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jeudi 15 novembre 2018

17 novembre : les "gilets jaunes" fédèrent la droite et la gauche, en dépit des partis et syndicats

La macronie assure que les manifestants divisent la population rassemblée contre Macron

Des manifestations et blocages sont prévus samedi 17 novembre contre la hausse des taxes sur les carburants.

Ouh, la méchante !
Pour discréditer le mouvement, 'Courrier international' (groupe Le Monde) publie la photo AFP d'une vilaine manifestante en 'gilet jaune' -  assimilée à une 'black bloc'? - évacuée par les forces de l’ordre lors d’un déplacement de Macron dans le Nord de la France, le 9 novembre 2018.

"Récupéré surtout par l’extrême droite", selon Courrier international', ce mouvement inquiète l’Elysée qui n'a pas de prise sur ce mouvement populaire indépendant des partis et des syndicats, ses interlocuteurs traditionnels. Et le journal croit donc y déceler une menace de fracture entre les territoires français. Et sur la planète, une dérive des continents ?

Samedi 17 novembre, un mouvement "hétéroclite" (sic) né sur les réseaux sociaux menace de "bloquer" 1.000 sites en France, afin de protester contre la hausse des taxes sur les carburants, qu'ils soient polluants ou non. Rassemblés sous la bannière du “gilet jaune” affiché à l'avant des voitures, les mécontents protestent désormais contre les mesures de l’exécutif dans leur ensemble, notamment depuis que Macron a dit "entendre" la colère, tout en prouvant qu'il ne comprend pas ses concitoyens, puisqu'il assure qu'il ne cédera pas aux revendications.
Le gouvernement français a été pris de court par le mécontentement qui a circulé sur les réseaux sociaux contre la gestion de M. Macron”, écrit The Times, qui souligne que “sa tournée de commémorations de l’armistice de la Première Guerre mondiale a été entravée par les protestations”.

L’exécutif ne cède pas sur le fond

Résultat, “c’est le branle-bas de combat dans l’exécutif” qui a ouvert involontairement un "débat participatif" et citoyen dont il s'est exclu. Le journal belge Le Soir  y voit “le signe d’une fébrilité certaine devant cette colère sociale atypique née de la hausse du prix des carburants”.

Le Premier ministre Edouard Philippe a été poussé sur le devant de la scène pour annoncer une série de mesures - des mesurettes - pour entamer la détermination du mouvement, comme la défiscalisation d’indemnités kilométriques - limitée à un nombre infime de bénéficiaires -, l’extension des “chèques énergie- sous certaines conditions très restrictives - ou la prime à la conversion (prime à la casse) pour acheter un véhicule moins polluant - et donc au-dessus de leurs moyens
Les LREM les plus stupides ou "cyniques" considèrent que les Français peuvent parfaitement se déplacer dans des véhicules 4CV... Ils approuvent que “l’exécutif n’a rien cédé sur l’essentiel, à savoir la% taxation des carburants, motivée par la transition écologique”, constate le quotidien de Bruxelles. Et il ne précise pas que les 30% de taxes gouvernementales ne lui sont affectés en totalité: la traçabilité de cet impôt indirect est plus que floue.

Le groupe belge Le Soir qui diffuse dans le Nord de la France est la boussole de Courrier international
“Le feu s’est d’autant plus propagé que le terrain était inflammable, analyse Le Soir, repris par le journal du co-fondateur du site Rue89. Le pouvoir d’achat stagne, mais pas seulement.

Macron a suscité un certain nombre de colères "disparates" qui se sont agrégées et cristallisées sur les automobilistes, explique un anonyme de l’Elysée. Il y a la hausse du prix des carburants, mais aussi la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les départementales.” Et il oublie la CSG, notamment.

Ce mouvement serait aussi, selon le journal belge, le signe des divisions françaises, bien que créées par le "président des riches" désireux de se fabriquer une image plus sociale, après avoir pointé les "illettrés" et les "fainéants" ou "les gens qui ne sont rien" : “Au malaise social se greffe une dimension territoriale. L’impression prévaut qu’Emmanuel Macron est aussi ‘le président des villes’ et néglige la France périphérique.” Et rurale.
“Le mouvement a divisé la France à mesure que la colère monte dans les zones rurales et les petites villes, où la plupart des gens prennent la voiture pour aller au travail”, rapporte The Times, classe au centre gauche.

Une certaine presse diabolise le mouvement

Le Soir croit pouvoir affirmer que “l’extrême droite attise le feu, même si "sa chef de file ne prendra pas elle-même part aux manifestations,” reconnaît-il pourtant. Que dirait Le Soir si elle manifestait ?

Le journal britannique The Times a l'impression d'une récupération politique très rapide de cette colère, notamment par l’extrême droite, “et à un degré moindre par les républicains de Laurent Wauquiez”. Un amalgame incomplet...

Car la démonstration de Courrier international, Le Soir et The Times occulte la prise de position de l'extrême gauche.

Mélenchon, chef de file trotskiste de LFI,  a évoqué le sujet du 17 novembre lors d'un meeting la semaine dernière à  Pau. "Le 17 novembre, qu'est-ce que vous faites, vous regardez en commentant? Non, le 17 novembre est une auto-organisation populaire dont je souhaite le succès. [...] Il faut souhaiter son succès", a déclaré le député . "On me dit 'il y a des fachos là-dedans'. Oui, oui, il y en a partout. Et il y a aussi beaucoup de fâchés qui ne sont pas fachos, et ceux-là ils ont raison d'être fâchés [...] Cette colère est juste, elle porte sur quelque chose qui a un sens", a-t-il poursuivi. "Cette affaire d'augmentation des carburants détrousse les braves gens qui vivent de leur travail. Parce que quand on est à 20 kilomètres de son boulot, cette affaire coûte 200 euros", affirme-t-il.

Alors que la CGT refuse de se mêler à la droite, le PCF ne manifeste aucune "défiance" envers la manifestation du 17 novembre. "Nous sommes favorables à toutes les initiatives qui permettent de faire monter la problématique du racket fiscal. C'est pas en faisant les poches des gens qu'on va favoriser la transition énergétique", affirme Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.
Sébastien Jumel, député PCF de Seine-Maritime, qualifie d'ailleurs de "miettes" les annonces de Philippe.

Le candidat du PS à la présidentielle, l'ex-socialiste Benoît Hamon avait pour objectif de faire "sortir la France du diesel à l’horizon 2025". L'ancien ministre voulait "mettre fin à l’avantage fiscal accordé au diesel". Il n'était déjà pas en phase avec la population, notamment les plus démunis qu'il croit représenter. Il est maintenant désavoué par les gilets jaune et sa présence dans la rue est incertaine...

Au PS, son patron Olivier Faure est lui aussi favorable aux gilets jaunes. "Nous soutenons les Français qui se mobilisent (...) Nous serons à leur côté pour défendre leur pouvoir d'achat", a indiqué son entourage.
Le bureau national du PS a adopté une résolution dénonçant "l'arnaque" d'une fiscalité écologique qui ne profitera qu'à hauteur de 20% aux politiques environnementales.

Tous des fachos sont passés à gauche ?

lundi 10 mars 2014

En Ukraine, l'Allemagne maintient le dialogue avec la Russie

Hollande et Fabius sont-ils bien inspirés à soutenir les insurgés de Kiev ?

L'Allemagne à ses raisons pour résoudre les tensions entre Kiev et Moscou
Pas téméraire, Pépère a choisi le coin 
du boxer Vitali Klitschko, 
leader des insurgés
et acteur du film Ocean's Eleven
La presse gouvernementale met Fabius en vedette, mais c'est le ministre allemand des Affaires étrangères qui oeuvre au règlement de la crise ukrainienne. A côté de son homologue allemand, Laurent Fabius, pourtant présent devant les caméras sur le dossier, apparaît comme le trublion  dans l’amélioration des relations entre Kiev et Moscou. 

Ce ne sont évidemment pas les media français qui rendent justice à la médiation active du jeune mais très respecté Franck-Walter Steinmeier qui, sur l’Ukraine, n'en est pourtant qu'à sa première partie diplomatique depuis sa nomination au gouvernement au mois de décembre, à la différence du va-t-en guerre français que la vue du sang, fût-il contaminé, n'effarouche plus

"L’Allemagne est l’acteur clé dans cette affaire"
confirme à Europe 1 Philippe Moreau Desfarges, chercheur à l’Institut français de relations internationales. Steinmeier, en effet, n’est pas seul dans le débat: au côté de son ministre, la chancelière ne s'est pas contentée de déclarations martiales, façon Hollande, elle est en contact avec toutes les parties, tandis que le président français n'a reçu à l'Elysée que les pro-occidentaux, Vitali Klitschko, ancien boxeur ukrainien reconverti en candidat à la présidentielle, venu avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères, flanqué de ...Bernard Henri-Levy. 
Ex-champion de kick-boxing, Vitali Klitschko est un acteur politique battu aux élections municipales de Kiev en 2006 en tant que tête de liste d'une coalition unissant les partis Pora! et Parti des réformes et de l'ordre. Pora! est une organisation civique de la jeunesse ukrainienne de résistance lors de la Révolution orange, fondée en 2004, avec l'aide financière de ...George Soros. Quant au Parti des réformes et de l'ordre, c'est un parti ukrainien de tendance libérale et pro-européen fondé en octobre 1997. Aux élections législatives de 1998, il arriva en dixième position. En 2006, ce parti n'obtint encore que 1.47 % des voix aux élections législatives: Hollande discute donc avec des acteurs politiques particulièrement représentatifs ! Klitschko, ce serait comme Bernard Laporte, président de la république, mais Hollande n'est pas non plus DSK...

Angela Merkel s'est pour sa part entretenue jeudi, avec Arseni Iatseniouk, le ministre ukrainien transitoire (ci-dessus au côté de la Chancelière). Le même jour, l’autre tête de l’Allemagne, le vice-chancelier Sigmar Gabriel, devait rencontrer Vladimir Poutine. 

La Pologne et la France ont également joué leurs partitions pour exister internationalement, mais sans aider au processus de sortie de crise en Ukraine. Pour avoir souffert du joug soviétique, la Pologne n'est toujours pas sans a priori après la chute de l’URSS et la France agite les droits de l'homme et les grands idéaux, tout en désinformant son opinion sur la vraie nature des insurgés de Kiev et les droits de la Russie en Crimée. Aussi, traditionnellement en arrière-plan de l'Allemegne et de la Pologne, ses deux partenaires sur l’Europe de l’Est, la France ne facilite pas les échanges diplomatiques de l’Allemagne avec la Russie. Merkel  est pourtant plus sûre, précise Philippe Moreau Desfarges, lequel explique qu'elle "n’est pas dans une ligne de confrontation avec la Russie, mais plutôt dans la négociation".

Partage des zones d'influence. Tout comme la France, ancienne puissance coloniale, entretient une relation particulière avec l'Afrique et les pays d’Afrique sub-saharienne notamment, l’Europe de l’Est est dans la mouvance diplomatique, historique et culturel de l’Allemagne.

"L’Allemagne est le premier partenaire commercial de la Russie", rappelle le site polonais Wirtualna Polska au m'as-tu-vu Fabius. 12 % des importations russes proviennent d’Allemagne, soit 27, 45 milliards d’euros. La dépendance est réciproque : 40 % du gaz consommé en Allemagne est russe.
Pour autant, Obama, Cameron et Hollande, qui brandissent des menaces de sanctions en guise de dialogue, disposent de moyens de coercition économique.  
La Russie fait plus de 50% de son commerce avec l’Europe, particulièrement les Pays-Bas qui représentent 12% des exportations russes et l’Allemagne, 12% de ses importations. Si les relations se tendaient avec ces pays, les Russes peineraient à vendre leurs produits (métaux, céréales, gaz et pétrole), à s’offrir des produits à plus forte valeur ajoutée, comme des machines outils et des produits manufacturés et à entretenir leur armée. L’Europe pourrait également instaurer des embargos pour faire plier Moscou. Isabelle Facon, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, estime toutefois que l’embargo énergétique n’est pas à l’ordre du jour, l’interdépendance étant trop forte, particulièrement pour l’Allemagne qui importe près de 40% de son gaz de Russie.
Et puis, les velléités occidentales se heurtent à leurs propres dissensions
Outre que l’armée européenne n’existe pas en tant que telle, certains partenaires européens comme la Pologne souhaitent une réponse rapide et forte à la Russe, mais d’autres comme les Pays-Bas estiment que, leurs intérêts étant ce qu'ils sont, des sanctions économiques pourraient envenimer la situation. Les méthodes américaines de rétortion économique ont montré leurs contre-effets  sur la population de Cuba, mais aussi leurs limites comme les embargos de l'ONU sur l'Irak et l'Iran ou de l'U.-E. sur la Chine ou la Corée du Nord. Actuellement, le groupe des non-ingérents européens semble dominer les débats: la solution diplomatique est privilégiée, mais les sanctions économiques restent en suspend, telle une épée de Damoclès.
Les écolos n'y peuvent rien, les hydrocarbures restent un nœud politique, économique et diplomatique des relations entre Moscou et Berlin. 

Le maintien de sa maîtrise de la Mer Noire 
depuis son port naval de Sébastopol en Crimée 
est un enjeu économique majeur de la Russie

Quelques jours à peine après la fin de son mandat, l’ex-chancelier Gerhard Schröder avait pris la tête du directoire de Nord Stream, un gazoduc liant directement la Russie et l’Allemagne, en passant par la mer Baltique. Or, le social-démocrate Gerhard Schröder, toujours influent dans la politique allemande, entretient de très bonnes relations avec Poutine.
Selon Wirtualna Polska, "sa fermeture [du gazoduc] serait beaucoup plus douloureuse pour la Russie que pour l’Allemagne". Car pour Moscou, le seul autre moyen d’exporter son gaz est de passer par l’Ukraine. Or, le détroit entre et la péninsule Crimée sur la Mer Noire est le lieux de passage des azoducs russes vers l'Europe et Poutine ne peut se laisser couper les vannes sans réagir.

VOIR et ENTENDRE les enjeux économiques russes en Crimée.
Cette vidéo explique que pour contourner la dépendance au gaz russe, l’Union Européenne envisagerait un accord avec le ...Qatar, dont l'activisme est pourtant bien connu désormais. Le projet comporterait la création d’un gazoduc passant par l’Arabie Saoudite et la Turquie et traversant … la Syrie. Bachar al-Assad, allié de la Russie a rejeté ce projet en bloc et ainsi, une changement à la tête du régime de Damas signifierait que la Russie n’aurait plus de garanties pour que ce projet euro-qatari ne voie pas le jour. Cela pourrait menacer son monopole énergétique en Europe. Au contraire, cela explique le soutien militaire du Qatar aux révolutionnaires en Syrie.


Enfin, le Washington Post et Courrier International (Le Monde) nient les neo-nazis parmi les insurgés du Maïdan
On le voit, ils n'existent pas...




 

samedi 15 mai 2010

Concentration de la presse: Le Nouvel Obs et Pierre Bergé convoitent Monde

Le grand soir de l'indépendance du quotidien de gauche

Sauf transfusion, mort prochaine du journal sous perfusion ?

Le journal Le Monde se porte mal

Le groupe Le Nouvel Observateur est à nouveau en discussion avec Le Monde pour reprendre l'ensemble du groupe fortement endetté, mais d'autres investisseurs ont des vues sur le quotidien fondé à la sortie de la guerre par Hubert-Beuve Mery.

Le Nouvel Observateur
Le groupe de presse fondé et présidé par Claude Perdriel est actuellement actionnaire à hauteur de 1,75% du Monde SA, la société qui coiffe l'ensemble du groupe Le Monde. Le Monde SA détient de son côté 6% du Nouvel Observateur. Les deux groupes avaient tenté l'an dernier de déboucler ces participations croisées mais avaient finalement renoncé. Lire PaSiDupes sur la passation (partielle)de pouvoir entre Perdriel et Denis Olivennes, venu de la FNAC

Dans un bref communiqué, le Nouvel Obs est le premier à déclarer ouvertement son intérêt pour le quotidien du soir: "Devant les problèmes de financement qui se posent aujourd'hui, Le Nouvel Observateur ne peut rester indifférent et souhaite contribuer à une solution qui préserve cette indépendance". "Le Nouvel Observateur est actionnaire et administrateur du groupe Le Monde depuis le 19 juin 2002 afin de contribuer à défendre l'existence et l'indépendance de ce groupe", a encore dit le groupe de Claude Perdriel. PLUS sur leurs ententes, dans PaSiDupes
"Vu les difficultés que traverse Le Monde, notamment la question de sa recapitalisation, Le Nouvel Obs propose ainsi une reprise qui assure la poursuite de l'indépendance du quotidien", a précisé une porte-parole du Nouvel Observateur. Plus sur l'éthique professionnelle du Nouvel Obs, dans PaSiDupes
ENTENDRE Denis Olivennes, le directeur général délégué et directeur de la publication de l'hebdomadaire le Nouvel Observateur: prochainement

Le Monde confirme des pourparlers privilégiés
"Nous avons eu des discussions ces derniers jours avec Claude Perdriel qui avait manifesté son intérêt, ces discussions se poursuivront dans les prochains jours", a dit le président du directoire du Monde, Eric Fottorino.
La direction du Monde souligne également que cette offre n'est pas la seule à l'étude, mais se refuse à commenter qualitativement les différentes propositions.
Le Monde SA a comme principaux actionnaires Lagardère (17,27%), l'Espagnol Prisa 15,01% et l'Italien Stampa Europe (2,90%). La majorité est détenue par Le Monde Partenaires et Associés qui regroupe notamment les actionnaires internes du quotidien, dont les cadres et les journalistes.

Le parrain de Désirdavenir Royal se porte acquéreur

Le socialiste multi-milliardaire de luxe Pierre Ber(ci-contre) s'est allié au banquier Matthieu Pigasse (patron de Lazard France et propriétaire du magazine Les Inrockuptibles) pour se faire remettre la dépouille du journal. Ils proposent une entrée au capital du Monde, révèle Le Figaro.fr qui souligne que les deux hommes auraient créé une "structure ad-hoc" pour ce faire.

Lire aussi PaSiDupes sur les liens de Sa Cynique Majesté Royal avec Matthieu Pigasse

=> Plus sur Les Inrocks et Pigasse
En février 2004, l'hebdomadaire culturel généraliste, qui agite volontiers le monde de la culture, publia un manifeste (« Appel contre la guerre à l'intelligence », sous-titré « Face à la politique du gouvernement Raffarin, enseignants, magistrats, chercheurs, artistes, avocats, psychanalystes étudiants etc, se mobilisent ». La pétition est signée par plusieurs milliers de personnes et le journal publie ensuite de nombreux témoignages de personnalités et d'anonymes.

C'est l'ancien directeur-adjoint du cabinet de Laurent Fabius, Matthieu Pigasse (ci-dessus) qui, en 2005, vendit Libération à Édouard de Rothschild, actionnaire de la maison concurrente de Lazard.

Des outsiders déclarés ou non
Il manque au moins un groupe de presse parmi ceux qui se repassent la patate chaude. Le Monde ira-t-il à Olivennes ou à Pierre Bergé, semble interroger l'enseigne ci-contre.

Le groupe de communication espagnol Prisa a souvent été évoqué comme étant prêt à monter au capital du Monde, mais est plombé par un endettement de près de deux milliards d'euros qui l'empêcherait d'agir seul.

Le Monde, endetté à la grecque, bien avant la crise

Le Monde s'est fixé dernièrement pour objectif de finaliser le projet de recapitalisation du groupe dans les prochaines semaines pour le soumettre au vote des actionnaires d'ici fin juin.
Le groupe Le Monde est fortement endetté avec, en 2009, une perte nette (part du groupe) de 25,2 millions d'euros. Sa dette est estimée à 125 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 297 millions.
A-delà des difficultés du quotidien, c'est le groupe entier qui se porte mal, malgré quelques pépites, tel Courrier International. Parmi elles, Télérama-La Vie détient 66% du Monde interactif au coté de Lagardère.

L'urgence d'une recapitalisation du Monde est également motivée par la
nécessité pour le groupe d'un remboursement d'emprunt (25 millions d'euros) qui à l'époque avait été gagé sur Télérama. N'est-ce pas pourtant un de ces journaux d'opposition qui critiquent notre déficit public ?

Evidemment, en multipliant les journées de blocage d'imprimeries et donc des ventes, les Ouvriers du Livre CGT - lire PaSiDupes - (Syndicat général du livre et de la communication écrite – SGLCE-CGT - syndicat des ouvriers des imprimeries et de la distribution de la presse, n'ont pas appuyé sur la tête du groupe Le Monde ni cassé l'outil de travail...

Sur les méthodes du syndicat unique du secteur
,
lire PaSiDupes

vendredi 23 octobre 2009

Polémique de l’EPAD : opportunité pour Jean Sarkozy de se faire un prénom

Frédéric Mitterrand : Jean Sarkozy a fait une entrée "fracassante" en politique
L'intervention télévisée de Jean Sarkozy le 22 octobre, au cours du journal télévisé de France 2, aura impressionné ceux qui se seront faits manipuler par les media d’opposition, sans avoir jamais pu juger la cible sur pièce.

Après deux semaines de polémique, le fils du président a privé la gauche d’un cheval de bataille dopé à la désinformation. Alors que la fille de l’affreux Jojo Bové (lire PaSiDupes) est bombardée tête de liste aux régionales de 2010, bien qu’inconnue, fort peu diplômée et sans avoir jamais occupé aucun poste de responsabilité, cette même presse partisane ne l’a pas prise pour tête de turc.

Ereinté par des journalistes de mauvaise foi qui se seront succédés en rangs serrés sur toutes les chaînes de radio et de télévision pour répéter ad nauseam les mêmes contrevérités et mensonges, Jean Sarkozy a quant à lui retiré sa candidature à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (EPAD). Marie Bové pourra en revanche obtenir un siège de conseiller régional en Aquitaine, sans trop forcer, parce que tête de liste par la volonté du prince rouge : une sinécure de six années, avec des indemnités qui tomberont régulièrement chaque mois et la promesse d’une belle retraite. La fille de… en avait assez de « hurler dans la rue » !
Le retrait de la candidature de Jean Sarkozy à la fonction de président élu de l’EPAD aura apaisé la gauche républicaine, dont le parachutage de la petite Bové, sortie de nulle part en Aquitaine, ne trouble pas le sommeil, bien au contraire: on peut se proclamer démocrate et s’honorer de pratiquer le ‘deux poids deux mesures’.

Jean Sarkozy, un talent hors père

  • Le « talent » de Sarkozy-le-Jeune a crevé l’écran de télévision
    Bien que la gauche se proclame proche de la jeunesse, elle avait douté des capacités de l’un d’entre eux, du seul fait qu’il porte un nom redouté : un jour, le jeune Sarkozy pourrait en effet faire des dégâts dans les rangs de la gauche, comme son père depuis de nombreuses années. Très cohérent, le PS entend d’ailleurs se rénover en promouvant la génération montante, mais Sa Cynique Majesté Royal a envoyé un jeune Beur, Kamel Chibli, se faire étriller à sa place au Bureau national du PS et l’un des socialistes les plus virulents contre Jean Sarkozy était précisément Nono Montebourg, le Monsieur Seguin du PS, chargé de sa rénovation … Après ça, les jeunes vont certainement accourir pour adhérer.
  • Jean Sarkozy a du talent à revendre à Marie Bové
    "Du talent ? Jean en a assurément à revendre. Il est promis à devenir un fauve politique. Sa prestation sur France 2 était un sans-faute qui marquera sa jeune carrière que la polémique aura boostée." Dommage seulement que "le talent ne [suffise] pas à fonder la légitimité", face à "une opinion que le président de la république a lui-même nourrie à l'idéologie de l'ordre juste [sic], de l'effort et du mérite", selon Courrier International. En admettant qu’à la façon de Barack Hussein Obama Sarkozy Nicolas ait imité Désirdavenir Royal…

    "Mon devoir, c'est de prendre conscience d'une situation qui peut me dépasser, d'en prendre acte. Je ne suis pas sourd, je ne suis pas aveugle." Par ces mots, Jean Sarkozy, 23 ans, a annoncé jeudi soir au 20 heures de France 2 qu'il renonçait à briguer la présidence de l'Epad. Le fils du chef de l'État, qui, en sa qualité d’élu au Conseil Général du 9.2, exprimait, il y a quinze jours, son intention de postuler à la présidence de La Défense, premier quartier d'affaires d'Europe, a pris en compte les critiques, si arbitraires soient-elles, qui se sont levées.. Tandis que la fille Bové préparait sa prise de la direction de la liste régionale Europe Ecologie, l'opposition avait hurlé au népotisme et Jean Sarkozy avait eu le privilège d’un lynchage par la presse militante, jusqu’en Chine communiste... Jean Sarkozy se sera finalement déterminé librement, malgré les interventions des membres du gouvernement et de l'UMP qui soulignèrent la légitimité du conseiller général des Hauts-de-Seine et l'intervention de Nicolas Sarkozy lui-même pour soutenir son fils. La presse vertueuse n'aura pas contraint Joseph Bové à jurer ses grands dieux qu’il n’a pas sollicité le parrainage de son enfant par l’amer Mamère, un autre Verts. Point de mafia à gauche…

    L’apparition de Marie à Dany-le-Rouge

  • Daniel Cohn-Bendit monte en première ligne, puisque la candidature de la pistonnée Verts n’est pas du népotisme, mâtiné d’usurpation. Quel militant Verts Dany-le-Rouge a-t-il sacrifié pour placer sa protégée au premier rang, dont le seul talent est d’être la fille de son camarade ;
    Pas de copinage à gauche
    Pourtant, Dany ne fait pas grand cas du suffrage populaire quand il assure que «Marie Bové a un passé militant, pas Jean Sarkozy », car ce dernier est à la fois militant et élu, ce qui lui importe fort peu, dès lors que sa protégée n’a encore guère su qu’hurler dans la rue.
  • A la différence de la petite Marie de Joseph Bové, Jean Sarkozy a affirmé jeudi ne pas vouloir d'une "victoire qui porte le poids du soupçon". Soupçons de "passe-droit", de "favoritisme", de "traitement de faveur", a-t-il insisté, marquant sa différence. La fille de… peut-elle en dire autant ?

    VOIR et ENTENDRE l’entretien de Jean Sarkozy sur France 2 :



    Interrogé pour savoir s'il avait annoncé à son père cette décision, Jean Sarkozy a dit : "Est-ce que j'en ai parlé au Président ? Non. Est-ce que j'en ai parlé à mon père ? Oui. Il est comme tous les pères et je suis comme tous les fils. (...) Dans des moments qui sont difficiles, nous parlons ensemble. Je lui ai fait part de ma décision, une décision que j'ai prise seul et que j'assume seul en conséquence." Et de préciser : "Il n'y a aucune amertume chez moi. Les critiques font partie du combat politique, je ne m'en plains pas."

    Toutefois, Jean Sarkozy a dénoncé une "campagne de manipulation et de désinformation orchestrée de manière professionnelle" autour de sa candidature. "On a parlé d'intrigues, de manoeuvres, de choses fausses", a-t-il dit.
    Le fils du chef de l'État a malgré tout été élu administrateur de l'Epad vendredi.
    Il n'a pas souhaité s'exprimer sur l'éventualité d'une candidature à la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine en 2011.

    Chacun aura pu apprécier la lucidité et la maîtrise de ce jeune dont l’opposition dénigra la jeunesse.

    Un ministre d’ouverture qui en a

    Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a estimé samedi que Jean Sarkozy, fils cadet du chef de l'Etat, avait fait une entrée "fracassante" en politique en renonçant jeudi à briguer la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad).
    "Je crois qu'à l'arrivée, toute cette polémique, et la manière dont il l'a surmontée et dont il l'a maîtrisée, va lui servir", a déclaré M. Mitterrand sur RTL.
    "En vérité, il a fait une entrée fracassante en politique, et cette entrée montre qu'il n'est pas près d'en sortir", a-t-il ajouté.
    "Moi à qui pendant 40 ans on a dit que j'étais le neveu de François, je comprends que pour lui qui en a 23 on lui explique qu'il est le fils de son père", a poursuivi le ministre de la Culture. "Ce qui est intéressant, c'est la manière dont on y répond: Jean Sarkozy a été impressionnant, et je crois que tout le monde, y compris ceux qui ont été le plus remontés contre lui, s'en sont rendu compte", a-t-il jugé.

    « Jean Sarkozy n’est pas Marie Bové » : encore heureux !
  • lundi 23 mars 2009

    F.Lefebvre: "Besancenot est le leader de la gauche"

    Seul contre tous, les nouveaux débats de la gauche démocrate

    Le PS fait le jeu des anti-républicains

    Clémentine Autain
    , qui se cherche dans la gauche radicale, et Frédéric Lefebvre, qui s’est trouvé à l’UMP, étaient face à face à « Parlons Net », le club de la presse Internet de France Info.

    A trois contre un, il vaut mieux avoir du répondant !

    « Parlons Net » est une émission de France Info, en partenariat avec l’hebdomadaire Vendredi et Rue89.

  • Le nouvel hebdomadaire de gauche -Vendredi- a été créé par Jacques Rosselin, fondateur de Courrier International (filiale du Monde) et par Philippe Cohen , journaliste journal Le Monde, transfuge de Libération. Il propose une compilation d'informations parues uniquement sur Internet. Pour cela, la rédaction s'appuie sur une sélection de 400 sites Internet et une multitude de blogs. Il souhaite atteindre son point d'équilibre à 35 000 exemplaires d'ici quelques mois, mais il s’écoule mal (8 pages, 1€50).
    Quant à
    Rue89, c’est un site d'information et de débat participatif créé par d'anciens journalistes de Libération. Ce n'est pas très à droite, tout ce brau monde-là...

    Mais qu’est venu faire la droite dans cette galère ?
  • L’émission est animée par David Abiker, l’un des journalistes mous de France Info, qui se laisse porter par le sens du vent médiatique, tout en croyant militer dans le sens de l’Histoire.

    La neutralité de cette émission est assurée par un partenariat démocratique garantissant le juste équilibre des opinions
    : tant qu’on discute, la démocratie est garantie ? Peu importe que l’équité ne soit pas préservée dans la variété et l’équilibre des opinions. Plus on est conscient de sa faiblesse idéologique et argumentaire, plus on a besoin d’être nombreux. L’émission ne veille donc pas au juste respect du scrutin des présidentielles. La majorité républicaine est représentée par un seul représentant, le kamikaze de service, Samuel Potier (LeFigaro.fr), face à une meute d’opposition, constituée de l'hebdomadaire Vendredi, avec Sylvain Lapoix (Marianne2.fr, soutien de Bayrou) et Julien Martin (Rue89), outre David Abiker (France Info).
    Dans son compte-rendu, Rue89 a en outre besoin du renfort du Canard Enchaîné pour régler à coup sûr son son compte à Lefebvre, lorsqu’il n’est plus là pour riposter à la ligue de ses détracteurs.

    Quand la presse partisane rend compte, c’est l’hallali

    Rue89 organise à la fois la battue et la curée
    Citation du maître-chiens Rue89 sur la victime:
    « Frédéric Lefebvre, en spécialiste des jeux de rôle politique, s'est une nouvelle fois évertué à inverser les étiquettes. Rejetant pour lui-même le qualificatif de « libéral », il a préféré l'accoler à l'ancienne adjointe au maire de Paris, présentée même en chantre du « libéralisme sauvage ».

    Qu’à donc dit Lefebvre qui ne soit vrai ?

  • " Le parti socialiste français est, exactement à l'inverse de tous les autres partis socialistes du monde, en train, alors qu'on est en crise, de se radicaliser." (...)
  • "Tout ça, c'est en réalité peut-être une petite chance pour eux de remplacer Besancenot comme leader de la gauche."

    Le déni de réalité de la ligue des journalistes d’opposition
  • Il serait, selon eux, nécessaire à la droite d’attiser le feu à gauche en présentant Besancenot comme un épouvantail. Or, Chérèque, patron de la CFDT, voit mieux encore dans le Che-Besancenot : un «rapace » planant sur les usines en difficultés.
  • Il serait également faux de dire que le PS s'aligne sur les positions de l'extrême gauche, alors que

    - dans ses prévisions sociales de rentrée Sa Cynique Majesté Royal voyait un "vent de révolte" se lever

    - et que Martine Aubry appelle à reprendre la rue au NPA et à SUD, par conséquent au Che-Besancenot.

    L'émission s'est poursuivie dans une atmosphère tout aussi tendue, entre Clémentine Autain et Frédéric Lefebvre, selon le site, qui prend partie avant, pendant et après.
    Mais rien sur Clémentine de la part de Rue89…