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lundi 12 avril 2010

Des dirigeants trotskistes disparaissent de la photo du NPA

Vague de démissions à la direction et au parti

Au NPA, on ne prend pas les patrons du parti en otage

On ferme sa gueule et on s'en va
Environ 10% des membres du Conseil politique national (CPN), «le parlement» du NPA, ont récemment démissionné de leur fonction.

La moitié d’entre eux quittant également le parti, selon la direction du NPA qui nie toutefois toute «chute vertigineuse» du nombre de ses adhérents.

Sur les 191 membres du CPN du NPA, «18 départs ont été constatés» après les régionales, souvent pour des questions de «divergences politiques», et «environ la moitié d’entre eux» ont également quitté le parti, a annoncé vendredi Ingrid Hayes du comité exécutif du NPA, suppléante de Michel Zimmermann aux législatives de juin 2007 en ...Alsace, mais militante dans ...le XXème arrondissement de Paris, ...professeur (objectif) d’histoire-géographie dans un collège de La Courneuve (Seine-Saint-Denis !). Les professeurs trotskistes de l'Université devraient faciliter l'accès d'Ingrid au doctorat.

Le Che-Besancenot, dans l'adversité, cède le devant de la scène à Ingrid Hayes

Selon celle-ci (ci-contre), «trois ou quatre ont rejoint la Gauche unitaire» de Christian Picquet (ex-NPA), une des composantes du Front de gauche PCF-Parti de gauche (Mélenchon): 6,5% des voix aux régionales contre 2,5% au parti d’Olivier Besancenot.
«C’est une usure qui n’est pas beaucoup plus élevée que dans n’importe quelle autre direction» de parti, a-t-elle tempéré. «On ne sent pas de grand mouvement du point de vue des adhérents eux-mêmes», a-t-elle assuré.
«On reste sur l’estimation de 8.000 adhérents», il n’y a «pas de chute vertigineuse», a-t-elle tenté de convaincre, tout en reconnaissant «la difficulté de mesurer exactement l’ampleur des départs».
«Une série de gens attendent le congrès [du 11 au 14 novembre prochain] pour prendre une décision», selon Mme Hayes: elle admet toutefois que tout «l’enjeu» sera «d’arriver à relancer la dynamique du NPA» et «son projet de rassemblement».

La burqa divise jusqu'au NPA

Si, comme on nous l'affirme, la burqa n'est pas un problème pour les Français, elle en est un dans le Vaucluse, où elle a installé un "climat nauséabond" au travers de sa campagne des régionales contre l'identité nationale.

Une scission s’est produite à la suite de la présence d’une candidate voilée sur la liste NPA en Provence-Alpes-Côte d’Azur. «Il y a des comités qui, pour des raisons de divergences politiques, ne souhaitent plus fonctionner ensemble», a avoué Mme Hayes, dévoilant qu’il n’était «pas question d’exclusion». Lire PaSiDupes sur Raoul Jennar dans le Rhône
Une militante voilée est le moyen trotskiste de lutte « aux côtés de toutes les femmes en France et dans le monde qui veulent se libérer de toutes les discriminations qui visent à les rendre inférieures que ce soit au travail, à la maison ou dans les domaines sociaux, religieux ou politiques et dont le voile est un des symboles. » (citation Zimmermann)

Lire PaSiDupes sur le positionnement de Mélenchon

«La tâche de la direction est de faire en sorte que tout le monde puisse à nouveau vivre ensemble» et «rassembler sur un projet politique», a-t-elle estimé. Les départs ne règlent pas la question du rejet du voile par les trotskistes. Elle a renvoyé au congrès la question du voile qui divise fortement au sein du NPA qui est par ailleurs dans «une situation compliquée» d’un point de vue financier.

Besancenot, un temps meilleur opposant à Sarkozy, aujourd'hui fossoyeur du NPA

L'intermittent trentenaire de La Poste, enfant de la classe moyenne - un père prof et une mère psychologue scolaire -, enterra la LCR d'Alain Krivine et donna naissance au NPA. La chaîne de service public France 2 le convia sur le plateau de Michel Drücker.
Le 5 février 2009, à ...Saint-Denis, Olivier Besancenot tourna en effet la page de la LCR historique, cette école de formation de tant de responsables du PS. Adieu la Ligue, place au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

Objectif : attirer cette génération en colère, celle du non au contrat première embauche (CPE) ou au traité constitutionnel européen de 2005 (lire aussi PaSiDupes sur les violences de Strasbourg lors du sommet de l'OTAN), qui, dans les sondages, célèbre Besancenot comme meilleur opposant à Sarkozy.

Programme: la révolution dans la rue ou dans les urnes ? Pour ou contre la lutte armée ? Socialiste, communiste, écologiste, ou les trois à la fois ? Rien n'est réglé un an plus tard et la burqa pose un nouveau problème identitaire au NPA: il n'a que des problèmes et pas de réponses..
Entre vieux trotskistes et nouveaux anticapitalistes, on a de plus en plus de mal à se comprendre. Lire PaSiDupes sur les trotskistes bobos

Pendant les grandes manoeuvres trotskistes, la lutte continue

Bien que le trafic ne soit que légèrement perturbé lundi 12 avril, avec en moyenne 70% des trains en circulation, alors que France Info promettait dimanche soir une recrudescence de participation, le mouvement de grève à la SNCF se poursuit pour le sixième jour consécutif à l'appel de la CGT et de Sud Rail.

Lire PaSiDupes sur la violence revendiquée du NPA

samedi 21 mars 2009

Besancenot, n°3 aux Européennes, choisit la rue

Il ne s’investira pas au Parlement Européen !

Peu de 'chances' de voir Olivier Besancenot au Parlement européen.

D'abord à cause de l'absence d'unité à la gauche du PS, ensuite parce que , malheureux tête de liste aux élections européennes de 2004 en Île-de-France, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA)s’est retranché au troisième rang sur la liste de son parti dans cette même région. Cette place, qu'il a "choisie" - comme il l'a confirmé lundi 9 mars lors d'une conférence de presse organisée pour présenter les têtes de liste NPA -, considérée comme "non éligible", ne l'empêchera cependant pas de s'engager comme porte parole de son mouvement au niveau national pour l'échéance électorale de juin.

Les têtes de listes

- en Île-de-France : Omar Slaouti , enseignant de 42 ans à Argenteuil (Val-d’Oise) ;
- dans le Sud-Est, le politologue Raoul Jennar, politologue de 62 ans, altermondialiste, animateur de la campagne pour un Non de gauche à la Constitution Européenne en 2005 et soutien de l’affreux Jojo Bové à la présidentielle 2007;
- dans le Nord, Christine Poupin: elle n’est pas enseignante, mais technicienne dans l'industrie chimique à Rouen;
- dans le Centre, Christian Nguyen,encore un membre de l'Education nationale, vacataire dans dans la Creuse;
- dans le Sud-Ouest, Myriam Martin, 40 ans, encore une enseignante, à Toulouse, en lycée professionnel: l'enseignement dans le service public est manifestement neutre;
- dans l'Est, la décision est en attente, mais ce sera 'un ouvrier de l'industrie automobile', sans autre précision…
- dans l’Ouest, ce sera 'un' membre issu des Alternatifs, dont le nom est encore inconnu, "en cas d'accord avec ce mouvement" qui doit se déterminer le 22 mars sur un éventuel ralliement au NPA ou au front de gauche PCF-PG;

-
pour tout l'Outre-Mer, aucun candidat : Elie Domota n’est pas libre ?
Surprise, le NPA dit avoir un "rapport de partenariat politique" avec les organisations sur place…

Sur la présence et le ralliement de militants du NPA, dont Christian Picquet (contestatire « dépermanentisé » de la LCR), au Front de gauche de Mélenchon (Parti de gauche) + PCF), Olivier Besancenot a déclaré que le parti "prenait acte du fait qu'ils construisent une nouvelle organisation trotskiste, « la Gauche unitaire » (animée par Alain Faradji, Céline Malaisé, Christian Picquet et Francis Sitel). Le Che-Besancenot précise qu’il s'agit là d'une formation politique nouvelle, et non d'un courant.

Européennes : les trotskistes ne s’entendent avec personne

Le plaisir solitaire du NPA

Le NPA recule
Conscient de leur percée à la faveur de la crise économique internationale, les trotskistes esquivent les Européennes, de crainte de devoir siéger au Parlement Européen et de montrer ce qu’ils ne savent pas faire.

Ils seront certes présents, mais pour s’opposer
Le divorce est en effet consommé à la gauche de la gauche. Hier, le Conseil politique national du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot, un machin qui s’apparente à un parlement, a adopté -à huis clos et au terme d'un vote «écrasant»- le texte qui «prend acte du désaccord» avec le «front de gauche» constitué autour du Parti communiste français (PCF) de Marie-George Buffet, et du Parti de gauche, de Jean-Luc Mélenchon. Et ce. La motion favorable au «front» pour les européennes de juin n'a, de source interne, recueilli que «7 voix sur 190».

Dans l'unité, sans ostracisme ?

Si le parti de Besancenot maintient «son offre d'alliance unitaire durable» aux partis de gauche radicale, ce doit être «en toute indépendance du PS». Ce qui selon lui, exclut le PCF qui s'alliera alors aux socialistes pour «sauver ses élus» et Mélenchon qui en sort. En revanche et en coulisses, les discussions pour les européennes se poursuiven, dans la transparence, notamment avec les Alternatifs.
Fustigeant «l'attitude folle» du NPA, le chef de file du courant minoritaire de l'ex-LCR, Christian Picquet, a annoncé qu'il rejoignait, lui, le «front de gauche» qui tenait hier meeting au Zénith de Paris pour lancer sa campagne européenne.
Devant les quelque 5 000 personnes présentes, le cofondateur du «front» Jean-Luc Mélenchon y a lui aussi été de sa pique contre le Che-Besancenot : «Nous ne nous mobilisons pas pour un coup électoral à la gloire d'un parti ou d'un leader, si médiatique qu'il soit.»
Puis de préciser l'ambition du mouvement: «Devenir un front populaire majoritaire.»
Invitant à la «révolution par les urnes», le sénateur de l'Essonne, tête de liste du «front» dans le Sud-Ouest, a souhaité faire du scrutin de juin un «double référendum» contre l'Europe du traité de Lisbonne et la politique de Nicolas Sarkozy.

dimanche 8 février 2009

Européennes : le NPA va poser ses conditions à la gauche

Le PS jugé infréquentable par les trotskistes, un comble !

Le congrès fondateur du NPA (appelation certifiée par le congrès) est réuni depuis vendredi à Saint-Denis, près de Paris. Les militants d'Olivier Besancenot (ci-contre, étrange regard) débattent aujourd'hui dimanche des conditions d'une alliance aux élections européennes de juin avec le PG (Parti de gauche, et non pas prisonniers de guerre, du PCF) de Jean-Luc Mélenchon et le PCF.

Les partenaires du NPA obligés de se soumettre

Le texte proposé par le comité de pilotage du Nouveau Parti anticapitaliste exige un "accord durable" avec d'éventuels partenaires à la gauche du Parti socialiste.
Sauf coup de théâtre, il devrait être adopté dans la soirée à une large majorité, selon les représentants des différentes tendances.

Les Européennes : le PS serait exclu


Cette position ne laisserait qu'une voie étroite à un accord, car elle impliquerait une indépendance totale à l'égard du PS.
Malgré les œillades de Sa Cynique Majesté Royal et l’appel du pied de Nono Montebourg, le NPA devrait résister au PS.
Après avoir claqué la porte du PS en novembre, Jean-Luc Mélenchon avait d'emblée constitué un "front de gauche" pour les Européennes avec les communistes. En créant un obstacle au PS vers le PCF, il faisait le jeu du NPA auprès du PCF.

Aux Régionales : le PCF aussi serait exclu

Les partenaires du NPA devraient en outre s'engager à aller ensemble aux élections régionales, théoriquement prévues en 2010, et à adopter un projet anticapitaliste. Autant adhérer au NPA !

  • Cette condition paraît difficilement acceptable par le Parti communiste dont la survie repose largement sur ses accords électoraux avec le PS, en particulier aux régionales.
    "Les régionales, c'est le sujet qui fâche, il sera sans doute difficile de parvenir à un accord", a confirmé Alain Krivine, figure tutélaire du mouvement.
  • Jean-Luc Mélenchon est à nouveau à la charnière. Il a servi d’entremetteur et a tendu la main à Olivier Besancenot, arguant qu'un sondage Ifop créditait de 14,5% une liste incluant les trois formations et Lutte ouvrière, juste derrière le PS (22,5%) et l'UMP (25,5%).

    Le NPA se veut intraitable

    Krivine avait alors rejeté l'idée de faire seulement "un bon coup électoral", sans toutefois fermer la porte à des discussions.
    Le NPA n’a pas varié et a réaffirmé cette position samedi.
    "S'il s'agit de faire un bon coup électoral aux Européennes, pour que quelques mois après certains retournent dans le giron du Parti socialiste aux élections régionales, on aura finalement créé de l'espoir pour le décevoir après, et je crois qu'il n'y a pas pire qu'un espoir déçu," a-t-il calculé sur TF1. "Nous, on propose la constitution d'un front anticapitaliste durable - avant pendant et après les élections."

    Une question divise la nouvelle formation de la gauche radicale
    Les 700 (ou 900…) délégués du congrès fondateur du mouvement, qui clone la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), se sont penchés samedi sur les conditions d'une unité qui devra également, selon eux, se concrétiser "sur le terrain des luttes."

    >
    Une tendance minoritaire animée par Christian Picquet milite en effet pour la constitution de listes de "large rassemblement" afin de saisir l'opportunité d'infliger "un camouflet à la droite" aux Européennes.
    Mais selon l'une des porte-parole, Catherine Jouanneau, transfuge du PCF, le texte ne devrait guère dépasser 20% à 25% des votes des 700 délégués.

    > La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a pourtant abondé dans ce sens en exhortant samedi les militants du NPA à choisir la voie de listes communes.
    "L'heure est à l'union, pas à rester chacun chez soi", a-t-elle lancé sur Europe 1, expliquant avoir écrit dans ce sens à tous les militants du NPA.
    A l'issue du congrès du parti d'Olivier Besancenot, "on saura si le NPA est vraiment un nouveau parti qui veut travailler au rassemblement de gauche ou si c'est en fin de compte un remake de la LCR, qui à chaque fois dit non quand on parle rassemblement", a-t-elle dit.
  • vendredi 6 février 2009

    La LCR met fin à ses jours

    Le facteur Besancenot compte faire passer le NPA comme une lettre à la poste
    Moins féminin et plus viril…

    «Je ne suis pas venu avec une gerbe de fleurs », ricane Olivier Besancenot.
    Hier, pour le congrès de dissolution de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), l’ambiance ne ressemble effectivement pas à celle d’un enterrement. Le porte-parole de l’« ex »-LCR, très « enthousiaste », évoque à peine ses années à la Ligue pour ne parler que de son Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).
    Même Alain Krivine, pourtant cofondateur du parti trotskiste, garde l'oeil sec.
    « Je ne suis pas triste, assure-t-il tout sourire. Bien au contraire, puisque tout continue. » Annoncée depuis le mois d’août 2007, la disparition de la Ligue (qui revendique 3 000 militants) se fait en douceur. Trop pour certains. Ainsi le minoritaire Christian Picquet, principal opposant interne de Besancenot, regrette que le « débat soit bâclé, expédié en quelques heures ».
    Dans la salle, sobre, la direction aréussi à organiser le service minimum pour tourner la page des quarante années de l’un des principaux partis d’extrême gauche. Quelques photos diffusées en boucle sur un écran géant, dont celle d’une affiche de la première candidature à l’élection présidentielle de Krivine, traduisent une certaine nostalgie. Les anciens militants célèbres passés par la Ligue n’ont pas non plus été invités…
    Les nouveaux ne sont pas venus « On n’a pas envoyé de faire-part de décès à tous ceux qui sont aujourd’hui au PS, s’amuse Krivine, cela nous aurait coûté trop cher. » L’armée secrète ne se montre pas au grand jour. Les capuches et foulards feraient-elles tout à coup KKK...
    L’hommage à l’invité d’honneur de la soirée des César annonce sa disparition prochaine
    Un trotskiste serait capable d’émotion.
    Séquence nostalgie, lorsque Krivine, l’ancien leader de Mai 68, est bruyamment salué par les 200 délégués de service, oublieux de la discipline trotskiste de la Ligue. « Je rappelle que normalement à la LCR, on n’applaudit pas les interventions », est obligé de rappeler sèchement l’un des organisateurs.
    Certains militants se la jouent alors enthousiastes.
    Youpie ! « C’est la première fois qu’une formation politique s’autodissout », exulte Sandra à la tribune. Oubliant par exemple qu’avant la LCR, le RPR a lui aussi choisi de disparaître pour laisser place à l’UMP en 2002. Mais ils ne partagent pas les mêmes valeurs…

    Le congrès fondateur du NPA débute aujourd’hui vendredi et se tient jusqu’à dimanche. Dans les mêmes lieux, mais avec trois fois plus de délégués. Pour Besancenot, qui assure que « des milliers de personnes n’osaient pas adhérer à la Ligue », il s’agit de montrer l’arrivée de sang neuf.
    200 x 3, ça devrait faire 600 délégués. Mais nul doute que par un prompt renfort, ils arriveront à 1200 au port…

    mardi 11 novembre 2008

    PS, bombe à fragmentation

    En attendant le rassemblement, Mélenchon et Dolez quittent le PS

    La jeunesse en guise de changement
    La motion de Benoît Hamon, propulsé sur le devant de la scène socialiste par les vieux marionnettistes du PS, comme le sexagénaire Riton Emmanuelli, a atteint sa limite supérieure avec 19%.

    Echec de l’appel de la jeunesse
    Après respectivement 31 et 36 ans passés au PS et bien qu’à sa gauche aussi, les figures usagées du PS, les parlementaires Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne, et Marc Dolez, député du Nord, n’ont pas fait confiance au Benoît Hamon dans la vitrine Emmanuelli et ils ont claqué vendredi la porte du parti pour créer une nouvelle force (hébergée par Nouvean Monde ?),"sans concession face à la droite", réprouvant une main mise social-démocrate après la victoire de la motion de Sa Cynique Majesté Royal.

    Sa Cynique Majesté Royal serait-elle facteur de division ?
    "Nous quittons le Parti socialiste", ont-ils fait savoir dans un communiqué vendredi 7 novembre au matin, quelques heures à peine après l'annonce des résultats du vote des quelque 50% de militants socialistes de la veille, qui placent Sa Cynique Majesté en tête, mais avec seulement 29%, 1/3 des votres exprimés..

    Qu’est-ce que les 19% de la gauche du PS habituée à 40% ?
    Les deux anciens soutenaient en effet la motion de Benoît Hamon.
    Mais, réalistes, ils savent que les quelque 19% que leur motion a obtenus cette fois ne fait pas le poids. La presse peut bien noyer le poisson en valorisant "le score respectable de la gauche du parti", ils savent parfaitement qu’elle ne pèse pas lourd puisque les différentes motions de la gauche du PS totalisaient environ "40%".aux précédents congrès.

    La rénovation socialiste annoncée ? Un changement dans la continuité
    Les trois motions "issues de la majorité sortante" arrivent en tête avec "80% des suffrages".
    Mais cette majorité reste partagée entre les éléphants, Delanoë, Royal et Aubry, et "l'orientation qui prédominait" est "amplifiée" par la motion de l'ex-candidate à l'Elysée, avec sa proposition d'"alliance au centre", qui en est un "concentré". Ils ne veulent pas du retour annoncé à la case départ.

    La "crise du capitalisme" ajoutée aux "échecs" de la social-démocratie européenne était pour eux une chance historique. Bien qu’avec les soutiens de la motion Hamon ils soient coupables de cette occasion manquée, ils en refusent la responsabilité et veulent rebondir ailleurs.
    Le bouillonnant sénateur et l'ex-patron de la fédération socialiste du Nord accusent donc les auteurs de leur propre motion et récusent les "arrangements" au congrès de Reims, "immense complot à ciel ouvert" auquel Hamon-Emmanuelli consentent à participer et qui doit accoucher d'une nouvelle majorité.

    Un nouveau parti au côté du NPA
    Des anciens partis naissent Des rejetsaux abords des vieilles souches.
    Pour eux, il faut un nouveau parti "bien ancré à gauche", "républicain et socialiste, sans concession face à la droite".

    Avec qui?
    Les forces anti-traité de Lisbonne acceptant "un front de gauche" aux européennes de 2009, d'abord le PCF (pour faire du neuf?) et la LCR maquillée en Nouveau parti anticapitaliste (qui, via Alain Krivine, s'est dit "ouvert", mais à condition notamment de refuser de gouverner avec les sociaux-démocrates).

  • Confiant, J.-Luc Mélenchon compte sur le parti de la rue, "le ‘parti sans murs " du non au référendum européen de 2005. Mélenchon s'était alors affranchi de la discipline de parti et avait déjà battu les estrades avec d'autres hérauts du "non de gauche", comme la sémillante communiste Marie-George Buffet.
  • Les deux hommes cite en exemple et s’inspire de la création en Allemagne de "Die Linke" par l'ancien ministre social-démocrate Oskar Lafontaine et des ex-communistes, parti qui a remporté des succès électoraux notables.

    Dans l'immédiat, leur site Internet doit être lancé, le 12 novembre, en attendant d'en dire plus sur cette "force" pas tranquille.

    Les réactions
  • Le porte-parole des députés PCF Roland Muzeau a exprimé son "vif intérêt". Tout comme son collègue communiste Patrick Braouezec
  • Pareillement, Christian Picquet, chef de file d'un courant minoritaire de la … LCR.
    Quand il s’agit d’affaiblir le PS, certains dressent l’oreille gauche.

  • En revanche, d'anciens alliés de la motion Hamon l'ont critiquée
    Ainsi, Gérard Filoche.
    Benoît Hamon
    , lui, "regrette" le départ "bizarre" de Jean-Luc Mélenchon, même si son entourage assure que "l'essentiel des troupes" du sénateur reste avec la gauche du PS.

    Mais les deux partants semblent sans crainte: "advienne que pourra!"
    Hamon
    a néanmoins décidé de se faire inviter au JT de France2 dimanche midi.

    Colmater les brèches semble une urgence absolue.
  • lundi 6 octobre 2008

    Rouillan bafoue la loi, Besancenot soutient Rouillan

    Rouillan dresse les trotskistes les uns contre les autres
    Olivier Besancenot a contre-attaqué dès vendredi 3 septembre sur l'affaire Jean-Marc Rouillan, au lendemain de la décision du juge de renvoyer le terroriste en prison.

    Le porte-parole trotskiste préféré de Michel Drücker a aussitôt accusé la droite de vouloir "criminaliser" le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) qu'il va lancer en janvier et a réclamé la libération du fondateur d'Action Directe, membre à Marseille d'un comité NPA, avant même d’avoir purgé sa peine. "Jean-Marc Rouillan est incarcéré de nouveau, ce qui est absolument révoltant, puisqu'il a purgé sa peine", a clamé le dirigeant médiatique de la LCR, entre deux tournées.
    Intox !
    Jean-Marc Rouillan n'a pas fini de purger sa peine.
    Il a été condamné, en 1989, à une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 18 ans, laquelle a pris fin en 2007. Or, à partir de cette date, il pouvait bénéficier de mesures de liberté conditionnelle, sans pour autant être en fin de peine. On avait le droit de le laisser sortir, sous conditions. Le double assassin a bénéficié de cette humanité de la loi, sans que ce soit un droit automatique, comme le prétend Olivier Besancenot, en flagrant délit de manipulation de 'opinion.
    Le jeune postier s'est du coup jugé justifié à appelerà une "mobilisation unitaire" contre ce qui s'apparente, selon lui, à une "double peine" contre Rouillan qui a vu sa semi-liberté suspendue suite à ses propos à L'Express où il laisse entendre qu'il n'éprouve pas de regret pour l'assassinat en 1986 du PDG de Renault… En fait de "mobilisation unitaire", encore faudra-t-il qu'il fasse l'unité sur le sujet au sein de son propre part.

    J.-M. Rouillan ne fait pas l'unanimité à la LCR
    L'assassin avait approché la LCR en juin et s'était inscrit dans un comité local - structure décentralisée intégrant des militants de la LCR et venus d'autres horizons pour préparer le lancement du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). "Il est membre d'un comité local a Marseille", a souligné O. Besancenot, tandis qu’une porte-parole de ce comité lance : « Il le restera ». Il est en prison ; qu’il y reste, en effet !
    Mais, Besancenot qui avait retiré le couteau des dents sur le canapé rouge de Drücker, a changé de ton. "A partir du moment où Jean-Marc Rouillan était clair sur le fait qu'il renonçait aux actions du passé, il avait sa place dans le NPA". Dans la mesure où l’assassin n’a aucun regret, comment la vedette des media a-t-elle pu comprendre qu’il renonce ? Hollande pourrait lui conseiller de lancer plutôt une campagne d’adhésion à 20 euros, si vraiment la LCR est en manque d’effectifs .
    Dans sa logique trotskiste toujours aussi convaincante, le postier à temps très partiel souligne que, dans ses entretiens à la presse,
    Rouillan affirme qu'"il n'incite pas à la violence". Une chance !

    Alors, pince sans rire, O. Besancenot se lance ensuite dans la dénonciation d’ "une campagne politique qui tente de criminaliser le NPA", comme s’il en était besoin, mais "je persiste et je signe: quelqu'un qui a purgé sa peine a droit à une réinsertion et un engagement militant". Sauf que c'est faux et qu’il a encore une dette envers la société.

    Besancenot a toutefois le souci de la préservation de l’image d’une LCR paisible qu’il a laborieusement construite de toutes pièces sur les plateaux de télévisions, quoique ses actions de rue la ternisse.
    Il rappelle donc ses "désaccords politiques" avec J.-M. Rouillan sur "la conception qu'il a de la lutte armée" et "sur l'opportunité de la faire". Après avoir assuré que Rouillan serait "clair sur le fait qu'il renonçait aux actions du passé", il semble bien que le p’tit postier est comme saisi d’un doute. "La LCR a toujours dénoncé les méthodes de l'Action directe", et "le NPA ne se bat pas pour la lutte armée", martèle-t-il. Le plus très jeune postier trentenaire, quoique certes imberbe, s’est quelque peu embourgeoisé sous l’influence d’un certain personnel de Flammarion et du fait que maintenant les trotskistes se reproduisent.

    Sorti de l’ombre, Alain Krivine, fondateur, gourou de la LCR et parrain du petit Olivier, rappelle que l'organisation trotskiste "avait totalement condamné l'assassinat de Georges Besse", un "acte terroriste". A quoi sert-il donc de la condamner, si c’est pour embaucher l’assassin ? Mais lui aussi se veut rassurant: ils ne sont pas trop de deux? en effet. "La ligne du NPA et celle d'Action Directe sont contradictoires". Allons bon !
    Tout comme les actes et les paroles de la LCR, ce qui est de mauvais augure pour le NPA…
    "Quant à ce que Rouillan dit aujourd'hui, c'est confus et demanderait discussion", souligne Alain Krivine. Et si de surcroît ils ne se comprennent pas, comment le pourrions-nous ?…
    "Pour le moment, insiste-t-il encore,
    le NPA n'a ni programme, ni statuts" mais "une fois qu'il existera en janvier [ainsi, en trois mois au NPA, on pourrait faire ce que n’a pas réussi Hollande en 11 ans ?... Ils sont forts ! ], on demandera à Rouillan d'être d'accord avec l'orientation du NPA". Sera-t-il libre de son choix démocratique ? "Alors, la balle est dans son camp", à lui de "décider s'il veut tourner la page". Krivine a de ces mots ! On aimerait ne plus entendre parler de ‘balles’ dans l’entourage du NPA… Une seule sera encore de trop.

    Krivine fait aussi Sa Cynique Majesté Royal
    Non , il ne fait pas son show au Zénith. Pas encore.
    Il dénonce seulement une campagne contre son parti: "il y a une crise fantastique et le NPA et Olivier ont le vent en poupe. C'est le moment où l'on ressort l'affaire Rouillan", qui "ne représente que lui-même et n'est pas un courant politique". Krivine n’a-t-il pas un peu l’impression que Rouillan s’est chargé lui-même de ressortir son affaire ? Et de saborder le NPA avant même qu'il ne prenne corps?
    Mais pour Christian Picquet, chef de file d'une tendance minoritaire à la LCR, le parti devrait tout de suite "dire de façon claire, nette et précise que Rouillan n'a rien à faire dans le NPA". "C'est la seule manière d'en terminer avec cette polémique qui cherche à nous nuire en nous assimilant à un groupe terroriste"... Les gens sont méchants !
    Y a du tirage de la contestation au NPA ! Une sorte de « campagne contre son parti », en interne…