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samedi 10 juin 2017

Télématin : Bignolas après Leymergie, un progrès en marche ?

Le "moderne" va faire regretter l'"ancien" 

Le remplaçant se pavanait oisivement sur le plateau de France 2

Laurent Bignolas (56 ans) va succéder à William Leymergie (70 ans) 
à la tête de Télématin, a annoncé France 2, vendredi.
"A la rentrée de septembre, Laurent Bignolas présentera Télématin", a annoncé France 2 dans un communiqué, soulignant que l'émission, "qui rythme [jusqu'ici] la vie d'un téléspectateur sur trois le matin (...) se poursuivra avec l'équipe que William Leymergie a bâtie pendant toutes ces années". Aussi cohérent que Macron qui croit faire du neuf en faisant son marché dans les partis classiques, jusqu'à recruter un premier ministre proche de Juppé, 70 ans.

Leymergie et ses chroniqueurs -queuses soumis(es)
Le gagnant du mercato de France 2 est Laurent Bignolas, responsable CGT dans le groupe France Télévisions, qui a touché à tout sans jamais laisser de trace, divorcé d'une journaliste, Nathalie, et père de deux filles, Lakmé (d'après l'héroïne,  fille d'un brahmane, dans l'opéra de Léo Delibes) et Lorma (du nom d'une population mandingue d'Afrique de l'Ouest, vivant au Liberia). Ex-présentateur - sans diplôme de journalisme - de Faut pas rêver, magazine de reportages créé en 1990, sur FR3, puis France 3 (passé inaperçu pendant dix ans, de 1999 à 2009) et Thalassa, occupe actuellement la matinale de la télé d'info en continu franceinfo, doublon budgétivore de la radio du même nom, et depuis mars, le 06H info, un rendez-vous d'une demie-heure diffusé sur France 2, juste avant Télématin. 
En 2013, après une carrière de fonctionnaire sur la chaîne publique, France 3 ne le licencia pas de Thalassa par email, comme il l'avait affirmé, mais réduisit les activités de ce syndicaliste radical à la seule présentation de son émission sur France Ô. Le présentateur avait menti le 30 avril en polémiquant dans le journal Le Parisien : "La direction de la chaîne m'a informé par email que je n'avais plus ma place à Thalassa. Je n'en veux à personne, la télé, on ne fait qu'y passer mais je suis un peu sur le cul quand même", alors qu'il était toujours salarié. "II a été, préalablement, reçu par le directeur des rédactions de Thalassa et Faut pas rêver qui lui a signifié que le format "Thalassa villes océanes" qu'il présentait une fois par mois [un travail chronophage !] cette saison, n'était pas reconduit à la rentrée de septembre 2013", assura la chaîne publique.
Résultat de recherche d'images pour "magazine Explô"
Sur France Ô, le cégétiste, "journaliste" formé sur le tas et promu avec parrainage syndical, avait arraché le poste de rédacteur en chef d'Explô, un magazine d'aventure : ci-dessous, l'aventurier enregistrait sur la ...dune du Pilat.
Résultat de recherche d'images pour "magazine Explô"Delphine Ernotte remplace un caractériel par un autre.
Sur France 2, le m'as-tu-vu de 1m75 arpentait le studio, l'air désoeuvré, tant il est vrai que la pléthore d'effectifs est caractéristique du service public subventionné par les travailleurs soumis à la redevance audiovisuelle. 

Le dilettante avait pourtant été révélé tel qu'en lui-même, comme c'est souvent le cas dans le service public. 
Il s'était fait remonter les bretelles par un travailleur exigeant du nom d'Albert Dupontel.
VOIR et ENTENDRE le clash entre l'imbécile heureux préféré de Delphine Ernotte et l'artiste, élève d'Antoine Vitez :   

Mais, à la tête de France Télévisions, Ernotte, 50 ans, n'a pas seulement l'art de faire du vieux avec de l'ancien. Par son jeunisme, elle tente de masquer son absence de vision et son sectarisme politique. 
Avant Leymergie, Julien Lepers avait déjà été chassé par une mal-propre, la patronne de France Télévisions, une inconnue venue de France Telecom (devenue Orange), nommée par un partisan, Olivier Schrameck, 66 ans, le patron du CSA, ex-directeur du cabinet de Lionel Jospin et proche du président Hollande. Après avoir animé 8.310 numéros de Questions pour un champion sur France 3, l'animateur a été chassé de l'émission quotidienne dont il avait fait un succès historique, diffusée pour la dernière fois le 19 février 2016. "Je ne savais pas que j’avais fait ma dernière émission," a-t-il avoué.
Il est
remplacé par un petit gabarit, l'insignifiant Samuel Etienne, qui n'a rien pour lui, sauf ses 46 ans.
L'appartenance syndicale est le critère qui prévaut sur la compétence. Bignolas a cru pouvoir s'en tirer en "assumant" son incurie et Ernotte ne lui en a pas tenu rigueur... La faute qui poursuivra Julien Lepers sa carrière durant aura été sa candidature aux législatives de juin 1981, à 32 ans, alors qu'il était animateur de la campagne nationale du RPR. A l'inverse, son activité syndicale a tenu Bignolas la tête hors de l'eau.

La principale chaîne publique avait annoncé au début du mois que William Leymergie (70 ans), qui avait lancé Télématin en 1985, aurait demandé à faire valoir ses droits à la retraite, en se faisant tordre le bras.

Canal+ officialisait le départ de Daphné Bürki de C8, où elle pourrait être remplacée par William Leymergie

Le quotidien Le Parisien et le blog de Jean-Marc Morandini avaient de leur côté annoncé que William Leymergie n'était pas usé pour tout le monde et avait engagé une négociation avec le groupe Canal+ pour reprendre la case du midi sur C8, une information que la chaîne n'avait pas voulu commenter. Ce transfert de l'animateur de Télématin vers le privé est désormais confirmé.

En attendant sa possible arrivée sur C8, le groupe Canal+ a en tout cas officialisé vendredi le départ de Daphné Burki. On peut ne pas la situer, alors précisons qu'elle présentait jusqu'ici l'émission "La Nouvelle Edition" pour la chaîne C8, sur la tranche horaire de la mi-journée, celle-là même dont pourrait donc hériter William Leymergie.
"Après avoir incarné avec succès La Nouvelle Edition sur Canal+, puis sur C8, Daphné Bürki et sa bande ont su très largement fidéliser leur public grâce au contenu et au ton de l'émission mêlant avec talent rigueur journalistique et humour", a salué le groupe audiovisuel privé, dans un communiqué, souhaitant à la présentatrice "une belle réussite" dans "ses futurs projets".

Daphné Bürki, née Daphné de Montmarin, est une ...styliste (chez Dior, groupe LVMH qui habille Brigitte Macron) qui a fait ses débuts télévisés comme chroniqueuse dans diverses émissions sur Canal+, ancienne version socialiste, puis a animé "Les maternelles" sur France 5, avant de retourner sur la chaîne cryptée, où, passée de chroniqueuse à journaliste (sans le diplôme), a successivement présenté "Le Grand Journal" au côté de Michel Denisot, en  septembre ...2012, puis "Le Tube".
A la rentrée 2015, elle s'était vu confier La Nouvelle Edition, initialement diffusée sur Canal+, avant d'être transférée l'an dernier sur C8, la chaîne de TNT gratuite du groupe de télévision.
En septembre 2017, elle arrive sur France 2, à la présentation d'une nouvelle émission d'après-midi. Un itinéraire clairement politico-dépendant...
Elle a eu une fille du musicien Travis [Patrice] Bürki, un membre de l’équipe d'Édouard Baer sur Radio Nova (du groupe Nova Press, société de media fondée en 1972 par Jean-François Bizot, créateur du magazine Actuel, périodique underground disparu) et Paris Première (groupe M6, propriété du RTL group), mais vit désormais avec Sylvain Quimène, lequel a intégré Radio France en 2013, pour devenir chroniqueur musical sur Le Mouv, puis présentateur, avec son collectif Airnadette, d'une émission culturelle hebdomadaire depuis 2016, sur OÜI FM.

samedi 27 août 2016

Macron est-il encore au gouvernement pour longtemps?

Pourquoi Macron tarde-t-il à sortir du gouvernement ?

Depuis son recadrage par Hollande, en juillet, la prudence du ministre de l’Economie dans ses prises de position interpelle. 

Le clash attendu devrait être déclenché par la présentation de son diagnostic et de son plan de réformes de la France, à l’automne. "Il y aura une clarification", lâche Gérard Collomb, soutien très actif d’Emmanuel Macron, sur le campus de Polytechnique, ce 26 août, en attendant l’arrivée du ministre de l’Economie, qui intervient sur l’avenir de l’Europe aux "Entretiens Enseignants Entreprises". 

Le maire de Lyon insiste pour que le ministre de l’Economie annonce s’il se lance dans la course à la présidentielle et donc s’il sort du gouvernement. Mais quand ? 
Pour l’heure, Macron étudie le terrain. Sur le campus de Polytechnique, il a calibré son discours. Avec une brillante analyse de la crise européenne: "Nous avons le choix entre être les fossoyeurs et les refondateurs", a-t-il lancé. Mais il ne donne aucun signe, aucune piste sur ses projets présidentiels. Le même jour, dans un entretien aux Echos, il s'est contenté de défendre son bilan à Bercy, face à ceux qui le résument aux "cars Macron" et à quelques ouvertures le dimanche. 

Il semble avoir reçu 5/5 le rappel à l’ordre de François Hollande, le 14 juillet dernier. Le président avait rappelé son ministre de l’Economie au "respect des règles", notamment " l’esprit d’équipe", en "défendant le bilan".
 
Mais  l’abandon de sa loi sur les "nouvelles opportunités économiques" a laissé un goût amer à Macron.  "Un travail a été mené en profondeur, mais ses implications n’ont pas été tirées, pour des raisons politiques," déplore-t-il encore. 

Et dans le grand amphi de Polytechnique, il a dénoncé "l’absence de réponse européenne" à la crise des migrants illégaux, avec un coup de chapeau appuyé à Angela Merkel, la chancelière allemande, la seule à avoir fait "un geste politique fort"Une critique en creux de la pusillanimité française. 

Une clarification attendue fin septembre 

La vraie "clarification", attendue fin août, devra désormais attendre au moins jusqu’à fin septembre. C’est à ce moment-là que Macron va présenter le diagnostic réalisé par son mouvement "En Marche !", lancé le 6 avril. 
Pas moins de 16.000 marcheurs, beaucoup de jeunes et de seniors, encadrés par 600 coordinateurs, ont participé à un vaste porte-à-porte, collectant 25.000 questionnaires. Aidés par leur start-up de stratégie électorale, Liegey Muller Pons, les dirigeants de "En Marche !" sont en train d’analyser les résultats de ce vaste sondage. 

Faire le point n'est pas évident. 
Les questions posées s'avèrent maintenant trop générales, d'après une équipe de marcheurs, dans le 18ème arrondissement (Clignancourt, la Goutte-d'Or et la Chapelle) à Paris, fin juillet. 
Première question: "Si vous aviez quelque chose à demander à la politique qu’est-ce que ce serait? Réponses: "plus d’honnêteté; plus d’efforts pour l’emploi; plus d’égalité sociale…". 
Autre question: "qu’est-ce qui ne marche pas en France? 
Réponses: "La politique, on y comprend rien; "On est trop protégé"; "Il y a trop d’immobilisme". Difficile d’en tirer des conclusions. 

Mais Emmanuel Macron va croiser ce méga sondage un peu vaporeux avec des travaux d’experts d’un nouveau genre, "des praticiens qui ont une expérience concrète", promet Ismaël Emelien, qui co-dirige "En Marche!". 

Ce diagnostic créera t-il un clash avec le chef de l’Etat ? 
Tout dépend de l’ampleur du "droit d’inventaire" et de la précision des critiques de la politique de Hollande. Macron jugera-t-il le moment opportun pour une offensive décisive ? 
Il aura un deuxième opportunité forte, vers la fin octobre, en présentant son plan d’action pour la France, avec des idées de réformes - tardives - qui devraient bousculer la doxa socio-démocrate sur le temps de travail, les fonctionnaires ou le contrat de travail. Le moment idéal pour sortir du gouvernement et lancer sa campagne présidentielle. Ou jamais.

Les supporteurs de Macron veulent aller au clash. Le fera t-il ? 
Gérard Collomb a donné sa réponse dans un entretien, lui aussi, avec aux Echos: "Si François Hollande ne remonte pas dans les sondages, seul Emmanuel Macron pourra offrir une voie".

vendredi 27 mars 2015

Départementales: agacé par ses revers du 1er tour, Valls (PS) mord les mollets de Sarkozy (UMP)

Pour le premier ministre, l'UMP est la principale menace sur le PS

Manuel Valls accuse Nicolas Sarkozy de "courir après le Front national"
Avril 2012: Hollande drague l'électorat frontiste
Mars 2015: Valls jette sur lui l'anathème du PS
Valls avait visiblement délaissé sa charge de premier ministre pour tenir son avant-dernier meeting de campagne pour les départementales à Tours, jeudi soir. La bave aux babines, Valls s'est transformé de Dr Jekyll en Mr Hyde. Venu soutenir une gauche en mauvaise posture dans l'Indre-et-Loire, dont la présidente était son actuelle ministre de la Santé, MST (la très décriée Marisol Touraine), Valls a asséné ses principaux coups sur le président de l'UMP. Le hargneux petit catalan a considéré qu'au "ni-ni" électoral (consigne de vote ni PS ni FN quand l'UMP n'est pas au second tour) -auquel s'est d'ailleurs rallié le centriste Jean-Christophe Lagarde (UDI) à Marseille - s'ajouterait un projet politique de "moins-moins". 
VOIR et ENTENDRE le président de l'UMP recommander le vote blanc à ses militants et sympathisants, laissant ainsi à chacun la liberté de son choix: 


Valls poursuit dans la caricature avec ce qu'il appelle le "moins-moins" qui serait "moins de services publics, moins de solidarité" ou encore "moins de moyens pour les collectivités territoriales". Or, le moins de cantons, c'est une "avancée" de la gauche. Suite au redécoupage des circonscriptions défini en mai 2013 et assorti des décrets d'application de 2014 le nombre des cantons est tombé de 4.035 à 2.054, mais les élus "conseillers départementaux" seront plus nombreux, du fait de la constitution de binômes indissociables : 4.108 au lieu de 4.035, pour plus de dépenses publiques.
VOIR et ENTENDRE l'inquiétude des collectivités exprimée par le député Bernard Perrut face à la baisse des dotations territoriales, et la réponse controversée du ministre Eckert:

L'État socialiste veut réaliser au moins 10 milliards d'euros d'économies sur le secteur de la santé.
Il va donc tôt ou tard s'attaquer aux petits hôpitaux qui représentent près de la moitié des dépenses de santé. Mais quiconque a gardé en mémoire les manifestations de médecins et infirmiers soutenues par la gauche contre la réforme de la santé menée par le président Sarkozy, trouve que Valls ne manque ni d'arrogance, ni d'aplomb.

VOIR et ENTENDRE l'inquiétude des régions qui voient se fermer les blocs ET les hôpitaux de proximité: 

 
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Le Premier ministre s'en est pris à distance à l'ancien président de la République, mettant en veilleuse ses vociférations contre le FN, mais accusant le président du principal parti d'opposition de contribuer à des "polémiques nauséabondes" sur les menus de substitutions dans les cantines. "Quand on prétend 'attaquer le Front national, brutalement, frontalement' " (c'est Valls-le-colérique qui le dit!), comme l'a dit Nicolas Sarkozy, "on ne le fait pas que dans les mots ou dans les discours. On le fait aussi dans les urnes, avec une position claire !" a estimé le Premier ministre, évoquant la recommandation officielle  du "ni-ni" UMP qui ne convient pas aux candidats PS en perdition.
"Non, on n'attaque pas le Front national quand on reprend des polémiques nauséabondes sur l'identité ou sur la laïcité. On ne l'attaque pas: on montre qu'on est plus faible et qu'il est plus fort !" a lancé un Valls à nouveau postillonnant lors de ce meeting socialiste dans la mairie de Tours.

Valls ne défend même plus sa politique; il fait la leçon à ses adversaires

Le socialiste a défendu le communautarisme contre la laïcité
"J'entendais encore récemment le président de l'UMP (...) dire à un de nos compatriotes musulmans que s'ils voulaient que leurs enfants puissent manger conformément à leur foi [le halal n'est pourtant pas un article de foi...], ils n'avaient qu'à aller dans des écoles privées. Pour ne pas avoir - je cite encore - des 'tables de petits musulmans dans les écoles.' On exclut, on encourage le repli communautaire que l'on prétend combattre", a interprété Valls.
VOIR et ENTENDRE Sarkozy exprimer sa pensée véritable, sans filtre rose déformant:


"Ce n'est pas cela M. Sarkozy la République, ce n'est pas cela la laïcité et l'égalité ! Ça, ça s'appelle courir derrière le Front National !" a-t-il lancé, devant quelques centaines de personnes, dont sa ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.

Le Premier ministre s'en est pris à une droite "qui n'apporte aucune solution", selon lui, et qui serait prête, toujours d'après lui, "à tous les bricolages sur les valeurs pour revenir au pouvoir". 

Bête noire des amis des totalitaires communistes, le FN serait "un danger  (plus) mortel"

Manuel Valls s'est également attaqué au  FN, qui a atteint un nouveau sommet au-delà des 25% au premier tour. Le FN est "un danger mortel pour la France", a-t-il averti, mais avant tout pour le PS arrivé en 3e position, totalisant 21,85%, mais avec ses alliés (modérés, PRG, et aussi extrémistes, UG: écologistes EELV, 2%, et communistes, 6%)... "On  ne fera pas avancer le pays en renversant la table, en jetant à l'eau tous nos principes républicains", a-t-il hystérisé en dénonçant le programme du FN (sortie de l'euro, restrictions sur l'IVG,...)

Alors que l'Indre-et-Loire risque de basculer à droite dimanche, dans un scrutin qui s'annonce très serré, Manuel Valls a eu le sentiment que la gauche a "résisté" au premier tour et que sa mobilisation a eu des effets... "Oui, le vote Front national s'installe, s'implante, se banalise (...) Mais nous avons montré qu'en mobilisant les Français (...) en sonnant l'alerte, nous pouvions commencer à inverser le cours des choses", a-t-il estimé. Rendez-vous dimanche soir !

Dans le département d'élection de MST (Touraine), la droite est arrivée en tête dans 16 des 19 cantons mais le PS, sortant, n'a pas abandonné tout espoir. Le second tour s'annonce particulièrement serré dans plusieurs cantons (Amboise, Bléré, Montlouis-sur-Loire ou Tours 1 et 2).
"Il nous faut nous mobiliser pour faire mentir les pessimistes et les résignés. Ici rien n'est joué", a prophétisé Marisol Touraine dans la grande salle des fêtes de la mairie de Tours, municipalité perdue en mars 2014 par le PS.

Manuel Valls a vanté une gauche qui a "le souci des gens, une certaine idée de la solidarité, de la proximité". C'est pourquoi le PS seul a fait environ 14% contre 28,75% UMP-UDI-UD ... Valls aux abois a prévenu qu'il ne lâchera pas Matignon et a renouvelé son appel à l'unité de la gauche, alors que l'exécutif cherche à élargir la base de sa majorité et envisage un remaniement en ce sens.

Vendredi, Manuel Valls est attendu de pied ferme au meeting de Vauvert dans le Gard où il achève quatre semaines de campagne et où le FN a dépassé les 35% au 1er tour.

mardi 28 octobre 2014

Bernard Tapie rappelle Audrey Pulvar au respect de la justice et de ses invités

Pulvar a tendu un piège à Tapie sur i-télé

L'arrogante journaliste harcele son invité de questions, 

consciente de le pousser à une violation du secret de l'instruction

Pendant dix minutes, l'invité du "18h Politique" d'i-télé (groupe Canal+) a dû résister aux questions provocatrices de la journaliste sur l'affaire de l'arbitrage du Crédit Lyonnais, dimanche soir.
Bernard Tapie a répondu à de nombreux sujets d'actualité de 18h30 à 19h. Mais quand Audrey Pulvar aborde les affaires en cours sur l'arbitrage du Crédit Lyonnais et sa récente mise en examen pour "escroquerie en bande organisée", Bernard Tapie est forcément piégé, puisque la loi ne lui laisse pas la liberté de s'exprimer publiquement. Si la journaliste du groupe Canal+ se crispe, l'ex-ministre s'agace et lui oppose pendant plus de dix minutes son insistance à le faire parler des affaires en cours, sachant qu'il lui est interdit de répondre.

"On fait quoi alors, on joue aux cartes ?", lance l'hôtesse discourtoise

"Je n'ai pas envie d'en parler, vous pouvez me respecter !", explique-t-il en préambule, soulignant que les media sont "des marchands de mauvaises nouvelles", intéressés uniquement "par le sang et tout ce qui sent mauvais". Mais, profitant de son statut de femme, la féministe ne lâche pas prise, à la différence d'un Jean-Jacques Bourdin qui n'insiste que dans les limites de la décence. 
"On joue aux cartes alors ?", lance la journaliste qui avait potassé les fiches qui lui avaient été préparées. "Je ne vais pas vous parler de l'arbitrage", maintient Tapie, qui riposte en rappelant les affaires dans lesquelles il a été mis en examen puis blanchi, mais qui n'intéressent pas son harceleuse.

"J'essaye seulement de pratiquer un exercice qui s'appelle l'interview politique, poursuit-elle. Vous savez que nous ne sommes pas dans un cabinet de psychanalyse ici, je ne suis pas là pour écouter vos confidences !". Tapie visiblement désarçonné prend la mouche, tape du poing sur la table : "On n'est pas chez le juge d'instruction ici, je ne vous répondrai pas ! Tant qu'on est en instruction, je vous demande de ne pas m'en parler (...) La justice, cela ne veut rien dire pour vous ? Ce sont les juges devant lesquels il faut répondre". Puis il accuse Audrey Pulvar de "ne pas être respectueuse du droit". "Quand les affaires sont sorties, taisez-vous !", lui intime Bernard Tapie. Mais Audrey Pulvar ne va pas vraiment s'exécuter...
VOIR et ENTENDRE la critique des méthodes de la presse et l'agressivité d'une journaliste amère de ne pas imposer sa loi et prenant les auditeurs à témoin: 

Gros clash entre Audrey Pulvar et Bernard Tapie... par puremedias

La censure bat son plein

Voyons si YouTube oppose les mêmes excuses que Dailymotion à l'information des citoyens sur les méthodes d'une certaine presse..
. Une version courte !

N'hésitez pas à sauvegarder dans vos archives...

"Vous ne connaissez vraiment rien au droit ma pauvre"


"Comme beaucoup de journalistes, je vous demande de venir sur mon plateau, et vous m'avez dit que j'allais pouvoir vous poser toutes les questions. Donc je ne sais pas à quoi on joue depuis dix minutes !", polémique-t-elle, très frustrée de rencontrer une résistance inhabituelle. Elle ressasse ses aigreurs de ne pas parvenir à ses fins, dans le mépris et de la présomption d'innocence et de l'instruction. 

L'ex-sniper de Laurent Ruquier attaque alors son invité sur le sujet de la reprise en cours de "Nice Matin"

Sur ce sujet, qui n'est pas entre les mains de la justice, la journaliste à fiches change d'angle d'attaque et argumente à l'antenne comme dans une cage d'escalier d'immeuble. Elle lance à Tapie qu'il n'avait pas de difficultés à s'exprimer quelques minutes plus tôt. "C'est une affaire commerciale ! Vous ne connaissez vraiment rien au droit ma pauvre (...) Dites à celui qui vous souffle les réponses dans l'oreille qu'il n'y a pas de secret d'instruction dans un tribunal de commerce", lui oppose l'homme d'affaires.

Audrey Pulvar relance alors sa machine pour piéger  Bernard Tapie sur un autre sujet, le foot. Mais l'ex-président de l'OM s'est refermé. "Non, cela ne m'intéresse pas ! Je parle de foot avec des gens qui connaissent le foot... Pas avec vous !", explique-t-il très énergiquement, comme c'est son droit. Il faudra attendre l'entrée de Michaël Darmon sur le plateau -celui qui murmure à l'oreille des polyvalentes du journalisme agressif- pour qu'il accepte de répondre à de nouvelles questions. 

A court de munitions, 
Pulvar finit par renoncer
Pulvar, socialiste de la gauche caviar,
ici  en autruche en chocolat
On l'a vu, la méthode des nombre d'organes de presse télévisée consiste à envoyer au front une femme journaliste contre une cible masculine, en sorte de pousser l'homme à bout et à lui reprocher son manque d'élégance envers une dame. Sauf que les Français connaissent la dame en question et que sa subjectivité l'a grillée devant l'opinion.

La polémiste appela donc à la rescousse son maître, Michael Darmon, éditorialiste politique et intervieweur, qui lui soufflait questions, arguments et comportement dans son oreillette...
Les féministes ne gagnent rien à ces mises-en-scène qui discréditent l'ensemble de la presse et le monde politique dont elles sont les serviteurs. 

dimanche 26 octobre 2014

Bernard Kouchner à Aymeric Caron: "J'en ai marre de vos saloperies"

Le co-fondateur de Médecins sans frontières a remis à sa place le journaliste Aymeric Caron
Nouveau clash au cours du divertissement politique hebdomadaire de France 2 animé par l'ambigu Laurent Ruquier 

L'ancien ministre délégué à la Santé de Jospin a claqué le baigneur de son agresseur sur le plateau d'"On n'est pas couché" une émission où des observateurs font le buzz sur des caillassages d'acteurs, politiques ou non.

L'ancien ministre a remis le journaliste à sa place. 
Le service public avait invité Bernard Kouchner, l'ex-représentant spécial du secrétaire général de l'ONU au Kosovo (juillet 1999-janvier 2001) et l'ancien ministre des Affaires étrangères n'a pas apprécié les attaques du chroniqueur polémiste de l'émission, Aymeric Caron (ci-dessus).

Interrogé par le haineux Caron sur les quelques écarts dont cet ancien ministre de la Santé et de l'Action humanitaire de François Mitterrand (1992-1993) a été accusé au cours de sa carrière, ainsi que sur "l'image troublée" qu'il aurait auprès des Français, Bernard Kouchner, au départ simplement agacé, s'est indigné des insinuations de Caron lorsque celui-ci a évoqué son action au Gabon. "Je n'ai pas fait de rapport pour Omar Bongo. J'ai fait la sécurité sociale dans un pays africain. Vous dites des saloperies, j'en ai marre ! D'accord ? J'en ai marre ! Non, vous ne pouvez pas finir ! Vous dites n'importe quoi", s'est offensé Kouchner.

"Il n'y a pas de question, il ne dit que du mal. Il m'emmerde ! Je m'en fous ! Il n'y a aucune valeur à ses questions, ce sont des clichés dégueulasses. Il ne dira que des saloperies sur moi. Je le connais par coeur, c'est son boulot !", a-t-il continué, clamant ce que pensent tout bas les sado-maso qui acceptent de se faire lyncher en place de Grève médiatique. Aymeric Caron jouait les pucelles effarouchées, tandis que Laurent Baffie jetait de l'huile sur le feu ("Tu lui pèteras la gueule après !"). 
VOIR et ENTENDRE cette agression indigne du service public, voire de D8:

Bernard Kouchner s'emporte contre Aymeric Caron... by puremedias

La "hyène dactylographe" Aymeric Caron éprouve-t-elle Aujourd'hui un léger malaise 

pour avoir tenu des propos injurieux contre le fondateur du système social gabonais depuis que les populations d'Afrique de l'Ouest luttent contre le virus Ebola ?
Sans parler des prévisions du rapport de la Banque mondiale sur les répercussions économiques à court et moyen termes de l’épidémie de fièvre Ebola, à la date du 17 octobre 2014, la fièvre hémorragique a fait 887 décès sur 1495 cas enregistrés en Guinée où l’épidémie, la plus grave depuis l’identification du virus en 1976, est partie fin décembre 2013. 
Or,  Ebola a fait près de 4.000 morts sur environ 9.000 cas enregistrés dans 5 pays d’Afrique de l’Ouest (Sierra Leone, Guinée, Liberia, Nigeria, Sénégal) et aux Etats-Unis. En Afrique de l’Ouest, le pays le plus touché depuis est le Liberia, avec 2.300 morts sur 4.000 cas. Il y a eu 879 morts en Sierra Leone sur 2.789 cas et 768 en Guinée sur 1.298 cas. Le Gabon n'est pas atteint du fait qu'il est certes situé en Afrique équatoriale, mais les Gabonais ne doivent assurément rien à Caron. 
Peut-être à Kouchner, en revanche, dont le principal défaut est, selon le virulent altermondialiste Caron, "chacal muni d'un stylo" de Ruquier, d'avoir participé au gouvernement François Fillon I, en tant que ministre des Affaires étrangères et européennes.

mardi 26 août 2014

Filippetti confirme qu'une réunion du gouvernement a viré au pugilat

Le gouvernement était devenu une zone de non droit

La future ex-ministre de la Culture révèle des tensions de cage d'escalier au gouvernement 

Devançant le premier ministre dans une lettre où elle annonce à François Hollande et Manuel Valls son intention de ne pas retourner au gouvernement, Filippetti justifie son renoncement par "une réunion récente révélatrice des tensions internes de l'exécutif".
"La réunion des ministres de jeudi dernier à Matignon a été malheureusement à la fois révélateur et un exemple des raisons qui rendaient indispensable une discussion collective. Au moment où nos concitoyens attendent de nous une politique réaliste mais de gauche, les discussions qui y ont eu lieu furent le tragique contrepied de tout ce pour quoi nous avons été élus. Je l’ai dit lors de cette réunion, faudrait-il désormais que nous nous excusions d’être de gauche?"
Que s'est-il exactement passé lors de cette réunion gouvernementale du 21 août qui justifie qu'Aurélie Filippetti - déjà victime de "violences conjugales", du fait d'un Thomas Piketty, excédé (cf. libellé au nom de l'économiste) - la qualifie de "tragique contrepied de tout ce pour quoi" elle et ses collègues, ont été élus, allant jusqu'à menacer, selon l'ancienne ministre, l'appartenance même des membres de l'ancien gouvernement à la gauche?

Alors que le site du Premier ministre se contente d'un simple communiqué de presse annonçant après coup(s) la rencontre deux jours auparavantMediapart fuita en revanche abondamment. Avant même la sortie d'Arnaud Montebourg ce dimanche 24 août, qui a précipité la démission du gouvernement, le site trotskiste livra en pâture la nature des échanges de cette réunion à Matignon reçus par SMS. "Démonstration", écrivait alors Mediapart, que "les avis différents ou les simples questionnements [ne semblaient] plus tolérés" au sein de l'exécutif.

Et c'est Laurent Fabius qui aurait mis le feu aux poudres, avec une prise de parole "longue, très longue", à en croire les informateurs de Mediapart, sur l'attractivité de la France, laissant à certains présents l'amère impression "que la mission du gouvernement était plutôt de faire allégeance aux leaders d’opinion mondiaux [...] que d’emporter l’adhésion et la confiance des Français."

A la fin de l'intervention,
Michel Sapin prend la parole pour contester le propos de son collègue, avant d'être rejoint par Aurélie Filippetti, comme l'écrit le site d'information:
"D’habitude beaucoup plus effacée, à s’en faire oublier pendant la grève des intermittents du spectacle, Aurélie Filippetti a demandé, puisque le gouvernement en arrivait à ce point, s’il ne valait pas mieux renoncer tout de suite à faire une politique de gauche, s’il ne fallait pas s’excuser d’être de gauche pour plaire au patronat."
Une provocation qui a piqué Manuel Valls au vif

"Le clash fut bref mais tendu", poursuit Mediapart, mais révélateur du "malaise latent" -comprendre profond- au sein du gouvernement, ainsi que de "la nervosité du Premier ministre", cible de Mediapart et de l'ensemble de la gauche face aux multiples questionnements sur sa ligne politique, accusée, notamment au sein de sa propre majorité, de dévier vers la droite.

Une impatience qui s'est traduite, ce lundi 25 août, par une crise d'autorité et la démission en bloc du gouvernement, que personne n'avait vraiment vu venir.

vendredi 13 juin 2014

Aymeric Caron: Laurent Ruquier réagit fermement à son totalitarisme

Aymeric Caron fait-il le jeu du FN ? 

L'extrême gauche antifasciste stimule l'extrême droite 
Clash entre le chroniqueur terroriste, le journaliste invité et l'animateur-producteur d'On n'est pas couché (ONPC), le 07 juin 2014.

Aymeric Caron ne se contrôle plus et Ruquier lui claque le beignet. Se dressant contre 20% d'électeurs français qui ont préféré le FN à l'extrême gauche qu'il incarne dans l'émission de Laurent Ruquier, ONPC, sur France 2, le chroniqueur parisien de l'altermondialisme sectaire suscite les vives réactions du journaliste Jean-François Kahn venu défendre son livre, "Marine Le Pen vous dit merci !",  le 7 juin 2014.

VOIR et ENTENDRE les modérés tenter d'expliquer à l'hargneux totalitaire que son acharnement aveugle est contre-productif
La haine triomphante de Caron et de son cercle terroriste antifa finirait-elle par interpeller la gauche? 

 

mercredi 30 avril 2014

Dossier Alstom: Hollande tente de laisser Montebourg sur la touche

Coup d'éclat de Montebourg qui refuse les rôles d'appoint

Le président a décidé de prendre en main ce sujet sensible


Le bouffon
Parce que sensible, l'affaire de la vente d'Alstom est retirée à Montebourg. Elle est traitée depuis l'Elysée, bien que Hollande ne soit pas au fait de la question. Lundi, François Hollande devait pourtant recevoir à l’Elysée les patrons de General Electric et de Siemens, ainsi que l’actionnaire principal d’Alstom, Martin Bouygues.

Le ministre caractériel de l'Economie Arnaud Montebourg a annulé son rendez-vous prévu le 27 après-midi avec Jeff Immelt et lui a adressé une lettre. Dans cette missive, il regrette d'avoir été mis devant le fait accompli de la candidature au rachat et justifie ses humeurs en rappelant qu'Alstom a des actifs stratégiques dans le nucléaire. Une vraie mise en garde pour empêcher l'annonce d'une transaction le lendemain.

Arnaud Montebourg a dû céder sa place en première ligne sur ce dossier.
"C’est du niveau du chef de l’Etat", a-t-on expliqué au Château. Une petite phrase lâchée dans l’entourage du chef de l’Etat confirme la mise à l’écart du ministre de l’Economie : "vous savez, il ne faut pas sur-interpréter les propos d’Arnaud Montebourg" qui passe de plus en plus pour un agité. Quand ce dernier donne l’impression d’avoir fait le choix européen de l’Allemand Siemens, au détriment de GE, l’Elysée s’empresse de reprendre les discussions en main. "Le sujet est devenu très vite hautement symbolique, c’est du niveau du chef de l’Etat", décrypte un conseiller de Hollande. Il est trop risqué de laisser un sujet aussi sensible, qui concerne 18.000 emplois en France, entre les mains de l’imprévisible Arnaud Montebourg.

Le conseiller économique de François Hollande a dû recevoir le patron d’Alstom discrètement et en urgence 

Montebourg se la joue à Florange
Montebourg a une propension au conflit avec les grands patrons
Le chef de l'Etat redoute qu'il maltraite le patron de GE, comme ce fut le cas à l'encontre de Lakshmi Mittal à Florange ou Philippe Varin dans l'affaire Peugeot. Pour empêcher Mittal de fermer des sites en Europe, Montebourg avait brandi la menace de droits de douanes sur les importations d'acier d'ArcelorMittal. "Tous les jours, cette entreprise privée cause du tort et du préjudice aux Etats et à leurs populations, utilise, quand elle sait le demander, l'argent public, et n'a aucune conscience de ses responsabilités", avait-il accusé en ténor de l'aile gauche du PS. Et de conclure: "Nous ne voulons plus de Mittal en France." 
Montebourg toise Ph. Varin
Il avait également taclé PSA sévèrement pour la gestion hasardeuse de son plan social, avant de faire son mea culpa. En juillet 2012, Montebourg a fait sortir la famille Peugeot de ses gonds, pour avoir comparé PSA à un "malade imaginaire", parle de "dissimulations", dit ne pas avoir une "confiance extraordinaire" en la direction du groupe...
Le 23 octobre 2012, le président de Mitsubishi France avait qualifié Arnaud Montebourg d'"abruti mental". Je ne comprends pas ce ministre qui ne connaît pas ses dossiers sur l’automobile qui représente 25% des revenus de la France et 10% de l’emploi dans notre pays, car il n’y a pas seulement les constructeurs mais aussi ceux qui travaillent par ou pour l’automobile directement ou indirectement." "Cet abruti mental, ce débile, augmente les malus écologique, réduit la vitesse des conducteurs sur le périphérique de Paris et pourrit la vie des automobilistes, de toutes les origines sociales… Tous le subissent !" "Il est bête et ne comprend rien. Vous pouvez me citer sans vous inquiéter… Grâce à mes précédentes déclarations sur les chaines de télévision nationales, j’ai déjà un contrôle fiscal ! "

Alors que Titan, le fabricant américain de pneus, essaie de racheter l'usine Goodyear à Amiens, le PDG Maurice Taylor adresse à Arnaud Montebourg une lettre 
raillant les "soi-disant ouvriers" de l'usine d'Amiens-Nord. "Les ouvriers français sont beaucoup payés, mais ne travaillent que trois heures (...). J'ai fait part de cette remarque aux syndicats. Ils m'ont dit que ça marchait comme ça en France !", écrit Taylor. Et l'Américain ironise : "Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français." Le ministre du Redressement productif réplique aux propos de la missive et ne retient pas sa colère qualifiant les propos de "ridicules" et "désobligeants". "Vos propos, aussi extrémistes qu'insultants, témoignent d'une ignorance parfaite de ce qu'est notre pays, la France, de ses solides atouts, comme de son attractivité mondialement reconnue et de ses liens avec les Etats-Unis d'Amérique", assène-t-il.
Le PDG de Titan campe sur ses positions et riposte à Arnaud Montebourg : "L'extrémiste Monsieur le ministre, c'est votre gouvernement et son manque de connaissances sur la façon de bâtir une entreprise." Un peu plus tard, interrogé par Europe 1, Maurice Taylor s'en donne à cœur joie : "Mais pourquoi il m’embête avec ça, votre ministre ? Il est stupide ou quoi ? On parle de l’usine Goodyear et il s’adresse à moi. Vous devriez poser vos questions à cet imbécile !"

Montebourg pique maintenant une crise contre le président d'Alstom
"Depuis le mois de février, j’interroge Monsieur Patrick Kron, président de cette entreprise qui est notre fleuron national. Et Monsieur Patrick Kron, alors que je l’ai interrogé dûment, solennellement et sérieusement, m’a toujours dit qu’il n’avait aucun projet d’alliance", a lancé Arnaud Montebourg. "Est-ce que le ministre de l’Economie doit aller installer un détecteur de mensonges dans son bureau ? Pour les présidents du CAC 40 qui n’ont pas le civisme élémentaire d’avertir leur gouvernement ?" a-t-il ajouté.

L’affaire Alstom est menée par  Emmanuel Macron, à l’Elysée, même si, pour sauver les apparences, Arnaud Montebourg a assisté aux rendez vous avec les capitaines d’industrie qui se sont tenus au château. "François Hollande sait de toute façon que, politiquement, c’est lui qui sera jugé", assure l’entourage du président pour justifier son interventionnisme.

Hollande rêverait d'arriver à la cheville de Sarkozy. 
Le dossier est à la fois politique et européen. Berlin pousse pour arriver à une entente entre les européenne Alstom et Siemens. Et François Hollande ne peut pas donner le sentiment de laisser gagner l'américain GE sans tenter la solution européenne. Voilà aussi pourquoi il ne pouvait pas rester spectateur sur ce dossier. 
Une autre explication tient davantage au symbole : François Hollande sait qu’Alstom a été le succès de Nicolas Sarkozy qui, en 2004, sauva l'entrepris, et le socialiste fera tout pour que ce ne soit pas perçu comme son échec.