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jeudi 27 janvier 2011

Bernard Thibault déprime à la CGT

Démissionnera, démissionnera pas ?

Le secrétaire général de la CGT dément vouloir plaquer son poste à la CGT fin 2011

Patron de la CGT jusqu'en 2011, Bernard Thibault nie qu'il sature après 11 ans.
C'est pourtant ce que suggère Le Parisien jeudi 27 janvier, repris par France Info ce matin.

C'est en janvier 1999, qu'il succèda à Louis Viannet à la tête de la confédération.
Né en janvier 1959, le secrétaire général du premier syndicat français ne chercherait pourtant pas à prendre sa retraite à 52 ans... Les cheminots doivent attendre ...55 ans !

Il qualifie donc de "fantasmes" les rumeurs de dissensions qui déstabiliseraient la direction de la CGT et ajoute que l'heure de sa succession n'a pas sonné.
"Un article de presse (...) affirme que j'ai l'intention de 'jeter l'éponge' à la fin de l'année (...). Je démens très clairement cette information", assure-t-il..

Selon le journal, un cadre non identifié de la CGT Bernard Thibault aurait dit fin décembre à l'état-major du syndicat : "Je pars à la fin de l'année, de manière à ce que mon successeur soit en place avant les présidentielles."

Sa décision serait motivée par:
- une fatigue personnelle liée notamment à des injures et à des actes de malveillance à répétition,
- des démêlés avec ses opposants internes
- et l'approche d'une élection présidentielle problématique pour le positionnement de la centrale.

La CGT tente de colmater la fuite

Coup de blues ou grosse déprime ?
Parvenu en 1999 à la tête de la centrale syndicale, après un passage à la direction de la puissante fédération des cheminots et un triomphe face au gouvernement Juppé lors des grèves de 1995, la CGT et Bernard Thibault, 52 ans, sont pris dans le ressac.

Personnage public très exposé, le leader de la CGT s'est dit la cible de menaces jusqu-à son domicile. Une enquête préliminaire de police ouverte en 2008 après la découverte de matériel électronique dans son véhicule de fonction n'a jamais abouti.

Dommage
collatéral de l'action syndicale contre la réforme des retraites
Langue de bois aggloméré
" Malheureusement pour nos détracteurs, la CGT se renforce et c'est le président de la République qui sort un peu plus affaibli encore du bras de fer qu'il a imposé aux salariés ", ajoute-t-il.






Didier Le Reste, Bernard Thibault et Xavier Mathieu

Rien de grave

" En aucun cas la CGT n'est en prise à des conflits internes tels qu'ils déstabiliseraient sa direction nationale ", répond Bernard Thibault. "Ce fantasme, relayé depuis plusieurs semaines, cherche à déstabiliser la CGT après avoir constaté la part prise par ses militants dans l'exceptionnelle mobilisation sur les retraites." Une mobilisation pourtant stérile qui déprime le patron de la CGT.

Syndrome de sevrage du PC
Libérée de ses liens historiques avec le Parti communiste, la CGT s'est laissée supplanter par la CFDT lors des mouvements sociaux, comme lors des grandes manifestations contre la réforme des retraites en 2010: poussé au jusqu'au-boutisme par son aile gauche, la FSU et SUD, ses actions d'intimidation n'ont impressionné que les entreprises de sondages, alors qu'une majorité de l'opinion saluait les efforts de dialogue de la confédération rivale.

En suivant le mouvement, tiré de hue à dia, de gauche et de droite, Bernard Thibault a certes dépoussiéré l'image du syndicat, souvent stigmatisé jadis comme le bastion de la "gréviculture", et devenu avec son nouveau leader plus enclin aux compromis.
Lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, il s'était prononcé en interne pour le "oui", une position vivement combattue par la majorité de ses adhérents et qui a suscité des conflits qui ne sont pas soldés.

En 2007
, lors des mouvements contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, les concessions de Bernard Thibault avaient entraîné de fortes tensions internes.

Des épisodes douloureux qui l'ont rendu plus combatif lors la réforme des retraites adoptée à l'automne 2010, qui repousse l'âge légal de départ de 60 à 62 ans.

Le fait qu'il ait accepté le dialogue et se soit rendu à l'Elysée lui a attiré la vindicte de l'aile gauche de son organisation, une position exprimée en 2009 par le délégué CGT de l'usine Continental de Clairoix (Oise) Xavier Mathieu.
"Les Thibault et compagnie, c'est juste bon qu'à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu'à ça, toute cette racaille ", avait lancé Xavier Mathieu.

Syndicalisme réformiste ou de lutte ?


Fin du dialogue ?
Conscient de cette image chez une partie de ses militants et pour la première fois dans l'histoire de la CGT, Bernard Thibault a décidé de boycotter les voeux de Nouvel An du Président de la République aux syndicats, qualifiés de "simulacre" après l'adoption de la réforme des retraites par les deux chambres du Parlement.

Fin de règne ?
Thibault aurait désigné son successeur.
Selon le quotidien, " le patron de la CGT aimerait voir une femme lui succéder ".


Le Parisien et France Info parient sur Nadine Prigent. Secrétaire générale de la fédération CGT de la santé, cette infirmière est une quadra.
Avec Nadine Groison (FSU), elles vont faire la paire...

vendredi 9 janvier 2009

Plus d'efficacité à l'hôpital, est-ce beaucoup demander ?

Le Président de la République exhortait le milieu médical
Le Président de la République, qui avait fait le déplacement au NHC (Nouvel Hôpital Civil) de Strasbourg (ci-contre) pour présenter ses voeux, s'est efforcé de rassurer les personnels de santé et a insisté sur la nécessité de réformer l'hôpital public pour l'adapter au monde d'aujourd'hui.

Ni démagogie, ni langue de bois, ni anesthésie

Suite à une série d'accidents mortels pendant la période des fêtes, le chef de l'Etat a réaffirmé qu'une meilleure organisation du système de soins, et non des moyens supplémentaires, serait le meilleur remède à ses maux. Déclarant que le service hospitalier public français restait "l'un des meilleurs du monde", Nicolas Sarkozy a néanmoins estimé qu'il devait être "mieux organisé, plus efficace, plus concentré sur le service qu'il doit rendre à la population".

"J'entends bien vos inquiétudes", a-t-il dit dans un discours prononcé dans le nouvel hôpital civil de Strasbourg (NHC).
"Mais si on ne change pas, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Et on ne peut plus continuer comme ça parce que le monde change. L'hôpital doit être un modèle d'adaptabilité pour faire face aux défis du XXIe siècle."

"Et ce n'est pas en demandant toujours plus de moyens que nous améliorerons la situation", a-t-il ajouté au moment où les syndicats hospitaliers dénoncent un manque de personnel généralisé.
En fait de manque de moyens, N. Sarkozy a fait valoir que l'assurance maladie a augmenté de plus de 50%, soit de 23 milliards d'euros, ses dépenses pour le secteur hospitalier entre 1998 et 2008, soit plus que pour n'importe quelle autre fonction publique.

"Le défi de l'hôpital aujourd'hui, c'est de mieux s'organiser, de coopérer davantage avec les autres établissements et avec la médecine de ville", a-t-il encore dit.

Point de vue syndical

Le dialogue, c’est aussi écouter l’autre
Une centaine de personnes manifestant aux cris d'"hôpital en colère" l'avaient accueilli et il a rencontré une délégation syndicale de l'établissement, où un mot d'ordre de grève avait été lancé pour l'occasion, avant de prendre la parole.
"La désorganisation des hôpitaux est le fait du non remplacement des personnels", a assuré pour sa part une représentante du syndicat CGT Santé. "Quand on a une infirmière pour trente patients, c'est impossible de faire des soins comme on nous demande de le faire", a renchéri une étudiante en soins infirmiers, Valérie Stocker, venue manifester.

Feuille de soins du système hospitalier

  • Pour les urgences, le chef de l'Etat a indiqué que la nouvelle loi sur l'hôpital qui sera examinée à partir du mois prochain au Parlement, un des textes qu'il présente comme prioritaire pour 2009, devrait changer les choses pour le mieux en les plaçant sous la responsabilité de nouvelles agences de santé.

    Il a dit souhaiter que, d'ici deux ans, 90% de la population française puisse être prise en charge par des services d'urgence dans des délais encore plus courts, ce qui passera notamment par le développement de liaisons par hélicoptère.
  • Nicolas Sarkozy a par ailleurs mis en place une mission pour réfléchir à l'évolution des Centres hospitaliers universitaires (CHU) créés il y a 50 ans.
    Présidée par le professeur Jacques Marescaux, un chirurgien strasbourgeois, cette mission ne "devra rien laisser dans l'ombre", a-t-il dit. "Il ne peut y avoir de sujets tabou, de domaine réservé des uns et des autres, quand il est question de la santé des Français et de la première priorité de l'Etat en matière de recherche".
    L'enjeu en est notamment de conforter l'activité recherche des CHU alors que, en 2006, la France a assuré 4,2% des découvertes mondiales en recherche biomédicale, contre 6,7% pour l'Allemagne et 8,6% pour le Royaume-Uni.

    Les Français ont confiance en leur service hospitalier
  • Malgré l’entreprise de démoralisation des Français par l’opposition, les Français résistent bien à la morosité véhiculée par les media.
  • Evoquant les morts accidentelles récentes de trois patients, Nicolas Sarkozy a réaffirmé que toutes les leçons seront tirées, tout en indiquant que ces "drames exceptionnels ne sauraient remettre en cause la confiance que la Nation porte à l'hôpital et à ses personnels".
  • Comme pour illustrer son propos, un sondage CSA publié vendredi par Le Parisien montre que 77% des Français disent avoir "tout à fait ou plutôt confiance" dans le fonctionnement des hôpitaux publics. Ce pourcentage est légèrement plus bas - 72% - quand on les interroge sur les urgences souvent embouteillées.
  • lundi 29 décembre 2008

    Bachelot condamne la récupération de la mort d’un enfant

    La gauche défend l’infirmière mais accable la ministre
    Dans sa logique politicienne, l’opposition syndicale juge «disproportionnée» la mise en garde à vue de l'infirmière qui s'est trompée de médicament, provoquant la mort d'un enfant de trois ans, la ministre de la Santé la juge «normale», mais le médecin urgentiste Patrick Pelloux a pour sa part demandé la démission de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, «qui ne prend pas, je dirais, les nuances sur la présomption d'innocence», après d'autres affaires analogues.

    Les faits
    L’infirmière a perfusé un produit par erreur à un enfant qui est mort peu après d’une surdose médicamenteuse. Sous couvert d’une action de soutien d’une adhérente, les syndicats soulignent les difficiles conditions de travail des salariés des hôpitaux, et leurs moyens insuffisants.
    Ingérence dans le judiciaire ?
    > Le président de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le député socialiste Jean-Marie Le Guen, a qualifiée la garde à vue de l'infirmière, prolongée de 24 heures jeudi soir, de «procédure tout à fait inhabituelle. Je serai très attentif à ce qu'elle se passe avec le plus grand respect des personnes».
    Quelle est la part de responsabilité du président d’AP-HP ?

    Politique politicienne de l’opposition

  • Les partis politiques
    > Le PCF a jugé la garde à vue «démesurée» et, dans son ombre, le camarade-syndicat des hôpitaux, la CGT-santé, la trouve également «disproportionnée», «à partir du moment où l'erreur n'est pas intentionnelle».
    > Au PS, Mireille Le Corre, secrétaire nationale chargée de la santé, n’a aucune notion du droit et feint de s'étonner aujourd'hui de «la prolongation de la garde à vue (de l'infirmère) alors même qu'elle a reconnu les faits».
  • Des syndicats qui font de l’escalade sur les victimes
    > Les syndicats CGT (Christophe Prudhomme, médecin urgentiste cégétiste) et Sud la déplacent les responsabilités sur la question des moyens est également évoquée par «Du fait de la tension qui existe dans les hôpitaux, liée notamment au manque d'effectifs et à la dégradation des conditions de travail, on peut prévoir que ce type d'accident, qui devrait rester exceptionnel, risque de se multiplier», a regretté le (CGT).
    > Pour l'AMUF et Patrick Pelloux, dont le syndicat a lancé début décembre une grève stratégique, aussi symbolique que démagogique, pour dénoncer un manque de crédits pouvant mettre en danger, selon lui, «la sécurité des patients» : ce genre de propos a toute chance de trouver un écho
    Il suggère que «le drame de Grenoble où un malade mental s'est échappé d'un hôpital» en novembre, avant de poignarder mortellement un étudiant, ce qui n’aurait pas eu d’équivalent sous Jospin. «Sur ordre du président de la République, on a limogé en quelque sorte le directeur de l'hôpital psychiatrique», a-t-il ironisé sur France Info. Le directeur est-il un « lampiste » ?
    Le bon Dr Pelloux exhume aussi , «l'affaire de Valence où on a accusé pendant tout un week-end (...) un médecin d'avoir assassiné un vieille dame alors qu'il avait fait son job». Ce syndicaliste peut-il être présumé le meilleur juge possible de l’accusation qui pèse sur ce confrère… C’est comme si Dame Pelloux témoignait en faveur de son époux pour dire qu’il n’a pas dépassé la ligne rouge blanche…
  • Roselyne Bachelot a, pour sa part, qualifié de «normale» la garde à vue de l’infirmière.
    Elle a en revanche dénoncé vendredi «la récupération d'un drame aussi épouvantable» par les syndicats, qu'elle n'a jugée «pas digne».

    > L'UMP a réagi vendredi, par la voix du Dr Philippe Juvin, secrétaire national du parti et chef de service , a émis le souhait que «la garde à vue cesse rapidement pour ne pas ajouter de souffrance supplémentaire à ce drame», tout en dénonçant le fait que «certains instrumentalisent le malheur des autres pour des raisons politiciennes». «C'est le cas en particulier de l'intervention de Patrick Pelloux, qui reste à son habitude dans le registre de la démesure, et de la CGT qui fait de ce drame une utilisation politicienne en prétendant que l'accident serait lié à un manque de moyens», a souligné le Dr Philippe Juvin, chef du service des Urgences de l'Hôpital Beaujon.

    Malgré le parti pris de la presse, la parole d’un médecin urgentiste de gauche n’a pas plus de valeur que celle d’un médecin urgentiste de droite.
  • samedi 27 décembre 2008

    Récupération par l’opposition de la mort d’Ilyès à l’hôpital

    Illustration de la « rage » indigne dénoncée par le socialiste Benoît Hamon
    Le parquet de Paris a ouvert vendredi après-midi une information judiciaire visant nommément la jeune femme de 35 ans qui a "reconnu une erreur", apparemment dans l'administration d'un médicament, selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Selon les premiers éléments de l'enquête, le petit Ilyes, soigné pour une simple angine est mort d'un arrêt cardiaque, suite à une surdose de chlorure de magnésium, administré en perfusion à la place de vitamines. Selon France Info ce matin,le petit souffrait d'une d'une part d'une ‘grosse angine’, mais c'est pour les besoins de la cause, et de déshydratation, ce qui démontre que le cas n'était pas aussi bénin qu'on le disait.

    Les besoins de l’enquête
    Instrumentalisation de la douleur de la famille
  • Interrogé par "Le Parisien", le père éploré de l'enfant a commenté :

    "Dans un hôpital du tiers monde, on l'aurait sauvé. Je veux juste la vérité pour que cela ne se reproduise plus", a-t-il souligné refusant de s'acharner sur l'infirmière.
  • Les oncles de l'enfant refusent également que la soignante devienne un "bouc émissaire" et demandent que "toutes les responsabilités soient recherchées". Toutes, sauf une.
    En revanche, la famille a fait le choix d’autres boucs émissaires… Aurait-elle été prise en main par une cellule d’aide psychologique politique ?

    Les syndicats attaquent plus qu’ils ne défendent

    Les syndicats de la santé pleurent moins la mort de l’enfant qu’ils ne souhaitent la mort politique de la ministre.
    Le petit garçon, hospitalisé dans un service de pédiatrie générale, est décédé mercredi à 20h45. L'infirmière a été interpellée par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) et placée en garde à vue.
    Cette mesure a déclenché la colère des syndicalistes SUD, CGT (etc ?) de la santé qui la jugent injustifiée.
    > Le Syndicat national des praticiens hospitaliers, anesthésistes réanimateurs (SNPHAR) a ainsi pointé dans un communiqué la restriction des moyens et en particulier "la suppression massive de personnel" à l'hôpital. "En médecine comme ailleurs, l'erreur médicale reste toujours possible", note le syndicat, mais il ne peut être réduit "que grâce à des conditions de travail permettant une sérénité professionnelle".
    > La secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la santé Mireille Le Corre, a estimé que "par sa politique de restriction des moyens, le gouvernement prend le risque de mettre en péril l'hôpital public".
  • > Le maire de Paris Bertrand Delanoë a lui jugé dans un communiqué que "cette tragédie confirme la nécessité de renforcer les conditions de fonctionnement de l'hôpital public".
    > Le président de l'Association des médecins urgentistes (AMUF) Patrick Pelloux a même réclamé jeudi la démission de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. "L'événement qui vient de se produire est suffisamment grave pour que la ministre en prenne toutes les conséquences et pose sa démission", a déclaré Patrick Pelloux sur France Info.
    Vous avez dit politique ?

    La ministre condamne la récupération
  • "Je réfute absolument l'agitation médiatique et l'exploitation politique honteuse qui (sont) faites du drame d'une famille, ce n'est vraiment pas convenable", lui a répondu Roselyne Bachelot vendredi sur RTL. "Bien sûr notre système hospitalier a besoin de réformes profondes" mais "il ne faut pas exploiter ce drame épouvantable à des fins politiques", a insisté la ministre qui a diligenté une enquête interne pour faire la lumière "sur toute la chaîne d'organisation".

  • Interrogée sur France Info, Roselyne Bachelot a dénoncé "des polémiques sur un prétendu manque de moyens qui ne sont pas du tout vérifiées par les faits", et précisé que
    - d’une part, l'enfant était hospitalisé dans "un service qui avait les moyens de fonctionner"
    -
    et que, d’autre part, il "présentait des ratios de personnel très importants".
  • Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP, a jugé "scandaleux que certains instrumentalisent le malheur des autres pour des raisons politiciennes". Lier ce drame à un manque de moyens constitue une "tentative de récupération (...) indigne", a-t-il observé.

    Mais çà doit être par respect pour Ilyès…
  • vendredi 26 décembre 2008

    Un enfant meurt à l’hôpital: l’opposition récupère la dépouille

    Une infirmière en garde à vue prolongée
    Un enfant de trois ans est mort mercredi soir à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris (XIVe). Une infirmière a reconnu une erreur de médicament et a vu jeudi soir sa garde à vue prolongée de 24 heures, mais les circonstances exactes restent à déterminer.

    Sans attendre, dans une entretien diffusé jeudi sur le site du Parisien, Ihmad, père du petit Ilyès âgé de 3 ans et né à Joinville-le-Pont, a reproché à l'hôpital de ne pas avoir réagi assez vite alors que son fils était "en train de mourir". Sa douleur est bien naturelle, mais les cris venus des alentours le sont-ils autant?

    La meilleure défense est l’attaque

  • Accusations familiales

    > Premier degré dans l’accusation
    Le papa raconte, la maman restant absente du débat. "Il y avait personne, je suis sorti dans le couloir et j'ai dit aidez-moi (...) J'ai fait le tour, il n'y avait pas un seul infirmier. Et, quand les infirmiers sont venus, il m'ont dit ‘arrêtez de vous affoler Monsieur, votre fils n'a rien (...). Je leur ai dit ‘mon fils est en train de mourir’ " La réponse d’apaisement du personnel est un acte de psychologie élémentaire qui ne préjuge en rien de sa prise en compte du problème.

    > Deuxième degré dans l’accusation
    Pour l’oncle d’Issam, l'infirmière placée en garde à vue n'est pas la seule responsable: "On peut pas mettre tout sur le dos de cette pauvre dame. Je veux pas de bouc-émissaire, je veux que tous les responsable soient punis", a-t-il dit.

  • Récupération politique

    Entrée en scène de l’initiateur de le « colère saine » prévue et répétée par Sa Cynique Majesté Royal avant le débat face à Sarkozy pendant la campagne présidentielle télévisée. Le député socialiste Jean-Marie Le Guen a aussitôt exprimé jeudi soir son "émotion" saine, après la mort de l'enfant.
  • Récupération syndicale

    > Troisième degré dans l’escalade, côté infirmier

    >
    Marie-Christine Fararik, de Sud (syndicat non représentatif de l'AP-HP), a jugé que l'"erreur" d'une infirmière ayant débouché sur une "catastrophe", la mort d'un enfant, n'était pas un "crime", ou en tous les cas ne justifie une garde à vue.
    Jugeant le "risque zéro" impossible, Mme Fararik a souligné que l'accroissement "à tout prix" de la "productivité" à l'hôpital "peut favoriser" ce type d'erreur. Déjà, le petit Ilyès est oublié et sa dépouille récupérée à des fins politiciennes.

    >
    Un responsable de la CGT-santé, Christophe Prudhomme, a également souligné qu'"à partir du moment où l'erreur n'est pas intentionnelle, la garde à vue est disproportionnée", le Parti communiste jugeant, lui, la procédure "pour le moins démesurée". PCF et CGT unissent une nouvelle fois leurs efforts de déstabilisation politique et si des démonstrations de colère éclataient –spontanément- dans les quartiers, ils n’en seraient évidemment pas à l’origine et en rien responsables.
    La CGT en profite pour envisager des possibilités de renouvellement de cet accident.
    "Aujourd'hui, du fait de la tension qui existe dans les hôpitaux, liée notamment au manque d'effectifs et à la dégradation des conditions de travail", a ajouté, M. Prudhomme "on peut prévoir que ce type d'accident, qui devrait rester exceptionnel, risque de se multiplier". Voeu de syndicaliste pour 2009 ?

    > Troisième degré dans l’escalade, côté médical
    De son côté, le président du syndicat de médecins urgentistes Amuf, Patrick Pelloux, a demandé la démission de Roselyne Bachelot, après trois "affaires" s'étant soldées par des sanctions. Aucune présomption d'innocence ? Quelle est la position du bon Dr Pelloux sur l'affaire du sang contaminé qui tache les mains socialistes?
    "C'est les lampistes à chaque fois qu'on met en avant (...) On veut bien travailler dans la difficulté, mais lorsque la ministre (...) nous accuse et ne prend pas, je dirais, les nuances sur la présomption d'innocence, ça commence à bien faire. Je crois que Roselyne Bachelot doit démissionner", a-t-il estimé sur
    France Info. Pelloux a prescrit la mort médicalement assistée d'une ministre...

    La réalité est moins simpliste

    Les procédures mises en place
    Si l'infirmière a bien reconnu avoir administré dans une perfusion du chlorure de magnésium au lieu d'un sérum glucosé destiné à le réhydrater, "aucune conclusion médicale ne peut être établie" pour le moment, a-t-on expliqué de source proche du dossier, car le chlorure de magnésium est un produit habituellement bénin.

    L'infirmière a été placée en garde à vue mercredi à 23H00
    dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) et
    le Parquet de Paris a prolongé jeudi pour 24H00 cette garde à vue.
    A l'issue de cette garde à vue, le parquet pourrait ouvrir une information judiciaire "probablement pour homicide involontaire" et l'infirmière être présentée à un juge d'instruction.
    "Dès les premiers moments, l'infirmière est venue dire à son chef de service qu'il s'agissait d'une erreur", a déclaré jeudi à la presse la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
    L'état de l'enfant s'étant aggravé, il a été conduit au service réanimation de l'hôpital où son décès est intervenu à 20H45, le parquet ayant annoncé que l'autopsie devait être réalisée jeudi après-midi.
    La direction de l'AP-HP a, elle, "demandé un audit interne pour comprendre les circonstances de ce drame".
    La garde à vue de l'infirmière "est la procédure normale dans ce cas", a expliqué
    Mme Bachelot.

    La polémique pourrait venir d’ailleurs
    >
    Alors que l’opposition prétend qu'ils manquent de personnels et de moyens, comment explique-t-elle que les hôpitaux admettent des cas d’
    angine en urgence.
    > Tous les cas d’angine de l’Ile-de-France sont-ils soignés dans les hôpitaux parisiens ?

    Si l’angine n’était pas aussi bénigne que le dit la presse, pourquoi ne pas communiquer sur le risque réel qui nous serait dissimulé ? Sauf s’il existait un risque d’affolement des populations, que le bon Dr Pelloux nous précise de quel pathologie exacte il s’agissait.

    >
    Mais le papa d’Ilyès a fourni une information intéressante.
    Il mentionne en effet les amygdales de son petit. Excluons une ablation à la veille de Noël ! Alors, a-t-il essayé de dramatiser une angine bénigne dans le but de faire admettre son enfant à l’hôpital pour le faire bénéficier de soins aux frais de la solidarité nationale ?

    >
    Si la famille de l’enfant a fait admettre l’enfant en urgence, avec la
    connaissance d’un risque vital pour le garçonnet, a-t-elle informé le personnel soignant ?
    > Si le personnel n’a pas été informé par la famille
    , en quoi est-il responsable ? Et, à plus forte raison, la ministre ?

    Que les partis et syndicats d’opposition se livrent à une récupération paraît inconcevable, mais serait particulièrement malsain en milieu hospitalier.