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samedi 13 juillet 2019

Agnès Buzyn, ministre exfiltrée des Urgences de La Rochelle

La ministre de Macron se fait expulser d'un hôpital public

Visiteuse indésirable, la ministre de la Santé a été poursuivie dans les couloirs par des manifestants opposés à sa politique de santé

"Buzyn, stop au buzyness  !", "Urgences à l'agonie" ou "pour être soignés, prenez la journée  !"
Résultat de recherche d'images pour "hôpital Saint-Louis de La Rochelle"
"Hôpital en colère", ont aussi scandé les hospitaliers contre Agnès Buzyn de passage à l'hôpital Saint-Louis de La Rochelle, vendredi 12 juillet : elle a été "chahutée", écrit Le Point qui souligne en même temps que des moyens sont en marche, suggérant ainsi que le milieu hospitalier n'a pas lieu de râler. Et de citer la ministre : " un budget de rénovation ou d'agrandissement est prévu".

La ministre de la Santé a même été poursuivie dans les couloirs de l'un des services d'urgence pour lesquels un budget de rénovation ou d'agrandissement est prévu, a-t-elle assuré.
"Je suis venue ici parce qu'il y a beaucoup de personnel en grève, du personnel qui donne de la voix", a commenté la ministre, accueillie devant l'entrée des urgences par un piquet de grève, et diverses banderoles clamant "Buzyn, stop au buzyness !", "Urgences à l'agonie", ou "Pour être soignés, prenez la journée !"

 
Les manifestants, environ 150, des grévistes du groupe hospitalier de La Rochelle-Rochefort, mais aussi du personnel d'aide médicale d'urgence de départements voisins, ont joué au chat et à la souris avec la police, la débordant en partie, pour suivre Agnès Buzyn dans les couloirs des urgences, en lui criant des slogans: "Des moyens pour l'hôpital !", "L'hôpital n'est pas à vendre !".

Exfiltrée par une sortie arrière

La visite a dû être écourtée et la ministre exfiltrée par une porte dérobée, à l'arrière de l'hôpital. Auparavant, elle avait rappelé aux représentants syndicaux, et devant la presse, les "mesures d'urgence" annoncées en juin "pour aider (les services d'urgences) cet été à recruter du personnel", et les "primes de risque" dès juillet, ainsi qu'une "prime de coopération" avec les médecins pour infirmiers et infirmières "faisant gagner du temps d'attente aux urgences".

"Et puis il y a un budget dédié à la réhabilitation d'un certain nombre de services d'urgences. Beaucoup sont trop petits, c'est le cas de La Rochelle, car ils ont été construits il y a 20 ans quand il y avait deux fois moins de passage. Beaucoup sont vétustes et on a besoin de les agrandir, (...) d'organisation permettant de mieux travailler". Ce budget consacré à la rénovation des urgences "est déjà proposé aux établissements," a-t-elle souligné.


Il faudrait "200.000 postes de plus dans les Ehpad, 100.000 de plus dans les établissements de santé," a rétorqué Pascal Gaudin, secrétaire FO du groupe hospitalier rochelais, en écho à la ministre qui évoquait un manque de lits "en aval", "lits de soins de suite et de réadaptation, ou des lits en Ephad", afin de fluidifier les urgences.

Les manifestants, environ 150, des grévistes du groupe hospitalier de La Rochelle-Rochefort, mais aussi du personnel d'aide médicale d'urgence de départements voisins, ont anesthésié la vigilance de la police, la débordant en partie, pour suivre Agnès Buzyn dans les couloirs des urgences, en lui criant des slogans : "des moyens pour l'hôpital  !" ; "l'hôpital n'est pas à vendre  !" ; "hôpital en colère". 
La consultation gouvernementale a dû être écourtée et la ministre réorientée : Buzyn s'est faite exfiltrer par une sortie arrière de l'hôpital.

vendredi 30 décembre 2016

Marseille: un médecin hospitalier français était un djihadiste

Djihadistes: un interne en médecine à Marseille mis en examen et écroué

"Ex-interne" en médecine de l'hôpital de la Timone à Marseille et djihadiste: "récent" ?
 
Chirurgien voilé, en armes
Amine L., médecin diplômé de l'hôpital de la Timone à Marseille, expulsé de Turquie le 25 décembre, a été mis en examen et écroué jeudi soir, soupçonné d'apologie du terrorisme et d'avoir voulu se rendre dans la zone irako-syrienne, a-t-on appris de source judiciaire.

Ce médecin n'a pas de nom: Amine L. ou Mustapha Z., allez savoir ! Il se faisait surnommer "Albistouri" ou "Elbistouri" sur internet, mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle" et placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du Parquet de Paris, a précisé la source anonymée.

Agé de 29 ans (ce qui fait grandement avancer l'information du peuple!), il avait été présenté à un juge antiterroriste jeudi dans la journée après avoir passé quatre jours, depuis le 25 décembre, en garde à vue dans les locaux de la sous-direction antiterroriste (SDAT), à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), à sept heures de route et près de 800 kilomètres de Marseille.

L'ancien interne, qui travaillait toutefois toujours dans les services hospitaliers marseillais depuis trois ans, et avait effectué un stage en orthopédie à La Timone de mars à octobre, s'est radicalisé au contact de certains membres de la mouvance radicale, a précisé une source proche de l'enquête, elle-même non précisée...

Le "jeune homme" (à 29 ans, quand sera-t-il un "homme"?) consultait régulièrement des sites "jihadistes" ['djihadiste', en français] et il menaçait sur Twitter de commettre des attentats, ce qui lui avait valu d'être signalé à plusieurs reprises en 2015 aux autorités par des internautes sur la plateforme Pharos, mise en place pour dénoncer des contenus illicites sur les réseaux sociaux. La presse - toujours impunie - est en revanche à l'abri des dénonciations...

Amine L. s'est rendu en Turquie en octobre

La France n'avait rin tenté contre lui, jusqu'à ce que la Turquie l'ait interpelléexpulsé quelques jours avant Noël et mis sur les bras de ceux qui fermaient les yeux, malgré l'état d'urgence. "On ne sait pas encore exactement pourquoi ils l'ont arrêté, mais dans tous les cas, il était sur écoute et on attendait son retour, début janvier, pour le serrer", assurait un informateur, mardi 27. Il est de longue date soupçonné d'apologie du terrorisme.
Les enquêteurs pensent qu'il souhaitait rejoindre la zone de combat irako-syrienne.

Selon sa famille, interrogée par les services du renseignement, le "jeune homme" était en contact avec quelqu'un en Syrie. Ce que l'enquête n'aurait pas encore confirmé. 
Amine L. n'avait plus donné signe de vie depuis fin octobre, date à laquelle il aurait quitté le territoire. "Il devait enchaîner sur un nouvel internat, toujours à la Timone, au 1e novembre, mais il ne s'est jamais présenté", précise un cadre de l'AP-HM. Juste avant Noël, le médecin a été interpellé par la police turque. La petite chambre qu'il occupait dans le bâtiment des internes de la Timone a été perquisitionnée, mais rien d'alarmant n'y aurait été découvert. 

Ses collègues hospitaliers le décrivent comme "intelligent, professionnel et passionné, tout en étant, certes, taciturne et solitaire". Mais d'autres témoins assurent auprès du quotidien régional La Provence qu'"il menaçait souvent de commettre des attentats, c'est un type très inquiétant"

Un schizophrène qui sera sorti du circuit par un placement en hôpital psychiatrique, en sorte que la justice n'ait pas à le condamner à de la prison ?

mardi 3 mai 2016

Syrie: les rebelles bombardent un hôpital d''Alep

Les tirs des rebelles font des victimes civiles 

Trois femmes ont été tuées lors d'un bombardement aérien d'un hôpital à Alep 

Dès août 2012, les rebelles de l'armée syrienne libre 
formée de diverses factions islamistes combat le régime syrien à Alep 
pour essayer de faire tomber le nord de la Syrie du côté de l'opposition  
Des rebelles syriens ont opéré en connaissance de cause dans un secteur contrôlé par les forces gouvernementales, selon l'OSDH. 

A Moscou, l'émissaire de l'ONU tente toujours de sauver la trêve. Au moins trois personnes ont été tuées et 17 blessées, mardi 3 mai, dans ce bombardement rebelle, a rapporté l'agence officielle syrienne Sana. "Des obus tirés par les rebelles contre l'hôpital al-Dabbit, dans le quartier de la Mohafaza (centre d'Alep), ont tué trois femmes et fait 17 blessés selon un premier bilan", a indiqué Sana. 

L'OSDH a confirmé ce bombardement de l’hôpital Al-Qods sans pouvoir donner de bilan dans l'immédiat. De son côté, l’armée syrienne affirme que des dizaines de civils ont été tués, mardi, par des bombardements rebelles des quartiers tenus par le pouvoir légitime. Ces tirs de roquettes se sont poursuivis "toute la nuit et mardi matin" sur les secteurs de Mogambo, Macharqa, Achrafié et la rue Nil, dans l'ouest de la ville, au cours desquels au moins 19 civils ont été tués, dont un enfant, et 80 blessés.  

Réunion avec l'opposition syrienne à Berlin 

Alors que ces bombardements se poursuivent, l'émissaire de l'ONU, Staffan de Mistura, est ce mardi à Moscou pour obtenir l'aide du Kremlin au rétablissement d'un cessez-le-feu mis en péril par les rebelles "Nous devons nous assurer que la cessation des hostilités soit à nouveau sur les rails", a-t-il déclaré au chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, au début de leur rencontre, selon des images diffusées par la télévision du pays. 

De son côté, l'Allemagne a annoncé des négociations mercredi avec l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, le coordinateur de l'opposition syrienne, Riad Hijab, et le chef de la diplomatie française. "Les discussions seront centrées sur la question de comment créer les conditions pour la poursuite des pourparlers de paix à Genève, pour la réduction de la violence et pour l'amélioration de la situation humanitaire en Syrie", a indiqué dans un communiqué le ministère allemand des Affaires étrangères. 
Les zones tenues par le groupe État islamique ne sont pas englobées par le cessez-le-feu entré en vigueur à l'initiative des Russes et des Américains le 27 février et qui a volé en éclats à Alep, la grande ville du nord de la Syrie. 

Plus de 250 civils ont été tués

La plupart sont morts dans des bombardements et des raids du régime syrien, allié de Moscou, depuis la reprise le 22 avril des violences dans cette ville, rappelle l'OSDH qui a choisi le soutien aux rebelles contre le pouvoir légitime.

samedi 3 octobre 2015

Obama bombarde un hôpital en Afghanistan, mais suspecte les cibles de la Russie en Syrie

Centre de soins de Médecins sans Frontières à Kunduz, ville afghane, "très fortement endommagé" par des bombardements

Rony Bauman n'exclut pas que l'hôpital ait pu être pris pour "cible"

Dans la nuit de vendredi à samedi, les bombardements ont frappé la ville Kunduz, ville afghane reprise par l'armée régulière aux taliban -fondamentalistes musulmans- et c'est le centre de soins de Médecins sans Frontières (MSF) qui a payé le plus lourd tribut. Cela pourrait être une très grave bavure de l'armée américaine. 

Cette frappe a coûté la vie à 19 personnes, 12 employés, et sept patients, parmi lesquels trois enfants, selon MSF. Tous les membres du personnel décédés sont de nationalité afghane, précise Mathilde Berthelot, membre de MSF, qui s'est exprimés ce samedi soir sur BFMTV. 
MSF a également mis en ligne une photo d'une intervention chirurgicale à la suite du bombardement.
Un habitant de Kunduz avait raconté avoir tenté de joindre, en vain, six de ses amis, tous médecins et infirmiers à l'hôpital de MSF. "Je n'ai aucune nouvelle d'eux. Ils sont peut-être morts", avait-il dit. 

L'ONU qualifie ce bombardement d' "inexcusable" et de "potentiellement criminel". 
Pour le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, cette frappe aérienne pourrait relever du "crime de guerre" si elle était jugée "délibérée par la justice". Il a appelé à une enquête approfondie et transparente.
A Kaboul, le palais présidentiel a assuré que le général américain John Campbell, chef de la mission de l'OTAN en Afghanistan, a "présenté ses excuses" au président Ashraf Ghani dans une conversation téléphonique. Mais l'Alliance atlantique n'a pas officiellement reconnu que le bombardement de l'hôpital de MSF est bien lié à un raid américain et se limite à parler de "possibles dommages collatéraux" d'une opération aérienne.
L'hôpital de MSF hébergeait-il des Taliban ? 

Une "erreur" d'une trentaine de minutes  

MSF assure que l'établissement a été bombardé "pendant plus de 30 minutes", malgré le fait que l'ONG a averti les armées américaine et afghane qu'une première frappe l'avait touché. MSF exige que "toute la lumière soit faite rapidement" sur cette attaque. 

Au moment du bombardement, 105 patients et 80 membres du personnel, des Afghans et des étrangers, étaient présents dans le centre de soins. Ce centre de MSF a apporté une aide cruciale à la population civile depuis lundi et la prise de Kunduz par les taliban, puis la contre-offensive des forces de sécurité afghanes. C'est le seul hôpital dans cette région du nord de l'Afghanistan capable de traiter des grands blessés. "MSF a traité 394 blessés depuis lundi", a expliqué le docteur Bart Janssens, directeur des opérations de l'ONG. "Nous sommes profondément choqués par cette attaque. Nous pressons toutes les parties au conflit à respecter la sécurité des structures de santé et du personnel médical", a-t-il ajouté. L'ONG rappelle qu'elles sont toutes au courant des coordonnées GPS de ses hôpitaux. 

Or, selon les forces internationales, des Taliban se trouvaient autour et peut-être dans l'hôpital de MSF
Le Pentagone ouvre une enquête
Le chef du Pentagone, Ashton Carter, a affirmé ce samedi qu'une "enquête exhaustive" est en cours, mais sans confirmer si le bombardement a été mené par des forces américaines. Le secrétaire à la Défense américain souligne dans un communiqué que "les forces américaines en soutien aux forces de sécurité afghanes opéraient à proximité, tout comme les taliban". Ashton Carter a affirmé que l'enquête était menée "en coordination avec le gouvernement afghan" et que les Etats-Unis vont "continuer à travailler avec (leurs) partenaires afghans pour tenter de mettre fin à la violence dans et aux alentours de Kunduz".
Kunduz, verrou stratégique du nord de l'Afghanistan, est le théâtre d'âpres combats entre les taliban et les forces de sécurité afghanes, qui ont repris le contrôle de la ville jeudi. MSF a démarré ses activités en Afghanistan en 1980.

Barack Obama a accusé la Russie de ne pas faire la distinction entre l'EI et les groupes d'insurgés plus modérés.

Alors que l'OTAN prend les populations civiles pour cibles, le président américain a critiqué vendredi 2 octobre la politique russe de frappes en Syrie et mis en garde le président russe Vladimir Poutine.
Le ministère de la Défense russe assure, vidéos à l’appui, avoir bombardé mercredi "l’organisation terroriste internationale Isis" (acronyme anglais pour l’Etat islamique autoproclamé), les Etats-Unis comme France avancent qu'à Hama, Homs et Lattaquié, où l'EI n’opère pas, les forces russes s’en seraient prises à des rebelles syriens "armés et entraînés" par la CIA, opposés à Bachar el-Assad, dont Poutine reste un fidèle allié.

Qui sont ces rebelles qui veulent renverser le régime syrien et ont les faveurs de Obama et Fabius?

Ceux qui se battent contre les troupes d’Assad sont certes les militaires et les appelés qui ont fait défection, mais aussi des djihadistes rompus au combat. 
L’Armée Syrienne Libre (ASL) est constituée d’une majorité de jeunes militaires appelés au service militaire, qui ont quitté leurs lieux d’affectation pour rejoindre la rébellion ou leurs villes et villages à travers le pays. En premier lieu, pour protéger les manifestants des attaques des Chabihas ou juste pour être auprès de leur famille, puis pour harceler l’armée d’Assad, avant de passer aux attaques frontales qui se sont multipliées avec le début de l’été.
Car ils sont sous l'influence des rebelles qui ont fait de la Syrie une terre de djihad.
En septembre 2013, François Hollande annonce depuis Bamako que la France va finalement fournir des armes à l'ASL "dans un cadre contrôlé" et "élargi avec un ensemble de pays". En décembre 2013, le même indique que, contrairement aux États-Unis et au Royaume-Uni, il maintient "ses livraisons d'aide militaire non létale": plusieurs livraisons ont ainsi eu lieu au cours de l'année 2013, comprenant notamment des mitrailleuses de calibre 12,7 mm, des lance-roquettes, des gilets pare-balles, des jumelles de vision nocturne et des moyens de communication. Les livraisons sont toujours en cours à l'été 2014.
Ces "rebelles modérés" que la France équipe, c'est par exemple le Front al-Nosra, groupe armé salafiste djihadiste affilié à al-Qaïda, apparu dans la guerre syrienne, dans le nord-ouest de la Syrie, mais aussi au Liban. À partir de novembre 2013, il devient l'un des plus importants groupes rebelles, après avoir provisoirement rallié l'organisation État islamique d'Irak, puis à al-Qaïda. En mai 2014, le groupe est placé sur la liste de l'ONU des organisations terroristes.


vendredi 24 avril 2015

Haut-Rhin: un hôpital employait de faux infirmiers au bloc opératoire

M. Touraine poursuit-elle l'hôpital de Thann ?

Une aide-soignante et un agent d'entretien avaient reçu des tâches normalement exercées par des infirmiers

Une pratique assez répandue 
Le petit hôpital de Thann, dans le Haut-Rhin, a été renvoyé début avril devant le tribunal correctionnel pour "exercice illégal de la profession d'infirmier". L'aide-soignante et l'agent d'entretien accomplissaient en effet des tâches normalement dévolues aux infirmiers, au bloc opératoire. Ils étaient notamment chargés de gérer la zone non stérile de la salle d'opération, de transmettre à l'équipe médicale, située en zone stérile, les instruments médicaux stérilisés, ou encore de régler le projecteur de la table d'opération.

Le juge d'instruction de Mulhouse n'a pas retenu dans cette affaire le chef d'accusation de la mise en danger de la vie d'autrui et aucune personne physique ne sera jugée. Mais c'est la première fois qu'un hôpital est renvoyé en correctionnel pour ce motif précis. "Dans cette affaire, il n'a pas été montré que des patients aient subi des conséquences, a assuré l'ordre national des infirmiers, qui s'est porté partie civile. Mais potentiellement il pourrait y en avoir. C'est comme une personne conduisant sans permis".

L'Ordre national des infirmiers contesté

L'hôpital se défend en soulignant que le rôle de "circulant" n'est pas défini exactement. L'évidence ne fait pas loi... Dans le quotidien local l'Alsace, son avocat, Me David Clamer, a aussi fait valoir que cette pratique est répandue, et fait même consensus au sein du milieu hospitalier. Au point que l'un des deux experts consultés par la justice a déclaré "que dans son propre bloc opératoire, le même type de personnes effectuaient ces tâches".

Mais l'ordre national des infirmiers a fait de cette cause l'un de ces chevaux de bataille. Le cas de l'hôpital de Thann est seulement "le cas le plus abouti" (est-ce le terme le mieux approprié ?), selon l'avocat de l'ordre, parmi les dossiers qu'il a constitué. 
L'ordre national des infirmiers est cependant contesté dans le milieu hospitalier. Au point qu'un amendement au projet de loi santé, adopté à l'Assemblée nationale contre l'avis du gouvernement, prévoit de le supprimer. Sont notamment mis en cause sa "mauvaise gestion" et son "défaut de représentativité".

La confirmation est ainsi apportée que les syndicats français font la loi 

Si c'est, ici, au détriment des patients, c'est à l'avantage de la corporation.
Les directeurs des hôpitaux -soumis à concours ouvert par le ministère de la santé- sont des gestionnaires supposés tenir compte des orientations définies par l’Agence régionale de santé (ARS). Le directeur engage sa responsabilité et celle de l’établissement dans tous les domaines touchant à l’organisation des services.
Les ARS sont des établissements publics de l'État à caractère administratif. Elles sont placées sous la tutelle des ministres chargés de la santé, de la sécurité sociale, des personnes âgées et des personnes handicapées. 
Marisol Touraine, Laurence Rossignol, Ségolène Neuville et Pascale Boistard ont donc des comptes à rendre. 

Dans un communiqué, l'Union Nationale des Associations d'Infirmiers de Bloc Opératoires Diplômés d'État (Unaibode) et l'Association des Enseignants des Écoles d'Infirmiers de Bloc Opératoire (AEEIBO) précisent que à plusieurs reprises, elles ont alerté la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, et son cabinet sur la question de la sécurité des blocs opératoire, dont les infirmières de bloc sont un des acteurs essentiels. [...] Les deux organisations, qui soutiennent l'action de l'Ordre Infirmier dans ce domaine, n'ont à ce jour reçu le moindre signe de la part du ministère. 

Dans un communiqué daté du 19 juin 2014, l'Ordre national des infirmiers (ONI) a annoncé avoir déposé six nouvelles plaintes pour exercice illégal de la profession infirmière en bloc opératoire. Des personnels non diplômés et non qualifiés (techniciens de surface, aides-soignants...) remplissaient des fonctions réservées par la loi aux infirmiers au sein de blocs opératoires de six établissements de santé, selon l'ONI (cf. encadré). Il rappelle qu'en mars 2011 et juillet 2012, l'Ordre infirmier avait déjà dénoncé de telles pratiques au sein de cinq autres établissements. Cinq plaintes avaient ainsi été déposées, dont trois ont donné lieu à l'ouverture d'une information judiciaire. Par ailleurs, lors du Salon Infirmier 2012, l'Union Nationale des Associations d'Infirmiers de bloc opératoire Diplômés d'État (Unaibode) avait elle aussi alerté -faisant la une du Parisien- le ministère des Affaires sociales et de la Santé sur ces pratiques à risques pour le patient.

La sécurité et la qualité des soins compromises
Dans un reportage, diffusé par i-télé le 19 juin 2014, un infirmier travaillant dans une polyclinique de Bar-le-Duc témoigne de ces situations pouvant avoir des conséquences dramatiques. Il cite notamment des erreurs de côté en intervention, des oublis de compresse, des malades tombés par terre pour lesquels on n'a rien noté, autant de gestes qui nuisent à la qualité et à la sécurité des soins ! Didier Borniche, président de l'Ordre infirmier souligne dans son communiqué que l'Ordre infirmier a été créé pour garantir la qualité des prises en charge et la sécurité des patients et remplir une mission de lanceur d'alerte quand les Français sont pris en charge dans des conditions qui les mettent en danger.
  
La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a encore récemment menacé de rendre l'adhésion à l'Ordre facultative pour les infirmiers, voire de supprimer cette instance, la seule organisation de régulation et de contrôle de la profession. 
Un récent sondage Ipsos montre que pour 98% des Français, la sécurité des soins est une préoccupation majeure. Ils sont 89% à s'opposer à la suppression de l'Ordre et 94% à soutenir l'inscription obligatoire. Une dérégulation de la santé est en marche sous la conduite de M. Touraine animée une posture idéologique dangereuse. 

dimanche 14 février 2010

L'épouse paie de sa vie l'humanité du psychiatre

Sortie d'essai, coup de maître: le malade psychiatrique tue son épouse

Le meurtrier était régulièrement suivi à l'hôpital psychiatrique Paul-Guiraud à Villejuif, dans le Val-de-Marne.
Samedi matin, il est revenu à l'hôpital psychiatrique pour avouer à un médecin, le meurtre de son épouse et réclamer de l'aide de ceux qui l'avaient laissé face à lui-même. Alertés, le commissariat de Choisy a immédiatement envoyé sur place des policiers, accompagnés de sapeurs-pompiers. Ils n'ont pu que constater le décès de son épouse.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime avait été poignardée, quelques heures avant, avec une paire de ciseaux.

Le psychiatre avait pris le risque d'envoyer son malade en permission au domicile familial, à Choisy-le-Roi, pour une période d'essai. Les compressions de personnels sont-elles en cause, si les experts ne sont pas compétents ? Inconscients ou sous l'emprise de l'idéologie.

Le problème n'est pas exceptionnel

  • Octobre 2007
    Un homme de 30 ans, interné en psychiatrie (à Cadillac, Gironde) après le meurtre d'un codétenu en 2001, est soupçonné d'avoir tué sa mère à l'arme blanche lors d'une permission de sortie, avant d'ouvrir le feu sur les policiers, sans faire de blessé, sur des policiers, à Lormont près de Bordeaux.
    Il avait fallu l'intervention du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) pour maîtriser le forcené en liberté. Il a été blessé par un tir de riposte.
    Les policiers de la Sûreté urbaine étaient arrivés auparavant au domicile de sa mère après avoir été alertés qu'un morceau de jambe sectionnée, vraisemblablement jeté d'un appartement, se trouvait sur la voie publique.
    Le meurtrier avait bénéficié en 2001 d'un non-lieu psychiatrique après avoir été accusé du meurtre d'un codétenu à la maison d'arrêt de Gradignan, près de Bordeaux.
    "A cause des erreurs des experts, des policiers risquent leur vie avec des gens dangereux", a dénoncé Aymed Korbosli, délégué du syndicat de police UNSA en Aquitaine.
  • Novembre 2008
    Mort à Grenoble d'un étudiant, tombé sous les coups de couteau d'un déséquilibré échappé d'un hôpital psychiatrique. Lien Le Parisien
  • Janvier 2010
    Alors que tout indiquait qu’il était profondément dangereux, un malade mental nommé David G. H. aurait :
    - tué à coups de couteaux un jeune retraité sans histoire qui occupait son appartement à sa suite
    ;
    - poignardé à la gorge un voisin venu lui porter secours;
    - blessée à l’épaule l’épouse de ce voisin. Lien Nice Matin

    C'est une faute professionnelle de l'expert psychiatre
    Ce drame aurait pu être évité. Il ne fallait pas mettre la vie d'autrui en danger.

    -> Déjà en 2004, David G. H. avait gazé le gardien de son immeuble avec une bombe lacrymogène et mis le feu aux haies de la résidence. La dangerosité de cet homme avait inquiété le gardien responsable qui avait alors averti en vain le procureur et le maire.
    -> Quelques mois plus tard, David G.H l’avait lardé de 18 coups de couteaux. La victime n’avait survécu que par miracle, après 10 jours de coma et non sans séquelles invalidantes.

    => Reconnu fou et donc pénalement irresponsable, l'agresseur avait été interné en hôpital psychiatrique. Mais, en France, les malades mentaux sont rarement internés plus de quelques années, même lorsqu’ils sont dangereux pour la société.
    Prenons l'exemple d'un malade psychotique, Jean-Pierre Guillaud, qui a tué un étudiant dans les rues de Grenoble en novembre 2008. Son psychiatre venait de le relâcher. Il n'avait déjà commis que trois agressions du même type, la dernière en 2006. Pas de quoi mettre en garde cet expert ni les autorités hospitalières.

    La population ne peut rien contre l'idéologie dominante

    David G. H. était à nouveau en liberté moins de 30 mois après sa tentative de meurtre.
    Une fois dehors, son comportement était tellement menaçant que son ancienne victime avait alerté les autorités par lettres recommandées :
    “Mon agresseur est dehors et revient sur les lieux de son massacre, ce qui me fait craindre le pire”.
    Pourtant, le weekend suivant, une vie humaine était sacrifiée sur l'autel de la pensée dominante.

    Le milieu hospitalier n'est pas assez hospitalier: la psychiatrie fait des ravages
    L’idéologie d’une partie de la psychiatrie française est la libération du patient quoi qu'il advienne à la société, et le plus tôt possible, puisque
    .
    =>L’un de ces « pontes », le professeur Pierre Lamothe, l’avait expliqué au journal Le Parisien (26/10/09) : selon lui, en matière de remise en liberté des criminels ou des malades mentaux, « il est essentiel de prendre des risques »
    David G. H. sortira dans quelques dizaines de mois de son hôpital et fera de nouvelles victimes ! Les "risques essentiels", c'est pour les autres.

    => Pour éviter de prochains drames, il faut que le parlement prenne des mesures d'urgence :
    - l’interdiction de sortie des malades mentaux hospitalisés d’office tant qu’ils présentent un risque -même modéré- pour la société. Le doute doit profiter à la société.
    - Une révision de la politique des hôpitaux psychiatriques ouverts, dont la sécurisation s'impose par les faits, puisque ils offrent aux patients de multiples tentations et possibilités de fugue.

    L’objectif est non pas de stigmatiser les malades mentaux, mais au contraire de protéger leur dignité et de ne pas les abandonner, seuls face à leur souffrance, qu'il s'agisse de tourments ou de pulsions.

    La réforme de l’expertise psychiatrique judiciaire s'impose

    Si le juge d'instruction ne doit pas rester seul dans la prise de décision , il en va de même pour le psychiatre.
    Des experts existent pour travailler à cette réforme de la psychiatrie: Frédérique Giacomoni ou le docteur Jean-Pierre Bouchard, par exemple .
    Le ministère de la Justice et de nombreux parlementaires sont sensibilisés au problème.

    Le principe de précaution est fonction d'une certaine pensée unique: traiter les malades et les détenus humainement. Et les victimes peuvent subir ses aléas; ce sont les dommages collatéraux de la pensée unique.


    Professeur Lamothe et délinquants sexuels
    Entretien au Parisien (cité plus haut)

    Comment encourager les délinquants sexuels à se soigner en prison ?
    Dans la très grande majorité, ils acceptent l'offre de soins. Le travail à mener est long et difficile. On peut toujours agir sur ceux qui refusent, quitte à les rudoyer. Il faut leur rappeler que c'est eux qu'on va libérer et qu'il est temps qu'ils prennent leurs responsabilités [le professeur fait appel à la raison perturbée du malade: est-ce bien raisonnable?]. Le discours ambiant qui consiste à les diaboliser est contre-productif[Le discours dominant de la psychiatrie qui consiste à les chouchouter est criminel].

    Que pensez-vous de la castration chimique, dont les responsables politiques ne cessent de vanter les mérites ?
    J'ai surtout envie de dire aux politiques : « Laissez-nous travailler. » Arrêtons avec cette manie qui consiste à faire une loi à chaque fait divers et à multiplier les discours démagogiques. [Laissez-les jouer à la loterie avec nous]. L'aide chimique au contrôle des pulsions, comme nous préférons l'appeler, est un traitement d'exception qui ne peut s'appliquer qu'à 1 % des délinquants sexuels [allez savoir pourquoi!]. Il ne faut pas faire croire au pédophile que ce qui se passe vient de l'extérieur et non de lui-même [l'extérieur n'exacerbe donc pas ses pulsions]. L'imposer serait grotesque [quant au « raisonnement » du psy...]. C'est comme si, face à un cancer, on rendait la radiothérapie obligatoire [le dépistage y conduit en effet abusivement]! Dès qu'il s'agit de délinquants sexuels, nos dirigeants perdent la tête [nos experts en psychiatrie ne craignent pas que des victimes perdent la leur...].

    Et la castration physique désormais envisagée par Michèle Alliot-Marie ?
    On franchit encore un cap dans le délire [MAM est, selon lui, une dangereuse malade récidiviste qu'il garderait volontiers à l'Intérieur l'intérieur ...à vie]. On sait très bien que ce serait inefficace [quelles sont les études qui permettent d'être aussi péremptoire?]. Rien n'empêche de se procurer de la testostérone sur Internet. Et puis l'ablation de leurs testicules ne réglerait pas les tourments dont souffrent les pédophiles. Manque-t-on de moyens ? Non. Le pays fait des efforts. Nous avons les outils, à nous de les utiliser correctement. » [Tout va bien: ne changeons rien. « Laissons travailler » l'expert en paix]


    Faut-il laisser les psy en liberté ?
    Ce délire du professeur interpelle.
  • vendredi 26 décembre 2008

    Un enfant meurt à l’hôpital: l’opposition récupère la dépouille

    Une infirmière en garde à vue prolongée
    Un enfant de trois ans est mort mercredi soir à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris (XIVe). Une infirmière a reconnu une erreur de médicament et a vu jeudi soir sa garde à vue prolongée de 24 heures, mais les circonstances exactes restent à déterminer.

    Sans attendre, dans une entretien diffusé jeudi sur le site du Parisien, Ihmad, père du petit Ilyès âgé de 3 ans et né à Joinville-le-Pont, a reproché à l'hôpital de ne pas avoir réagi assez vite alors que son fils était "en train de mourir". Sa douleur est bien naturelle, mais les cris venus des alentours le sont-ils autant?

    La meilleure défense est l’attaque

  • Accusations familiales

    > Premier degré dans l’accusation
    Le papa raconte, la maman restant absente du débat. "Il y avait personne, je suis sorti dans le couloir et j'ai dit aidez-moi (...) J'ai fait le tour, il n'y avait pas un seul infirmier. Et, quand les infirmiers sont venus, il m'ont dit ‘arrêtez de vous affoler Monsieur, votre fils n'a rien (...). Je leur ai dit ‘mon fils est en train de mourir’ " La réponse d’apaisement du personnel est un acte de psychologie élémentaire qui ne préjuge en rien de sa prise en compte du problème.

    > Deuxième degré dans l’accusation
    Pour l’oncle d’Issam, l'infirmière placée en garde à vue n'est pas la seule responsable: "On peut pas mettre tout sur le dos de cette pauvre dame. Je veux pas de bouc-émissaire, je veux que tous les responsable soient punis", a-t-il dit.

  • Récupération politique

    Entrée en scène de l’initiateur de le « colère saine » prévue et répétée par Sa Cynique Majesté Royal avant le débat face à Sarkozy pendant la campagne présidentielle télévisée. Le député socialiste Jean-Marie Le Guen a aussitôt exprimé jeudi soir son "émotion" saine, après la mort de l'enfant.
  • Récupération syndicale

    > Troisième degré dans l’escalade, côté infirmier

    >
    Marie-Christine Fararik, de Sud (syndicat non représentatif de l'AP-HP), a jugé que l'"erreur" d'une infirmière ayant débouché sur une "catastrophe", la mort d'un enfant, n'était pas un "crime", ou en tous les cas ne justifie une garde à vue.
    Jugeant le "risque zéro" impossible, Mme Fararik a souligné que l'accroissement "à tout prix" de la "productivité" à l'hôpital "peut favoriser" ce type d'erreur. Déjà, le petit Ilyès est oublié et sa dépouille récupérée à des fins politiciennes.

    >
    Un responsable de la CGT-santé, Christophe Prudhomme, a également souligné qu'"à partir du moment où l'erreur n'est pas intentionnelle, la garde à vue est disproportionnée", le Parti communiste jugeant, lui, la procédure "pour le moins démesurée". PCF et CGT unissent une nouvelle fois leurs efforts de déstabilisation politique et si des démonstrations de colère éclataient –spontanément- dans les quartiers, ils n’en seraient évidemment pas à l’origine et en rien responsables.
    La CGT en profite pour envisager des possibilités de renouvellement de cet accident.
    "Aujourd'hui, du fait de la tension qui existe dans les hôpitaux, liée notamment au manque d'effectifs et à la dégradation des conditions de travail", a ajouté, M. Prudhomme "on peut prévoir que ce type d'accident, qui devrait rester exceptionnel, risque de se multiplier". Voeu de syndicaliste pour 2009 ?

    > Troisième degré dans l’escalade, côté médical
    De son côté, le président du syndicat de médecins urgentistes Amuf, Patrick Pelloux, a demandé la démission de Roselyne Bachelot, après trois "affaires" s'étant soldées par des sanctions. Aucune présomption d'innocence ? Quelle est la position du bon Dr Pelloux sur l'affaire du sang contaminé qui tache les mains socialistes?
    "C'est les lampistes à chaque fois qu'on met en avant (...) On veut bien travailler dans la difficulté, mais lorsque la ministre (...) nous accuse et ne prend pas, je dirais, les nuances sur la présomption d'innocence, ça commence à bien faire. Je crois que Roselyne Bachelot doit démissionner", a-t-il estimé sur
    France Info. Pelloux a prescrit la mort médicalement assistée d'une ministre...

    La réalité est moins simpliste

    Les procédures mises en place
    Si l'infirmière a bien reconnu avoir administré dans une perfusion du chlorure de magnésium au lieu d'un sérum glucosé destiné à le réhydrater, "aucune conclusion médicale ne peut être établie" pour le moment, a-t-on expliqué de source proche du dossier, car le chlorure de magnésium est un produit habituellement bénin.

    L'infirmière a été placée en garde à vue mercredi à 23H00
    dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) et
    le Parquet de Paris a prolongé jeudi pour 24H00 cette garde à vue.
    A l'issue de cette garde à vue, le parquet pourrait ouvrir une information judiciaire "probablement pour homicide involontaire" et l'infirmière être présentée à un juge d'instruction.
    "Dès les premiers moments, l'infirmière est venue dire à son chef de service qu'il s'agissait d'une erreur", a déclaré jeudi à la presse la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
    L'état de l'enfant s'étant aggravé, il a été conduit au service réanimation de l'hôpital où son décès est intervenu à 20H45, le parquet ayant annoncé que l'autopsie devait être réalisée jeudi après-midi.
    La direction de l'AP-HP a, elle, "demandé un audit interne pour comprendre les circonstances de ce drame".
    La garde à vue de l'infirmière "est la procédure normale dans ce cas", a expliqué
    Mme Bachelot.

    La polémique pourrait venir d’ailleurs
    >
    Alors que l’opposition prétend qu'ils manquent de personnels et de moyens, comment explique-t-elle que les hôpitaux admettent des cas d’
    angine en urgence.
    > Tous les cas d’angine de l’Ile-de-France sont-ils soignés dans les hôpitaux parisiens ?

    Si l’angine n’était pas aussi bénigne que le dit la presse, pourquoi ne pas communiquer sur le risque réel qui nous serait dissimulé ? Sauf s’il existait un risque d’affolement des populations, que le bon Dr Pelloux nous précise de quel pathologie exacte il s’agissait.

    >
    Mais le papa d’Ilyès a fourni une information intéressante.
    Il mentionne en effet les amygdales de son petit. Excluons une ablation à la veille de Noël ! Alors, a-t-il essayé de dramatiser une angine bénigne dans le but de faire admettre son enfant à l’hôpital pour le faire bénéficier de soins aux frais de la solidarité nationale ?

    >
    Si la famille de l’enfant a fait admettre l’enfant en urgence, avec la
    connaissance d’un risque vital pour le garçonnet, a-t-elle informé le personnel soignant ?
    > Si le personnel n’a pas été informé par la famille
    , en quoi est-il responsable ? Et, à plus forte raison, la ministre ?

    Que les partis et syndicats d’opposition se livrent à une récupération paraît inconcevable, mais serait particulièrement malsain en milieu hospitalier.