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samedi 23 novembre 2019

Quand des pompiers refusèrent d'assurer la sécurité de Macron

Ils n'assurèrent pas la sécurité incendie de l'avion de Macron à Mayotte


Il y a un mois, le 21 octobre, les sapeurs-pompiers de l'île se déclarèrent "solidaires" de leurs collègues de Métropole, qui ont notamment essuyé des tirs de gaz lacrymogène lors de leur manifestation à Paris le 15 octobre dernier.

L'avion transportant Macron était attendu le mardi 22 octobre à l'aéroport de Mayotte. Mais son atterrissage dut se faire sans les sapeurs-pompiers de la section aéroportuaire de l'île, un département et une région français. Ils ont en effet informé le préfet de l'archipel, via un communiqué du Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels, qu'ils refusaient d'assurer la sécurité incendie du jet du président.

Le président de la république quitte l’@Elysee pour Mayotte. Pourra-t-il atterrir pour serrer la main de M. le @Prefet976 ? pic.twitter.com/azbDBb3WEV

— SNSPP-PATS (@SNSPP_PATS) October 18, 2019

Les soldats du feu de Mayotte ont déclaré être "solidaires" de leurs "collègues de la Métropole et des DOM-TOM", qui "ont été victimes de jets de bombes lacrymogènes et balles venant de lanceurs de balles de défense" lors de la manifestation des pompiers, le 15 octobre dernier. A la fin de la mobilisation parisienne, au cours de laquelle les forces de l'ordre avaient usé de canons à eau et de gaz lacrymogènes, des affrontements entre sapeurs-pompiers et policiers avaient éclaté et fait trois blessés.

Le Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels précisa que "la sécurité adéquate pour l'aéronef de Monsieur le président de la République" ne sera pas assurée "une heure avant l'atterrissage jusqu'à quinze minutes après l'arrêt complet des moteurs", et que leur activité à l'aéroport reprendra ensuite au complet. Les sapeurs-pompiers ajoutèrent cependant que les forces de l'ordre de Mayotte pouvaient se charger de leur travail pour l'arrivée de l'avion de Macron.

Le président de la République avait eu à faire face à d'autres mécontentements de la population mahoraise durant son voyage officiel sur l'île, où les habitants réclament des mesures fortes pour lutter contre la pauvreté, l'immigration clandestine ou encore la saturation des services publics.

lundi 21 octobre 2019

Des pompiers refusent d'assurer la sécurité incendie du jet de Macron

Les sapeurs-pompiers de Mayotte se déclarent "solidaires" de leurs collègues de Métropole

A part ça, le dernier sondage de l'IFOP assure que la popularité de Macron est en "légère" hausse en octobre...

Or, ils ont essuyé des tirs de gaz lacrymogène lors de leur manifestation à Paris le 15 octobre derniernotamment, et cette violence leur est insupportable.

Alors que l'avion Air Force Zero transportant le président Macron est attendu demain, mardi 22 octobre, à l'aéroport de Mayotte, son atterrissage se fera sans les sapeurs-pompiers de la section aéroportuaire de l'île. Ces derniers ont en effet informé le préfet de l'archipel, via un communiqué du Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels, qu'ils refusent d'assurer la sécurité incendie du jet du président de la République.
Le président de la république quitte l’@Elysee pour Mayotte. Pourra-t-il atterrir pour serrer la main de M. le @Prefet976 ? pic.twitter.com/azbDBb3WEV
— SNSPP-PATS (@SNSPP_PATS) October 18, 2019
Les soldats du feu de Mayotte ont déclaré être "solidaires" de leurs "collègues de la Métropole et des DOM-TOM", qui "ont été victimes de jets de bombes lacrymogènes et balles venant de lanceurs de balles de défense" lors de la manifestation des pompiers, le 15 octobre dernier. A la fin de la mobilisation parisienne, au cours de laquelle les forces de l'ordre n'avaient pas hésité à tirer aux canons à eau et au gaz lacrymogène sur leurs collègues d'infortune dans les quartiers "sensibles", sur ordre du gouvernement, déclenchant  des affrontements entre sapeurs-pompiers et policiers faisant fait trois blessés.

"La sécurité adéquate pour l'aéronef de Monsieur le président de la République" ne sera pas assurée...

avion maron.jpg
Le Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels précise que ce geste de réprobation interviendra "une heure avant l'atterrissage jusqu'à quinze minutes après l'arrêt complet des moteurs et que leur activité à l'aéroport reprendra ensuite au complet. 

Les sapeurs-pompiers ajoutent cependant que les forces de l'ordre de Mayotte peuvent se charger de leur travail pour l'arrivée de l'avion de Macron.

Le président de la République fera face à d'autres mécontentements. 
Durant son passage sur l'île, la population mahoraise réclamera des mesures fortes pour lutter contre la pauvreté, l'immigration clandestine ou encore la saturation des services publics.

mardi 15 octobre 2019

Inédit avec Macron : à l'usure, les pompiers, poussés à se mobiliser dans la rue

Les forces de l'ordre n'hésitent pas à aller à l'affrontement avec les soldats du feu 

Pour réclamer moyens et sécurité, des centaines de sapeurs-pompiers en grève, venus de toute la France, se sont réunis  à Paris

Des centaines de pompiers venus de toute la France se sont réunis, mardi 15 octobre 2019 à Paris, pour réclamer plus de sécurité, une revalorisation de leurs salaires et le maintien de leurs retraites.
Des centaines de pompiers à Paris pour réclamer plus de sécurité, 
une revalorisation de leurs salaires et le maintien de leurs retraites 

Depuis juin 2019, des sapeurs-pompiers de toute la France déposent des préavis de grève, dénonçant leurs conditions de travail. D’autres manifestations ont déjà eu lieu ces derniers mois, notamment à Versailles (Yvelines).
Poussés à bout, comme les Gilets Jaunes, les exploitants agricoles ou les hospitaliers, ils sont rassemblés place de la République à Paris pour une manifestation d’envergure, mardi 15 octobre 2019. Le pouvoir macronien fait la sourde oreille à leurs revendications - plus de sécurité, une retraite assurée, une revalorisation de la prime du feu et des moyens. 
Parti de République en début d’après-midi, le cortège devait se disperser à Nation, vers 18 heures. Mais c'était sans compter avec les policiers...
Résultat de recherche d'images pour "canon eau policiers contre pompiers"
En milieu d’après-midi, lorsque la tête du cortège a tenté d'éviter les forces de police en quittant l’itinéraire, rue de Chaligny, en direction de la place de la Nation, les gendarmes leur ont barré la route et de vives tensions ont éclaté entre gendarmes et pompiers. Les premiers ont été renforcés par les CRS et ont fait usage d’un canon à eau et de gaz lacrymogènes. Les pompiers ont rétorqué avec des jets de projectiles et de fumigènes.
Au bout de quelques minutes, le calme est revenu et tous ont repris le chemin de Nation, où le cortège était resté. 

Les pompiers refusent de servir de punching-ball à la police et aux voyous

Image associée"On est là pour se faire entendre, alors on est venus pour une manif puissante et bruyante", tonne un gaillard de 29 ans, sapeur des Hauts-de-France. Il joint la parole aux actes en allumant un des innombrables pétards qui claquent, mardi midi, sur la place de la République enfumée par les fusées et fumigènes craqués.
Pompier depuis quatre ans, l'homme explique qu’un de ses collègues a été agressé, "début juillet en plein dans une intervention, et en même temps des copains se faisaient foncer dessus par un taré". Ces agressions ont eu lieu le 5 juillet. "On n’a pas signé pour être des punching-balls", martèle Mickaël. Les agressions dont les pompiers sont la cible font partie des griefs qui les amènent dans la rue mardi. 
Des pompiers mobilisés ont escaladé la statue de la Victoire,
place de la République, drapeaux en main. 

Aucun gréviste n’est convaincu par l’annonce du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner
Il souhaite les équiper de caméras piétons. "Foutaises, quand on se fait cogner c’est par derrière", tacle un autre pompier nordiste. 

Moyens, retraites, salaires : "La liste est longue !"

Vidéo. Manifestation des pompiers : des policiers s’excusent après les tensions"Ce qu’il nous faut, c’est des moyens", ne transige pas un soldat du feu. Comme les autres sapeurs-pompiers mobilisés, venus de 90% des Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) de France, soit 5% de grévistes selon Christophe Castaner
André Goretti, président du FA/SPP-PATS, premier syndicat sur neuf, a dénoncé 'les pompiers en sous-effectifs", surexploités pour des missions d’ambulances. Et le sauvetage de chats dans les arbres...
En tenue de travail et parfois grimés, les pompiers marchent de République à Nation.
En tenue de travail, les pompiers grévistes doivent parfois se grimer pour ne pas être reconnus et maltraités
Les pompiers attendent également du gouvernement – et des collectivités qui les financent – la revalorisation de leur prime de feu à 28% de leur salaire, contre 19% aujourd’hui, et le maintien de leur retraite.

"La liste est longue !" en effet...

mercredi 26 juin 2019

En colère, les sapeurs-pompiers sont en grève

Ils demandent plus de moyens face à une augmentation de leurs interventions et de l'insécurité

Les sapeurs-pompiers ont débuté leur grève ce mercredi 

Sept syndicats de pompiers ont déposé un préavis de grève à partir du 26 juin jusqu'au 31 août prochain.

"Le service public de secours est malade. On veut alerter les Français", a déclaré André Goretti, président de l'organisation FA/SPP-PATS, premier syndicat chez les 40.000 pompiers professionnels, affilié à la fédération autonome de la fonction publique territoriale, au nom des six autres (Fédération CGT Services Publics, Avenir-Secours, FO-SIS, SPASDIS-CFTC, CFDT Interco et UNSA-SDIS de France) ont déposé un préavis de grève à partir de demain jusqu'au 31 août prochain pour demander plus de moyens face à une augmentation de leurs interventions. 

Mercredi dernier, ces sept syndicats, qui représentent plus de 85 % des sapeurs-pompiers professionnels, ont adressé un courrier  au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dans lequel ils dénoncent "un déni de dialogue social" et "les politiques et projets néfastes du gouvernement".
"Considérant comme un déni de dialogue social l'absence de réponse de votre part, comme de la part de l'Association des départements de France et de l'Association des maires de France, à nos demandes formulées par courrier, et dans le cadre de nos rencontres stériles, et ce, depuis le 14 mars 2019, nos organisations syndicales représentatives ont décidé unanimement de déposer une série de préavis de grève", écrivent les syndicats dans le courrier adressé à Christophe Castaner.

Cinq revendications

Le retrait du projet de loi de transformation de la fonction publique
le maintien et le développement des libertés syndicales et démocratiques
la revalorisation significative de la prime de feu à hauteur des autres métiers à risques à 28 % minimum ; 
la garantie de la pérennité de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) 
et l'institution d'un dispositif de portabilité des droits pour les agents de la catégorie active et une meilleure prise en compte des préoccupations relatives aux questions de protection de la santé et de la sécurité pour les agents des Services départementaux d'incendie et de secours (temps de travail, dispositions adaptées face aux agressions subies par les sapeurs-pompiers, cancers liés à la toxicité des fumées, etc.) ; 
le recrutement massif d'emplois statutaires afin de répondre aux besoins des Sdis, Service départemental d’incendie et de secours.

"Il faut nous donner les moyens de réaliser nos missions, a expliqué André Goretti. Il y a un profond malaise au sein de la profession : nous devons répondre à une sur-sollicitation avec de moins en moins d'effectifs et de moyens, poursuit le responsable. Nous assumons de plus en plus de missions qui ne relèvent pas de nos compétences, à cause des manquements des services de l'état."

Cette grève intervient alors qu'ont eu lieu des agressions contre les pompiers.
Les pompiers sont en outre confrontés "à de plus en plus de violences verbales et parfois physiques", dénonce le responsable syndical. 

Création d’un groupe de travail ?
Pour Olivier Richefou, président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours, "le dialogue doit se poursuivre, " et les syndicats ont indiqué à Christophe Castaner que "pendant la durée du préavis, ils demeurent ouverts à toutes négociations favorables"
Le président du Conseil départemental de la Mayenne, qui avait déjà proposé aux syndicats la création d’un groupe de travail, envisage de reformuler cette proposition, demain mercredi. "Nous pourrons ainsi définir un calendrier et une méthode […] et conduire une réflexion plus large sur l’augmentation constante des missions de secours d’urgence aux personnes", a-t-il déclaré.

Pendant la grève, les pompiers restent soumis à une obligation de service minimum et assureront évidemment le secours des Français.

vendredi 15 janvier 2016

Aides sociales en Essonne: le successeur de Jérôme Guedj (PS) trouve les caisses vides

En état de détresse financière, l'Essonne ne sait pas comment payer les factures d'aides sociales

Le département de l'Essonne est dans l'impossibilité de procéder au paiement de l'aide sociale légale pour une partie de l'année 2015

L'ancien département du socialiste Jérôme Guedj ne pourra pas régler ses factures. Titulaire d'un DESS (diplôme d'études supérieures spécialisées) de droit public, gestion des collectivités locales délivré par l'Université Panthéon-Sorbonne, le nouveau président du département de Manuel Valls, François Durovray (LR), sait de quoi il parle dans une lettre aux associations de protection de l'enfance et aux établissements médico-sociaux pour les personnes âgées. Dans ce courrier, daté de la fin  décembre et révélé ce mercredi par Le Monde (qui ne communique pas sur l'origine de la fuite !), le président Les Républicains - confortablement élu avec 61,45 % des suffrages exprimés - propose d'étaler les versements sur les six prochaines années, avec les intérêts.

Les associations et établissements de services à domicile pourraient être fragilisés par ces manques de trésorerie.  
D'après les informations de l'organe officieux du PS (et propriété des hommes d'affaires socialistes P. Bergé, X. Niel et M. Pigasse), ces coupes concerneraient également le secteur des services à domicile, l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH). "C'est totalement ubuesque et inédit en France, on touche aux publics les plus fragiles", s'insurge Guillaume Quercy, directeur en Ile-de-France de l'Uriopss (Union régionale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux, au nombre de 23 en France, statut loi 1901). Or, cet arbitrage qui pourrait conduire les établissements concernés à plus de rigueur dans leur trésorerie, est la conséquence d'une gestion socialiste calamiteuse.
L’Essonne, le fief de l'actuel premier ministre, Manuel Valls, a bascule à droite après 40 ans de règne de la gauche, laquelle reste vindicative, dans un contexte d'incertitudes. Adopté en lecture définitive à l’Assemblée nationale le 17 décembre 2015, l'entrée en vigueur de la loi de modernisation du système de santé reste suspendue à la décision du Conseil Constitutionnel.

François Durovray pointe la gestion de Guedj, son prédécesseur

Scrabble des députés PS Thévenoud et Guedj 
pendant les travaux de l'Assemblée Nationale
Le président du conseil départemental de l'Essonne, élu LR et UDI à la tête du département en mars 2015 dénonce la dette d'un milliard d'euros, accumulée avant son mandat, par le joueur de Scrabble à l'Assemblée nationale. "Mon prédécesseur faisait de la cavalerie", révèle le président élu dès le premier tour, face à son adversaire socialiste, le président du Conseil général sortant, le socialiste Jérôme Guedj, par 28 voix contre 12.

"Faire de la cavalerie", c'est financer des actions avec de nouveaux emprunts servant sans cesse à rembourser les emprunts antérieurs, ce qui est irresponsable, singulièrement de la part d'un inspecteur général des affaires sociales, fût-il socialiste et donneur de leçons. 
D'autant que Guedj, né en 1972, exerça la fonction de gérant de la société J G Conseils, créée le 1er février 2006. Domiciliée à Massy, cette société -à responsabilité limitée- a eu (pendant neuf ans, jusque... 2015: radiée le 2 décembre, Jean-Pierre Guedj, né en 1942, kinésithérapeute à Massy, étant liquidateur de l'entreprise, CA: 48 000 € !) pour activité le "conseil aux collectivités locales, administrations publiques, associations, entreprises."
A défaut d'une certaine presse sélective, ce blog rappelle à l'opinion une affaire d’emprunt toxique précarisant le service départemental d’incendie et de secours... Or, fait unique en France, le président (LR) du département, finance la quasi-totalité du SDIS (service départemental d'incendie et de secours).
La Seine-Saint-Denis de Claude Bartolone connaît bien ce problème Après les jugements du TGI de Nanterre en faveur de la Seine-Saint-Denis et de Saint-Maur-des-Fossés en 2013, l’année 2014 a été marquée par la promulgation de la loi de validation des emprunts structurés à risque et par la mise en place d’un fonds de soutien. Le montant de ce dernier a été doublé, à 3 milliards d’euros sur 15 ans, début 2015 à la suite de l’envolée du franc suisse par rapport à l’euro qui a aggravé la situation de nombreuses collectivités détentrices d’emprunts toxiques indexés sur cette parité. 2015 était donc l’année du choix pour toutes les collectivités concernés par des produits financiers toxiques.Dans tous les cas, le feuilleton continue et les prochains jugements rendus seront à regarder de près.
Le socialiste n'argumente pas sur le fond, mais dénonce une "décision politique". La découverte de la nouvelle équipe n'a pas tardé à faire réagir l'ancien patron PS du Conseil général, Jérôme Guedj: "C'est de l'enfumage généralisé. Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage," polémique le conseiller départemental PS du canton de Massy, la mèche en bataille...

Lorsqu'il était maire de Montgeron, le président du CD n'appliquait pas la réforme des rythmes scolaires. En 2014, il s'est opposé à la réforme des rythmes scolaires et a dû relever la tarification des services scolaires (restaurants d'enfants, centre de loisirs, accueil périscolaire, classes de découverte ...) le 24 juin 2015, quand il a été contraint de la mettre en oeuvre, après avoir précisé qu'il n'a pas les moyens de la faire appliquer. Un effet de la décentralisation menée par Hollande et Marylise Lebranchu sur les cités-dortoirs dont la population d'employés n'est pas productrice de richesses. 

mercredi 6 juin 2012

Détournement de fonds: Christian Pierret (PS) placé en garde à vue

La Justice reprend son cours après la présidentielle...

L'ancien ministre socialiste, Christian Pierret, a été placé en garde à vue jeudi après avoir été interpellé à l'issue d'une audience au tribunal de Saint-Dié.

L'actuel maire de Saint-Dié-des-Vosges, Christian Pierret (1946),  a été placé en garde à vue jeudi, à Épinal, après avoir été interpellé dans une affaire portant sur des vacations fictives de sapeurs-pompiers, a-t-on appris auprès deTrois policiers ont publiquement invité M. Pierret à les suivre pour être entendu. 

Selon l'avocat de l'ex-secrétaire d'État chargé de l'Industrie (1997), Maître Gilles-Jean Portejoie, cette garde à vue intervient "dans le cadre d'un dossier différent de celui plaidé jeudi". Il s'agirait d'une affaire financière dans le cadre de la municipalité, a-t-on pudiquement indiqué "de bonne source".
Il est "difficilement compréhensible" que le "premier magistrat d'une commune, très présent dans sa ville, qui peut se rendre disponible à tout moment, puisse être interpellé dans de telles conditions", s'est indigné l'avocat.

L'interpellation de Ch. Pierret (ci-contre à droite), ancien conseiller aux Finances de Laurent Fabius  intervient au lendemain de la mise en examen pour "recel de détournements de fonds publics" de Jacky Homel, un ancien directeur de cabinet du maire de Saint-Dié. M. Homel, qui a été placé sous contrôle judiciaire, a été président de l'ARDIES, une agence para-municipale de développement industriel économique et social qui est au centre d'une information judiciaire pour escroquerie, ouverte en 2002.

L'audience de jeudi, à l'issue de laquelle M. Pierret a été interpellé, portait sur un dossier pour détournements de fonds publics instruit depuis trois ans. 
Trois pompiers sont accusés d'avoir touché le surplus de vacations forfaitaires majorées: le maire, alors secrétaire d'Etat à l'Industrie, est accusé d'avoir signé un certificat ordonnant de les payer sur le budget de la ville.

Le procès avait été reporté en janvier pour une éventuelle requalification pour escroquerie, suggérée par le Parquet mais qui n'a pas été retenue par le tribunal.
Jeudi, le procureur a requis trois mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende contre Christian Pierret à qui l'on reproche d'avoir signé en 1999 un certificat administratif confirmant que les sapeurs-pompiers devaient être rémunérés sur le budget de la ville.
Les détournements portent sur une somme totale d'environ 230 000 euros.

Un franc-tireur à abattre


Le député de Corrèze a profité de sa visite-éclair à Saint-Dié en mars dernier pour afficher son soutien à Jack Lang: le candidat de la présidentielle en avait profité pour afficher son soutien au parachuté du Pas-de-Calais qui s’apprête à briguer un nouveau siège parlementaire dans les Vosges en juin.

En septembre 2010, Ch. Pierret annonça sa candidature à la primaire présidentielle socialiste de 2011, se présentant comme un "social démocrate modéré."

En 2012, François Hollande à Saint-Dié ne pouvait ignorer les démêlés judiciaires de l'énarque Christian Pierret auquel il apportait son soutien.


Dans un entretien de mars 2010, Christian Pierret s'est déclaré proche des idées de Dominique Strauss-Kahn mais est alors resté très critique envers ses autres concurrents potentiels, déclarant qu' " il faut arrêter les petites formules comme le fait François Hollande ou ânonner des vieilles idées comme Martine Aubry ". Après s'être déclaré " réservé " quant à la candidature de Sa Cynique Majesté Royal (qui a, selon lui, " avancé sans ligne claire en 2007 "), cet élu franc-maçon a estimé que ses quatre principaux concurrents potentiels (Strauss-Kahn, Aubry, Royal et Hollande) étaient en train de " confisquer les primaires ".


Il lui manqua cependant quelques parrainages de maires de villes socialistes de plus de 10 000 habitants, ce qui ne lui permit pas de se porter candidat à la primaire. Raison officielle.


" C’est un saumon qui a su remonter tous les courants ", raille un bon connaisseur de l’homme, selon le dévoué Républicain Lorrain. Il reconnaît à ce maire actif une grande intelligence mais aussi son opportunisme, voire un aspect " un peu mégalo ". Poursuivi par la justice à plusieurs reprises (on parle de coups bas politiques, selon le quotidien régional), Christian Pierret a toujours été blanchi. Mais l’homme peut déplaire. Son rival local, le député UMP Gérard Cherpion se refuse ainsi à dire le fond de sa pensée le concernant… Mais c'est le Républicain Lorrain, propriété du Crédit Mutuel-CIC (dont EBRA, pour la presse régionale: Est républicain, Le Progrès, l'Alsace...), qui, en militant actif, l'affirmait en décembre 2010 et qui assume parfaitement son ridicule aujourd'hui... 
Puisqu'on vous dit que la presse est toute dédiée à la droite !