POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est immigration clandestine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est immigration clandestine. Afficher tous les articles

samedi 23 novembre 2019

Quand des pompiers refusèrent d'assurer la sécurité de Macron

Ils n'assurèrent pas la sécurité incendie de l'avion de Macron à Mayotte


Il y a un mois, le 21 octobre, les sapeurs-pompiers de l'île se déclarèrent "solidaires" de leurs collègues de Métropole, qui ont notamment essuyé des tirs de gaz lacrymogène lors de leur manifestation à Paris le 15 octobre dernier.

L'avion transportant Macron était attendu le mardi 22 octobre à l'aéroport de Mayotte. Mais son atterrissage dut se faire sans les sapeurs-pompiers de la section aéroportuaire de l'île, un département et une région français. Ils ont en effet informé le préfet de l'archipel, via un communiqué du Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels, qu'ils refusaient d'assurer la sécurité incendie du jet du président.

Le président de la république quitte l’@Elysee pour Mayotte. Pourra-t-il atterrir pour serrer la main de M. le @Prefet976 ? pic.twitter.com/azbDBb3WEV

— SNSPP-PATS (@SNSPP_PATS) October 18, 2019

Les soldats du feu de Mayotte ont déclaré être "solidaires" de leurs "collègues de la Métropole et des DOM-TOM", qui "ont été victimes de jets de bombes lacrymogènes et balles venant de lanceurs de balles de défense" lors de la manifestation des pompiers, le 15 octobre dernier. A la fin de la mobilisation parisienne, au cours de laquelle les forces de l'ordre avaient usé de canons à eau et de gaz lacrymogènes, des affrontements entre sapeurs-pompiers et policiers avaient éclaté et fait trois blessés.

Le Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels précisa que "la sécurité adéquate pour l'aéronef de Monsieur le président de la République" ne sera pas assurée "une heure avant l'atterrissage jusqu'à quinze minutes après l'arrêt complet des moteurs", et que leur activité à l'aéroport reprendra ensuite au complet. Les sapeurs-pompiers ajoutèrent cependant que les forces de l'ordre de Mayotte pouvaient se charger de leur travail pour l'arrivée de l'avion de Macron.

Le président de la République avait eu à faire face à d'autres mécontentements de la population mahoraise durant son voyage officiel sur l'île, où les habitants réclament des mesures fortes pour lutter contre la pauvreté, l'immigration clandestine ou encore la saturation des services publics.

samedi 3 août 2019

Une subvention de la Ville de Paris à SOS Méditerranée provoque l'indignation

Cette faculté d'indignation ne provient ni de France, ni des Parisiens

Un don de 100.000 euros de la Ville de Paris est passé inaperçu en France

Subventions au faciès d'Anne Hidalgo à la Mairie de Paris
Un petit parti italien, Frères d'Italie, a manifesté devant l’ambassade de France à Rome, pendant la réception pour le 14-Juillet. 
Une vingtaine de membres de 'Fratelli d’Italia', un parti (32 députés et 18 sénateurs élus) de Centre droit national, qualifié d'extrême droite par les "No border" et la presse progressiste, ont manifesté en fin d’après-midi devant l’ambassade à Rome, au moment où arrivaient à la réception des personnalités politiques italiennes.
Sa présidente, Giorgia Meloni, ex-ministre pour la Jeunesse (2008 -2011) a pour sa part boycotté la réception officielle pour protester contre l'action menée par les activistes de SOS Méditerranée, une association surclassée en ONG, qui prend le relais de passeurs vénaux de migrants candidats aux systèmes sociaux généreux d'Europe.

Elle a dénoncé de "nouvelles provocations intolérables de Paris".
"Outre le fait d’honorer la commandante du Sea Watch, Paris donne 100.000 euros à l’ONG SOS Méditerranée pour de nouvelles missions de sauvetage. Bien, je présume que ces missions se concluront toutes dans les ports français, c’est juste ?", a ironisé  Giorgia Meloni sur son compte Facebook. 

Soutien implicite de Macron à Salvini

La Ville de Paris va remettre la médaille Grand Vermeil aux deux capitaines du bateau Sea Watch 3, Carola Rackete, 31 ans, et Pia Klemp, 36 ans, biologiste allemande, mais capitaine de navire et militante pour les droits de l'homme, pour réaffirmer son "soutien aux femmes et hommes qui oeuvrent au sauvetage des migrants au quotidien", avait-elle annoncé. 
La mairie versera en outre une aide d’urgence de 100.000 euros à l’association SOS Méditerranée "pour une nouvelle campagne de sauvetage en mer des migrants", des clandestins.

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a réitéré de vives critiques, dénonçant l' "hypocrisie française"
Sur son compte Twitter, il a souligné que la France n’a répondu à aucun des appels à l’aide lancés par l’Allemande Carola présentée désormais comme une "héroïne". 
En 2018, Carola Rackete a pris part à des recherches de naufragés depuis un aéronef, le Colibri, pour l'ONG l'association française "Pilotes volontaires".
Or, alors que, dans les Hautes-Alpes, des membres du mouvement "Génération Identitaire" menaient une action de protection de nos frontières  en tentant d'empêcher le passage de clandestins par le col de l'Echelledeux pilotes locaux d'avion, toujours dans les Alpes, ont décidé, eux, d'aller secourir en Méditerranée ces illégaux qui bénéficient d'une chaîne de solidarité "humanitaire" pour faire pénétrer des Africains et Proches-Orientaux en Europe. José Benavente, 49 ans, un humanitaire né à Lyon qui a grandi à Vénissieux, et Benoit Micolon, 34 ans, résidant à Chamonix, ont acheté avec leurs économies un petit avion de 4 places, un MCR 4S, baptisé 'le Colibri' (en référence à une légende amérindienne et en hommage au mouvement de Pierre Rabhi) pour pouvoir repérer les embarcations de migrants abandonnés en haute mer par leurs passeurs au large des côtes libyennes.
Créée en janvier 2008, cette association à but non lucratif - qui ont lancé en avril une collecte de fonds (300.000 euros) pour pouvoir survoler la Méditerranée à la recherche d'embarcations de migrants - est constituée d'activistes qualifiés de "bénévoles" qui effectuent des recherchent de clandestins, décollant de l'aérodrome d'Annemasse pour Malte, d'où ils survolent quotidiennement la Méditerranée - à une heure de la bande de 150 km de long sur 50 km où ils patrouillent, au large de Tripoli - pour leurs missions d'observation aérienne.
Egalement en 2018, lors de la crise migratoire en Europe, le col de l'Échelle, proche de la gare de Bardonnèche, sert aux migrants à franchir la frontière franco-italienne à pied. Le 26 avril 2018près de 180 jeunes militants du groupe Génération identitaire interviennent au col de l'Echelle avec d'importants moyens (deux hélicoptères, une banderole de 30 × 30 mètres, un avion, un drone) pour faire barrage aux clandestins attirés en France par les associations militantes.
Et la gare de Bardonnèche est une gare ferroviaire italienne de la Ligne du Fréjus dans le Piémont. C'est la dernière gare de la ligne, avant la frontière entre l'Italie et la France située dans le tunnel du Fréjus, et prolongée par la Ligne de Culoz à Modane, dans la vallée de la Maurienne.
Cédric Herrou risque d\'être condamné pour avoir transporté des migrants chez lui.
Or, la vallée de la Roya qui descend du Col de Tende en France à Vintimille en Italie, est un axe important de circulation routière et ferroviaire, tantôt en France, tantôt en Italie,
Résultat de recherche d'images pour "cedric herrou"
et c'est justement dans cette vallée, à Breil-sur-Roya, qu'on retrouve Cédric Herrou, le militant anarchiste appelé  "le passeur de migrants"... En janvier 2017, il fut poursuivi pour aide à l'immigration clandestine. La justice lui reprochait d'avoir transporté des Erythréens, des Soudanais et des Maliens entre l'italie et la France. Le parquet avait requis huit mois de prison avec sursis contre Cédric Herrou, qui ne regrettait rien.
Résultat de recherche d'images pour "cedric herrou POING LEV2"Le 12 décembre 2018, la Cour de cassation annula partiellement l'arrêt de la cour d'Appel d'Aix-en-Provence d'août 2017. Le producteur de volaille devra comparaître à nouveau en appel à Lyon au regard des nouveaux éléments de loi à disposition, sur la base du nouveau Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il s'agit d'un élargissement des exemptions pénales à destination des personnes venant en aide aux migrants dans un but exclusivement humanitaire...
Carola Rackete a été arrêtée fin juin pour avoir accosté illégalement à Lampedusa, en Italie, et pour avoir fait débarquer de force 40 migrants. Accusée d’aide à l’immigration clandestine, l'activiste - qui a travaillé aussi bien pour pour une entreprise de croisières de luxe que pour Greenpeace - a été déclarée libre, le 2 juillet 2019, de deux chefs d'arrestation : "résistance avec violence envers un navire de guerre" et "obstruction à la force publique", par une juge du tribunal d’Agrigente en Sicile, contre l'avis du procureur d’Agrigente qui avait placé la capitaine aux arrêts domiciliaires, qualifiant son action de "violence inadmissible", avant le lancement d’une procédure de flagrant délit, mais elle reste sujette à une enquête pour "aide à l'immigration clandestine". L'autre capitaine, Pia Klemp, reste également poursuivie par la justice italienne.

samedi 13 avril 2019

Affaire Legay : le procureur convoqué au ministère sur ses partis-pris

Le procureur de Nice va devoir s'expliquer au ministère de la Justice

Jean-Michel Prêtre doit rendre des comptes sur sa manipulation de l'affaire Geneviève Legay

Résultat de recherche d'images pour "JEAN MICHEL PRETRE"Le ministère de la Justice exige des explications du procureur de Nice, a fait savoir la Chancellerie vendredi 12 avril. Jean-Michel Prêtre a en effet traité de manière partisane les violences policières dont a été victime l'activiste d'ATTAC Geneviève Legay. Blessée et hospitalisée fin mars lors d'une charge de police au cours de la manifestation des Gilets jaunes, la militante septuagénaire a porté plainte.

Le représentant du gouvernement doit s'expliquer sur "un certain nombre de faits et notamment l'affaire Geneviève Legay", a précisé la Chancellerie, confirmant une information de Mediapart, mais noyant le poisson. 
Le ministère a déjà préjugé "un retour rapide attendu" au terme de cette convocation...

Nicole Belloubet doit se prononcer sur "les suites à donner".
Résultat de recherche d'images pour "jean michel pretre Macron"
Geneviève Legay, responsable altermondialiste virulente d'Attac, âgée de 73 ans, a eu plusieurs côtes cassées et des fractures au crâne, lors d'une charge de policiers pour disperser les manifestants à Nice, le 23 mars. 

Le procureur avait affirmé le 29 mars que la septuagénaire était tombée toute seule, puis avait été poussée par un photo-reporter.
"Au vu de l'analyse du procureur général et des explications de l'intéressé, la ministre Nicole Belloubet appréciera les suites à donner", a indiqué la Chancellerie.
Souhaitant un "prompt rétablissement" à la militante, mais aussi "une certaine forme de sagesse", le chef de l'Etat assure alors : "Cette dame n'a pas été en contact avec les forces de l’ordre. Elle s'est mise en situation d'aller dans un endroit interdit, de manière explicite, et donc d’être prise dans un phénomène de panique."
Un 'élément de langage' aussitôt relayé le soir même par le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre. 
Lors d'une conférence de presse, celui-ci assure : "Il n'y a aucun contact direct entre un policier et cette dame". Il explique alors, assurant s'appuyer sur de multiples images filmées de la scène : "Geneviève Legay n'est pas tombée toute seule, elle a été poussée par l'arrière et a chuté en arrière pendant la charge des policiers, dans le mouvement de foule". Et d'ajouter encore : "Ce dont on est sûr aussi à la vue des images, pixels par pixels, c'est qu’elle n’a pas été touchée par les forces de police, par un bouclier ou par un homme". Et de citer la présence de trois personnes autour d'elle, dont un caméraman. Laissant entendre que l'un d'eux pourrait être responsable.
Extrait d'Arrêt sur images du 31 mars 2019



Plusieurs conflits d'intérêts.
Dans cette affaire qui a ravivé la polémique sur les violences policières depuis la crise sociale incarnée par les Gilets jaunes, la décision de Jean-Michel Prêtre de confier l'enquête sur les blessures de la septuagénaire à la sûreté départementale est contestée : ce procureur ne pouvait ignorer que la cheffe de la sûreté départementale est la compagne du commissaire chargé du commandement ce jour-là.
Mediapart pv flic

Ce possible conflit d'intérêts avait été soulevé par le journal Nice-Matin, puis mis en exergue par le site d'informations Mediapart. Ce à quoi le procureur de Nice avait admis qu'il était au courant de cette relation mais il avait affirmé que l'enquête avait été "bien menée".

Son supérieur hiérarchique l'avait couvert.
Le procureur général avait estimé que la décision du procureur n'était "pas illogique"...

Ce procureur de Nice fut perquisitionné à son domicile

Negresco, à Nice
En décembre 2018, la justice s'interrogea sur le rôle qu'avait pu avoir Jean-Michel Prêtre dans la succession d'un palace sur la promenade des Anglais, d'une valeur de 300 millions d'euros. Jeanne Augier, restée seule patronne, à la mort de son mari, du palace Le Negresco devait s'éteindre, le 7 janvier 2019.

Le procureur de la République de Nice avait été perquisitionné par des policiers de l’office anti-corruption (OCLCIFF), selon une information du journal Le Parisien. Des juges d’instruction s'étaient rendus chez Jean-Michel Prêtre, ainsi qu’à son bureau, dans le cadre d’une enquête sur la succession de l’hôtel de luxe Negresco, à Nice.

Hôtel sous tutelle de la justice.
D’après le quotidien, la justice s’intéressait au rôle qu’avait pu avoir le procureur dans la succession de ce palace d’une valeur de 300 millions d’euros. L’hôtel, un cinq étoiles de 124 chambres sur la promenade des Anglais, propriété de Jeanne Augier, était placé depuis 2013 sous la tutelle de la justice, "à cause d’une santé mentale défaillante" de l'octogénaire.

C'est le procureur de Nice lui-même qui encouragea la sauvegarde de l'établissement quand la justice commença à soupçonner des manoeuvres autour de Jeanne Augier pour capter l'hôtel. Un administrateur, Pierre Couette, trentenaire et spécialiste d'histoire de l'art, fut mis en examen dans ce dossier pour abus de faiblesse. Les enquêteurs cherchèrent à savoir si Jean-Michel Prêtre avait pu, en saisissant le tribunal de commerce, avoir outrepassé ses pouvoirs voire favorisé un candidat repreneur.

Dernier palace français de l'Hexagone.
Il y a un an, le procureur de la République - Jean-Michel Prêtre, implanté à Nice depuis février 2015 par Christiane Taubira - a demandé la fin de cette tutelle. Il s’en était justifié auprès de Nice Matin: "La justice n’a pas vocation à gérer un hôtel. La justice n’est pas un chef d’entreprise."
A l’issue de cette perquisition, le magistrat n’a pas été placé en garde à vue. "Cela montre que l’institution est capable de mener ce genre d’investigations sur l’un de ses propres magistrats, nous a-t-il confié. Mais c’est très violent", a-t-il déclaré au Parisien.
Revenu à une situation confortablement bénéficiaire alors qu'il tournait à perte il y a sept ans, selon la direction, le Negresco est le dernier palace familial de l'Hexagone resté français.

Un procureur à la moralité blindée

A Nice, le 14 juillet 2016, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a pris pour cible une foule de civils sur la promenade des Anglais
Résultat de recherche d'images pour "attentat de Nice"

A l’issue du feu d’artifice donné pour la fête nationale, c
e Tunisien lança un poids lourd sur près de deux kilomètres causant la mort de 86 personnes et faisant 458 blessés.
A Nice et dans la région, depuis cette date, selon le procureur Jean-Michel Prêtre, plusieurs autres attentats ont été déjoués par les forces de police. 

Or, on sait que des forces de police prévues pour protéger le feu d’artifice de Nice ont été déplacées à Avignon, pour protéger un repas privé de François Hollande avec une actrice, le procureur Jean-Michel Prêtre a classé toute plainte visant l’Etat, ou la ville de Nice, suite à ce drame. 

Les questions que pose Eric Ciotti, lors de la mission parlementaire, sont pourtant accablantes.

A Nice toujours et dans la région, le procureur laisse bafouer la loi

Des organisations anarcho-révolutionnaires ou plus banalement altermondialistes, derrière le berger bobo Cédric Herrou, violent délibérément les lois de la République en introduisant des centaines de clandestins, musulmans, parmi lesquels peuvent figurer de futurs djihadistes, puisque l’Etat islamique a demandé à ses soldats de se joindre aux flots de réfugiés pour commettre de nouveaux attentats en France. A Nice, des innocents ont ainsi été fauché par l'un de ces islamistes.
Résultat de recherche d'images pour "cedric herrou"
A Nice, le tribunal administratif contraint volontiers le préfet à enregistrer la demande d’asile de clandestins renvoyés en Italie, donnant satisfaction l’islamo-collabo Herrou, berger du monde...
A Nice, la gauche a les yeux de Chimène pour le délinquant immigrationniste Cédric Herrou, et malheur à celui qui ne l'approuve pas.

Pourtant, des opposants au flux migratoire incontrôlé et au juteux commerce des passeurs de clandestins ont donc décidé d’éditer un journal gratuit, A Vugi d’a la Roya, tiré à 5.000 exemplaires, qui sont partis comme des chocolatines.

C’était sans compter avec le procureur Jean-Michel Prêtre. 
Car la priorité de ce représentant de l'Etat français n'est pas de mettre hors d'état de nuire les centaines de musulmans "radicalisés" qui sévissent dans sa région, ni de contrôler ce qui se dit - en langue étrangère - dans les mosquées, et donc de protéger ses compatriotes d’un nouvel attentat sanglant.
Croyez-vous que, dans ses réquisitoires, il demande de lourdes peines de prison ferme, mettant hors d’état de nuire ceux qui menacent notre république et entendent lui imposer la charia ?
La priorité du procureur Jean-Michel Prêtre est plutôt d'empêcher, par tous les moyens, la diffusion d’un journal hostile à l’invasion migratoire et menacer les paisibles commerçants qui osent le diffuser.
'J’ai pris l’initiative de lancer une enquête confiée à la brigade de recherches de Menton car ce journal est un brûlot qui est fait dans un style excessivement polémique, avec des attaques ad hominem et des qualificatifs injurieux", a-t-il estimé. "Cela se traduira vraisemblablement par des poursuites non seulement à l’égard de l’éventuel directeur de la publication mais aussi des agents de distribution, qui sont des commerces situés entre Tende et Libre".

Ainsi, dans la France de Macron, qui ressemble beaucoup à celle de Hollande - le procureur Prêtre a été nommé pendant le quinquennat socialiste -, n’a-t-on même plus le droit de faire vivre le pluralisme des opinions et de diffuser, par un petit journal tiré à 5.000 exemplaires, une expression un peu différente du discours officiel, véhiculé Nice-Matin, dirigé par Robert Namias, ancien directeur général adjoint chargé de l'information à TF1, l'époux de la productrice de télévision Anne Barrère, fille de... ? Cela signifie-t-il, pour le procureur Prêtre, que le refus de l’immigration clandestine, dans une région déjà fortement islamisée, et qui a payé le prix du sang le 14 juillet, devient un délit ?

Le procureur Jean-Michel Prêtre a reçu la Légion d’Honneur, début 2017. Sans doute pour le récompenser de sa parfaite moralité politique.

mardi 13 mars 2018

Mayotte : des milliers de manifestants défilent avant une rencontre avec Girardin

La ministre des Outre-mer ne convainc ni à Saint-Martin, ni à Mayotte

Les initiateurs du mouvement ont boudé la ministre : 
inappropriée face à une population mahoraise à 95 % musulmane sunnite ? 

Manifestation du 7 mars 2018 à Mamoudzou
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé ce jour  à Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte, archipel où les catholiques de la République n'ont pas le droit de faire sonner leurs cloches avant la messe, alors que dans l'après-midi la ministre des Outre-mer doit rencontrer les initiateurs du mouvement de contestation populaire qui entre mardi dans sa quatrième semaine. La rencontre d'Annick Girardin, en déplacement à Mayotte depuis lundi, avec l'intersyndicale et le collectif est programmée à 14 heures (midi, heure de Paris).

Les manifestants sont-ils frontistes ??
Ils protestent contre l'insécurité et l'immigration clandestine et réclament davantage de présence de l'Etat, alors que Macron rentre de trois jours passés en couple en Inde. "On est là pour crier notre colère. A partir d'aujourd'hui, nous allons défier le gouvernement", a lancé un porte-parole du collectif, au début de la manifestation. Mercredi dernier, un autre rassemblement avait déjà réuni plusieurs milliers de personnes. 

L'intersyndicale et le collectif avaient refusé de rencontrer la ministre lundi - elle a seulement discuté avec des élus -, dénonçant une "mascarade" et regrettant qu'il n'y ait "aucune intention de mener de véritables négociations sur nos revendications".

"Un travail de long terme" à engager

L'intersyndicale avait présenté vendredi 50 mesures revendicatives. Annick Girardin avait indiqué, lors d'une conférence de presse, qu'il y avait, parmi elles, des mesures qui méritaient d'être travaillées "avec les auteurs de cette plateforme". 
De leur côté, les élus ont présenté un "plan de convergence" sur dix ans, chiffré à environ 1,8 milliard d'euros. 

Une rentrée scolaire sous haute sécurité policière
"Cela fait des années, voire des décennies que le situation est difficile", a polémiqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, sur France 2, mardi. "Le premier sujet dans l'immédiat était de faire en sorte que la rentrée scolaire se fasse", ce qui a été le cas pour "110 des 180 classes à Mayotte", a-t-il avancé, en rappelant que "1.000 forces de sécurité supplémentaires ont été déployées" à cette occasion.
"Il fallait agir dans l'urgence sur la rentrée scolaire, sur la sécurisation, et ensuite c'est un travail de long terme qu'il va falloir engager avec les élus, avec le monde économique, avec le monde syndical et avec l'ensemble des administrations sur l'île", a-t-il expliqué, en forme de catalogue, pour ne rien dire de concret au final.
Dans le département français de Mayotte, dès l'âge de six ans, les enfants fréquentent en parallèle l'école coranique et l'école primaire de la République.

Un nouveau passage de Girardin prévu en avril
Seule politicienne avec Jean-Yves Le Drian à être successivement  membre d'un gouvernement de Hollande et de Macron, la quinquagénaire a fait plusieurs annonces concernant la sécurité et la lutte contre l'immigration clandestine.
Assurant que Mayotte restera un département français, elle a appelé à redéfinir les compétences du département et à renforcer l'accompagnement de l'Etat, un renforcement qui s'adresse à elle-même...

L'ex-députée radicale de gauche (PRG) de Saint-Pierre-et-Miquelon a d'ores et déjà promis de revenir avant la mi-avril, pour voir l'avancée des travaux engagés par trois ..."missionnaires" laïcs, Jean-Jacques Brot, non pas jeune startupper de LREM, mais ancien préfet de Mayotte (et Haut-commissaire de la République en Nouvelle Calédonie), 62 ans, connu pour avoir dirigé la mission de coordination pour l'accueil des réfugiés syriens et irakiens auprès du directeur général des Étrangers en France de 2015 à 2017, le général Lucas Lambert, directeur de la gendarmerie de l'Outre-mer et Jean Courtial, conseiller d'État, venus avec elle. J.-J. Brot était préfet de la Vendée en février 2010, quand eut lieu la tempête Xynthia dans les communes de La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer. Bon augure ?
Ils vont travailler sur "cinq piliers", pour "préparer Mayotte de demain": la lutte contre l'immigration clandestine, la coopération avec les Comores, un plan d'investissement public, le renforcement de services de l'État et le fonctionnement des institutions du territoire, annonce Girardin, titulaire d'un diplôme d'animatrice socioculturelle.

dimanche 29 octobre 2017

En Guyane, le père Macron sermonne les jeunes qui fument du cannabis

"Ça, ça ne va pas vous aider à bien travailler à l'école"

Le chef de l'Etat "relou" dans un quartier en périphérie de Cayenne

Pour dire aux jeunes ce qui est bien ou non, Emmanuel Macron s'est rendu vendredi 27 octobre au soir dans un quartier sensible de Cayenne et de sa périphérie, au cours de sa visite de 48 heures en Guyane,  dans un contexte social hypertendu
Il a notamment évoqué les thèmes de l'immigration et de la sécurité. Alors qu'il s'apprêtait à poser pour une photo avec des habitants de la Crique, en connaisseur, le président a reconnu une odeur de cannabis autour de lui. Et il ne s'est pas privé de faire la leçon, choisissant  des mots qui crispent : après les polémiques sur les "illettrés", les "fainéants" et le "bordel" syndical, ou la stigmatisation des "kwassa-kwassa", le chef de l'Etat a repassé une couche. 
""Dis-donc, il y en a qui ne fument pas que des cigarettes, hein ?" Cette allusion dicrète ne lui a pas suffi. "J'ai encore du nez", a-t-il ensuite plaisanté, avant d'ajouter, face aux éclats de rire : "Ça, ça ne va pas vous aider à bien travailler à l'école (...) Il faut le dire aux plus jeunes !" C'est peut-être ça, la "police de proximité au quotidien", le retour des "grands frères".
VOIR et ENTENDRE le grand frère Emmanuel faire la leçon aux jeunes guyanais dans cette vidéo dont est fier l'Elysée. A 2 min 25, l'intarissable trentenaire lance : "Dis-donc, il y en a qui ne fument pas que des cigarettes, hein ?" Trop chères ?

Macron, inadapté au désarroi des Guyanais 

Lors de sa visite éclair, qualifiée de "visite surprise" par la presse accréditée présente, 
Macron avait dit vouloir "se confronter à la réalité du terrain", dans ces lieux où vivent une majorité de clandestins, souvent jeunes, venus d'Haïti, du Surinam, du Brésil ou du Guyana, où l'insécurité monte, ainsi que se multiplient les défaillances dans les services de santé et le système scolaire, d'où la présence de J.-M. Blanquer, dans un contexte lourd de chômage très élevé (23%).
Les  blancs-becs, conseillers sanitaires de l'Élysée 
avec Macron en Guyane, énervent des élus locaux






"Je voulais venir voir, parce qu'il fallait expliquer à des jeunes qui disent 'on demande des papiers', qu'on ne peut pas donner des papiers à tout le monde", a expliqué ce fils de médecin, professeur de neurologie en CHU de province.

"Ici, on n'est pas la même France que les autres" : Macron face au désarroi des Guyanais
Outre la criminalité et la prostitution, et que "sortir de Maripasoula relève presque de l'exploit", souligne son maire, qui insiste aussi sur la nécessité d'"une route digne de ce nom", une autre difficulté perdure, l'orpaillage illégal le long du fleuve, qui entraîne pollution de l'eau par le mercure. Le visiteur a reconnu qu'il est "très difficile de contrôler la frontière". Il a toutefois annoncé une relance du plan Harpie de lutte contre l'orpaillage illégal, qui va notamment bénéficier du déploiement de drones.

Le propos décalé du président nanti
Les habitants de Maripasoula ont tenté de lui  faire comprendre ce qu'est leur vie au quotidien. "On n'est pas la même France que les autres": cette réflexion d'un des Guyanais venus accueillir Jupiter illustre l'état d'esprit qui règne dans la plus grande commune de France, et l'une des plus en difficulté, avec 88% d'inactifs parmi les 15-64 ans. Cette commune au bord du Maroni, à la frontière avec le Suriname, est de la taille de l'Ile-de-France, rappelle son maire, Serge Anneli.

Accessible uniquement en avion ou en pirogue, elle "est dispersée sur huit villages, dont seulement deux joignables par voie terrestre", pour une population d'environ 11.000 habitants. "La majorité (de la population) a moins de 25 ans", précise le maire à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron jeudi, et 27% de la population a moins de 15 ans
Seulement 2% ont plus de 64 ans. Brigitte a préféré rester à la maison.

jeudi 26 octobre 2017

Guyane: Macron déclenche des affrontements à Cayenne lors de son déplacement

Le chef de l'Etat est meilleur à l'étranger où ils ne vivent pas notre vie

La visite d'Emmanuel Macron en Guyane a brillé par des affrontements 

A peine Macron arrivé, les troubles ont éclaté.
Des manifestants se sont heurtés aux forces de l'ordre dans la nuit de jeudi à vendredi.
Des manifestants se sont heurtés aux forces de l'ordre dans la nuit de jeudi à vendrediOr, pour cette visite, Macron est notamment accompagné du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et de plusieurs ministres. Vendredi, il est attendu au centre spatial de Kourou, vitrine de l'économie guyanaise, symbole d'inégalités sociales alors que d'autres communes n'ont ni électricité ni eau courante.

Mais à son retour à Cayenne en fin de journée, le chef de l'état a trouvé un rassemblement devant la préfecture de Guyane à l'initiative notamment du collectif Pou Lagwiyann dékolé (Pour que la Guyane décolle)


Pendant plusieurs heures, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes destinés à disperser la foule.
En réponse, des jeunes souvent cagoulés ont lancé des cocktails Molotov et des projectiles, notamment aux abords du commissariat, près de la célèbre place des Palmistes. Le feu a été mis à des poubelles.

Le chef de l'Etat était arrivé jeudi à la mi-journée (heure locale) dans un climat tendu, six mois après un mouvement social qui a paralysé ce territoire français en Amérique du Sud.
A son arrivée, le président s'est rendu à Maripasoula (sud-ouest, à la frontière fluviale du Surinam), la plus vaste commune de France, soumise à une très forte pression migratoire. Il a averti qu'il n'est pas venu en "Père Noël", ni pour "faire des promesses". Il s'agit du premier voyage outre-mer du chef de l'Etat depuis son élection, hormis son déplacement  aux Antilles à la mi-septembre après l'ouragan Irma. 
"L'Etat a fait trop de promesses qui n'ont pas été tenues. Donc je suis là pour dire les choses en vérité telles que je les vois [un prisme déformant], prendre des engagements que je saurai tenir durant mon quinquennat, et aussi assurer les éléments d'autorité indispensables sur ce territoire", a déclaré E. Macron, très entouré pendant tout son déplacement par de nombreux ...enfants qui avaient été amenés pour lui demander des selfies par dizaines sous les caméras.


Selon l'Elysée, E. Macron est venu dire qu'il respectera l'accord de Guyane du 21 avril, par lequel l'ancien gouvernement a acté un plan d'urgence de 1,08 milliard d'euros, signé des accords sectoriels et "pris acte" d'une demande de 2,1 milliards d'euros de mesures supplémentaires.
Un mouvement social se développa en 2017 en Guyane à partir du 20 mars 2017 à Kourou et se généralisa sur tout le territoire guyanais dans les jours suivants. Son origine est liée à l'insécurité et au manque d'infrastructures dont sont victimes les habitants de ce département français d'outre-mer. Il a provoqué le report de tir d'un lanceur Ariane, ainsi que du retard dans l'arrivée de plusieurs satellites au Centre spatial de Guyane.
La situation se débloqua avec l'
accord de Guyane, signé le 21 avril et par lequel le gouvernement Cazeneuve finit par débloquer plus d'un milliard d'euros pour financer des projets visant notamment à améliorer les soins, la sécurité, l'économie et le fonctionnement de la justice dans le département. 
La réalité derrière les apparences 

Face à une population en demande du désenclavement de leur commune et par une très forte chaleur, le président s'est efforcé de répondre à toutes les questions annoncées sur l'orpaillage, la demande d'un futur lycée, d'un hôpital ou encore d'une route jusqu'à Cayenne.



Mais la colère de la population a brouillé le discours présidentiel. 
L'après-midi, à l'appel du collectif Pou Lagwiyann Dékolé, une marche avait ainsi rassemblé dans le calme plus d'un millier de personnes. Les manifestants demandaient le respect des accords signés avec l'ancien gouvernement de Hollande à l'issue du mouvement social de mars-avril. 

Pour réclamer un rendez-vous avec le chef de l'Etat, les manifestants se sont ensuite rassemblés devant la préfecture, ils ont fait tomber une première rangée de barrières de sécurité pour se rapprocher du bâtiment.
L'Elysée leur a proposé pour vendredi matin un rendez-vous que les manifestants ont refusé, réclamant de voir le président Macron dans la soirée. 

Les rapports se sont alors durcis. 
"Ils ont créé eux-mêmes le désordre public, c'est ça la réponse de l'Etat", a commenté un manifestant enseignant depuis 19 ans en Guyane. "Maintenant on sait à qui on a à faire", a déclaré Davy Rimane, membre du collectif. Macron "n'a aucun respect pour nous". 

Les Grands frères (émanation du mouvement des 500 frères, très actif lors du mouvement) ont demandé jeudi aux commerçants de Cayenne et aux administrations de fermer leurs portes pour une opération ville morte durant la visite présidentielle. Une nouvelle manifestation est prévue vendredi matin. 

A 7.000 km de Paris, le territoire de 83.000 km2, pour environ 254.000 habitants, cumule difficultés et retards : immigration clandestine massive, insécurité croissante, communes enclavées, services de santé défaillants, système scolaire inadapté, taux de chômage très élevé (23%).



Cinq personnes - en tout et pour tout - ont été interpellées, a indiqué dans la nuit le procureur Eric Vaillant. 
Un gendarme mobile et un policier ont été légèrement blessés, selon un premier bilan.