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mercredi 15 août 2018

Les passeurs de l'Aquarius débarquent 141 clandestins à Malte

Des associations immigrationniste et communiste  imposent des clandestins à l'UE 

Le navire allemand est arrivé mercredi à La Valette, Malte, mais ni à Hambourg, Allemagne, ni en Arabie saoudite

Aquarius : la France va accueillir 60 migrants débarqués à Malte
Dans la force de l'âge, ils ne participeront pourtant pas
au développement de leurs pays
Les 141 illégaux non désirés seront ventilés entre cinq pays européens de tradition chrétienne, suite à un accord obtenu sous la pression des événements.

La seule organisation "humanitaire" de ce feuilleton est l'Union européenne. L'UE a répondu au défi qui lui était à nouveau lancé, ne laissant pas ces humains sur les bras de SOS Méditerranée, association "no border" pour l'abolition des frontières qui fait le jeu des passeurs.

Bien que participant à la traite des Noirs, l'Aquarius a finalement été autorisée à accoster mercredi 15 août à Malte, après plusieurs jours passés en Méditerranée pour forcer la main aux anciens colons européens eux-mêmes poussés à la mer par les mouvements africains de libération. 

141 Africains demandent asile à leurs ex-"oppresseurs"

Le navire, affrété par les associations SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), se faisant passer pour des ONG, est entré peu après 14 heures dans le port de La Valette, après que les 141 ont été abandonnés comme du fret par leurs négriers dans les eaux territoriales au large de la Libye, vendredi .

SOS Méditerranée et MSF poursuivent leur guérilla contre l’Europe
L’armée maltaise a été mobilisée pour faire face au défi qui est lancé à l'UE et faciliter le débarquement des migrants noirs et musulmans, originaires pour la plupart de Somalie et d’Erythrée, pourtant proches des frères des Etats du Golfe. La traversée de la Mer Rouge d'Erythrée en Arabie saoudite est de 350 kilomètres. Le voyage, par terre, de Modagiscio, Somalie, à Nairobi, Kenya, prend une vingtaine d'heures.

Les 141 illégaux devront passer un contrôle médical à leur arrivée, selon les autorités locales. La moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes, ce qui fait immanquablement penser à un nouvel épisode d'une opération de peuplement, le fameux tabou du "Grand remplacement", théorie qui devient réalité : elle alerte sur le processus en cours de substitution de populations sur le territoire français métropolitain, en sorte que la population chrétienne européenne soit remplacée par une population non européenne, originaire en premier lieu d'Afrique noire et du Maghreb, donc essentiellement musulmane.

"Deux enfants ont moins de 5 ans et trois moins de 13 ans", a précisé Aloys Vimard, le coordinateur de Médecins sans frontières (MSF) à bord de l’Aquarius, soulignant, non sans démagogie, que les passagers étaient "épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye".

Est-ce une volonté politique dans l'intérêt des migrants clandestins qui a fait qu'en novembre 2017, MSF a ouvert un centre d'accueil de jour en Seine-Saint-Denis, à Pantin, ville communiste jusqu'en 2001 et limitrophe du XIXe arrondissement (PS) de Paris ? Selon la gauche radicale, un ghetto reste clairement un foyer de subversion potentiel exploitable.

Une erreur d'orientation conduit à de l'errance

Résultat de recherche d'images pour "Aquarius Malte"Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire a de nouveau erré plusieurs jours en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses "responsabilité". Rejeté par l’Italie, mais aussi dans un premier temps par Malte, qui avait recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, l’Aquarius a finalement été autorisée mardi à accoster à La Valette à la suite d’un accord avec cinq autres pays de l’Union européenne (UE). Les Français, les Allemands, les Luxembourgeois, les Portugais et les Espagnols devront partager, qui son chômage, qui son déficit public ou sa dette, qui sa croissance et son pouvoir d'achat en berne pour venir en aide à ces 141 migrants, en plus des 114 autres arrivés lundi sur l’île.

Après avoir accueilli les Africains de l'Aquarius en juin, l’Espagne catholique a fait savoir mardi qu’elle prendrait en charge 60 des 141 nouveaux clandestins sur son sol
La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir résisté aux pressions de SOS Méditerranée, association illégitime, a également assuré qu’elle accepterait de se faire imposer 60 migrants. 
L’Allemagne luthérienne s’est de son côté engagée auprès de l'association allemande à ne recevoir que "jusqu’à 50" de ces illégaux.
Le très catholique Portugal s’est dit "disponible" pour accueillir 30 personnes. 
Le Luxembourg en recevra 5.

"Dangereux et immoral"

Résultat de recherche d'images pour "Aquarius Malte"
Les "passeurs" de l'Aquarius laisse éclater leur fierté
d'avoir contribué à l'affaiblissement de l'Erytrée et de la Somalie
SOS Méditerranée n'a pas hésité à crier victoire mercredi, sur Twitter. Elle s'est félicitée d'avoir réussi son forcing sur les différents pays européens qui se sont " mis d’accord pour partager les responsabilités au sein d’une réponse (…) coordonnée", tandis que les instances politiques européennes restent absentes.

Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lui aussi salué dans un communiqué "la fin de l’impasse concernant l’Aquarius"  - ou plutôt, tout bien considéré,  ses passagers - , mais il a toutefois jugé que " cette situation n’aurait jamais dû en arriver à ce point". "Il est faux, dangereux et immoral de continuer à faire errer des navires de sauvetage en Méditerranée, alors que les gouvernements se font concurrence pour se décharger de leurs responsabilités", a ajouté F. Grandi en estimant "urgent" de sortir "des approches 'bateau par bateau' pour savoir où débarquer les passagers secourus'. Visait-il, comme il se devrait, les pays d'origine ? 

Puisque le dire est plus facile que le faire, l'ex-député européen Daniel Cohn-Bendit récupère cette critique : "L’Europe n’a pas de stratégie sur la question migratoire," a-t-il déclaré cette semaine. L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, en premières loges, puisque la Libye et la Tunisie ne sont pas stables et que les Etats arabes du Golfe mettent un point d'honneur à détourner le regard, singulièrement le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis (EAU) : sont-ils racistes anti-Noirs ?

samedi 27 août 2016

Macron est-il encore au gouvernement pour longtemps?

Pourquoi Macron tarde-t-il à sortir du gouvernement ?

Depuis son recadrage par Hollande, en juillet, la prudence du ministre de l’Economie dans ses prises de position interpelle. 

Le clash attendu devrait être déclenché par la présentation de son diagnostic et de son plan de réformes de la France, à l’automne. "Il y aura une clarification", lâche Gérard Collomb, soutien très actif d’Emmanuel Macron, sur le campus de Polytechnique, ce 26 août, en attendant l’arrivée du ministre de l’Economie, qui intervient sur l’avenir de l’Europe aux "Entretiens Enseignants Entreprises". 

Le maire de Lyon insiste pour que le ministre de l’Economie annonce s’il se lance dans la course à la présidentielle et donc s’il sort du gouvernement. Mais quand ? 
Pour l’heure, Macron étudie le terrain. Sur le campus de Polytechnique, il a calibré son discours. Avec une brillante analyse de la crise européenne: "Nous avons le choix entre être les fossoyeurs et les refondateurs", a-t-il lancé. Mais il ne donne aucun signe, aucune piste sur ses projets présidentiels. Le même jour, dans un entretien aux Echos, il s'est contenté de défendre son bilan à Bercy, face à ceux qui le résument aux "cars Macron" et à quelques ouvertures le dimanche. 

Il semble avoir reçu 5/5 le rappel à l’ordre de François Hollande, le 14 juillet dernier. Le président avait rappelé son ministre de l’Economie au "respect des règles", notamment " l’esprit d’équipe", en "défendant le bilan".
 
Mais  l’abandon de sa loi sur les "nouvelles opportunités économiques" a laissé un goût amer à Macron.  "Un travail a été mené en profondeur, mais ses implications n’ont pas été tirées, pour des raisons politiques," déplore-t-il encore. 

Et dans le grand amphi de Polytechnique, il a dénoncé "l’absence de réponse européenne" à la crise des migrants illégaux, avec un coup de chapeau appuyé à Angela Merkel, la chancelière allemande, la seule à avoir fait "un geste politique fort"Une critique en creux de la pusillanimité française. 

Une clarification attendue fin septembre 

La vraie "clarification", attendue fin août, devra désormais attendre au moins jusqu’à fin septembre. C’est à ce moment-là que Macron va présenter le diagnostic réalisé par son mouvement "En Marche !", lancé le 6 avril. 
Pas moins de 16.000 marcheurs, beaucoup de jeunes et de seniors, encadrés par 600 coordinateurs, ont participé à un vaste porte-à-porte, collectant 25.000 questionnaires. Aidés par leur start-up de stratégie électorale, Liegey Muller Pons, les dirigeants de "En Marche !" sont en train d’analyser les résultats de ce vaste sondage. 

Faire le point n'est pas évident. 
Les questions posées s'avèrent maintenant trop générales, d'après une équipe de marcheurs, dans le 18ème arrondissement (Clignancourt, la Goutte-d'Or et la Chapelle) à Paris, fin juillet. 
Première question: "Si vous aviez quelque chose à demander à la politique qu’est-ce que ce serait? Réponses: "plus d’honnêteté; plus d’efforts pour l’emploi; plus d’égalité sociale…". 
Autre question: "qu’est-ce qui ne marche pas en France? 
Réponses: "La politique, on y comprend rien; "On est trop protégé"; "Il y a trop d’immobilisme". Difficile d’en tirer des conclusions. 

Mais Emmanuel Macron va croiser ce méga sondage un peu vaporeux avec des travaux d’experts d’un nouveau genre, "des praticiens qui ont une expérience concrète", promet Ismaël Emelien, qui co-dirige "En Marche!". 

Ce diagnostic créera t-il un clash avec le chef de l’Etat ? 
Tout dépend de l’ampleur du "droit d’inventaire" et de la précision des critiques de la politique de Hollande. Macron jugera-t-il le moment opportun pour une offensive décisive ? 
Il aura un deuxième opportunité forte, vers la fin octobre, en présentant son plan d’action pour la France, avec des idées de réformes - tardives - qui devraient bousculer la doxa socio-démocrate sur le temps de travail, les fonctionnaires ou le contrat de travail. Le moment idéal pour sortir du gouvernement et lancer sa campagne présidentielle. Ou jamais.

Les supporteurs de Macron veulent aller au clash. Le fera t-il ? 
Gérard Collomb a donné sa réponse dans un entretien, lui aussi, avec aux Echos: "Si François Hollande ne remonte pas dans les sondages, seul Emmanuel Macron pourra offrir une voie".

dimanche 23 août 2015

Les "printemps arabes" continuent de provoquer l'exode de masse de Lybiens et de Syriens

Trois mille migrants secourus au large des côtes libyennes

La marine et les garde-côtes italiens sont  venus en aide à quelque 3.000 clandestins
Ici, la Macédoine fait obstacle à l'entrée de clandestins syriens venus de Grèce

Ces illégaux étaient bloqués sur des embarcations au large des côtes libyennes,annoncé Matteo Renzi, samedi 22 août

La réception d’appels à l’aide de dix-huit bateaux avait déclenché cette vaste opération. Au moins sept bâtiments – six italiens et un norvégien – y ont participé. Selon des témoignages recueillis par la police, parmi ces 3.000 personnes, 432 personnes sauvées sur l’un des navires de fortune disent avoir dû verser 2.000 euros auprès de passeurs pour le trajet de l’Egypte à l’Italie. L’embarcation était dix fois plus chargée que sa capacité ne le permettait, de nombreux individus étant alors confinés dans la cale. Ceux-ci devaient payer davantage s’ils souhaitaient prendre l’air, affirment les migrants interrogés.

Les principaux naufrages de migrants depuis janvier 2015 (routes Afrique-Europe)
(D'après les données du collectif The Migrants Files).

Les populations locales s'opposent à leur débarquement


La mission de samedi a déclenché de virulentes critiques de la gestion de la crise migratoire par le premier ministre, M. Renzi. "C’est une blague. Nous utilisons nos propres forces pour effectuer le travail des passeurs et faire en sorte que nous soyons envahis", a déclaré Maurizio Gasparri, sénateur du parti de centre droit Forza Italia de Silvio Berlusconi. 
Lire aussi le décryptage : Peut-on aller détruire les embarcations des migrants comme le suggère Eric Ciotti ? 
Le patron de la Ligue du Nord, formation farouchement opposée à l’immigration, a appelé le gouvernement à rediriger les naufragés vers des plates-formes pétrolières italiennes inutilisées au large de la Libye : "Aidez-les, secourez-les et prenez soin d’eux : mais ne les laissez pas débarquer ici ", a ainsi écrit Matteo Salvini sur sa page Facebook.

Nombre de migrants morts ou disparus en mer Méditerranée (au 21 avril 2015)

2015
1,776
1,500
2011
500
2012
700
2013
3,500
2014
1,776
2015
 

Plus de 104.000 migrants d’Afrique, du Proche-Orient et d’Asie du Sud ont atteint les ports d’Italie méridionale depuis le début de cette année après avoir été secourus en Méditerranée. Quelque 135.000 autres sont arrivés en Grèce et plus de 2.300 sont morts en mer après avoir tenté de rallier l’Europe par l'entremise de passeurs.
Arrivées par nationalité sur les côtes d'Italie, de Malte et de Grèce 
entre janvier et avril 2015
SyrieErythréeSomalieAfghanistanNigeriaGambieSénégalMaliSoudanCôte d'IvoireAutres0200040006000800010000UNHCR
Autres
 arrivées: 10 848


La police de Palerme, en Sicile, a annoncé samedi avoir arrêté six Egyptiens
soupçonnés d’avoir été les passeurs
de personnes retrouvées à bord d’un bateau surchargé et à la dérive le 19 août. 

L’Europe se déchire sur le sort des migrants

La Commission européenne a fixé des "clés" pour la répartition forcée entre tous les Etats membres
de 40.000 demandeurs d’asile arrivés en Grèce et en Italie et 24.000 réfugiés des Nations-Unies. Le mécanisme, défini comme "d’urgence, provisoire et exceptionnel" a, dès le début, suscité des réticences. Aujourd’hui, on recense une douzaine de pays qui y sont catégoriquement hostiles et une douzaine d’autres – dont la France – qui critiquent le mode de calcul utilisé et/ou le caractère contraignant de la mesure.

La Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie, qui forment le " Groupe de Visegrad" », ont jugé "inacceptable" l’idée de "quotas obligatoires". L’Espagne y est également opposée, les Etats baltes se disent totalement démunis pour l’accueil de Syriens ou d’Erythréens, la Grèce et l’Italie.

La Macédoine a déclaré l'état d'urgence et bloque l'entrée du pays aux Syriens.
VOIR et ENTENDRE ce reportage en anglais sur la frontière avec la Macédoine où se multiplient les incidents avec les réfugiés syriens en provenance de Grèce:

jeudi 20 août 2015

Cazeneuve sur le site des clandestins de Calais:

Ministre héliporté pour ne pas souiller son costume ?

Cazeneuve et May à l'entrée du tunnel sous la Manche: "Vous passerez plutôt sur mon corps" ?
Une mise en scène de l'agit-prop locale
Quand nécessité fait loi, le PS s'entend avec les Conservateurs...
Bernard Cazeneuve et Theresa May, les ministres français et britannique de l'Intérieur, sont venus jeudi ensemble à l'entrée du tunnel sous la Manche signifier "qu'on ne peut pas passer la frontière" illégalement entre les deux pays, alors qu'une très forte pression migratoire s'exerce sur l'Union européenne, notamment à Calais.

Les deux gouvernements ont rendu public en même temps un nouveau plan axé sur la sécurité à l'entrée du tunnel. Il comprend aussi un volet humanitaire pour les migrants "les plus vulnérables" financé à hauteur de 10 millions d'euros sur deux ans par les Britanniques, dont l'essentiel de l'effort portait jusqu'à présent sur la construction de barrières interdisant l'accès au royaume. Depuis début juin, neuf migrants sont morts en tentant de gagner l'Angleterre, fait valoir la préfecture pour justifier les frais engagés.

Les associations humanitaires locales ont évidemment critiqué cet accord vertement

Elles estiment qu'il ne règle rien sur le fond. Le HCR, qui avait réclamé fin août à la France un "plan global", a salué un premier "accord commun", sous la pression des événements.

Le plan n'a pas été non plus du goût de quelques centaines de migrants, qui ont manifesté sous la conduite de ces associations d'extrême gauche, au départ du camp de la "new jungle" près de Calais, avant de gagner la rocade portuaire, où certains ont provoqué les CRS en tentant de monter dans les camions sous leurs yeux.
Savoir si ces demandeurs d'asile ne seraient pas des militants politiques dans leurs pays.
VOIR un embarquement clandestin depuis Calais, un document d'août 2007:

Le Premier ministre Manuel Valls ne manquera pas l'occasion de prendre le train en marche. Il fera donc une apparition médiatique à Calais, le 31 août, accompagné des deux commissaires européens spécialisés, Frans Timmermans et Dimitris Avramopoulos, pour dire ce qu'on ne doit plus faire et ce qu'il faut faire...
"Il faut qu'un signal très fort soit envoyé ici à Calais qu'on ne peut pas passer la frontière que nous gérons en commun, dans le cadre d'une coopération absolument exemplaire entre nos deux pays, a prêché Bernard Cazeneuve. Les passeurs doivent savoir qu'il n'y a pas de passage possible ici à Calais", a insisté le petit Cazeneuve, du haut de son 1,67m, dès son héliportage sécurisé sur le site d'Eurotunnel avec Mme May, pour la première fois présente sur ce site. Celle-ci a loué "la coopération de grande qualité" avec Paris dans ce dossier: 
Blablabli et blablabla diplomatique attendu. 

Pourquoi cette admirable volonté politique a-t-elle tant tardé ?
Des résultats significatifs ont déjà été obtenus avec la division "par dix", selon Cazeneuve qui ne  cite pas ses sources, des tentatives d'intrusion dans le tunnel, tombées de "quelque" 2.000 quotidiennement fin juillet à 100 à 200 ces derniers jours.

Le duo s'en est pris surtout aux "gangs criminels" de passeurs qu'il faut "briser", a lancé Mme May, 
Cazeneuve resservant son prêchi-prêcha sur un "trafic abject qui conduit à des tragédies humaines, des morts".

A distance respectable des illégaux, les deux ministres ont visité dans la matinée la salle de contrôle de sécurité de l'immense site d'Eurotunnel et rencontré les forces de l'ordre des deux pays. A Calais même, ils ont échangé avec les élus locaux et se sont fait expliquer le fonctionnement du centre d'accueil Jules Ferry, qui jouxte le camp de la "New Jungle".

Sur le plan humanitaire, l'accord franco-britannique prévoit, grâce à une rallonge de 10 millions d'euros, d'"intensifier l'observation" des migrants pour "identifier les plus vulnérables et les victimes potentielles de la traite", et d'offrir "des capacités de logement". Puisque c'est l'Etat qui paie, n'est-ce pas...
Pour les demandeurs d'asile, Londres "apportera une aide (...) pour la mise en place d'hébergements dédiés, situés à une distance significative de Calais". Il s'agit aussi de "diminuer la pression migratoire" localement.

"C'est toujours bon à prendre, mais les gens ne demandent pas à avoir de meilleures conditions dans un bidonville, ils veulent construire leur vie quelque part en Europe", a vivement objecté Philippe Wannesson (ci-contre), militant des droits de l’homme (La Marmite aux idées) et auteur du blog d'observation (très partisan) Passeurs d'hospitalité, depuis 6 ans.
Cliquer pour une meilleure lisibilité de cette "observation" objective de Wannesson

Concrètement, l'Angleterre envoie un renfort de... 10 policiers !
Il s’agit surtout de faire oublier les joutes du début de l’été, lorsque la Grande-Bretagne reprochait à la France une situation chaotique et que celle-ci s’agaçait de jouer le bras policier de son voisin. Jeudi, Londres a également officialisé le versement d’une enveloppe de 10 millions d’euros, qui vient s’ajouter à une contribution de 15 millions d’euros sur trois ans, annoncée en septembre 2014 pour sécuriser le port de Calais. Une rallonge de 10 millions d’euros avait déjà été décidée au début d’août. « Ça fait 35 millions d’euros en tout, c’était zéro il y a un an », insiste-t-on au ministère de l’intérieur français.
Pour lutter contre les passeurs, c'est royal...
VOIR et ENTENDRE Cazeneuve passer gravement en revue les dix Britanniques:

Un plan de guerre avec "commandement unifié" 

Côté sécurité, la Grande-Bretagne va aussi apporter "des moyens sophistiqués", a affirmé Cazeneuve lors d'une conférence de presse avec Theresa May. 
Et cette sophistication consiste en "davantage de vidéo-surveillance" entre autres, a-t-elle précisé.

Une nouvelle salle de contrôle va être créée et des équipes supplémentaires de fouille du fret seront "déployées" 24h/24 et 7 jours/7.

"On défigure le Calaisis avec des barrières qu'on dénonçait en Afrique ou en Espagne", a souligné Jean-Claude Lenoir, président de l'association Salam, qui distribue des repas aux migrants et s'accommode des campements et détritus.

Autant de mesures dont se félicite en revanche le PDG d'Eurotunnel, Jacques Gounon, qui applaudit à ce "soutien extrêmement clair au travail des équipes d'Eurotunnel". 
La maire LR de Calais, Natacha Bouchart, -qui a oeuvré avec détermination à la mobilisation du Royaume-Uni -  a elle aussi salué le "renforcement" des mesures de sécurité, tout en continuant de réclamer des "compensations pour le territoire".

Bernard Cazeneuve devait dans la foulée se rendre à Berlin pour rencontrer dans la soirée son homologue Thomas de Maizière, qui a annoncé mercredi que l'Allemagne attendait cette année "jusqu'à 800.000 demandeurs d'asile", un record absolu pour ce pays de 81 millions d'habitants. Le ministre allemand entend sensibiliser les partenaires européens sur l'axe de pénétration de l'Europe depuis la Grèce vers la Suède, via la Hongrie et l'Allemagne.
En juillet, le nombre d'arrivées de migrants sur les côtes européennes a atteint le niveau record de 107.500, soit un triplement sur un an, selon l'agence européenne Frontex. Jeudi, la Macédoine a décrété l'état d'urgence en raison de "passages illégaux massifs en provenance de la Grèce".

"Les migrants n’ont pas plus de chance de refaire leur vie au Royaume-Uni qu'en France"
Des clandestins encagoulés ont escaladé une barrière pour accéder 
à l'Angleterre par l'Eurotunnel près de Calais, le 28 juillet 2015
Entre protestation et mobilisation, les Britanniques ont des réactions mitigées face aux intrusions d'illégaux sur le site d’Eurotunnel côté français. Lundi, 2.000 migrants ont ainsi tenté de pénétrer dans le tunnel pour rejoindre le Royaume-Uni.
A Folkestone, commune britannique exposée au débouché du tunnel sous la Manche, Bridget Chapman et les militants extrémistes de son association Folkestone United ont prévu de manifester samedi 1er août à la sortie du terminal de l’Eurotunnel "en soutien aux migrants de Calais". Cette militante, dont la ville est devenue un point de passage, ne supporte plus d’entendre parler des clandestins "de façon déshumanisée" ou "en terme quasi-zoologique".

Le pouvoir socialiste n'a opposé que des mesures répressives
Depuis plusieurs semaines, les tentatives d'intrusion sur le site d'Eurotunnel depuis la ville de Calais sont quotidiennes et massives, certaines se soldant par la mort de candidats à l'immigration. Ces tentatives ont connu leur point d’orgue dans la nuit de lundi 27 à mardi 28 juillet (video ci-dessous), lorsque plus de 2.000 migrants ont tenté d'entrer sur le site côté français. Le PDG d’Eurotunnel Jacques Gounon affirme avoir empêché le passage de 37 000 migrants depuis janvier, et a dénoncé "des invasions systématiques". Mercredi 29 juillet, la réponse du ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est l'annonce d'un renfort de 120 policiers supplémentaires à Calais.

"On parle des incidences sur l’économie plus que de la mort de personnes innocentes, poussées par le désespoir", polémique Bridget Chapman auprès de France 24, sans considération pour le mal-être de ses concitoyens. "Je pense qu’il est important de montrer que nous attendons de nos gouvernements qu’ils apportent une aide morale à ces gens, au lieu d’entraver leur venue par tous les moyens. Ces migrants ont traversé le Sahara, la Méditerranée, ajouter de plus en plus de barbelés ne les arrêtera pas", estime-t-elle.
Manif pro et anti-migrants
A Folkestone, ville éprouvée par le chômage et le déclin du tourisme, tout le monde n’est pas du même avis. Samedi, face à Folkestone United, des militants de la Ligue de défense anglaise (EDL)un groupe d’extrême droite, cette fois, ont prévu de manifester contre les clandestins, considérant que le Royaume-Uni accueille déjà suffisamment d'étrangers. "Les gens ici ont été influencé par la rhétorique anti-immigration du parti [d'extrême droite] Ukip", explique Bridget Chapman. La militante évoque un "fantasme collectif", rappelant qu’elle ne croise pas des migrants au quotidien dans les rues de Folkestone.
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"Les migrants évitent de traîner dans le coin", confirme Zoe Gardner qui vient en aide aux migrants, aux côtés de Folkestone United, avec l'association Asylum Aid. "Ils se rendent le plus vite possible à Londres pour rejoindre leurs familles", raconte-t-elle. Dans leur bureau londonien, une équipe de 14 juristes reçoit entre autres des Afghans, des Érythréens, des Soudanais et des Somaliens. Ces derniers temps, les bénévoles sont débordés. La plupart des demandeurs d’asile reçus par Asylum Aid arrivent au Royaume-Uni par avion, "avec de faux papiers" ou "un visa tourisme", explique Zoe Gardner.

Un droit d’asile strict
Ceux qui ont fait le trajet par l’Eurotunnel se sont souvent cachés dans des camions et restent très marqués par cette expérience. "Ils se souviennent encore de l’obscurité, du danger", raconte Zoé Gardner. L’arrivée à Folkestone est vécue comme un soulagement. Mais il est de courte durée : leurs soucis ne s’arrêtent pas sur le sol anglais.

Nombre de clandestins sont appréhendés du côté britannique du tunnel et sont transférés - qu'ils aient ou non fait des demandes d'asile - dans un centre de rétention des environs de Douvres, une ancienne forteresse gérée par les services carcéraux britanniques. Nombre d’entre eux y séjourneront plusieurs mois.

"[Les migrants qui arrivent à Folkestone] risquent la détention et ne sont pas à l’abri de se faire renvoyer dans le premier pays européen qui a pris leurs empreintes, en vertu de la convention de Dublin", explique la militante à qui France 24 donne équitablement  abondamment la parole. Le règlement européen interdit à une personne de déposer des demandes d'asile dans plusieurs États de l'Union. En ce moment, Zoe Gardner, une communicante, s’occupe d’un Afghan qui, après avoir rejoint son frère réfugié à Londres, va devoir retourner en Hongrie, le premier pays européen où il a atterri.

Pour la militante et étudiante à temps partiel, "la situation n’est pas tellement différente ici [au Royaume-Uni]". "Nos lois sur l’asile sont aussi dures, ils [les migrants de Calais] n’ont pas plus de chance de refaire leur vie ici qu'en France", ajoute-t-elle, idéologiquement négative, même si elle concède que l’hébergement d’urgence fonctionne mieux du côté britannique que du côté français de la Manche, l’afflux de réfugiés n’étant pas le même que dans l'Hexagone. Elle garde en mémoire les images du campement de La Chapelle à Paris, où plusieurs centaines de migrants ont vécu pendant presque un an, avant d’être évacués, sans véritable solution de relogement. "Au moins, soupire-t-elle, nous avons un nombre d'hébergements suffisant pour que les gens ne dorment pas à la rue".