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samedi 7 juin 2014

Méric: Hollande autorise un rassemblement anti-républicain à Paris

Valls accorde droit de cité à la haine anarcho-révolutionnaire

Clément Méric méritait bien un hommage sur la voie publique ! 
Les anarcho-revolutionnaires,
 ici, la Confédération du travail de mouvance anarcho-syndicaliste,
occupaient la rue, le 7 juin 2014 à Paris
Un millier de "personnes" [sic, selon une certaine presse] a pu se rassembler librement samedi 7 juin à Paris en mémoire de Clément Méric, militant malade et gracile de l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire, mort il y a un an à l'issue d'une bagarre entre skinheads des deux extrêmes.

Un spectacle de rue rappelant les heures sombres des années 30
Ces anti-républicains,  anarcho-communistes communistes libertaires ou anarchistes socialistes, tous anti-libéraux et révolutionnaires, menés par des activistes se disant  "antifascistes", ont quitté la place de la Bastille, fermée à la circulation, peu avant 15 heures, en direction de Gambetta dans l'est de la capitale. Parmi des détonations de pétards, la tête de défilé, principalement composée de militants aux visages souvent dissimulés par des foulards, cagoules, casquettes ou lunettes noires, s'était placée derrière une banderole "Plus que jamais combattons l'extrême droite".
"Clément, Clément, an-ti-fa" ou "Oui, Clément était un camarade", ont scandé des membres de l'Action antifasciste Paris-Banlieue, groupe autonome de la mouvance antifasciste, longtemps repérables dans la tribune Auteuil du Parc des Princes, poings levés au rythme militaire des claquements de mains.
Le politologue Philippe Lamy les décrit comme une secte à l' "antifascisme radical, pour qui la lutte anticapitaliste contre l'État libéral et l'extrême droite est prioritaire [...] Le groupe [...] est assez sectaire, autonome, on y entre uniquement par cooptation".

D'autres, derrière une banderole "Ni oubli, ni pardon", hurlaient des slogans de haine: "On pardonne pas, on n'oublie pas". 

Plusieurs autres mouvements avaient appelé à manifester, notamment le Front de gauche 
(communistes du PCF et partisans de Mélenchon) et plusieurs syndicats.

VOIR et ENTENDRE le trotskiste Olivier Besancenot (NPA), présent sur les lieux:


Seulement quatre activistes mis en examen
La mort de leur camarade skinhead d'extrême gauche, Clément Meric, était prétexte à la stigmatisation des électeurs Français qui ont donné la victoire au Front national, lors des Européennes, avec 25% des suffrages.

Les activistes hurlaient des menaces publiques de mort visant ces Français

"Pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers", 
"Le fascisme, c'est la gangrène, on l'élimine ou on en crève", criaient les anti-républicains battus dans les urnes.
"Clément était un ami, un camarade. Aujourd'hui, c'est un moment en son honneur mais aussi un moment de lutte", a expliqué Ihn, un jeune militant allemand qui ne veut pas donner son nom de famille.

Interrogé sur les résultats du Front national aux élections européennes, il affirme : "Nous n'avons pas attendu cette montée pour avoir un sursaut, le FN est aussi haut parce que les thèses d'extrême droite sont consolidées par les politiques." Un discours anti-démocratique.

dimanche 13 avril 2014

Marche contre l'austérité: un socialiste s'affiche au côté de Mélenchon

Un membre du Bureau national du PS défie Hollande et Valls

Un opposant se détache parmi des milliers de manifestants d'extrême gauche 
Cet économiste socialiste a manifesté samedi contre l'austérité et la ligne économique du président Hollande incarnée à Matignon par Manuel Valls, lors de la première marche de "l'opposition de gauche" organisée depuis la débandade du PS aux élections municipales et l'exfiltration de Jean-Philippe Désir, dit Harlem, de la tête du Parti socialiste vers le gouvernement.

Brandissant des pancartes "Envoyons Vallser l'austérité" ou "Hollande ça suffit", 

les manifestants ont défilé  à l'appel d'anti-républicains d'extrême gauche: les communistes du Front de Gauche, les révolutionnaires trotskistes du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), de plusieurs fédérations syndicales et d'associations  radicales.
Ils étaient 25.000 à manifester selon la préfecture de police, 100.000 selon les organisateurs.

La presse militante du PS occulte certains faits majeurs

La présence du leader grec de l'opposition de gauche ne dérange pas cette presse pourtant sélective. Alexis Tsipras (Syriza), candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, s'affichait en tête de cortège,  aux côtés des chefs de file du Front de Gauche, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon.
"C'est un message envoyé au gouvernement", a déclaré Jean-Luc Mélenchon à la presse. "Il y a une gauche dans ce pays et il n'est pas acceptable qu'elle soit usurpée pour appliquer une politique de droite sur le plan économique."

Participation active des altermondialistes:
EELV a défilé avec ses drapeaux
"C'est la première manifestation de l'opposition de gauche au gouvernement", avait souligné  Olivier Besancenot, du NPA, dans la matinée, sur i>TELE. "Il s'agit de fédérer une opposition de gauche décomplexée face à ce gouvernement. Il y aura des suites."
"Le message est clair, Manuel Valls commence par une première manifestation, et c'est important parce que ça veut dire qu'il y a une nouvelle séquence politique qui s'ouvre", a-t-il estimé mis en garde.

Un défi à l'exécutif, incarné par un membre du Bureau national du PS

Manuel Valls est confronté depuis sa nomination à la fronde  de l'aile gauche de son propre parti qui réclame une inflexion de sa politique jugée trop droitière.

L'extrême gauche, désormais qualifiée de "gauche de la gauche" après avoir été la "gauche radicale" lors de la présidentielle, demande quant à elle l'abandon du Pacte de responsabilité qui prévoit un allègement des charges des entreprises en échange d'embauches. Cette mesure économique emblématique de François Hollande est présentée par ses détracteurs comme un chèque en blanc fait au patronat. 

La presse dissimule la fronde d'un responsable du PS 
Soumise aux consignes de Matignon qui contrôle toute la communication de la presse socialiste, la presse occulte l'affichage symbolique d'un opposant notable de l'aile gauche du PS. 
Liêm Hoang-Ngoc s'est ostensiblement manifesté contre son gouvernement

Il n'était pas "dans les premiers rangs" comme on a pu le lire: les photos le montrent  au premier rang de la marche contre l'austérité.
Né en 1964 à Saïgon (Viet-Nam), en 1996 cet économiste était déjà l'un des initiateurs de l'"appel des économistes pour sortir de la pensée unique", participa à la fondation d'ATTAC. En 2008, il est chroniqueur économique sur France Inter et au nombre des animateurs du club de pensée "La Forge", initié par Noël Mamère et Benoît Hamon, actuel ministre de l'Education... Engagé en politique au PS, c'est un proche d'Henri Emmanuelli. Avec lui et Mélenchon, Hoang-Ngoc milite au club Nouveau Monde (PS, 2002) 
Il est membre du conseil national du Parti socialiste depuis 2003. Il est secrétaire national adjoint à l'économie du Parti socialiste de 2008 à 2012. Il est élu député européen socialiste le 7 juin 2009 sur la liste présentée par le Parti socialiste dans la région Est. Il est membre du bureau national du Parti socialiste depuis 2012. 
Il est permis de considérer que, par sa présence, Hoang-Ngoc implique ses prohes, Vincent Peillon, débarqué de l'Education, Benoît Hamon et aussi Arnaud Montebourg, ministre de l'Economie. 
Cette lacune intentionnelle marque la volonté délibérée d'une certaine presse de taire  la participation physique de cette jeune pousse de bambou socialiste à la marche de l'extrême gauche. 

L'économiste socialiste joue contre son camp

Ce membre du Bureau national du PS cautionne les banderoles 
Alors qu'un sondage BVA publié samedi par Le Parisien -Aujourd'hui en France et i>TELE, met en évidence que 60% des Français doutent de l'efficacité de Manuel Valls pour réduire le chômage et 56% pensent qu'il ne sera pas efficace pour "permettre plus de justice sociale", samedi dans le cortège parisien, Liêm Hoang-Ngoc a trahit la confiance des siens. 
En effet, on pouvait lire entre autres "quand on est de gauche, on taxe la finance" ou "quand on est de gauche, on est du côté des salariés".

Hoang-Ngoc se présente-t-il sur une liste d'extrême gauche aux européennes 
A un mois et demi des élections du 25 mai, cette marche contre l'austérité est l'occasion pour les extrémistes de gauche, PCF et le PG, ont lancé ensemble vendredi soir la campagne en vue du scrutin, marquant leur différence avec le pouvoir socialiste.
"Les élections européennes vont être le juge d'Appel des municipales qui confirmera le verdict politique qui est que les gens sont excédés par la politique de droite de François Hollande", a estimé Jean-Luc Mélenchon.


mardi 29 mai 2012

Besancenot soupçonne Hollande de proximité avec la finance

Le trotskiste accuse Hollande de frayer avec les requins de la finance

Olivier Besancenot s'est dit bien plus inquiet au sujet d'une future cohabitation entre François Hollande et les marchés financiers que d'une cohabitation du nouveau président avec la droite après les législatives.

"Les législatives, c'est une espèce de queue de comète de l'après-présidentielle, et visiblement le seul sujet c'est de savoir s'il y aura une cohabitation entre François Hollande et une majorité de droite", a déploré mardi sur France 2 l'ancien candidat à la présidentielle et postier intermittent du Nouveau parti anticapitaliste dans le très populaire XVIe arrondissement de Paris.

Or "la seule question qui m'intéresse, c'est: ' Est-ce qu'il y aura une cohabitation entre François Hollande et les marchés financiers ?", est-ce que la France subira "le règne de la finance comme la gauche a su nous le montrer dans le passé malheureusement en France et d'autres gouvernements de gauche en Grèce ou en Espagne ?", s'est-il interrogé.

D'après lui, les consultations engagées ce mardi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et plusieurs membres de son gouvernement avec les organisations syndicales et patronales seront "un sommet social pas trop difficile à grimper pour le MEDEF "? a-t-il encore .
"Je pense qu'ils n'auront pas besoin de grappin, ils n'auront pas besoin d'être en cordée sur les salaires, les retraites ou les licenciements", a-t-il ironisé.

Avec 1,17% engrangés en 2012, le Che-Besancenot, candidat en 2002 et 2007 à la présidentielle, a rappelé le programme radical du NPA: "37,5 annuités pour tous avec une retraite à 60 ans ; augmentation de tous les salaires de 300 euros nets ; Smic à 1700 euros nets ; interdiction des licenciements notamment dans les entreprises qui font des bénéfices".

Pour organiser  la lutte de l' "opposition de gauche" à François Hollande, le trotskiste a annoncé que son parti vient "d'écrire à l'ensemble des organisations de la gauche radicale", dont le Front de Gauche.

Objectif ? "Voir comment ensemble on peut créer un bloc contre l'austérité, un front social et politique pour résister à tous les mauvais coups, pour travailler aux revendications que défendent les uns et les autres, pour voir aussi comment on fait pour sortir de l'Europe libérale", alors qu'il y a sept ans ce mardi que la France a rejeté le Traité établissant une constitution pour l'Europe, en 2005, a rappelé O. Besancenot.

Et les blocages du service public commencent quand ?
Au lendemain des législatives ?


lundi 7 mai 2012

Poutou annonce une "austérité de gauche" avec Hollande


Les trotskistes cachent bien leur joie






L'élection de F. Hollande fait déprimer Poutou



La défaite de Nicolas Sarkozy ne suffit pas à  réjouir  

Philippe Poutou (NPA)


Selon le révolutionnaire, "le 'président des riches' est bel et bien battu et nous nous en réjouissons. Son bilan, c’est une lutte des classes menée au service de ses amis de Chez   Laurent  du Fouquet’s", se félicite dans un communiqué l’ex-candidat  trotskiste à l’Elysée, à la tête de 1,15%  de bloqueurs potentiels du pays

L'extrémiste de gauche dénonce aussi "sa drague honteuse de l’électorat du Front national", mais il ne mentionne même pas F. Bayrou qui a pourtant voté avec lui pour le socialiste. Nul ne sait d'ailleurs où le déserteur est passé.


Le suppléant de Besancenot tape aussi sur la gauche et François Hollande

Philippe Poutou prévient que l'élection du candidat socialiste à la présidence de la République  ne fait qu’annoncer une "austérité de gauche".
"Hollande est donc élu président, alors qu’il n’a pas un seul instant montré sa volonté de se situer sur le terrain du monde du travail". "il ne s’est même pas engagé à défaire les contre-réformes de Sarkozy, à commencer par les retraites", déplore le responsable d’extrême gauche.
Pour Monsieur 1%, le nouveau président s’inscrit "au contraire pleinement" dans "la politique des socialistes européens et de l’Union européenne, gestionnaires loyaux de la crise" et "l’élection de Hollande annonce une politique d’austérité pour les catégories populaires, au nom de la rigueur et de l’équilibre budgétaire".

D’ailleurs, selon lui, "il est tellement apparu comme garant du système qu’un homme de droite tel que Bayrou ne s’y est pas trompé en votant pour lui".
"Il faut donc nous préparer à mener de nouvelles batailles, à fédérer les résistances contre des mesures et des politiques qui ne seront rien d’autre qu’une austérité de gauche", affirme "le trotskiste", ainsi nommé désormais par LCP.

La presse commence à ostraciser les électeurs à la gauche de Hollande

Le NPA appelle une nouvelle fois toute la gauche radicale à "se réunir et préparer ensemble dès à présent la riposte dont nous avons besoin" pour construire "une véritable opposition à toutes les politiques d’austérité de droite comme de gauche".

Aux législatives, le NPA présentera des candidats concurrents du PS, le temps du 1er tour...

 

mercredi 21 mars 2012

Une tuerie n'arrête pas la campagne de Mélenchon

Sept victimes ne suffisent pas à arrêter le candidat des communistes

Jean-Luc Mélenchon continue comme si de rien n'était

"Poursuivre la campagne, c'est un acte de résistance morale, intellectuelle et affective", a lancé, au lendemain de la tuerie de Toulouse, le candidat du Front de Gauche à l'Elysée, mardi à Paris, alors qu'il se trouvait gare du Nord, au départ du RER pour Massy, en banlieue sud.
L'ex-socialiste passé au service du PCF et eurodéputé du Parti de la gauche européenne (communistes et « rouge-verts") n'a pas modifié son agenda, à la différence de plusieurs autres candidats à la présidence, dont Nicolas Sarkozy et François Hollande.

François Bayrou prône les "gestes les plus forts d'unité nationale" après avoir condamné le "caractère insupportable de cette tuerie antisémite", mais le candidat centriste est le seul, avec celui du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon, à avoir décidé de reprendre la campagne électorale, le premier préférant un débat sur l'intolérance à la trêve choisie par MM. Sarkozy et Hollande, le second décrivant la poursuite de la campagne comme "un acte de résistance".

La candidate de Lutte ouvrière (LO) à la présidentielle, Nathalie Arthaud, a qualifié de "comédie" les appels à une "union nationale" et à une suspension de la campagne lancés la veille.

Deux femmes se livrent à une instrumentalisation politicienne
Alors qu'une minute de silence était observée dans tous les établissements scolaires de France, par décision du Président de la République, et que la communauté scolaire rendait hommage aux trois enfants et au professeur tués dans une école juive de Toulouse, Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, critiqua les propos de Nicolas Sarkozy, qui a expliqué à des collégiens que la tuerie de Toulouse aurait "pu se passer" dans leur établissement. "On ne parle pas ainsi à des enfants. Le devoir des adultes, c'est protéger, pas angoisser", a avancé la responsable écologiste et compagne de Xavier Cantat.

La candidate EELV à la présidentielle, Gro-Eva Joly, s'est dite "particulièrement choquée" et a mis en garde contre "toute récupération". Or, en juin dernier, avec Olivier Besancenot (NPA), Julien Bayou, du collectif Jeudi Noir, proche collaborateur de la candidate franco-norvégienne Gro-Eva Joly,.. embarquèrent d'Athènes avec les ONG françaises participant à l'opération 'Un bateau pour Gaza'... La juge à la retraite soutient personnellement l'initiative du représentant de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas pour la reconnaissance d'un Etat palestinien.

Et c'est par la bouche fielleuse du petit coq Olivier Dussopt, député PS de l'Ardèche et porte-parole de l'amère Royal, que la candidate 'parachutiste' au perchoir de l'Assemblée nationale, a appelé, également sur Twitter, à "veiller à ce que les hommages ne soient pas(des) traumatismes... surtout pour les plus petits".
Une demi-heure plus tard, Jean-Marc Ayrault, patron des députés socialistes et proche de François Hollande, a déclaré : "Il y a une exigence que nous formulons, c'est qu'il n'y ait aucune tentative d'instrumentalisation ou d'exploitation de ce drame".


La piste d'un néo-nazi est aussitôt évoquée

Parmi les différentes pistes privilégiées,
les enquêteurs notent l'apparente "connaissance parfaite" des armes du tueur, son "sang-froid", sa "détermination", et envisagèrent d'abord d'avoir à faire à "un militaire ou paramilitaire", ancien ou encore en service. Ainsi ont-ils suggéré qu'il s'agirait d'"un militaire ou un paramilitaire", ancien ou encore en service, individu "xénophobe et raciste". Trois militaires renvoyés de leur régiment en 2008 pour activités néo-nazies ont d'ailleurs aussitôt été soupçonnés, mais ils ont été mis hors de cause. "La Dépêche" rapporte même que "deux d'entre eux ont été entendus par les enquêteurs et mis hors de cause", a déclaré une source proche de l'enquête. Et, il y a quelques jours, le troisième avait été entendu et mis hors de cause après la fusillade qui avait coûté la vie à trois parachutistes d'origine maghrébine.
La piste terroriste, singulièrement islamiste, était en revanche taboue, passée sous silence, occultée, auto-censurée par la presse soumise à la pensée unique.

Le 20 mars à 16 h 40, la piste de militaires néo-nazis n'était "plus privilégiée".
Une source policière a précisé que la piste de militaires aux opinions "plus ou moins néo-nazies", qui a figuré "parmi d'autres hypothèses", n'a "pas été retenue" et "n'était plus privilégiée en l'état des investigations".


Les cyniques du PS étaient bien inspirés

Daniel Vaillant
: "On n'a pas le droit de profiter d'un drame"
"J'espère (que cette tuerie) ne profitera à personne, parce qu'on n'a pas le droit de profiter d'un drame comme celui-là", a déclaré Daniel Vaillant, député-maire du XVIIIe arrondissement de Paris et ancien ministre de l'Intérieur, sur I-Télé.
"Les politiques, et notamment les candidats, ont bien réagi hier. Qu'ils restent sur cette ligne. La campagne (présidentielle), elle va reprendre. Il ne faudrait pas que ce tueur dicte à la démocratie sa ligne de conduite. Il ne peut pas en plus se glorifier d'interrompre longtemps une campagne électorale décisive pour notre pays".

Le tueur présumé ne serait pas un fasciste du genre "politiquement correct"

Le recteur de la mosquée de Paris avait pris les devants

Dalil Boubakeur a estimé mercredi sur i>Télé qu'il fallait se garder de tout "amalgame entre la religion musulmane" et les sept meurtres de Toulouse et Montauban.


Pour le président de la LICRA: "l'ensemble de nos concitoyens visés"
"A cette heure où l'on ne sait pas quel est véritablement le mobile de ce drame (...) c'est vrai que l'on pourrait légitimement considérer que c'est un acte antisémite, mais ce que je veux dire en tant que président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, c'est que c'est l'ensemble de nos concitoyens qui sont visés", a déclaré lundi, à la mi-journée, Alain Jakubowicz, le président de la Licra. "L'appel que lance la Licra c'est vraiment de faire en sorte qu'il y ait une cohésion sociale, que ce drame ne divise pas les Français, mais au contraire les réunisse", a poursuivi son président.

François Hollande avait recommandé l'auto-censure à la presse
Le candidat socialiste disait ne pas imaginer une "utilisation partisane"
"Il n'y a pas de raison de penser qu'un candidat en fera une utilisation partisane (...). Je ne veux pas croire que quiconque essaiera d'instrumentaliser un malheur. Je ne veux même pas l'imaginer", a déclaré le candidat socialiste sur BFMTV.
Dès lundi en fin d'après-midi, les pistes islamiste et de l'ultra-droite étaient privilégiées, mais la première rapidement occultée: "On est sur deux pistes principales évidentes : la piste islamiste et l'ultra-droite, sans en écarter d'autres", indiqua une source proche de l'enquête.


L'auteur présumé des fusillades, Mohammed Merah, 24 ans, se réclame d'Al-Qaïda

Patatras ! Le tueur fanatique est actuellement cerné par les policiers du Raid
dans le quartier de La Côte-Pavée, à l'est de Toulouse. Ce Français est soupçonné d'avoir commis la série d'assassinats hors du commun dans la ville et sa région, plus précisément à Montauban. Il aurait effectué plusieurs séjours en Afghanistan et au Pakistan, où il aurait acquis cette "connaissance parfaite" des armes, ce "sang-froid", cette "détermination" d'abord attribuée à un "néo-nazi"...
Lien Le Telegramme

Plus que jamais, à la suite de l'identification de l'auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban, le candidat des communistes pro-palestiniens du Front de Gauche à l'Elysée, Mélenchon, a estimé, mais un peu tard, que le "premier devoir" est désormais de "lutter contre les assimiliations et stigmatisations haineuses".

lundi 5 septembre 2011

Besancenot: pour une bouchée de pain frais, sequestrez !

Vous êtes syndicaliste, alors offrez-vous donc une petite sequestration !

A prix discount

Le NPA casse les prix
Avec dix postiers, Olivier Besancenot a été condamné ce lundi à une amende avec sursis pour séquestration.
Pour onze d'entre eux, SUD (Solidaires !) devrait verser 1500 euros d'amende... Mais, par chance, le sursis leur évite des dépenses.

Leur avocat a prévenu que le chef trotskiste allait faire appel de cette décision.


SEIZE postiers, dont Olivier Besancenot,
comparurent à partir de lundi 20 juin 2011
devant le tribunal correctionnel de Nanterre,
poursuivis pour "séquestration" et "entrave à la liberté du travail"
après l'occupation de la direction départementale de La Poste le 10 mai 2010.


Des patrons-voyous ?
Le tribunal correctionnel de Nanterre rendait sa décision dans le procès pour séquestration et entrave à la liberté du travail engagé contre Olivier Besancenot et quatorze autres postiers, après l'occupation de locaux de La Poste à Nanterre en mai 2010.

Combien d'usines et d'universités encore ?

samedi 26 février 2011

Action directe repasse à l'action

Envoi de menaces à des commissariats
alors que J.-M. Rouillan sera en semi-liberté le 4 mars

Annonce de la réactivation du groupe armé d’extrême gauche


Ce tract du groupe armé anarcho-communiste a fait l'effet d'une provocation dans les commissariats des Hauts-de-Seine, voire d'une déclaration de guerre.

Termes du tract
« À la mémoire de Jean-Marc Rouillan (ci-contre à gauche), Nathalie Ménigon et Joëlle Aubron. Réactivation du mouvement anarchiste. À bas la dictature capitaliste. La victoire et la liberté sont pour demain. Nous donnerons les shérifs modernes aux vermines. Vos heures sont comptées. Nous commencerons l'extermination par le 92. »
Des phrases lapidaires pour une idéologie primaire et violente.
Lien PaSiDupes vers les terroristes d'Action directe

Ce libelle a été posté dans des courriers non oblitérés et sans timbre

Les lettres sont néanmoins parvenues aux commissariats de Sèvres (maire François Kosciusko-Morizet), Clichy-la-Garenne (maire PS, ancien conseiller technique au cabinet de Louis Mexandeau, un fidèle de Mitterrand et ministre PS des ...PTT en 1981) et Vanves (maire Nouveau Centre), ainsi qu'aux postes de police de Chaville (maire UMP) , Malakoff (maire PCF) et du Plessis-Robinson (maire UMP).

Des militants de La Poste, de SUD
, par exemple, auraient-ils mis le service public à contribution et détourné des heures ?

=> 2008 - Le faceur Besancenot (NPA) s'acoquine avec Action directe :
lien PaSiDupes
=> Polémique sur l'éventuelle adhésion de Rouillan à la NPA (alors LCR)

A Paris en décembre dernier 2010, SUD-PTT mobilisait ses militants qui n'avaient rien constaté: « La Fédération SUD PTT tient à vous alerter concernant des dérives qui ont lieu dans votre métier concernant la liberté syndicale. » Cet appel, soutenu par le Front de gauche (Mélenchon), faisait suite à la sanction de 2 ans d’exclusion de service, dont 6 mois avec sursis envers Olivier Rosay, secrétaire départemental SUD des postaux Paris, un permanent entretenu aux frais de la princesse, c'est-à-dire les Français même défavorisés.

En juillet 2010, les Hauts-de-Seine étaient visés par environ 150 postiers rassemblés devant la direction départementale du courier à Nanterre, en soutien à Gaël Quirante, salarié de La Poste et secrétaire départemental adjoint SUD-PTT qui faisait l'objet d'une procédure disciplinaire pour des actes commis lors de la grève qui a opposé la direction et une partie des salariés pendant ...dix semaines.

La section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris a été saisie

La justice, qui prend l'affaire au sérieux, a saisi la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle de Paris. « Dans ce tract, on ne parle pas de jours, mais d'heures qui sont comptées pour des membres des forces de l'ordre. Cela incite sans attendre à prendre des mesures de prudence », confie un haut fonctionnaire de la préfecture de police de Paris. Les policiers et gendarmes des Hauts-de-Seine et, plus généralement, tous ceux d'Ile-de-France ont été invités à se montrer «vigilants» dans les heures et les jours qui viennent.

Devoir de mémoire

Action directe est responsable de plusieurs dizaines d’attentats
, dont l’assassinat, en 1986, de Georges Besse, PDG de Renault et en 1985, de René Audran, ingénieur général de l’armement. Le groupe terroriste avait été démantelé en 1987.

Liens PaSiDupes:

Jean-Marc Rouillan
:
=> 2008: il rompt ses engagements et retourne en prison

=> Mise en semi-liberté à compter du 7 mars 2011

Nathalie Ménigon (épouse Rouillan):
peine commuée

Joelle Aubron: lien Wikipedia

Juin 2009 – Florence Rey: elle est quitte de ses quatre crimes

Juillet 2009 – Georges Schleicher (ci-contre à droite): il est libéré par la Cour d'Appel

Georges Cipriani: lien Wikipedia

mardi 22 février 2011

Négationnisme: pacifisme et collaborationnisme de la gauche

La gauche a-t-elle fait le lit de la collaboration ?

Le négationnisme historique fonde la 'pensée unique' et le 'politiquement correct'

Au rebours de croyances largement répandues, une partie de la gauche antiraciste des années 1920 et 1930 s’est massivement ralliée au pacifisme en 1938, avant de rejoindre le régime de Vichy ou les mouvements ultra collaborationnistes. A l’inverse, il souligne que la droite républicaine mais aussi les partis « nationaux » – Camelots du roi ou Jeunesse patriotes – ont joué un rôle décisif dans l’essor de la Résistance française à ses débuts. Plutôt que de scruter les «dérives» de la gauche vers la droite, Simon Epstein, dans son livre, Un Paradoxe français, considère le marqueur «antisémitisme» et s'interroge sur son caractère décisif ou non dans le choix fait par les élites politiques soit de Vichy et de la Collaboration, soit de la Résistance. On est alors frappé par la foule de ceux qui, ayant milité dans les années 1930 à la LICA, l'ancêtre de la LICRA, Ligue contre le racisme et l'antisémitisme, s'abîmeront dans les pires engagements de la Collaboration. Ainsi, pour commencer,Jean-Marie Balestre, le président de la puissante Fédération internationale du sport automobile, récemment décédé, à titre d'exemple de ces métamorphoses vertueuses. Ancien Waffen SS, Jean-Marie Balestre était, en 1939 encore, membre du bureau des jeunes de la LICA (LICRA). Or, une telle volte-face n'est en rien une bizarrerie.

Eric Zemmour a lu ce livre publié par Albin Michel (2008).
VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour:


Exemples de personnalités du régime de Vichy venues de la gauche antiraciste

René Belin, numéro 2 de la CGT déclare à la revue anti-raciste « Droit de vivre » en juin 1939: « La classe ouvrière est profondément anti-raciste. Je suis entièrement d’accord avec l’action de la LICA ». Cela ne l’empêche pas de devenir ministre de la production industrielle et du travail du maréchal Pétain et de figurer parmi les signataires du statut des Juifs du 8 octobre 1940.

Gaston Bergery, membre du parti radical, écrit en 1936 « Le racisme et l’antisémitisme sont contraires à l’idée de Nation… C’est la diversion, le recherche du bouc émissaire, et c’est là une opération abominable ». Cependant, il vote les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, devient un militant actif de la Révolution nationale et de la collaboration, avant d’être nommé ambassadeur du maréchal à Moscou puis à Ankara.

Georges Bonnet, député radical-socialiste, ministre des affaires étrangères en 1938 et 1939, président d’honneur du « Deuxième congrès international du rassemblement mondial contre le racisme » déclare en 1938 « La France doit donner l’hospitalité à tous ceux dont la vie est menacée ». Pourtant, lui aussi devient un notable de Vichy et approuve la rencontre de Montoire entre Pétain et Hitler dont il salue le « caractère historique » car « marquant le début d’une organisation nouvelle de l’Europe dans laquelle la France et l’Allemagne, chacune avec son génie, doivent tenir une place… »

Gratien Candace, député de gauche de la Guadeloupe proclame en janvier 1939 que « le racisme est la plus grande honte politique et sociale du XX ème siècle ». Lui aussi vote les pleins pouvoirs au régime du maréchal Pétain et entre dans le « Conseil national » de Vichy. Charles Pivert, militant à la SFIO déclare lors d’un congrès de la LICA que « le fascisme comme le racisme, est un état de régression sociale ». Pourtant, il adhère sons l’occupation à une organisation collaborationniste « France-Europe » et écrit dans la revue « Germinal ». Eugène Frot, député socialiste, plusieurs fois ministre, est membre d’honneur « du centre de liaison des comités pour le statut des immigrés » (lié à la LICA/LICRA). Il vote pour Pétain en juillet 1940, intègre le Conseil national de Vichy et « l’amicale lavaliste ».

Intellectuels, écrivains, journalistes

L’auteur cite divers intellectuels et écrivains, connus pour leur engagement humaniste et antiraciste, dans les années 1920-1930 qui se sont ralliés au régime de Vichy, par pacifisme, et ont soutenu, à des degré divers, le principe de collaboration : Georges Blondel, René Laforgue, Marcelle Capy, Jean Cocteau, Jean Giono, Maurice Rostand, Marcel Aymé, Pierre Benoit, Jacques de Lacretelle, Marcel Jouhandeau, André Thérive.

Les journalistes sont nombreux à avoir ainsi basculé de la défense des bons sentiments humanitaires et anti-racistes à un soutien inconditionnel du régime du maréchal Pétain : Emile Roche et Pierre Dominique (« La République »), Robert de Beauplan, Stéphane Lauzanne (rédacteur en chef du Matin), Léon Bailby (Le Jour), Alain Laubreaux (l’Oeuvre, journal de gauche avant l’occupation). Certains vont même prendre des positions pro-allemandes : Pierre-Antoine Cousteau (rédacteur en chef de Paris-Soir) ; Jean Luchaire (patron des Nouveaux Temps), homme de gauche dans les années 1920 et 1930, devenu hitlérien après l’occupation.

Personnalités de l’ultra-collaboration

Deux sont particulièrement célèbres :

Marcel Déat, député SFIO, crée l’Union socialiste républicaine en 1935 et soutien le Front populaire, membre du comité de vigilance antifasciste, chantre de l’antiracisme dans les années 1920 et 1930 : « Il n’y a pas de pays qui soit plus réfractaire que la France à la notion de race, elle qui est l’admirable résultante historique de mélanges constants et de métissages indéfinis »… Les bons sentiments de Marcel Déat le conduisent au pacifisme (« Mourir pour Dantzig, non !), puis le transforment en partisan fanatique de la collaboration avec le Reich hitlérien.

Jacques Doriot dirige les Jeunesses communistes à partir de 1923, maire de Saint Denis en 1931, haut responsable du PCF, il crée sont parti populaire français en 1936. Dans les années 1920, il est l’avocat passionné de l’antimilitarisme et de l’anticolonialisme. Contrairement au reste du Parti communiste, il est proche de la LICA, condamne avec véhémence le racisme et l’antisémitisme. A partir de 1940, il prône l’intégration de la France dans l’Europe nationale socialiste, crée la légion française des volontaires qui combat en Russie aux côtés de la Wehrmacht.

L’auteur ne se limite pas à ces deux noms et présente le parcours de nombreuses personnalités, plusieurs centaines, venues de la gauche, dans les années 1920-1930 le plus souvent socialistes ou communistes, qui ont ainsi basculé du culte des bons sentiments humanistes à l’engagement ultra-collaborationniste, par exemple : Marc Augier (mouvement des auberges de jeunesse), Jean-Marie Marcel Capron (maire d’Alforville, PC), Jean-Marie Clamamus (maire de Bobigny, PC), Paul Perrin (député SFIO de la Seine), André Grisoni (radical-socialiste, maire de Courbevoie), Maurice Levillain (président du conseil général de la Seine – SFIO), Barthélémy Montagnon, Paul Rives (SFIO), René Château (député radical-socialiste, membre de la ligue des droits de l’homme), Claude Jamet (proche des communistes et des socialistes), Camille Planche (SFIO), Léon Emery (ligue des droits de l’homme, comité de vigilance anti-fasciste), George Dumoulin (CGT, SFIO), Maurice Ivan Sicard (venu de l’extrême gauche anti-fasciste), Pierre Thurotte (SFIO), Pierre Bonardi (LICA,devenue LICRA), Adrien Marquet (SFIO, maire de Bordeaux), etc.

Les origines nationalistes d’une partie de la Résistance

L’auteur dénonce la vision classique de la Résistance (supposée surtout de gauche) et démontre qu’elle trouve en grande partie ses origines dans la droite française, la droite républicaine, mais aussi dans les mouvements nationalistes comme les Camelots du Roi, les Jeunesses Patriotes, dont de nombreux militants ont refusé de suivre Maurras lorsque celui-ci a approuvé l’accord de Munich, l’armistice et la Collaboration. Parmi ces initiateurs de la Résistance française se trouvent notamment d’Estienne d’Orves, Rémy, Pierre Fourcaud, Maurice Duclos, André Dewavrin, Loustanau-Lacau, Marie-Madeleine Fourcade, Colonel Groussard, Pierre Nord, le Colonel Arnould, Henri Frenay, Pierre de Benouville, Charles Vallin, les frères François et Henri d’Astier de la Vigerie, etc.

Ce livre de Simon Epstein renverse un pilier idéologique de la pensée dominante depuis 1945 . Il montre l’ambivalence de certains sentiments humanitaires affichés et souligne à quel point les professions de foi humanistes et la bonne conscience anti-racistes ne conduisent pas forcément au choix du courage et de la générosité. Voilà pourquoi cet ouvrage audacieux, dérangeant, a été reçu dans le silence et l’indifférence.

L'Histoire est donc plus complexe que ce qu'on nous enseigne

Eric Zemmour bouscule les idées reçues, d'abord interprétée par l'Université française imprégnée de 'pensée unique', puis longtemps enseignées par les professeurs formatés dans les IUFM et diffusées par les livres scolaires choisis par les professeurs de la FSU, syndicat dominant.

Un paradoxe français de Simon Epstein: notice de l'éditeur:
Simon Epstein ouvre des dossiers patiemment constitués au fil des ans qui se fondent sur un socle informatif considérable portant sur deux catégories de Français,
- ceux qui protestèrent contre le racisme et l'antisémitisme dans les années 1920 et 1930, puis, dans les années 1940-1944, s'engagèrent dans la collaboration ;
- et ceux qui exprimèrent, d'une manière ou d'une autre, à un moment ou à un autre, une hostilité ou un préjugé à l'égard des Juifs, puis qui se retrouvèrent, l'heure venue, dans la Résistance.
Ce livre n'est ni l'histoire du philosémitisme ni celle de l'antisémitisme, il est l'histoire du passage de l'un à l'autre, et, si l'on veut, de l'autre à l'un. La principale source de Simon Epstein est la presse antiraciste qui ne se contente d'ailleurs pas de polémiquer vertement avec les antisémites et de saluer les détracteurs de l'antisémitisme. Elle observe avec vigilance, tout au long des années 1930, ceux qui changent de camp et qui glissent du philosémitisme à l'antisémitisme. En 1944 et dans les premières années de l'après-guerre, elle fournira un autre révélateur des dérives en publiant d'impressionnantes listes de 'traîtres', anciens compagnons de route, anciens adhérents, anciens dirigeants de la LICA [Ligue internationale contre l’antisémitisme, ancêtre de la LICRA] qui seront collaborateurs pendant la guerre.


Mais ce qui confère au livre de Simon Epstein sa portée essentielle tient à la mise en évidence de la variable principale qui détermine les choix de l'engagement. Plus que la gauche ou la droite, plus que l'antiracisme ou l'antisémitisme, c'est le pacifisme qui fait le tri.

dimanche 20 février 2011

Nouvelle égérie du NPA: Myriam Martin

Le facteur Besancenot répartit les tâches
Un "congrès de merde"

Réuni à Montreuil à partir du vendredi 13 dernier, le premier congrès du NPA a tourné à la débandade. Après le grand souk à Europe Ecologie-Les Verts, à son tour le NPA a affiché sa grande misère.

La direction n'est pas non plus parvenue à dégager une quelconque orientation commune et de nombreux délégués ont quitté la salle en conspuant « un congrès de merde » et en menaçant de probables « nouveaux départs »." C'est pas en trois jours qu'on peut faire une fausse synthèse un peu caoutchouc" sur des positions différentes, a soutenu Gaël Quirante, un "identitaire" (deuxième en partant de la gauche sur la photo).

Ainsi, le NPA se déchire-t-il toujours - depuis 2009 - sur la candidature d’une musulmane voilée aux Régionales.
Mélenchon fustigea le NPA pour sa candidate voilée: lien PaSiDupes
En revanche, deux textes insignifiants, intitulés « nos réponses à la crise » et « solidarité avec les peuples tunisien et égyptien », ont obtenu un vote très majoritaire ! Lien PaSiDupes sur l'ingérence du NPA et d'Europe Ecologie dans la crise tunisienne
Dès que les petits intérêts personnels ne sont plus en cause, les egos hexagonaux se taisent et l'idéologie reprend ses droits... La révolution, c'est bon pour l'exportation au Proche Orient, mais pas pour la consommation intérieure du NPA.

Comme partout à gauche, la présidentielle déchire les trotskistes

Unis contre le PS, mais divisés sur les questions électorales

Dimanche, à l'issue du congrès, Jean-Luc Mélenchon dénonça, sur son blog, un NPA qui se satisfait du "maintien de l'ordre à gauche" : "le PS devant pour toujours et la LCR au chaud derrière : voilà le rêve ! Car la LCR [devenue NPA] est toujours là", a lancé le quasi-candidat du Front de gauche à la présidentielle, déplorant un "gâchis" pour l'unité.
Tendu vers la Présidendielle en début de congrès, O'Besancenot avait renvoyé son concurrent, le président du Parti de gauche, dans les cordes : "Il a la main tellement tendue qu'elle est presque crispée" sur sa propre candidature !

Une partie des délégués ne souhaitait pas que le NPA s’engage dans une préparation de la présidentielle, tandis que d’autres soutenaient la candidature du facteur de Neuilly en 2012.
Entre "identitaires" - incarnant le noyau dur trotskiste - et partisans de l'unité de tous à la gauche du Parti socialiste, l'idée d'un "appel" a minima pour une "candidature de rassemblement" des anticapitalistes à la présidentielle, voulue par Olivier Besancenot, n'a pas abouti. Cette proposition était de toute façon vue par beaucoup comme un leurre masquant la candidature du facteur de Neuilly en 2012, alors que Jean-Luc Mélenchon est déjà dans les starting-blocks.

Hémorragie et débauchage
A l'issue du congrès, sept membres de la direction sortante, des "unitaires" favorables à un rapprochement sous conditions avec le Front de gauche, ont donc décidé de quitté le NPA en pleine hémorragie de militants. Avec un autre camarade, Leïla Chaïbi (collectif L'Appel et la Pioche) a ainsi décidé de rejoindre le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon où "les portes sont ouvertes", a-t-elle annoncé.
Lien PaSiDupes sur la disparition de dirigeants trotskistes de la photo (avril 2010)

Venue en observatrice au congrès, Clémentine Autain (La Fédération) pratique la méthode Coué pour l'avenir, jugeant qu'"en 10 ans, on a gagné une chose: tout le monde désormais doit se prévaloir de l'unité" dans la gauche radicale.

En 2012 comme en 2007, la candidature unitaire restera pourtant un rêve inaccessible pour ceux qui se situent à la gauche du PS, alors que dans les sondages, une telle candidature totalise environ 12% entre Jean-Luc Mélenchon (5 à 7%), Olivier Besancenot (4 à 7%) et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière, 0 à 2%).
Et si, chez Mélenchon, on va jusqu'à parier sur un "score à deux chiffres" en 2012, le clan Besancenot, lui, continue de croire en ses chances.

Répartition des rôles

Un homme candidat: Besancenot
C'est en juin que le NPA devrait finalement se décider sur 2012 et malgré le "piège de la personnalisation" qu'il dénonce, le "camarade Olivier", poussé par la direction, devrait rempiler pour un troisième tour, après 2002 (4,2%) et 2007 (4,1%).

Une femme pour les media
Selon les informations d'Europe 1, Myriam Martin devrait suppléer le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, devant les media.
Lassé de sa surexposition médiatique, le facteur de Neuilly-sur-Seine aurait appelé de ses vœux la désignation de la quadragénaire. Un 3e militant viendrait d'Argenteuil pour les épauler, dès fin mars.

Membre du comité exécutif du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Myriam Martin, 41 ans, professeur de lettres-histoire-géographie en LEP, était tête de liste NPA pour le Grand Sud-Ouest aux élections européennes de juin 2009.

Elle avait travaillé main dans la main avec le Che-Besancenot pour tenter de coordonner les actions des salariés de Caterpillar, Continental avec ceux de Free Scale comme ceux de Molex. Ils avaient organisé une manifestation nationale contre le fléau des licenciements en exigeant leur interdiction.
Lien PaSiDupes


Alors que le parti se délitait sous ses yeux, la jeune femme fit ses gammes et interpréta sa petite musique
, soulignant le caractère « très polyphonique » de son organisation et reconnaissant un congrès « compliqué et difficile »...
Lien PaSiDupes vers les 4 courants principaux du NPA