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mardi 18 février 2020

Ce qu'on peut dire d'Alexandra de Taddeo, ex-compagne de Griveaux

L'actuelle compagne de Piotr Pavlenski eet en garde à vue, dans l'attente de sa mise en examen probable

En garde à vue depuis samedi, l’étudiante de 29 ans aurait été la destinataire des sex-tapes de Benjamin Griveaux, datant de mai 2018




Un black-out s'est abattu sur la jeune femme.
Depuis que Benjamin Griveaux a abandonné précipitamment la campagne LREM pour les municipales à Paris, à la suite de la publication de vidéos sexuelles intimes à caractère pornographique en solitaire,
l'activiste russe, Piotr Pavlenski, et sa compagne, Alexandra De Taddeo, ont été placés en garde à vue. Ce mardi, une information judiciaire a été ouverte à leur encontre.

Elle était "avocate originaire de Metz" (selon CNews,  à gauche sur la photo où elle est la seule femme), mais c'est un autre avocat, maître Juan Branco, un proche (homme à la petite moustache, ci-dessus) qui est convoqué par le bâtonnier de l'ordre, puisque, selon les sources, elle n'est plus elle-même qu'étudiante en droit, tandis que LinkedIn bloque les informations sur son compte.

Elle est à l'évidence un chaînon entre Benjamin Griveaux et Piotr Pavlenski
l’activiste russe qui assume avoir diffusé les vidéos intimes clips de masturbation du désormais ex-candidat à la mairie de Paris. Alexandra de Taddeo, "brillante étudiante" en droit de 29 ans, ce qui n'est plus un âge ni de précocité, ni d'excellence, est soupçonnée d’avoir été la destinataire originelle des sextos porno du proche collaborateur de Macron, a été placée en garde à vue samedi pour "atteinte à l’intimité de la vie privée" et "diffusion sans l’accord de la personne d’images à caractère sexuel", dans le cadre de l’enquête ouverte samedi à la suite du dépôt d’une plainte contre X de l’ancien porte-parole du gouvernement Philippe, dont le successeur à la Mairie du Havre, 51 ans, Luc Lemonnier,  est également tombé pour des sextos de nudité à caractère de harcèlement sexuel visant plusieurs femmes, sans leur consentement, ce qui fait craindre une épidémie en macronieA l'origine de ces accusations, la femme a écopé d'un rappel à la loi pour avoir diffusé ces mêmes photos auprès d'élus. Aucune charge n'a été retenue contre le maire du Havre ni pour  pour exhibitionnisme, ni pour harcèlement sexuel.

Les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) à Paris vont, entre autres, chercher à déterminer si c’est elle qui a transmis volontairement les vidéos intimes de Benjamin Griveaux qu’elle détenait, et dans quel but, à l’activiste russe anti-Poutine, dont elle partagerait actuellement la vie depuis plusieurs mois.

La jeune femme avoue désormais être "dépassée par l’ampleur des faits," rapporte le journal Le Parisien. Face aux enquêteurs, dimanche, elle aurait assuré avoir agi pour des motifs personnels. "Elle a expliqué qu’elle n’était pas vraiment sur un acte politique comme son compagnon, mais plutôt sur une ligne personnelle", écrit Le Parisien, qui évoque "une forme de vengeance" à l’encontre de Benjamin Griveaux avec qui une simple "correspondance intime" se serait nouée sur les réseaux sociaux au printemps 2018, alors qu’il était secrétaire d’Etat et marié (père de deux enfants). La correspondance aurait cessé quelques mois plus tard après au moins une rencontre physique, rapporte le journal du groupe Les Echos-Le Parisien détenu par LVMH (propriété de Bernard Arnault, beau-père de Xavier Niel (propriétaire de Free et copropriétaire du groupe Le Monde - Courrier international, Télérama, etc -)), et accusé d'avoir fait espionner François Ruffin (LFI) et les journalistes de son journal, Fakir, en 2025 et 2016).

A l’époque, Alexandra de Taddeo n’était pas encore en couple avec l’activiste russe – qu’elle aurait rencontré en janvier 2019. 
Une question demeure : pourquoi ces sex-tapes filmées et envoyées par Griveaux - par messagerie cryptée 'Messenger' (système de messagerie instantanée de discussions et de vidéos créé par la société Facebook et incorporé au réseau social Facebook) -  ont-elles été conservées par Alexandra de Taddeo ? Selon les premiers éléments de l’enquête, les messages et vidéos transmis par Benjamin Griveaux étaient censés s’effacer systématiquement une minute après leur lecture mais ont été enregistrées dans "Fichier' sur le téléphone de la jeune femme ou transférées (notamment vers WhatsApp et, delà, à n'importe quel ami en France ou à l'étranger. 

Son compagnon, réfugié politique en France depuis janvier 2017, est placé lui aussi en garde à vue ce week-end.
Bien que titulaire d'un casier judiciaire chargé, le demandeur d'asile Piotr Pavlenski a obtenu son statut du socialiste Bernard Cazeneuve alors premier ministre, via l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides), un établissement public administratif dirigé par le conseiller d'Etat Julien Boucher et placé sous tutelle du ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl.

"Pavlenski n'est pas son petit ami officiel", assurent les parents de la jeune harcelée 

"Soit elle est inconsciente, soit elle s'est fait manipuler", assurent les parents d'Alexandra de Taddeo sur franceinfo, chaîne gouvernementale, alors que la mise en examen des deux suspects n'est qu'une question d'heures dans le cadre de l’enquête ouverte samedi à la suite du dépôt d’une plainte contre X de l'acteur-réalisateur des sex-tapes,  Benjamin Griveaux.


"Elle est loin d'être une anarchiste," juent les parents.
Son père, Francis de Taddeo (ex-entraîneur du FC Metz en 2001 et entre 2006 et 2007) raconte qu'elle n'est pas en rupture familiale. "Piotr Pavlenski n'est pas son petit ami officiel, c'est une connaissance qui a émergée récemment dans sa vie", ont aussi assuré ses parents. "Ce garçon n'est pas notre tasse de thé (...) Soit elle est inconsciente, soit elle s'est fait manipuler."

L'artiste politique russe a affirmé être à l’origine de la mise en ligne desdites vidéos porno pour dénoncer l’ "hypocrisie" de Benjamin Griveaux. 

Noeud de l'affaire, cette tête de liste LREM "a utilisé sa famille en se présentant en icône pour tous les pères et maris de Paris, gronde-t-il. Il a fait de la propagande des valeurs familiales traditionnelles", dénonce Piotr Pavlenski. Cette justification est " grotesque", a rétorqué le lendemain l’avocat de Benjamin Griveaux, Richard Malka.
"J’ai rarement vu personnalité plus cynique. On est dans une imposture absolue, avec des pseudo-artistes qui considèrent qu’ils sont dans une dictature et donnent des leçons de morale", a accusé Richard Malka sur LCI, qui est pourtant défenseur de Dominique Strauss-Kahn ou de Caroline Fourest (dans son procès contre Rabia Bentot, une jeune fille voilée dont l'agression à Argenteuil avait été mise en doute par la polémiste), et avocat du journal Charlie Hebdo.

L'avocat alimente le fantasme du complot.
Il dit en effet ses doutes que Piotr Pavlenski soit le seul responsable de la diffusion des sex-tapes sordides. 
"Clairement, je ne crois pas du tout qu’il ait agi tout seul", a-t-il soupçonné, sans preuve et en renvoyant à l’enquête ouverte par le parquet.

lundi 17 février 2020

GriveauxGate Leaks : l’artiste russe Piotr Pavlenski assure être à l'origine de la fuite des sex-tapes accablant Griveaux

L'opposant à Poutine explique ses motivations pour démasquer les comportements de Griveaux 

Noeud de l'affaire : "dénoncer l’hypocrisie” de l’ex-porte-parole du gouvernement de Macron

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Griveaux peut aller se rhabiller.
Et, avec lui, le parti du président.
"Déflagration" dans la campagne des municipales à Paris, selon Olivia Grégoire, avec onde de choc jusqu'au gouvernement et à la tête de l'Etat, ainsi que partout dans le monde.  “Coup de tonnerre à Paris", titre Le Soir, journal du groupe belge Rossel, propriétaire en France de La Voix du Nord, de Nord Eclair, du Courrier picard ou d'Est Eclair et de L'Union (Marne), mais aussi de 20 Minutes (douche comprise), co-détenu par le groupe SIPA-Ouest-France. Le candidat aux municipales de La République en Marche (LREM) “laisse tomber la course”, annonce la RTBF.
La tête de liste à Paris du parti du président a dû annoncer son retrait prématuré de la compétition pour la mairie de la capitale, avant le feu d'artifice, ce vendredi 14 février, dommage collatéral de la diffusion d’une vidéo à caractère pornographique où le présomptueux Benjamin Griveaux (LREM) apparaît en pleine masturbation censée plaire à la jeune destinataire, compagne de l'artiste russe, l'avocate Alexandra de Taddéo.

L'acteur-réalisateur de ces scènes porno? où il tient fermement le rôle principal? a théâtralisé l'annonce de son jet de l'éponge.
D'une voix blanche et "l’air bouleversé, seul, quelques minutes avant une réunion convoquée en urgence avec son équipe de campagne, Benjamin Griveaux a ainsi déclaré : ‘un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles [vérité partielle privilégiant le commentaire au détriment des faits] mettant en cause ma vie privée [cette fois, la vedette des sites glauques évite de zoomer sur les parties que la décence floute dans les revues poisseuses]. Ma famille ne mérite pas cela [Etait-ce vraiment le moment approprié d'évoquer les siens?]. Personne, au fond, ne devrait jamais subir une telle violence’” [pas même la jeune femme, si adulte et ouverte soit-elle, qui reçoit ainsi plusieurs sextos non désirés], relate le journal espagnol El Mundo.

Un Elysée occupé par un "Don Juan asexué" : "les collaborateurs d'Emmanuel Macron n'ont plus de libido"


"L'ambiance est au travail sans relâche, au détriment de la vie privée," assurait, bien inspiré, Le Figaro Magazine dans son numéro du 3 janvier, où il rapporte que "lieu de pouvoir, le Palais de l'Elysée est un écrin qui a souvent donné "l'impression de vivre sous cloche". Une assertion qui ne semble plus être aussi valable avec Emmanuel Macron. "Dans les mains du plus jeune des présidents, l'Elysée est tenu avec rigueur": il fallait oser le dire ! Le Palais est devenu une ruche où l'on travaille sans relâche, ajoute Gala. Quitte à laisser le plaisir de côté," assure même le magazine people du groupe allemand Prisma, qui emploie la sulfureuse Mimi Marchand, une aventurière qui fut successivement garagiste (comme Riester), détenue pénitentiaire (chèques volés, faux en écriture, mais aussi, et par ailleurs, pour transport de cannabis en compagnie de son mari braqueur, et responsable d'établissements de nuit à Paris, avant d'obtenir la haute main sur la communication de campagne du couple Macron aux présidentielles, puis de se lier d'amitié avec Brigitte Macron. Par conséquent, on imagine mal une atmosphère studieuse à l'Elysée...

Gag ! "Macron surveille ses collaborateurs 'comme aucun de ses prédécesseurs' sur leur communication".  
Lors d'une confidence à un visiteur habitué de l'Elysée, un maître d'hôtel travaillant au Palais depuis quarante ans a glissé son constat: "C'est la première fois que je vois des conseillers travailler autant, racontait le Figaro Magazine, six semaines avant que n'éclatât le GriveauxGate, mais seulement un mois avant que circule la rumeur: une intuition de journaliste d'investigation... 
"On s'ennuie ferme à l'Elysée. Plus personne ne baise ! Avant, il fallait frapper deux ou trois fois aux portes avant d'être certain de ne pas en déranger un en délicate posture," confie encore Le Figaro qu'on ne savait pas attiré par les tous de serrures.

Contrairement au récit du témoin anonyme qui tenait tant à répandre la légende d'une ambiance studieuse, assurant qu' "à l'image d'Emmanuel Macron qui a 'renoncé à construire des amitiés dans les fonctions qui sont les siennes, l'Elysée carbure au travail et éclipse la vie privée." "Toute la libido du pouvoir est passée dans la rédaction de notes techniques," insistait-il. Restait donc le sexe numérique et ses succédanés, la frénésie digitale ! 

Décrit comme le quasi “clone de Macron” par The Irish Times - bien informé !-  il y a quelque temps, Griveaux et ses fuites fragilisent un peu plus la majorité avant le scrutin des 15 et 22 mars prochains. 
A Paris, après une querelle fratricide entre le dissident Cédric Villani et Griveaux, les “municipales étaient déjà perdues d’avance” pour le parti créé de bric et de broc par Macron, jugeait La Tribune de Genève.

De fait, assure encore Le Soir, il s’agit d’un "nouveau coup dur pour le président”, l'arrogant ne manquant pourtant jamais une occasion de cliver, marquant sa supériorité sur son entourage de médiocres en manifestant l'immense mépris qu'il a pour les Français. 
En effet, cette “explosion en plein vol touche l’Elysée de plein fouet. C’est sur [Griveaux] que le [perspicace] chef de l’Etat comptait pour décrocher la capitale, qui était censée être ‘le’ trophée des élections municipales. Celui qui ferait oublier la difficile implantation locale du jeune parti présidentiel”.

LREM, parti de déserteurs saisis par le doute 

Aujourd’hui, “l’abandon de Griveaux jette d’autant plus de doutes sur la stratégie de LREM pour les municipales” que le président lui-même est au plus bas dans les sondages de confiance, analyse El País. Car, "il va falloir au débotté trouver un autre candidat ou une autre candidate”, complète Le Soir. Le dépôt final de liste est légalement prévu pour le 27 février.

Plusieurs noms circulent déjà, comme ceux des ministres Marlène Schiappa et Agnès Buzyn, lesquelles ont toutes deux rejeté le rôle de kamikaze ou celui de l’ancien membre du gouvernement Mounir Mahjoubi, qui s'est aussitôt offert et y voit déjà. D’autres, au profil plus local (et plus à droite), comme la maire du IXe arrondissement, Delphine Bürkli, et le conseiller de Paris et député Pierre-Yves Bournazel sont également cités.”

Le coupable ne sera pas le grivois Griveaux, mais le réfugié russe 

Concernant les vidéos, "le corbeau est identifié", ajoute le quotidien belge. En effet, ce vendredi 14 février, l’artiste russe et activiste Piotr Pavlenski, demandeur d'asile en France qui a obtenu le statut de réfugié politique en dépit de son casier judiciaire, le 4 mai 2017, du premier ministre socialiste de François Hollande, Bernard Cazeneuve, et de son ministre de l'Intérieur,  Matthias Fekl, depuis devenu, pourquoi pas, président des... Brasseurs de France.

L'activiste russe a revendiqué leur diffusion sur un site internet "pornopolitique.com", dont il est à l'origine et qui contenait les sextos avec vidéos porno, avant d'être fermé sur ordre supérieur. Dans un entretien au journal Libération, il explique en effet avoir agi pour "dénoncer l’hypocrisie de l’ex-porte-parole du gouvernement".
Dès octobre 2017, cinq mois seulement après avoir reçu la citoyenneté française, Pavlenski avait incendié l'entrée d'un bâtiment de la Banque de France, place de la Bastille à Paris.

Piotr Pavlenski est également accusé d'avoir blessé avec un couteau deux invités d'une soirée privée le 31 décembre 2019, ce qu'il dément. Recherché 
pendant plus de cinq semaines par la police française pour ces faits de rixe  - alors qu'il a fait des apparitions dans plusieurs studios de radio - , il a été subitement retrouvé et arrêté dans le quartier Saint-Germain à Paris, le 15 février 2020, et placé en garde à vue dans le cadre de cette enquête indépendante de l'affaire des GriveauxDate Leaks.

Surtout, conclut El País, le cas Griveaux relance le “débat sur la confidentialité des échanges via Internet, ainsi que la possibilité de détruire des carrières en diffusant des images piratées", si elles sont compromettantes. 
Mais aussi, complète le quotidien suisse Le Temps, "les soupçons d’interférences étrangères dans la campagne électorale en cours…", faisant ainsi écho à la thèse complotiste de Macron.

vendredi 9 août 2019

Expulsion d'un squat latino : il migre devant une mairie aux portes de Paris

Sur le parvis de la mairie de Saint-Ouen, parce qu'ils aiment la France et l'opposition communiste  (1945-2014) au maire centriste?

Colombiens, Péruviens, Boliviens, Vénézuéliens, Cubains, ont-ils des liens avec la France ?

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Les associations et collectifs d'aide aux clandestins sont entrés en campagne des municipales
Expulsée fin juillet d'un campement clandestin, une centaine de Latino-Américains campe depuis plus d'une semaine devant la mairie de Saint-Ouen, au Nord de Paris, avec le soutien d'associations qui dénoncent l'inaction des autorités. 

Mère isolée de tout juste 40 ans, en charge de cinq enfants et de deux petits-enfants, Chanel se rappelle comment la communauté s'est constituée au fil des neuf derniers mois dans cet entrepôt désaffecté, propriété de la ville désormais UDI de 50.000 habitants en Seine-Saint-Denis.

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"Le squat Bauer... C'était 'chez nous' ", estime Chanel Marté Castillo, une Dominicaine de 40 ans. "Quand on est arrivés, on a commencé à nettoyer, à construire. Petit à petit, d'autres familles arrivaient, on cherchait une place. On a fini à 150 personnes (...) On peut pas laisser les gens dehors, même si nous on est dehors aussi". 
Le 30 juillet, en application d'une décision de justice début mai dernier, à la requête de la mairie de centre droit, les locaux et ses occupants ont été évacués, pour des raisons sanitaires.

Depuis, 130 personnes, dont 40 enfants et plusieurs femmes enceintes, déploient chaque soir des dizaines de tentes qu'ils devront replier à 6h00 avant l'arrivée de la police, mais avec l'aide des militants associatifs, notamment DAL (Droit au Logement) qui refait parler d'elle à chaque approche d'élections depuis 1986, sous la direction de 'Babar' (Jean-Baptiste Eyraud), fils du comédien Marc Eyraud et de Marianne Astruc, sœur du cinéaste Alexandre, et ancien militant maoïste, ayant fait partie de la Gauche prolétarienne (des partisans antifascistes "trahis" en 1944 par Maurice Thorez, secrétaire général de PCF de 1930 à 1964.)... En novembre 2015, il était aux côtés de Noël Mamère et du révolutionnaire trotskiste Olivier Besancenot (NPA) à l'initiative de l'Appel des 58 : "Nous manifesterons pendant l'état d'urgence".

Sous un barnum, la cantine ravitaillée quotidiennement par les "riverains", des militants de la gauche radicale : des cartons de nourriture, un réchaud sur lequel deux femmes font griller des saucisses. Plus loin, des sacs de vêtements, des canapés, des matelas sur lesquels plusieurs hommes font la sieste et des jouets d'enfants, une valeur sûre en termes de compassion médiatique.

Une action politique de l'extrême gauche lancée à la reconquête de la mairie

"La CGT nous a proposé d'accéder à leurs toilettes; il y a Emmaüs pour la douche", commente Chanel. 

"Il y a des Péruviens, des Boliviens, des Dominicains, des Cubains,
des gens qui ont l'asile politique, d'autres sans papiers", admet sans difficulté Yamile Millan. Arrivée en France il y a un an et demi, sans papiers, elle fait "des ménages" au noir, comme beaucoup d'autres, singulièrement dans le bâtiment.
"Je n'avais jamais vécu dans la rue", confie encore Chanel qui, décidément, est une meneuse. "Nous réclamons le droit à un logement digne" : une revendication clairement soufflée par une asso ou une autre.

"Dans nos pays, ça n'aurait aucun résultat de lutter de cette façon, mais ici, si", affirme Mauricio Gomez, le "pasteur" de la communauté. "On sait bien que nous sommes des immigrés (...) Le maire ne nous connaît peut-être pas, il ne sait pas qui nous sommes, mais on aimerait qu'il nous rencontre", dit-il. Ainsi la cible politique est-elle clairement désignée...

La municipalité estime qu'il ne lui appartient pas de prendre en charge ces "squatteurs". 
"En aucun cas, le maire et sa majorité municipale ne peuvent être tenus pour responsables de la situation", souligne la ville dans un communiqué.

L'association DAL a "installé illégalement des personnes dans ce bâtiment municipal dont tout le monde connaissait la destinée". Une école doit y voir le jour en 2022. "Si des solutions doivent être trouvées pour ces personnes, il appartient exclusivement à l'Etat d'y pourvoir", précise la ville. 

Resté neutre lors de l'élection présidentielle de 2017, à la différence de Stéphane Gatignon, passé du rouge au vert et maire  UDEalliée à LREM en 2020) de Sevran, tandis que Marie-George Buffet (PCF) votait Mélenchon (LFI), quand le député-maire UDI de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, votait Fillon, William Delannoy,  54 ans, le maire UDI de Saint-Ouen, juge qu'il doit "apporter des solutions de relogement prioritairement aux Audoniens qui ne comprendraient pas, après des années d'attente, de voir le maire attribuer des logements à des Colombiens".

"En quoi ces 'Colombiens' ne sont-ils pas des habitants de la ville ?" s'indigne La France Insoumise dans un communiqué. "Le maire va-t-il désormais trier ses concitoyens par origine ?", polémique l'extrême gauche populiste.
Pas question de retourner là-bas, lui fait écho Chanel : "Le squat est surveillé; il y a les flics. On nous a dit qu'on n'allait jamais le récupérer".

"Pour mettre des chiens, payer des gens pour garder un local, y a de l'argent. Mais pour libérer un gymnase, non", s'énerve Aliénor Turpin, une "bénévole" audonienne, mais pas que. Elle est aussi représentante des parents d'élèves FCPE qui, en octobre 2018, soutint la grève des agents d'entretien et de restauration des écoles de la ville de Saint-Ouen contre la Mairie, dénonçant un projet d'externalisation partielle du ménage dans certaines écoles.  
"Il n'y a pas d'interlocuteur, pas de solution, la préfecture, la mairie, tout le monde se renvoie la balle," gronde-t-elle maintenant, avec le soutien du député LFI, Eric Coquerel, au collectif 'Saint-Ouen se rebiffe'. Elle était déjà dans les actions menées contre le maire lors de trois manifestations (école d'ingénieurs Supmeca coupée en deux - dommage collatéral de l'installation de bâtiments du campus des JO., sa résidence étudiante et son réfectoire seront détruits -, parents d’élèves contre la nouvelle sectorisation, défenseurs des jardins de Guinot)…"Pour mettre des chiens, payer des gens pour garder un local, y a de l'argent. Mais pour libérer un gymnase, non," gronde A. Turpin, selon Le Figaro dont les journalistes d'investigation nous disent pareillement, sans plus de recherches qu'elle est une simple "bénévole"... Selon ces professionnels à bac +5, "tous [sont d'ailleurs] originaires d’Amérique du Sud" :  sans doute les Dominicains ou les Cubains ?

La préfecture précise que "29 familles avec enfants se sont vu proposer des nuitées hôtelières, en attente d'une solution plus pérenne. Pour les autres, on rentre dans le cadre du 115 habituel", le numéro d'urgence sociale, saturé. 

Proche d'Ismaël Emelien, qui fut conseiller spécial de Macron à l'Elysée, mais démissionnaire après avoir été mis en cause dans l'affaire Benalla, et qui fit partie de l'équipe de Havas chargée de la communication de Nicolás Maduro, président du Venezuela (président à la suite de la mort de son mentor, Hugo Chávez en mars 2013), Julien Denormandie, 39 ans, un agronome ministre chargé de la Ville et du Logement depuis octobre 2018, n'a plus qu'à... C'est le 115 !

mardi 4 novembre 2014

AME : le contribuable a-t-il toujours les moyens de financer les clandestins ?

"Supprimons l'AME, une bonne fois pour toutes !", lance le rapporteur spécial du projet de loi "Santé" défendu par Marisol Touraine

Lire l'entretien avec Claude Goasguen (UMP) dans Valeurs actuelles
Le Gouvernement est hypocrite pour le député-maire du XVIe arrondissement de Paris, quand il dit vouloir faire des économies mais refuse de supprimer l'AME (Aide médicale d'Etat, destinée aux étrangers en situation irrégulière), qui coûte un milliard d'euros par an au contribuable, selon le rapport de Claude Goasguen

VA. Vous dénoncez l’absence de vision globale du projet de loi de Santé du gouvernement. Que reprochez-vous à Marisol Touraine qui défend le texte ?
CG : Marisol Touraine et le Gouvernement savent pertinemment que le budget qui sera voté est largement en dessous du budget qui sera réellement dépensé par l’Etat. Le Gouvernement ne cible pas ses efforts sur la réduction des dépenses comme par exemple l’AME (aide médicale d’Etat), qui choque nombre de nos concitoyens et qui coûte un milliard d’euros par an au contribuable !

Les économies proposées portent sur les politiques de prévention et de sécurité sanitaire, dont on ne cesse de vanter les mérites en termes de santé publique – c’est par ailleurs l’un des objectifs prioritaires dans la stratégie nationale de santé du Gouvernement– mais auxquelles on donne peu de moyens.

VA. Pour vous, le gouvernement se trompe de priorité : il fallait commencer par voter la loi sur l’asile et ensuite voter le projet de loi de Santé. Pourquoi ?
CG. Absolument. Rappelons que le budget de la France consacré aux immigrés irréguliers est d’un milliard d’euros par an… Le problème est que Marisol Touraine ne connaît pas les lois de notre pays sur l’immigration et l’asile. Elle dit que la loi sur l’asile permettra de réduire le nombre de bénéficiaires de l’AME. C’est exactement le contraire ! Pour diminuer les crédits de l’AME, il faudrait commencer par exclure tous les déboutés du droit d’asile ! Question de bons sens…

VA. Concernant le budget alloué à l’AME, vous dites que les chiffres annoncés par le Gouvernement sont des mensonges…
CG. Oui, une fois de plus, le Gouvernement nous prend pour des idiots et nous ment ! Avec une dépense évaluée par le Gouvernement à 717 millions d’euros en 2015 pour l’AME, une budgétisation à hauteur 632,6 millions relève du mensonge et de la manœuvre politique. Depuis 2008, les dépenses d’AME ont représenté pour l’État un surcoût de 612 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 280 millions d’euros d’apurement de la dette de 2009 et un reste à charge chiffré à ce jour à 51,6 millions d’euros. Au total, c’est donc un dérapage de 942 millions d’euros qui est constaté sur six ans et qui va dépasser le seuil symbolique de 1 milliard d’euros en 2015 si la tendance se confirme ! Cette aide connaît une croissance exponentielle. Elle ne fait par ailleurs l’objet d’aucune maîtrise en gestion, ni par l’État, ni par la sécurité sociale, ni d’aucune réforme en faveur de sa rationalisation. Ce laxisme budgétaire n’est pas acceptable pour le contribuable. On ne peut plus continuer comme ça !

VA. Quel est le profil des bénéficiaires de l’AME ?
CG. Il s'agit pour plus de 80 % de personnes seules, majoritairement des hommes, généralement jeunes : en 2013, 19 % d'entre eux étaient mineurs et 40 % avaient entre 18 et 30 ans, bien qu’un rajeunissement des bénéficiaires soit constaté, puisque la part des 18-30 ans était évaluée à 23 % dans le projet annuel de performances pour 2015.

VA. Vous vous inquiétez donc du manque de moyens accordés aux contrôles et à la lutte contre la fraude…
CG. Effectivement, le nombre de personnels dédiés aux contrôles est ridicule pour la quantité de dossiers à surveiller au regard du nombre de bénéficiaires et du nombre de demandeurs. En 2013, le nombre de demandes s’élevait à 216. 650, soit une moyenne de 1.355 dossiers par agent. Une mission impossible !

VA. Pourtant, les cas de fraude recensés sont très faibles. En 2013, on n’a recensé que deux situations frauduleuses…
CG. Justement, je m’étonne de cette proportion particulièrement faible des fraudes sur une année, qui n’apparaît pas crédible au regard du dispositif, notamment pour les deux fraudes à l’identité. Ce bilan montre la difficulté, voire l’impossibilité, pour les acteurs en charge du contrôle de procéder à des vérifications efficaces et de grande ampleur. La lutte contre la fraude et contre l’organisation des filières organisées n’est pas assurée.

VA. Vous tirez aussi la sonnette d’alarme sur le cas de Mayotte…
CG. La situation est plus qu’alarmante. Mayotte est un département qui rencontre de grandes difficultés à lutter contre l’immigration clandestine. Par conséquent, le budget de la santé publique à Mayotte explose. Il est de 250 millions d’euros par an, dont 150 millions sont consacrés exclusivement aux soins hospitaliers, sans qu’il soit possible de distinguer parmi les bénéficiaires, la population régulière, des étrangers en situation irrégulière. Il est donc impossible d’évaluer avec certitude la part de la population en situation irrégulière bénéficiant de soins à Mayotte. 

Cette situation n’est plus possible : la prise en charge de la population en situation irrégulière implique qu’il y ait un système d’état civil stabilisé, ce qui n’est absolument pas le cas dans ce département dans lequel de nombreuses identités demeurent incertaines. Toute cette situation trouve son illustration à Mayotte dans le sous-développement de ce qu’on appelle "la médecine de ville ". Je suis très inquiet. Depuis 2011, Mayotte est un département français et l’État ne pourra pas continuer à dépenser sans compter dans ce territoire.

VA. Si le texte est voté quelles seront les conséquences les plus préoccupantes pour notre pays ?
CG. Il apparait de toute évidence que l’AME n’est plus gérable. Les conséquences de cette absence de gestion se répercutent sur la gestion même de la Santé publique. Pour la Sécurité sociale qui n’est pas en mesure de traiter les problèmes. Pour les hôpitaux publics qui subissent le système sur leurs propres crédits. Et pour la vie démocratique. On ne peut continuer ainsi à mentir sur les sommes réelles qui sont affectées à la gestion de la santé des immigrés clandestins. 

Cette volonté de camoufler a des conséquences considérables sur l’état d’esprit général car l’immigration clandestine est un sujet très sensible. C’est un sujet qui mérite tout particulièrement la vérité pour éviter tous les extrémismes. 
En réalité, il est temps de substituer à ce système qui nous a échappé la solution que pratiquent tous les pays européens, c’est-à-dire, de limiter les crédits accordés aux situations d’urgence, aux démarches prophylactiques et bien sûr à l’accompagnement pour les mineurs de l’immigration clandestine. Le système est caduc. 
Il appartient donc au Gouvernement de le supprimer et de lui substituer un schéma qui nous mette dans la norme des pays européens, qui sont tout aussi démocratiques que la France.

jeudi 17 octobre 2013

Mobilisation de lycéens communistes contre l'expulsion de Khatchit

Des lycéens exigent le retour de Léonarda et de Khatchit

La FIDL se dit " 'fier' ('fière' ?) que la jeunesse lycéenne ait commencé à se mobiliser" aujourd’hui 
(14 octobre) 
Les activistes divisent le PS
afin de manifester son indignation suite aux expulsions de Khatchit Khachatryan, lycéen arménien de 19 ans en situation irrégulière, mais scolarisé en CAP au lycée Camille Jenatzy, dans le 18e arrondissement de Paris et expulsé vers son pays) et de Léonarda (collégienne rom de 15 ans, "extraite d’un bus scolaire par la police, afin d’être expulsée vers le Kosovo avec ses parents, frères et sœurs)."  A la suite de violences conjugales, le père fait l'objet d'une expulsion avec sa famille établie en toute illégalité.

Aujourd’hui, plusieurs centaines de lycéens se sont mobilisés à Paris  - au départ à l'initiative de jeunes d'origine étrangère et "de nombreux messages montrent que bien des lycéens, partout en France, sont scandalisés par des actes aussi ignobles", selon la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), une organisation lycéenne qui revendique le statut de 'syndicat'.


Le PS a monté la FIDL avec l’aide de l’UNEF-ID, en 1987, contre la loi Devaquet. Proche de SOS Racisme, le premier président de l'association fut Frédéric Hocquard devenu professeur par la grâce de la gauche universitaire et secrétaire national du PS en charge de la culture, en remerciement de son engagement militant. C'est ainsi que l

e lundi 16 septembre dernier, Aurélie Filippetti a présenté son projet pour l’Education artistique et culturelle, inscrite dans la loi pour la refondation de l’école, sous la houlette de Hocquard. 

A la direction du PS, Hocquart est parmi les plus virulents opposants à Valls:

Il était déjà "avec les Roms: à la Bastille le 5 et 6 octobre"...

Régulièrement, la FIDL mène des actions de pour faire valoir les droits des lycéens sans-papiers.

La FIDL appelle les lycéens à amplifier la mobilisation dès ce jeudi 
sous toutes les formes à leur disposition : 
débrayages, AG, manifestations,… afin de demander 3 choses :

- Le retour immédiat de Léonarda et de sa famille, ainsi que de Khatchit.

- La réaffirmation par l’Etat que l’Ecole est un lieu d’éducation et de protection et non un terrain de jeu pour les opérations policières.

- Une circulaire ou une loi prévoyant l’interdiction des expulsions des parents sans-papiers ayant des enfants mineurs qui ont commencé un cycle ou une année scolaire (situation de Léonarda et de sa famille). 
Plus encore, la circulaire ou la loi devra également prévoir l’interdiction des expulsions de lycéens sans-papiers ayant commencé un cycle ou une année scolaire (cas de Khatchit, sans papiers arrêté il y a un mois, le 19 septembre 2013).
Lettre ouverte de jeunes communistes à Manuel Valls: lien

Un activisme politique transféré en France

Selon RESF (
Réseau éducation sans frontières), le parti communiste, la Fédération des Droits de l’homme, les Jeunes communistes et la Fédération "indépendante" et démocratique lycéenne (FIDL), une grande partie de sa famille résiderait déjà en France: ses parents, sa sœur, son oncle et sa tante, mais aussi des ...cousins. "Ils ont fui l’Arménie parce qu’ils étaient menacés à cause des activités politiques du père".

Ses camarades de classe se sont mobilisés en début de semaine. 
Le lycée a été bloqué mardi. 
Le jeune homme devait être expulsé jeudi 10 octobre 2013, par le vol Paris-Erevan (capitale de l’Arménie) de 13h20. 
Khatchit a refusé d’embarquer.
Alors que des militants et des lycéens tentaient d’informer les passagers du vol de la situation du garçon, il a été ramené au camp de rétention de Vincennes et passera devant le juge des libertés prochainement.
En "république des juges", des magistrats non élus et militants jugent de tout.

"Ne pas faire d'amalgame" entre l'affaire Leonarda et celle du lycéen arménien,
conseille Vaillant, ancien ministre PS de l'Intérieur



"Les deux cas sont différents. La jeune mineure n'avait pas commis de fait.
Là il s'agit d'un homme majeur qui a commis un fait" a expliqué Daniel Vaillant, député-maire PS du 18ème arrondissement de Paris, refusant toute confusion entre l'expulsion du lycée arménien le week-end dernier et celle de la jeune kosovar Leonarda.

dimanche 7 juillet 2013

Affaire Snowden: le Président de la République se rend-il coupable de haute trahison ?

Espionnage: appel à tous les magistrats

Prism : les dirigeants européens "savaient depuis longtemps"
"Dans le cadre de l'affaire Snowden où Le Point a révélé que l'ambassade de France à Washington, ainsi que la mission diplomatique Française à l'O.N.U, ont été la cible d'écoutes de la part des Etats-Unis d'Amérique, cela dans le cadre des opérations dites "Wabash" et "Blackfoot" à travers le programme " US-984XN"aussi intitulé "Prism" de la N.S.A (national security agency), Agoravox estime que François Hollande, actuel Président de la République viole ou laisse violer les articles de loi suivants :

ARTICLE 5 de la Constitution de la Vème République du 4 octobre 1958
Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.
Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. 

Article 411-4 du CODE PÉNAL
Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d'agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450000 euros d'amende.
Est puni des mêmes peines le fait de fournir à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents les moyens d'entreprendre des hostilités ou d'accomplir des actes d'agression contre la France.

Article 411-5 DU CODE PÉNAL
Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, lorsqu'il est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150000 euros d'amende.

Article 411-6 DU CODE PÉNAL
Le fait de livrer ou de rendre accessibles à une puissance étrangère, à une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des renseignements, procédés, objets, documents, données informatisées ou fichiers dont l'exploitation, la divulgation ou la réunion est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation est puni de quinze ans de détention criminelle et de 225 000 euros d'amende.

Article 226-15 DU CODE PÉNAL
Le fait, commis de mauvaise foi, d'ouvrir, de supprimer, de retarder ou de détourner des correspondances arrivées ou non à destination et adressées à des tiers, ou d'en prendre frauduleusement connaissance, est puni d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.
Est puni des mêmes peines le fait, commis de mauvaise foi, d'intercepter, de détourner, d'utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications ou de procéder à l'installation d'appareils conçus pour réaliser de telles interceptions.

Loi n° 91-646 du 10 juillet 1991 relative au secret des correspondances émises par la voie des communications électroniques.
Le secret des correspondances émises par la voie des communications électroniques est garanti par la loi.
Il ne peut être porté atteinte à ce secret que par l'autorité publique, dans les seuls cas de nécessité d'intérêt public prévus par la loi et dans les limites fixées par celle-ci.

Deux preuves manifestes de la violation de la loi par le Président de la République peuvent être mises en évidence

La première étant qu'en vertu de l'article 5 de la Constitution, le Président de la République se doit d'être le garant du fonctionnement régulier des pouvoirs publics, de la continuité de l'État ainsi que de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire.

Or, en ne prenant pas au moins la mesure de nécessité visant à interrompre définitivement
les négociations actuelles d'accord de libre échange avec une puissance étrangère pratiquant un espionnage caractérisé des institutions Françaises, le Président de la République assume donc la légitimité de la violation des correspondances de simples citoyens et de nos diplomates par les U.S.A, et prouve par là, son intelligence avec une puissance étrangère manifestement hostile à la France.

De la même façon, une agression caractérisée, et quand bien même non armée, appelle logiquement à une réponse réelle du Président de la République, chef des armées, comme le Code de la Défense le précise :

Article L1111-1 DU CODE DE LA DÉFENSE
La stratégie de sécurité nationale a pour objet d'identifier l'ensemble des menaces et des risques susceptibles d'affecter la vie de la Nation, notamment en ce qui concerne la protection de la population, l'intégrité du territoire et la permanence des institutions de la République, et de déterminer les réponses que les pouvoirs publics doivent y apporter. 

L'ensemble des politiques publiques concourt à la sécurité nationale.
La politique de défense a pour objet d'assurer l'intégrité du territoire et la protection de la population contre les agressions armées. Elle contribue à la lutte contre les autres menaces susceptibles de mettre en cause la sécurité nationale. Elle pourvoit au respect des alliances, des traités et des accords internationaux et participe, dans le cadre des traités européens en vigueur, à la politique européenne de sécurité et de défense commune.

Article L1111-2 DU CODE DE LA DEFENSE
Le pouvoir exécutif, dans l'exercice de ses attributions constitutionnelles, prend les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs définis à l'article L. 1111-1
En cas de menace, ces mesures peuvent être soit la mobilisation générale, soit la mise en garde définie à l'article L. 2141-1, soit des dispositions particulières prévues à l'alinéa suivant. 
En cas de menace portant notamment sur une partie du territoire, sur un secteur de la vie nationale ou sur une fraction de la population, des décrets pris en conseil des ministres peuvent ouvrir au Gouvernement tout ou partie des droits définis à l'article L. 2141-3.

Cela du fait même que la sécurité nationale est fragilisée par l'espionnage d'une puissance étrangère, si l'on considère que le secret des correspondances diplomatiques et sous forme numérique, relève bien de l'article 413-9 du Code Pénal.

Article 413-9 DU CODE PENAL
Présentent un caractère de secret de la défense nationale au sens de la présente section les procédés, objets, documents, informations, réseaux informatiques, données informatisées ou fichiers intéressant la défense nationale qui ont fait l'objet de mesures de classification destinées à restreindre leur diffusion ou leur accès. 

Peuvent faire l'objet de telles mesures les procédés, objets, documents, informations, réseaux informatiques, données informatisées ou fichiers dont la divulgation ou auxquels l'accès est de nature à nuire à la défense nationale ou pourrait conduire à la découverte d'un secret de la défense nationale.

Les niveaux de classification des procédés, objets, documents, informations, réseaux informatiques, données informatisées ou fichiers présentant un caractère de secret de la défense nationale et les autorités chargées de définir les modalités selon lesquelles est organisée leur protection sont déterminés par décret en Conseil d'Etat.

La seconde preuve manifeste d'intelligence avec une puissance étrangère, est l'entrave faite à Edward Snowden, - ressortissant américain ayant permis au Peuple Français d'apprendre que les États-Unis d'Amérique ont une démarche hostile vis à vis de leurs institutions - de pouvoir être protégé par la Nation par le biais d'un asile politique accordé à ce dernier, et être entendu par nos services. Cela afin de connaître très précisément l'ensemble des écoutes et autres atteintes hostiles à la France de cette puissance étrangère, en vue de décider de sanctions diplomatiques et commerciales à minima, et rétablir toutes les garanties nécessaires au fonctionnement régulier des pouvoirs publics et le secret des correspondances.

Ainsi, le Président de la République a empêché l'avion du Président de la République bolivien Evo Morales, de retour de Moscou vers son pays, de pénétrer l'espace aérien Français, ce qui outre une crise diplomatique grave avec ce pays, était manifestement une tentative désespérée d'un Président de la République Française actuellement aux ordres d'une puissance étrangère hostile, de contraindre la fuite de Edward Snowden dans un pays susceptible de lui offrir l'asile politique. Ce qui aurait permis que toute lumière soit faite sur ces ingérences des États-Unis d'Amérique sur un grand nombre de pays du Monde, y compris la France.

Pour toutes ces raisons, et outre les sanctions édictées par les articles de loi présentées plus haut, nous pensons que M. Hollande viole expressément ses devoirs, et doit répondre de l'article 68 de la Constitution qui précise :

ARTICLE 68 de la Constitution de la Vème République du 4 Octobre 1958 :
Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour.
La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l'autre qui se prononce dans les quinze jours.
La Haute Cour est présidée par le président de l'Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d'un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d'effet immédiat.
Les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l'assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite. Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution.

Une loi organique fixe les conditions d'application du présent article. 
Notifiant à l'ensemble des magistrats et institutions que l'assemblée nationale est elle-même constituée de nombreux députés ayant des intérêts bien compris au maintien en poste du Président de la République", explique le site communautaire Agoravox. Le site participatif anti-libéral met également en cause "des députés de la dite "opposition" comme Messieurs Jean-François Coppé (sic), Eric Woerth ou encore Frédéric Lefèbvre ont signifié par voie de presse leur hostilité à ce que la France offre l'asile politique à M. Snowden, et puisse être donc entendu par nos services. 

Il est donc évident qu'aucune impartialité ne peut être attendue de la Haute Cour de Justice.
Considérant que la défense des intérêts nationaux prévaut sur toutes influences politiques ou pressions américaines, qui manifestement polluent l'esprit de nombre de nos dirigeants, nous en appelons à ce qu'une enquête impartiale soit ouverte à l'encontre du Président de la République, du Premier Ministre, du Ministre des Affaires étrangères, et de tous les responsables diplomatiques ou politiques enfreignant gravement l'ensemble des textes édictés par leurs actions, propos publics ou par leur inaction.

Nous en appelons en outre à ce que nos généraux et amiraux, retirent le Commandement de l'Autorité Légitime à un Président se rendant actuellement coupable de haute trahison de la Nation.

Fait pour ce que valoir de DROIT !

Le Peuple Français."

PaSiDupes qui, à la différence de Malthus ("farouche opposant aux traités européens et à notre soumission à l'OTAN") ne prétend pas s'exprimer au nom du "peuple français", dégage toute responsabilité dans ces allégations: il ne fait que son travail d'information. 
Que reste-t-il de l'effet Obama ?