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dimanche 25 octobre 2015

Fin de vie provoquée: le Dr Bonnemaison condamné à deux ans... avec sursis

Mobilisés, les partisans du bon docteur ont fait pression sur la justice

Les paris du Dr Bonnemaison n'interpellent pas les jurés: sous sédation ?

Tout juste un peu mis en difficulté par un pari, le docteur Bonnemaison obtient le sursis. 
Une révélation aurait pu entacher la proclamation de sincérité du bienfaiteur des malades en fin de vie. Il est en effet avéré que l'ex-urgentiste de Bayonne a fait un pari avec les aides-soignants sur le décès d'au moins deux de ses patients. Un témoignage qui aurait pu désarmer la défense, mais son réseau d'amis a fait le forcing.

La légèreté d
u docteur Bonnemaison a sauté à la conscience des plus naïfs
quand des aides-soignants qui ont travaillé avec l'ex-urgentiste ont parlé lundi 19 octobre. Jugé en appel devant la cour d'Assises du Maine-et-Loire pour l'empoisonnement de sept personnes, malades et incurables, en fin de vie, il prenait des paris : en jeu, un gâteau au chocolat...
"Je te parie un gâteau au chocolat que, demain, elles ne sont plus là", a déclaré Nicolas Bonnemaison à la veille du décès de deux patientes. "Des propos odieux", a reconnu le médecin, mais qui servaient, mieux qu'un jogging, selon lui, à "évacuer la tension",  et n'ayant pas "vocation à être racontés". 
"On pense ce qu'on veut des plaisanteries de salle de garde, il n'empêche que les patientes sont bien décédées quelques heures après", a fait mine d'opposer la présidente, selon France Info.

"Cela n'a jamais été mon intention de faire mourir les patients, se défend le joyeux drille
Acquitté par les jurés lors d'un premier procès à Pau en 2014, une nouvelle fois, le médecin a reconnu avoir procédé à des injections pour, selon lui, mettre fin à des souffrances : de l'hypnovel, un puissant sédatif pour la première, et de l'hypnovel puis du norcuron, un médicament à base de curare, pour la seconde. "Cela n'a jamais été mon intention de faire mourir les patients", "même si je sais que ça peut accélérer la mort," a louvoyé l'urgentiste. Le procès devait s'achever le 24 octobre et n'a pas pris de retard. Nicolas Bonnemaison risquait la réclusion criminelle à perpétuité.

Lundi
, en deuxième semaine, le procès a abordé les cas de deux patientes,
 celui de Françoise Iramuno, menée à la mort à 86 ans - d'un arrêt cardiaque - deux jours après son admission en avril 2011 dans le service des urgences de l'hôpital de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) où exerçait le praticien, et celui de Marguerite Buille, décédée un mois plus tard, à 72 ans, trois jours après son arrivée. 

Samedi 24 octobre, l'ex-urgentiste Bonnemaison a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour sept "empoisonnements" de patients, en appel à Angers,  par la Cour d'assises du Maine-et-Loire.
Nicolas Bonnemaison a été reconnu coupable d'avoir délibérément donné la mort à une patiente, Françoise Iramuno, avec la circonstance aggravante de connaître sa particulière vulnérabilité. Mais, outre ce sursis, il a été acquitté pour les six autres patients pour lesquels il était jugé. L'avocat général Olivier Tcherkessoff avait requis vendredi cinq ans de prison avec sursis contre l'ex-urgentiste, tout en reconnaissant qu'il n'est "pas un assassin, pas un empoisonneur au sens commun de ces termes".
Pourtant, cet avocat général avait décrit un médecin de droit divin :
"Ses patients répondaient-ils aux conditions de mise sous sédation ? Oui. A t-il agi conformément aux bonnes pratiques de sédation ? Non.
Il ne note rien dans ses dossiers. Il n'indique ni les prescriptions, ni les dosages. Il utilise un médicament – le Norcuron, un curare – qu'il n'a pas le droit d'utiliser. Il ne parle pas toujours avec les familles pour leur expliquer ce qu'il fait. Il ignore les équipes soignantes. Nicolas Bonnemaison n'est pas dans le 'colloque singulier' entre un médecin et son patient. Il franchit la ligne rouge en toute connaissance de cause." Suggérait-il la préméditation ?
Ce jugement donne le sentiment d'une mascarade jouée par des acteurs extérieurs au procès.
L'accusé est resté tête baissée, impassible (soulagé), à discuter avec ses avocats, à l'énoncé du verdict, au terme de six heures de délibération des jurés. Il a ensuité calmement embrassé ses proches les uns après les autres, tandis que des larmes coulaient sur les joues de Julie, son épouse. "Je m'y attendais, pour sauver certaines institutions", a-t-elle déclaré.

La présidente lui a rappelé qu'il pouvait former un pourvoi en cassation dans un délai de cinq jours. Ses avocats, Me Benoît Ducos-Ader et Arnaud Dupin, ont indiqué qu'ils se donnent "le temps de la réflexion".

"On est acquitté sur 6 cas sur 7, on va dire qu'on a gagné aux points"

Ce sont les termes d'un autre joueur, Me Ducos-Ader, qui a surtout décrit un Dr Bonnemaison  "soulagé, parce que, pour lui, c'est la fin de ce calvaire judiciaire". Un calvaire qui ne conduit pas à la fin d'une vie.

Les pro-euthanasie ont mené le combat


Cabine à suicide 
(série TV Futurama)
Dans ce "dossier" (sic) devenu depuis 2011 emblématique de l'euthanasie et de l'extrême fin de vie, Nicolas Bonnemaison était porteur des espoirs des réseaux de l’euthanasie, des frères partisans de la "Bonne Mort" par euthanasie.

Un accident vasculaire cérébral hémorragique avait eu raison de Françoise Iramuno, après l'avoir plongée dans le coma. Décrivant le "tableau catastrophique" d'une "patiente en fin d'agonie," Nicolas Bonnemaison lui avait injecté un puissant sédatif sans en informer la famille.

Le fils de l'octogénaire a estimé au procès qu'on lui a "volé les derniers moments" avec sa mère. La famille Iramuno était l'une des deux à s'être constituée partie civile, pour "obtenir des réponses". Aucune famille n'avait porté plainte.

La compagnie de cabines à suicide 
la plus utilisée par les Terriens 
depuis 2008, selon le manga Gunnm, 
semble être la compagnie Vitamor. 
Pour 25 cents, elle offre la liberté de se donner 
la mort que l'on souhaite : "rapide et indolore" 
ou "lente et effroyable".
"On est satisfaits de la décision, on n'a pas fait deux assises pour rien, nos clients sont soulagés", a déclaré Me Valérie Garmendia, avocate des époux Iramuno. Pour elle, c'est "la rapidité du déroulement des faits" qui a démontré l'intention de donner la mort à Mme Iramuno.Tout au long d'un procès dont l'issue était connue d'avance, l'ancien urgentiste a martelé avoir cherché à "soulager, pas tuer", face à des patients en agonie, en souffrance de toute fin de vie, même s'il a reconnu des "torts". 

Nicolas Bonnemaison avait été radié par le conseil de l'Ordre peu après son acquittement de 2014. Pas plus à Pau qu'à Angers, l'accusation n'avait requis contre lui l'interdiction d'exercer la médecine.
 "La médecine, c'est ma vie; les patients sont ma vie et ils me manquent".

VOIR et ENTENDRE
 la conférence donnée par le président de l'association catholique traditionaliste Civitas, Alain Escada,  pour France Action Jeunesse le jeudi 26 février à Conflans-Sainte-Honorine. Il y analyse les motivations et les réseaux des "frères", partisans de la "Bonne Mort" par euthanasie, qui sont près de réussir encore une fois leur tâche:

 

La défense  est allée chercher des témoins en Belgique

La presse a veillé à ne pas donner à l'appel à Angers le fort retentissement médiatique du procès de Pau.
 
Le Parquet général de Pau avait donné le ton, indiquant dans un communiqué laconique destiné à dédramatiser le problème : "prenant en compte l'ensemble des éléments de cette affaire, la procureure générale près la cour d'Appel a estimé nécessaire de relever appel de la décision" du 25 juin. L'institution a ensuite été avisée de la localisation du procès en appel, par un arrêt du 6 août pris - au plus fort des vacances estivales - par la chambre criminelle de la Cour de cassation.

La solidarité du corps médical n'est pas faite pour faciliter les délibérations des jurés en leur âme et conscience
La comédie judiciaire s'est jouée en dehors de la justice. Le procès en appel qui pendant deux semaines a vu défiler professeurs, médecins, anciens ministres - dont le père de la loi sur la fin de vie Jean Leonetti - a été aussi technique et dense qu'en première instance, mais peut-être plus apaisé qu'à Pau. Il a aussi été par moments difficilement soutenable, avec des descriptions détaillées d'agonies.

le Dr Bernard Kouchner est venu témoigner en faveur de son confrère. En politicien, l'ancien ministre  a  d'abord dénoncé le "conservatisme médical" qu'il a accusé d'opposer son inertie aux évolutions législatives sur la fin de vie, parlant d'une "sorte d'obscurantisme voulu". 

La pression était forte sur les jurés. La loi Léonetti de 2005, la récente proposition de loi Claeys-Léonetti, qui instaurerait un droit à "une sédation profonde et continue jusqu'au décès", vont selon lui dans le bon sens: "Combattre la souffrance". Plus tard, à une question de l'avocat général Benjamin Alla, il ne cache pas sa propre opinion: "Mon regret est qu'on n'ait pas avancé sur la mort choisie".
Et le Dr Chaussoy participe au débat. 
Le Dr Chaussoy: "Moi aussi j'aurais pu me retrouver sur ce banc...»

Médecin anesthésiste-réanimateur, Frédéric Chaussoy, 62 ans, était l'autre témoin phare de la journée. Lui aussi cité par la défense, et lui aussi présent au procès de Pau (Pyrénées-Atlantiques) en juin 2014, il salue l'accusé, son ami, son «confrère», en ces termes: «J'aurais envie de m'asseoir à côté du Docteur Bonnemaison. Moi aussi j'aurais pu me retrouver sur ce banc...»

Frédéric Chaussoy est le médecin de l'affaire Vincent Humbert, ce jeune qui, malgré sa tétraplégie, avait écrit au président Chirac pour demander «le droit de mourir» et qu'il avait aidé à «rejoindre son paradis blanc» en 2003. Mis en examen pour «empoisonnement avec préméditation», le praticien avait finalement bénéficié d'un non-lieu.

Il raconte cette singulière histoire, décrit les circonstances qui l'ont conduit au choix d'injecter du chlorure de potassium à ce garçon à l'agonie. Puis il souligne: "Comme Nicolas Bonnemaison, j'ai voulu accompagner jusqu'au bout du bout mon patient. Pourquoi l'un s'est retrouvé avec un non lieu, l'autre en cour d'assises ?» Et d'insister: «Nous sommes des médecins de la vie, pas de la mort. Moi aussi, j'ai franchi la ligne jaune. Si je l'ai fait, ce n'était pas pour tuer, mais pour soulager. Comme moi, le Docteur Bonnemaison n'est pas un assassin, pas un empoisonneur.»
Emu, Frédéric Chaussoy s'est alors tourné vers lui: «Nicolas, non seulement tu es un bon médecin, mais un homme bon. Toi qui a voulu rendre à tes patients leur dignité, j'espère que la cour d'assises, au nom du peuple français, saura te rendre la tienne.
Des militants ont  également été appelés de Belgique pour témoigner de ce qui se fait ailleurs en matière de fin de vie. Un aspect inattendu de la mondialisation...

dimanche 26 octobre 2014

Bernard Kouchner à Aymeric Caron: "J'en ai marre de vos saloperies"

Le co-fondateur de Médecins sans frontières a remis à sa place le journaliste Aymeric Caron
Nouveau clash au cours du divertissement politique hebdomadaire de France 2 animé par l'ambigu Laurent Ruquier 

L'ancien ministre délégué à la Santé de Jospin a claqué le baigneur de son agresseur sur le plateau d'"On n'est pas couché" une émission où des observateurs font le buzz sur des caillassages d'acteurs, politiques ou non.

L'ancien ministre a remis le journaliste à sa place. 
Le service public avait invité Bernard Kouchner, l'ex-représentant spécial du secrétaire général de l'ONU au Kosovo (juillet 1999-janvier 2001) et l'ancien ministre des Affaires étrangères n'a pas apprécié les attaques du chroniqueur polémiste de l'émission, Aymeric Caron (ci-dessus).

Interrogé par le haineux Caron sur les quelques écarts dont cet ancien ministre de la Santé et de l'Action humanitaire de François Mitterrand (1992-1993) a été accusé au cours de sa carrière, ainsi que sur "l'image troublée" qu'il aurait auprès des Français, Bernard Kouchner, au départ simplement agacé, s'est indigné des insinuations de Caron lorsque celui-ci a évoqué son action au Gabon. "Je n'ai pas fait de rapport pour Omar Bongo. J'ai fait la sécurité sociale dans un pays africain. Vous dites des saloperies, j'en ai marre ! D'accord ? J'en ai marre ! Non, vous ne pouvez pas finir ! Vous dites n'importe quoi", s'est offensé Kouchner.

"Il n'y a pas de question, il ne dit que du mal. Il m'emmerde ! Je m'en fous ! Il n'y a aucune valeur à ses questions, ce sont des clichés dégueulasses. Il ne dira que des saloperies sur moi. Je le connais par coeur, c'est son boulot !", a-t-il continué, clamant ce que pensent tout bas les sado-maso qui acceptent de se faire lyncher en place de Grève médiatique. Aymeric Caron jouait les pucelles effarouchées, tandis que Laurent Baffie jetait de l'huile sur le feu ("Tu lui pèteras la gueule après !"). 
VOIR et ENTENDRE cette agression indigne du service public, voire de D8:

Bernard Kouchner s'emporte contre Aymeric Caron... by puremedias

La "hyène dactylographe" Aymeric Caron éprouve-t-elle Aujourd'hui un léger malaise 

pour avoir tenu des propos injurieux contre le fondateur du système social gabonais depuis que les populations d'Afrique de l'Ouest luttent contre le virus Ebola ?
Sans parler des prévisions du rapport de la Banque mondiale sur les répercussions économiques à court et moyen termes de l’épidémie de fièvre Ebola, à la date du 17 octobre 2014, la fièvre hémorragique a fait 887 décès sur 1495 cas enregistrés en Guinée où l’épidémie, la plus grave depuis l’identification du virus en 1976, est partie fin décembre 2013. 
Or,  Ebola a fait près de 4.000 morts sur environ 9.000 cas enregistrés dans 5 pays d’Afrique de l’Ouest (Sierra Leone, Guinée, Liberia, Nigeria, Sénégal) et aux Etats-Unis. En Afrique de l’Ouest, le pays le plus touché depuis est le Liberia, avec 2.300 morts sur 4.000 cas. Il y a eu 879 morts en Sierra Leone sur 2.789 cas et 768 en Guinée sur 1.298 cas. Le Gabon n'est pas atteint du fait qu'il est certes situé en Afrique équatoriale, mais les Gabonais ne doivent assurément rien à Caron. 
Peut-être à Kouchner, en revanche, dont le principal défaut est, selon le virulent altermondialiste Caron, "chacal muni d'un stylo" de Ruquier, d'avoir participé au gouvernement François Fillon I, en tant que ministre des Affaires étrangères et européennes.

vendredi 27 juin 2014

Bernard Kouchner: "dans euthanasie, il y a nazi"

Les rationalistes sont-ils tous aussi légers que Kouchner ? 

L’ancien ministre était interrogé sur  l’euthanasie,

Bernard Kouchner fait allègrement le buzz sur un sujet douloureux
Il a notamment déclaré vouloir arrêter l’utilisation du mot euthanasie. "D'abord n'employons plus jamais le mot "euthanasie",  s'est agacé l'ancien de Médecins sans Frontières et de Médecins du Monde, avant de finalement expliquer: "Déjà, il y a le mot 'nazi' dedans, ce qui n'est pas très gentil. Et puis on a tout de suite l'impression qu'il y a une agression, qu'on va forcer les gens". 

L’ancien ministre a également plaidé pour changer la Loi Leonetti 

Au passage, le médecin médiatisé par le portage d'un sac de riz, a attaqué avec violence l’Ordre des médecins, "qui seront toujours les dernier à évoluer", a-t-il accusé.

VOIR et ENTENDRE Bernard Kouchner sur France Inter:

vendredi 3 janvier 2014

PS et UMP appellent à l'unité, de part et d'autre

Les appareils laissent-ils les Français à eux-mêmes?

L'UMP est stimulée par l'épreuve des scrutins de 2014


Raffarin, Fillon, Copé et Juppé,
assis à la même table
L'effondrement de l'autorité de l'état et la radicalisation de l'exaspération de nos compatriotes, moteurs de l'UMP. 
François Fillon a exprimé son extreme préoccupation à l'occasion du comité stratégique hebdomadaire de l'UMP du 5 novembre. Quand 91% des Français demandent un changement de politique, mais que le Président se refuse toute initiative courageuse, le risque de contagion des revendications catégorielles est majeur.

Cette crise de confiance nationale inédite mobilise l'opposition et l'incite à surmonter ses divergences
. Le devoir de l'UMP est de démontrer un grand sens des responsabilités, une unité très forte et sa capacité à construire l'alternance. C'est dans cet état d'esprit que François Fillon a proposé au Comité politique que soient engagés un rapprochement et un travail collectif en continu. Plusieurs propositions sont en discussion pour donner une lisibilité à cette unité.

"Déterminé", Jean-Marc Ayrault appelle à l'unité pour 2014

Le premier ministre s'est dit assuré de la réussite de la France
et, lors de la traditionnelle rentrée du gouvernement, a rappelé le cap fixé par François Hollande lors de ses voeux.
"Mobilisation" et "rassemblement", telle est la rengaine du gouvernement en cette rentrée 2014. Le premier ministre n'a pas manqué de rappeler ces deux mots d'ordre, vendredi matin, avant le premier conseil des ministres de l'année. Jean-Marc Ayrault s'est exprimé devant la presse à la sortie du traditionnel petit-déjeuner de rentrée au ministère de l'Intérieur, où l'ensemble du gouvernement a été accueilli par Manuel Valls, en grandes pompes sur le perron.
En parcourant, entouré de ses ministres, les quelques dizaines de mètres qui séparent la place Beauvau de l'Elysée, le premier ministre a rêvé d'un "gouvernement plein d'énergie, déterminé, mobilisé en permanence pour continuer la bataille pour la croissance et l'emploi, tout en continuant d'engager des réformes en profondeur". Une manière de s'inscrire dans les pas de François Hollande, qui a adopté lors de ses voeux un positionnement résolument réformiste et social-démocrate. "La feuille de route est claire, le chef de l'État a fixé le cap", a assuré Jean-Marc Ayrault.
Jean-Luc Mélenchon a une indigestion de Hollande
"La journée n'a pas été bonne pour moi, ni pour personne de mon bord, parce que ce matin l'enterrement de l'amnistie sociale et cet après-midi la confirmation de la conversion libérale de François Hollande. Vraiment, quelle journée pourrie !", a vomi Jean-Luc Mélenchon jeudi soir. 
Et sur Twitter, le coprésident du Parti de gauche (PG) a ironisé sur les voeux aux Français du chef de l'État : "les huîtres baillent ! Passons aux choses sérieuses : à taaable !"

Mais "on va réussir ensemble", promet toujours le sombre Ayrault
"Les efforts que nous demandons aux Français vont être payants. La France est repartie, la France va réussir et on va réussir ensemble", a-t-il réaffirmé, en dépit des chiffres affichés, alors que l'année 2013 a été marquée par de nombreuses entorses à la règle de solidarité gouvernementale. Lors du conseil des ministres, François Hollande a martelé la consigne, rappelant, selon la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, la "nécessité pour chaque ministre de se sentir tenu par des objectifs collectifs et partagés". 
Tandis que les milliards sont distribués à la Bretagne ou à la SNCM, les ministères s'orientent vers des mois de vache maigre. En effet, la réduction promise du chômage ne vient pas, l'impôt rentre mal et la hausse des taux de TVA ne permettront pas de compenser les dépenses publiques.  

Interrogé sur ce qu'on pouvait lui souhaiter pour 2014, alors que dans ses voeux aux Français, son nom n'a pas été prononcé par François Hollande, Jean-Marc Ayrault a répondu, le béret enfoncé jusqu'aux oreilles à la façon de Montebourg: "[Je suis] à ma tâche, avec détermination, sans penser à autre chose, en pensant à l'essentiel, au pays et aux Français". Et si Ayrault pensait plutôt à un plan B...

Mais à quoi pense Manuel Valls en se passant du gel ? 
Interrogé sur la feuille de route du gouvernement pour la rentrée, le ministre passé au gel, qui jure de sa fermeté et de sa bonne compréhension des drames qu'il va observer et qui est régulièrement présenté comme remplaçant potentiel de Jean-Marc Ayrault, plutôt que Louis Gallois, a répondu en plaisantant: "l'Elysée pour l'instant !", alors qu'il s'engageait rue du Faubourg Saint-Honoré.

François Hollande a donné le coup d'envoi de la campagne des municipales de mars et des européennes de mai.
 
Avec prudence, Hollande, un ancien premier secrétaire du Parti socialiste qui n'a pas encore su en quitter les habits, réalise que sa politique louvoyante à l'Elysée aura un impact fatal sur les élections intermédiaires. Pour avoir bénéficié durant dix ans de cette loi non écrite, il sait qu'il risque cette fois d'en être la victime. 
Qu'il songe plutôt à faire carrière au Mali, en Centrafrique ou en Syrie où la place pourrait être déclarée vacante avant 2017.


L'UMP convalescente à l'épreuve des scrutins de 2014


Les leaders de l'UMP ont soldé leur contentieux et élaboré un document programmatique, lors d'un séminaire mi-décembre. La nostalgie de l'électorat pour Nicolas Sarkozy les incite à resserrer les rangs.

Une phrase signée François Fillon permet de mesurer le chemin parcouru en un an par l'UMP.  En réponse aux velléités d'inversion de la courbe du chômage du pouvoir, le 26 décembre, l'ex-chef du gouvernement a réclamé une "nouvelle politique" qui "pourrait s'inspirer des mesures d'urgence pour redresser la France préconisées par l'UMP". C'était la première fois depuis le 18 novembre 2012 que le candidat déclaré à la primaire présidentielle se référait à un document programmatique du parti, un document élaboré à l'occasion d'une autre "première", la réunion de tous ses dirigeants, le 18 décembre rue de Vaugirard, au siège de l'UMP.

Assis à la même table
François Fillon, Jean-François Copé, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et une vingtaine d'autres représentants de toutes les sensibilités du mouvement, ont débattu de leurs priorités en cas de retour au pouvoir et tombant d'accord au bout de deux heures et demie sans aucun claquement de porte.

Fillon et Copé ne passeront certes pas le réveillon du Nouvel An ensemble. L'ex-premier ministre a préconisé de voter pour "le moins sectaire" en cas de duel FN-PS au second tour, le 8 septembre 2013 sur Europe 1, et la gauche a interprété ses propos en défaveur de son rival: c'est un exercice qu'elle pratique ad nauseam à chacun des couacs dans ses rangs. 
Sa critique de la diplomatie française dans la crise syrienne, depuis la Russie et en présence de Vladimir Poutine, le 19 septembre, n'a pas redoré son blason. Mais l'erreur qui lui a coûté le plus cher est sans doute d'avoir ouvert les hostilités avec Nicolas Sarkozy, via des confidences publiées le 5 octobre par ­Valeurs actuelles. La plus explosive: "Aujourd'hui, je crois que je suis mieux placé que Nicolas Sarkozy pour l'emporter en 2017. Si je ne le pensais pas, je ne serais pas candidat." CQFD.

Dans le peloton de queue
Le 29 novembre, le site Atlantico a publié un sondage Ifop sans appel: 60 % des sympathisants UMP disent préférer Nicolas Sarkozy pour la présidentielle. Alain Juppé arrive second, loin derrière l'ex-président, avec 13 % de citations, mais pour la première fois devant François Fillon, qui ne recueille que 7 % des suffrages.

Le président de l'UMP, Jean-François Copé pâtit de sa position à l'interface des rivalités de personnes et se situe toujours en réserve dans le peloton des présidentiables de droite. Ses satisfactions sont ailleurs: la direction "paritaire", c'est-à-dire mi-copéiste, mi-filloniste, fait tourner l'appareil, les "mesures d'urgence" économiques font consensus au sein du parti et les investitures aux municipales se sont déroulées sans drame majeur - sauf à Paris, mais Copé, comme Fillon, prend bien soin de ne pas interférer.

La pression grandissante que Nicolas Sarkozy fait peser sur l'UMP rapproche les ennemis d'hier. En souhaitant "bon courage" à un candidat qui voudrait se faire élire en 2017 "sur les 39 heures payées 35 et la retraite à 65 ans", l'ancien président visait Fillon, mais il a atteint tous ceux qui lui reprochent de n'être pas allé assez loin au cours de son quinquennat. Soit tous les signataires des "mesures d'urgence" du séminaire, qui reprennent les réformes économiques de Sarkozy là où il les a laissées.

De l'extérieur, Bernard Kouchner peut se permettre un hommage
On continue de dire de Sarkozy qu'il se droitise. En 2007, la gauche vile et impatiente  disait même sarko facho. Or, elle a vu E. Besson qui était de gauche, rallier Sarkozy et défendre le débat sur l'identité nationale; elle a vu B. Kouchner, toujours de gauche, rallier Sarkoz; elle a vu J. Attali, encore de gauche, rallier Sarkozy; elle a vu BHL, de gauche, conseiller Sarkozy; elle a vu Séguela, de gauche, puis de droite, conseiller Sarkozy; elle a vu Fadela Amara, très de gauche, rallier Sarkozy, et aussi M. Valls, conseiller communication de Hollande, s'est rendu à une garden party du 14 juillet avec DSK... Même Carla, conscience de gauche de Sarkozy, qui n'est plus de gauche mais sarkozyste. Mais il fallait une bavure visqueuse et la plus odieuse  restera Martin Hirsch.
Sarkozy n'est ni de droite ni de gauche. Plus que l'ambition et le fric, Sarkozy adore la France et le service des Français. On a aimé et on en redemande déjà, alors que la gauche a donné sa pleine mesure... Par sa remontée dans les sondages bien qu'il se tienne à distance, le favori  a aiguillonné le parti. C'est l'enjeu des municipales de mars: qui, de l'UMP ou du FN, apparaîtra comme la véritable alternative à la gauche ?
Bernard Kouchner a qnant à lui reconnu que Sarkozy a été "un très grand president" "dans une période exceptionnellement difficille".
Et la période reste difficile.

lundi 15 août 2011

Presse et politique: de la séparation à la confusion des pouvoirs et à la connivence

Constat de la dérive des relations entre la politique et la presse

Nos élus sont-ils asservis
par les media ?


La séparation des pouvoirs est garante de la démocratie


Elle répartit les différentes fonctions de l'État entre des composantes différentes et indépendantes.
Inspirée de la classification de Montesquieu dans L'Esprit des Lois, l'article 16 de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789 distingue le pouvoir législatif, confié au Parlement, le législateur, le pouvoir exécutif, confié à un gouvernement à la tête duquel se trouve un chef d'État élu et le pouvoir judiciaire, confié aux juges.

Des contre-pouvoirs se sont constitués, par défiance et ambition
Des associations ont servi puis manipulé le peuple, des lobbies ont défendu leurs intérêts propres puis les ont imposés et la presse a informé puis empoisonné l'opinion. Celle-ci s'est diversifiée et ramifiée avec l'expansion des moyens de communication. Les journalistes ont développé un sentiment de supériorité et leur volonté de domination, à mesure que les media ont étendu leur influence.

Cette presse ne se justifie plus par la noblesse de sa mission d'information
A la recherche de l'objectivité et de rigueur, elle a substitué le commentaire dans l'urgence, bientôt paré des vertus pseudo-scientifiques du 'décryptage' et influencé par la rumeur qui fait du buzz et soumis au pouvoir de l'argent qui aliène la pensée. Le collaboratif (par exemple, le calamiteux site internet Le Post, émanation du journal Le Monde) et l'interactif (certaines émissions de la télévision analogique traditionnelle puis numérique de la TNT) sont au goût du jour. Des téléspectateurs ordinaires, hommes et femmes "de la rue", mais sous contrôle quand ils ne sont pas syndicalistes ou militants associatifs masqués, sont employés comme "acteurs" intermittents de débats par webcam interposée ou via le forum modéré dédié à l’émission: l'information en miroir ! Ils les mettent en scène et en tirent les ficelles: de la télé-réalité adaptée à l'information spectacle.


La presse impertinente refuse

d'être contestée


Engagés et militants, les journalistes ont tenté de gagner la confiance de l'opinion et de persuader la masse de leur besoin de spécialistes pour comprendre l'actualité et d'experts pour analyser le discours politique. Ils en tirent les ficelles sur grand écran, "à l'insu de leur plein gré". Quelle que soit leur chapelle, le peuple n'a pas tardé à saturer face à tant de verbiage, de langue de bois et de politiquement correct, d'artifices et d'hypocrisie. Il a rejeté cet excès d'outrecuidance, mais les professionnels de la désinformation n'ont pas lâché leur proie. Ils ont défendu leur fonds de commerce, succursale des partis politiques et des syndicats.
Episodiquement, les organes de presse organisent des débats susceptibles d'éventuellement convaincre de leur bonne foi. Ils rassemblent autour d'une table des représentants modérés des deux parties qui s'évertuent à démontrer que la sphère politico-médiatique n'est pas pourrie, juste un peu corrompue à la marge.
Connivence, auto-censure et mariages

Ils se reproduisent entre eux
Combien de mariages ont stupéfait les lecteurs des magazines people ?
De nombreux hommes politiques vivent aujourd'hui en couple avec des journalistes: faut-il donc qu'ils soient bien proches !

Béatrice Schönberg (1953) a notamment présenté les journaux télévisés de fin de semaine sur France 2, avant d'épouser, le 21 juillet 2005, Jean-Louis Borloo, co-président du parti radical et membre de l'UMP. Fin mars 2011, le groupe France Télévisions la pousse à abandonner ses activités sur France 3.

Bernard Kouchner et Christine Ockrent ont fêté leurs 30 ans de vie commune. Quand Bernard Kouchner rencontre Christine Ockrent, il est le «french doctor» qui vient de fonder Médecins du monde et elle est la présentatrice d’Antenne 2. Kouchner n'est alors pas en politique mais sa liaison avec une journaliste fait déjà polémique. Elle devra cesser d'animer France Europe Express fin juin 2007, indépendamment de la nomination de son compagnon au poste e ministre des Affaires étrangères, selon ses propos de féministe.

Le candidat à la présidentielle 2012, François Hollande, ex-conjoint de Désirdavenir Royal, partage la vie d'une journaliste, grand reporter: Valérie Trierweiler (1965), Direct 8 (groupe Bolloré !) et Paris Match (groupe Lagardère !), a officialisé sa relation en octobre 2010.

Le couple Anne Sinclair (1948) et Dominique Strauss-Kahn défraient actuellement la chronique judiciaire, pour cause de pathologie lourde accablant DSK accusé de violences sexuelles. La richissime journaliste bi-nationale (américaine par la naissance) est connue pour avoir animé le magazine politique 7 sur 7, de 1981 à 1997 sur TF1...

Sur i-Télé (groupe Canal+ voulu par François Mitterrand), il a fallu suspendre d’antenne la journaliste Audrey Pulvar après que son compagnon, Arnaud Montebourg, a annoncé sa candidature aux primaires du PS en 2010.
Marie Drucker, fille du patron de M6, Jean Drucker, et nièce du journaliste Michel Drucker, fut de 2006 à 2008 la compagne de François Baroin, alors ministre de l'Outre-mer.

Nous ne pouvons être exhaustif. Ainsi faudrait-il également citer Alain Juppé et Isabelle Legrand-Bodin, romancière et journaliste au Matin de Paris puis à la Croix. Michèle Cotta aurait été récompensée du poste de présidente de Radio France par Pierre Mauroy, à la demande de François Mitterrand. Les auteurs de Sexus Politicus citent la journaliste Michèle Cotta, intime de Mitterrand : « Il ne concevait pas un congrès ou une réunion politique sans partir à la fin avec une fille. » L'ancien président « aimait se donner le choix jusqu'à la dernière minute (...) Il pouvait y avoir trois ou quatre femmes qui l'attendaient. Il leur disait : rentrez chez vous et attendez. »
Autre favorite, la journaliste Laure Adler: en 1989, François Mitterrand l'appelle auprès de lui comme conseillère à la culture. Il lui mettra le pied à l'étrier en la faisant nommer à la télévision sur France 2 en 1993: elle sera promue en janvier 1999au poste de directrice de France Culture par Lionel Jospin, premier ministre.

La question de l’indépendance des media est régulièrement posée


Celle de l'indépendance des élus ne l'est pas.
Tout débute avec la mise en ligne de la bande-annonce du prochain documentaire de Pierre Carles intitulé Fin de concession. On y voit Arnaud Montebourg lâcher, alors qu’on lui installe le micro : " C’est le moment de taper sur TF1 ; c’est pour cela que je vais vous donner un coup de main." Nonce Paolini, PDG de TF1, lui envoie le 9 septembre une lettre, dans laquelle il condamne des propos "inadmissibles".
Arlette Chabot dirige la rédaction de France 2 quand Vincent Peillon l'agresse à plusieurs reprise en soutien à la cabale du SNJ dont elle était la cible. Elle est démise de ses fonctions lorsque Pierre-Henri Arnstam devient directeur de l'information.

Puis c’est au tour de Jean-Luc Mélenchon d’attaquer. Dans une séquence, on le voit regarder le délégué CGT des Continental, Xavier Matthieu, être interrogé le 21 avril 2009 dans le journal de 20 heures de France 2 par David Pujadas. Ce dernier insiste pour obtenir des regrets du syndicaliste après le saccage de la sous-préfecture de Compiègne par des ouvriers en colère. La réaction de Jean-Luc Mélenchon ne tarde pas : " Salaud"… "Larbin ! Arrête, ça me dégoûte…"

De leur côté, les journalistes fourbissent les armes. Didier Porte a eu ce qu'il méritait sur France Inter. Il a été licencié la saison dernière suite a ses propos sur Nicolas Sarkozy.

La profession doit-elle aussi faire son mea culpa ?

Arnaud Ardoin en discute avec ses invités
:
+ Catherine Tasca, sénatrice socialiste des Yvelines,
+ Emmanuel Hamelin, conseiller municipal à Lyon, ex-député UMP du Rhône,
+ Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1, président du Stade Rennais
+ Laurent Mauduit, co-fondateur de Médiapart

VOIR et ENTENDRE

Avec naturel et inconscience, l'infatué Arnaud Ardoin lâche une remarque révélatrice d'un état d'esprit qui signe cette connivence entre ces pouvoirs: un élitisme partagé entre presse et politique qui justifierait leur parité, leur intimité, leur connivence mafieuse.
Or, c'est précisément ce qui interpelle le public et provoque son rejet de l'un comme de l'autre. Qu'il soit électeur ou lecteur-auditeur, il peut faire et défaire cette élite. Qu'il soit employé, ouvrier ou chirurgien, il a une conscience forte et de sa valeur et de son importance sociale. Ils constituent l'élite véritable de la nation, sa force vive, sa continuité et son avenir. Les uns ne sont qu'apparence, corporatisme et prétention, les autres assurent la réalité du quotidien, la productivité et la richesse de la nation.



jeudi 30 décembre 2010

Impopularité: S. Royal, F. Ribery et B. Castaldi, palmes d'or

VSD publie le palmarès des têtes à claques de l'année

Un sondage Harris pour VSD paru le jeudi 30 décembre règle leur compte aux personnalités qui nous bien ont tapé sur les nerfs pendant douze mois. Gauche, droite, footballeurs, acteurs... Ils en prennent tous pour leur grade.
Tous domaines confondus, les politiques agacent le plus (52%), devant les sportifs (37%), les célébrités de la TV (35%), les artistes (34%) et les couples médiatiques (24%).

Avec 73%, l'amère Royal fait l' 'unanimité' contre elle

Or, selon la presse dévote, Désirdavenir Royal ne laisserait pas indifférent. Mais, à la vérité, si 'bonne cliente' soit-elle pour les media, une large majorité de Français ne la supporte pas et se la voit imposer. Interrogés par le magazine «VSD», ils l'ont désignée tête à claques entre toutes.
Son score de 73% fait de Sa Cynique Majesté Royal la championne des plaies françaises, puisque, tous domaines confondus, ce sont les politiques qui irritent le plus les Français (50%). Sur le podium de la politique, l'argent va à Brice Hortefeux (70%) et le bronze Marine Le Pen (64%).
Au grand damn de Marianne, le président Nicolas Sarkozy n'obtient que la 4e récompense (63%). Dans les rôles d'appoint, suivent Martine Aubry (PS) qui déplaît à 54 % des Français, puis François Bayrou à 52 %, Jean-François Copé à 47 %, Jean-Muc Mélenchon à 46 % et François Fillon à 39 %. Absent et lointain, D. Strauss-Kahn (aka. DSK) n'agacerait encore que 30 % des personnes interrogées: dont combien de femmes qu'il titille ?

Aux oubliettes, le petit Hamon, qui de tout nous fait un flan, est retombé.

De tous les people, Benjamin Castaldi est le plus insupportable

Dans un mouchoir de poche, Benjamin Castaldi (61%) coiffe Arthur (60%) sur le poteau, mais aussi Nikos Aliagas (55%). ils formeraient le trio des personnalités de la TV qui énervent le plus, devant le très controversé Jean-Luc Delarue (52%), Thierry Ardisson (47%) et Laurence Ferrari (38%), la présentatrice vedette du 20H de TF1. Benjamin Castaldi (61%) est en pole position des animateurs de télé, suivi de près par Arthur (60%). En somme, un tir groupé contre TF1, malgré les taux d'audience...

Les stars les plus maltraitées

Dans la catégorie spectacle et culture, Carla Bruni (52%) décroche l'or: elle n'est pas prophète en son pays, en dépit de son immense succès à l'étranger. Derrière elle, Alain Delon (47%) et Gérard Depardieu (46%) se partagent l'argent et le bronze. Michel Houellebecq, 6e, fait un petit score (31%). Et le ou la 5e ?

Dans le sport, le football rafle la mise

Franck Ribéry et l'ancien sélectionneur Raymond Domenech arrivent ex-aequo sous la douche (68%). Sans surprise, Nicolas Anelka est le troisième plus agaçant (64%). Zinédine Zidane (31%) est 6e et Tony Parker (25%) passe en 7e position sur la table de massage.
Etrangement, Thierry Henry ne sort pas du lot: aussi bien, dans ce tirage Louis Harris, il n'y a rien à gagner...

Les couples crispants ?

Avec 54%, Bernard-Henri Lévy et Arielle Dombasle ont gagné dans des draps de soie, tandis que Johnny et Laeticia Hallyday (50%) ont droit au satin et Bernard Kouchner et Christine Ockrent (35%) au coton.
Quant au couple Montebourg-Pulvar qui n'apparaît pas au classement, aurait-il fait un faux départ ?

En 4e position, un autre "couple" médiatique insupporte les personnes interrogées. Sans la pression du 'politiquement correct', Eric Naulleau et Eric Zemmour, les chroniqueurs de "On n'est pas couché !", auraient été classés hors catégorie, mais ils font leur 'coming out' (!) en obtenant 32%, derrière.

Mais le compte de la diversité n'y est pas.
Eric Cantona et l'actrice Rachida Brakni pratiquent le 'retrait interrompu' et sont déclassés.
Quant au couple Ribéry-Zahia, il semble s'être fait étendre: doit-il aller se rhabiller ?

VOIR et ENTENDRE le sujet de BFMTV, avant d'essayer de faire un break avec eux jusqu'à janvier:


Les personnalités qui agacent les FrançaisFrançais envoyé par BFMTV.

Sa Cynique Majesté Royal se remet au Maroc

Le journal Le Parisien ne nous donne pas de répit.
Pour un Français sur quatre que ça pourrait intéresser, il annonce que la Présidente socialiste de la région Poitou-Charentes profite actuellement d'un séjour au Maroc, pendant que DAL mobilise des clandestins sans abris.
La défavorisée des sondages squatterait un magnifique cinq étoiles. Un cadre idyllique où elle pourra nous oublier un peu.