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lundi 20 avril 2020

Les JT mentionnent-ils les nouvelles violences de banlieues dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis

Le Covid-19 écrase l'information: une aubaine...

En même temps qu'elle nous serine avec son souci surfait du devenir des décrocheurs, la  presse relègue les nouvelles violences de banlieues

"Il n'y a pas eu d'affrontements avec les forces de l'ordre", dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis, a en revanche précisé la préfecture, alors que des tirs de mortier d'artifice ont été constatés, avec des répliques de tirs de LBD... 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, puis de vendredi à samedi de Pâques, des guet-apens visant des sapeurs pompiers et des policiers appelés à l'aide, suivis de tirs de mortier et des incendies avaient été signalés à Grigny, Essonne,principalement sur les réseaux sociaux 
Dans la nuit de dimanche à lundi, des incidents sporadiques ont éclaté, avec intervention de la police, notamment à Villeneuve-la-Garenne ou Aulnay-sous-Bois. 

Deux jours après, la tension était toujours vive en banlieue parisienne.

De nouveaux incidents sporadiques ont été constatés dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis. A Villeneuve-la-Garenne, de premiers tirs de mortier d'artifice ont été tirés peu avant minuit, rapporte l'Agence France-Presse. Les incidents avaient commencé un peu plus tôt dans la commune voisine d'Asnières, avec des tirs similaires.

Dans les Hauts-de-Seine, des feux de poubelles et de véhicules ont aussi été signalés, à Asnières et Nanterre.
En Seine-Saint-Denis, des poubelles ont été incendiées à Aulnay-sous-Bois et Saint-Denis vers 22 h 30. À Saint-Denis, la situation était redevenue plus calme peu après 23 heures, a indiqué la préfecture. "Il n'y a pas eu d'affrontements avec les forces de l'ordre", a précisé la préfecture.

Sept personnes interpellées dans la nuit de dimanche à lundi

A Villeneuve-la-Garenne, l'accident d'un motard circulant sans casque sur une moto de cross a mis le feu aux poudres, dans les Hauts-de-Seine, samedi soir. Il a eu la jambe fracturée après avoir percuté la portière d'un véhicule de police banalisé qui se trouvait à l'arrêt à un feu rouge. L'accident a rapidement enflammé les réseaux sociaux, alimentés par des vidéos de témoins dénonçant une "bavure" policière et a provoqué des échauffourées dans la ville le soir même.
L'accident a provoqué la mise en place d'un important dispositif policier, en plein confinement de lutte contre l'épidémie de coronavirus, à Villeneuve-la-Garenne (commune de centre droit depuis 1953), dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 avril.

Sur l'ensemble de l'Ile-de-France, une quinzaine de voitures et une cinquantaine de poubelles ont été incendiées

Au total, sept personnes ont été interpellées par la police en Seine-Saint-Denis. Au moins quatre d'entre elles étaient toujours en garde à vue lundi en fin de journée, selon le Parquet de Bobigny.

Saisine de l'IGPN. 
Sur le volet de l'accident de Villeneuve-la-Garenne, une enquête a été ouverte par le Parquet de Nanterre pour en déterminer les circonstances exactes, qui font l'objet de versions contradictoires. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la 'police des polices') a également été saisie. 
Les policiers ont ouvert la portière pour procéder au contrôle du motard déconfiné et sans casque - qui roulait à vive allureassurent les forces de l'ordre assermentées. L'individu aurait manqué de renverser l'un d'eux avant de percuter leur voiture.
Mais le contrevenant accidenté nie les faits. "Mon client me garantit qu'il n'y avait personne à l'extérieur de la voiture", réfute l'avocat du motard, Maître Stéphane Gas (cabinet Lucas Minkowski à ... Paris 17e, mais avenue de Clichy )qui a déposé une plainte lundi contre les policiers. "Il a vu une voiture noire et, au dernier moment, la porte s'ouvrir. Il a eu le temps d'appuyer sur le frein, mais il était déjà dans la portière", ajoute-t-il, expliquant que son client roulait, selon lui, entre 70 et 80 km/h, en ville.

"Il est manifeste que le policier à l'origine de cette manœuvre a délibérément cherché, si ce n'est à faire tomber, a minima à gêner la progression", peut-on lire dans la plainte. Selon les premiers éléments de l'enquête fournis par le parquet, "le motard, qui arrivait par l'arrière en cherchant d'abord à dépasser le véhicule par la gauche, a changé de trajectoire pour finalement doubler le véhicule arrêté par la droite, au mépris des règles du Code de la route, et est venu percuter la portière avant droite, en cours d'ouverture". Opéré pour une fracture du fémur dans la nuit de samedi à dimanche, le trentenaire - dont l'identité n'est pas révélée - a été transféré dans un hôpital parisien lundi pour une seconde intervention.

vendredi 28 février 2020

Incendie à Strasbourg : deux personnes en garde à vue

La piste criminelle désormais "privilégiée"

L
es enquêteurs privilégient clairement la piste criminelle



Ils écartent la thèse de l'accident dans l'incendie d'immeuble qui a fait cinq morts et sept blessés à Strasbourg dans la nuit de mercredi à jeudi, même si la garde à vue des deux suspects interpellés peu après a été levée.
"Une seconde expertise privilégie la piste criminelle", a déclaré "une source (innommable?) proche du dossier" , alors que le Parquet a annoncé que les deux hommes ont été remis en liberté vendredi 28 février "faute d'indices graves ou concordants suffisants justifiant en l'état leur défèrement".
Faut-il comprendre qu'ils appartienne à une communauté totémisée par les groupes de pression de gauche (radicale)?

Le Parquet  précise que l'enquête sera confiée à deux juges d'instruction qui seront saisis d'une information judiciaire ouverte contre X pour «destructions» et «dégradations volontaires des biens d'autrui par l'effet d'un incendie» ayant "entraîné la mort de 5 personnes", des qualifications "criminelles", mais un "mode opératoire" des juges  qui  laissant présager un rapport d'experts psychiatriques suggérant un...déséquilibre ! 

Le représentant du ministère de la Justice avait commencé par envisager "l'hypothèse d'une simple défaillance électrique," selon les premières observations. La presse locale lui avait fait écho, alors qu'il est de notoriété publique que l'immeuble  connaît une activité souterraine que le préfet aurait dû contrôler... 

"Aucun désordre électrique (n'a) été mis en évidence à ce stade," a fini par Parquet de Strasbourg  le  admettre par les investigations des experts, avait fait valoir le Parquet. L'enquête, confiée dans un premier temps à la Sûreté départementale, associe désormais la Police judiciaire de Strasbourg "en raison de la complexité des investigations à mener", avait ajouté la magistrate en termes qui n'accrédite aucune volonté de transparence.

Que sait-on des gardés à vue ? Rien !

On saura que le sinistre a mobilisé 48 sapeurs-pompiers et 23 engins. Seules traces du drame sur la façade de l'immeuble jeudi au petit matin: des traînées noires au niveau du troisième étage, autour de fenêtres grandes ouvertes. 
Sur place, la journaliste Caroline Arnold révèle que les "deux hommes" interpellés vers 1h30 du matin, tout près de l'immeuble "seraient connus des services de police. Ils ont été "placés en garde à vue pour vérifications", précise-t-elle.
Des habitants auraient signalé des problèmes sur un boîtier électrique de l'immeuble, ajoute-t-elle. "Alors, incendie accidentel ou d'origine criminelle ? Impossible pour l'heure de le dire", conclut la journaliste. 

On ne saura rien des incendiaires, leur âge, leur genre et encore moins leur origine...
En revanche, si les familles attendent toujours les informations qui comptent pour elles, la Justice ne renseigne pas les Français et cultive le flou. Trois hommes et deux femmes ont péri dans l'incendie qui s'est déclenché vers 01h00 jeudi dans un immeuble des années 70 du quartier de la gare de Strasbourg, et sept autres personnes ont été hospitalisées en "urgence relative". Selon la procureure, les cinq corps sans vie ont été découverts "à l'intérieur (de l'immeuble) et principalement dans la cage d'escalier" par les sapeurs-pompiers.

Les personnes décédées sont un homme de 30 ans, un autre âgé d'une trentaine d'années et un troisième de 45 ans ainsi qu'une femme de 25 ans et une autre d'environ 70 ans, avait indiqué dans un premier temps le directeur de cabinet de la préfecture de la Région Grand Est, Dominique Schuffenecker. Mais le Parquet avait souligné que les victimes étaient encore en cours d'identification formelle à l'Institut médico-légal de Strasbourg, comme si elles n'étaient i connues ni des services de police, ni de ceux du ministère des Affaires étrangères. Comme les individus aux mains de la justice?
Parmi les sept blessés hospitalisés, dont la vie n'est pas en danger, figure une femme enceinte.

Le nom du gestionnaire des copropriétés de cet immeuble nous importe peu, mais il sest livré. Yves Reutenauer a évoqué jeudi la présence de "trafics" dans l'immeuble, qui abrite essentiellement des studios et des deux-pièces en location et où un système de vidéosurveillance avait été installé.
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mardi 18 février 2020

Ce qu'on peut dire d'Alexandra de Taddeo, ex-compagne de Griveaux

L'actuelle compagne de Piotr Pavlenski eet en garde à vue, dans l'attente de sa mise en examen probable

En garde à vue depuis samedi, l’étudiante de 29 ans aurait été la destinataire des sex-tapes de Benjamin Griveaux, datant de mai 2018




Un black-out s'est abattu sur la jeune femme.
Depuis que Benjamin Griveaux a abandonné précipitamment la campagne LREM pour les municipales à Paris, à la suite de la publication de vidéos sexuelles intimes à caractère pornographique en solitaire,
l'activiste russe, Piotr Pavlenski, et sa compagne, Alexandra De Taddeo, ont été placés en garde à vue. Ce mardi, une information judiciaire a été ouverte à leur encontre.

Elle était "avocate originaire de Metz" (selon CNews,  à gauche sur la photo où elle est la seule femme), mais c'est un autre avocat, maître Juan Branco, un proche (homme à la petite moustache, ci-dessus) qui est convoqué par le bâtonnier de l'ordre, puisque, selon les sources, elle n'est plus elle-même qu'étudiante en droit, tandis que LinkedIn bloque les informations sur son compte.

Elle est à l'évidence un chaînon entre Benjamin Griveaux et Piotr Pavlenski
l’activiste russe qui assume avoir diffusé les vidéos intimes clips de masturbation du désormais ex-candidat à la mairie de Paris. Alexandra de Taddeo, "brillante étudiante" en droit de 29 ans, ce qui n'est plus un âge ni de précocité, ni d'excellence, est soupçonnée d’avoir été la destinataire originelle des sextos porno du proche collaborateur de Macron, a été placée en garde à vue samedi pour "atteinte à l’intimité de la vie privée" et "diffusion sans l’accord de la personne d’images à caractère sexuel", dans le cadre de l’enquête ouverte samedi à la suite du dépôt d’une plainte contre X de l’ancien porte-parole du gouvernement Philippe, dont le successeur à la Mairie du Havre, 51 ans, Luc Lemonnier,  est également tombé pour des sextos de nudité à caractère de harcèlement sexuel visant plusieurs femmes, sans leur consentement, ce qui fait craindre une épidémie en macronieA l'origine de ces accusations, la femme a écopé d'un rappel à la loi pour avoir diffusé ces mêmes photos auprès d'élus. Aucune charge n'a été retenue contre le maire du Havre ni pour  pour exhibitionnisme, ni pour harcèlement sexuel.

Les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) à Paris vont, entre autres, chercher à déterminer si c’est elle qui a transmis volontairement les vidéos intimes de Benjamin Griveaux qu’elle détenait, et dans quel but, à l’activiste russe anti-Poutine, dont elle partagerait actuellement la vie depuis plusieurs mois.

La jeune femme avoue désormais être "dépassée par l’ampleur des faits," rapporte le journal Le Parisien. Face aux enquêteurs, dimanche, elle aurait assuré avoir agi pour des motifs personnels. "Elle a expliqué qu’elle n’était pas vraiment sur un acte politique comme son compagnon, mais plutôt sur une ligne personnelle", écrit Le Parisien, qui évoque "une forme de vengeance" à l’encontre de Benjamin Griveaux avec qui une simple "correspondance intime" se serait nouée sur les réseaux sociaux au printemps 2018, alors qu’il était secrétaire d’Etat et marié (père de deux enfants). La correspondance aurait cessé quelques mois plus tard après au moins une rencontre physique, rapporte le journal du groupe Les Echos-Le Parisien détenu par LVMH (propriété de Bernard Arnault, beau-père de Xavier Niel (propriétaire de Free et copropriétaire du groupe Le Monde - Courrier international, Télérama, etc -)), et accusé d'avoir fait espionner François Ruffin (LFI) et les journalistes de son journal, Fakir, en 2025 et 2016).

A l’époque, Alexandra de Taddeo n’était pas encore en couple avec l’activiste russe – qu’elle aurait rencontré en janvier 2019. 
Une question demeure : pourquoi ces sex-tapes filmées et envoyées par Griveaux - par messagerie cryptée 'Messenger' (système de messagerie instantanée de discussions et de vidéos créé par la société Facebook et incorporé au réseau social Facebook) -  ont-elles été conservées par Alexandra de Taddeo ? Selon les premiers éléments de l’enquête, les messages et vidéos transmis par Benjamin Griveaux étaient censés s’effacer systématiquement une minute après leur lecture mais ont été enregistrées dans "Fichier' sur le téléphone de la jeune femme ou transférées (notamment vers WhatsApp et, delà, à n'importe quel ami en France ou à l'étranger. 

Son compagnon, réfugié politique en France depuis janvier 2017, est placé lui aussi en garde à vue ce week-end.
Bien que titulaire d'un casier judiciaire chargé, le demandeur d'asile Piotr Pavlenski a obtenu son statut du socialiste Bernard Cazeneuve alors premier ministre, via l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides), un établissement public administratif dirigé par le conseiller d'Etat Julien Boucher et placé sous tutelle du ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl.

"Pavlenski n'est pas son petit ami officiel", assurent les parents de la jeune harcelée 

"Soit elle est inconsciente, soit elle s'est fait manipuler", assurent les parents d'Alexandra de Taddeo sur franceinfo, chaîne gouvernementale, alors que la mise en examen des deux suspects n'est qu'une question d'heures dans le cadre de l’enquête ouverte samedi à la suite du dépôt d’une plainte contre X de l'acteur-réalisateur des sex-tapes,  Benjamin Griveaux.


"Elle est loin d'être une anarchiste," juent les parents.
Son père, Francis de Taddeo (ex-entraîneur du FC Metz en 2001 et entre 2006 et 2007) raconte qu'elle n'est pas en rupture familiale. "Piotr Pavlenski n'est pas son petit ami officiel, c'est une connaissance qui a émergée récemment dans sa vie", ont aussi assuré ses parents. "Ce garçon n'est pas notre tasse de thé (...) Soit elle est inconsciente, soit elle s'est fait manipuler."

L'artiste politique russe a affirmé être à l’origine de la mise en ligne desdites vidéos porno pour dénoncer l’ "hypocrisie" de Benjamin Griveaux. 

Noeud de l'affaire, cette tête de liste LREM "a utilisé sa famille en se présentant en icône pour tous les pères et maris de Paris, gronde-t-il. Il a fait de la propagande des valeurs familiales traditionnelles", dénonce Piotr Pavlenski. Cette justification est " grotesque", a rétorqué le lendemain l’avocat de Benjamin Griveaux, Richard Malka.
"J’ai rarement vu personnalité plus cynique. On est dans une imposture absolue, avec des pseudo-artistes qui considèrent qu’ils sont dans une dictature et donnent des leçons de morale", a accusé Richard Malka sur LCI, qui est pourtant défenseur de Dominique Strauss-Kahn ou de Caroline Fourest (dans son procès contre Rabia Bentot, une jeune fille voilée dont l'agression à Argenteuil avait été mise en doute par la polémiste), et avocat du journal Charlie Hebdo.

L'avocat alimente le fantasme du complot.
Il dit en effet ses doutes que Piotr Pavlenski soit le seul responsable de la diffusion des sex-tapes sordides. 
"Clairement, je ne crois pas du tout qu’il ait agi tout seul", a-t-il soupçonné, sans preuve et en renvoyant à l’enquête ouverte par le parquet.

mardi 14 janvier 2020

L'agresseur d'Adèle Haenel, placé en garde à vue; les parents, laissés tranquilles

Le réalisateur Christophe Ruggia, accusé d'agressions sexuelles par l'actrice Adèle Haenel, placé en garde à vue, sans que les parents de la mineure ne soient placés face à leurs responsabilités 

Vingt ans après les faits, l'actrice de 31 ans a accusé le cinéaste d'"attouchements" et de "harcèlement sexuel" lorsqu'elle était âgée de... 12 à 15 ans.


C'est Mediapart qui, en novembre, s'était fait caisse de résonance aux dires de l'actrice, soi-disant suite à "une longue enquête"... Le site révolutionnaire trotskiste diffuse alors un long entretien à charge, filmé avec l'actrice, mais sans que soit donné la parole à la défense.

Le réalisateur Christophe Ruggia a été placé en garde à vue, mardi 14 janvier, indique le Parquet de Paris. 

A droite ci-contre, au côté de sa compagne, la réalisatrice Céline Sciamma, l'actrice, a déposé plainte et une enquête a été ouverte des chefs d'"agressions sexuelles sur mineure de 15 ans par personne ayant autorité" et de "harcèlement sexuel". Alors qu'initialement elle ne souhaitait pas le faire, l'actrice a finalement décidé de s'engager "activement dans cette procédure, considérant qu'il est de sa responsabilité de justiciable comme de personnalité publique d'y prendre part", ont expliqué ses avocats.

Le cinéaste de 54 ans avait d'abord nié toute agression, reconnaissant cependant avoir "commis l'erreur de jouer les pygmalions". Il avait alors demandé à l'actrice de lui "pardonner". Il a par la suite contre-attaqué dans les pages de Marianne, arguant qu'Adèle Haenel souhaite se venger de lui, car il lui a  refusé un film.

Les parents de la plaignante sont-ils inquiétés pour défaut de protection d'enfant mineure à charge

Son père et sa mère sont des intellectuels qui ne pouvaient rien ignorer des dangers auxquels leur fille mineure pouvait être exposée dans un milieu et à une époque libertaire : son père est un traducteur autrichien et sa mère, enseignante.
Dès l'âge de 5 ans, les parents autorisèrent ou encouragèrent des activités théâtrales : durant ses études, elle suivit en parallèle des cours de théâtre et entra en classe préparatoire économique et commerciale au lycée Montaigne, situé à Paris dans le Quartier latin. Elle échoua aux concours, mais poursuivit des études de sociologie et d'économie à l'université. 
Eprouvant également peu d'appétence pour une vie de cadre en entreprise, ou simplement pour des horaires contraints de travail, l'artiste déclara : "Je n’ai pas de mépris pour les gens qui choisissent cette vie. […] Ma chance a été de faire du cinéma, de rencontrer des gens qui m’ont sortie de l’horizon bouché qui consistait à penser que l’espoir de ma vie était un CDI."

Sa compagne lui procure des rôles dans chacun de ses films. Du tout cuit.

mardi 24 septembre 2019

Déjà 3.000 Gilets Jaunes condamnés, dont un millier à de la prison ferme

La clémence des juges ne s'applique pas aux Gilets jaunes : seulement aux politiciens.
Et aux policiers ?

Les juges s'exposent à l'accusation de "justice expéditive" et politique

Un Gilet Jaune nargue des membres de la compagnie républicaine de sécurité,
 à Bordeaux le 23 mars 2019
Les juges ont eu à se prononcer à chaud sur des milliers de comparutions immédiates. Et il en résulte 3.000 condamnations de Gilets jaunes au cours de l'hiver et jusqu'au printemps, alors qu'autant de membres du Black bloc échappent aux rigueurs de la justice. 

Ce que les organes de presse institutionnelle taisent est révélé par le site Bastamag ! La crise sociale est clairement réprimée par les tirs tendus de LBD et, que les manifestants soient jetés à terre, mutilés ou non, gazés ou non, au nom du maintien de l'ordre. Le site militant, très marqué à gauche, précise qu'un tiers de ces condamnations ont été assorties de prison ferme pour les prévenus.
Manifestant éborgné en 2016 : un CRS renvoyé aux Assises;
les syndicats de police montent au créneau
440 mandats de dépôts avaient également été prononcés au mois de juillet 2019, ajoute Bastamag, citant sa source (le site Streetpress), c'est-à-dire que les prévenus ont été conduits directement du tribunal en prison, sans espoir d'aménagement de peine, consécutivement à leurs comparutions, généralement immédiates, dès le prononcé de la décision du juge, isolé, mais tout puissant.

Selon les informations du journal Le Monde, au mois de juillet à Paris, où ont eu lieu les manifestations parmi les plus mémorables en termes de participation, le Parquet a engagé des poursuites à l'encontre de 626 personnes après que 3.000 gardes à vue ont été prononcées.
Le site Bastamag ! s'est livré à une enquête pointue qui recense un premier échantillon de 300 condamnations à de la prison ferme ou avec sursis. 
Parmi elles, les journalistes ont constaté une majorité de condamnations en lien avec des violences présumées contre les forces de l'ordre et des dégradations. Le media en ligne cite une avocate au barreau de Lille, Muriel Ruef, qui défend de nombreux Gilets jaunes devant la justice. Elle décrit la stratégie mise en place par le Parquet, des magistrats nommés par le ministère de la Justice: "Ce sont souvent des gens qui n’ont pas de casier. Les condamnations ne sont pas délirantes. Mais il y a une sorte de systématisation à partir de la seule parole de la police. Les condamnations ne sont pas sévères, ça ne pousse pas à faire appel.
Il convient également de noter que, pour les peines de prison ferme sans mandat de dépôt, une grande partie des condamnés verront leurs peines aménagées sans connaître l'univers carcéral, le bracelet électronique étant préféré dans ces cas.
Le 4 juin dernier au tribunal de Grande Instance de Paris, le Gilet jaune interpellé avait tenté d'expliquer sa détermination à manifester, pour la première fois le 1er décembre 2018 à Paris, lorsqu'il a été interpellé et aurait résisté à cette interpellation. Pour un policier d'intervention alors "blessé au bras", combien de mutilés ?

Antoine B@AntoineLaBoite
"Grosses merdes, vous êtes des fdp, vous allez cramer", un GJ est jugé au TGI de Paris pour avoir insulté et agressé des policiers sur les Champs-Elysées le 1er décembre. L'intéressé conteste et explique sa présence ce jour-là par sa situation sociale (ouvrier menacé de PSE).
Le prévenu avait notamment évoqué un plan social économique dans son entreprise. Il s'agissait d'un ouvrier venu du département de la Seine-Maritime et qui vit en concubinage, parent d'un enfant de trois ans, menacé par la perte d'emploi et avec un crédit bancaire à rembourser. Mais où sont passés les "juges rouges"? Pourquoi ne sont-ils pas désignés ?
L' "état de nécessité", c'est pour les écologistes "décrocheurs"...

mercredi 26 juin 2019

Garde à vue : un proche d'Edouard Philippe est relâché en se faisant passer pour un conseiller du premier ministre

Un trafic d'influences franco-marocain : nouvelle affaire Benalla ?

Quand la police ne vérifie pas plus ses informations que la presse, ses sources


Le "monde nouveau" de Macron, celui des faveurs et privilèges,  à l'encontre de la règle ou du droit.
Il est environ 19h30, dimanche 23 juin à Darnétal dans la banlieue de Rouen, lorsqu’un policier - en civil et hors service - remarque un individu au moment où il ouvre avec son badge le portail de la résidence privée Gustave-Flaubert - sécurisée par un portail automatique - qu'il habite, mais constate que l'inconnu en a profité pour pénétrer derrière lui dans le garage du fonctionnaire de police affecté à la compagnie républicaine de sécurité (CRS) n° 31.


Fort de ce que la résidence avait fait l’objet de dégradations et que certaines voitures avaient été fracturées, le policier est vigilant. Il décide donc de se porter à la hauteur de l’intrus et lui demande de s'identifier et de justifier sa présence à l'intérieur. L’inconnu lui demande pourquoi. Le policier lui explique que, s’il n’habite pas là, il n’a rien à y faire. "Tu me dis ça parce que je suis un arabe", aurait insinué l’individu.

Khalid Bouksib, dirigeant franco-marocain de la société de formation et de conseil KB Conseil, est alors chargé de promouvoir la signature d’un protocole d’amitié entre Tanger et Le Havre,
ville dont Edouard Philippe est encore le maire

Fort de ce que la résidence avait fait l’objet de dégradations et que certaines voitures avaient été fracturées, le policier est vigilant. Il décide donc de se porter à la hauteur de l’intrus et lui demande de s'identifier et de justifier sa présence à l'intérieur. L’inconnu lui demande pourquoi. Le policier lui explique que, s’il n’habite pas là, il n’a rien à y faire. "Tu me dis ça parce que je suis un arabe", aurait insinué l’individu.

"Tu ne sais pas qui je suis !"
Le policier informe l'homme qui s’énerve et vocifère qu’il va prendre son portable et le filmer. L’homme attrape le téléphone qui tombe au sol et se casse. Le fonctionnaire décline alors sa qualité professionnelle, ce qui a pour conséquence d’énerver encore plus l’inconnu, qui l’insulte et lui assène trois coups de poing au visage. Sans doute, les coups d'un boxeur, même amateur, ne font mal que lorsqu'ils sont porté par un sympathisant des Gilets jaunes, tel Christophe Dettinger...



Image associée
Franco-marocain du 9.3, le marketeur
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Toujours selon ses déclarations, le policier le maintient à distance tant qu’il peut, tout en demandant à deux témoins, qui ont filmé la scène, de composer le 17. Le policier déclare à l’inconnu qu’il va rester avec lui jusqu’à ce que ses collègues arrivent. L’homme lâche : "Tu ne sais pas qui je suis; tu ne sais pas à qui tu as affaire !".

Quand les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) arrivent, ils l’interpellent sans difficulté. Il est placé en garde à vue du chef de "violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique", précise Pascal Prache, procureur de la République de Rouen. L’enquête révèle que l’inconnu, qui s’appelle Khalid Bouksib, se rendait chez ses parents, qui habitent dans la résidence du CRS.

La suite de l'altercation est symptomatique de l'état du "monde nouveau" de Macron



Or, pendant sa garde à vue, Khalid Bouksib aurait déclaré faire du "conseil en communication et en diplomatie auprès du gouvernement, et particulièrement pour le premier ministre" et qu’il devait se rendre au Havre ce lundi 24 juin pour participer à la visite officielle de Dmitri Medvedev reçu par Edouard Philippe.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître", confie une source proche du dossier, à 5 h 30, la garde à vue de Khalid Bouksib a été levée sur décision du magistrat du parquet de Rouen, après un rapport de l’officier de police de permanence.
Pour obtenir sa libération anticipée de garde à vue, il a donc suffi à ce Franco-marocain - comme Najat Vallaud-Belkacem ou Alexandre Benalla - de faire croire à sa participation à la visite de Dmitri Medvedev en tant que conseiller "diplomatie et communication» auprès du Premier ministre, fonction dont il ne dispose pas.du commissariat quelques heures avant la fin d, un proche du Premier ministre français a appliqué une astuce, révélée par Mediapart.


Le groupe Transdev (transports) appartient à 
la Caisse des Dépôts et consignations, qui 
exerce des activités d'intérêt général pour l'Etat
"Il faut être clair. Le mis en cause n’aurait jamais dû être relâché, la garde à vue aurait dû continuer afin d’établir les circonstances exactes des faits", poursuit la même source. "L’officier et le magistrat ont péché par naïveté ou par excès de zèle [?]. Ils se sont fait embobiner [?]. M. Bouksib connaît peut-être  [? voir la photo 1] Edouard Philippe, mais il n’a aucune fonction officielle auprès du Premier ministre. Et quand bien même il aurait eu un rôle, il aurait dû rester en garde à vue". Il ne figurait pas sur la liste des invités lors de la visite officielle de Dmitri Medvedev. S’il n’apparaît dans aucun organigramme, Khalid Bouksib semble en effet bien connaître l’ancien maire du Havre. L’homme, né à Mont-Saint-Aignan en 1980, à la tête d’une société de consulting, expert dans les relations entre la France et le Maroc, a contact avec Edouard Philippe. Ils ont pu d’ailleurs boxer ensemble à plusieurs reprises au Havre. Un Rouennais, qui « a déjeuné avec lui deux ou trois fois », se confie : « C’est quelqu’un de très bien, de très gentil, de très intelligent. Je tombe des nues, cela ne lui ressemble pas du tout. Oui il connaît bien Edouard Philippe ».


"Mon client n’a jamais dit qu’il travaillait à Matignon"...

La défense de Bouksib a contesté la version des faits de Mediapart, évoquant une provocation de la part du policier et une réaction de défense.
Résultat de recherche d'images pour "Khalid Bouksib boxe"

Mediapart, qui révèle l’affaire, a obtenu le témoignage de l’avocate parisienne de Khalid Bouksib, Me Isabelle Pinto, lundi. La version n’est pas la même : "Il s’est défendu d’une provocation et d’une agression d’un policier qui était en tongs et l’empêchait de circuler librement. Cette histoire n’est pas claire !". L’avocate ajoute : "Mon client n’a jamais dit qu’il travaillait à Matignon. Il n’a jamais évoqué cette qualité (...). C’est une relation professionnelle et un ami d’Edouard Philippe, mais pas un collaborateur".

Depuis lundi matin, le Service régional de police judiciaire de Rouen est saisi de l’enquête. "Les investigations se poursuivent notamment pour établir si la qualité de policier était connue lors des violences exercées. L’ITT sera prochainement déterminée", déclare le procureur Pascal Prache. Khalid Bouksib a été convoqué ce mardi matin par les enquêteurs. Il estbel et bien en garde à vue à nouveau.

Garde à vue prolongée
Sa garde à vue a été prolongée mardi soir par le parquet de Rouen. Il pourrait être poursuivi à l’issue de son interrogatoire pour des "violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique". Jointe par téléphone, la direction de la police judiciaire "ne souhaite faire aucun commentaire"... Me Grégoire Leclerc, avocat rouennais qui assure désormais la défense de Khalid Bouksib, a indiqué qu’il s’exprimera mercredi 26 juin.

Par ailleurs, Matignon jure mardi que "cette personne n’a absolument aucune fonction au cabinet du Premier ministre. Le Premier ministre a effectivement eu des relations cordiales avec M. Bouksib quand il était maire du Havre. Il trouverait totalement inacceptable que celui-ci puisse s’en prévaloir pour espérer obtenir un quelconque passe-droit".

Khalid Bouksib, qui pratique la boxe avec Edouard Philippe, mais ils ne se connaissent pas vraiment : l'Edouard a-t-il pris un mauvais coup qui lui a ébranlé le cerveau et altéré ses facultés ?

Quant à la police de Castaner, est-elle corruptible ?
La prévarication est un grave manquement d'un fonctionnaire (un procureur, un préfet, etc...), d'un homme d'Etat, aux devoirs de sa charge (abus d'autorité, détournement de fonds publics, concussion).

mardi 23 avril 2019

RSF et SNJ dénoncent des atteintes à la liberté d'informer dans la France de Macron

L'Acte 23 des Gilets jaunes a été l'occasion de règlements de comptes de l'Etat avec la presse non alignée

Après des incidents avec les forces de l'ordre, le Syndicat national des journalistes (SNJ) et Reporters dans frontières (RSF) font état d'atteintes à la liberté d'informer.

Résultat de recherche d'images pour "Gaspard Glanz"
Deux journalistes en garde à vue, plusieurs touchés par des grenades de désencerclement… Le Syndicat national des journalistes (SNJ) et Reporters sans frontières​ (RSF) ont dénoncé dimanche des atteintes à la liberté d’informer après des incidents entre forces de l’ordre et journalistes samedi lors de l’acte 23 des Gilets jaunes. "Il y a eu plusieurs interpellations de journalistes et d’autres incidents", a révélé Vincent Lanier, premier secrétaire national du SNJ, suite notamment à l’interpellation de deux reporters indépendants à Paris, Gaspard Glanz et Alexis Kraland (reporter indépendant de 'Street Politics').

Ces deux poils à gratter de Macron ont été placés en garde à vue samedi, notamment pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations", selon le Parquet de Paris.
COMMUNIQUÉS DE PRESSE
23e samedi des Gilets Jaunes : respectez la liberté de manifester et d’informer !

A la veille du 23e samedi de manifestations des Gilets Jaunes, le syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, constate :
- que le gouvernement n’a toujours pas proposé de solution politique en réponse aux revendications sociales des femmes et des hommes qui manifestent depuis plus de cinq mois dans notre pays ;
- que les manifestant(e)s sont soumis(e)s à des entraves dans leurs droits constitutionnels ;
- que les forces de police et de gendarmerie utilisent des matériels dangereux à l'encontre des citoyen(ne)s ;
- que loin de laisser la presse faire son travail, de nombreux témoignages (comme la semaine dernière à Toulouse) démontrent que les forces de l’ordre agissent brutalement contre les journalistes, comme en témoignent les 62 signalements effectués par notre confrère David Dufresne.
Le SNJ rappelle qu’il est aux côtés des journalistes victimes et interpelle les ministres concernés :
La France ne doit pas devenir un pays de non-droits.
Respectez et faites respecter la liberté de manifester et d’informer !
Paris, le 19 Avril 2019
"Assurer la sécurité des manifestants et des journalistes"
Le ministère de l’Intérieur répète à l'envi que "les forces de l’ordre sont mobilisées chaque samedi pour empêcher les violences, assurer la sécurité des manifestants, mais aussi celle des journalistes, régulièrement – et ce samedi encore – prises à partie. Si des journalistes sont interpellés – ce qui peut arriver – ils ne le sont évidemment pas ès qualités mais en raison des infractions relevées" (déclaration du dimanche 21 avril) .

"Une pente très dangereuse"
"On commence à se poser des questions : est-ce qu’il n’y a pas une volonté déterminée d’intimider notamment les photographes sur le terrain ? On a l’impression que certains sont ciblés", a dénoncé Vincent Lanier du SNJ. "Il y a des tensions, c’est vrai, sur le terrain entre des policiers et des photographes, mais de là à interpeller, il y a un gros problème. On est sur une pente très dangereuse par rapport à la liberté d’informer, c’est la liberté de la presse qui est menacée", a-t-il insisté. 
La question est de savoir si ils ont reçu des consignes de leur hiérarchie et à quel niveau supérieur.

"Le nombre d’incidents depuis le début du mouvement des Gilets jaunes qui visent autant des journalistes professionnels et non professionnels clairement identifiés "Presse" au moment où ils sont en train de filmer ou photographier entrave le travail de la presse et limite de facto la captation d’images de ces événements qui sont par nature d’un intérêt crucial pour le public" [et la démocratie], a de son côté regretté Catherine Monnet, rédactrice en chef adjointe à RSF. "Cela va à l’encontre du droit et de la liberté fondamentale d’informer. 
Les journalistes doivent pouvoir couvrir librement ces manifestations afin de pouvoir rapporter leur déroulement et les agissements des manifestants comme celui des forces de l’ordre", a-t-elle rappelé.

Plusieurs journalistes blessés

Plusieurs journalistes ont été blessés samedi lors des manifestations, alors que les anarcho-révolutionnaires du Black bloc s'étaient très peu mobilisés. 21 personnes ont été interpellées à titre préventif et placées en garde à vue.

En milieu d'après-midi, la police avait procédé à Paris à 189 interpellations et à plus de 17.500 contrôles préventifs, selon la préfecture. 
A 16h, 122 personnes avaient été placées en garde à vue dans la capitale, dont 4 mineurs.


Communiqué :
Lors de la 22e journée de mobilisation à Toulouse samedi 13 avril, la répression policière a été d’une forte intensité.
La presse a été particulièrement ciblée.
SEPT journalistes ont été la cible de violences physiques de la part de la police et des CRS.

Une journaliste de TVBruits a été blessée à la tête par une grenade lacrymogène, elle a été soignée immédiatement par une équipe de streetmedics de La Rochelle et est hors de danger.

Un journaliste filmant en live pour le site 'Révolution Permanente' a été blessé par une grenade explosive de désencerclement reçu au niveau des jambes.

Deux journalistes ont été violemment agressés rue Merly. Un policier de la BAC a arraché le sac à dos de la journaliste, puis la bousculée et jetée au sol, arraché son casque, lui a donné plusieurs coups de matraque, un coup de pied. Le photographe a côté d’elle a tenté de la protéger, il a reçu plusieurs coups de matraque et coup de pieds, son matériel a été cassé.

Un cinquième nom se rajoute [s'ajoute] à la liste des journalistes frappés par la police samedi 13 avril à Toulouse. Il s’agit du caméraman de l’émission Quotidien sur TMC, frappé à coups de matraque quand lui aussi essayait de sortir de la nasse policière de 12h, allée Jean Jaurès.

Un photographe a reçu un coup de matraque ayant cassé son objectif rue Alsace Lorraine.

Un photographe a été plaqué au sol avec son trépied, son matériel cassé, rue Alsace Lorraine.

Face à une telle situation, nous tenons à interpeller citoyens et responsables politiques sur les dérives autoritaires de l’état constituant une atteinte à la liberté de la presse, qui se joint à une atteinte à la liberté d’expression et de manifestation.

Nos équipes présentes de 9h30 à 19h sur le terrain n’ont à aucun moment été la cible d’agressions verbales ou physiques de la part des manifestants gilets jaunes et ne nous ont pas empêchés de faire nos reportages. Comme lors des 21 manifestations précédentes organisées par les Gilets jaunes.

TVBRUITS

A Paris, un photographe de l’Agence France-Presse "a reçu une grenade lacrymogène dans les jambes" et a "pris un coup, hors action" d’un policier, a indiqué son rédacteur en chef photo France Olivier Morin. 

Une vidéaste de l’AFP a également indiqué que sa chaussure avait pris feu après le tir d’une grenade de désencerclement. Elle a été prise en charge par des " treet medics".
Phénomène préoccupant, une libération de la parole contre la profession et une rhétorique anti-média dans bon nombre de démocraties s’est installé en Europe en 2018. RSF ne se préoccupe pas des motifs de colère dans la population; il élude. Les journalistes sont déclarés persona non grata, menacés et insultés par des personnalités qui sont au plus haut sommet du pouvoir. Cette tendance s’amplifie, notamment en France (32e, +1), où le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé que la haine des journalistes était “saine et juste”. Elle est proportionnée à la désinformation et au parti-pris.

Mercredi 4 avril 2018, Street Politics avait déjà alerté les démocrates : "la police réprime à la manif des cheminots" 
"Etudiant-e-s, postiers, enseignants, salariés d'Air France... Partie de gare de l'Est, la manifestation des cheminots appelée par Sud-Rail et Force Ouvrière a rassemblé 5.000 personnes. Bloquée par les forces de police, la manifestation n'a pas pu rejoindre le point d'arrivée, Saint-Lazare, pourtant déposé en préfecture, et a été dispersée aux alentours de Notre-Dame-de-Lorette. La police a réprimé violemment, nous relayons ci-dessous la vidéo tournée par Street Politics."

Interpellé samedi lors de l'Acte XXII des Gilets jaunes, le journaliste indépendant Gaspard Glanz sera jugé pour "outrage", le 18 octobre. Dans l'attente, il est interdit de venir à Paris chaque samedi avant son procès, dans six mois.

Pour son avocat, les poursuites contre son client sont une forme de pression politique. Il dénonce notamment le deuxième chef d’infraction initialement retenu contre son client lors de sa garde à vue : "Le motif de participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations est un délit qui punit une intention et non pas des actes. Gaspard Glanz, comme des milliers de manifestants, est mis en cause en raison de ce texte et nous espérons que celui-ci sera abrogé", assure-t-il.

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Lundi, à 10 heures, une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées devant le commissariat où M. Glanz était gardé à vue. 
Selon la rubrique CheckNews de Libération, Gaspard Glanz avait auparavant interpellé le groupe de CRS, demandant à parler "au commissaire" après avoir été visé par un tir de grenade lacrymogène consécutif à un doigt d’honneur contre un policier. Une source judiciaire précise au Monde que sa garde à vue avait justement été prolongée dimanche afin de "permettre la poursuite des investigations en présence de la personne".