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dimanche 30 novembre 2014

Burkina Faso: un soldat français fait le sacrifice de sa vie dans un accident

Tribut payé par les militaires de l'opération Barkhane contre les islamistes au Sahel 

Un membre des forces spéciales de l'armée de terre française est décédé samedi au Burkina Faso 

dans un accident d'hélicoptère, annonce dimanche le ministère de la Défense.
L'adjudant Samir Bajja, âgé de 38 ans et natif de Nîmes (Gard), membre du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales de l'armée de terre, appartenait au Service des essences des armées, précise le ministère.
Le sous-officier se trouvait à bord d'un hélicoptère Caracal pour un vol nocturne d'entraînement lorsque l'appareil s'est écrasé. Il a été tué sur le coup, deux autres membres de l'équipage ont été blessés.

L'accident est survenu dans la région de Ouagadougou, selon la source militaire française.
L'adjudant, engagé depuis 16 ans dans l'armée, avait notamment servi en Côte d'Ivoire, en Afghanistan, au Tchad et au Mali.

C'est le deuxième soldat français à mourir au Sahel depuis le lancement, le 1er août dernier, de l'opération Barkhane contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

Sarkozy porté à la tête de l'UMP par deux adhérents sur trois

La campagne pour la primaire peut commencer

Participation record
Plus de la moitié des adhérents UMP ont voté samedi et désigné Nicolas Sarkozy président de l'UMP, avec 64,5% des voix, a annoncé la haute autorité du parti, chargée d'organiser et de contrôler l'élection. Le nouvel élu a promis sur son compte Facebook de tendre la main à ses rivaux, en particulier, Bruno Le Maire, qui a obtenu 29,18% des voix avec les soutiens d'Alain Juppé, François Fillon et de l'appareil du parti dirigé par ses deux parrains et Jean-Pierre Raffarin. Tout dépité, Le Monde résume l'amertume de la presse, titrant "Bruno Le Maire, la victoire en perdant"..., après avoir fait campagne en qualifiant d'exception française le retour d'un président sortant.

La mobilisation des militants (58,1%), "d'un niveau inégalé dans l'histoire de notre mouvement, est la meilleure réponse à deux années de querelles internes et de divisions", écrit Sarkozy, en allusion à la guerre Copé-Fillon qui aurait pu faire imploser l'UMP fin 2012. 58,1% de plus de 268.000 adhérents de l'UMP c'est davantage qu'en 2004 (53,29%) et 54,35% en 2012.
Le scrutin a été marqué par des cyber-attaques sans conséquences mais qui ont conduit l'UMP à porter plainte
.

Le nouveau patron du principal parti d'opposition rencontrera "les principaux responsables de (sa) famille politique dès lundi

Nicolas Sarkozy s'attachera à "créer les conditions du plus large rassemblement". "Une autre histoire commencera pour lui le 29 novembre", disait son conseiller Pierre Giacometti pendant cette difficile campagne interne. Seule certitude, Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, qui fut son directeur de campagne, sera le prochain directeur général du parti. 

Ce vote "marque un nouveau départ" pour l'UMP, ajoute le nouvel élu. Mais l'AFP donne le ton de l'Elysée aux organes de presse, citant "certaines sources" anonymes UMP "en off" qui lui auraient déclaré qu'il s'agissait là d'"un très mauvais score pour Sarkozy. Il n'est pas le roi du pétrole !", ce qui sera l'élément de langage officiel repris par la presse. Le Huffington Post fait parler on ne sait qui (le "secret des sources"!) : "Lorsque Nicolas reviendra, ce sera un raz-de-marée qui emportera tout sur son passage." Cette prédiction si souvent entendue dans la bouche des sarkozystes avant le retour de leur champion s'est elle vérifiée samedi soir? Pas vraiment", raconte sur le site socialiste Geoffroy Clavel,  lequel parle néanmoins ce matin d'" élection sans surprise de Nicolas Sarkozy"... En prétendant respecter la déontologie de la presse? Pas vraiment...

"La volonté de renouveau devra être entendue et respectée", a de son côté défié Bruno Le Maire qui, malgré un tiers des votes et selon les partisans de Juppé, prend désormais de l'ascendant sur les autres quadras de l'UMP comme Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez ou François Baroin.

Quant à Hervé Mariton (6,32%), il s'est félicité "d'avoir rassemblé 10.000 voix", bien qu'il ait disposé "de beaucoup moins de moyens et bien moins d'exposition médiatique" que ses "concurrents", notamment le poulain de l'écurie Juppé-Fillon.

"Toutes les conditions sont réunies pour que notre famille politique soit rassemblée au service de la France", l'a assuré l'ancien président du mouvement Jean-François Copé, dont la démission forcée en juin dernier  a provoqué cette nouvelle élection pour cause d'affaire Bygmalion présumée.

La presse hollandienne reprend de plus belle ses attaques


La presse socialiste ne dissimule pas sa hargne. La campagne des deux derniers mois a en effet montré un Sarkozy déterminé, dont l'énergie ne semble pas avoir été entamée par la semi-retraite qu'il s'est imposée. Alors, L'Obs du propriétaire des sanisettes titre "Sarkozy : une victoire sans gloire, une autre histoire commence", Le Monde estime que " Le Maire vole le Graal du renouveau à Nicolas Sarkozy" mais les amis des voleurs ne publient que les tweets et photos favorables au candidat du triumvirat, le Huffington Post -associé au journal Le Monde- considère que "Nicolas Sarkozy sort plus abîmé que prévu de sa campagne de réélection" et, après avoir milité pour Bruno Le Maire et le triumvirat, notamment Juppé que la gauche juge à sa portée, Le Parisien a le sentiment que c'est "une bonne nouvelle" pour le PS! Jusqu'au Figaro qui affirme que " Sarkozy fait moins bien qu'en 2004": rappelons que ses rivaux étaient Christine Boutin (5,82 %) et Nicolas Dupont-Aignan (9,10 %) lequel annonça sa candidature à l’élection présidentielle de 2007, mais dut renoncer dès octobre 2005, faute d’avoir pu rassembler les 500 signatures d’élus nécessaires.

La presse socialiste militante n'a de cesse d'assurer que si Sarkozy garde la cote auprès des militants, l'ancien président susciterait toujours la défiance de la gauche et des sympathisants de droite qui lui préféraient son futur concurrent à la primaire,Alain Juppé, tant qu'il se tenait en réserve et avant qu'il ne soit élu à la tête de l'UMP. Le maire de Bordeaux avait senti monter le danger et avait pris l'offensive en provoquant le public venu entendre Sarkozy qu'il était supposé accueillir. Il s'était fait huer sur ses terres, s'attirant en outre les reproches de nombre d'électeurs de la droite, mais le soutien de la presse hollandienne.

Autre rival de Sarkozy manifestant ses aigreurs,
 François Fillon a quant à lui affirmé qu'il ne renonce pas, prévenant que "l'union n'est pas la soumission""Un grand parti moderne accepte la différence ! Pour ma part, je défendrai mes convictions et poursuivrai le travail engagé pour bâtir un véritable projet de redressement de la France", a lancé l'ancien Premier ministre, également candidat à la primaire de 2016 et facteur de divisions, malgré les mauvais draps dans lesquels il s'est plongé avec l'affaire Jouyet qui fait apparaître qu'il a bien incité le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, à "taper vite" contre Nicolas Sarkozy pour accélérer les enquêtes en cours. Comble de malheurs, dans l'affaire Bettencourt qui a conduit au non-lieu de Sarkozy, la comptable qui portait des accusations contre lui, a été mise en examen sur des soupçons de "faux témoignage"...

Cerise sur le gâteau, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a lui proposé avec malice à N. Sarkozy de débattre avec lui. Kosta, son nom de révolutionnaire trotskiste, est-il l'élu de la base, comme Sarkozy, pour se placer sur un pied d'égalité avec celui qui a rassemblé deux militants sur trois sur son nom, alors qu'il a été quant à lui coopté par l'Elysée ? 
Si, selon un sondage Ifop pour le JDD publié dimanche, 40 % des Français - lesquels ne sont pas susceptibles de voter pour le candidat de l'UMP! - pensent que son nouveau patron n'est pas encore à même de gagner en 2017, 43% des sympathisants de droite pensent qu'il est mieux placé qu'Alain Juppé dont le candidat à la présidence de l'UMP, Bruno Le Maire, n'a pas atteint la barre des 30%.
Vers 21h30, Nicolas Sarkozy s'est rendu dans son QG, rue du docteur Lancereaux (Paris VIIIe), sans faire de déclarations mais visiblement décontracté et accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy. NKM, Laurent Wauquiez, Luc Chatel puis David Douillet l'ont rejoint quelques instants plus tard. Il est reparti au bout d'une heure sans faire de déclaration. Tandis que les partisans de Bruno Le Maire festoyaient malgré l'état des finances du parti, le nouveau président avait prévenu qu’il ne s’exprimerait pas au soir de la victoire, aux résultats "nets" comme les a qualifiés Alain Juppé, le vrai perdant, préférant se réserver pour le 20h de TF1 dimanche.

samedi 29 novembre 2014

Budget: dernier avertissement de ...Moscovici à la France avant sanctions

Son ancien ministre des Finances réclame à Hollande de nouveaux efforts budgétaires et des réformes avant mars prochain.

Le commissaire aux Affaires économiques est intransigeant !
Avertisement de Pierre Moscovici,
gendarme de Bruxelles,
à Hollande et Bercy, son ancien ministère 
Le projet de budget 2015 de la France court le risque de violer les règles budgétaires européennes. Et le jugement de la Commission européenne sur l'Hexagone est particulièrement sévère. Même en prenant en compte les 3,6 milliards supplémentaires ajoutés in extremis par Michel Sapin le 27 octobre, la baisse du déficit structurel, celui qui ne dépend pas de la conjoncture économique, est insuffisante. Elle n'atteint que 0,3 % du PIB contre un minimum de 0,5 % fixé par les règles et 0,8 % demandé par ses partenaires européens dans une recommandation de juin 2013.  

Pierre Moscovici, tape donc sur les doigts de son ancien ministère, le sommant de prendre les mesures nécessaires pour se conformer aux règles d'ici l'adoption définitive du budget. 

Devenu commissaire aux Affaires économiques et monétaires, l'ancien ministre de Ayrault et Valls pointe la France du doigt, parce que  les ministres des Finances de Hollande, Moscovici et Macron, n'ont pas pris les "mesures effectives" pour réduire suffisamment son déficit structurel en 2014, un élément central pour décider d'éventuelles sanctions financières dans le cadre de la "procédure pour déficit excessif" ouverte depuis 2009 et le dépassement de la barre fatidique des 3 %. Or, le 23 septembre 2012, le ministre français chargé des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, aujourd'hui à l'Intérieur (mais en fait surtout sur tous les lieux successifs de catastrophes naturelles et sociales) a dit la détermination du gouvernement à s’attacher à des objectifs de déficit structurel plutôt que nominal, dans le cadre d’une décision au niveau européen. C'était il y a plus de 24 mois...

La décision d'infliger ou non des sanctions a toutefois été reportée à mars 2015 pour avoir le temps de disposer des chiffres définitifs de l'année en cours. Mais surtout pour ne pas stigmatiser la co-fondatrice de la Communauté européenne au risque de déconsidérer l'Union européenne. La Commission prendra alors (peut-être) en considération non seulement l'exécution du budget 2014, mais aussi le budget 2015 définitif, ainsi que l'engagement français à prendre des réformes structurelles, ce qu'elle fait pourtant depuis deux ans. Elles "devront avoir un impact sur la soutenabilité des finances publiques à moyen terme", a bien souligné Pierre Moscovici. 

De nouveaux efforts à fournir par l'Etat: et l'Etat ce n'est pas nous !

Interrogé sur la question de savoir pourquoi la Commission a soudainement décidé de dissocier l'analyse des budgets de l'année à venir de son jugement attendu dans le cadre de la procédure pour déficit excessif, Pierre Moscovici s'est justifié en estimant que l'application des règles "exige un regard sur le passé" et que toutes les données nécessaires n'étaient pas encore disponibles pour juger des efforts réalisés en 2014. "La Commission applique scrupuleusement les règles aux États membres concernés, sans prendre de décisions précipitées."

Manuel Valls a fait un ...courrier sur les réformes structurelles à venir en France (dont la fameuse loi Macron sur les professions réglementées -qui déclenche des grèves chez les notaires, les avocats - et le travail le dimanche, pour convaincre des velléités réformatrices de Paris. L'Unapl, qui défend les professions libérales, appelle d'ailleurs à manifester à Paris le 22 janvier. Resté secret jusqu'à présent, contrairement à celui envoyé par l'Italien Matteo Renzi, ce courrier vient seulement d'être rendu public (ci-dessous). 
Mais les explications du Premier ministre français n'ont pas été saluées par Pierre Moscovici. "Les gains économiques qui en découleront [de la loi Macron, NDLR] dépendront essentiellement de la rigueur avec laquelle cette réforme aura été élaborée et mise en oeuvre", soulignent les experts de la Commission européenne.

Dans son avis écrit, Bruxelles parle pour l'instant de "progrès limités en ce qui concerne le volet structurel des recommandations budgétaires" faites par ses pairs. Les économistes de la Commission notent, par exemple, qu'"aucun mécanisme n'a été mis en place pour améliorer effectivement la viabilité à long terme du système de santé" et que "dans le domaine des retraites, aucune mesure n'est envisagée au-delà de la réforme de 2013, qui a peu modifié le régime de retraite de la fonction publique ainsi que les autres régimes spéciaux et ne permettra de combler que la moitié du déficit d'ici à 2020". 

La France obtient donc un nouveau sursis de trois mois, mais elle devra le mettre à profit pour demander de nouveaux efforts aux Français. "Notre sentiment, c'est que des réformes supplémentaires sont nécessaires pour la France pour 2014 et pour 2015", a d'ailleurs asséné l'ancien ministre français des Finances Pierre Moscovici lors de sa conférence de presse.

LIRE la lettre de Moscovici qui recadre Hollande:

Affaire Bettencourt: l'ex-comptable de la milliardaire avoue avoir trompé la justice

Accusatrice de Sarkozy, l'ex-comptable de la milliardaire a été mise en examen

Claire Thibout, ancienne comptable de Liliane Bettencourt, est soupçonnée de faux témoignage par le juge Roger Le Loire

La vérité éclate le 27 novembre 2014 après quatre années de salissures préjudiciables à une élection présidentielle de 2012 vraiment républicaine, car c'est un rebondissement inattendu depuis que Mediapart, le journal trotskiste en ligne, a déclenché l'affaire politico-financière le 16 juin 2010.

La mise en examen de
 l'accusatrice de Nicolas Sarkozy
 Claire Thibout, ex-comptable de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt pour faux témoignage, risque de faire imploser le dossier d'abus de faiblesse de l'affaire Bettencourt, dont le procès se déroulera à Bordeaux à partir du 26 janvier 2015, souligne le site Atlantico, qui a révélé l'information.

Le "scandale d'Etat" se dégonfle

Auteurs: F. Arfi (Mediapart)
et F. Lhomme (Le Monde)

L'ancien président Nicolas Sarkozy a déjà bénéficié d'un non-lieu, tout comme l'avocat Me Fabrice Goguel, mais onze personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel. Parmi les prévenus qui doivent répondre d'abus de faiblesse au détriment présumé de la milliardaire figurent l'ancien ministre du Budget Eric Woerth, l'industriel Stéphane Courbit, le photographe François-Marie Banier ainsi que l'ancien gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal,  Jean-Pierre Jouyetcousin par alliance du n°2 de l'Elysée, Patrice de Maistre, mis en cause par le juge Jean-Michel Gentil pour ces retraits d'espèces de 2007.

Enregistrements clandestins

Affaire Bettencourt: l'ex-comptable de la milliardaire mise en examen
Quelle crédibilité accorder à Claire Thibout qui affirmait avoir retiré dans une banque 150.000 euros qu'elle devait remettre à Patrice de Maistre, pour qu'il les remette à Eric Woerth pour en faire profiter le candidat à la présidentielle de mai Nicolas Sarkozy. 
La comptable avait également accusé François-Marie Banier, l'écrivain-photographe qui aurait bénéficié des faveurs de la riche héritière, d'avoir soustrait une importante somme d'argent à Liliane Bettencourt à Venise.

Les défenseurs de Liliane Bettencourt avaient mis en cause l'impartialité de la comptable dans le conflit entre l'héritière et sa fille Françoise Meyers. L'enquête a établi que bien que n'étant pas son employeur, la fille de l'héritière de L'Oréal avait versé plus de 400.000 euros pour dédommager la comptable de sa mère de son licenciement.
Outre ces témoignages suspects, le dossier repose sur des enregistrements clandestins effectués par la majordome de la milliardaire qui révélaient notamment qu'elle possédait une île et des comptes à l'étranger.

L'anti-Sarkozisme primaire des media a sa part de responsabilité du fisaco judiciaire


Le juge Gentil a penché du côté où ses préférences politiques le portaient, mais la presse a aussi conforté son parti-pris. Elle a fait des Unes malveillantes pendant quatre années; déploiera-t-elle la même détermination -jusqu'en 2017- quand le faux témoignage de la comptable sera formellement établi ? La peine encourue par la parjure (faux serment civil) sous serment devant des juges peut en coûter cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende (article 434-13 du code pénal), 
tandis qu'après avoir gonflé le ballon de baudruche de la diffamation, la presse n'est pas poursuivie.

Ni les JT de 20h, ni les journaux radio-télévisés de ce matin n'ont fait écho à cette information, malgré le mal, emprisonnement ou démissions, auquel ils ont participé. La déontologie journalistique est ce soir un peu plus cabossée. Laurent Mouchard-Joffrin sera-t-il capable de faire amende honorable ?

vendredi 28 novembre 2014

Hollande a dissimulé le conflit d'intérêts de la famille Kader Arif, accuse Mediapart

Hollande savait qu'une société du frère de Kader Arif travaillait pour lui

La crédibilité de "Moi, président" est ébranlée par une affaire de surfacturation


Le trésorier de campagne de François Hollande a surpayé des prestations de la société du frère de l’ancien secrétaire d’Etat Kader Arif pour la campagne des primaires du Parti Socialiste.
Or, le président Hollande savait depuis trois mois et a délibérément choisi de maintenir son secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants jusqu'au 11 novembre, pour l'exfiltrer sans faire de vagues après les commémorations.

L'entourage trouble de François Hollande
Kader Arif, contraint de quitter le gouvernement suite à des soupçons de favoritisme pour l'attribution de marchés publics, aurait fait pression pour que les sociétés de son frères soient préférées, sans appels d'offres, de gré à gré, en dépit de la réglementation. Selon Mediapart, l’entreprise de communication d’Aissa Arif, qui a récemment travaillé pour le ministère de la Défense et la région socialiste Midi-Pyrénées, a également eu droit aux largesses de François Hollande en 2011 et 2012, alors candidat : l’actuel président aurait versé plus de 700 000 euros à AWF Music, l’entreprise du frère de Kader Arif.

Acte I des malversations de François Hollande: les primaire du PS
Entre juillet et octobre 2011, lors des primaires PS, une grosse dizaine de factures ont été réglées à AWF Music par… le micro-parti de François Hollande, "Répondre à gauche". En l'espèce, le montant avoisine les 160.000 euros, selon Mediapart.

Acte II : la campagne des présidentielles de 2012
Toujours selon le site trotskiste d’information, AWF Music a continué de travailler pour François Hollande en 2012, pour des montants allant jusqu’à 550 000 euros. Les prestations sont variées : organisation de meetings, connexions internet…
"Répondre à gauche" était la pompe à fric du candidat socialiste. Ce micro-parti de Hollandiens est un micro-parti, ou "parti de poche", dont les structures associatives de circonstance pouvent servir à contourner légalement la loi sur le financement des partis politiques. Le mardi 10 juillet 2012, Stéphane Le Foll, qui fut le bras droit de François Hollande au PS onze ans durant, continua à réunir les Hollandiens au ministère de l'Agriculture, 80 ministres et parlementaires affichant leurs appétits respectifs, dont Kader Arif. L'agitation ambiante est à la mesure des ambitions de chacun: "Kader Arif, aussi remonté que Stéphane le Foll, prépare la succession de Martin Malvy à la tête de la région Midi-Pyrénées. Il veut se renforcer face au député du Gers Philippe Martin, qui a les mêmes ambitions", raconte un ministre.

Acte III : rupture brutale de contrat, l’Elysée, dans l’embarras, ne fait aucun commentaire
Selon Mediapart, à un mois du premier tour en 2012, l’équipe de campagne de François Hollande décide de rompre ses contrats avec l’entreprise. Une rupture qui va coûter cher, en termes de dédommagement : environ 85.000 euros, non pas réglés par le candidat Hollande, mais … par le Parti Socialiste. Or, cette somme n’a pas été intégrée aux comptes de campagne de François Hollande.Une enquête judiciaire est toujours en cours. L’enquête se focalise également sur une société détenue par un autre membre de la famille de Kader Arif, dont aurait bénéficié la région socialiste de Toulouse. Coût des contrats ? Plus de deux millions d’euros. 
Acte IV : Le Drian avait informé Hollande et Valls en ...août

Quand une enquête préliminaire visant les sociétés du frère de Kader Arif qui ont obtenu les marchés de 2011 et  de 2012 sans appels d'offres entraîne la démission du secrétaire d'Etatla collaboration a déjà cessé en pleine campagne, affirme Mediapart jeudi. La veille de sa démission, une source judiciaire avait révélé qu'une perquisition avait été menée, dans le cadre de cette enquête, le 6 novembre dans un service du ministère de la Défense.

"Cette entreprise spécialisée dans l'image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d'électricité intempestive ou l'effondrement d'un pupitre", écrit le site d'information en ligne. Pourquoi avoir continué à travailler avec cette société si celle-ci n'avait pas donné satisfaction lors des primaires? "Ils travaillaient pour pas cher, le rapport qualité-prix nous a intéressés", a raconté à Mediapart le trésorier de la campagne présidentielle de Hollande, Jean-Jacques Augier.

Cette fin prématurée de collaboration avec AWF Musique, société créée par Aissa Arif, frère de Kader Arif, aurait donné lieu à un "dédommagement", réglé non pas par le candidat, mais par le PSaprès l'élection de François Hollande, selon Mediapart. L'ancien trésorier du PS, le député Régis Juanico, a confirmé au site d'information "avoir décaissé 85.000 euros à ce titre".
L'entourage de François Hollande élude le problème, se bornant à déclarer que "les comptes de campagne du candidat Hollande (ont) été examinés et validés. Il n'y a donc aucun commentaire à faire". 

La presse militante néglige cette affaire d'Etat
Pris dans la nasse, François Hollande et Manuel Valls ne sont pourtant pas inquiétés par la presse. L'affaire a coûté deux millions d’euros de contrats avec une collectivité territoriale, la région Midi-Pyrénées, celle de Martin Malvy et de Kader Arif, où une enquête pour favoritisme est en cours.
Selon le Point, le 6 novembre, les enquêteurs ont aussi découvert une facture de 50.000 euros hors taxe pour diverses prestations datant de 2013, dont une de media training au profit du secrétaire d'Etat de Ayrault, assurées par des entreprises gérées par le frère et les neveux de… Kader Arif.
Le Point confirme les dires de Mediapart: c'est le 22 août que des fonctionnaires du ministère ont retrouvé cette facture. 
Le président de la République et le Premier ministre sont alors alertés. 

Côte à côte Kader Arif et Manuel Valls commémorent la bataille de la Marne, le 12 septembre 2014
Décision est alors prise de se séparer de Kader Arif. Le secrétaire d'État est convoqué. Il prend acte de cette décision le 29 août. Pour ne pas faire de "vagues", il est prévu qu'Arif quittera ses fonctions après les différentes commémorations liées à la Première Guerre mondiale. Après le 11 novembre dans l'Hexagone, le souvenir de 14-18 est aussi commémoré en Australie. Kader Arif a quitté ses fonctions vendredi 21 novembre, rejoignant la longue liste des ministres salissants écartés - Jérôme Cahuzac et Thomas Thévenoud, en passant par Yamina Benguigui et aussi le conseiller Aquilino Morelle en  seulement deux ans.


Une situation d’autant plus gênante que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ministre de tutelle de Kader Arif, a été alerté dès le 22 août 2014 par ses services de l’existence du contrat. Manuel Valls et François Hollande ont été informés dans la foulée.

Mais Kader Arif a démissionné trois mois plus tard, sous l'effet des révélations de la presse.
Pour Mathieu Magnaudeix, journaliste à Mediapart et co-auteur des révélations sur Kader Arif, le cas de Kader Arif n’a pas été aussi bien et aussi vite géré que le prétendent des responsables socialistes :

Ce jeudi, Mediapart souligne que François Hollande a accepté d'avoir recours à une société gérée par des proches de Kader Arif, alors que lui-même est un ami intime de François Hollande. Mathieu Magnaudeix pose la question : " Est-ce que Kader Arif a beaucoup insisté pour que ses proches travaillent pendant la campagne ?" 




La rupture du contrat entre François Hollande et AWF Music par François Hollande en pleine campagne présidentielle, à un mois du premier tour, soulève aussi la question du paiement du dédommagement de 85.000 euros non pas par l’association de financement de la campagne de François Hollande "Réponse à gauche" gérée par un autre ministre, Stéphane Le Foll, mais par le Parti socialiste.

Le journaliste de Mediapart se refuse à toute analogie avec l'affaire Bygmalion

Sept mises en examen dans l'affaire Bygmalion; aucune dans l'affaire Arif...

Acte V : La question de l'indépendance de la justice va-t-elle à nouveau se poser ?
Outre les conflits d'intérêts présumés frappant le membre des gouvernements Ayrault et Valls, peut-on parler de surfacturation dans le cas présent de prestations de faible qualité ?
Y a-t-il eu tromperie de la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) par le candidat Hollande ?

Le fraudeur Thomas Thévenoud ose se remontrer sur les bancs de l'Assemblée

Les Français sont pourtant pour l'inégilibilité des élus condamnés pour fraude fiscale 

Démissionné pour fraude fiscale, l'ex-ministre Thomas Thévenoud a fait son retour vendredi à l'Assemblée nationale
Fraudeur socialiste,
odieux et méprisant
L'AFP -et la presse en choeur derrière elle- évoque ses "déboires" fiscaux qui pour d'autres sont des fraudes. 
L'éphémère secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, le très controversé Thomas Thévenoud, député de Saône-et-Loire, est de retour vendredi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, pour la première depuis sa démission du gouvernement début septembre pour cause de "phobie administrative" qui serait la raison "médicale" de son trouble psychologique à déclarer tous ses revenus en temps et en heure.
Une approche sournoise, à la socialiste...
Dans le calme mais observé depuis tous les bancs, il s'est installé à l'avant-dernier rang de l'hémicycle, siégeant parmi les non-inscrits. Seul le co-président du groupe écologiste, François de Rugy, est venu le saluer avant l'ouverture de la séance.

Le député de Saône-et-Loire compte participer aux votes


Sans le pousser à renoncer à son siège, Le PS l'avait appelé à " tirer les conséquences " de ses actes...
Le fraudeur avait annoncé le 8 septembre dernier qu’il quittait le Parti socialiste, tout en refusant de démissionner de son mandat de député, provoquant l'indignation de ses collègues députés de droite, mais aussi du PS, dans une posture molle du fait du risque pour le PS de perdre la majorité en provoquant des élections partielles.

Ex-PS maintenant non-inscrit, le fraudeur s'incruste pourtant et va participer au débat sur la résolution socialiste pour la reconnaissance d'un Etat palestinien, une pression d'ailleurs intolérable, puisqu'il n'entre pas dans les attributions du législatif d'aborder les problèmes relevant du pouvoir régalien. Claude Bartolone, président de l'Assemblée, ignore-t-il le règlement ?

Thévenoud avait amorcé son retour en venant pointer en Commission
Thomas Thévenoud a remis les pieds à l'Assemblée mi-octobre en assistant à une réunion de la commission du Développement durable dont il fait désormais partie. Puis, mi-novembre, il avait pris la parole lors d'une réunion de cette commission. Le député membre des radicaux de gauche Olivier Falorni avait alors quitté la salle. 

Le fraudeur a un sens tout socialiste de la dignité 
Le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob, avait en septembre demandé au ministre du Budget, Christian Eckert, de saisir la commission des infractions fiscales "pour savoir s'il y a eu une fraude". Dans sa conférence de presse du 18 septembre, le président de la République, François Hollande, a estimé que l'ex-secrétaire d'Etat n'est "pas digne de rester à l'Assemblée nationale", mais Thévenoud n'en a cure.

L'exécutif se préoccupe comme d'une guigne de l'opinion

Un sondage Opinionway pour Powerfoule.org, publié lundi par LeMonde.fr, révèle que 73 % des Français estiment que les élus condamnés pour fraude fiscale ne devraient jamais pouvoir se représenter. Un chiffre qui grimpe à 84 % pour les faits de corruption et 85 % pour le détournement de fonds publics.
Les Thévenoud cassent la confiance des Français en la probité de leurs élus. 
Ainsi, 47 % des Français considèrent que la fraude fiscale est un phénomène très répandu parmi la classe politique, 40 % pour les faits de corruption et de détournement de fonds publics. Un jugement beaucoup plus répandu dans l'électorat du Front National : entre 94 et 97 % des électeurs ayant voté Marine Le Pen à la dernière présidentielle considèrent en effet ces phénomènes comme très répandus.
Le PS n'enregistre que 13 % et l'UMP 9 %. Une majorité de Français (46 %) estime cependant qu'aucune des formations politiques existantes ne répond à ce souhait de transparence. 
Le PS de Hollande met la République en souffrance.


jeudi 27 novembre 2014

Yamina Benguigui aurait menti sur sa déclaration de patrimoine

La ministre avait délocalisé ses affaires 

Jean-Marc Ayrault se déclarait garant de la "transparence financière de la vie politique"


Or, en lousdée et dans la foulée, la ministre socialiste empocha pourtant 430.000 € en ...Belgique. Yamina Benguigui aurait-elle des secrets pour Hollande et la République? Il y a moins d'un an, comme tous les membres du gouvernement, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, a rempli une déclaration de patrimoine rendue publique et nécessaire par la fraude fiscale du ministre du Budget du président Hollande, le socialiste Jérôme Cahuzac  et les promesses d'exemplarité du vertueux candidat PS, François Hollande, un an plus tôt, en 2012. 
Après la charte de déontologie voulue par Fabius et imposée à l'ensemble du gouvernement Ayrault, le pouvoir socialiste avait voulu marqué une rupture ostensible, remplaçant, le 20 décembre 2013, la Commission pour la transparence financière de la vie publique par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, sans plus d'effets.
Les affaires s'engagèrent mal aussitôt: chargée d'examiner les déclarations d'intérêts et de patrimoine de quelque 7000 élus et hauts fonctionnaires, cette autorité aurait dû être indépendante, mais l'Elysée alla chercher Guillaume Valette-Valla au cabinet du ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies, dont il était le conseiller chargé des affaires institutionnelles et législatives, pour en faire le nouveau secrétaire général de l'HATVP. 

Début décembre 2012, malgré l'opposition de l'UMP à la création de cette instance, l'Élysée avait déjà installé l'ancien procureur général de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal à la présidence de la HATVP, bien que réputé proche de Martine Aubry.

"Autant envoyer directement ma déclaration de patrimoine rue de Solférino, au siège du PS!", protesta alors Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée. "Ces gens ont le droit de vie ou de mort sur les élus, ajoute Eric Woerth, député UMP de l'Oise. Il devrait y avoir une règle pour ce type de fonction. Quelle que soit la qualité de la personne qui l'occupe, une préférence politique crée une suspicion immédiate de subjectivité."

Après la volonté de débarquer le procureur François Falletti, après les promotions-éclair de Thomas Le Drian, 29 ans, fils du ministre de la Défense, "chargé de mission auprès du Président du Directoire" André Yché à la Société nationale immobilière (SNI), de Salomé Peillon, fille du ministre de l'Education nationale, au prestigieux poste d'attachée culturelle à l'ambassade de France en Israël, ou de Paul Bernard, ancien conseiller de François Hollande, ces nominations accréditent l'idée qu'un Etat PS est en train de se former sous nos yeux avec la double ambition de placer les amis et de contrôler l'appareil d'Etat.

En cas de mensonge, l'élu(e) encourt 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende.
Mises en ligne le 15 avril 2013, ces déclarations de patrimoine étaient censées concrétiser les promesses de l'exécutif en matière de "transparence financière de la vie politique". Le préambule méthodologique est parfaitement explicite : "La déclaration prend en compte tous les éléments composant le patrimoine, quelles que soient leur nature, leur importance ou leur situation géographique. L'ensemble des biens doit être déclaré, y compris ceux détenus à l'étranger et ceux n'entrant pas dans l'assiette de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)." 

La secrétaire d'Etat utilisait tous les moyens de la République



Elle se déplaçait en Falcon
: lien PaSiDupes

Elle était aussi un symbole de la diversité franco-algérienne nantie qui a trouvé asile à gauche

Devoir de mémoire: outre François Hollande soi-même, huit membres du gouvernement Ayrault dépassaient le million d'euros de patrimoine: Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, Michèle Delaunay (Personnes âgées), Marisol Touraine (Santé), Michel Sapin (Travail), Victorin Lurel (Outre-mers), Valérie Fourneyron (Jeunesse et Sports) et George Pau-Langevin (Réussite éducative).

 
Le "néant" socialiste est plein aux as

Yamina Benguigui a inscrit "néant" dans la case n° 10 de sa déclaration, celle qui concerne les "biens mobiliers, immobiliers et comptes détenus à l'étranger" et leur valeur. Or, le 29 janvier 2014, alors qu'elle menait campagne pour les municipales dans le Xe arrondissement de Paris sur la liste du socialiste Rémi Féraud, la ministre-réalisatrice-écrivain avait bien dû vendre les parts qu'elle détenait dans une société anonyme de droit belge, G2, soit 20 % du capital. Le rachat par ladite société "des 12 actions émises près de Mme Yamina Benguigui" d'une valeur nominale de 1.000 € a été décidé "au prix de 35.833,33 € par action", indique le document enregistré au greffe de Bruxelles le 13 février dernier. Soit, au final, un joli chèque de 430.000 €

Un "néant" chargé, mais une bagatelle pour les nantis du PS.

Aux innocents socialistes les mains pleines. Pour un petit péché véniel, une fraude fiscale de 430.000 euros de son patrimoine qui se justifie probablement par une épidémie socialiste de "phobie administrative", Anne Hidalgo réclama la démission de Yamina Benguigui du Conseil de Paris. 
Le 27 février 2013, sur le plateau de Canal +, ce chevalier dans l'ordre national du Mérite, promue officier en mai 2007, avait lancé en riant au sujet de l'affaire Copé : "Ça fait du bien à notre gouvernement !" Nul doute que son éviction du gouvernement la met moins en joie que le verdict à venir du tribunal: jusqu'à 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende, de quoi faire rire Copé pendant encore longtemps.

Si on passe le "néant" socialiste au crible, on découvre des liens entre G2, une coquille créée en 2000 par le producteur Philippe Dupuis-Mendel, et Yamina Benguigi, deux amis de longue date.
Cette structure belge contrôle une autre société, française celle-ci, Bandits Production, qui a financé l'essentiel des œuvres de cette cinéaste engagée, dont Mémoires d'immigrés, le documentaire de témoignages en trois parties (160 mn) qui l'a fait connaître en 1997, à l'issue des années Mitterrand. Il se trouve disponible au CNDP, mais fut d'abord diffusé par Canal+ et MK2, groupe audiovisuel de Marin Karmitz, dont la fortune était estiméeà 40 millions d'euros en 2009. Dès octobre 2005, Yamina Benguigui, ex-adjointe de Bertrand Delanoë aux droits de l'homme et à la lutte contre les discriminations, a siégé sans discontinuer au conseil d'administration de G2. Elle n'a démissionné de ce mandat qu'en août 2012, deux mois après son entrée au gouvernement. "Je ne détiens aucune part dans cette société", nous avait-elle répondu par mail à Marianne en mai 2013. Une information alors impossible à vérifier, l'entreprise belge ne détaillant pas la structure de son actionnariat dans ses comptes annuels. Mais en rachetant récemment ses actions à Yamina Benguigui, G2 a dû se plier à l'obligation légale de publicité qui entoure ce type d'acte. Et dévoiler incidemment le pot aux roses ? Contactée par le magazine, la ministre n'avait pas souhaiter communiquer: la transparence n'est pas la chose du monde socialiste la mieux partagée.

Mais comment se fait-ce, puisque  "
je n’ai pas le moindre problème avec le fisc et jamais je ne démissionnerai. Cette affaire n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. D’ailleurs, le président Hollande est d’accord avec moi : les élus sont sous la dictature des media"...



Hollande et Valls impliqués dans les nouveaux soupçons contre Kader Arif

Hollande et Valls auraient été au courant de tout

"Moi, président..." se serait encore mis dans de mauvais draps


La liste des ministres limogés ou démissionnaires depuis le début du quinquennat de François Hollande s'est encore allongée vendredi avec la démission forcée du secrétaire d'État aux Anciens combattants Kader Arif, soupçonné de favoritisme dans l'attribution marchés publics, pendant la primaire socialiste de 2011 en travaillant pour le micro-parti du futur président, "Répondre à gauche", et lors de la présidentielle de 2012. 


Avant lui, d'autres "présumés innocents", Cahuzacle ministre du Budget, qui niait toute fraude fiscale "les yeux dans les yeux", Thévenoud, le "phobique administratif", et aussi Aquilino Morelle, le "bling-bling" de l'Elysée aux frais de la République, ont dû abandonner leurs fonctions. Le numéro 2 de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, est au centre d'une méchante affaire de diffamation, mais le bras droit du président est en revanche maintenu.

VOIR et ENTENDRE Jérôme Guedj, qui dénonce la pression" mise sur Arif, parle de "vertu républicaine" et veut voir dans la démission du secrétaire d'Etat Arif une "décision honorable et respectable": 

2 millions d'euros de prestations à des entreprises dirigées par des parent du membre des gouvernements de Hollande. La veille de sa démission, une source judiciaire avait révélé qu’une perquisition avait été menée, dans le cadre de cette enquête, le 6 novembre dans un service du ministère de la Défense.
"Je crois que le mieux c'est de faire que cela se passe avec transparence, mais en même temps avec beaucoup de sérénité" disait-il le 11 septembre, "je ne suis pas concerné moi par cette affaire", ajoutait-il, les yeux dans les yeux, devant la caméra de France 2.


Le démis assure avoir démissionné "par respect pour la fonction ministérielle".
 Une perquisition avait en effet été menée par la police judiciaire dans les locaux de la sous-direction des achats du ministère de la Défense dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à deux sociétés dirigées notamment par son frère puis par ses neveux.
"Cette entreprise spécialisée dans l'image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d'électricité intempestive ou l'effondrement d'un pupitre", écrit le site d'information en ligne.
Le candidat Hollande pouvait-il tout ignorer de ce conflit d'intérêts ?

Hollande aurait agi vite pour limiter la casse médiatique
Le secrétaire d'État lui a avoué dans son bureau à l’Élysée, jeudi 20 novembre, qu'il était cité dans une enquête préliminaire sur des marchés passés par le Conseil régional des Midi-Pyrénées et une société dont les associés sont des membres de sa famille.


Il a été immédiatement décidé que Kader Arif devait démissionner. Selon l'entourage du Président, il fallait rapidement couper court au déferlement médiatique et éviter de mettre le gouvernement en mauvaise posture. François Hollande n'a pas voulu voir s'installer un nouveau feuilleton, alors que l'affaire Jouyet est encore omniprésente. François Hollande a été exceptionnellement expéditif à l'encontre de son ami K. Arif. 

La journaliste de France 2 Maryse Burgot donne son analyse:



La journaliste participe-t-elle au désamorçage en détournant l'attention de ce qui a  pu contraindre le président à agir vite: la peur de Hollande que la presse remonte jusqu'à lui ?

AWF Music avait été initialement chargée des petits meetings du candidat Hollande. 

"Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe, après une trentaine de prestations [...] d'une qualité jugée insuffisante", explique Mediapart. "Cette entreprise spécialisée dans l’image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l’équipe du candidat l’a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d’électricité intempestive ou l’effondrement d’un pupitre", écrit le site d’information en ligne.
L'insistance pour affirmer que c'est  le Parti socialiste, et non François Hollande, qui aurait alors versé un "dédommagement" à la société du frère de Kader Arif. Régis Juanico, trésorier du PS à l'époque, a concédé avoir budgété 85.000 euros à cet effet, a mis la puce à l'oreille de la presse d'investigation.
Interrogé par Mediapart, un ancien responsable de campagne charge Kader Arif : "Il ne peut pas y avoir de favoritisme au sens pénal du terme puisqu'un candidat est absolument libre de choisir ses prestataires. Mais il n'est pas impossible que Kader ait un peu forcé le passage." Kader Arif se serait donc plaint auprès du président qu'on lui fait porter seul le chapeau et Hollande l'aurait congédié comme un malpropre pour se tenir plus blanc que blanc. Mais si les parents du secrétaire d'Etat ont profité de l'entremise de Kader Arif, la famille n'est pas seule en cause.

Mais 
Kader Arif serait inquiété par une autre affaire, à Paris


Les affaires de favoritisme qui inquiètent l'ex-secrétaire d'État de Hollande et Ayrault, puis Valls s'étendent jusqu'à Pariscroit savoir le "Journal du Dimanche". Il rapporte que l'explication "a été houleuse" entre Kader Arif et François Hollande, qui a du quitter prématurément la remise des prix de la Fondation Chirac. Le secrétaire d'État reprochait au président de la République de ne pas le couvrir comme il le fait pour Jouyet.

Une enquête en Midi-Pyrénées, une autre à Paris ?
Mediapart, le site trotskiste d'information, a épluché les factures de la société du frère de l'ex-secrétaire d'État aux Anciens Combattants, AWF Music, visée par une enquête préliminaire. "Les sociétés d'événementiel pilotées par le frère et les neveux du secrétaire d'État démissionnaire ne se sont pas contentées de contrats juteux avec le conseil régional du Midi-Pyrénées et le ministère de la Défense", expliquent les journalistes Mathieu Magnaudeix et Mathilde Mathieu. 
Le Journal du Dimanche révèle que l'enquête ne porterait pas seulement sur des contrats attribués en Midi-Pyrénées à deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par le frère de Kader Arif puis par ses neveux,  ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés publics pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros, mais aussi sur "un contrat de conseil de 53.000 euros signé entre l'une de ces sociétés, AWF, et son secrétariat d'État".  
L'ex-secrétaire d'État aux Anciens Combattants a annoncé avoir démissionné de son poste "par respect pour la politique mémorielle que j'ai conduite et pour le monde combattant que j'ai servi avec fierté et conviction, je fais le choix, en responsabilité, de quitter le poste que j'ai eu l'honneur d'occuper pendant deux ans et demi".
L’entourage de François Hollande s’est borné à déclarer que "les comptes de campagne du candidat Hollande (ont) été examinés et validés. Il n’y a donc aucun commentaire à faire".

Hollande et Valls dans la nasse



Pourquoi avoir continué à travailler avec ces sociétés si celles-ci n’avaient pas donné satisfaction lors des primaires ? "Ils travaillaient pour pas cher, le rapport qualité-prix nous a intéressés", a raconté le trésorier de la campagne présidentielle de Hollande, Jean-Jacques Augier, à Mediapart. 
AWF Music et AWF ont remporté les appels d'offres de la Région pour deux contrats de quatre ans, respectivement en 2009, puis 2014. Les deux sociétés, spécialisées dans la sonorisation et l'éclairage d'événements publics, ont d'ores et déjà empoché deux millions d'euros pour leurs prestations.  


Le président socialiste de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, avait démenti vigoureusement ces mises en cause par l'opposition de droite au Conseil régional.

Le Premier ministre avait pris l'affaire de haut 
Entre autres vertueux, Manuel Valls avait fait la leçon aux indignés.

Hollande, l
e président de l'exemplarité, va-t-il pouvoir 
refuser longtemps encore de communiquer ?
Le chef de l'État peut désormais être destitué...