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mercredi 23 février 2011

Y a-t-il un souci avec les lampes à basse consommation ?

Quand le remède écolo est pire que le mal

Le choix dangereux de lampes à basse consommation

Seule la fabrication de ces lampes était jugée très nocive jusqu'ici, en termes d'environnement et d'accidents de travail, mais, outre leur coût élevé à l'achat, la propagande écologiste nous aurait fourvoyés sur un autre terrain.
La Commission de Sécurité des Consommateurs (CSC) conseille en effet de prendre des précautions lors de l'achat et de l'utilisation de ces lampes qui économisent de lénergie et nous coûtent un bras. "Leur éventuelle nocivité fait débat".

Du rêve à la réalité

  • Les ampoules à basse consommation, aussi appelées lampes fluorescentes compactes (LFC), ou plus simplement fluo compactes, "ont détrôné les lampes à incandescence classiques, trop gourmandes en électricité", souligne la CSC.
    Elles consomment "quatre à cinq fois moins d 'énergie pour des performances équivalentes en termes d'éclairage" et d'après les fabricants, leur "durée de vie oscille entre 6.000 et 10.000 heures contre 1.000 heures pour une ampoule classique".

    Mais leur danger n'est pas imaginaire
    Sans affoler les populations au sujet des lampes à basse consommation dont on nous a tant vanté les mérites, ces petites merveilles font aujourd'hui l'objet de mises en garde sur leur choix et leur utilisation, en termes de teneur en mercure et de niveau d'émission d'ondes électromagnétiques, précise la CSC.

    Responsabilisation des consommateurs

    "En l'état actuel des connaissances", la Commission conseille aux consommateurs de "privilégier l'achat de lampes affichant les quantités de mercure les plus faibles possibles".

    => "En cas de bris" d'une de ces lampes, il est vivement recommandé


  • - de ventiler longuement la pièce et de la quitter,
    - puis de ramasser les débris soigneusement avec des gants et du papier absorbant
    - et de les placer dans des sacs en plastique, mais de ne pas utiliser l'aspirateur, "qui contribue à mettre en suspension dans l'air des particules de mercure".

    Elle conseille également de se tenir à une distance minimale de 30 centimètres d'une lampe de ce type en cas d'exposition prolongée.

    => Décharge sur les pouvoirs publics

    La CSC leur demande d'ailleurs de "déterminer les valeurs maximales d'exposition aux vapeurs de mercure acceptables dans l'air ambiant" et souhaite que "la directive européenne relative à la limitation de l'utilisation de certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques actuellement en vigueur soit révisée" pour prendre en compte "les progrès technologiques", en abaissant "le niveau maximal de teneur en mercure de cinq à moins de deux milligrammes par lampe".

    De même, la Commission "encourage les professionnels à fabriquer des lampes contenant le moins de mercure possible et émettant des rayonnements électromagnétiques moins intenses, grâce aux nouvelles technologies disponibles, ".

    La CSC, autorité administrative Indépendante créée par la loi du 21 juillet 1983 relative à la sécurité des consommateurs, est composée de magistrats des hautes juridictions, de représentants des collèges professionnels et consommateurs et de personnalités qualifiées, précise-t-elle sur son site Internet.

    Avant le mercure, le bisphénol A

    Une étude anglaise de 2003 met en évidence un lien entre le bisphénol A, contenu dans le plastique des biberons notamment, et les risques sanitaires de diabète et de maladies cardio-vasculaires et hépatiques. Des conclusions qui relancent un vieux débat…

    Aujourd’hui, la majorité des biberons en plastique sont en polycarbonate. Or, celui-ci contient du bisphénol A (BPA), susceptible de passer dans le lait des bébés. On le soupçonne depuis plusieurs années d’avoir des conséquences graves : désordres hormonaux (atteintes des ovaires et des testicules), puberté précoce, hyperactivité, obésité, cancer du sein, du pancréas, du colon, etc…
    En 2003, une première étude a montré des anomalies chez les embryons de souris exposées au BPA. En avril 2008, le gouvernement canadien a pris les devants, en classant ce composé chimique dans les substances toxiques, et a même envisagé de retirer ces biberons du marché. Une nouvelle enquête de l'Afssa, à son tour, a modifié la position prise en 2008, constatant des effets du bisphénol A (BPA) sur de jeunes rats.

    Le débat ne date pas d’hier


    Mais il faudra attendre février 2010 pour qu'une responsable écolo s'empare du sujet. L'occasion faisant le larron, ce furent les Régionales: la tête de liste Europe Ecologie en Ile-de-France, Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, a demandé le retrait immédiat des biberons contenant du Bisphénol A.
    Lien PaSiDupes


    Les élections passées, la candidate se désintéressa des caissières
    C'est donc sans elle que les groupes Carrefour et Super U ont retiré les facturettes distribuées aux caisses : selon une étude réalisée par l'INRA de Toulouse, elles contiennent du bisphénol.

    Ce maudit bisphénol A est partout

    Il est caché dans d'innombrables objets de notre vie quotidienne.

    Le bisphénol A est libéré par les plastiques de type polycarbonate, des plastiques durs et très transparents, que l'on utilise pour la plupart des biberons, gobelets, et bouteilles rigides réutilisables.

    On en trouve aussi dans
    - le revêtement intérieur de certaines boîtes de conserve,
    - et dans les composites utilisés en dentisterie (matériau de scellement, pour soigner une carie, par exemple).

    Pour vérifier, d'un coup d'oeil, que le produit ne contient pas des polycarbonates, il suffit de repérer la présence, ou non, du code de recyclage n°7 (ci-contre), qui indique que le plastique utilisé inclut un polycarbonate (PC).

    Allez, au travail: finis les achats en confiance !

    lundi 24 janvier 2011

    Inéligibilité: la justice sera-t-elle la même pour Jean-Paul Huchon ?

    Pression partisane de la presse sur le Conseil d'Etat
    Le président du Conseil régional d'Ile-de-France, J.-P. Huchon (PS),
    au côté de Jeudi Noir devant un immeuble squatté, le 10 janvier 2011 à Paris

    L'A*P dicte la ligne de défense socialiste

    L'agence de presse française fait peu cas de la démocratie et de l'égalité des moyens entre les candidats, lorsque les pratiques du président sortant du Conseil régional d'Ile-de-France sont en cause.
    Ainsi, à propos de la Régionale 2010 en Ile-de-France, l'agence appuie sur le plateau de la balance de la Justice en s'inquiétant de « l'avenir politique du président socialiste », Jean-Paul Huchon, dont les comptes de campagne posent problème aux républicains.

    L'agence de presse prend largement fait et cause pour le PS
    « Selon la défense de l'élu, la campagne de promotion qui lui est reprochée, lancée six mois avant les dernières élections régionales, ne doit pas entraîner automatiquement son inéligibilité. »
    Lien PaSiDupes

    C'est pour elle un « Coup de tonnerre le 3 décembre: il est recommandé au Conseil d'Etat de prononcer l'inéligibilité pour un an de Jean-Paul Huchon, ce qui entraînerait l'annulation de son élection à la tête de la région. » Où est le problème, si c'est juste ? Est-ce à l'A*P de rendre la justice ?

    C'est donc un comble pour l'agence de presse d'accuser: « Des «tentatives d'instrumentalisation de la justice par le biais de pressions médiatiques ». La parole est d'ailleurs loguement donnée à l'avocat de Huchon-ronron: « Me Thiriez a 'dénoncé les tentatives d'instrumentalisation de la justice par le biais de pressions médiatiques' et condamné une 'présentation totalement biaisée venant d'élus de l'opposition régionale'. 'De tels agissements renforcent l'idée d'une manoeuvre revancharde visant à remettre en cause le résultat d'une élection régionale', a affirmé l'avocat. » Un 'temps de parole' équitable...
    Lien PaSiDupes: Dominique Paillé s'était indigné des pressions socialistes sur le Conseil d'Etat

    20 Minutes donne la parole au PS en dernier

    « Selon Me Philippe Blanchetier, avocat du plaignant Paul Midy, ' si le Conseil d'Etat décidait de renvoyer la QPC [question prioritaire de constitutionnalité]devant le Conseil Constitutionnel, j'imagine assez mal que (soient) déclarés contraire à la Constitution les trois articles visés' dans la requête. ' Ce serait l'effondrement de tout le système d'encadrement des campagnes électorales alors qu'on est en pleines cantonales et qu'on est à la veille d'une élection présidentielle', a déclaré à Me Blanchetier. »

    Faut-il aménager la loi pour le PS ?
    Le cas Huchon serait particulier. « L'entourage de Jean-Paul Huchon estime au contraire que cela obligerait le gouvernement à changer la loi, et cite les propos d'un groupe de travail pluraliste de cinq sénateurs - Anne-Marie Escoffier (PRG), Nicole Borvo Cohen-Seat (PCF), Alain Anziani (PS), Yves Détraigne (UC) et Jean-Pierre Vial (UMP), en majorité d'opposition - qui a critiqué en décembre le manque de lisibilité de la législation sur le financement des campagnes électorales et le caractère disproportionné de la sanction d'inéligibilité. Après l'audience de lundi, le Conseil d'Etat devra prendre au moins une semaine pour rendre sa décision. »

    La majorité doit se plier à la loi; le PS pourrait passer outre !

    En décembre dernier, le bureau national du PS avait lancé son offensive de soutien à Huchon:
    => Le député Jean-Christophe Cambadélis a évoqué devant la presse "une vengeance politique", en soulignant : " Qui a porté plainte? C'est quand même quelqu'un de l'UMP ! ".
    => Elisabeth Guigou, députée de Seine-Saint-Denis, a lancé une mise en garde à la droite. " Cela va nous amener à la solidarité avec Jean-Paul Huchon, c'est absolument certain mais aussi à l'avenir à être extrêmement rigoureux et à systématiquement, dès lors que la droite se comporte comme cela, intenter des recours contre nos adversaires ne fût-ce qu'à titre dissuasif ", a-t-elle menacé.
    => Malek Boutih a fait valoir que le Conseil constitutionnel avait "cautionné les comptes de Balladur et les dépassements de Jacques Chirac" durant leurs campagnes présidentielles de 1995. "Et, a-t-il poursuivi, on va chercher Jean-Paul Huchon (pour) une histoire d'affiches touristiques (...) Il y a un problème quand on voit un petit quota de personnes qui passent hors de toutes les lois et d'autres, de temps en temps, sur qui une balle tombe. Et là, c'est le tour de Huchon". Boutih s'est encore grandi dans le maniement de la litote !
    => Quant au maire de Paris, Bertrand Delanoë, il a expliqué que " si une élection de président d'un exécutif est annulée, ça annule l'élection " tout entière. Il faut, selon lui, dans ce cas "que l'on puisse revoter, sinon cela signifie que c'est une personne qui est visée ". Il a tout compris...

    La majorité a bien dû riposter:

    => Jean-François Copé s'est déclaré "halluciné", "choqué", par la défense de Jean-Paul Huchon par le PS.
    Il s'est dit "indigné des propos des responsables socialistes qui mettent en cause l'intégrité du Conseil d'Etat en expliquant que c'est une instance politique".
    "Je ne tomberai pas dans cet argument très vil qui consisterait à (...) aller regarder les passés politiques des membres du Conseil d'Etat, a ironisé J.-F. Copé. "C'est déjà suffisamment scandaleux comme ça de s'exprimer comme le font les responsables socialistes. Qu'est ce qu'on dirait si c'était nous qui avions un argument pareil", a-t-il ajouté.
    "Je signale que les socialistes ne sont pas à l'économie sur ce sujet. Ils déposent systématiquement des recours pour contester les élections qu'ils perdent", a poursuivi le député de Seine-et-Marne.

    => Tandis que le socialiste était accueilli par France info, sa rivale spoliée aux régionales, Valérie Pécresse, était invitée pour sa part sur RTL. Si elle a reconnu que le plaignant est un militant UMP, elle a justifié son geste au nom "d'une question d'éthique". En vertu de ce même principe, elle a mentionné des recours contre Jacques Chirac. " Je rappelle que quand les socialistes avaient déposé des recours sur les emplois fictifs de la mairie de Paris, c'est un militant socialiste qui l'avait déposé et s'il ne l'avait pas fait, je l'aurais fait moi-même ".

    "Le problème est de savoir si M. Huchon a gagné régulièrement ou s'il a triché", a souligné Jean-François Copé.

    mercredi 8 décembre 2010

    Ile-de-France: opération séduction du président PS menacé d'invalidation

    Huchon (PS) va proposer la suppression de la zone 6 des transports
    Les socialistes soufflent le chaud et le froid


    Vendredi dernier, le rapporteur public (magistrat chargé de dire le droit) a recommandé au Conseil d'Etat l'annulation de la réélection de Jean-Paul Huchon à la tête de la région depuis 1998, et son inéligibilité pour un an.


    Il a aussi demandé le rejet de ses comptes de campagne
    , qui avaient pourtant été validés à la mi-juillet. Le Conseil d'Etat doit rendre sa décision dans les prochains jours.
    Le recours UMP incriminé par l'opposition est "fondé sur l'existence d'une campagne publicitaire de la région en période de campagne électorale, dénoncée à de nombreuses reprises par l'UMP et le Nouveau Centre".

    Ils promettent le chaos en cas d'invalidation du président socialiste

  • Le député PS de l'Essonne Julien Dray interfère avec le Conseil d'Etat et voit des raisons "politiques" derrière le recours.
  • Le porte-parole du PS, Benoît Hamon a fait part de "la stupéfaction du parti socialiste" face au risque d'inégibilité de Jean-Paul Huchon. "C'est une décision qui va déstabiliser la première région de France avec des conséquences extrêmement graves", a menacé Benoît Hamon, lundi.

  • Des présidents socialistes maîtres-chanteurs
    Les conseils généraux de l'Essonne (PS), du Val-de-Marne (PCF) et de Seine-et-Marne (PS) se sont mobilisés. Ils ont dénoncé dans un communiqué commun le "véritable scandale" que constituerait l'annulation de la réélection de Jean-Paul Huchon (PS) à la tête de la région Ile-de-France.

    Selon la « partie civile », l'argument avancé par le rapporteur public du Conseil d'Etat pour recommander cette annulation n'est "pas fondé juridiquement" et est "politiquement inique".
    "L'élimination de Jean-Paul Huchon apparaîtrait comme une initiative politicienne visant à déstabiliser le défenseur des intérêts des Franciliens contre les projets de l'Etat-UMP en matière de transport, de logement et d’aménagement", soulignent Vincent Eblé (Seine-et-Marne), Christian Favier (Val-de-Marne) et Michel Berson (Essonne).
    Par ailleurs, le député-maire (PS) de Palaiseau (Essonne) et bras droit de Martine Aubry, François Lamy, s'est lui aussi élevé contre ces recommandations.

    Nous sommes tous des Huchon, avouent les élus socialistes 'vigilants'
    Ces républicains « désobéisseurs » se sont donc tous livrés à un chantage très citoyen: si vous invalidez Huchon, il faut nous invalider...

    Mais, Yves Jégo, député UMP de Seine-et-Marne et vice-président du Parti radical, ancien ministre de la majorité, a en revanche estimé que "si le Conseil d'Etat suit son rapporteur, il ne s'agira en rien d'un "jugement politique", mais bel et bien de la sanction d'une fraude aussi inexcusable que scandaleuse".
    Lien PaSiDupes: pression socialiste sur la justice administrative
    Lien PaSiDupes: Paillé exprime l'indignation UMP au chantage au chaos socialiste

    Mais tiendrait-il sa promesse de suppression de la zone 6 en cas de maintien ?

    Le président de la région Ile-de-France dégage 19 milliards d'euros, à deux jours de la décision du Conseil d'Etat.

    => En février 2010, Libération ironisait sur l'escalade socialiste, titrant déjà: « Huchon dégaine le Pass Navigo à tarif unique le week-end ».
    Le quotidien socialiste décrivait ensuite la proposition «la plus sexy», selon son entourage: « La libre utilisation du Pass Navigo le week-end et les jours fériés sur toute l’Ile-de-France quel que soit l’abonnement ».


    Le Pass Navigo
    C'est une carte à puce qui permet d'utiliser les bus, métros, tramways et RER de la région parisienne, divisée en six zones.
    Depuis le 1er juillet, l'abonnement mensuel zones 1 et 2 (Paris et proche banlieue) coûte 60,40 euros. Le forfait zones 1 à 5 s'élève à 109,90 euros et celui zones 1 à 6 à 123,60 euros.

    F
    açon de couper l’herbe sous le pied d’Europe Ecologie qui proposait un Pass navigo à tarif unique (65 euros) pour toute la région, sept jours sur sept.

    La démagogie d'Huchon était alors stigmatisée par le quotidien: « Pour le reste, c’est arrosage à tous les étages : « un milliard d’euros » pour la santé, et de nouvelles rames RER, des aides aux maires pour la construction de logement social, aux jeunes pour leur mutuelle, aux PME pour l’investissement, à l’isolation des HLM et le doublement du fonds pour les associations. »


    Effet d'annonce socialiste
    Huchon était opposé au projet parallèle des Verts, au moment des Régionales.
    Cécile Duflot estimait qu'il s'agissait d'une mesure de "justice sociale". Pour le socialiste le coût de cette proposition greverait les finances de la région. Cécile estimait le coût à 120 millions d'euros annuels, Jean-Paul à 600... cinq fois plus !
    On en est à 19 milliards, rappelons-le...

    Nouvel accès de démagogie
    Jean-Paul Huchon (PS) va proposer au prochain conseil d'administration du syndicat des transports régionaux (Stif) la suppression de la zone 6 du Pass Navigo, a-t-on appris mercredi sur France Info, qui participait à l'information de propagande socialiste, précisément en ce matin du 8 décembre.

    Comment financer ce Pass Navigo ?
    Deux solutions, sans qu'on sache laquelle s'imposera dans les mois à venir :
    - hausse de la fiscalité régionale
    - et baisse des investissements dans les transports. Ou le social !...

    Et il est peu dire que ces investissements sont pourtant la priorité absolue des transports franciliens compte tenu de la vetusté ['vétusteté', selon LePost...] des équipements. Autre 'priorité absolue': l'école ? la violence urbaine ? L'aide sociale ?
    Sachant que près de 10 milliards manquent encore afin de boucler le financement du plan de mobilisation des transports porté par Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional, outre la modernisation des RER, la désaturation de la ligne 13 du métro, etc..., la décision du Conseil d'Etat permettrait au PS francilien de repartir sur de meilleures bases pour la population de la région.

    Campagne électorale: mise en condition des Franciliens

    Sous la pression de l'entre-deux-tours des élections régionales
    en mars, socialistes et écologistes étaient parvenus à un accord sur une tarification unique du Pass Navigo qui serait mise en oeuvre à mi-mandat, donc en 2012, dans le cadre du plan de modernisation des transports franciliens" présenté en 2008 par J.-P. Huchon. Sans attendre les primaires...

    Une récupération de proposition de la majorité

    La suppression de la zone 6 avait été demandée à la mi-novembre par le rapporteur du budget Roger Karoutchi (UMP) qui avait proposé de l'aligner sur la zone 5.
  • vendredi 3 décembre 2010

    Régionales: le Conseil d'Etat pour l'annulation de l'élection de Huchon

    Les comptes de campagne du président jugés litigieux également

    Régionales douteuses et contestées en Ile-de-France
    Laurent (PCF), Duflot (EE) et Huchon (PS)
    par ordre décroissant d'importance...

    La plus haute juridiction administrative était saisie d'une plainte d'un responsable UMP concernant une campagne d'affichage de la région en septembre 2009 sur sa politique de transports.

    Dans des conditions douteuses
    , le 21 mars, au second tour des élections régionales, la liste PS-Europe écologie-Front de gauche menée par Jean-Paul Huchon, 63 ans, avait rassemblé 56,69% des voix, contre 43,31% pour la liste UMP-Nouveau Centre de la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse.

    Le député PS de l'Essonne Julien Dray avait estimé jeudi qu'il y avait des raisons "politiques" derrière le recours ! "Mais je fais confiance aux autorités administratives pour défendre leur opposition", avait-il poursuivi, perspicace.

    Or, le responsable UMP qui a saisi le Conseil d'Etat d'une plainte n'est un anonyme que pour le méprisant Juju Dray, puisqu'il se nomme Paul Midy. Celui-ci conteste l'utilisation dans les documents de la campagne socialiste d'éléments provenant d'une campagne du Stif, présidé par M. Huchon, un "fin tacticien", selon Le Point.
    Mais, est-il bien vif ? s'interrogeait PaSiDupes (lien)

    Selon le site du Figaro, le rapporteur estime que J.-P. Huchon a bénéficié d'avantages en nature d'une personne morale, le STIF, et que cela n'avait pas pu se faire sans qu'il en ait connaissance.

    Annulation conseillée de la réélection de J.-P. Huchon (PS) à la tête de la région Ile-de-France

    Le rapporteur public, Edouard Geffray, le magistrat chargé de dire le droit devant le Conseil d'Etat, a jugé cette après-midi que la campagne du socialiste n'était pas une simple campagne d'information, mais bel et bien destinée à vanter les mérites de l'équipe sortante à quelques mois du scrutin régional.
    "Cette opération ne peut être regardée comme neutre dans le contexte de l'élection", a-t-il déclaré.

    Inéligibilité de Jean-Paul Huchon (PS) recommandée pour un an

    Le rapporteur public a jugé que la campagne d'information de la gauche est litigieuse dans le contexte électoral.

    Comptes de campagne également litigieux

    Outre l'annulation de l'élection de Huchon - soutien de Martine Aubry au PS - à la tête d'une liste de gauche alors unie au second tour, et son inégibilité, le rapporteur public a demandé le rejet des comptes de campagne.
    Ceux-ci avaient pourtant déjà été approuvés à la mi-juillet par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

    Huchon est un récidiviste

    Jean-Paul Huchon a connu des difficultés judiciaires
    Il a été condamné en novembre 2008 à six mois de prison avec sursis et 60.000 euros d'amende pour prise illégale d'intérêts, pour avoir poussé le Conseil régional en 2002 et 2003 à passer contrat avec trois sociétés de communication, dans lesquelles son épouse était salariée.
    Mais, la justice étant bien faite et de surcroît équitable, la Cour d'appel a annulé la peine d'inéligibilité prononcée en première instance, considérant qu'il n'y avait ni préjudice pour la région, ni enrichissement personnel.
    Lien PaSiDupes - l'épouse Huchon, intermittente du spectcle : PS, encore un emploi fictif

    Un point positif...
    Il a écrit en 2008 "De battre ma gauche s'est arrêtée", où il revient avec sévérité sur la campagne présidentielle de l'amère Royal.

    jeudi 15 juillet 2010

    Le PS à Ali Soumaré: « Au revoir et merci ! »

    L'élu de la diversité ferait des jaloux
    Ali Soumaré, Huchon-ronron et la Ch'tite Aubry

    Récupéré par le PS et jeté comme un « kleenex »

    Ali Soumaré, Malien d'origine, s'est fait connaître comme porte-parole des familles et des quartiers lors des émeutes de 2007 à Villiers-le-Bel. Le PS a mis la main dessus: recyclé pour les Régionales, il vient de se faire virer.

    Un CDD ? Suppression de postes ?
    Sa lettre de licenciement, datée du 2 juillet, est signée du maire de Sarcelles, le socialiste François Pupponi, qui l'avait embauché à son cabinet pour s'occuper de la presse.
    Lire PaSiDupes sur les désenchantés socialistes des lendemains d'élection
    Motif officiel? "Abandon de poste".
    Il est vrai que, depuis les régionales, l'ex-tête de liste PS dans le Val-d'Oise (95) ne fréquente plus guère la mairie et les relations entre les deux hommes se sont tendues. En février, ils s'étaient accrochés en marge d'un meeting, dans la maison des Jeunes et de la Culture de Villiers-le-Bel. "Pourquoi t'exposes-tu autant aux media? lui lança alors Pupponi. Tu vas te faire massacrer !" Et de soupçonner, hors de lui et jaloux: "Avoue que tu veux prendre ma place et qu'on t'a promis ma circonscription !"

    Une ascension fulgurante
    Soumaré n'est pas fils de... et a commencé sa carrière en bas de l'échelle. Membre du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), puis secrétaire de section à 24 ans à Villiers-le-Bel, il accompagne Dominique Strauss-Kahn lors des porte-à-porte dans sa circonscription durant la campagne pour les législatives de 2007. Assis parmi le public, il assiste aussi aux émissions de radio de son champion. Avant son départ pour Washington, le futur patron du FMI lui glisse: "En politique, Ali, il ne faut rien demander, il faut prendre et, pour cela, il faut toujours être prêt." Est-ce pourquoi Désirdavenir Royal n'arrive à rien ?
    En août dernier, il profite de l'université d'été à La Rochelle pour s'empresser de ne pas suivre ce précieux conseil. Il convainc le responsable de sa fédération, Dominique Lefebvre, maire de Cergy, de lui laisser sa chance. "Es-tu conscient que c'est un job compliqué et que tu seras constamment attaqué ?" insiste Lefebvre. Personne n'imagine alors l'ampleur de la polémique qui va déchirer la campagne des régionales. En quête de candidats issus de l'immigration, le PS met la main sur Ali et le propulse aux avant-postes. Martine Aubry et Jean-Paul Huchon s'affichent bientôt avec le jeune homme dans les meetings. Les prétendants de plus longue date font grise mine. En privé, certains déçus persiflent. "Saura-t-il répondre aux journalistes qui l'interrogeront sur le budget du conseil régional, lui qui n'a même pas le bac ?" Mais bon. Hamon n'est-il pas professeur associé d'université avec ...bac +3 ?

    Ali fait de l'ombre aux "culs blancs" du PS
    Son patron local s'inquiète face à une jeune pousse que Le Monde ou Libération ont pris en affection. A 29 ans, Ali Soumaré est passé subitement de l'ombre à la lumière, à la faveur des polémiques dont il a été victime. Et il a pris goût aux lumières. Le voilà qui prépare une autobiographie, à paraître en octobre. Il n'en revient toujours pas de sa popularité dans la rue ou que l'administration d'Obama à Paris voient en lui un symbole Noir utile. "Je suis régulièrement invité", s'étonne-t-il. Les officiels américains, qui cherchent à tisser des liens avec des relais d'opinion en banlieue, lui déroulent le tapis rouge à chacune de ses visites.

    Vicitime des attaques de l'UMP en campagne
    Le 28 janvier, Francis Delattre (UMP), le maire de Franconville, envoie une première bordée, en comparant Soumaré, d'origine malienne, à "un joueur de l'équipe réserve du PSG": rétrospectivement, cette comparaison à Thierry Henry au Mondial était-elle vraiment tellement infâmante ? Puis, la campagne des régionales se prête à une deuxième salve, le 18 février. Dans un communiqué, F. Delattre publie une liste de condamnations - de la conduite sans permis au vol avec violence - et accuse Soumaré d'être tout sauf un exemple de réussite républicaine.

    Au QG de campagne, des socialistes sont saisis par le doute et la panique
    Manque de chance, le week-end débute et les tribunaux sont fermés : impossible de vérifier l'exactitude des accusations. Depuis la Réunion, où elle attend son avion pour rentrer en France, Martine Aubry n'est sûre de rien et appelle Ali Soumaré. Elle doute et le met au pied du mur. "Que celui qui n'a pas fait de fautes te jette la première pierre. Si tu as fait des erreurs, on sera derrière toi, mais il faut que tu nous dises ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas dans tout ça." Aurait-elle eu confiance, Aubry aurait-elle ensuite appelé Lefebvre, à l'origine de la candidature de Soumaré ? Elle le met en demeure: "Chez moi, à Lille, quand un jeune a fait une connerie, on le sait. Alors renseigne-toi pour savoir si tout cela est vrai!" La confiance règne: il est vrai que ce n'est pas encore la "politique du bien-être"...

    Sous le choc, Soumaré est abandonné aux media qui le harcèlent.
    Il explique donc qu'il a eu des ennuis avec la justice (condamnation à six mois ferme en 1999 pour vol aggravé), il y a si longtemps !

    Il admettra aussi une condamnation à deux mois ferme pour rébellion en 2009.
    Effaré par tant de sincérité, l'équipe de Jean-Paul Huchon (ci-dessus), tête de liste en Ile-de-France, lui impose le silence : "Protège-toi, débranche, change de numéro."
    Harry Roselmack, le journaliste « indépendant » de TF 1 prend son parti, tente sa chance et lui envoie un SMS : "Ali, décroche. STP." Il veut l'inviter, le lundi, au 20 Heures: "C'est dans ton intérêt, tu peux couper court, ainsi, à la polémique." Soumaré refuse.
    Lire PaSiDupes sur ce membre du club Averroes pour l'intégration des minorités ethniques dans les media

    Parallèlement, la riposte judiciaire se prépare. C'est l'avocat Jean-Pierre Mignard (ci-contre à droite), le parrain des enfants Hollande-Royal, bien implanté sur Villiers-le-Bel, qui est choisi pour orchestrer la contre-attaque. "Il fallait un avocat immédiatement disponible, qui ait un sens politique et soit capable de faire face à la pression médiatique", raconte Marie-Pierre de la Gontrie, la porte-parole de la campagne, au coeur de la cellule de crise. On appelle ensuite François Pupponi. Comme employeur, il dispose d'une copie du casier judiciaire de Soumaré. Il rassure ses camarades: "Il y a bien une affaire ancienne, mais c'est tout." N'aurait-il pas voulu tout dire ? Et à qui le "crime" aurait-il profité ? Le mardi, la procureure de Pontoise déclare que certains délits, en particulier un vol aggravé avec violences jugé en 2007, concernent un homonyme.

    Un dédoublement de la personnalité serait donc la cause des aveux originaux de Soumaré. Ses vol aggravé et rébellion étaient-ils des vantardises ?
    Lire aussi PaSiDupes

    Ironie de l'histoire
    Dans les coulisses d'une chaîne de télévision, Ali Soumaré croise Eric Woerth, alors ministre du Budget. Le ministre lui glisse alors: "Ce ne sont pas des méthodes."

    Mais il est victime d'une rumeur interne
    Le socialiste devient une icône pour ses camarades. "A-li ! A-li ! A-li !" crient les militants au soir du premier tour des régionales, au QG de la gauche.

    A son arrivée au Conseil régional, en mars, ses camarades socialistes lui trouvent les dents longues: on lui prête aussitôt l'intention de briguer des vice-présidences, ce qu'il réfute. "On ne m'a pas trop mal traité", concède toutefois le jeune élu, qui se retrouve, pour un premier mandat, membre de trois commissions thématiques et de la commission permanente. Il se voit également confier une mission sur la coopération avec le Mali et la Mauritanie.

    Sous le boisseau
    "Dans l'hémicycle, il n'est pas une vedette, note Pierre-Yves Bournazel, conseiller régional UMP. Son groupe ne le met pas en avant sur des prises de parole politiques importantes. C'est comme s'ils le cachaient."
    Un élu socialiste de son département ne s'en étonne pas : "Ali est jeune, il doit apprendre. On ne peut pas lui demander de rentrer dans le monde des institutions comme s'il était un énarque de 50 ans."

    Comme au coin d'un bois
    Il est désormais attendu au tournant. Convoqué le 25 juin, comme témoin, par la cour d'Assises de Pontoise, où sont jugés cinq hommes alors soupçonnés d'avoir tiré sur les forces de l'ordre lors des émeutes de Villiers-le-Bel en 2007 (et aujourd'hui condamnés), Ali Soumaré - qui fut le porte-parole des familles des deux adolescents tués dans une collision avec une voiture de police - témoigne en faveur de l'un des accusés et énerve la présidente, qui veut connaître les noms des personnes présentes au début des incidents. Soumaré élude. "Votre témoignage nous laisse une impression de flou, s'agace la magistrate, 80 policiers ont été blessés." Le lendemain, la presse crée l'événement la polémique: "Ali Soumaré malmené devant la cour d'Assises". Lien Le Parisien

    Et que fait le PS des vieilles chaussettes noires?

    dimanche 13 juin 2010

    Nouvelle conductrice en niqab met les automobilistes en danger

    Verbalisée dans le ...Vaucluse
    Troisième provocation au niqab au volant en quelques semaines

    Jeudi 10 juin en soirée, deux gendarmes en service police de la route à Vaison-la-Romaine (Vaucluse) aperçoivent un conducteur « qui a du mal à s’engager, un comportement erratique et de grandes difficultés pour manœuvrer », explique le colonel Bourillon, patron des gendarmes du département du Vaucluse.
    Les militaires se rapprochent du véhicule et font signe de la main, afin que le conducteur se gare. Visiblement, ce dernier n’a pas vu les instructions, un gendarme sort alors son sifflet. L’automobiliste se gare, il s’agit d’une femme d’une trentaine d’années portant le niqab.

    Un début de polémique et une discussion vive semblent avoir suivi

    La conductrice a reçu une amende de 22 €
    « Le port du voile est venu après la constatation de l’infraction. Les gendarmes ont d’abord constaté qu’il y avait de gros problèmes de conduite et se sont rendu compte ensuite que la personne n’était pas en mesure de conduire à cause de son champ de vision réduit », explique le colonel de gendarmerie.

    Elle s'est rebellée
    La conductrice voilée a contesté l’amende infligée, en précisant qu’elle ne voulait pas la payer, refusant également d’accéder à la demande des gendarmes qui voulaient qu’elle lève son voile pour pouvoir reprendre la route sans danger. Ce qu’elle fera pourtant, après quelques minutes de négociation.
    Contacté hier soir, l’Avignonnais Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) « n’était pas au courant de l’affaire pour l’instant ».

    Les soutiens de gauche entretiennent le danger

    La semaine dernière, c’est une conductrice voilée du Nord qui avait été verbalisée pour les mêmes raisons. Mais son amende avait rapidement été annulée pour vice de forme.

    Enfin, l’affaire de la jeune femme de Nantes, également arrêtée pour cause de niqab au volant, a connu un rebondissement spectaculaire cette semaine, avec la garde à vue et plusieurs mises en examen de son compagnon.


    La responsabilité du NPA ?
    On apprenait en février dernier que le NPA présentait une candidate voilée aux Régionales, dans le Vaucluse. Justifiant ce choix, Olivier Besancenot affirma que la jeune Ilham Moussaïd
    représente "l'image de notre intégration dans les quartiers".

    mercredi 14 avril 2010

    PS: Aubry cherche comment mater Georges Frèche

    Le bureau national veut reprendre en main le Languedoc-Roussillon

    Un mois à peine après avoir encaissé l'élimination au premier tour de sa candidate Hélène Mandroux aux régionales, la direction du parti a mis en place une commission pour remettre de l'ordre dans ses fédérations, mardi soir, suite à la dissidence des socialistes restés sur les listes de Georges Frêche (à gauche, appuyé sur sa canne vivante, le dissident Navarro)

    Le Languedoc-Roussillon en sursis

    Cette commission spéciale anti-Frêche a pour mission de régler la situation complexe dans la région.


    Son objectif officiel vise à «permettre de retrouver le chemin du dialogue, de la réconciliation et de la rénovation dans l'ensemble du Languedoc-Roussillon». Elle sera placée sous le contrôle direct de François Lamy, le bras droit de Martine Aubry.

    Déjà exclu du parti, l'affreux Jojo (DVG) s'était vu opposer une liste concurrente présentée par le PS, après des propos antisémites visant le camarade Laurent Fabius. Lire PaSiDupes
    Président sortant de la région, Georges Frêche avait été facilement réélu. Mais, en connaissance des statuts du parti, ses 58 colistiers, qui avaient choisi de rester sur la liste de Georges Frêche, s'étaient exclus eux-mêmes du PS pour une durée de deux ans. Or, parmi eux, figurent des poids lourds locaux : deux sénateurs, deux présidents de conseil général, cinq premiers secrétaires fédéraux et plusieurs maires.

    Sauver la marionnette Mandroux

    La direction du PS se juge en position de force pour reprendre en main ses fédérations.
    Le 31 mars dernier, un allié de Georges Frêche, Didier Codorniou, a en effet été débouté par la justice devant qui il avait dénoncé l'investiture socialiste d'Hélène Mandroux. Selon lui, l'acte était contraire aux statuts du PS. Confortée par la justice, la Rue de Solferino veut désormais pousser son avantage et forcer les dissidents à rentrer dans le rang. «Nous allons remettre de l'ordre. D'abord, en faisant voter les militants pour redésigner des premiers secrétaires fédéraux et des équipes fédérales. Ensuite, nous examinerons le comportement des fédérations pendant le vote», indique un proche de Martine Aubry.

    => L'une d'entre elles sera plus particulièrement observée : l'Hérault.
    La direction du PS dispose d'une carotte : le prochain scrutin sénatorial. «Pour l'instant, les dissidents sont exclus pour deux ans. Sauf peut-être ceux qui se montreraient sages et qui pourraient peut-être être investis», indique-t-on en soulignant l'usage massif du conditionnel. D'ici là, le PS a le temps.

    => Sa priorité est de protéger Hélène Mandroux
    Le parti a envoyé la maire de Montpellier défier Georges Frêche. Depuis, dans son conseil municipal, elle subit le harcèlement d'une majorité frêchiste. Or, pendant les régionales, le potentat du Languedoc-Roussillon avait menacé de la faire débarquer après les élections. Il n'est pas encore passé à l'acte.

    Duel Aubry-Frêche

    Contestée, le Premier secrétaire doit mater les frondeurs


    Tout au long de la campagne des régionales, le baron régional s'est violemment opposé à Aubry. De son côté, la première secrétaire a préféré «sacrifier» le Languedoc-Roussillon plutôt que de se satisfaire d'une victoire de Frêche en se pinçant le nez. La passe d'armes entre les deux n'est donc pas terminée.

    À l'issue des régionales, Frêche avait ainsi annoncé une tournée «anti-Aubry» partout en France.
    La grande purge socialiste
    Dans la chasse aux sorcières socialistes, Gérard Collomb est le prochain sur la liste noire du bureau national.

    lundi 12 avril 2010

    Des dirigeants trotskistes disparaissent de la photo du NPA

    Vague de démissions à la direction et au parti

    Au NPA, on ne prend pas les patrons du parti en otage

    On ferme sa gueule et on s'en va
    Environ 10% des membres du Conseil politique national (CPN), «le parlement» du NPA, ont récemment démissionné de leur fonction.

    La moitié d’entre eux quittant également le parti, selon la direction du NPA qui nie toutefois toute «chute vertigineuse» du nombre de ses adhérents.

    Sur les 191 membres du CPN du NPA, «18 départs ont été constatés» après les régionales, souvent pour des questions de «divergences politiques», et «environ la moitié d’entre eux» ont également quitté le parti, a annoncé vendredi Ingrid Hayes du comité exécutif du NPA, suppléante de Michel Zimmermann aux législatives de juin 2007 en ...Alsace, mais militante dans ...le XXème arrondissement de Paris, ...professeur (objectif) d’histoire-géographie dans un collège de La Courneuve (Seine-Saint-Denis !). Les professeurs trotskistes de l'Université devraient faciliter l'accès d'Ingrid au doctorat.

    Le Che-Besancenot, dans l'adversité, cède le devant de la scène à Ingrid Hayes

    Selon celle-ci (ci-contre), «trois ou quatre ont rejoint la Gauche unitaire» de Christian Picquet (ex-NPA), une des composantes du Front de gauche PCF-Parti de gauche (Mélenchon): 6,5% des voix aux régionales contre 2,5% au parti d’Olivier Besancenot.
    «C’est une usure qui n’est pas beaucoup plus élevée que dans n’importe quelle autre direction» de parti, a-t-elle tempéré. «On ne sent pas de grand mouvement du point de vue des adhérents eux-mêmes», a-t-elle assuré.
    «On reste sur l’estimation de 8.000 adhérents», il n’y a «pas de chute vertigineuse», a-t-elle tenté de convaincre, tout en reconnaissant «la difficulté de mesurer exactement l’ampleur des départs».
    «Une série de gens attendent le congrès [du 11 au 14 novembre prochain] pour prendre une décision», selon Mme Hayes: elle admet toutefois que tout «l’enjeu» sera «d’arriver à relancer la dynamique du NPA» et «son projet de rassemblement».

    La burqa divise jusqu'au NPA

    Si, comme on nous l'affirme, la burqa n'est pas un problème pour les Français, elle en est un dans le Vaucluse, où elle a installé un "climat nauséabond" au travers de sa campagne des régionales contre l'identité nationale.

    Une scission s’est produite à la suite de la présence d’une candidate voilée sur la liste NPA en Provence-Alpes-Côte d’Azur. «Il y a des comités qui, pour des raisons de divergences politiques, ne souhaitent plus fonctionner ensemble», a avoué Mme Hayes, dévoilant qu’il n’était «pas question d’exclusion». Lire PaSiDupes sur Raoul Jennar dans le Rhône
    Une militante voilée est le moyen trotskiste de lutte « aux côtés de toutes les femmes en France et dans le monde qui veulent se libérer de toutes les discriminations qui visent à les rendre inférieures que ce soit au travail, à la maison ou dans les domaines sociaux, religieux ou politiques et dont le voile est un des symboles. » (citation Zimmermann)

    Lire PaSiDupes sur le positionnement de Mélenchon

    «La tâche de la direction est de faire en sorte que tout le monde puisse à nouveau vivre ensemble» et «rassembler sur un projet politique», a-t-elle estimé. Les départs ne règlent pas la question du rejet du voile par les trotskistes. Elle a renvoyé au congrès la question du voile qui divise fortement au sein du NPA qui est par ailleurs dans «une situation compliquée» d’un point de vue financier.

    Besancenot, un temps meilleur opposant à Sarkozy, aujourd'hui fossoyeur du NPA

    L'intermittent trentenaire de La Poste, enfant de la classe moyenne - un père prof et une mère psychologue scolaire -, enterra la LCR d'Alain Krivine et donna naissance au NPA. La chaîne de service public France 2 le convia sur le plateau de Michel Drücker.
    Le 5 février 2009, à ...Saint-Denis, Olivier Besancenot tourna en effet la page de la LCR historique, cette école de formation de tant de responsables du PS. Adieu la Ligue, place au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

    Objectif : attirer cette génération en colère, celle du non au contrat première embauche (CPE) ou au traité constitutionnel européen de 2005 (lire aussi PaSiDupes sur les violences de Strasbourg lors du sommet de l'OTAN), qui, dans les sondages, célèbre Besancenot comme meilleur opposant à Sarkozy.

    Programme: la révolution dans la rue ou dans les urnes ? Pour ou contre la lutte armée ? Socialiste, communiste, écologiste, ou les trois à la fois ? Rien n'est réglé un an plus tard et la burqa pose un nouveau problème identitaire au NPA: il n'a que des problèmes et pas de réponses..
    Entre vieux trotskistes et nouveaux anticapitalistes, on a de plus en plus de mal à se comprendre. Lire PaSiDupes sur les trotskistes bobos

    Pendant les grandes manoeuvres trotskistes, la lutte continue

    Bien que le trafic ne soit que légèrement perturbé lundi 12 avril, avec en moyenne 70% des trains en circulation, alors que France Info promettait dimanche soir une recrudescence de participation, le mouvement de grève à la SNCF se poursuit pour le sixième jour consécutif à l'appel de la CGT et de Sud Rail.

    Lire PaSiDupes sur la violence revendiquée du NPA

    jeudi 8 avril 2010

    A Grigny, des adolescents incendient un bus

    Les bus dérangent-ils aussi l'économie souterraine ?

    Un groupe d'adolescents a incendié un bus de transports en commun à Grigny, (Essonne) dans la nuit de mercredi à jeudi 8 avril. A quel décryptage socio-politique nos analystes impartiaux et nos experts indépendants vont-ils encore bien pouvoir se livrer ?

    Dans le cas du bus incendié à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis)
    , de distingués spécialistes avaient estimé que ces violences étaient la conséquence logique d'une opération anti-drogue et d'un documentaire de TF1 qui avaient dérangé l'économie souterraine de la paisible ville communiste de Tremblay. Un tel décryptage éclairé justifiait les représailles à venir, à chaque fois que la police se permettrait de pénétrer sans autorisation et sans prévenir dans une zone de non-droit de la banlieue d'une grande ville. A quoi sert-il donc désormais que Claude Bartolone, socialiste fabiusien, réclame plus d'effectifs policiers, si dans le même temps ses amis de gauche valident la vengeance ?



    Quand les Européens pénètrent sur les terres apaches





    Attaque de la diligence

    D'ailleurs, quelle est l'émission de télévision qui cette fois expliquerait ce nouvel acte de violence gratuite?

    La crise économique internationale n'a, comme chacun sait, aucune incidence sur la situation sociale en France et le chômage qui frappe les banlieues plus qu'ailleurs est la responsabilité du seul gouvernement, puisque le pouvoir socialiste fait tellement mieux en Espagne et en Grèce et que les travaillistes britanniques font des prouesses en matière de contrôle du déficit public.
    Il est donc naturel que l'état d'esprit foncièrement positif de nos maires et présidents de Conseils généraux d'opposition fasse des merveilles dans nos banlieues.
    Les « jeunes défavorisés » n'ont que de bonnes raisons de manquer les cours et de se livrer à des activités que la loi bourgeoise réprouve. Il est naturel qu'ils en viennent à dégrader, brûler, voler et agresser, puisqu'on ne leur donne pas leur chance de réussir dans cette société inégalitaire qui n'est pas solidaire, puisqu'elle n'a pas rendu l'école obligatoire et qu'aucune assistance sociale, aucune allocation ou subvention ne leur vient en aide.

    Les media, populistes et irresponsables autant qu'ils sont, ne s'étonnent donc pas que la vie dans les quartiers deviennent insupportable, voire impossible. Ils ne font pas de l'éducation, puisqu'ils ménagent l'opinion dans toute sa diversité: les journalistes entretiennent leurs adducteurs qui permettent le grand écart à chaque bulletin d'information, dans chaque édition de leurs journaux.
    Pourquoi croyez-vous que le PS a eu des indulgences pour Ali Soumaré, malgré ses affaires en cours avec la justice, au moment des régionales 2010 ? Serait-il la caution socialiste à Villiers-le-Bel, son pari sur le retour au calme chez Didier Vaillant, maire PS, dans le Val d'Oise, dont le Conseil général est tenu par Didier Arnal (PS), en Région Ile-de-France présidé par Huchon-ronron (PS)... Qui tient l'autre ? Lien PaSiDupes

    Autonomie pour le 9,3

    Dans ce désert des convictions, les lignes de conduite des acteurs sociaux et médiatiques, voire politiques, sont, outre le profit, la démagogie, le laxisme et la prudence. Ils ont démissionné et c'est ainsi qu'ils se placent du côté de ceux qui hurlent et brûlent. Or, les violents, qu'ils soient anarchistes, révolutionnaires ou fondamentalistes, ont compris que les pleutres qui font l'opinion et la loi sont à la merci de la rue. En Seine-Saint-Denis, la loi du plus fort s'est étendue du hall d'immeuble au quartier et de la ville au département.
    Bartolone 1er
    Les nouveaux habitants de Seine-Saint-Denis nés en France revendiquent le droit du sol. Ils sont maîtres chez eux et ont ne pénètre pas impunement sur leur territoire !
    Le président-locataire du Conseil général de Seine-Saint-Denis est-il le patron ?Déjà il n'est plus maître de la situation qu'il a favorisée. Qui sait si le peuple du 9.3 ne revendiquera pas prochainement l'autonomie pour son territoire ? Les autonomistes franciliens garderont-ils Bartolone à la tête de la future « assemblée territoriale » ?
    Tout dépendra de la volonté de l'imam.

    Quel rôle les centres sociaux jouent-ils ?

    Cette commune de l'Essonne est très probablement une adepte convaincue et active de la politique de prévention que préconise l'opposition, qui critique la politique de la majorité qu'elle qualifie de 'sécuritaire' et 'répressive'. Mais Grigny est précisément une ville gérée par une municipalité communiste et ce bastion de la gauche n'est visiblement pas un laboratoire édifiant de la politique qu'elle voudrait étendre au reste de la France.

    A Grigny déjà, en février 2009, un conducteur de bus avait perdu le contrôle de son véhicule, roulé sur le trottoir et fait huit blessés. Le chauffeur a reconnu avoir paniqué en voulant manoeuvrer son bus après une altercation avec un automobiliste. Détail: il n'avait plus de points sur son permis depuis septembre 2008 à la suite d'excès de vitesse; il n'avait plus de permis !

    Or, le PCF administre Grigny, mais aussi

    - Tremblay (Seine-Saint-Denis),des bus furent également incendiés et caillassés en février 2010 par un groupe d’individus dans une cité du centre-ville (lire PaSiDupes),
    où, en octobre 2008 un jeune homme de 20 ans, suspecté d'avoir incendié 12 voitures dans la nuit , avait été interpellé en flagrant délit et placé en garde à vue,
    et où, pour un butin de 650 €, un homme de 81 ans est mort le 7 avril 2010 sous les coups de Yassine A et Mohamed B., deux petits délinquants notoires spécialisés dans le vol avec violence ;

    - Vitry-sur-Seine (Val de Marne), déjà touchée par les émeutes du 27 octobre au 16 novembre 2005, fut encore frappée par le drame, où on se fait agresser en plein lycée Adolphe Chérioux, du fait de l'incurie du CR et du CG et des rivalités socialistes-communistes (lire PaSiDupes);

    - Villiers-le-Bel (Val d'Oise), où le 25 novembre 2007 une mini-moto était entrée en collision avec un véhicule de police: l'accident avait coûté la vie à deux grands adolescents, Mushin et Lakamy, et provoqué deux jours de violences entre jeunes et forces de l'ordre.

    La question se pose donc de savoir si les centres sociaux, voire même les communes communistes, sont des lieux d'éducation populaire à la démocratie et à la paix sociale ou des foyers de lutte des classes et de subversion.




    L'Attaque de la diligence (1793-1794)
    Dans un paysage aride et désolé,

    Francisco Goya dénonce
    sans complaisance
    la cruauté du brigandage.

    lundi 5 avril 2010

    Régionales: Vauzelle, 'présumé innocent' d'abus de position dominante...

    Thierry Mariani s'est-il fait voler PACA ?

    Le député Thierry Mariani (UMP) a déposé un recours en Conseil d'Etat visant à l'annulation de l'élection de son concurrent socialiste Michel Vauzelle élu pour la 3e fois.
    "Ce recours porte exclusivement sur l'utilisation et la distribution massive du journal de la Région à des fins électorales, y compris dans la dernière semaine de la campagne", a expliqué Alexandre Sérina, le directeur de campagne de Th. Mariani.
    Le candidat floué estime que la distribution de 1,2 million d'exemplaires du magazine du Conseil Régional "Notre Région" en décembre, janvier, février sur 191 points de distribution dans les six départements de la région a pu peser sur le vote des électeurs.
    Pour Michel Vauzelle, cette plainte entre dans la lignée de la campagne électorale menée par Mariani et basée selon lui "sur l'injure et la diffamation". "Ce n'est pas très intéressant", a-t-il déclaré avec mépris.
    "L'affaire sur le plan juridique ne pose aucun problème", a-t-il ajouté, relevant que la jurisprudence permet aux collectivités territoriales de poursuivre jusqu'en fin de mandat "les actions d'information qui doivent être les siennes".
    Le président de la Région indique aussi s'être entouré des plus grandes précautions, renonçant par exemple pour la campagne à son éditorial dans ce magazine.
    A de nombreuses reprises, M. Mariani et ses colistiers de l'UMP, avaient dénoncé l'usage de ce journal à la gloire de Vauzelle et de sa fonction de président de la région à des fins électoralistes. Avec sa photo à chaque page , le message n'est plus subliminal !
    Ils avaient notamment souligné la proximité d'un des slogans de campagne de M. Vauzelle, "notre région, notre président" avec le titre du magazine régional.

    Le député UMP de Vaucluse espère que le Conseil fera droit à d'autres requêtes encore.

    Il demande que tous les coûts de conception, de réalisation, d'impression et de distribution du magazine en décembre, janvier et février soient intégrés dans les frais de campagne de Vauzelle, ainsi que le remboursement par celui-ci à la collectivité de tous les coûts engagés.

    Sa Cynique Majesté Royal devrait lui apporter son soutien

    Considérant aussi les affaires en cours visant les saints innocents élus socialistes poursuivis par la justice, les sulfureux Sylvie Andrieux (détournements de subventions: lien PaSiDupes) et Jean-Noël Guérini (marchés suspects d'ordures: lien PaSiDupes), des martyrs socialistes de l'entourage vauzellien, Thierry Mariani est parfaitement justifié à porter plainte.

    Les procédés électoraux des fédérations socialistes ont coûté à l'amère Royal le poste de Premier secrétaire du PS. Elle sait qu'outre Languedoc-Roussillon les puissantes baronnies du Nord-Pas-de-Calais et des Bouche-du-Rhône ont des usages que le code électoral réprouve. Elle ne devrait pas manquer d'exprimer sa sympathie au candidat UMP qui a subi les us et coutumes du PS. Il est question que, naturellement portée à la componction photogénique, la vertueuse socialiste vienne à nouveau à résipiscence et demande pardon à Thierry Mariani pour la Ch'tite Aubry, selon un proche qui préfère garder l'anonymat !
    Si d'aventure elle ne se donnait pas en spectacle, d'aucuns pensent que ce serait l'aveu de pratiques tout aussi répréhensibles en Poitou-Charentes.