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mardi 3 mai 2016

Syrie: les rebelles bombardent un hôpital d''Alep

Les tirs des rebelles font des victimes civiles 

Trois femmes ont été tuées lors d'un bombardement aérien d'un hôpital à Alep 

Dès août 2012, les rebelles de l'armée syrienne libre 
formée de diverses factions islamistes combat le régime syrien à Alep 
pour essayer de faire tomber le nord de la Syrie du côté de l'opposition  
Des rebelles syriens ont opéré en connaissance de cause dans un secteur contrôlé par les forces gouvernementales, selon l'OSDH. 

A Moscou, l'émissaire de l'ONU tente toujours de sauver la trêve. Au moins trois personnes ont été tuées et 17 blessées, mardi 3 mai, dans ce bombardement rebelle, a rapporté l'agence officielle syrienne Sana. "Des obus tirés par les rebelles contre l'hôpital al-Dabbit, dans le quartier de la Mohafaza (centre d'Alep), ont tué trois femmes et fait 17 blessés selon un premier bilan", a indiqué Sana. 

L'OSDH a confirmé ce bombardement de l’hôpital Al-Qods sans pouvoir donner de bilan dans l'immédiat. De son côté, l’armée syrienne affirme que des dizaines de civils ont été tués, mardi, par des bombardements rebelles des quartiers tenus par le pouvoir légitime. Ces tirs de roquettes se sont poursuivis "toute la nuit et mardi matin" sur les secteurs de Mogambo, Macharqa, Achrafié et la rue Nil, dans l'ouest de la ville, au cours desquels au moins 19 civils ont été tués, dont un enfant, et 80 blessés.  

Réunion avec l'opposition syrienne à Berlin 

Alors que ces bombardements se poursuivent, l'émissaire de l'ONU, Staffan de Mistura, est ce mardi à Moscou pour obtenir l'aide du Kremlin au rétablissement d'un cessez-le-feu mis en péril par les rebelles "Nous devons nous assurer que la cessation des hostilités soit à nouveau sur les rails", a-t-il déclaré au chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, au début de leur rencontre, selon des images diffusées par la télévision du pays. 

De son côté, l'Allemagne a annoncé des négociations mercredi avec l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, le coordinateur de l'opposition syrienne, Riad Hijab, et le chef de la diplomatie française. "Les discussions seront centrées sur la question de comment créer les conditions pour la poursuite des pourparlers de paix à Genève, pour la réduction de la violence et pour l'amélioration de la situation humanitaire en Syrie", a indiqué dans un communiqué le ministère allemand des Affaires étrangères. 
Les zones tenues par le groupe État islamique ne sont pas englobées par le cessez-le-feu entré en vigueur à l'initiative des Russes et des Américains le 27 février et qui a volé en éclats à Alep, la grande ville du nord de la Syrie. 

Plus de 250 civils ont été tués

La plupart sont morts dans des bombardements et des raids du régime syrien, allié de Moscou, depuis la reprise le 22 avril des violences dans cette ville, rappelle l'OSDH qui a choisi le soutien aux rebelles contre le pouvoir légitime.

lundi 11 février 2013

Le conflit malien est entré en phase de guérilla islamiste

Bataille à Gao entre islamistes et forces franco-maliennes

Armée française au sol
Les terroristes islamistes ont lancé une offensive surprise au coeur de Gao dimanche et se sont heurtés aux troupes françaises et maliennes qui commencent à rencontrer des difficultés à sécuriser le nord du Mali.

Signe que le pays est entré en guerre civile, il est toujours occupé non plus par ce qu'il était convenu d'appeler des terroristes, mais des "rebelles".

Alors que retentissait le fracas des armes dans les rues de Gao, les habitants de Gao se sont enfermés chez eux ou se sont mis à l'abri derrière des murs.
Les hélicoptères français qui survolaient la zone ont tiré sur les rebelles armés de fusils d'assaut AK-47 et de lance-roquettes, qui s'étaient faufilés dans le secteur du marché central et qui s'étaient cachés dans un commissariat,  rapportent des responsables français et maliens.

Ces combats à Gao font craindre que les islamistes chassés du nord du Mali par l'intervention française le 11 janvier n'optent désormais pour des combats de type guérilla ou pour des attentats suicide pour tenter de reprendre position.

L'armée malienne étant insuffisamment équipée pour sécuriser les zones reprises aux insurgés, de vastes zones à l'arrière des lignes françaises semblent désormais vulnérables à des opérations de guérilla.
"Ils ont infiltré la ville par la rivière. Nous pensons qu'ils étaient une dizaine. Ils ont été identifiés par la population et ils sont entrés dans le commissariat", a expliqué aux journalistes le général Bernard Barrera, commandant des opérations françaises au sol au Mali.

Il a ajouté que les hélicoptères français sont intervenus pour porter assistance à l'armée malienne coincée par les rebelles, qui lançaient des grenades à partir des toits.
Selon le colonel de gendarmerie malien Saliou Maiga, le but des insurgés était de mener des attentats suicide dans Gao.

La communication reste sous contrôle 
Outre la sémantique - sécurisation ou guérilla ? - et l'obligation de mettre l'armée malienne en valeur, aucun bilan chiffrage des victimes n'a été précisé
Un journaliste d'agence à Gao a toutefois pu voir un corps affaissé sur une moto: selon des militaires maliens, certains des rebelles évaporés dans la montagne pourraient être arrivés à Gao à moto.

Le kamikaze, "un arabe barbu"

Selon Abdoul Abdoulaye Sidibe, un parlementaire malien de Gao, les rebelles qui se sont infiltrés dans Gao "libérée" sont membres du Mouvement pour l'unicité et le Jihad en Afrique de l'ouest (Mujao) qui tenait la ville jusqu'à sa libération par les forces françaises le mois dernier.

Le Mujao est une faction dissidente d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui, avec le groupe malien Ansar Dine, a occupé les principales villes du Nord malien à partir du printemps 2012 et jusqu'à leur éviction par l'armée française.

Quelques heures avant cet échange de tirs de dimanche, les forces françaises et maliennes avaient pourtant procédé au renforcement d'un point de contrôle dans les quartiers nord qui avait été attaqué deux fois en deux jours par des kamikazes. Tard le soir, un point de contrôle de l'armée à la sortie nord de la ville avait été attaqué par une groupe de rebelles islamistes qui ont tiré à partir d'une route et d'un pont menant vers le nord par le désert, jusqu'à Bourem, à 80 km de là.

A cet endroit-même, un homme circulant à moto s'était fait exploser vendredi, blessant un soldat malien.
"Nos soldats ont été pris sous le feu des djihadistes depuis le pont. Au même moment, un autre les a contournés et a sauté par dessus le mur. Il a pu actionner sa ceinture d'explosifs", a raconté le capitaine Sidiki Diarra.

Le capitaine Diarra, a précisé que l'assaillant n'était pas un Noir, mais "
un Arabe barbu". Le kamikaze est mort et un soldat malien a été légèrement blessé. Dans l'attentat suicide à la moto de vendredi, un soldat malien avait également été blessé.

Des poches de rébellion existent toujours dans les zones désertes entre les grandes villes du nord du Mali, soulignent les forces françaises et maliennes.
Un habitant a raconté avoir vu un groupe de dix combattants islamistes armés à Batel, à dix kilomètres de Gao.
"Nous sommes dans une zone dangereuse. Nous ne pouvons pas être partout", a admis un officier français qui n'a pas voulu être nommé.

Vendredi, les forces françaises se sont emparées de Tessalit, près de la frontière algérienne. 
A partir de là, les Français, appuyés par un millier de militaires tchadiens dans la région de Kidal, doivent mener des patrouilles dans le massif montagneux de l'Adrar des Ifoghas où se cachent les islamistes qui ont réussi à se replier
C'est dans cette zone qu'ils détiendraient aussi sept otages français capturés au Sahel.

dimanche 3 février 2013

Hollande va frapper les islamistes à la frontière algérienne

Mali: frappes massives près de Kidal, au lendemain de la visite de Hollande

Rien n'arrête plus notre Scipion-l'Africain

L'armée française a pillonné dimanche la région de Kidal, dernier fief des terroristes islamistes armés dans l'extrême nord-est du Mali, près de la frontière algérienne, cinq semaines après sa  visite à Bouteflika, et au lendemain de la visite triomphale du président français de substitution  à DSK au président malien par intérim. 

Le libérateur du Mali libérera-t-il les otages français ?

C'est en effet autour de Kidal, dans le massif des Ifoghas, que seraient détenus les sept otages français au Sahel, selon Paris. Evoquant brièvement leur sort samedi, François Hollande a jugé que "les ravisseurs doivent comprendre que le moment est venu de libérer les otages", ajoutant que les forces françaises au Mali en étaient désormais "tout près".

La zone de Tessalit a été la cible"d'importantes frappes aériennes"

Les avions Rafale de Dassault sont entrés en action, à 200 km au nord de Kidal, aux confins de l'Algérie, dans la nuit de samedi à dimanche selon le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Thierry Burkhard.

Il a précisé que ces bombardements visaient "des dépôts logistiques et des centres d'entraînement" des islamistes armés liés à Al-Qaïda, un peu plus de trois semaines après le début de l'intervention militaire française.

Une bonne partie des chefs et des combattants des groupes islamistes serait concentrée dans cette vaste zone de montagnes et de grottes autour de Kidal, selon des experts et des sources de sécurité régionales.

Parmi eux, se trouveraient l'Algérien Abou Zeïd, un des émirs les plus radicaux d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Iyad Ag Ghaly, chef d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un ex-rebelle touareg malien arabe des années 1990, originaire de Kidal qui connaît parfaitement la région.

Les rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) ont d'ailleurs affirmé samedi avoir eu vendredi "un accrochage" avec une unité d'islamistes dans la région de Tessalit, qui s'est conclu par "l'arrestation de plusieurs jihadistes".

Avant que les frappes françaises autour de Tessalit ne soient connues, le ministre malien des Affaires étrangères, Tièman Hubert Coulibaly, avait souhaité que l'opération française se poursuive au Mali, "d'autant que la dimension aérienne est très importante", "face à des combattants aguerris dont il faut détruire l'arsenal", dans un entretien à l'hebdomadaire français Le Journal du Dimanche.

Samedi, le chef de l'Etat français a dénoncé avec force la "barbarie" des terroristes islamistes armés en visitant la cité emblématique de Tombouctou, mutilée par les jihadistes.
"Papa François Hollande", comme l'ont surnommé les habitants de Tombouctou, "petit père du peuple"  "frère de tous les Maliens et ami sincère de l'Afrique", selon le président malien par intérim Dioncounda Traoré  a fait la promesse aux Maliens que la France n'a pas encore "terminé sa mission" face aux "terroristes" et assuré que les soldats français seront au côté des militaires maliens pour, "plus au Nord, finir cette opération" de reconquête de l'intégrité territoriale du pays.

L'assaut de la ville de Konna a fait des victimes civiles

Lors de la guerre au nord du Mali entre le 10 au 17 janvier 2013, trois femmes et un enfant ont été tués par un bombardement, selon le maire de la ville, et au moins 11 civils ont été tués lors des combats
Amnesty International déclare avoir réuni les preuves établissant qu'au moins 5 civils dont 3 enfants ont en fait été tués par les avions français dans les bombardements du 11 janvier. 71 personnes, blessées lors des combats à Konna, sont envoyés à l'hôpital de Mopti.
Un pilote d'hélicoptère Gazelle français a également été tué: le lieutenant Damien Boiteux fut mortellement blessé le 11 lors de l'attaque des colonnes de véhicules.

Selon des habitants, plusieurs prisonniers de guerre islamistes ou des suspects ont été tués par des soldats maliens dans des camps militaires à Sévaré, parmi lesquels des blessés pris à Konna, des témoins évoquant notamment un charnier de 25 à 30 corps ou des cadavres jetés dans des puits
D'après Human Rights Watch, au moins 13 personnes ont été exécutés sommairement par des soldats maliens et 5 autres ont disparu entre le 9 et le 18 janvier à Sévaré, Konna et les villages environnants.

A Kidal, on ne veut "pas de guerre"

Si les deux principales villes du nord du Mali, Gao et Tombouctou, ont été reprises, quasiment sans combats, aux islamistes armés qui occupaient ces régions depuis des mois, la situation est très confuse "plus au Nord", autour de Kidal, et du massif des Ifoghas.
Kidal, à 1.500 km de Bamako, a longtemps été le bastion d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un des groupes armés qui a multiplié les exactions dans le Nord malien.

Mais, avant même l'arrivée dans la nuit du 29 au 30 janvier de soldats français qui ont pris le contrôle de l'aéroport de la ville, elle était passée sous le contrôle du Mouvement islamique de l'Azawad (MIA, groupe dissident d'Ansar Dine) et du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg).
Ces deux groupes ont assuré la France de leur soutien, mais ils ont exigé qu'aucun soldat malien, ni ouest-africain, ne soit déployé à Kidal, berceau traditionnel des rébellions touareg contre le pouvoir de Bamako, craignant notamment des exactions d'éléments noirs visant les communautés arabe et touareg.
De telles exactions visant ces ethnies, assimilées aux groupes islamistes armés, ont été rapportées dans le centre et le nord du Mali par plusieurs ONG. Samedi, François Hollande et Dioncounda Traoré ont prôné ensemble une conduite "exemplaire" de la part de leurs soldats.

Avions de combat Rafale
De nouveaux renforts français sont arrivés samedi à Kidal par avion, selon des habitants. Et des soldats tchadiens (pays non membre de l'Afrique de l'Ouest) ont commencé à se déployer en ville.

Selon plusieurs témoignages d'habitants, militaires français et tchadiens ont patrouillé pour la première fois samedi dans les rues de Kidal. Des Tchadiens ont même été aperçus sur le marché de la ville, en train de faire des courses.
Le contingent tchadien à Kidal serait d'environ 150 soldats, selon des témoins.

Sur place, la population semble anxieuse
"On ne sait pas ce qui va se passer. Nous ne voulons pas de guerre ici", résume un ancien fonctionnaire de la mairie de Kidal, joint par téléphone.
Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) a rapporté mardi que des centaines de personnes ont fui Kidal pour se rapprocher de l'Algérie, en dépit du fait que la frontière soit officiellement fermée.

De leur côté, les Etats-Unis ont rappelé dimanche qu'ils n'ont eu "aucune hésitation" à soutenir la France
A défaut de troupes, ils fournissent notamment des renseignements et des avions ravitailleurs, dans son opération au Mali, alors que le vice-président Joe Biden est attendu dimanche à Paris, où il doit rencontrer François Hollande.

L'Egyptien Morsi n'a plus qu'à bien se tenir !