujourd'hui, stigmatisant la responsabilité du système capitaliste dans la crise internationale que nous vivons.
Depuis l'élection de François Mitterrand, l'endettement n'a quasiment jamais cessé de se creuser, sauf en période de croissance internationale, dont a bénéficié le gouvernement Jospin, "à l'insu de son plein gré" !

C'est désormais à qui, de la droite et la gauche, apparaîtra la plus rigoureuse.
Dans les deux camps, il va falloir revoir les plans de bataille.

Au PS, les principaux candidats ont d'ailleurs décidé de mettre en scène des réunions de travail sur la crise. François Hollande a invité des économistes pour un séminaire de travail le 24 août. Martine Aubry a convoqué une «cellule de suivi de la crise» le 25.
«Je n'ai pas attendu aujourd'hui pour voir [des économistes] et encore moins dans quinze jours», a ironisé, jeudi sur Twitter, Ségol'haine Royal.
Il reste que les candidats socialistes se dérobent à tout "débat participatif" lors de l'université d'été de La Rochelle... Le dialoge attendra la rentrée: inutile en effet d'afficher l'insignifiance des différences de l'une à l'autre.
A force de lisser leur image et de se marquer à la culotte, leurs discours sont "bonnet rose et rose bonnet".

Tactiques politiques

À gauche, le problème est d'apparaître crédible

Le député du Doubs Pierre Moscovici, qui coordonne la campagne de François Hollande, a invité jeudi la gauche à une « révolution culturelle». Et ça consiste en quoi, ça ? Ce serait la prise en compte de « l'ardent impératif de réduire les déficits publics et la dette ». Inattendu !

Sur ce thème, Hollande semble avoir l'avantage, à en croire les sondages du commerce. « Il apparaît comme le plus outillé : il a les positions les plus claires ». C'est le sentiment d'un de ses proches, qui préfère toutefois garder l'anonymat.
À l'inverse, Martine Aubry est suspecte. Non seulement elle a fait des catastrophiques 35 heures son image de marque, mais elle a aujourd'hui radicalisé ses idées et le soutien de l'aile gauche du PS la plombe. « Elle devrait s'exprimer plus », veut croire un de ses soutiens, pour redorer cette image. A cet effet, le rêveur flouté juge bon d'évoquer le souvenir de la réduction du déficit de la Sécurité sociale: elle était ministre du Travail de Jospin quand la conjoncture internationale était propice. Mais la versatilité de la dame aux 35 heures doit pourtant être également rappelée, car celle qui mit en oeuvre cette politique controversée en 1997 avait déclaré six ans plus tôt ne pas croire « qu'une mesure générale de diminution du temps de travail créerait des emplois. »

Alors que la tempête financière fait rage, Nicolas Sarkozy tient la barre
Le chef de l'État compte bien utiliser cette adversité pour consolider sa stature présidentielle.
Sa cote de popularité ne cesse d'ailleurs de monter de trois points en trois points: à 34 % pour l'Ifop et 35 % pour l'institut CSA.
Il ne devrait pas avoir de mal à souligner les contradictions de ses opposants et démontrer le manque de crédibilité .
Il a lancé l'offensive avec le thème de la «règle d'or» qui vise à inscrire dans la Constitution une limitation du déficit. La gauche refuse de se lier à ce texte, même si elle ne conteste pas la nécessité du désendettement. Certains, comme Manuel Valls, se sont cependant déclarés prêts à discuter. À l'Élysée, on a sauté sur l'opportunité d'enfoncer un coin à gauche en laissant entendre que des rendez-vous avec ces personnalités d'opposition « constructives » étaient possibles. Mais Manuel Valls craint un alignement individuel. Il prône « un dialogue entre l'exécutif et l'opposition et [non] pas entre l'exécutif et quelques parlementaires ! ».

La crise oblige le PS à infléchir son projet peu à peu.
Les tactiques politiciennes s'accommodent mal de la conjoncture.
Sans parler de la démagogie constitutive du socialisme ! «
On ne peut pas dépenser un euro supplémentaire », met en garde Valls, en jugeant impossibles certaines propositions du PS, comme la création de 300.000 emplois jeunes. «C'est très facile à financer grâce à la suppression des exonérations de charges pour les heures supplémentaires », rétorque Pierre-Alain Muet (1945, retraitable...), décidément attaché aux vieilles lunes de Tartine Aubry depuis 1997.
Le débat va avoir lieu, comme sur l'augmentation du budget de la Culture, voulue par Aubry et contestée par Hollande. Finalement, les candidats à la primaire se démarqueront peut-être en promettant plutôt moins que plus.

Postures variées mais proches

Pour mieux embobiner les Français, Martine Aubry joue sur les mots

La maire de Lille ne cache pas que la «règle d'or» la met dans l'embarras. Alors elle endort la vigilance des Français. Si elle était élue, elle s'engage donc à suivre « une vraie [sic] règle de conduite » : « affecter la moitié des marges de manœuvre au désendettement du pays ». Si les Français ne comprennent pas que c'est pas autant de moins pour le social, c'est qu'ils ont vraiment la tête dans le guidon.
Elle s'est même dite finalement prête à respecter l'échéance «d'un retour sous les 3 % en 2013» qu'elle rejetait. Elle avait pourtant tout son temps jusqu'ici : " Plus des deux tiers des pays européens demandent que cette étape soit repoussée à 2015", assurait-elle, se retranchant derrière les autres. D'abord, elle estima donc que le retour aux 3 % de déficit ne serait pas réaliste avant 2014 ou 2015. Mais elle adopta la position de François Hollande lorsque son principal rival changea d'avis : "Nous nous sommes engagés, dans le projet socialiste, à respecter les engagements de la France, 3 % en 2013 puisque c'est la règle aujourd'hui", obtempéra l'agressive maire de Lille, le dimanche 17 juillet dernier. La veille, le samedi 16 juillet, son rival avait déclaré dans le journal Le Monde : "la dette est l'ennemie de la gauche et de la France" et François Hollande avait admis: "Il faut rééquilibrer nos comptes publics dès 2013."
Du coup, les socialistes, en cas de victoire, proposeraient d'engager un débat avec les gouvernements européens. Il n'y donc pas urgence à agir...

François Hollande se la joue 'On ne me la fait pas' !
Le député de Corrèze juge « factice » l'idée d'inscrire une «règle d'or» dans la Constitution, l'application étant reportée à 2013. Il fait une contre-proposition : adopter un amendement au projet de loi de finances 2012 pour que la France « s'engage à respecter sa trajectoire de retour sous la barre des 3 % en 2013 », pour ouvrir -vite- le débat sur les politiques économiques. Ca se serait fait sans lui, mais il est à noter que pendant des mois le PS avait refusé le dialogue et décliné les invitations du Chef de l'Etat par la voix de l'ancien professeur d'allemand, Jean-Marc Ayrault, jugulaire, jugulaire...

Sa Cynique Majesté Royal dénigre
La «règle d'or» n'est qu'un « gadget de plus » de Nicolas Sarkozy, selon sa fielleuse concurrente malheureuse de 2007, visiblement mal remise. Mais « s'il accepte les propositions qui consistent à écrire également dans la “règle d'or” la lutte contre les inégalités fiscales, la contribution à égalité des revenus du capital et des revenus du travail aux dépenses, la justice fiscale, alors oui, on est prêt». Tel est le défi gratuit de la candidate rétrogradée au troisième dans les sondages de la primaire socialiste.

Manuel Valls consensuel
Moins sectaire, le député-maire d'Évry est aussi le plus ouvert à la proposition du chef de l'État. « Je ne suis pas hostile sur le principe », a-t-il déclaré. Il laisse même à Nicolas Sarkozy le soin de trouver les conditions d'un « compromis ». Il évoque une remise à plat de mesures fiscales, par exemple la baisse de la TVA dans la restauration. Pour lui, «tout passage en force serait contraire à l'intérêt du pays».

Arnaud Montebourg, radical, voire borné

Le député psycho-rigide de Saône-et-Loire est le plus virulent : sans nier la nécessité « impérative » de réduire les déficits, il « s'oppose » à la « règle d'or », au prétexte qu' « elle signifie la fin des choix politiques ». Il propose « un pacte de désendettement », « choisi et assumé, et non une règle subie et intouchable». Et il polémique: « Le déficit est l'enfant bâtard de la droite. »

Malgré leurs efforts, on le voit, les socialistes ne sont pas crédibles.

mardi 10 mai 2011

2011 - Le droit d'inventaire du socialisme de Mitterrand


Le PS prend le risque de raviver la flamme du 10 mai 1981

Lionel Jospin et le « droit d'inventaire » des années Mitterrand.

En 1995, le candidat à l'élection présidentielle désavoua les deux septennats de François Mitterrand
- dit Kermitterrand - devant les élus socialistes réunis à la Porte de Vincennes. Il refuse tout net que sa candidature soit assimilée à celle de son prédécesseur et le candidat des "forces de progrès" se réserve même d'instaurer un « droit d'inventaire » pour mettre à jour tous les problèmes de la politique menée pendant 14 ans.

VOIR et ENTENDRE Jospin, le Premier ministre socialiste - ancien trotskiste (OCI, jusqu'au milieu des années 80)- se dégage de l'emprise de François Mitterrand:

Depuis, les enfants de Tonton n'osent plus TUER le PERE !
Ils sont paralysés et ne peuvent plus aller de l'avant...
Polémique additionnelle
Quelques mois plus tard, juste après la mort de François Mitterrand, Lionel Jospin est invité à l'émission politique « Sept sur Sept ». la journaliste Anne Sinclair, épouse DSK, lui demande de commenter l'expression « droit d'inventaire » mais le socialiste austère et droit affirme qu'il n'a jamais dit de tels mots. Dès le lendemain, les journaux ressortent ses paroles et cette fois, Lionel Jospin est obligé d'admettre qu'il en est l'auteur.
Une attitude typique des socialistes vertueux qui, à maintes reprises, ont été mis face à leurs contradictions sans pour autant les admettre. Ainsi, François Mitterrand nia-t-il devant des caméras belges que l'Elysée ait ordonné des écoutes téléphoniques. Lien PaSiDupes

Pour la première fois en quatre ans, le vendredi 25 août 2002, l'ancien premier ministre exerça son droit d'inventaire sur son échec au premier tour de l'élection présidentielle, le 21 avril. « Je n'ai pas habité cette campagne, a-t-il déclaré. J'y suis allé en pilotage automatique. » Il a poursuivi : « Pris à Matignon, je n'ai fait que passer à l'Atelier son QG de campagne . Je n'ai pas pris la mesure de l'état du pays, ni de la gauche. »
VOIR et ENTENDRE François Baroin à l'Assemblée Nationale évoquant avec talent le train de vie socialiste, dont celui du présidentiable Dominique Strauss-Kahn:
VOIR et ENTENDRE "L'emmerdant, c'est la rose", par Thierry Le Luron:
A sa grande surprise, l'Union de la gauche va trouver la victoire, grâce à la stratégie négative de la droite, et sans savoir ce qu'elle allait en faire.
En 1984, c'est-à-dire seulement trois ans après, l'Union de la gauche avait infligé
trois dévaluations aux Français, des nationalisations et un plan de rigueur, sans compter la dette publique, entre autres succès.

samedi 11 septembre 2010

La présidente de Poitou-Charentes prend l'avantage sur Aubry

Royal « abîme » le PS

L'ex-candidate de la gauche battue à la présidentielle 2007 a répondu sur les retraites à l'intervention de François Fillon
qui l'avait précédée sur le plateau. Jeudi 9 septembre au cours d'A Vous de Juger, France 2 avait donné au PS l'avantage de réagir par la polémique à la démonstration pédagogique du Premier ministre. Un avantage que Vincent Peillon-la-honte avait feint de minimiser pour faire le coup de la gauche défavorisée par le service public, mais que la picto-charentaise a saisi.

Les Ségogols étaient aux anges pour une autre raison aussi

Martine Aubry avait préféré participer à l'émission matinale de France 2 «Les 4 Vérités», plutôt que de s'exprimer à une plus grande exposition en prime time pour laisser sa place à… Désirdavenir Royal. «Tout ça a été dealé entre elles», assure un cacique du PS qui y voit là une des conséquences du pas de deux que les Demoiselles de La Rochelle ont entrepris lors de l'université d'été socialiste.

La ch'tite Aubry s'est mise en situation de faiblesse

A force de zig-zags sur la route de la réforme des retraites, Martine Aubry

Quinze jours après avoir déclaré fin 2009 que l'on devrait nécessairement aller vers un report de l'âge légal, qu'elle fixa elle-même à 61 ans, voire 62 ans, la faisant fonction au premier secrétariat du PS illustra avec un talent certain le mot célèbre de Talleyrand : « Méfions-nous du premier mouvement, c'est le bon. » et s' effraya de ses propres déclarations, mais aussi des vives réactions de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli sur son flanc gauche.
Bien sûr, les commentateurs malveillants avaient mal saisi la complexité du propos initial et ignoré ses subtils alinéas.Le premier secrétaire du PS a-t-elle donc manqué un virage?

Et puis Martine Aubry est fragilisée par les dévaluations menées par son père, Jacques Delors et l'affaiblissement du franc consenti par François Mitterrand qui en 1983 avait dressé le rideau de fumée de l'abaissement de l'âge de la retraite de 65 à 60 ans. Outre ses 35 heures, elle aurait eu à rendre compte à la télévision de 27 années de malheur pour l'économie et la sécurité sociale françaises. Lire PaSiDupes et écouter l'analyse de Christophe Barbier

La battue travaille à soigner ses plaies et tient à afficher de la sérénité.
Son entourage a reçu une consigne: interdiction de parler de candidature et de provoquer la maire de Lille. « Ségolène Royal a compris qu'elle ne pourrait rien faire sans le parti et eux ont compris qu'ils ne peuvent pas gagner sans elle », estime un proche. D'où la paix apparente entre les différents camps, qui rivalisent d'appels au rassemblement.

Bayrou ne veut pas vivre une nouvelle histoire avec le PS et Ségol'haine Royal perdrait son temps à roucouler sous son balcon. «Ségolène Royal a écarté dans sa tête toute candidature à l'extérieur du parti», assure-t-on d'ailleurs dans son entourage.

Désirdavenir Royal reprend l'ascendant

Les éléphants roses du politbüro socialistes présents représentaient tous les courants et la tenaient à l'oeil.

Ses partisans étaient aux anges
«Si elle en fait quatre ou cinq comme ça, elle repasse devant Martine Aubry dans la course aux primaires», commente un membre de la direction. «Elle aurait fait la même chose durant la présidentielle de 2007, on n'aurait peut-être pas eu le même résultat», glisse un député.

«Elle a marqué un élément politique important », claironne Guillaume Garot, le porte-parole royaliste. Le vocabulaire monte d'ailleurs d'un cran: «Ségolène Royal s'est affirmée comme chef de guerre, comme général en chef de ce combat. Elle a rassemblé autour d'elle.» À l'Assemblée, les débats ont porté jeudi sur ses déclarations sur le retour de la «liberté de partir en retraite à 60 ans» si la gauche l'emporte en 2012.

Mais Désirdavenir Royal confiait en aparté lors de l'université d'été du PS à La Rochelle, que son principal atout, «c'est l'envie», plutôt que son programme. «Mais je ne sais pas si les Français voudront revoir la même affiche qu'en 2007», admettait-elle, prudemment.

Mais Sa Cynique Majesté Royal salit le PS

Le beurre et l'argent du beurre allégé
Le succédané de premier secrétaire du PS a tenu avec légèreté des engagements intenables. Elle a en effet assuré que si la gauche revenait au pouvoir, elle abolirait la retraite à 62 ans tout en maintenant le niveau des pensions de retraite. Il suffirait selon elle de faire payer le petit nombre de ceux qui « se gavent » [sic] de stock-options, retraites chapeau, intéressement, etc.
La masse des électeurs de 2012 prendra-elle ce risque couru d'avance ?

Avec la remplaçante de Martine Aubry vous saurez tout sur les maladies professionnelles.
Si la médecine peut établir un lien direct de cause à effet entre pesticides ou engrais et maladie de Parkinson, il est en revanche plus difficile de le faire lorsqu’il s’agit de cancer (car la malbouffe, le tabac, l'amiante dans la maison, y sont aussi bien pour quelque chose, au même titre que le cannabis).
Mais jeudi 9 septembre au cours d'A Vous de Juger sur France2 Sa Cynique Majesté Royal a révélé des informations dont ne dispose pas le commun des mortels. Sans en oublier aucune, elle nous a en effet dressé la liste terrible des maladies qui pourraient avoir un lien. Mais, la féministe qu'elle est a visiblement un problème avec les testicules, car elle ne les a pas coupés de sa liste, histoire de rétablir une certaine égalité entre hommes et femmes qui en sont privées et le vivent mal, lorsque les pédo-psychiatres ne sont pas parvenus à convaincre les filettes qu'elles ont dû être que si elles en étaient visiblement dépourvues ce n'était pas parce qu'elles avaient été vilaines!
Or, comme chacun sait, Désirdavenir Royal avait entretenu des rapports hypertendus avec son père, dès avant l'adolescence. Elle poursuit depuis la lutte contre les hommes eux et combat son sentiment d'infériorité par une agressivité implacable qui a trouvé à s'assouvir dans les produits chimiques: selon elle, le cancer des testicules châtierait les hommes là où ils semblent encore menacer son équilibre.