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dimanche 3 mars 2019

Assurance chômage: Martinez épingle le "populisme" de Macron

La CGT s'emploie-t-elle à resserrer les liens avec le M5S et la Ligue du Nord en Italie

Les critiques de Macron visant des partenaires sociaux ont braqué 
Philippe Martinez

Résultat de recherche d'images pour "Martinez Macron"
Le secrétaire général de la CGT, s'est insurgé dimanche contre les critiques présidentielles adressées aux syndicats après l'échec des négociations sur l'assurance chômage, le 20 février.
Macron n'a pas hésité à reprocher aux syndicats et au patronat de se défausser de leurs responsabilités sur l'Etat.
"C'est très populiste. C'est proprement scandaleux", s'est indigné le secrétaire général de la CGT lors de l'émission BFM Politique, qualifiant de "très populistes" les accusations de Macron.
"Chaque jour dans le pays, on dit "corps intermédiaires, démocratie territoriale, démocratie sociale, laissez-nous faire". Et quand on donne la main, on dit "mon bon monsieur, c'est dur, reprenez-la" ", avait raconté Macron, dans le langage archaïque qui est le sien, faisant parler les uns et les autres, sans se mettre en cause.

"Qui est responsable de cette situation ? Lui", a répliqué Martinez, moustache ébouriffée, désignant le président irresponsable, observant que la négociation était "impossible" avec une lettre de cadrage du gouvernement qui imposait aux partenaires sociaux de trouver 4 milliards d'euros d'économies. C'est la technique habituelle du banquier : c'est au client de se tirer lui-même d'affaire avant de revenir. 

P. Martinez a également pointé Macron pour sa stratégie d'amalgame de tous les partenaires sociaux "dans le même sac"

La CGT dénonce le refus par le MEDEF du bonus-malus, promesse de campagne d'Emmanuel Macron pour réduire le recours aux contrats courts, .
"Pourquoi il ne dit pas publiquement 'le Medef ne veut pas de bonus-malus' ? Pourquoi il englobe ? A moins qu'il ne veuille pas se fâcher avec ses amis du Medef et préfère se fâcher avec tout le monde", a soupçonné Philippe Martinez.

Martinez a ainsi critiqué la décision du Président de défiscaliser les heures supplémentaires, pour répondre à la grogne des "gilets jaunes".
"Plus on avance dans le quinquennat de M. Macron et plus je me dis que c'est lui le 'vieux monde' ", a-t-il encore souligné.
"C'est une idée de Sarkozy. Alors, qui symbolise le vieux monde ?", a interrogé Martinez, s'amusant du fait qu'Emmanuel Macron aille "chercher les idées d'un président de la République d'il y a 10 ans", dans le contexte du début des années 2000.

jeudi 15 novembre 2018

17 novembre : les "gilets jaunes" fédèrent la droite et la gauche, en dépit des partis et syndicats

La macronie assure que les manifestants divisent la population rassemblée contre Macron

Des manifestations et blocages sont prévus samedi 17 novembre contre la hausse des taxes sur les carburants.

Ouh, la méchante !
Pour discréditer le mouvement, 'Courrier international' (groupe Le Monde) publie la photo AFP d'une vilaine manifestante en 'gilet jaune' -  assimilée à une 'black bloc'? - évacuée par les forces de l’ordre lors d’un déplacement de Macron dans le Nord de la France, le 9 novembre 2018.

"Récupéré surtout par l’extrême droite", selon Courrier international', ce mouvement inquiète l’Elysée qui n'a pas de prise sur ce mouvement populaire indépendant des partis et des syndicats, ses interlocuteurs traditionnels. Et le journal croit donc y déceler une menace de fracture entre les territoires français. Et sur la planète, une dérive des continents ?

Samedi 17 novembre, un mouvement "hétéroclite" (sic) né sur les réseaux sociaux menace de "bloquer" 1.000 sites en France, afin de protester contre la hausse des taxes sur les carburants, qu'ils soient polluants ou non. Rassemblés sous la bannière du “gilet jaune” affiché à l'avant des voitures, les mécontents protestent désormais contre les mesures de l’exécutif dans leur ensemble, notamment depuis que Macron a dit "entendre" la colère, tout en prouvant qu'il ne comprend pas ses concitoyens, puisqu'il assure qu'il ne cédera pas aux revendications.
Le gouvernement français a été pris de court par le mécontentement qui a circulé sur les réseaux sociaux contre la gestion de M. Macron”, écrit The Times, qui souligne que “sa tournée de commémorations de l’armistice de la Première Guerre mondiale a été entravée par les protestations”.

L’exécutif ne cède pas sur le fond

Résultat, “c’est le branle-bas de combat dans l’exécutif” qui a ouvert involontairement un "débat participatif" et citoyen dont il s'est exclu. Le journal belge Le Soir  y voit “le signe d’une fébrilité certaine devant cette colère sociale atypique née de la hausse du prix des carburants”.

Le Premier ministre Edouard Philippe a été poussé sur le devant de la scène pour annoncer une série de mesures - des mesurettes - pour entamer la détermination du mouvement, comme la défiscalisation d’indemnités kilométriques - limitée à un nombre infime de bénéficiaires -, l’extension des “chèques énergie- sous certaines conditions très restrictives - ou la prime à la conversion (prime à la casse) pour acheter un véhicule moins polluant - et donc au-dessus de leurs moyens
Les LREM les plus stupides ou "cyniques" considèrent que les Français peuvent parfaitement se déplacer dans des véhicules 4CV... Ils approuvent que “l’exécutif n’a rien cédé sur l’essentiel, à savoir la% taxation des carburants, motivée par la transition écologique”, constate le quotidien de Bruxelles. Et il ne précise pas que les 30% de taxes gouvernementales ne lui sont affectés en totalité: la traçabilité de cet impôt indirect est plus que floue.

Le groupe belge Le Soir qui diffuse dans le Nord de la France est la boussole de Courrier international
“Le feu s’est d’autant plus propagé que le terrain était inflammable, analyse Le Soir, repris par le journal du co-fondateur du site Rue89. Le pouvoir d’achat stagne, mais pas seulement.

Macron a suscité un certain nombre de colères "disparates" qui se sont agrégées et cristallisées sur les automobilistes, explique un anonyme de l’Elysée. Il y a la hausse du prix des carburants, mais aussi la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les départementales.” Et il oublie la CSG, notamment.

Ce mouvement serait aussi, selon le journal belge, le signe des divisions françaises, bien que créées par le "président des riches" désireux de se fabriquer une image plus sociale, après avoir pointé les "illettrés" et les "fainéants" ou "les gens qui ne sont rien" : “Au malaise social se greffe une dimension territoriale. L’impression prévaut qu’Emmanuel Macron est aussi ‘le président des villes’ et néglige la France périphérique.” Et rurale.
“Le mouvement a divisé la France à mesure que la colère monte dans les zones rurales et les petites villes, où la plupart des gens prennent la voiture pour aller au travail”, rapporte The Times, classe au centre gauche.

Une certaine presse diabolise le mouvement

Le Soir croit pouvoir affirmer que “l’extrême droite attise le feu, même si "sa chef de file ne prendra pas elle-même part aux manifestations,” reconnaît-il pourtant. Que dirait Le Soir si elle manifestait ?

Le journal britannique The Times a l'impression d'une récupération politique très rapide de cette colère, notamment par l’extrême droite, “et à un degré moindre par les républicains de Laurent Wauquiez”. Un amalgame incomplet...

Car la démonstration de Courrier international, Le Soir et The Times occulte la prise de position de l'extrême gauche.

Mélenchon, chef de file trotskiste de LFI,  a évoqué le sujet du 17 novembre lors d'un meeting la semaine dernière à  Pau. "Le 17 novembre, qu'est-ce que vous faites, vous regardez en commentant? Non, le 17 novembre est une auto-organisation populaire dont je souhaite le succès. [...] Il faut souhaiter son succès", a déclaré le député . "On me dit 'il y a des fachos là-dedans'. Oui, oui, il y en a partout. Et il y a aussi beaucoup de fâchés qui ne sont pas fachos, et ceux-là ils ont raison d'être fâchés [...] Cette colère est juste, elle porte sur quelque chose qui a un sens", a-t-il poursuivi. "Cette affaire d'augmentation des carburants détrousse les braves gens qui vivent de leur travail. Parce que quand on est à 20 kilomètres de son boulot, cette affaire coûte 200 euros", affirme-t-il.

Alors que la CGT refuse de se mêler à la droite, le PCF ne manifeste aucune "défiance" envers la manifestation du 17 novembre. "Nous sommes favorables à toutes les initiatives qui permettent de faire monter la problématique du racket fiscal. C'est pas en faisant les poches des gens qu'on va favoriser la transition énergétique", affirme Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.
Sébastien Jumel, député PCF de Seine-Maritime, qualifie d'ailleurs de "miettes" les annonces de Philippe.

Le candidat du PS à la présidentielle, l'ex-socialiste Benoît Hamon avait pour objectif de faire "sortir la France du diesel à l’horizon 2025". L'ancien ministre voulait "mettre fin à l’avantage fiscal accordé au diesel". Il n'était déjà pas en phase avec la population, notamment les plus démunis qu'il croit représenter. Il est maintenant désavoué par les gilets jaune et sa présence dans la rue est incertaine...

Au PS, son patron Olivier Faure est lui aussi favorable aux gilets jaunes. "Nous soutenons les Français qui se mobilisent (...) Nous serons à leur côté pour défendre leur pouvoir d'achat", a indiqué son entourage.
Le bureau national du PS a adopté une résolution dénonçant "l'arnaque" d'une fiscalité écologique qui ne profitera qu'à hauteur de 20% aux politiques environnementales.

Tous des fachos sont passés à gauche ?

dimanche 6 novembre 2016

Présidentielle: Montebourg tombe sous le charme discret du libéralisme

Le candidat socialiste esquisse un programme libéral

Montebourg a tenté de mordre le couloir voisin du sien, l'Economie et de l'Europe
Arnaud Montebourg à Paris, le 5 novembre 2016.
Arnaud Montebourg à Paris, le 5 novembre 2016


Le candidat socialiste à la primaire à gauche s'est mis à 'l'innovation', à la recherche du positionnement politique adéquat, en attendant Godot Hollande.

"Ca vous a plu ce vent de liberté qui souffle sur Arnaud Montebourg ?" s'inquiète le premier lieutenant du candidat socialiste à la primaire, Francois Kalfon, anxieux directeur de campagne de Montebourg, à l'issue d'une heure de discours en conclusion de ses 'Etats généraux du Projet France', ce samedi soir dans une petite salle du 11e arrondissement de Paris. Il a en effet présenté autre chose que son triptyque 'Europe, Economie, Institutions' ressassé depuis son départ du gouvernement, en août 2014.

Ministre convertible en Monsieur Meuble

Suite à sa démission du gouvernement, il a mis à profit son carnet d'adresses pour aller d'activité en activité, à chaque fois médiatisée. 
Après avoir pris des cours d'entrepreneuriat comme boursier à l'Insead, école de commerce basée à Fontainebleau, il avait annoncé le montage de sa propre entreprise "Les équipes du Made in France", dotée de 100.000 euros et dont il est président actionnaire. 
Puis, il s'est rendu aux États-Unis pour y donner des conférences de macro-économie. Il a enfin trouvé du boulot à Habitat comme vice-président non salarié, seulement bénéficiaire d'"une indemnité, comme les cinq autres membres du conseil de surveillance", selon la direction de l'entreprise française d'origine britannique. "Je veux tenter dans le privé ce que je n'ai pas réussi dans le public, tout en gardant l'esprit d'audace créative que j'ai essayé d'insuffler lorsque j'étais ministre", raconta-t-il.
L’ex-ministre de Hollande esquisse son libéralisme à la Montebourg,

Le "gommeux" a fait sortir
un livre de plus
parlant de "libérer l’innovation dans notre pays", d’"organiser la libération des Français", de "libérer les Français de la pensée unique oppressante, régressive et malhonnête: Le TINA: There Is No Alternative", slogan politique communément attribué la Dame de fer, à Margaret Thatcher et qui caractérise l'ordre mondial actuel abhorré des altermondialistes, décrit comme le troisième pouvoir totalitaire, après le bolchevisme et le nazisme.
Cette référence au premier ministre conservateur britannique évoque le marché, le capitalisme et la mondialisation en tant que phénomènes nécessaires et bénéfiques et la certitude que tout régime qui suit une autre voie court à l'échec.
Nono célèbre le mariage de la carpe et du lapin

On avait jusqu'ici plutôt tendance à entendre un Montebourg "colbertiste" (mercantilisme du XVIIe siècle appuyé sur l'Etat, version étatiste opposée à la version Macron), "gaulliste social" (comme François Fillon ou Nicolas Dupont-Aignan),
héraut du 'Made in France' qui s'offre une montre... suisse (ci-contre) et non autant porté sur l’innovation et la modernité comme ce samedi, devant 800 personnes selon son entourage n'est pas de la police...

L'ex-ministre a ainsi tenté une définition d’un libéralisme à sa façon. "Non, répond l’ex-ministre du Redressement (im)productif après son discours.

 La liberté n’est pas celle du renard dans le poulailler mais celle qu’on peut construire au côté d’un Etat protecteur". 

Ce libéralisme-là n’a donc rien à voir avec celui d’Emmanuel Macron, son successeur à Bercy et possible futur adversaire à l’élection présidentielle. Un Macron que l'ex-Monsieur de Labriffe a placé dans son coeur de cible : les 'oliguénarques', contraction d’oligarques et énarques, membres de "nouvelles féodalités" et d’une "nouvelle catégorie professionnelle" détenant, dit-il, des "monopoles" politiques et économiques auxquelles les "couches nouvelles qui veulent accéder au pouvoir" doivent absolument " mettre fin".

Plus de tertiaire dans nos campagnes

"On peut être pour un Etat puissant et pour que la société soit forte, libre, créative et capable d’exercer le pouvoir", martèle Montebourg. Ça donne un candidat qui va défendre l’économie collaborative. Montebourg cite ainsi les sites de crowdfunding, ou BlaBlaCar et AirBnB (et non 'NBnB', comme dit le novateur à la tribune), "libératrice d’un certain nombre de rentes, de monopoles", un "outil de libération des Français", mais qui va aussi mettre en garde contre les "régressions sociales" consécutives au modèle Uber qui "réhabilite" le "travailleur à la tâche", "le louage d’ouvrage", en réalité un "outil de contournement du droit du travail".

Sa proposition la plus étonnante est la "défiscalisation" pour des entreprises qui embaucheraient des télé-travailleurs pour "repeupler" les campagnes, ainsi que la création d’une "agence nationale de rénovation rurale" sur le modèle de ce qui a été fait pour la ville (ANRU). L'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine a été créée par la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003, dite 'loi Borloo'.
Lien PaSiDupes ci-dessous:

Premier couac du candidat Montebourg : son site internet n'est pas "made in France" C'est ballot: Nono fait travailler une entreprise... américaine !


"On ne réforme pas la gauche en allant à la primaire de la droite !"

Montebourg se cherche un créneau, en attendant de savoir si Hollande est candidat, ni trop au centre, depuis son virage libéral, ni trop à gauche pour effacer l'étiquette 'frondeur' qui lui colle à la peau comme un sparadrap et éviter les comparaisons avec Jean-Luc Mélenchon.


 Florange: Montebourg pérore à ArcelorMittal,
avec la complicité de la CFDT
Il postule donc au ticket "union des gauches" susceptible de convaincre les écologistes radicaux et l'extrême gauche communiste de lui faire confiance pour, d’abord, battre un "candidat du gouvernement" et, ensuite, "éviter que les électeurs de gauche aient à arbitrer" entre la droite et l’extrême droite.

Au passage, l’ex-ministre démissionnaire a déconseillé aux électeurs de gauche d’aller voter Alain Juppé : "On ne réforme pas la gauche en allant à la primaire de la droite ! On réforme la gauche en venant voter à la primaire de la gauche !, a-t-il lancé sous les applaudissements. On construit l’avenir de la gauche en venant construire le projet France !". 
"Construire le projet France" est le nouveau slogan de accapareurs de gauche qui se cherche.

Nono fait la cour aux écologistes

Ce samedi, il a aussi longuement rappelé ses propositions pour une "nouvelle République"
tirage au sort de 100 sénateurs pour "contrôler" l’exécutif en sorte que ce soit "enfin une chambre où il se passe quelque chose", estime le populiste Montebourg qui n'a pas senti passer l'opposition des sénateurs à sa politique, 
- la promotion des référendums d’initiative populaire, 
- la "libération" des données publiques - il n'est pas seulement archaïque, mais aussi monomaniaque - , un "spoil system(système des dépouilles, c'est tellement mieux en langage "made in France" pour le remplacement des hauts fonctionnaires de la majorité précédente par des fidèles de la nouvelle) sur le modèle américain... pour "abolir les privilèges" de la noblesse  haute administration, 
- le droit de vote des étrangers aux élections locales… 

Le tout proposé dans un référendum - et non des ordonnances - à l’été 2017: vive les vacances ! Il est vrai que c'est un privilège de nantis à abolir... En effet, combien d'enfants des quartiers défavorisés n'ont jamais vu la mer ? Quand ils ne sont pas des clandestins arrivés par Lampedusa.

"C’était aussi un discours d’innovation politique", insiste-t-il devant les journalistes. 
C’était aussi un discours à destination de l'électorat écologiste - même s'il est rare - avec lequel il doit recréer du lien après avoir été le promoteur des gaz de schiste et du nucléaire pendant deux ans à Bercy. 
Montebourg a viré sa cuti dans le virage avant la présidentielle. 
Il pérore désormais sur la "rénovation thermique" ou l'"auto-énergie" et la "permaculture", l'"agro-écologie" et l'"économie du recyclage" qui n'ont plus de secrets pour lui. Pas plus que 'NBnb'... "Croyez vous que tout cela puisse se faire avec un homme seul ?, demande-t-il à son public. Cela ne peut se faire que dans un mouvement de société".

Montebourg reconnaît qu'il se bat contre des moulins
Non seulement Hollande végète à l'Elysée, mais il bloque toute initiative politique par son silence sur ses intentions. "C'est une campagne atone parce qu’on n’a pas de vis-à-vis, déplore le député de Saône-et-Loire, Philippe Baumel, maire du Breuil, ex-patrie de l'andouillette, membre du mouvement Rénover maintenant (avec la sémillante Yvette Roudy et le frondeur Christian Paul ou Thierry Mandon, secrétaire d'État de Valls) et voisin de Montebourg, comte de Montret. 
"On manque de réactions aux propositions que nous faisons, reconnaît le redresseur de torts. On est dans une phase de temporisation". Hollande n'est pas le seul défaut de Montebourg...

Son entourage répond ainsi aux critiques adressées à un candidat moins agité qu’à l’accoutumée : "Comme il s’est assagi, ça donne des papiers disant "il est terne", se lamente son directeur de campagne, Francois Kalfon. Mais dans les meetings et selon le même, les gens découvrent un Montebourg robuste, calme, serein. Quelqu’un à qui on a envie de filer les clés de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. [A Florange, il a pourtant perdu les clés...] Si besoin Montebourg peut accélérer".

En attendant, celui qui avait fait 17% à la primaire de 2011 - mais c'était avant son passage à Bercy - teste ses formules : "Je suis un candidat proposant, pas opposant". Et si on parlait bilan ?
Le temps de savoir qui, de François Hollande, Manuel Valls ou Macron, le poseur aura en face de lui.

dimanche 9 octobre 2016

Les CRS refusent d'être matraqués d'impôts



L'augmentation d'impôt dont les CRS ne veulent pas

La Cour des comptes dénonce la défiscalisation d'une indemnité journalière de transport versée aux forces mobiles de maintien de l'ordre.
Des activistes en état de guerre contre les CRS à Nantes,
lors d'une manifestation contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes
La prime d'absence des CRS en mission dérange les ronds de cuir de la Cour, alors que l'"état d'urgence" a été décrété et plusieurs fois prorogé. Elle peut monter jusqu'à 8.000 euros par an, mais peut se réduire à beaucoup moins et être versée avec retard et les syndicats de policiers ne veulent pas payer davantage d'impôts.
Le ras-le-bol fiscal atteint donc aussi la police. Les forces mobiles de maintien de l'ordre, très sollicitées dernièrement entre les manifestations contre la loi Travail et les mesures de sécurité pour prévenir de nouveaux attentats, craignent que leur indemnité journalière d'absence temporaire (Ijat), soit soumise à l'impôt, alors que ce n'est pas le cas jusqu'à présent. 

Les magistrats de la Cour des Comptes n'ont aucune reconnaissance

L'Ijat est une somme de 37 euros touchée chaque jour d'absence loin du domicile. En année exceptionnelle comme celle qui vient de s'écouler, elle peut dépasser les 7.000 euros. Une jolie prime qui, en période d'état d'urgence prolongé compense des salaires qui tournent autour de 2.000 euros net mensuels. 
Mais la Cour des comptes critique depuis plusieurs années sa défiscalisation, qui n'est fondée sur aucun texte légal. C'est donc une niche fiscale à supprimer pour le bien des comptes publics. Selon les syndicats de police, il y a désormais une "volonté de Bercy" de fiscaliser l'Ijat. Le gouvernement n'a pourtant aucun sens de l'équité puisqu'il maintient les privilèges fiscaux des journalistes.
Lien PaSiDupes

Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, juge la "mesure inacceptable"

"Nos collègues CRS attendaient davantage de reconnaissance de l'Etat en rapport à leur engagement sans faille plutôt que de leur ponctionner du pouvoir d'achat". Le syndicat menace "d'actions de grande envergure" en cas de fiscalisation. 

"C'est inadmissible", tonne Nicolas Comte pour Unité SGP-police FO (second syndicat) "à l'heure où les CRS sont absents deux cents jours par an" car "en déplacement". "Un mouvement dur se met en place", annonce-t-il. 

Le gouvernement tente de rassurer ses soutiens maltraités
La perspective d'un mouvement social parmi les forces de l'ordre tombe mal pour le gouvernement, qui avait promis en mai de faire passer l'indemnité de 35 euros à 37 euros pour les encourager. La Cour des Comptes reprend d'une main ce que l'Etat donne de l'autre... D'autant que François Hollande annonce en parallèle une baisse d'impôts pour les ménages. 

Au premier janvier 2017, l'Ijat devait même monter à 39 euros, conformément à une promesse datant de 2015. Toute fiscalisation contraindrait donc le gouvernement à trouver une autre mesure pour préserver le pouvoir d'achat des policiers et l'équilibre du budget de l'Etat. 
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est aussitôt porté en défense de ses troupes ce jeudi pour annoncer que l'Ijat ne sera pas fiscalisée, et qu'une solution pour la régulariser juridiquement serait trouvée.
Quand la menace facilite le dialogue...

jeudi 4 août 2016

Le culte musulman se serait bien vu financé par l'Etat...

"J'voudrais ben, mais j'peux point," regrette Hollande

Le président de la République fait la guerre aux arabes de l'extérieur et ne peut les subventionner à l'intérieur

François Hollande a dit 'La' au financement public du culte musulman, s’opposant ainsi fermement à son Premier ministre Manuel Valls qui avait évoqué un 'oui' lundi dans les colonnes du journal Libération.

Le chef de l’Etat a ainsi souligné la fracture de l'exécutif, alors que la démission du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, est par ailleurs annoncée pour la fin du mois.
Cette idée d'une contribution des contribuables chrétiens au financement du culte musulman avait provoqué des réactions de toutes parts dans la classe politique, à droite comme à gauche.

Il a également évoqué le nom de Jean-Pierre Chevènement pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France, dont le but est notamment de contrôler le financement de la construction des lieux de culte musulman.

Mais, sur France Info ce matin, la ministre du droit des femmes, Laurence Rossignol lui opposerait volontiers un membre de la communauté, à la condition que ce soit une ...femme, créant ainsi une nouvelle polémique
Reste à savoir si elle sera Marocaine ou Algérienne, voire Malienne.   

Hollande veut relancer la Fondation pour l’islam de France

"Il faut la conforter, la doter." Comme une fille?
Lors d’une rencontre avec la presse présidentielle à Paris, le président a souligné la nécessité pour cette Fondation, créée en 2005 mais paralysée par des dissensions internes - singulièrement du fait de l'Algérie excédée par les faveurs de la France envers le Maroc, par ailleurs représenté au gouvernement par trois Marocaines -  d’exercer un contrôle notamment sur le financement de la construction des lieux de culte musulmans.

Cette Fondation des œuvres de l’islam de France, FOIF, "il faut la conforter, la doter", a ajouté le chef de l’Etat. Mais l’Elysée ne veut pas revenir sur la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, qui qui interdit à l’Etat et aux collectivités locales de subventionner des activités cultuelles.

Le Foll a évoqué plusieurs pistes possibles à l’étude, comme la "défiscalisation des dons", la "taxe sur les produits alimentaires halal" et le "financement participatif". Mais quoi qu’il en soit, l' "outil" de ce financement sera la Fondation pour l’islam de France, que le gouvernement veut remettre sur les rails.

Point mort. 
Mercredi au micro de RTL, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a annoncé que le ministère de l’Intérieur fera "des propositions à la fin de l’été" concernant le financement du culte musulman.

Guerre de religions entre Hollande et Valls

La veille, devant la presse, le président Hollande avait estimé que "ce qui n’est pas possible, sauf à changer la loi de 1905, c’est que l’Etat puisse subventionner un culte", contredisant ainsi les déclarations successives de Valls.
 
Or, dimanche, le premier ministre, annonçait son intention de bâtir un "nouveau pacte avec l’islam de France" et s’était dit favorable à l’interdiction temporaire du financement de mosquées par des fonds étrangers. 
"Il faut reconstruire une capacité de financement française" , avait précisé cet ex-ministre des cultes Place Beauvau. S’avançant un peu plus mardi, Valls avait même refusé de s’ "interdire une forme de financement public" du culte musulman, tout en reconnaissant que "toucher à la loi de 1905 ouvrirait un débat très périlleux". "Mais nous devons passer en revue toutes les solutions", avait-il rétro-pédalé.

L’opposition -de droite comme de gauche- n’a pas attendu davantage pour lancer l’offensive.

Valls "a capitulé," estime Hervé Mariton, candidat à la primaire de la droite et du centre. Le député des Républicains a estimé que cette volonté de financement public traduisait "une sorte de reconnaissance d’une situation communautariste et l’abandon d’une exigence très forte d’intégration à la française"
"Nous avons hélas vécu des années de compromission où (…) des municipalités de gauche et de droite finançaient en réalité des lieux de culte. C’est au fond une sorte de reconnaissance d’une situation communautariste et l’abandon d’une exigence très forte d’intégration à la française", a-t-il ajouté.

"Quand on lit entre les lignes (…) ce que nous dit le premier ministre, il s’agirait d’avancer vers un financement public du culte. Je ne suis pas d’accord. Ce sont les fidèles qui doivent financer le culte, quel que soit le culte", a renchéri Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle.

vendredi 21 mars 2014

Livret A: le solde entre retraits et dépôts négatif indique une montée de la précarité

Les retraits sur le Livret A ont été supérieurs aux sommes déposées en février

La décollecte nette 
sur le produit d'épargne populaire traduit les difficultés et les inquiétudes  des Français
 
Pour vivre, ils ont retiré 210 millions d'euros en février, selon des chiffres publiés vendredi par la Caisse des dépôts.
L'an dernier sur la même période, le livret avait attiré 1,51 milliard d'euros, davantage d'épargne que de retraits.

Le Livret de développement durable (LDD) était également plus attractif le mois dernier affichant une collecte nette de 70 millions d'euros.
A la fin février, les sommes déposées sur les deux produits de placement atteignaient 369,3 milliards d'euros, indique la Caisse des Dépôts.
L'année 2014 avait bien commencé pour les deux produits avec une collecte nette cumulée de 2,19 milliards d'euros, leur meilleur niveau depuis avril 2013.
Le Livret A, considéré comme le placement préféré des Français, avait notamment bénéficié de l'annonce du gouvernement fin 2013 de son intention de ne pas baisser son taux de rémunération, actuellement à 1,25%.

Les deux livrets d'épargne défiscalisée ont enregistré des sorties nettes de capitaux de 0,14 milliard d'euros le mois dernier.

L’embellie du début d’année aura été de courte durée. Les français ont notamment puisé dans leur bas de laine pour consommer et partir en vacances, mais aussi pour payer le tiers-provisionnel et la hausse d'impôts.

jeudi 20 février 2014

Bartolone n'est pas imposable sur 70 % de ce qu'il empoche

Un président socialiste bien peu solidaire !


Deux des indemnités perçues par le président de l'Assemblée nationale ne seraient pas soumises à l'impôt, révèle "Siné mensuel" 
L'indemnité de fonction du président de l'Assemblée nationalen'est pas imposable, dénonce le magazine satirique "Siné mensuel" du mercredi 5 juin.  L'actuel titulaire du poste, Claude Bartolone (PS), l'a réduit de 30%, de 10.000 à 7.000 euros, lors de son élection en juillet dernier, mais le socialiste a veillé à ce que son montant soit défiscalisé.

Le président de l'Assemblée perçoit en outre l'indemnité de député
Or, si l'indemnité de base d'un montant de 5.514 euros brut (4.082 euros net), est imposable, l'indemnité représentative de frais de mandat net (IRFM) est en revanche épargnée. Sujette à de nombreuses critiques pour son opacité, elle s'élève à 5.570 euros. Elle a certes subi une réduction de 10% décidée en septembre par le bureau de l'Assemblée, mais elle est également non imposable...

Cette esbrouffe est une arnaque à la solidarité nationale 

Siné mensuel dénonce que  "le président de l'Assemblée nationale perçoit un salaire de 5.500 euros. Mais en tout il empoche plus du triple tous les mois, dont deux tiers non imposables [...] 70 % de ce qu’il touche échappe au fisc". Et d'ajouter sur Facebook : "Du grand art. Pas tout à fait la transparence promise." 

Interrogé, l'entourage de Claude Bartolone ne peut nier que l'indemnité de fonction du président de l'Assemblée n'est pas imposable, "ce qui a toujours été le cas" et ce qui perdure malgré l'annonce de changement. Mais, souligne les collaborateurs de l'intéressé, "en la réduisant de 30% dès son entrée en fonction, Claude Bartolone a beaucoup plus perdu que si elle avait été rendue imposable" !
"En décidant cette réduction, il participait à un signal donné par toute la majorité", puisque les indemnités du président et des ministres avaient aussi été réduites de 30%, insistent les bouffons du cabinet de Bartolone.
Et de dénoncer les camarades députés: l'indemnité de fonction des autres députés, d'un montant de 1.420 euros, n'est pas non plus imposable, selon les données consultables sur le site internet de l'Assemblée.
Il reste que l'annonce était assurément politique, mais que Bartolone ne sait pas pour autant saigné aux quatre veines...