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mercredi 27 mai 2015

SNCF: l'Etat-PS veut ré-enclaver les ruraux

Décentralisation ou comment se décharger sur les régions en frappant les Français de plus bel au portefeuille

Suppression 
de certaines lignes ou tronçons et de quatre trains de nuit Intercités
Ces lignes touristiques
dont Paris veut l'extinction
Commandé par le ministère des Transports, ce rapport d'un élu PS va sans le sens  de la gestion comptable souhaitée par le gouvernement Valls  
Ces recommandations cherchent à atténuer le déficit annuel d'exploitation des Intercités qui atteindrait entre 300 et 400 millions d'euros, selon les estimations, soit 30 à 40% du chiffre d'affaires total, a publié  Le Parisien/Aujourd'hui-en-France.

Si les préconisations du rapport étaient appliquées, seuls seraient conservés les trains de nuit entre entre Paris et Briançon, Rodez, Toulouse et Latour-de-Carol, le rapport estimant que les autres sont coûteuses et peuvent être remplacées par des liaisons existantes, plus rapides par train ou avion, ou de nuit par... autocar. En journée, la commission préconise de supprimer les Intercités sur cinq tronçons de lignes, sur lesquelles il existe également des dessertes TGV ou TER : Toulouse-Cerbère, Quimper-Nantes, Bordeaux-Toulouse, Marseille-Nice et Saint-Quentin-Cambrai. 

Les 320 trains qui circulent sur les 35 lignes Intercités (35 lignes : 23 de jour et 12 de nuit) transportent quotidiennement quelque 100.000 voyageurs
ce qui correspond à un taux de remplissage moyen estimé à 35%, contre 70% pour le TGV par exemple L'autocar peut prendre le relais du train pour effectuer certaines liaisons rapides entre grandes villes et le gouvernement mobilise ses relais médiatiques pour assurer que "le bon vieux 'corail' a du plomb dans les catenaires", du fait de doublons avec le TER, de la concurrence du bus ou du co-voiturage.
Un aller-retour en InterCités, Quimper-Nantes par exemple, c'est 77€20 plein tarif, 38€ euros pour les jeunes de moins de 26 ans. Il y en 2 par jour : 6h20 et 10h11 au départ de Quimper et retour de Nantes à 15h20 et 19h05. En voiture, le trajet se fait en 2h46 pour 234 km et 29.64€ de carburant. En co-voiturage, il peut revenir à moins de 15€ par passager. Mais les personnes plus âgées? Si on prend toutes les tranches d'âge en compte, les trains Intercités ont leur utilité et leurs adeptes. Les services à la personne, c'est aussi ça. 



Vers un démembrement du réseau Intercités ?


Quand les élus régionaux socialistes sacrifient leurs électeurs à la logique comptable du pouvoir. Le rapporteur Philippe Duron ne tourne pas rond. Le Quimper-Nantes figure parmi les lignes pointées du doigt par le rapport de Philippe Duron, député PS et ex-professeur d'histoire-gographie...
Il est ex-président PS du Conseil régional de Basse-Normandie (2004-2008).
Mieux, il est toujours député du Calvados, en Bretagne, région péninsulaire qui se plaint de façon récurrente de son éloignement des centres décisionnaires parisiens. Mais ils élisent des parlementaires qui les desservent mieux qu'un train SNCF.

Le gouvernement commande mais n'assume pas
Dans un communiqué publié ce mardi, le secrétaire d'Etat foireux aux Transports, Alain Vidalies, se défausse, déclarant que "ce rapport, qui n'engage en l'état pas le gouvernement, va désormais être présenté aux commissions compétentes du Parlement": le désengagement moral et politique du gouvernement socialiste.

L'annonce inquiète certes les usagers mais aussi les écologistes. Il semble même que ce soit cette seule opposition d'EELV qui embarrasse le pouvoir. 
Les Verts estiment qu'une fermeture de ligne serait "un très mauvais signal, au moment où on va faire la Conférence climatique en France, où l'on dit qu'il faut passer des déplacements automobiles vers les transports collectifs", déplore ainsi le député écologiste Denis Baupin, interrogé sur France Info ce matin.

C
ollectif de défense du service public du rail, Convergence Nationale Rail appelle à des manifestations  depuis deux ans pour défendre le réseau des trains Intercités. Après avoir appelé au "sursaut" des élus pour défendre ces liaisons SNCF, le collectif organise des rassemblements sur les lignes menacées de disparition, notamment l'Intercités Aubrac qui relie Clermont-Ferrand à Béziers. Ce matin, France Info interrogeait le vice-président  de ce collectif, sans le nommer:

Didier Le Reste a été patron de la fédération CGT des cheminots jusqu'en 2010, lorsqu'il a pris sa retraite à 55 ans. Pour ce cheminot, "le bus, c’est le début de la fin".


Les trains corails ne seraient "pas assez rentables et surtout vieillots". 
Train Inter-cités 'Le Cévenol'
entre Clermont-Ferrand et Nîmes
A moins qu'ils soient jugés vieillots parce que peu rentables... Quel valeur ce critère de désuétude a-t-il en fait en termes de services publics et de traitement égalitaire des zones les moins peuplées -et en voie d'extinction économique- et d'engagement de l'Etat envers toutes les couches de la population -qui ne se déplacent pas toutes en voiture individuelle? Que signifient en régions les notions d'empreinte carbone laissée par les autobus dont Macron préconise la multiplication ou de développement durable brandies par les acteurs politiques?

L'ex-opposition ne dénonçait-elle pas la désertification des campagnes? En se désengageant, l'Etat laisse aux communes la lutte contre le désert administratif et le sauvetage des services à la population. L'Etat décentralisateur s'éloigne résolument de la France profonde. Hollande a-t-il besoin d'ajouter à son bilan cette nouvelle fracture territoriale ? 

jeudi 27 janvier 2011

CGT: à 52 ans, Thibault fait valoir ses droits à la retraite

A la CGT, aucune envie de séquestrer le patron !

"Bernard Thibault veut jeter l'éponge", selon Le Parisien

Dans son édition du jeudi 27 janvier, le quotidien confirme que le numéro un de la CGT en a ras la casquette du syndicat. Il a été clair avec son entourage, le 21 décembre au soir, lors d'un séminaire très privé avec les membres de l'état major de la centrale syndicale. Il est déterminé à céder son poste à la fin de l'année 2011, alors que son mandat - le troisième - court jusqu'à fin 2012. L'intéressé a vigoureusement démenti l'information dans la journée, dénonçant une tentative de déstabilisation, sans qu'on en sache plus de son origine, extérieure ou interne. Le Parisien affirme même que Thibault avait mis la question de son départ à l'ordre du jour du bureau confédéral de lundi.

Les camarades lui ont-il glissé une savonnette ?

Un non-événement
Le boycott des voeux sociaux de Nicolas Sarkozy a été monté en épingle, mais 'il lui en aura touché une sans bouger l'autre' (Chirac). Ensuite, le refus de rencontrer le nouveau ministre du Travail, Xavier Bertrand, aura allégé son emploi du temps et démontrer l'incapacité de la CGT a dialoguer.

Reste que, depuis le début de l'année, le leader cégétiste s'évanouit dans le paysage médiatique.
L'excuse qu'il se donne, " Je pars à la fin de l'année de manière à ce que mon successeur soit en place avant les présidentielles ", ne satisfait personne. " Personnellement, je suis persuadé que Bernard Thibault cherche vraiment à partir, confie à L'Expansion.com Dominique Andolfatto, professeur en science politique à l'Université de Nancy et co-auteur avec Dominique Labbé du livre "Toujours moins. Déclin du syndicalisme" (Gallimard, 2009). L'info vient sans aucun doute de l'entourage."

Qu'est-ce qui le déprime tant ?


Il a fait le tour de la CGT et du syndicalisme
"Je pense effectivement que Bernard Thibault a épuisé les charmes de la fonction depuis assez longtemps. D'abord, il n'était sans doute pas formaté pour cette fonction. Contrairement à ses prédécesseurs - Séguy, Krasucki ou Viannet -, il n'a pas grandi dans le sérail, explique Dominique Andolfatto. Il n'a pas été longtemps un apparatchik de la CGT et du PC. C'est un peu par hasard qu'il s'est retrouvé à la tête de la CGT, parce que celle-ci traversait une crise grave et que se posait le problème de son leadership. Thibault, qui s'était fortement engagé dans le mouvement social de 1995, est apparu comme une figure incontournable, pour ne pas dire un homme-providentiel pour la CGT à la fin de la décennie 90."

Les difficultés à réformer l'organisation de la CGT

Il a expérimenté la relative impossibilité à faire évoluer le "mammouth" CGT, en tous les cas à le faire évoluer suffisamment vite.
Sans oublier le long conflit sur la réforme des retraites l'an passé, qui s'est soldé par un échec pour la CGT puisqu'elle n'a obtenu aucun résultat, en dépit de la popularité du mouvement.
Alors que les effectifs continuent à reculer, il n'est pas parvenu à surmonter les difficultés à inventer une organisation plus dynamique en termes de syndicalisation. ", énumère Dominique Andolfatto.

On lui savonne la planche en interne

Certains affrontements qui semblent prendre parfois une tournure personnelle, comme avec Didier le Reste de la fédération des cheminots, l'ont épuisé.
Quant il est élu secrétaire général de la CGT en 1999, il procèda en effet à un important aggiornamento du syndicat, privilégiant la négociation à la lutte. " Dès le début, cela a évidemment heurté en interne, commente Dominique Andolfatto. Les "enclumes" ont cherché à résister aux évolutions." Thibault parvint dans un premier temps à convaincre.

Mais les esprits conservateurs se bloquent peu à peu. En 2005, la CGT vit une crise historique: Bernard Thibault, qui défend le "oui" au Traité constitutionnel européen, est mis en minorité par le comité confédéral national - le parlement interne du syndicat. " C'est à partir de ce moment-là que les choses vont se dégrader sérieusement entre Bernard Thibault et une partie des composantes ou sous-leaders de la CGT ", estime Dominique Andolfatto. Le leader cégétiste menaça d'ailleurs déjà de démissionner à cette période.

Depuis deux ans, la base militante l'accuse en outre d'être trop consensuel dans ses relations avec le gouvernement et le patronat.
Le 17 août 2009, le délégué CGT de l'usine Continental de Clairoix, Xavier Mathieu, a suscité la polémique en traitant Bernard Thibault de "racaille" et en l'accusant de "frayer" avec le gouvernement.

On lui reproche aussi le rapprochement avec la CFDT
, symbolisée par la création de l'intersyndicale fin 2008. Bernard Thibault et son homologue de la CFDT François Chérèque ont marché main dans la main durant le conflit sur les retraites. Cette "CFDTisation" de la CGT "est très mal vécue par les bases militantes de la CGT", explique Françoise Piotet, professeur de sociologie à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, qui a enquêté pendant trois ans auprès des organisations locales et des structures interprofessionnelles cégétistes ("La CGT et la recomposition syndicale", PUF 2009). Pour ces militants cégétistes, l'ennemi numéro un c'est la CFDT, pas FO ou Sud." Néanmoins, "l'opposition à Thibault est moins forte que son soutien, nuance-t-elle. La preuve: il a été réélu pour un troisième mandat en 2009, avec près de 90% des voix."

Qui sont ses héritiers ?

Une femme
La question de la succession n'est pas réglée. Selon Le Parisien, Bernard Thibault souhaiterait que ce soit Nadine Prigent, secrétaire confédérale issue du secteur de la santé, qui lui succède (lien PaSiDupes). "Ce changement serait symbolique de la place désormais acquise par les femmes dans la CGT, longtemps une affaire exclusive d'hommes, souligne le politologue. En termes de transformations et d'avenir de la CGT, cette désignation se justifierait pleinement. Reste à se demander si l'intéressée a la carrure..."

Pour trois hommes
Les autres noms évoqués sont ceux d'Eric Aubain, le monsieur "retraites" de la CGT, issu de la fédération de la construction, de Thierry Le Paon, chargé de négocier sur la formation professionnelle et de Frédéric Imbrecht, ex-secrétaire général de la puissante fédération de l'énergie.

Bernard Thibault déprime à la CGT

Démissionnera, démissionnera pas ?

Le secrétaire général de la CGT dément vouloir plaquer son poste à la CGT fin 2011

Patron de la CGT jusqu'en 2011, Bernard Thibault nie qu'il sature après 11 ans.
C'est pourtant ce que suggère Le Parisien jeudi 27 janvier, repris par France Info ce matin.

C'est en janvier 1999, qu'il succèda à Louis Viannet à la tête de la confédération.
Né en janvier 1959, le secrétaire général du premier syndicat français ne chercherait pourtant pas à prendre sa retraite à 52 ans... Les cheminots doivent attendre ...55 ans !

Il qualifie donc de "fantasmes" les rumeurs de dissensions qui déstabiliseraient la direction de la CGT et ajoute que l'heure de sa succession n'a pas sonné.
"Un article de presse (...) affirme que j'ai l'intention de 'jeter l'éponge' à la fin de l'année (...). Je démens très clairement cette information", assure-t-il..

Selon le journal, un cadre non identifié de la CGT Bernard Thibault aurait dit fin décembre à l'état-major du syndicat : "Je pars à la fin de l'année, de manière à ce que mon successeur soit en place avant les présidentielles."

Sa décision serait motivée par:
- une fatigue personnelle liée notamment à des injures et à des actes de malveillance à répétition,
- des démêlés avec ses opposants internes
- et l'approche d'une élection présidentielle problématique pour le positionnement de la centrale.

La CGT tente de colmater la fuite

Coup de blues ou grosse déprime ?
Parvenu en 1999 à la tête de la centrale syndicale, après un passage à la direction de la puissante fédération des cheminots et un triomphe face au gouvernement Juppé lors des grèves de 1995, la CGT et Bernard Thibault, 52 ans, sont pris dans le ressac.

Personnage public très exposé, le leader de la CGT s'est dit la cible de menaces jusqu-à son domicile. Une enquête préliminaire de police ouverte en 2008 après la découverte de matériel électronique dans son véhicule de fonction n'a jamais abouti.

Dommage
collatéral de l'action syndicale contre la réforme des retraites
Langue de bois aggloméré
" Malheureusement pour nos détracteurs, la CGT se renforce et c'est le président de la République qui sort un peu plus affaibli encore du bras de fer qu'il a imposé aux salariés ", ajoute-t-il.






Didier Le Reste, Bernard Thibault et Xavier Mathieu

Rien de grave

" En aucun cas la CGT n'est en prise à des conflits internes tels qu'ils déstabiliseraient sa direction nationale ", répond Bernard Thibault. "Ce fantasme, relayé depuis plusieurs semaines, cherche à déstabiliser la CGT après avoir constaté la part prise par ses militants dans l'exceptionnelle mobilisation sur les retraites." Une mobilisation pourtant stérile qui déprime le patron de la CGT.

Syndrome de sevrage du PC
Libérée de ses liens historiques avec le Parti communiste, la CGT s'est laissée supplanter par la CFDT lors des mouvements sociaux, comme lors des grandes manifestations contre la réforme des retraites en 2010: poussé au jusqu'au-boutisme par son aile gauche, la FSU et SUD, ses actions d'intimidation n'ont impressionné que les entreprises de sondages, alors qu'une majorité de l'opinion saluait les efforts de dialogue de la confédération rivale.

En suivant le mouvement, tiré de hue à dia, de gauche et de droite, Bernard Thibault a certes dépoussiéré l'image du syndicat, souvent stigmatisé jadis comme le bastion de la "gréviculture", et devenu avec son nouveau leader plus enclin aux compromis.
Lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, il s'était prononcé en interne pour le "oui", une position vivement combattue par la majorité de ses adhérents et qui a suscité des conflits qui ne sont pas soldés.

En 2007
, lors des mouvements contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, les concessions de Bernard Thibault avaient entraîné de fortes tensions internes.

Des épisodes douloureux qui l'ont rendu plus combatif lors la réforme des retraites adoptée à l'automne 2010, qui repousse l'âge légal de départ de 60 à 62 ans.

Le fait qu'il ait accepté le dialogue et se soit rendu à l'Elysée lui a attiré la vindicte de l'aile gauche de son organisation, une position exprimée en 2009 par le délégué CGT de l'usine Continental de Clairoix (Oise) Xavier Mathieu.
"Les Thibault et compagnie, c'est juste bon qu'à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu'à ça, toute cette racaille ", avait lancé Xavier Mathieu.

Syndicalisme réformiste ou de lutte ?


Fin du dialogue ?
Conscient de cette image chez une partie de ses militants et pour la première fois dans l'histoire de la CGT, Bernard Thibault a décidé de boycotter les voeux de Nouvel An du Président de la République aux syndicats, qualifiés de "simulacre" après l'adoption de la réforme des retraites par les deux chambres du Parlement.

Fin de règne ?
Thibault aurait désigné son successeur.
Selon le quotidien, " le patron de la CGT aimerait voir une femme lui succéder ".


Le Parisien et France Info parient sur Nadine Prigent. Secrétaire générale de la fédération CGT de la santé, cette infirmière est une quadra.
Avec Nadine Groison (FSU), elles vont faire la paire...

lundi 25 octobre 2010

Fin de grèves: les Français passent à la caisse

L'Etat présente aux Français le montant de la facture des syndicats

Le montant de la note

Les grévistes s'en tirent bien.

Christine Lagarde a confirmé que chaque journée de grève nous coûte entre 200 et 400 millions d'euros.

Et la facture pourrait encore s'alourdir
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, précise que le coût réel est "difficile à chiffrer". Avec huit journées de grève interprofessionnelle depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites, le coût total pour le pays est donc de 1,6 milliard à 3,2 milliards d'euros, en tenant compte des heures de travail perdues et des pertes dans les différents secteurs, d'après Le Figaro, car Libération ne s'arrête pas à ces contingences.

La ministre de l'Economie a aussi évoqué un "préjudice moral" pour la France
Son image s'est encore détériorée à l'étranger du fait de l'imprédictabilité des échanges, puisque les pétroliers ne sont pas astreints au préavis de grève, et des violences qui  ont émaillé les manifestations contre la réforme des retraites, dans les rues des grandes villes et dans les aéroports. "C'est l'attractivité du territoire qui est en cause quand on voit des images comme celles-là", a-t-elle affirmé.

Pour la CGPME, les grèves auraient en fait coûté plus de 4 milliards d'euros à l'économie française

Et la facture pourrait va encore gonfler, puisque deux nouvelles journées de grève sont prévues.
La Fédération CGT des cheminots
(Didier Le Reste défie Bernard Thibault) a d'ailleurs appelé dimanche "tous ses militants à créer les conditions pour maintenir la pression" et faire du 28 octobre "un temps fort" contre la réforme des retraites. "Lundi, les assemblées générales feront le point de la situation, dans et hors de l'entreprise, avec la perspective de poursuivre l'élargissement du mouvement au quotidien, dans des modalités d'action adaptées à chaque site et chaque métier, afin d'être massivement mobilisés les 28 octobre et 6 novembre". "Si les énarques de Matignon et de l'Elysée misaient sur le début des vacances de la Toussaint, pour l'affaiblir, ils se sont trompés", prévient-elle.
La CGT reste sourde à la volonté de la base
Il faut rappeler que trois raffineries sur douze ont voté ce jour la reprise du travail et de la production.
La CGT cheminots serait-elle entétée, voire autiste et méprisante des Français ?
Lire PaSiDupes

Le gouvernement appelle toujours à la fin du mouvement

Le ministre du Travail Eric Woerth a estimé dimanche soir sur France 3 que faire grève maintenant ne sert "à rien" puisque le texte devrait être adopté par le Parlement mercredi et il a appelé les grévistes à cesser "le blocage du pays".
"Après le vote de la loi, c'est la loi, il faut la respecter", a déclaré Eric Woerth. Certes, "le pays n'est pas totalement bloqué mais le conflit sur l'essence handicape beaucoup de nos compatriotes", a continué le ministre.

dimanche 24 octobre 2010

Pétition pour la fin des subventions publiques aux syndicats

Plus un sou d’argent public pour les Syndicats qui prennent la France en otage !

Budgets annuels plus ou moins officiels de 4 centrales :

CGT- : 220,6 Millions d’euros de budget dont 145 millions hors cotisations

FO ---: 61 millions d’euros de budget annuel dont 26 millions hors cotisations

CFDT : 138 millions d’euros de budget annuel dont 69 millions hors cotisations

CFTC : 60 millions d’euros de budget annuel dont 48 millions hors cotisations

(
lien IFRAP)

Au moins pour ces 4 syndicats, le montant des subventions directes ou indirectes pourrait être d’à minima 288 millions d’euros

Et pourtant, J.-L. Mélenchon (Parti de gauche) et P. Laurent (PCF) descendent ce weekend dans la rue pour la manche. Lire PaSiDupes

Ils crient misère:

- les grévistes de Marseille défendent leurs privilèges :
les grutiers et portiqueurs ont un rythme de travail épuisant et pénible : ils vont récmamer des privilèges de pénibilité pour 20 h d'astreinte par semaine avec un travail limité à 12h , le tout pour 5000 euros mensuels;

- Didier Le Reste (CGT Cheminots) se plaint d'une retraite annoncée à 2300 euros;

- Bernard Thibault (CGT) a des fins de mois difficiles avec 5000 euros mensuels, plus les avantages en nature !

Et qui paie les dégats sur le parcours des cortèges de grévistes et de manifestants: lien PaSiDupes


Refus citoyen du gaspillage de l'argent de l'impôt

Les économies doivent porter sur les niches syndicales aussi.

Pétition nationale à Nicolas Sarkozy

Monsieur le Président,

Les grèves à répétition parasitent notre économie. Après la SNCF, la RATP, La Poste… les blocages du port de Marseille et des raffineries sont une honte, et les scènes de débordements inadmissibles.
Cette tyrannie n’est plus supportable, surtout quand on sait qu’elle est financée par nos impôts.

Nous devons arrêter de financer des syndicats qui usent et abusent du droit de grève au détriment des Français, et qui n’hésitent pas à chaque annonce de réforme à paralyser tout le pays.

C’est pourquoi je vous demande aujourd’hui de mettre un terme au financement public des syndicats par les contribuables, c’est-à dire par mes impôts et mes cotisations.

Respectueusement,

Je signe la pétition

Action à l'initiative de l' Observatoire des subventions

samedi 23 octobre 2010

Mélenchon, le PC et la CGT organisent une collecte pour les grévistes

On a donné ! Et les leaders syndicaux à 2300 euros ?

Après les insultes, la mendicité

Les forces du Front de Gauche ont tenu une conférence de presse unitaire le 21 octobre à 9 heures à Paris, en présence de Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Christian Piquet, avec dans les seconds rôles Nicole Borvo et Martine Billard et la guest star Marie-George Buffet échappée de la « Tournée des idoles ».

Boycottons ce spectacle de charité !

Le Front de gauche (PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire) a décidé d'organiser ce week-end une "collecte" pour les grévistes "qui gagnent peu d'argent" en ces temps de mobilisation sur les retraites, a annoncé jeudi Pierre Laurent, le numéro un communiste. Il ne lui est pas venu à l'esprit de reprendre le travail ?

Encore une journée à ne pas descendre dans la rue
"On appelle à un week-end national de collecte et de solidarité avec les salariés qui sont en grève parce que les formes d'actions auxquelles le gouvernement contraint les salariés sont difficiles pour des gens qui gagnent peu, ont des petits salaires et ont du mal à finir leurs fins de mois", a déclaré M.
Laurent lors d'une conférence de presse du Front de gauche (FG).
Il fallait y penser avant de mettre les salariés dans la mouise.

Le bouquin de Mélenchon ne fait donc pas recette ?

Peut-être refuse-t-il de partager !
"On va ramasser des sous pour aider les gens en grève à tenir bon", a rêvé Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), soulignant qu'on ne se rend pas compte "à quel point ça coûte aux gens ces jours de grève".
Après les Rom, les cocos font la manche !

Une bonne adresse, celle de Didier Le Reste
Lui non plus ne se rend pas compte.
Le fruit de ces collectes, qui se tiendront "sur les marchés et dans tous les lieux publics" sera "remis aux unions locales syndicales", a précisé M. Laurent. Et rien donc pour ce défavorisé de Didier Le Reste ?

Le PCF organise encore une manif ?
Les communistes ont annonçé une initiative "spectaculaire" samedi après-midi à Beaubourg à Paris: interprofessionnelle ? Intersyndicale ? Unitaire ? Tous ensemble, mais sans nous.

A propos de l'indécence syndicale,
VOIR ET ENTENDRE plus sur la misère qui frappe le monde syndicale:



Didier le Reste et sa retraite à 2300 euros (CGT)
envoyé par Jeunes-Populaires. - L'info video en direct.

2300 euros de salaire par mois ? Non, de pension de retraite !

Le FG se rabat sur ses quelques élus...


Il appelle également "tous les élus de gauche" à des rassemblements mardi prochain devant les préfectures et à Paris "en direction de l'Elysée", pour demander le retrait du projet, a-t-il annoncé.
"Le président prend une posture qui n'est pas dans ses moyens ni dans l'intérêt du pays" car "on voit bien que le mouvement s'enracine", a soutenu J.-L. Mélenchon.
Pour Christian Picquet (Gauche unitaire), "le gouvernement doit entendre la rue, se soumettre à la volonté populaire ou se démettre".

Ils ont déjà pris dans la poche des contribuables

Qu'ont-ils fait du financement des partis?
Coupons-leur les vivres !

lundi 11 octobre 2010

Grève reconductible: la CGT, à l'épreuve de ses extrémistes

La majorité aime que la CGT-cheminots contre Thibault, le 12 octobre

Conflit d'intérêts syndicaux

La grève reconductible sera récupérée par la gauche de la CGT pour mettre le patron de la CGT à l'épreuve.

Le combat des chefs cégétistes sur le dos des travailleurs
Croyant affaiblir la position «responsable» du leader de la CGT, Bernard Thibault, la CGT cheminots a en effet choisi l’affrontement politique. Bien que la position de Bernard Thibault soit commune avec celle de la CFDT et d’autres syndicats dans les transports l'opération menée par les extrémistes sur la grève et les grévistes consistera à radicaliser le mouvement.

Avec à sa tête Sud-rail et FO, le front du refus de la concertation visera paradoxalement les secteurs d’activité qui sont moins concernés par la réforme des retraites: la fonction publique, notament.
Les responsables syndicaux véritablement 'responsables' voient un cadeau à Nicolas Sarkozy dans cette politisation du mouvement des travailleurs: elle risque fort en effet de conduire à la saturation et au retournement de l’opinion qu’il attend depuis plusieurs mois. Avec leur mot d’ordre de grève reconductible, les syndicalistes radicaux, Didier Le Reste et les autres (Jean-Claude Mailly et le Che-Besancenot), offrent ainsi au pouvoir l'occasion de ressouder autour de lui et donc de fédérer les droites. Même si la réforme des retraites est impopulaire, il n'est guère vraisemblable que le désordre social, s’il s’installait, parvienne à séduire une majorité de Français. La grève et les manifestations précédentes ont d'ailleurs démontré que le mobilisation plafonne: lien PaSiDupes
Déjà l'Unsa-Transport ne marche pas dans la combine de la grève reconductible et a annoncé son refus de se laisser entraîner.
Lien PaSiDupes

La réforme des retraites, une entreprise à long terme

La réforme ne se fait pas en un jour
Le chantier de la réforme des retraites n'a pas ouvert en 2010 et chacun sait que les difficultés du système ne seront corrigées qu'avec le temps, et qu'une dizaine d’années sera nécessaire. Ainsi, les Français ont-t-il déjà traversé la réforme Balladur, puis celle de François Fillon.

Les conceptions divergent
Alors que la CFDT préconise une retraite à points complétée, pour le socle universel, par la garantie de l’impôt, le gouvernement a choisi de colmater le système de répartition auquel le plus grand nombre est attaché et de jouer presque exclusivement sur les bornes d’âge (60/62 et 65/67). C'est à un combat symbole contre symbole que nous sommes conviés. Sarkozy rase l’un des derniers édifices de prestige de la gauche: la retraite à 60 ans.
La gauche, de son côté, ne s'est pas laissée prendre au piège d'une contre-réforme: ils en sont bien incapables et les experts travaillent pour eux. Contre toute raison et au risque de se faire justement accuser de «raser gratis», le PS fait simplement la promesse populiste de rétablir la retraite à 60 ans et ça marche ! D'ailleurs, les militants bloqueront et défileront et la majorité des Français marchera, sous la contrainte, pour ne pas perdre plusieurs journées de travail. La volonté d'une minorité de privilégiés, pour la plupart des fonctionnaires, s'imposera ainsi à la majorité des salariés.
Et passe à l'as la question du maintien du niveau des pensions, en cas de retour de la gauche au pouvoir et des retraites à 60 ans ...

La stratégie
Les syndicats CGT et CFDT avaient, eux, choisi une ligne réformiste: ne pas nier la nécessité de la réforme et se battre pour l’améliorer. En sachant que la retraite à 60 ans, considérée comme un avantage acquis, est en effet un symbole fort et fédérateur pour les salariés, quel que soit le prix à payer. Ils avaient donc, jusqu’à présent, évité l'attaque frontale et choisi la résistance passive, par une gestion très maîtrisée des manifestations et des journées d’action, réussissant à faire germer dans l’opinion l’idée d’une réforme injuste et d’un gouvernement sourd à l’injustice. La tactique permettait de mener à mai 2012, quand tout un chacun pourra dresser un bilan provisoire: quitte ou encore ?

La bavure radicale
Avec l'annonce d'une grève reconductible, et donc de l’entrée dans une zone de turbulences et d'incertitude graves, les syndicats se rendent responsables d'un affrontement bloc contre bloc dont ils ont moins à gagner que ne pensent les militants. Dans ce chantier syndical qui s'ouvre, les centrales syndicales pourraient bien livrer à Nicolas Sarkozy le ciment dont la droite a besoin avant le premier tour de l’élection présidentielle.

La gauche radicale se disqualifie

L'idéologie révolutionnaire fait voir rouge et brouille l'intellect.

Premier temps: le président élu choisit le thème de la retraite à 60 ans. Il ne s’agissait d'ailleurs nullement d’un engagement de campagne: jusqu'à la crise économique internationale et les pressions de l'Union Européenne, il avait promis de ne pas y toucher. Ce changement est donc à la fois pragmatique et hautement politique. A l'occasion, il peut en outre pointer l’absence de réalisme des propositions de la gauche, ou mieux, son incurable démagogie. Le président peaufinera ainsi son image de réformateur lucide et déterminé.

Deuxième temps: avec les discours sécuritaires, la gauche croit opportun de faire jouer les violons, puis les percussions sur le sort particulier des Rom pourtant clandestins. Elle ne réussit qu'à susciter un regain de demande pour «la loi et l’ordre», depuis la frange de l’électorat du Front national jusqu'au centre, favorisant un bon report de ces électorats sur le président sortant au deuxième tour. Dans cette opération qui commence le 11 au soir, la gauche ne parviendra (au mieux, mais en fait au pire) qu'à relancer l'abstention des centristes, modérés et incertains.

Erreur stratégique des extrémistes

Les grèves illimitées, notamment dans les transports, secteur exonéré de la réforme (!), ne manqueront pas de souligner le caractère politique de la mobilisation syndicale. Mieux cette radicalisation du mouvement pourrait bien permettre à la majorité de ramener à elle cette partie de l'électorat tentée de s’en détacher, mais qui, avec cette piqure de rappel, évaluera le danger que représente la gauche.

Il se pourrait fort que la grève reconductible dégrise ceux qu'enivre l’antisarkozysme ambiant, tandis que d’autres, romantiques de gauche, poursuivront leur rêve adolescent de révolution et d’espoir d’un grand soir social.

Dans la situation qui s'annonce cette semaine, tout devient possible.
Soit elle met en évidence une aspiration à l’ordre et profite au pouvoir en place. Soit elle conduit à un cataclysme social. Car, une fois lancée, la machine pourrait ne pas s'arrêter comme prévu le 16, date de la jonction de deux actions: lien PaSiDupes.
Or, à chaque fois que le PS se retrouve attiré sur les positions de l’extrême gauche, il repousse la perspective de l’alternance.
A compter du 12, les jours à venir seront un dur moment à passer, mais tellement chargés d'espoir pour 2012 !

jeudi 9 septembre 2010

Le dialogue à gauche, c'est le chantage à la radicalisation

L'opposition craint le trompel'oeil d'une forte mobilisation

Des lendemains qui chantonnent

Enhardis par les manifestations du 7 septembre 2010, la CGT et la CFDT ont appelé avec quatre autres confédérations (CFTC-CFE/CGC-FSU-UNSA) à descendre à nouveau dans la rue le 23 du même mois.

Nostalgiques des grèves dans les transports de 1995 ou des manifestations de 2006 contre le CPE, les extrémistes de FO et Sud rêvent d'un mouvement plus dur et brandissent le spectre d'une grève générale. Dans cette perspective, ils joindront aux manifestations, mais n'ont pas signé l' appel des autres.

Des syndicats incertains de leurs forces ou de leur cause ?

"Il y a une vraie question de stratégie qui se pose : faut-il radicaliser le mouvement ? Les syndicats sont dans l'ambivalence, car ils ne sont pas sûrs d'avoir les moyens de lancer une grève générale", affirme Jean-Marie Pernot, de l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires).

=> "FO et Sud poussent car ils sont dans une logique de distinction par rapport aux principales confédérations. »

=> « La CGT est entre deux eaux : d'un côté, elle pousse à une mobilisation d'ampleur, de l'autre, elle est sur la réserve, car elle n'est pas sûre d'être suivie", estime ce spécialiste des syndicats.

=> La CFDT, qui a perdu beaucoup d'adhérents pour avoir soutenu la précédente réforme des retraites en 2003, "cherche des issues négociées" et veut "maintenir le mouvement dans des limites gérables, évitant donc un embrasement", selon le même décrypteur.

Bloquer la réforme, mais comment ?

Face aux concessions jugées insuffisantes du gouvernement, les meneurs syndicaux sont en tout cas unis sur un point, celui de maintenir la pression.

La CGT et la CFDT manquent de conviction
"La partie n'est pas perdue", a assuré jeudi François Chérèque (CFDT)
Bernard Thibault (CGT), quant à lui, fait courir le bruit d' "une crise sociale d'ampleur".

Le tout ou rien de FO
"On est rentré dans un bras de fer", a prévenu Jean-Claude Mailly qui veut inciter ses homologues à exiger comme lui le retrait pur et simple du texte.

L'union syndicales Solidaires (notamment SUD) est pour la manière forte. "On pense qu'il y avait moyen de mettre la pression de manière extrêmement forte. Mais on n'est pas en situation de le faire tout seul", a regretté Annick Coupé, sa porte-parole.

Les principaux syndicats menacés de débordements

La CGT et la CFDT craignent que leurs troupes se laissent entraîner par FO et Sud, émoustillés par la perspective de la grève générale.
La CGT et la CFDT craignent les pressions ...internes !
Certaines fédérations cégétistes en effet ne cachent pas leur impatience, à l'image du chef des cheminots-CGT, Didier Le Reste, qui se voit bien en leader d'une "grève reconductible". Lire PaSiDupes sur l'action de Didier Le Reste

"Il y a un gros débat en interne sur les limites de ces journées, les 24 heures à répétition, cela lasse les salariés", glisse Thierry Babec, délégué UNSA-RATP.

"Les confédérations syndicales sont aussi dans une posture. Elles font un baroud d'honneur car elles sont obligées de suivre leur base qui est très mécontente", estime pour sa part le politologue Philippe Braud.

En un combat douteux

Une cause perdue d'avance
"Elles doivent donner des gages à leur base, mais en même temps, elles savent au fond que le gouvernement est décidé à faire passer la réforme et que le système actuel n'est plus possible", ajoute-t-il.

La lucidité de l'opinion
Ce dilemme se retrouve dans les enquêtes d'opinion : 70% des Français approuvent la mobilisation syndicale mais plus d'un sur deux juge "acceptable" le recul de l'âge légal de départ de 60 à 62 ans, mesure phare de la réforme, selon un sondage de l'IFOP, publié début septembre.

Le 7 septembre ne règle rien
Cette journée est une victoire à la Pyrrhus.
Sans compter que la gauche des grévistes est la risée de la presse internationale: lire PaSiDupes

dimanche 18 avril 2010

Nuage volcanique: on ne dit pas merci à la CGT et SUD

Les syndicats radicaux et bornés sont-ils démocrates et sociaux ?

Cas de force majeur ?

Depuis le mercredi 14 avril, l’éruption du volcan Eyjafjöll (ci-dessus) sous le glacier Eyjafjallajokull, au sud de l’Islande, perturbe la quasi-totalité du trafic aérien européen. Du jamais vu. Même après les attentats du 11-Septembre.

=> Le Monde (15.04.10): "Un nuage volcanique présente un risque très important pour un avion"

=> Nouvel Observateur (18/04/10) : « Le nuage de cendres du volcan islandais a encore fortement perturbé le trafic aérien en France dimanche. Si les aéroports d'une grosse moitié nord de l'Hexagone doivent rester fermés jusqu'à mardi matin au moins, plusieurs aéroports du Sud, dont Marseille, Bordeaux Nice ou Toulouse, devraient en revanche rester ouverts jusqu'à au moins lundi 15h.
[…] M. Kouchner a assuré dimanche de "la pleine mobilisation des consulats de France pour assister nos compatriotes à l'étranger", tandis que le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux devra veiller "à la bonne organisation (...) de l'assistance et de l'hébergement des personnes momentanément bloquées sur le sol français", selon Matignon. »

En tout, sans compter les Français, sans moyen de transport dans l'hexagone loin de leurs domiciles, 150.000 à 200.000 Français bloqués à l'étranger seraient dans l’impossibilité de revenir en France, selon le ministre des Transports, Dominique Bussereau, dimanche. Mais que représentent-ils aux yeux des grévistes ?

Et pendant ce temps, des cheminots CGT et SUD...

13e jour de grève du personnel CGT-cheminots et Sud-Rail, ce jour
dont sept de retombées de micro-particules volcaniques

Depuis le mercredi 7 avril, une petite minorité de cheminots extrémistes prend l'ensemble des usagers du service public en otage.

Lundi 19 avril
, la SNCF devra faire face aux perturbations du trafic ferroviaire que les syndicats d'employés du service public imposent à leurs concitoyens, échoués sur leurs lieux de vacances ou de travail. La direction doit se fier à des déclarations individuelles d'intention de faire grève 48 heures avant le début du mouvement, pour établir son plan de transports.

VOIR et ENTENDRE le compte-rendu au JT de TF1 du 10 avril 2010

L'entreprise publique annonce que 8.000 places supplémentaires sont proposées à l'international pour répondre à la fermeture des aéroports du nord de la France en raison du nuage de cendres volcaniques.
Le trafic devrait être normal sur les lignes A, C et E du RER parisien. Deux trains sur trois devraient rouler sur les lignes B et D.
Malgré la CGT et SUD, la SNCF prévoit d'assurer 84% des Transilien lundi, 80% des TER en moyenne sur l'ensemble des régions, 90% des TGV, 81% des Intercités et 68% des Corail et Teoz.
Cinq mille places supplémentaires sont proposées sur Eurostar entre Paris et Londres, près de 1.000 places supplémentaires sur les TGV et ICE vers l'Allemagne, et 2.000 vers la Suisse, grâce aux cheminots responsables.

Le service minimum garanti doit prendre en compte le dévoiement du droit de grève par Sud Rail, syndicat révolutionnaire non représentatif. (lire PaSiDupes)

Que reste-t-il du service public ?

Les employés du service minimum garanti font le maximum.

Certains syndicats sont définitivement déconsidérés.
François Nogué, directeur des ressources humaines de la SNCF a adressé une lettre aux syndicats Sud-Rail, CGT, UNSA et la CFDT, les invitant à une table ronde prévue le 21 avril. Mais les syndicats Sud-Rail et la CGT ont rejeté cette rencontre. Le syndicat Sud-Rail – non représentatif - a par ailleurs déploré que la direction exige l'arrêt de la grève pour discuter, "ce que nous ne ferons pas".

Les grévistes CGT et trotskistes défendent leurs acquis sociaux corporatistes jusqu'à pénaliser l'économie de leur pays, leurs amis et voisins. Au risque de provoquer des fermetures d'entreprises et de créer chômage et précarité chez ceux qui ne bénéficient pas de leur protection attachée au service public, ils défendent leurs intérêts individuels, au détriment de la collectivité qui les paie pour un service public non rendu.

La désunion des anarchistes révolutionnaires
Le 19 avril, la grève était en voie de «suspension», selon le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste, alors que Sud-Rail appelait les cheminots à voter à main levée pour «amplifier» le mouvement.

Les journées de grève leur seront-elles payées ?

D'après l'Association internationale du transport aérien (Iata), la fermeture des aéroports coûte quotidiennement plus de 200 millions de dollars (147,3 millions d'euros) au secteur aérien. La paralysie du trafic pourrait coûter 30 millions d’euros à Air France-KLM. Les syndicats vont-ils demanderdes augmentations de salaires prochainement ?

CGT et SUD, la chienlit syndicale, annonceront-ils, séparément, un 'recul du gouvernement' ?

jeudi 15 avril 2010

Chassé-croisé des vacances de Pâques: Sud-rail compte empoisonner les usagers de la SNCF

Malgré le volcan en Islande qui conduit à la fermeture d'aéroports

Les trotskistes profitent de la crise; ce n'est donc pas un nuage de particules volcaniques qui va les faire reculer !

=>
Quelques cheminots et contrôleurs de la SNCF ont ainsi suffi pour bloquer le départ d'un TGV après avoir voté à main levée la poursuite de la grève lors de l'AG du jeudi 15 avril 2010 à la gare Perrache à Lyon. Les retours de vacances sont une aubaine pour le chantage syndical.

=> Or, 25 aéroports français seront par ailleurs fermés jusqu'à vendredi
Le nuage de cendres engendré par l'éruption du volcan islandais d'Eyjafjallajokull perturbe le trafic aérien d'une large partie de l'Europe.

SNCF tente le dialogue avec les bloqueurs

Alors que la grève dure depuis plus d'une semaine, la direction de l'entreprise publique a annoncé mercredi des échanges avec les syndicats dans plusieurs régions.
Au neuvième jour de grève, mercredi en début de soirée, un porte-parole de la direction de la SNCF a annoncé que des «échanges» étaient en cours dans plusieurs régions, portant sur la mise en place d'un calendrier de discussions. Les négociations en tant que telles débuteront «dès la reprise du trafic et avec toutes les organisations syndicales», a précisé le porte-parole de l'entreprise.
C'est dans la région PACA (PS) que le conflit s'est cristallisé.
Pendant sa campagne des Régionales, le Front de gauche promettait la gratuité sur le TER: une gratuité qui ne trouve déjà pas à s'appliquer...
En PACA, ces discussions semblaient pourtant les plus avancées. La CGT-cheminots de Marseille a en effet annoncé mercredi soir avoir obtenu «une série d'engagements non négligeables (…) répondant à ses revendications».

Une épreuve de force en relation avec la contre-offensive annoncée par les partis politiques de gauche

La CGT affirme que les cheminots « ont imposé un recul à la direction, la contraignant à s'engager sur l'ouverture de négociations».

D'ailleurs, le mouvement a malgré tout été reconduit jeudi, notamment à Lyon et Marseille.
Le « recul imposé à la direction » ne conduit donc pas les cheminots à rendre le service public à ses usagers ce jeudi. La fin du mouvement dépend de la décision des différentes assemblées générales, avait rappelé le responsable de la CGT-cheminots, Didier Le Reste.
A Marseille, les conducteurs et les contrôleurs ont ainsi voté la reconduction. «Oui, il y a eu des ouvertures de la part de la direction régionale, mais on a un tel contentieux, un tel doute sur le dialogue social», a expliqué à l'issue du vote André Liminana, délégué CGT régional.
A Lyon, le mouvement a aussi été reconduit, de même qu'à Chambéry, Dijon et Clermont-Ferrand, ont indiqué des responsables CGT. Le nombre de grévistes est même en hausse dans la région lyonnaise, selon le syndicat (82% de contrôleurs et 62% de conducteurs).


=>
La grève, lancé par le syndicat non-représentatif Sud-Rail et la CGT dure depuis le 6 avril. L'UNSA, deuxième syndicat, et la CFDT (4e) ne se sont pas joints au mouvement qui porte sur les salaires, l'emploi et les carrières des cheminots.