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vendredi 23 mars 2012

Prosélytisme de "l'émir blanc", rééducateur des frères Merah, djihadistes français

Un ex-"imam", recruteur islamiste en Ariège et au-delà



Olivier Corel, un Français d'origine syrienne,
bien au goût de l'opposition et des juges gauchistes,
a hébergé Mohamed Merah en 2006,
alors qu'il était un mineur de 17 ans,
et avant de faire de la prison...




Abdulilah était son nom de naissance en Syrie, il y a 65 ans.


Aujourd'hui, ses papiers d'identité sont au nom d'Olivier Corel. Dans son village, on le surnomme aussi "l'émir blanc." Cet homme vit depuis 1990 dans une ferme à Artigat, en pleine campagne ariégeoise.

Aveuglé par son idéologie, Me Etelin, l'avocat libertaire du tueur, accuse à tort et à travers
Les deux frères Merah, Mohamed et Abdelkader, se sont rendus dans cette ferme en janvier dernier. Cette démarche personnelle accrédite la thèse de la soumission des deux hommes aux imams et fragilise l'accusation politique de l'avocat. L'influence du grand frère, un fanatique fondamentaliste musulman connu pour sa violence, semble bien avoir été également déterminante sur son cadet. Enfin, les deux hommes ont été élevés par une mère seule: le père de Mohamed a abandonné sa famille en France pour retourner en Algérie, alors qu'il avait cinq ans. Les deux fils ont cherché l'image d'un père parmi les extrémistes de leur entourage.
Me Etelin ressort donc une thèse simpliste et éculée qui ignore le parcours individuel de ces deux individus d'autant plus jusqu'au-boutistes qu'ils sont fragiles et en quête d'affirmation existencielle.

ENTENDRE
le reportage de France Info, le 23 mars 2012:

Le Parisien-Aujourd'hui en France croit savoir qu'il s'agissait de régler le divorce religieux de l'aîné de la fratrie. "Quand on frappe à ma porte, je l'ouvre à quiconque" explique Olivier Corel au journaliste du quotidien.

[L'ex-imam refuse d'assumer ses responsabilités dans les actes de Mohamed Merah]
"Ce n'est pas à moi de juger ce que cet homme a fait", souffle [l'irresponsable] entre son épaisse barbe, "je ne suis pas spécialiste de la juridprudence du Jihad."

La justice anti-terroriste a longtemps pensé le contraire.
[Bien que le couple infernal Hollande-Joly accuse la police française d'un manque de vigilance] en 2007, les forces de l'ordre débarquent à l'aube dans la ferme du couple Corel. Un coup de filet mené dans le même temps à Toulouse, Bruxelles et en région parisienne. Les enquêteurs soupçonnent l'émir blanc de l'Ariège d'organiser une filière djihadiste, à l'époque en direction de l'Irak.

Trois Français seraient partis en guerre sur les conseils de cet homme, salafiste, qui sert aussi d'imam à une petite communauté des environs. Dans un article du Nouvel Observateur de l'époque, une voisine se souvient de ces gamins des barres HLM de Toulouse, souvent d'ex petits délinqants sauvés par la religion, qui débarquent dans la ferme des Corel.

Déjà, le nom d'Abdelkader Merah apparaît dans le dossier
L'émir blanc, un temps mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", a finalement été blanchi par un juge.

Aujourd'hui, Olivier Corel glisse malicieusement qu'il connaît bien le juge antiterroriste Marc Trévidic...
Et ne se fait aucune illusion... Après les tueries de Toulouse et Montauban, il s'attend à voir les policiers frapper à sa porte. "Je n'ai rien à cacher", conclut il, serein, avant de refermer la porte de sa ferme ariégeoise.

mercredi 21 mars 2012

Le tueur de Toulouse et Montauban est un terroriste islamiste déjà arrêté en Afghanistan

Un pur produit de l'école laïque, pas de l'islam, selon ses amis

Le coupable présumé des tueries des 11, 15 et 19 mars derniers à Toulouse et Montauban est un jeune djihadiste français nommé Mohamed.
Aujourd'hui cerné par le Raid, l'assassin d’origine algérienne est retranché dans son appartement. Des échanges de coups de feu ont eu lieu entre le suspect et les policiers qui ont entamé des négociations, depuis suspendues. L'immeuble a été évacué.


Un combattant de Mahomet


Mohamed Merah, qui se dit « moudjahidine » et membre d’Al Qaïda, explique ses différents assassinats par un désir de vengeance. Il affirme " avoir voulu venger les enfants palestiniens et s’en prendre à l’armée française ".
Mohamed Merah est suspecté d’avoir tué un parachutiste le 11 mars, celui qui lui a vendu le scooter T-Max dont il s’est servi pour commettre ses crimes. Le 15 mars, le tueur présumé s’en prendra à deux autres soldats à Montauban. Les trois militaires, assassinés à Montauban, appartenaient au 17e Régiment du génie parachutiste (RGP) qui intervient en Afghanistan. Trois jours plus tard, ce lundi, le suspect ôtera la vie à un enseignant de 30 ans et ses deux enfants de 6 et 3 ans, ainsi qu’à une fillette âgée de huit ans au collège-lycée juif d’Ozar Hatorah, à Toulouse.





Dans un communiqué, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, a cependant indiqué qu’ " il est temps que ces criminels arrêtent de revendiquer leurs actes terroristes au nom de la Palestine et de prétendre défendre la cause de ses enfants, qui ne demandent qu’une vie décente, pour eux-mêmes et tous les enfants du monde ".




Le suspect des fusillades de Toulouse et Montauban, avait été arrêté en 2007 en Afghanistan après avoir posé des bombes dans la région de Kandahar mais s'était évadé quelques mois plus tard, a déclaré mercredi le directeur des prisons de cette ville du Sud afghan. Ses bombes ont-elles déjà fait des victimes, militaires et enfants ?

Arrêté en décembre 2007 et condamné à trois ans de prison, il s'était enfui à la faveur d'une intervention commando menée en juin 2008 par des taliban qui avait permis l'évasion d'un millier de détenus, a précisé Ghulam Faruq. Il n'avait pas 20 ans. Etait-il majeur, lorsqu'il quitta la France ?


VOIR et ENTENDRE cet extrait d'un reportage de l'émission "Les mercredis l'information" du 30/09/1981, intitulé "Les fous d'Allah", à l'époque de l'occupation de l'Afghanistan par l'Union soviétique,
l'un dans le nord du pays et l'autre dans le sud, à la rencontre des rebelles à l'occupation soviétique.

VOIR et ENTENDRE








Un fanatique est un déséquilibré, mais est-il pour autant irresponsable ?

Ses amis du quartier des Izards font passer Mohamed Merah pour un déséquilibré

Ce serait un "garçon" un peu fragile psychologiquement, assurent-ils bien qu'ils ne l'aient plus vu depuis six ou huit mois. "Il a un pet' au casque", assure l'un d'entre eux. Un jour le crâne rasé, le lendemain une barbe... Ses amis pensent qu'il a été converti par des personnes extérieures à la cité, qui prônent un islam radical. Pour eux, le frère de Mohamed Merah, Abdelkader, avait davantage le profil.

Scolarisé en France et formé par des enseignants de la FSU, syndicat majoritaire, "Mohamed est un pur produit de la France, pas un produit de l'islam, il ne parlait pas de religion!", affirme l'un d'eux.


Fils d'un père polygame et d'une mère bénéficiaire de l'allocation de parent isolé

Ses parents divorcés, Mohamed a été élevé par sa mère qui, racontent encore les jeunes gens, n'avait aucune autorité sur lui.

"La dernière fois que j'ai plaidé pour lui, c'était un vol à l'arrachée, raconte dans un premier temps Christian Etelin, son avocat, sur BFM. J'étais surtout en contact avec une de ses soeurs qui était désespérée, comme sa mère d'ailleurs, de voir qu'il n'était pas possible d'avoir d'emprise sur lui. C'était un garçon qui laissait l'impression d'être poli et courtois: 'un jeune homme très doux, au visage d'archange' "... "Il n'a jamais été dans des délinquances de violence ! Je le connais depuis 2004-2005. Je voudrais bien avoir un dialogue avec lui pour savoir ce qui s'est passé. C'est en rupture totale avec ce qu'on pouvait deviner de lui ! J'aimerais avoir un dialogue avec lui," prétend-il.

Mais le cher Maître déclare ensuite qu'il connaît le suspect numéro un depuis qu’il a "quinze ou seize ans" : " Je l’ai défendu de multiples fois au tribunal des enfants, pour des vols, de la violence, de la délinquance typique des quartiers". Et aussi, "le 24 février dernier, il avait été condamné à un mois de prison ferme pour conduite sans permis, selon son défenseur, Christian Etelin." Le tribunal l’a condamné à un mois de prison ferme. Il devait se rendre chez le juge d’application des peines début avril pour connaître les modalités d’aménagement de celle-ci."Il n’était absolument pas barbu quand je l’ai vu; c’était le même homme que je connaissais, assure l’avocat. Il m’a juste appris qu’il n’avait plus de travail [il n'y a pas d'embauche dans la carrosserie ?] et touchait le RSA. Nous n’avons pas parlé de son engagement politique. Je lui ai juste dit de se tenir à carreau car revenant d’Afghanistan, il devait être surveillé", rapporte Le Nouvel Observateur.

Les policiers ont décidé de faire sauter le véhicule du coupable présumé, qui contenait des explosifs, sans doute financés par le RSA. C'est Mohamed Merah qui a "lui-même dit aux négociatieurs qu'il avait une voiture Mégane (!) à proximité [de l'immeuble] avec des armes entreposées", et "en effet des armes ont été aperçues dans ce véhicule", a indiqué Claude Guéant.

Une tuerie n'arrête pas la campagne de Mélenchon

Sept victimes ne suffisent pas à arrêter le candidat des communistes

Jean-Luc Mélenchon continue comme si de rien n'était

"Poursuivre la campagne, c'est un acte de résistance morale, intellectuelle et affective", a lancé, au lendemain de la tuerie de Toulouse, le candidat du Front de Gauche à l'Elysée, mardi à Paris, alors qu'il se trouvait gare du Nord, au départ du RER pour Massy, en banlieue sud.
L'ex-socialiste passé au service du PCF et eurodéputé du Parti de la gauche européenne (communistes et « rouge-verts") n'a pas modifié son agenda, à la différence de plusieurs autres candidats à la présidence, dont Nicolas Sarkozy et François Hollande.

François Bayrou prône les "gestes les plus forts d'unité nationale" après avoir condamné le "caractère insupportable de cette tuerie antisémite", mais le candidat centriste est le seul, avec celui du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon, à avoir décidé de reprendre la campagne électorale, le premier préférant un débat sur l'intolérance à la trêve choisie par MM. Sarkozy et Hollande, le second décrivant la poursuite de la campagne comme "un acte de résistance".

La candidate de Lutte ouvrière (LO) à la présidentielle, Nathalie Arthaud, a qualifié de "comédie" les appels à une "union nationale" et à une suspension de la campagne lancés la veille.

Deux femmes se livrent à une instrumentalisation politicienne
Alors qu'une minute de silence était observée dans tous les établissements scolaires de France, par décision du Président de la République, et que la communauté scolaire rendait hommage aux trois enfants et au professeur tués dans une école juive de Toulouse, Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, critiqua les propos de Nicolas Sarkozy, qui a expliqué à des collégiens que la tuerie de Toulouse aurait "pu se passer" dans leur établissement. "On ne parle pas ainsi à des enfants. Le devoir des adultes, c'est protéger, pas angoisser", a avancé la responsable écologiste et compagne de Xavier Cantat.

La candidate EELV à la présidentielle, Gro-Eva Joly, s'est dite "particulièrement choquée" et a mis en garde contre "toute récupération". Or, en juin dernier, avec Olivier Besancenot (NPA), Julien Bayou, du collectif Jeudi Noir, proche collaborateur de la candidate franco-norvégienne Gro-Eva Joly,.. embarquèrent d'Athènes avec les ONG françaises participant à l'opération 'Un bateau pour Gaza'... La juge à la retraite soutient personnellement l'initiative du représentant de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas pour la reconnaissance d'un Etat palestinien.

Et c'est par la bouche fielleuse du petit coq Olivier Dussopt, député PS de l'Ardèche et porte-parole de l'amère Royal, que la candidate 'parachutiste' au perchoir de l'Assemblée nationale, a appelé, également sur Twitter, à "veiller à ce que les hommages ne soient pas(des) traumatismes... surtout pour les plus petits".
Une demi-heure plus tard, Jean-Marc Ayrault, patron des députés socialistes et proche de François Hollande, a déclaré : "Il y a une exigence que nous formulons, c'est qu'il n'y ait aucune tentative d'instrumentalisation ou d'exploitation de ce drame".


La piste d'un néo-nazi est aussitôt évoquée

Parmi les différentes pistes privilégiées,
les enquêteurs notent l'apparente "connaissance parfaite" des armes du tueur, son "sang-froid", sa "détermination", et envisagèrent d'abord d'avoir à faire à "un militaire ou paramilitaire", ancien ou encore en service. Ainsi ont-ils suggéré qu'il s'agirait d'"un militaire ou un paramilitaire", ancien ou encore en service, individu "xénophobe et raciste". Trois militaires renvoyés de leur régiment en 2008 pour activités néo-nazies ont d'ailleurs aussitôt été soupçonnés, mais ils ont été mis hors de cause. "La Dépêche" rapporte même que "deux d'entre eux ont été entendus par les enquêteurs et mis hors de cause", a déclaré une source proche de l'enquête. Et, il y a quelques jours, le troisième avait été entendu et mis hors de cause après la fusillade qui avait coûté la vie à trois parachutistes d'origine maghrébine.
La piste terroriste, singulièrement islamiste, était en revanche taboue, passée sous silence, occultée, auto-censurée par la presse soumise à la pensée unique.

Le 20 mars à 16 h 40, la piste de militaires néo-nazis n'était "plus privilégiée".
Une source policière a précisé que la piste de militaires aux opinions "plus ou moins néo-nazies", qui a figuré "parmi d'autres hypothèses", n'a "pas été retenue" et "n'était plus privilégiée en l'état des investigations".


Les cyniques du PS étaient bien inspirés

Daniel Vaillant
: "On n'a pas le droit de profiter d'un drame"
"J'espère (que cette tuerie) ne profitera à personne, parce qu'on n'a pas le droit de profiter d'un drame comme celui-là", a déclaré Daniel Vaillant, député-maire du XVIIIe arrondissement de Paris et ancien ministre de l'Intérieur, sur I-Télé.
"Les politiques, et notamment les candidats, ont bien réagi hier. Qu'ils restent sur cette ligne. La campagne (présidentielle), elle va reprendre. Il ne faudrait pas que ce tueur dicte à la démocratie sa ligne de conduite. Il ne peut pas en plus se glorifier d'interrompre longtemps une campagne électorale décisive pour notre pays".

Le tueur présumé ne serait pas un fasciste du genre "politiquement correct"

Le recteur de la mosquée de Paris avait pris les devants

Dalil Boubakeur a estimé mercredi sur i>Télé qu'il fallait se garder de tout "amalgame entre la religion musulmane" et les sept meurtres de Toulouse et Montauban.


Pour le président de la LICRA: "l'ensemble de nos concitoyens visés"
"A cette heure où l'on ne sait pas quel est véritablement le mobile de ce drame (...) c'est vrai que l'on pourrait légitimement considérer que c'est un acte antisémite, mais ce que je veux dire en tant que président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, c'est que c'est l'ensemble de nos concitoyens qui sont visés", a déclaré lundi, à la mi-journée, Alain Jakubowicz, le président de la Licra. "L'appel que lance la Licra c'est vraiment de faire en sorte qu'il y ait une cohésion sociale, que ce drame ne divise pas les Français, mais au contraire les réunisse", a poursuivi son président.

François Hollande avait recommandé l'auto-censure à la presse
Le candidat socialiste disait ne pas imaginer une "utilisation partisane"
"Il n'y a pas de raison de penser qu'un candidat en fera une utilisation partisane (...). Je ne veux pas croire que quiconque essaiera d'instrumentaliser un malheur. Je ne veux même pas l'imaginer", a déclaré le candidat socialiste sur BFMTV.
Dès lundi en fin d'après-midi, les pistes islamiste et de l'ultra-droite étaient privilégiées, mais la première rapidement occultée: "On est sur deux pistes principales évidentes : la piste islamiste et l'ultra-droite, sans en écarter d'autres", indiqua une source proche de l'enquête.


L'auteur présumé des fusillades, Mohammed Merah, 24 ans, se réclame d'Al-Qaïda

Patatras ! Le tueur fanatique est actuellement cerné par les policiers du Raid
dans le quartier de La Côte-Pavée, à l'est de Toulouse. Ce Français est soupçonné d'avoir commis la série d'assassinats hors du commun dans la ville et sa région, plus précisément à Montauban. Il aurait effectué plusieurs séjours en Afghanistan et au Pakistan, où il aurait acquis cette "connaissance parfaite" des armes, ce "sang-froid", cette "détermination" d'abord attribuée à un "néo-nazi"...
Lien Le Telegramme

Plus que jamais, à la suite de l'identification de l'auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban, le candidat des communistes pro-palestiniens du Front de Gauche à l'Elysée, Mélenchon, a estimé, mais un peu tard, que le "premier devoir" est désormais de "lutter contre les assimiliations et stigmatisations haineuses".

mercredi 4 janvier 2012

Maroc: un premier gouvernement islamiste

Un gouvernement islamiste de plus au Maghreb

Pour la première fois, le Maroc sera gouverné par un islamiste

Le roi Mohammed VI a nommé Abdelilah Benkirane à la tête du gouvernement le 3 janvier.

Une coalition dominée par les fondamentalistes
Dans le tumulte du Printemps arabe, son parti le PJD (Parti de la justice et du développement) avait remporté les législatives du 25 novembre,
devant l'Istiqlal (conservateur), avec lequel il forme une coalition, en plus du Mouvement populaire et du Parti du progrès et du socialisme (ex-communiste).

Le PJD obtient 12 ministères sur 30, dont les Affaires étrangères et la Justice, respectivement dirigés par Saad-Eddine El Othmani et Mustafa Ramid.

"Une seule femme ministre" (sur 30), c'est le commentaire laconique du journal après la nomination.


jeudi 22 décembre 2011

Un musulman "modéré" condamné pour violence sur sage-femme

Le musulman parisien avait cassé la porte d'un bloc opératoireà Marseille

Le mari voulait remettre le voile de son épouse qui accouchait

Cet ouvrier du bâtiment parisien a été condamné, mercredi, en comparution immédiate à Marseille à six mois de prison, pour avoir violenté une sage-femme et cassé la porte d'un bloc opératoire.

L'Education nationale a failli à sa mission d'intégration
Nassim Mimoune, 24 ans, né aux Lilas, en Seine-Saint-Denis, a été éduqué dans nos écoles laïques, jusqu'à seize et plutôt plus, du primaire au secondaire, mais le corps enseignant est tellement soumis à la pensée dominante véhiculée par la FSU, roche à la fois du PS et du PCF, que le jeune père a voulu imposer ses pratiques au milieu médical de l'hôpital Nord de Marseille.
Alors que sa femme souffrait de contractions, il a attendu deux jours avant de la conduire à l'hôpital, puis s'est opposé " avec virulence au toucher vaginal " qu'une sage-femme voulait pratiquer.

Un dialogue inouï s'en suivit, en arabe
"Laisse-les faire", lui a dit sa jeune femme, française, mais en langue étrangère.
" Tu en subiras les conséquences, on divorcera ", a menacé l'époux fanatique, selon les propos rapportés par une sage-femme arabisante appelée à la rescousse pour faciliter la communication. La jeune mère s'en sort bien: elle échappera peut-être à la lapidation...

Et le jeune homme, très exalté, d'accuser le personnel: " En France, on essaye toujours de violer nos femmes "! lança le Français.


Un accouchement à hauts risques pour tous
L'épouse a été transférée au bloc opératoire pour une césarienne et le personnel s'est plié aux exigences du mari, acceptant, pour calmer l'individu et ne nuire ni à la mère ni à l'enfant, que le mari assiste à l'intervention depuis le sas du bloc !

Mais, voyant l'anesthésiste soulever le voile de sa femme, l'individu a bousculé la sage-femme, qui a eu deux jours d'ITT, et cassé la porte du bloc.


Le Français musulman était jugé par le tribunal correctionnel
Il a reconnu les faits de "violence sur un professionnel de santé" et "dégradation de bien destiné à l'utilité publique", qui remontent à lundi matin.
"Je me suis mis en colère. En tirant sur la porte, j'ai tapé sa main, je l'avoue, j'ai sûrement appuyé, je suis prêt à dédommager; je présente mes excuses, je n'ai pas voulu lui faire de mal; j'ai couru pour remettre le voile", a expliqué devant le tribunal Nassim Mimoun.

Le montant des frais de remise des lieux en état n'est pas communiqué, mais le contribuable laïc y pourvoira...

Quand la loi coranique prévaut sur la loi de la République
" Je n'ai pas à faire valoir mes lois religieuses au sein d'un établissement médical ", a-t-il reconnu, par chance, après avoir appris, mais un peu tard, la leçon que l'Education nationale n'a pas voulu lui enseigner.

Pour le procureur Jérôme Bourrier, qui a préféré qualifier le prévenu de "tyran domestique", plutôt que de jeune fanatique archaïque et demeuré, ces faits sont " inadmissibles car révélateurs d'un individu qui n'a pas opté pour les règles de la société et considère que son dogme est supérieur aux lois de la République".

Quant au nouveau-né et sa maman, ils sont en bonne santé. Ils l'ont échappé belle: "Allah akbar" (allah est grand), mais les vaillants personnels hospiltaliers plus encore.


Ses compatriotes français n'ont pas de quoi se formaliser

Ce charmant papa va toucher les allocs et certainement apprécier l'aubaine.

Et s'il ne l'a pas déjà fait, il peut encore courir s'inscrire sur les listes électorales, puisqu'il a le droit de vote. Il peut même se faire élire au conseil d'administration de son hôpital de violeurs !


samedi 3 décembre 2011

L' "islamisme modéré" n'existe pas, affirme Jeannette Bougrab

Les illusions, c'est pour la gauche molle des rêveurs


Mieux que nos commentateurs, la ministre sait de quoi elle parle

D'origine arabe, elle est en mesure d'affirmer qu' il n'existe pas d'" islamisme modéré" et que des lois fondées sur la charia, la loi coranique, sont "nécessairement une restriction des droits et libertés ".

La secrétaire d'Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, a apporté samedi la contradiction aux humanistes européens qui banalisent la portée du succès électoral des islamistes au Maroc.
Dans un entretien au journal Le Parisien aux , en Tunisie et en Egypte. Elle est elle-même d'origine algérienne, fille de harki, le nom donné aux supplétifs algériens de l'armée française pendant la guerre d'indépendance.

"C'est très inquiétant"
"Je ne connais pas d'islamisme modéré. Il n'y a pas de charia "light". Je suis juriste et on peut faire toutes les interprétations théologiques, littérales ou fondamentales que l'on veut, mais le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des libertés, notamment de la liberté de conscience", a-t-elle ajouté.
Lien PaSiDupes: "Le roi du Maroc à la journaliste Anne Sinclair: 'les arabes ne sont pas intégrables' "

Interrogée sur le fait de savoir si le discours de la diplomatie française devrait être plus ferme face aux islamistes portés au pouvoir par les urnes, elle répond: "je ne suis pas ministre des Affaires étrangères. Je réagis en tant que citoyenne, en tant que femme française d'origine arabe".


Le chef de la diplomatie française prône une tentative de dialogue

Alain Juppé
est dans l'expectative Il met des conditions au dialogue avec les partis islamistes, même " modérés ", comme Ennahda en Tunisie ou le Parti Justice et Développement (PJD) au Maroc: ils ne doivent pas franchir pas certaines "lignes rouges", que sont le respect des élections, l'Etat de droit, les droits de l'homme et de la femme. Autant demander l'impossible !

Les "modérés" doivent mériter le préjugé favorable européen
Les présidents tunisien et égyptien "Ben Ali ou Moubarak avaient agité le chiffon rouge des islamistes pour obtenir le soutien des pays occidentaux", poursuit Jeannette Bougrab.

" Mais il ne faudrait pas tomber dans l'excès inverse. Moi, je ne soutiendrai jamais un parti islamiste. Jamais. Au nom des femmes qui sont mortes, de toutes celles qui ont été tuées, notamment en Algérie ou en Iran, par exemple, parce qu'elles ne portaient pas le voile ".

Jeannette Bougrab désapprouve les Tunisiens de France
La ministre s'insurge contre ceux d'entre eux qui ont voté à environ 30% pour Ennahda aux élections d'octobre. " Je trouve choquant que ceux qui ont les droits et les libertés ici aient donné leur voix à un parti religieux ", déclare-t-elle. Mais la tolérance des institutions et de l'Education françaises est responsable, au même degré que les imams de France, dans ce pays laïc.

" Je pense à ceux qui, dans leur pays, ont été arrêtés, torturés pour défendre leurs convictions. On leur a en quelque sorte volé la révolution ", affirme-t-Jeanette Bougrab, amère.


L'Histoire pourrait se répéter

La béatitude de la gauche actuelle rappelle en effet étrangement l'aveuglement des humanistes illuminés de l'entre-deux guerres: les pacifistes.

Les fondamentalistes religieux, les toqués de paix et les écologistes radicaux sont de dangereux fanatiques .



vendredi 14 octobre 2011

Tunis: affrontements entre manifestants islamistes et policiers

Ben Ali renversé, les islamistes s'en prennent au pouvoir issu de la révolution

Ils veulent confisquer le pouvoir légitime


Un rassemblement d'islamistes provoque des tirs des gaz lacrymogènes par la police tunisienne
Certains fondamentalistes tentaient en effet de marcher sur les bureaux du Premier ministre dans le centre de Tunis vendredi.

Les manifestants, qui scandaient "Allahou Akbar" et réclamaient l'instauration de la charia (loi islamique) en Tunisie, ont répliqué aux gaz lacrymogènes en lançant des pierres sur les forces de police.

Les fanatiques religieux menacent les élections démocratiques

Les Tunisiens sont appelés aux urnes le 23 octobre
pour élire une Assemblée constituante, scrutin qui risque d'être relégué au second plan par les tensions grandissantes entre les islamistes et le camp laïc.
Il s'agira des premières élections depuis la chute du président Zine Ben Ali en janvier dernier, premier acte du "printemps arabe".

La manifestation de vendredi, la plus importante du camp islamiste à ce jour dans la capitale
Elle a réuni plus de 10.000 personnes et avait pourtant commencé dans le calme. Lorsque la foule des manifestants s'est dirigée vers la Casbah, où se trouvent les bureaux du Premier ministre, Beji Caïd Sebsi, certains groupes ont tenté de forcer les barrages de police.

La police anti-émeutes a fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques pour tenter de disperser la foule. Les islamistes ont répliqué en caillassant les policiers et au bout d'une demi-heure, la plus grande partie de la foule s'est dispersée. Il n'est plus resté sur place que quelques centaines de jeunes gens, qui ont continué de bombarder de pierres les policiers.

Des témoins rapportent que d'autres manifestations d'islamistes ont eu lieu en trois autres points de la capitale, rassemblant chacune plusieurs milliers de participants.

Ainsi, un groupe sur le boulevard Mohamed V, au nord du centre, a tenté d'atteindre le siège d'une chaîne de télévision qui a mis en fureur les ultra-religieux parce qu'elle avait diffusé le film d'animation "Persépolis", dans lequel Allah est incarné, ce qui est contraire aux préceptes de l'islam qui interdisent sa représentation.

La semaine dernière, déjà, des heurts s'étaient produits entre des islamistes et les forces de police dans un faubourg de Tunis, à la suite de la diffusion de "Persépolis": dimanche, 200 salafistes ont tenté d'attaquer le siège de la télévision privée Nessma à Tunis après la diffusion du film vendredi soir.
Marianne 2 parle, mais un peu tard, de "vent islamiste sur le printemps arabe" ...

samedi 1 octobre 2011

Inexorablement, l'inconnue islamiste progresse à pas feutrés en Tunisie

L'heure du bilan de la "révolution du jasmin" approche

Le mouvement islamiste tunisien Ennahda a annoncé son retour au pays sans délai

Il s'est dit prêt à " travailler pour bâtir un État de droit ".

Exilé depuis 1989 sous le régime de l'ex-président Ben Ali, il a été légalisé, trente ans après sa fondation, rappelle son porte-parole officiel, Ali El-Aryadh, le 1er mars 2011.

Rentré de Londres, Rached Ghannouchi, le leader de l’Ennahda (“Renaissance“ en français), un parti politique islamiste, a indiqué qu' aucun candidat d'Ennahda ne serait présenté à la future élection présidentielle, mais que le parti comptait tout de même participer aux législatives, le 23 juillet dernier.
" Il y a eu en Tunisie une révolution du peuple qui a revendiqué des droits sociaux et politiques. On ne veut pas avoir l'air de récupérer ce mouvement ". [...] Nous faisons très attention à ce qui se passe depuis le 11 septembre (2001), à la perception de l'islam ou de conflits entre Orient et Occident. On ne veut ni de la violence ni de la peur ", a expliqué le leader de l’Ennahda, qui a tout son temps.
De nombreux Tunisiens attachés à la laïcité, s'alarment de " la montée des mouvements islamistes financés par les pétromonarchies du Golfe ". "  Nous voulons une république de citoyens, pas une république de croyants  ", entend-on à l'adresse du parti islamiste Ennahda également accusé de s’appuyer sur "  le réseau des mosquées pour diffuser sa propagande politique  ".

Prompt à se référer aux islamistes de l’AKP au pouvoir en Turquie, Ghannouchi tente de cultiver une image policée. " La phase de transition en Tunisie d’un régime policier dictatorial vers un régime démocratique doit réussir  ", répète-t-il, bien qu'il fustige néanmoins " ceux qui continuent d’utiliser la peur des islamistes  ".
Il tente ainsi de détourner l'attention des rivalités entre islamistes. Une concurrence féroce oppose en effet Ennahda à des mouvements salafistes plus radicaux, comme Hizb Ettahrir, un parti intégriste qui défend ouvertement le projet d’une société régie par la charia.

Les islamistes ne pouvaient ignorer que les partisans du président tunisien renversé Zine ben Ali risquaient de provoquer un coup d'Etat, si des islamistes remportaient des élections démocratiques, avait annoncé l'ancien ministre de l'Intérieur, Farhat Rajhi.

L'Ennahda est aujourd’hui le favori des prochaines élections

Les sondages – à la fiabilité incertaine – le créditent de 20 à 25 % des voix à la présidentielle de 2012
, loin devant ses concurrents.

Une popularité acquise, dénoncent certains, par des méthodes clientélistes. L’économiste Abdeljelil Bedoui accuse le parti de " payer des factures d’électricité " ou d’ " aider à l’organisation des mariages ". Ennahda serait aussi lié à des organisations caritatives, qui assureraient sa promotion via leurs actions de terrain.

Proximité idéologique avec l’AKP turque

Le poids d’Ennahda suscite beaucoup d’inquiétude dans les milieux intellectuels et laïcs
, où l’on craint qu’une Assemblée constituante dominée par les islamistes ne mène à " une Constitution gommant les avancées de la Tunisie en matière de libertés individuelles ", dit le militant des droits de l’homme Salah Zeghidi.

" Nous n’avons pas l’intention de chambouler le modèle de société ", affirme actuellement Samir Dilou, membre du bureau exécutif d’Ennahda, qui souligne que le parti s’engage à " garantir la liberté de croyance et de pensée ". " Nous souhaitons concilier valeurs arabo-musulmanes et universelles ", abonde son collègue Ajmi Lourimi.

À ceux qui mettent en garde contre une possible confiscation du pouvoir, Ennahda promet de " travailler avec toutes les parties " et plaide pour la formation d’un gouvernement d’union nationale après l’élection de la Constituante. Ses dirigeants ne manquent pas une occasion de revendiquer leur proximité idéologique avec l’AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir en Turquie.

Faute de crédit confiance, les inquiétudes demeurent

Nombreux sont les observateurs qui dénoncent le " double discours " d’Ennahda.

Pour Saloua Charfi, universitaire et spécialiste du discours islamiste, ses dirigeants " tiennent à leur base un tout autre langage, plus proche de la rhétorique islamiste classique ".

Elle relève aussi les " ambiguïtés " du programme du parti, qui promet de " préserver le statut de la femme " en Tunisie, déjà très avancé par rapport au reste du monde arabe, spécialement radical, mais aussi " d’endiguer les causes du divorce ", sans préciser ses moyens d’action.

" Le discours progressiste est-il une façade destinée à rassurer, ou le discours radical un calcul pour ne pas perdre une base conservatrice ? ", s’interroge l’universitaire. Sans reconnaître de double discours, Ajmi Lourimi explique que " les dirigeants du parti sont plus progressistes que la base des militants ".

Une hétérogénéité que confirme Slaheddine Jourchi, politologue et ancien militant islamiste. " Le mouvement comprend une frange réformiste, des courants proches des salafistes, et nul ne peut présager de l’évolution du rapport de force entre les uns et les autres. "


Qui profitera du vide laissé par le président déchu ?

Des civils, des militaires ou des islamistes ?


Après vingt-trois années de pouvoir absolu, le printemps arabe laisse derrière lui un champ de ruines politique, que la faiblesse de l'opposition laïque ne parvient pas à combler dans son intégralité, rendant aléatoire le succès d'une transition démocratique. Car, tandis que le premier ministre Mohammed Ghannouchi, tentait de former un gouvernement d'union nationale, un autre Ghannouchi, prénommé Rached, sans lien de parenté avec le chef du gouvernement, annonça aussitôt depuis Londres son prochain retour en Tunisie, se disant prêt à " travailler pour bâtir un État de droit ". Son audience s'était considérablement réduite, y compris au sein de son mouvement, mais la méfiance qu'inspire l'épouvantail islamiste n'a pas faibli.

Un malaise social gonflé pour être instrumentalisé

Au lendemain des législatives d'avril 1989, à l'issue desquelles les islamistes avaient obtenu officiellement 14 % des suffrages et le président Ben Ali avait mis en garde contre une victoire électorale du Front islamique du salut (FIS) en Algérie lors des élections de juin 1990. La menace d'un " effet domino " s'est effectivement réalisée: le " rempart contre l'intégrisme " s'est écroulé et le péril Ennahda pour la stabilité du pays s'est confirmé.
L'Europe a sa part de responsabilité dans ce processus.
Le fait qu'Ennahda n'a pas encore basculé dans la violence ne permet pas d'affirmer qu'il ne suivra jamais les traces du mouvement islamiste algérien et des barbus algériens du FIS.
Lien PaSiDupes


Rached Ghannouchi est un leader sexagénaire controversé

Proche idéologiquement des Frères musulmans
, ceux qui n'ont pas la mémoire courte, rappellent qu'il a toujours prôné une opposition frontale au régime du président Ben Ali. Dès le début des années 1990, après l'éclatement de la première guerre du Golfe, un brin fanatique, il appelait à la " guerre sainte ". L'avocat Abdelfattah Mourou, numéro deux d'Ennahda, suivi par la majorité des cadres du parti, avait aussitôt affiché son désaccord avec ce discours jugé " peu réaliste ", pour dire imprudent. Leurs héritiers pourraient être tentés de se radicaliser, la dynamique politico-médiatique pourrait pousser à l'extrémisme.

Le paradoxe tunisien embarrase les islamistes

Sa classe moyenne et l'égalité juridique des femmes en font un modèle de modernité contrastant très nettement avec l'ensemble du monde arabe. L'idéologie salafiste n'a guère d'assise sociale en Tunisie, mais pourra désormais prendre son essor, dans le pays, sans entraves.
Les acquis de l'ère Bourguiba, despote éclairé, seront-ils préservés dans tous les espaces de liberté. La vague de religiosité apparue ces dernières années, tout comme la violence de cette " révolution de jasmin " - salué sans nuances par le monde occidental - ont créé un grand désarroi politique et un profond malaise social. Les prochaines élections constitueront un test, mais un risque de désastre pour la démocratie.

Une partie de l'opposition républicaine a mesuré le danger

Elle plaide depuis longtemps pour la réintégration d'Ennahda dans l'arène politique et s'est alliée aux islamistes modérés sur la base d'un " code de bonne conduite ".
Ils ont sorti la corde pour se faire pendre. Ou fouetter et lapider ...

samedi 30 juillet 2011

Menaces de mort contre F. Fillon, par un habitant de Lille


Un administré de Martine Aubry arrêté à Nîmes

Originaire de Hem, dans la banlieue lilloise, un homme de 46 ans a envoyé des lettres au Premier ministre dans lesquelles il menaçait d'égorger: une méthode peu commune sous notre latitude et réservée ailleurs aux moutons.

Plusieurs courriers postés en début de semaine, dont l'un était adressé à Nord éclair, ont été envoyés aux ministères de l'Intérieur, de la Culture, à l'Élysée, au PDG de France Télévisions, à la gendarmerie de Nîmes et à la mosquée de Lille Saint-Maurice.

La mosquée El Forkane, une ex-chapelle de sœurs dominicaines, a été achetée au diocèse de Lille par l'association Amal (association des musulmans d’Alsace, créée en 1973 à Mulhouse), pour 1,6 million de francs, grâce au soutien financier des fidèles et de l'état algérien et convertie en centre religieux et culturel musulman en 1972. Pas de minaret, pas de dôme, pas même une plaque. Qui pourrait imaginer que, derrière ces murs, jusqu'à 1 200 personnes assistent à la prière ? Formé en Algérie, en Egypte et à l'université tunisienne de Zitouna, Mohamed Guenzoul est l'un des 70 « imams fonctionnaires » rémunérés par l'Etat algérien en France et gérés par la grande mosquée de Paris et l'ambassade algérienne. La Turquie procède de la même façon pour une cinquantaine d'imams, et le Maroc pour une dizaine. Cet imam exprime volontiers sa solidarité avec le peuple palestinien.

L'une des enveloppes contenait dans une pochette rouge une lettre adressée à François Fillon à l'adresse de l'hôtel Matignon. Elle contenait également une lame de cutter collée à l'intérieur, précise TF1 News (cf. photo ci-dessus). Le malade menaçait le premier ministre d'égorgement.
Récidive d'un détraqué
Vendredi, la police judiciaire de Montpellier a arrêté l'individu à Nîmes (Gard) où il avait déménagé.
En 2009, ce fanatique avait en effet déjà été arrêté et libéré dans la métropole lilloise après l'envoi de courriers de menaces à plusieurs personnalités politiques.

Le quadragénaire de 46 ans, qui a reconnu les faits sans justifier ses actes, a été une nouvelle fois placé dans un hôpital psychiatrique vendredi.

Son identité n'a pas été révélée.

jeudi 14 juillet 2011

Troupes françaises endeuillées en Afghanistan


Afghanistan : confirmation du retrait des troupes


Les célébrations de la Fête nationale prennent un tour tragique après l’ attentat qui a frappé les forces françaises, dans la région de Kapisa, au lendemain de la visite du chef de l’Etat.

L'attentat du 12 juillet constitue le coup le plus dur subi par l’armée française en Afghanistan, depuis l’embuscade d’Uzbin le 18 août 2008, il y a près de trois ans, où dix militaires français avaient trouvé la mort.
Le kamikaze a perpétré son acte fanatique dans l’enceinte d’un poste de la police afghane, à proximité duquel se déroulait une choura (assemblée de notables de la région) dans la vallée de Tagab, a été particulièrement sanglant, faisant des victimes innocentes parmi la population civile afghane.
Cette guerre qui dure depuis près de dix ans s’est imposée dans la campagne présidentielle en France. Avec une certaine retenue, François Hollande s’est engagé, s’il était élu en 2012, à ce qu’il n’y ait « plus un seul soldat français en Afghanistan » dès mai 2013.
Mais Martine Aubry polémiquait à chaud dès hier « l’urgence d’un plan précis et concerté de retrait de nos troupes d’Afghanistan ».

Une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale, où le Premier ministre, François Fillon, venait de rendre hommage aux soldats français tombés au combat et saluer leur sacrifice. « Leur courage est grand et leur professionnalisme est reconnu, c’est pourquoi leurs adversaires usent des méthodes les plus lâches ».

Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi le calendrier de retrait des troupes françaises d'Afghanistan qu'il avait précisé lors de son séjour surprise sur le terrain mardi.

« J'ai annoncé un calendrier de retrait de nos troupes en Afghanistan, le retrait commencera dès cette année et s'étalera jusqu'en 2013 », a déclaré Nicolas Sarkozy sur TF1 et France 2 à l'issue du traditionnel défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées. « Ce calendrier doit être fait d'une façon concertée, organisée avec nos alliés et en accord avec les Afghans qui vont prendre en main la sécurité de leur pays (...) L'opération avait été décidée il y a dix ans maintenant, alors que Jacques Chirac était président de la République et Lionel Jospin Premier ministre. En accord avec nos alliés, notamment le président (américain Barack) Obama, nous avons décidé de passer la responsabilité de la sécurité de l'Afghanistan aux Afghans progressivement, entre cette année et 2013. C'est ce que nous faisons »

Juste après, le président est retourné à l'Elysée pour présider un conseil de sécurité à l'Elysée pour adapter les conditions de sécurité des soldats français en Afghanistan, au lendemain de l'attentat-suicide qui a tué cinq d'entre eux. Il a annoncé la tenue de ce conseil jeudi matin, à l'issue d'une visite rendue aux soldats blessés en Afghanistan, à l'hôpital militaire de Percy, alors qu'on apprenait qu'un nouvel attentat-suicide était survenu en Afghanistan à Kandahar. Juste après

Le conseil de sécurité doit permettre d'« organiser les nouvelles conditions de sécurité du travail de nos soldats dans la période de transition qui s'ouvre entre aujourd'hui et le départ des forces françaises d'Afghanistan », a indiqué le chef de l'Etat. « Il y a donc un nouveau contexte, et face à ce nouveau contexte il faut de nouvelles mesures de sécurité », a-t-il précisé.

Mercredi, cinq soldats français et un civil afghan ont été tués par un terroriste kamikaze qui a fait exploser sa bombe lors d'une assemblée de notables dans la vallée de Tagab, au nord-est de Kaboul. Les talibans ont aussitôt revendiqué l'attentat.

Une attentat probablement commis «par des non-Afghans»

Un peu plus tôt ce jeudi matin, le chef d'Etat-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, a estimé que cet attentat avait probablement été commis par des étrangers « non-Afghans » entraînés à l'extérieur du pays. Pour l'amiral Guillaud, ces terroristes se seraient « introduits dans le territoire pour faire le maximum de victimes possible, y compris dans la population, comme hier ».
Cet attentat marque un changement dans la stratégie globale des terroristes : « Les talibans modifient leur guerre, ils ont sans doute compris qu'ils ne pourraient pas gagner sur le terrain et ils sont passés sur le mode de la terreur aveugle, c'est-à-dire attentat-suicide », renchérit l'amiral Guillaud sur Europe 1.

Le chef d'état-major des armées Edouard Guillaud affirme que la France n'est pas particulièrement visée : « Pas plus la France que les autres dans les autres parties de l'Afghanistan, pas plus les armées françaises que l'armée nationale afghane, que la police afghane où que la population (...) Ca se produit sur la totalité de l'Afghanistan », a-t-il souligné.

mardi 10 mai 2011

Interpellations dans les milieux islamistes de la région parisienne

"Pas de projet d’attentat sur le sol français", assure Guéant



Le jihad est
dans nos moeurs



Six personnes, membres présumés de milieux islamistes ont été placées en garde à vue, après une opération menée par la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à Paris et dans sa proche banlieue.
Selon la police, l’opération a été menée à Paris, à Stains, en Seine-Saint-Denis, et à Garges-les-Gonesse, dans le Val d’Oise.
D’après le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, si les six hommes placés en garde à vue" avaient le projet de se former au jihad au Pakistan, rien n’indique qu’ils s’apprêtaient à commettre un attentat en France ".

Des musulmans fondamentalistes

Sept personnes soupçonnées d’appartenir à des filières jihadistes ont été interpellées
et six finalement placées en garde à vue pour être interrogées. De sources proches de l’enquête, certaines d’entre elles auraient pu effectuer plusieurs allers-retours vers le Pakistan et l’Afghanistan. Des échanges sur Internet auraient permis de les identifier et de remonter leur trace.
Les sept interpellés projetaient d’aller se former à la ’’guerre sainte’’ au Pakistan, explique Claude Guéant, ministre de l’Intérieur.

Un Français d’origine indienne était particulièrement recherché

Soupçonné d’être l’"animateur" de cette filière, il a été arrêté à sa descente d’avion, alors qu’il arrivait d’Algérie.

Selon une source proche de l’enquête, il aurait "des liens avec le Pakistan "
Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, ajoute qu’il "bénéficie d’une formation technique d’un niveau élevé ".

Les voeux de la gauche et du patronat sont sur le point de se concrétiser, puisqu'ils prônent l'appel à immigrants hautement qualifiés ...

lundi 2 mai 2011

Ben Laden mort, la menace islamiste continue

Les réseaux islamistes ne désarment pas

Les représailles sont jugées presqu'inévitables par les experts en dépit de l'affaiblissement opérationnel des réseaux d'Al-Qaïda.

VOIR et ENTENDRE



mercredi 23 février 2011

Mali: un imam provoque l'hystérie générale et 36 morts

Manifestation sportive ou cérémonie religieuse ?

La bénédiction de l'un des imams tourne mal

Les titres de presse insistent sur la localisation au stade de Bamako

La fête musulmane de Maouloud qui célèbre l'anniversaire de la naissance et du baptème du prophète Mohamed, est l'occasion d'interpellation des pouvoirs politiques sur la gestion de la chose publique et la moralisation de la société.

L'imam de renommée internationale, Chérif Ousmane Madani Haïdara, avait attiré des dizaines de milliers de personnes lundi soir 21 février au stade Modibo Keïta. L'enceinte était remplie au-delà de sa capacité maximale, selon des témoins.

Pourquoi la foule s'est-elle précipitée contre une barrière métallique, comme l'indique Sadio Gassame, ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, à la fin de la cérémonie religieuse.

Fanatisme mortel ?


Un mouvement de panique, à l'origine toujours inexpliquée, selon certains, s'est emparé des uns, tandis que les autres tentaient en vain de toucher le prêcheur comme un porte-bonheur.

Or, selon une source étrangère, les nombreux fidèles ont voulu quitter les gradins pour rejoindre le marabout installé sur la pelouse, afin de recueillir les dernières bénédictions. D'autres, venus de l'extérieur, se sont engouffrés par le seul portail ouvert pour atteindre le marabout, ont créé une énorme bousculade fatale et trouvé la mort.

L'imam, né à Tamani au Mali vers 1955, a suivi l'enseignement de Ustaz Saad Touré, un des précurseurs de l'enseignement arabe et islamique au Maliet il est devenu le guide spirituel d'« Ançar Dine» (Ansardine), un mouvement islamique, et la fête annuelle de Maouloud qu'il anime est l'occasion d'une interpellation des pouvoirs politiques sur la gestion de la chose publique et la moralisation de la société. Ainsi, en 2008 et à propos de la justice malienne, l'homme de Dieu avait-il asséné qu' "elle fait pleurer le pauvre au profit des riches et des titulaires d'une parcelle de pouvoir ". Et d'ajouter: " Les musulmans de notre pays doivent s'unir, s'ils veulent être écoutés par l'Etat." Est-ce ce qu'on appelle fomenter des troubles ?

Au total, d’après les informations de RFI, le bilan provisoire est de trente-six morts dont vingt-neuf femmes et jeunes filles. On compte également soixante-quatorze blessés.
Dans la nuit de lundi 21 à mardi 22 février, plusieurs membres du gouvernement malien se sont succédés à leur chevet.

L'an dernier, 15 personnes avaient déjà péri et fait une quarantaine de blessés lors d'une bousculade dans une mosquée de Tombouctou durant la fête de Maouloud.

jeudi 11 novembre 2010

Des chrétiens peuvent bien être persécutés en Irak

Polémique sur l'accueil en France d'Irakiens blessés
Des Irakiens blessés sont arrivés par avion lundi soir à Paris pour être soignés dans le cadre d’un rapatriement sanitaire organisé par la France.

Ces chrétiens sont des victimes de l’attaque de la cathédrale syriaque catholique de Bagdad, menée le 31 octobre par un commando d’Al-Qaïda.
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En provenance de Bagdad, l’avion médicalisé de la compagnie aérienne française Aigle Azur s’est posé vers 22 h 45 à Orly. L’appareil transportait 35 personnes blessées lors de l’attentat qui a fait au total 53 morts.
Tout le groupe a été accueilli par le ministre de l’Immigration, Eric Besson, et les blessés ont été immédiatement acheminés vers un ou plusieurs hôpitaux de la région parisienne.

L’évacuation d’Irak et l’arrivée en France s’inscrivent dans le cadre d’une initiative annoncée en 2007 par la présidence française et visant à accueillir des Irakiens « appartenant à des minorités religieuses vulnérables ». Depuis cette date 1 300 chrétiens d’Irak ont été accueillis en France. Un second groupe de 93 Irakiens doit être évacué prochainement.

L'humanitaire fait parfois débat en France

Le premier ministre irakien, d'abord, a appelé à mots couverts Paris à ne pas encourager l'émigration des chrétiens, cibles de plusieurs attentats meurtriers depuis quelques semaines. "Les pays qui ont accueilli les victimes de cette attaque à l'étranger ont adopté une position noble, mais il ne faut pas que cela favorise l'émigration", a déclaré Nouri Al-Maliki en visitant la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du Perpétuel secours, dans le centre de Bagdad, prise d'assaut en pleine messe le 31 octobre par un commando d'Al-Qaida.

Depuis l'automne 2007, la France a accueilli près de 1 300 chrétiens d'Irak, suite à la décision de Nicolas Sarkozy d'ouvrir la porte aux Irakiens "appartenant à ces minorités religieuses vulnérables". Après l'attentat du 31 octobre, Eric Besson avait demandé à ses services d'accueillir 150 personnes supplémentaires, en accordant la priorité aux personnes blessées et à leurs familles.

"La préoccupation du gouvernement français n'est pas de faire venir tous les chrétiens d'Orient et tous les chrétiens d'Irak", a dû se justifier jeudi le ministre de l'immigration français, ajoutant que "l'objectif de la France est la protection renforcée des chrétiens d'Irak et d'Orient dans leur pays pour préserver des sociétés qui sont depuis des siècles des sociétés multiconfessionnelles". Eric Besson a aussi répété que toutes les personnes arrivées lundi obtiendraient l'asile politique si elles en faisaient la demande.

Des victimes chrétiennes


Ceux qui assurent ne ne pas contester les besoins d'aide des victimes des violences irakiennes dénoncent ce qu'ils appellent
le choix de privilégier une communauté.
Comme l'explique l'anthropologue Hosham Dawod dans une tribune publiée dans Le Monde, "il peut paraître incompréhensible pour les Irakiens que, à l'heure des deuils et des enterrements, la France trie dans les victimes".
Le chercheur culpabilise en outre les humanitaires dont le geste pourrait, selon lui, exposer encore davantage les membres de la communauté restés sur place. Il développe la thèse selon laquelle, en venant au secours des chrétiens en priorité, les pays occidentaux risquent de donner du corps à l'idéequ'ils seraient "une excroissance occidentale en Orient". Non sans une ambiguïté certaine, il admet néanmoins sa fausseté, car la présence des chrétiens dans cette région remonte à des milliers d'années... La peur anime l'anthropologue qui soutient qu'en secourant les chrétiens, l'Occisent renforce du même coup les théories d'Al-Qaida, qui a qualifié récemment les chrétiens d'Irak de "cibles légitimes" pour ses actions meurtrières.

La communauté chrétienne de Bagdad est décimée
Elle comptait 450 000 fidèles en 2003, avant la chute de Saddam Hussein, n'en compte plus que 150 000, en raison d'un exode massif vers les pays voisins, l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Australie. Mi-octobre, à l'occasion du synode sur le Moyen-Orient au Vatican, l'archevêque de Kirkouk s'était inquiété de l'"exode mortel" des fidèles de son pays, affirmant que ceux-ci voulaient "vivre en paix et en liberté au lieu de survivre".

Un deuxième groupe de 93 chrétiens d'Irak devrait être accueilli à Paris dans les prochaines semaines. Les 54 personnes arrivées lundi ont toutes exprimé leur souhait de rester en France, évoquant les stigmates de l'attaque et les menaces qui planent sur leurs proches restés à Bagdad.

Il vaut mieux être musulman


Eric Besson, le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit se défendre des accusations de discrimination dans cette affaire – fût-elle positive. De bonnes âmes ont ouvert un débat à l'annonce de ce geste humanitaire et déclenché des réactions pour le moins mitigées.

Bernard Kouchner a annoncé qu'il allait demander un débat au Conseil de sécurité de l'ONU sur la violence en Irak et a écrit au patriarche des Chaldéens pour l'assurer de la solidarité de la France avec les chrétiens d'Irak.

Nice - Le droit d'asile par la force pose parfois beaucoup moins d'états d'âme chez nos vertueux.
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samedi 13 septembre 2008

Le pape Benoît XVI draine les foules à Paris

220.000 fidèles selon la police : 650.000, selon les syndicats ?
Le pape Benoît XVI a ouvert sa visite en France, vendredi à la mi-journée. Le Chef spirituel des catholiques romains est allé samedi matin à la rencontre des croyants sur l'esplanade des Invalides, à Paris à bord de sa papamobile, pour y célébrer une messe pontificale. Le pape a rassemblé, non pas « plusieurs dizaines de milliers de personnes », selon le flou d'une certaine presse, bien que quelque 170.000 personnes aient été pourtant annoncées, mais bien, à dire vrai, quelque 220.000 fidèles fervents, soit sensiblement plus qu’annoncé.

Le programme du pape

Accueilli vendredi à sa descente d'avion par le président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, le souverain pontife s'est rendu pour une "visite officielle de courtoisie" à l'Elysée où l'attendaient le gouvernement au grand complet, ainsi que de nombreuses personnalités politiques, dont le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, mais aucun ex-candidat(e) à la présidentielle 2007. Les cloches des églises de la capitale ont alors retenti pour célébrer la première visite en France de Benoît XVI depuis le début de son pontificat.
Après une première journée consacrée hier vendredi à la société civile -politique, à l'Elysée et culturelle, au Collège des Bernardins à Paris-, le pape Benoît XVI consacre la journée de samedi à des thèmes plus religieux avec une messe célébrée sur l'esplanade des Invalides, au coeur de la capitale, et une procession mariale à Lourdes, ensuite.
Au premier jour de sa visite en France, le pape Benoît XVI a donc appelé de ses voeux une laïcité ouverte, mettant en garde contre "le fanatisme fondamentaliste".
"La recherche de Dieu et la disponibilité à l'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable", a-t-il insisté devant un parterre de 700 personnalités du monde de la culture, de la politique et des représentants du culte musulman. A l'Elysée, devant les membres du gouvernement français réunis au grand complet avec d'autres personnalités politiques, le pape avait plaidé pour une laïcité ouverte.
Le pape avait débuté ce samedi dès 09H00, à l'Institut de France
, dont il fait partie comme membre étranger de l'Académie des sciences morales et politiques. Au Collège des Bernardins, il a rencontré ses collègues, ainsi que les membres des autres Académies composant l'Institut de France. Deux cents académiciens étaient réunis sous la coupole pour l'accueillir et entendre rappeler qu’une culture sans Dieu serait "une capitulation de la raison".
Le pape Benoît XVI s’envole vers 16h 00 pour Lourdes, deuxième lieu catholique le plus visité au monde après Rome, et où il célèbrera le 150ème anniversaire des apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, l’humble petite bergère du sud-ouest.

Messe pontificale sur l’esplanade des Invalides
220.000 personnes, dont certaines avaient passé la nuit sur l'esplanade, étaient présentes sur place vers 09H30 (selon la préfecture de police). L'esplanade des Invalides, tracée en 1704, ouvre l'une des plus majestueuses perspectives de Paris entre le prestigieux Hôtel des Invalides érigé sous Louis XIV et le Pont Alexandre III construit sur la Seine en 1900. Le souverain pontife a été acclamé par la foule, composée en majorité de jeunes et de familles, qui agitaient des petits fanions jaunes et blancs aux couleurs du Vatican.
Pour les fidèles n'ayant pu s’approcher du pape sur l'esplanade, un écran géant retransmettait la célébration, Place Vauban, derrière l’Hôtel des Invalides.

Le Premier ministre français François Fillon, et plusieurs autres membres du gouvernement, dont Rachida Dati, la Garde des Sceaux, ministre de la Justice, et Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, chargée des cultes, qui étaient installées face à la majestueuse tribune sur laquelle fut célébrée la messe.

L’enseignement de Benoît XVI

Le message du Souverain pontife

En réponse au concept de "laïcité positive" défendu par le président Sarkozy à Rome en décembre 2007, le pape a déclaré qu'"en ce moment historique où les cultures s'entrecroisent, une nouvelle réflexion sur le vrai sens et l'importance de la laïcité (était) devenue nécessaire". Rappelant que "les racines de la France, comme celles de l'Europe, sont chrétiennes" - une valeur que Nicolas Sarkozy a dit "assumer" -, Benoît XVI a souligné le "rôle civilisateur" joué en France par l'Eglise.
Le président français a estimé que "ce serait une folie de (se) priver (des religions), tout simplement une faute contre la culture et contre la pensée". "C'est pourquoi j'en appelle à une laïcité positive", a-t-il souligné.


Mission œcuménique du pape
Observant que la France est "multiple", le président avait redit sa volonté "de tout faire pour que nos compatriotes musulmans puissent vivre leur religion à égalité avec toutes les autres".
Or, le pape a rencontré une délégation de la communauté juive, ne pouvant être reçue en même temps que les représentants des autres religions, en raison du shabbat. Il a salué "le rôle éminent" joué par les Juifs de France dans l'histoire du pays, en ajoutant: "
l'Eglise s'élève contre toute forme d'antisémitisme dont aucune justification théologique n'est recevable". "Etre antisémite est aussi être antichrétien", a-t-il dit.

La Foi et la Raison

Puis, Benoît XVI a rejoint le Collège des Bernardins, magnifique édifice cistercien récemment restauré. Dans un discours savant et très mesuré devant quelque 700 personnalités du monde de la culture et de la politique ainsi que des représentants de la religion musulmane, il a mis en garde contre "le fanatisme fondamentaliste". Après un retour utile, en cette période de ‘repentance’ générale, sur la façon dont la culture monastique avait modelé la culture occidentale au fil des siècles, il a insisté sur le paradoxe d'une "culture purement positiviste", reléguant Dieu au "domaine subjectif", qui entérinerait la "capitulation de la raison".
"Ce qui a fondé la culture de l'Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable", a-t-il rappelé.

Benoît XVI s'est ensuite rendu dans sa papamobile
à la cathédrale Notre-Dame de Paris, sous les acclamations de la foule. Des milliers de Parisiens longeaient le parcours, du Collège des Bernardins à Notre-Dame, et, à 20H30, 50.000 personnes étaient massées sur le parvis, selon la police, tandis que le diocèse de Paris évaluait la foule à 60.000 personnes.
La prière oecuménique
Au cours des vêpres, la prière du soir, le pape a plaidé pour "l'unité" des chrétiens après avoir salué "avec respect et affection les représentants des Eglises chrétiennes venus prier fraternellement". Puis, devant des milliers de jeunes enthousiastes réunis sur le parvis de Notre-Dame, il a dénoncé "la superficialité de la foi et de la morale dissolue". Il ne suffit pas pour un chrétien de se rassembler, mais il importe de s'engager. C'était un appel aux vocations.

Peu avant 22H30, le pape a adressé un dernier salut aux Parisiens depuis le balcon de la nonciature, l'ambassade de l’Etat du Vatican en France.