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jeudi 17 octobre 2013

Mobilisation de lycéens communistes contre l'expulsion de Khatchit

Des lycéens exigent le retour de Léonarda et de Khatchit

La FIDL se dit " 'fier' ('fière' ?) que la jeunesse lycéenne ait commencé à se mobiliser" aujourd’hui 
(14 octobre) 
Les activistes divisent le PS
afin de manifester son indignation suite aux expulsions de Khatchit Khachatryan, lycéen arménien de 19 ans en situation irrégulière, mais scolarisé en CAP au lycée Camille Jenatzy, dans le 18e arrondissement de Paris et expulsé vers son pays) et de Léonarda (collégienne rom de 15 ans, "extraite d’un bus scolaire par la police, afin d’être expulsée vers le Kosovo avec ses parents, frères et sœurs)."  A la suite de violences conjugales, le père fait l'objet d'une expulsion avec sa famille établie en toute illégalité.

Aujourd’hui, plusieurs centaines de lycéens se sont mobilisés à Paris  - au départ à l'initiative de jeunes d'origine étrangère et "de nombreux messages montrent que bien des lycéens, partout en France, sont scandalisés par des actes aussi ignobles", selon la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), une organisation lycéenne qui revendique le statut de 'syndicat'.


Le PS a monté la FIDL avec l’aide de l’UNEF-ID, en 1987, contre la loi Devaquet. Proche de SOS Racisme, le premier président de l'association fut Frédéric Hocquard devenu professeur par la grâce de la gauche universitaire et secrétaire national du PS en charge de la culture, en remerciement de son engagement militant. C'est ainsi que l

e lundi 16 septembre dernier, Aurélie Filippetti a présenté son projet pour l’Education artistique et culturelle, inscrite dans la loi pour la refondation de l’école, sous la houlette de Hocquard. 

A la direction du PS, Hocquart est parmi les plus virulents opposants à Valls:

Il était déjà "avec les Roms: à la Bastille le 5 et 6 octobre"...

Régulièrement, la FIDL mène des actions de pour faire valoir les droits des lycéens sans-papiers.

La FIDL appelle les lycéens à amplifier la mobilisation dès ce jeudi 
sous toutes les formes à leur disposition : 
débrayages, AG, manifestations,… afin de demander 3 choses :

- Le retour immédiat de Léonarda et de sa famille, ainsi que de Khatchit.

- La réaffirmation par l’Etat que l’Ecole est un lieu d’éducation et de protection et non un terrain de jeu pour les opérations policières.

- Une circulaire ou une loi prévoyant l’interdiction des expulsions des parents sans-papiers ayant des enfants mineurs qui ont commencé un cycle ou une année scolaire (situation de Léonarda et de sa famille). 
Plus encore, la circulaire ou la loi devra également prévoir l’interdiction des expulsions de lycéens sans-papiers ayant commencé un cycle ou une année scolaire (cas de Khatchit, sans papiers arrêté il y a un mois, le 19 septembre 2013).
Lettre ouverte de jeunes communistes à Manuel Valls: lien

Un activisme politique transféré en France

Selon RESF (
Réseau éducation sans frontières), le parti communiste, la Fédération des Droits de l’homme, les Jeunes communistes et la Fédération "indépendante" et démocratique lycéenne (FIDL), une grande partie de sa famille résiderait déjà en France: ses parents, sa sœur, son oncle et sa tante, mais aussi des ...cousins. "Ils ont fui l’Arménie parce qu’ils étaient menacés à cause des activités politiques du père".

Ses camarades de classe se sont mobilisés en début de semaine. 
Le lycée a été bloqué mardi. 
Le jeune homme devait être expulsé jeudi 10 octobre 2013, par le vol Paris-Erevan (capitale de l’Arménie) de 13h20. 
Khatchit a refusé d’embarquer.
Alors que des militants et des lycéens tentaient d’informer les passagers du vol de la situation du garçon, il a été ramené au camp de rétention de Vincennes et passera devant le juge des libertés prochainement.
En "république des juges", des magistrats non élus et militants jugent de tout.

"Ne pas faire d'amalgame" entre l'affaire Leonarda et celle du lycéen arménien,
conseille Vaillant, ancien ministre PS de l'Intérieur



"Les deux cas sont différents. La jeune mineure n'avait pas commis de fait.
Là il s'agit d'un homme majeur qui a commis un fait" a expliqué Daniel Vaillant, député-maire PS du 18ème arrondissement de Paris, refusant toute confusion entre l'expulsion du lycée arménien le week-end dernier et celle de la jeune kosovar Leonarda.

dimanche 13 mars 2011

La gauche radicale alimente le FN

D'un extrême l'autre: le NPA et la CGT ne charment plus les jeunes

Le "coming out" de deux gauchistes

Ceux qui à tout propos cherchent à se convaincre d'une expansion de la conscience de classe du prolétariat, ont distingué une poussée mondiale des révolutionnaires à l'occasion de la révolte pour les libertés de la Tunisie, l'Egypte et la Lybie, qu'ils ont maquillée en révolte sociale, distinguant de surcroît un état de peur gagnant la bourgeoisie.
Ils n'ont en revanche pas porté plus d'importance qu'ils ne méritent, selon eux, aux passages d'extrémistes de gauche au FN. Ils ne sont pas parvenus à les occulter, mais la publication de sondages est arrivée à propos pour les envoyer aux oubliettes. Provocateurs et irréalistes, ils ont suscité l'indignation. Deux propulsèrent d'abord Marine Le Pen, candidate du FN devant tous les autres candidats déclarés du 1er tour de la présidentielle, puis un troisième la repoussa en 3e position derrière des candidats probables. Tout mettait donc en garde l'opinion contre le risque FN, mais la presse dénonça simplement le pouvoir de séduction trompeur de Marine Le Pen, refusant ainsi d'aborder la question du refus par la génération montante des agressions du NPA, qui se défile du pouvoir, et des méthodes coups de poing de la CGT, qui bloque et nuit au pays.

La gauche braquée contre Sarkozy est tellement obnubilée qu'elle s'aveugle en interne.

  • Vénussia Myrtil est un sujet sensible.
    L'étudiante en psycho de 21 ans a milité au NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) d'Olivier Besancenot et a tout du profil altermondialiste : la couleur de peau métissée - mi-Ariégeoise, mi-Guadeloupéenne -, le piercing à l'arcade sourcilière et tout un tas d'idées libérées sur la sexualité. La jeune femme a fait ses années lycée aux Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR). Mais Vénussia Myrtil milite désormais au Front national. Elle est même candidate aux cantonales dans les Yvelines, à Aubergenville. Ce jeune fonctionnaire territorial beau parleur a quitté LO après un score intéressant aux municipales (6%) pour que LO choisisse au final de ne pas entrer dans l'alliance avec la gauche plurielle. Le jeune « révolutionnaire » s'est alors inscrit dans un processus de concertation avec le PS local, l'assemblée « citoyenne » crée par le maire de Thionville, et s'est rabattu sur le NPA, en vogue dans les années 2000.

  • Fabien Engelmann crée un malaise
    Ce jeune militant de 31 ans, après huit ans dans des partis d'extrême-gauche, s'est déclaré candidat frontiste aux élections cantonales. Cette affaire divise l'extrême gauche, entre ceux qui prétendent qu'il s'agit d'un cas isolé, et ceux qui se réjouissent que la CGT, pourrie jusqu'à l'os à force de collaboration de classe, administre une bonne leçon aux militants ouvriers qui ont choisi d'y rester.
    Or, les voies de la radicalité sont impénétrables.
    Bien que cas 'isolé", les attaques qu'il subit de la gauche sont radicale. Il est traité de fasciste, sa catégorie socio-professionnelle étiquettée gauchiste et syndicale et ses options classées au rang de la collaboration de classe.

    VOIR et ENTENDRE Vénussia Myrtil:


    La CGT laisse filer Fabien Engelmann au FN

    Le 31 janvier, Fabien Engelmann, secrétaire du syndicat CGT des agents territoriaux de la mairie de Nilvange (Moselle), dont le maire est socialiste, annonce avoir adhéré au Front national. Mais l’Union départementale CGT de Moselle a annoncé avoir suspendu le syndicat des communaux de Nilvange, qui a refusé de désavouer son secrétaire. Celui-ci explique: " ils ont exclu toute la section.Ces militants CGT de ma section ne sont pas au FN ; ils m’ont défendu pour mes valeurs, pour mon travail syndical ». Le NPA a également publié une déclaration sur Engelmann, prétendant que c'est un cas « extrêmement rare », et non pas "isolé", donc.Nombre d'autres militants « de gauche » sont susceptibles de suivre son parcours. Interrogé par Libération, Baptiste Talbot, responsable de la fédération CGT de Moselle, a déclaré « Je ne serais pas étonné qu'il y ait d'autres cas d'ici les élections cantonales et présidentielles. »
    Le secrétaire de la CGT Moselle, Denis Pesce, a déclaré à Libération que : « Ce que les militants nous font remonter des entreprises est inquiétant, notamment sur l'impact du discours "social" de Marine Le Pen auprès de certains salariés. Les gens ont moins peur d'en parler, et s'affichent désormais ouvertement. » Le Républicain Lorrain cite un « responsable cégétiste » anonyme qui dit : « Dans notre section, les trois quarts des mecs votent Le Pen ou Sarkozy, et ils ne s’en cachent pas. »
    Engelmann est défendu par Me Gilbert Collard dans son dossier de suspension de la CGT.

    Entrisme ?
    En 2007, la CGT avait commandé un sondage qui révélait que 11 pour cent de ses adhérents avaient voté FN. Le Président du groupe Front national au Conseil régional de Lorraine (et syndicaliste CFTC), Thierry Gourlot, s'enorgueillit alors d'avoir au FN des militants « de toutes les organisations, dont certains — y compris de la CGT — détiennent des responsabilités. »

    La trajectoire du militant n'est pas aussi aberrante que ses camarades veulent bien le dire, car cette ancienne région sidérurgique a perdu beaucoup d'emplois dans les années 80-90, avec la liquidation de la sidérurgie en grande partie orchestrée par les gouvernements socialistes successifs. En février 1982, Mitterrand nationalisait toute la sidérurgie avec le soutien du PCF (qui défendait cette mesure depuis des années) et, dès juin 1982, l’État socialiste annonçait 12.000 suppressions d’emplois, qui allaient être suivies de nombreuses autres non compensées.

    Les conséquences de la collaboration des organisations syndicales et de « l'extrême gauche » avec la « gauche » de gouvernement ont été désastreuses, si bien que, pour les jeunes actuels, la politique et le syndicalisme sont deux activités totalement autonomes. « Qu’il soit au FN, ce n’est pas incompatible avec le syndicat. Ça n’a rien à voir. D’ailleurs, aux régionales de 2010, Engelmann était en seconde position sur la liste du NPA de Moselle 2010. "Ca n’a posé aucun problème », a souligné l'un de ses collègues à L'Est républicain.

    Sa rupture avec le NPA s'est produite à l'occasion des élections régionales, où une section de ce parti trotskiste présentait une candidate musulmane voilée.
    Troublé par cet épisode, Engelmann, comme les trois quarts du comité de Thionville, a quitté le NPA, et s'est orienté vers la revue « Riposte laïque » (RL), créée par Pierre Cassen, ex-militant du PCF, de la LCR et de la CGT. RL combat pour que survive la laïcité et lutte aussi bien contre le catholicisme que contre l'islam, mais les sectaires lui reprochent de ne pas limiter le champ de son dénigrement aux chrétiens qui ont fait l'Histoire du pays et de ne pas épargner les musulmans nouvellement installés.

    A côté de cela, il déclare: "J'accorde beaucoup d'importance au respect de la vie, et j'avoue mon admiration pour Brigitte Bardot. » Or, cette star des années 1960, qui s'est reconvertie dans la défense des animaux, est ouvertement de droite, mariée à un proche de Jean-Marie Le Pen. Elle fut ainsi poursuivie pour provocation à la discrimination raciale, pour ses déclarations sur l'abattage des moutons par les musulmans à l'occasion de l'Aïd el-Kebir.

  • Le NPA refoule Vénussia Myrtil vers le FN

    Chez les étudiants aussi, la presse admet des cas de passage de la gauche radicale au FN. Les jeunesses du FN (FNJ) prétendent que deux mille jeunes auraient adhéré depuis la mi-janvier, dont « beaucoup » issus de la « gauche ou de l'extrême gauche ».
    Par exemple, Vénussia Myrtil, étudiante en psychologie de 21 ans, passée par l'organisation de jeunesse de la LCR « pendant les manifs contre les réformes Darcos [pour] se battre contre les gros patrons et pour plus de justice sociale » puis sympathisante du NPA.

    La militante est assez vite devenue une sorte d'icône dans l'entourage de la nouvelle présidente du FN qui la présente comme un gage d'évolution de son parti. Pendant la campagne, les anti-Marine se sont déchaînés contre le profil atypique de l'ex-militante d'extrême gauche. Mais son parcours fait mouche, comme celui du jeune délégué suspendu de la CGT Fabien Engelmann, ex-militant de Lutte ouvrière passé au NPA et désormais candidat du FN à Algrange (Moselle).

    Vénussia Myrtil s'est engagée avec la JCR « pendant les manifs contre les réformes Darcos », entraînée «par une copine de lycée» et séduite par le côté «communautaire» des jeunes, «décidés à se battre contre les gros patrons et pour plus de justice sociale».
    Au NPA, qu'elle a côtoyé à partir de 2009 sans avoir été encartée, le souvenir de ceux qui l'ont connue reste focalisé sur une furieuse dispute au sujet du colonialisme. « Leur côté internationaliste m'a gonflée, dit-elle aujourd'hui. J'ai pas aimé non plus les prières en arabe dans la rue pendant les manifestations propalestiniennes, ça a été la goutte d'eau… Je me suis tirée.» Rapidement, cette jeune femme, dont la mère a déjà fait le saut du PCF au FN, est séduite par le discours «social et patriote» de Marine Le Pen. Vénussia et Fabien se sont rencontrés vendredi au Salon de l'agriculture autour de Marine Le Pen.

    «Je croyais que des fachos allaient me casser la gueule, j'ai été bien accueillie.» En particulier par la vice-présidente du FN, Marie-Christine Arnautu, qui coache de près la jeune militante et son discours… «Elle a le droit d'être pour le mariage homosexuel et favorable à l'adoption par des couples homos. c'est son affaire, explique avec prudence Nathalie Pigeot, responsable du Front national de jeunes, mais cela n'en fait pas la position du FN. Nous ne sommes pas dans une utilisation marketing de son image », ajoute-t-elle. Le FNJ revendique plus de deux mille adhésions de jeunes depuis la mi-janvier dont «beaucoup» viendraient de la gauche ou de l'extrême gauche.

    A LO, parti d'origine de Fabien Engelmann, on dénonce la «véritable dérive» d'ouvriers qui «se sont fait abuser par la démagogie lepéniste» d'un parti «socialement du côté de la bourgeoisie». «Depuis l'arrivée de Marine Le Pen, ils mettent en musique ces cas exceptionnels de passage d'un extrême à l'autre par des gens désorientés», s'irrite Éric Coquerel, du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui ajoute : «En gage de défense de la laïcité, ils ne font que pourchasser une religion.» Pour les ringards de la laïcité, ça change et ça bouscule !
    Mais dénigrer n'a jamais enraillé aucune fuite et certainement pas celle de forces vives.

  • vendredi 10 décembre 2010

    LCR ou NPA, le Che-Besancenot fait pitié

    Mais la condition ouvrière, connaît-il vraiment ?

    L'ascension politique de « ce bon petit facteur »

    Le facteur de Neuilly-sur-Seine (Paris) ne doit rien à la fille d'Alain Krivine
    Ceux qui se demande comment Olivier Besancenot a bien pu progresser aussi vite dans la hiérarchie de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, avant son maquillage en NPA), jusqu'à en devenir le porte-parole et candidat à la présidentielle seront déçus. Tout en restant intime de beau-papa, Olivier Besancenot a rompu en 2005 avec la propre fille du fondateur du parti d'extrême gauche, toujours patron réel du parti , de même que Riton Emmanuelli anime l'aile gauche du PS et que Benoît Hamon est son patron apparent… Olivier Besancenot est devenu en quelques années le porte-parole de ce parti grâce au coaching efficace du père de son ex, malgré 1,05% à la présidentielle de 1969. Chez les trotskistes, la famille est d'abord politique.
    Aujourd'hui et depuis quelques années, le porte-parole du NPA et la fille Krivine ont chacun un conjoint et des enfant(s) séparément.

    Quant à la désignation d'Olivier Besancenot comme candidat de la LCR aux élections présidentielles de 2002 et 2007, tout est en ordre, quelle que soit l'horreur que le mot leur inspire. Elle doit tout à la procédure officielle du parti. Un vote du bureau politique suivi d'un second vote de la conférence nationale composée de délégués nationaux ont désigné l'homme aux talents politiques et médiatiques avérés.

    O'Besancenot a obtenu le soutien passager du philosophe Michel Onfray qui a, depuis la présidentielle de 2007, pris ses distances avec le réalisateur britannique Ken Loach et lui.

    Des revenus au-dessus de la moyenne des facteurs
    En 2008, le candidat Besancenot affirmait recevoir de La Poste un salaire de moins de 1200 euros, hors produit de la vente des calendriers… La réalité est un peu différente, puisque Besancenot n'est à La Poste de Neuilly-sur-Seine que le temps des photos, c'est-à-dire quasiment jamais. Actuellement, Olivier Besancenot travaille officiellement à 80% à Neuilly-sur-Seine. Pour la pénibilité... Il y est présent quatre jours par semaine : mercredi, jeudi (sauf action syndicale), vendredi et samedi. Il bénéficie en fait d'une décharge syndicale maximale et se fait entretenir par les uns et les autres.

  • Le parti, par exemple. Ainsi, pendant cinq ans (1999-2004), lorsque beau-papa Krivine était député européen, le petit facteur a touché très régulièrement une indemnité d'assistant parlementaire européen dont le montant était très largement supérieur aux 5000 euros mensuels. A. Krivine lui versait la moitié de l'enveloppe consacrée aux attachés parlementaires (il en avait deux), soit 2500 euros, mais lui-même reversait la moitié de cette moitié au parti. Lui restait alors environ 1250 euros.
    Il déclarait alors toucher un salaire de 1000 euros net par mois pour son activité de postier. Pour son activité à la LCR, les lundis et mardis, il touchait en outre 2/5e du salaire d'un permanent, soit environ 800 euros.

  • Son patrimoine, tel que publié par la LCR, au cours de la campagne présidentielle
    Olivier Besancenot parle avec modestie d'un petit studio dans le XVIIIe, supposé être un arrondissement populaire de Paris. Un journaliste avisé découvrira sur place un appartement en réalité de bonne taille et dans le quartier du Sacré-Cœur en plein Montmartre, le quartier le plus cher du XVIIIe, un des quartiers les plus recherchés des bobos (bourgeois bohèmes) parisiens. Le révolutionnaire en est évidement propriétaire, histoire de lutter contre la précarité et de s'assurer une retraite confortable.
    Or, un salaire à vie de postier n'y suffirait pas. Début 2007, présidentielles obligent, la LCR publie donc un communiqué supposé clarifier le patrimoine d'Olivier Besancenot.
    « Il est copropriétaire depuis 2004 d'un appartement de 55 m2 [pour 3] dans le XVIIIe arrondissement de Paris : la valeur de son patrimoine est de 37 000 euros. Pas de valeurs mobilières. Il a acquis une Peugeot 106 en 2001. » Et ça passe.
    Concernant l'emplacement dudit appartement, acquis à crédit avec sa compagne (il l'a donc remboursé pour l'heure à hauteur de 37 000 euros), il est bien situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris, mais la LCR contestait: « pas dans le quartier du Sacré-Cœur en plein Montmartre », plus près du populaire quartier de Barbès que des rues plus huppées des Abbesses.
    Il passe ses vacances dans le Lubéron, auprès des people: lien PaSiDupes

    Sa situation de famille

    Le black out est la règle chez les trotskistes et Besancenot ne fait pas exception.
    Né en 1974 d'un professeur de physique au collège et d'une psychologue scolaire des Hauts-de-Seine, il a d'abord milité à SOS Racisme avant d'intègrer les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR) et la CGT, puis la LCR en 1991.
    Titulaire au bout de cinq ans d'une licence d'histoire de l'université de Paris X – Nanterre, il embrasse la vocation de facteur en 1997 et milite aussi sec à SUD-PTT.
    Comme le socialiste Montebourg, qui en premières noces a épousé une aristocrate, le facteur a épousé la « princesse », Stéphanie Chevrier, son aînée de 5 ans (née en 1967 à Menton), une des principales éditrices de Paris, employée à la direction de Flammarion.
    Militante de la gauche antilibérale, entre autres à la Fondation altermondialiste Copernic (avec Clémentine Autain), co-animée par Leila Chaïbi, l’une des représentantes de la “minorité unitaire” au NPA et chef de file médiatique de l’Appel et la pioche, un collectif qui organise des pique-niques sauvages dans les supermarchés, Stéphanie Chevrier a assuré la publication d'ouvrages politiques comme ceux d’Alain Krivine ou de Désirdavenir Royal.

    Pour Besancenot, cette concubine présente plusieurs avantages : elle est d'un bon rapport, puisque l'un des plus hauts salaires de l'édition, mais c'est surtout une habituée des media. Ancienne compagne du chanteur Yves Simon, elle a favorisé l'émergence de l'écrivain. Dirigeant une armée d'attachées de presse, elle a construit sa carrière sur les relations presse et fait et défait des réputations. Le candidat à la présidentielle comptait donc exploiter ses moyens de pression et de rétribution et sans doute inciter les journalistes à plus de bienveillance à son endroit.
    Directrice littéraire chez Flammarion, où elle est en charge de la « littérature générale, fiction et non fiction », Stéphanie Chevrier n'est donc pas « membre de la direction ». Alors, elle a le salaire d'un cadre dans le secteur de l'édition (la convention collective de l'édition indique un salaire minimum d'environ 2500 euros).
    A propos des « moyens de pression et de rétribution » dont elle userait, elle recourt à une échappatoire: « Je trouve cela insultant pour moi et surtout pour les journalistes. »
    Opacité trotskiste.
  • mardi 13 novembre 2007

    Les étudiants trotskistes noyautent le mouvement étudiant

    Les avatars de O’ Besansenot sont partout…
    Les militants JCR interviennent, en plus de leurs actions en leur nom propre, au sein des syndicats étudiants UNEFet SUD étudiant, que l’ont voit partout devant les médias et sur les sites universitaires. Et plus qu’on ne croit !
    Bien que fort critiques envers ces organisations pour égarer l’opinion et les étudiants, les JCR font le choix d'y militer, notamment en raison de la présence de nombreux étudiants de tendances diverses ainsi que pour unifier les luttes et assurer une bonne audience à leurs idées.

    L'UNEF doit subir la présence des JCR qui participent à la Tendance pour une Unef Unitaire et Démocratique (TUUD).
    Ils ont infiltré SUD étudiant qui n'a pas de tendances organisées et où ils sont donc moins visibles.

    Dans les mouvements sociaux, les JCR prônent la stratégie de Front Unique (en novembre, avec les cheminots du PCF,qui d'ailleurs ne veulent pas d'eux (!) , c'est à dire qu'ils recherchent l'unité la plus large des organisations de gauche sans exclusive (partis, syndicats, associations) en toute indépendance du gouvernement et du patronat et dans l'objectif d'une extension et une radicalisation à la majorité des participants. Ils défendent constamment cette stratégie au sein de l'UNEF et de Sud étudiant.

    Dans ces deux syndicats les révolutionnaires des JCR se retrouvent dans les ailes gauches qui affirment à leurs yeux une volonté de lutte et de structuration cohérente et unitaire du mouvement. Il arrive ainsi assez souvent que les militants minoritaires des JCR s’opposent aux directions syndicales de ces deux organisations.
    À la suite du mouvement contre le CPE, en 2006, la Tendance majorité nationale (TMN) de l'UNEF avait exclue 40 adhérents dont plusieurs militants des JCR ! Ils ont alors fondé les Collectifs pour une UNEF unie et Démocratique (CUUD). Les CUUD, la Tendance Tous Ensemble (TTE) et des militants de la TMN ont fondés la TUUD lors du 80e Congrès de l'UNEF (avril 2007). Les CUUD (dont les militants exclus en septembre 2006) seront réintégrés à l'UNEF en juillet 2007…

    Invités à prendre la porte, ils reviennent par la fenêtre.

    Des blattes...

    lundi 12 novembre 2007

    Grève des cheminots : la CGT refoule les étudiants trotskistes de la JCR

    Didier Le Reste a exprimé sa désapprobation
    La CGT évoque un 'risque de dérapage'
    O' Besancenot peut bien nier le noyautage des sites universitaires par la LCR, ses étudiants trotskistes de la JCR (organisation de jeunesse de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) ne sont pas les bienvenus dans les gares demain. C’est ce que le responsable des cheminots de la CGT a fait savoir sur France Info cet après-midi.


    Avec ou sans billets, compostés ou non, les étudiants téléguidés par les Jeunesses Communistes Révolutionnaires sont déclarés personae non gratae dans les gares SNCF dont ils ont annoncé l’occupation et le blocage dès demain mardi!
    La CGT a fait valoir que les cheminots ne se permettraient pas d’aller sur le terrain des organisations syndicales étudiantes et qu’ils entendaient que la réciproque soit vraie…
    Les révolutionnaires sont indésirables et c’est bien l’avis des usagers.
    Libre à eux de virer les étudiants des gares, puisqu’ils n’ont pas de train à prendre…
    Pas même celui du mouvement cheminot...
    Tout le monde descend !

    mercredi 27 juin 2007

    Benoît Hamon et Henri Emmanuelli tirent les ficelles

    Transformer à Gauche (TAG) noyaute l’UNEF et le MJS
    Transformer à Gauche, c’était Nouvelle Gauche et Alternative Socialiste Jeunes
    Transformer à gauche (TAG) est donc le résultat de la fusion entre Nouvelle Gauche (‘animée’ par Benoît Hamon, ci-dessous à gauche) et Alternative socialiste jeunes (‘animée’ d'Henri Emmanuelli, ci-dessous à droite).
    Les parrains
    I- Nouvelle Gauche est
    - d'une part le courant majoritaire au sein du Mouvement des jeunes socialistes (MJS France), mené par Razzye Hammadi,
    - d'autre part un groupe politique qui s'investit dans le Parti socialiste au sein du courant Nouveau Parti socialiste (NPS), qui participe à la direction du PS issue de la synthèse générale et du congrès du Mans (novembre 2005), mené par Benoît Hamon.
    Il fut créé en 1993 par Benoît Hamon et Jean-Patrick Gille lors de la conquête de l’autonomie du MJS vis-à-vis du Parti socialiste alors dirigé par Michel Rocard. Longtemps étiquetés "Rocardiens" ou "chrétiens de gauche", puis proches de Martine Aubry, ils sont restés très "deuxième gauche " depuis lors.
    L’identité politique des militants de Nouvelle gauche ne découle pas d’un événement fondateur particulier mais s’est forgée dans les combats politiques et électoraux des années 90, en particulier dans l’animation des mouvements et des mobilisations de la jeunesse : révision de la loi Falloux et CIP sous le gouvernement Balladur, mouvements étudiants et lycéens de 95 et 98, lutte contre le Front national, abrogation des lois Pasqua, Debré, mais aussi bien celle de Chevènement ou la reprise des essais nucléaires par Jacques Chirac. Si avec çà les étudiants se croient encore spontanés quand ils sont manipulés !
    Suite à l'accord de majorité au sein du MJS entre NG et AS lors du congrès de Paris (déc. 2005), le groupe politique Nouvelle Gauche a fusionné avec des militants d'Alternative Socialiste Jeunes (H. Emmanuelli) lors du quatrième trimestre de l'année 2006 sous l'impulsion de Razzye Hammadi pour créer un nouveau courant "Transformer à Gauche".
    Formation des jeunes cadres socialistes
    Nouvelle Gauche théorise dès sa création la nécessité d'une relation forte entre les différentes sphères de militantisme de la Gauche (parti, syndicat, mutualité, association, collectifs) afin de mettre en commun leurs expériences respectives dans une perspective de transformation sociale. On peut donc trouver ses militants dans une constellation d'organisations. La majorité d'entre eux sont également adhérents du PS, même si ceux issus du MJS ont tendance à s'y investir plus fortement.
    Nouvelle Gauche est un groupe politique qui se veut ancré à la gauche du PS. Cet ancrage affiché depuis quelques années n'a pas empêché ses militants de participer à la majorité du PS, au point que les principaux cadres de Nouvelle Gauche ont participé aux cabinets de certains ténors du gouvernement Jospin (Benoît Hamon chez Martine Aubry, Hugues Nancy et Jérôme Saddier chez Élisabeth Guigou, Régis Juanico chez Alain Richard, Olivier Girardin et Claire Le Flécher chez Florence Parly).
    Positions au sein du parti socialiste
    L'analyse des causes de la défaite du Parti Socialiste, lors du premier tour du 21 avril 2002, accéléra une certaine radicalisation des positions politiques du groupe et la rupture avec la Majorité du Parti Socialiste, notamment sur les questions sociale, européenne et de réforme du PS. Sous l’impulsion de son leader Benoît Hamon, Nouvelle Gauche participa à la fondation du courant minoritaire Nouveau parti socialiste (NPS), aux côtés d' Arnaud Montebourg (réélu député d’un cheveu) et de Vincent Peillon (nettement refoulé à la législative 2007). Lors Congrès du Mans, Nouvelle Gauche milita au sein du NPS pour la synthèse générale. Après avoir lancé un appel à la candidature de François Hollande, Benoît Hamon a soutenu Laurent Fabius pour l'investiture présidentielle du PS.
    II- Alternative socialiste Jeunes
    Alternative socialiste Jeunes est un groupe radical issu de la scission de Nouveau Monde. Ses membres ont fait le choix pendant la campagne référendaire de faire la campagne des collectifs du non socialiste, alors que les deux autres sensibilités de Nouveau Monde avaient choisi de faire des campagnes différentes. PRS avait choisi de faire la campagne par l'intermédiaire des collectifs du non de gauche et de l'association PRS, alors que les poperènistes (Poperen) avaient choisi de ne pas faire campagne en tant que socialistes, mais au sein d'autres organisations, syndicales ou associatives.
    Alternative Socialiste jeunes regroupe des militants issus pour beaucoup du milieu étudiant (UNEF) mais est aussi majoritaire dans des fédérations plus rurales comme le Lot-et-Garonne, la Haute-Loire ou la Haute-Marne.
    Ses principaux animateurs dans le MJS sont actuellement Emir Deniz, Raphaël Chambon et Mathieu Hanotin. Alternative socialiste Jeunes compte une dizaine de fédérations dans le MJS et compte 7 membres au Bureau National qui sont :
    Mathieu Hanotin (93), Raphaël Chambon (91), Houda Nedder (69), Louise De Béchillon (13), Alexandre Laurent (57), Yasmina Méchénouai (75) et
    Léa Filoche (75) :existerait-il un lien familial avec Gérard Filoche (1945) du NPS que la société et l’Education nationale ont brimé, puisque d’origine ouvrière, il a néanmoins pu faire des études de philosophie à l'Université de Rouen, a animé le Comité Vietnam et adhéré aux Jeunesses communistes révolutionnaires?
    Alternative Socialiste Jeunes se réclame dans la filiation du texte "Rupture" de la Gauche socialiste au congrès de Tours dans le MJS.
    Dans le Parti socialiste, Alternative Socialiste Jeune milite au sein du NPS (une affaire de famille chez les Filoche) depuis sa fusion en septembre 2005 avec Alternative socialiste.
    Alternative socialiste Jeunes est traditionnellement considéré comme l'aile gauche du MJS. Ce courant diffuse ses idées à travers le journal appelé "Jeune Garde".