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lundi 22 juin 2015

Primaire à gauche: Filippetti défie Hollande

Selon Aurélie Filippetti, une "grande primaire de la gauche" est "inévitable"

Même si le président François Hollande se présente à l'élection présidentielle de 2017,
Pépère lui a préféré
une actrice de second ordre,
alors elle ne pardonne pas!
une primaire à gauche est "inévitable",selon l
a députée socialiste de Moselle Aurélie Filippetti.
Hollande ne manquera pas d'apprécier la provocation de son ancienne ministre de la Culture. La députée socialiste de Moselle Aurélie Filippetti s'est livrée à une analyse politique ce dimanche sur BFMTV. "Quelle est la situation ? On se retrouve en face d'une vraie menace pour 2017, et pour toutes les élections, la menace du Front national". "Je pense que cette menace, elle nous oblige [à] des primaires" a notamment expliqué celle qui avait quitté le gouvernement avec fracas à l'été 2014, en raison d'un désaccord avec la ligne de l'exécutif.

Cette proche de Montebourg justifie des primaires de toute la gauche par une menace FN  

Toutes les formations politiques de gauche devront y participer, mais aussi des gens "qui ne sont pas dans les partis, qui se sentent de gauche". "Tous ces gens-là, je souhaite et je pense qu'il est inévitable qu'ils s'inscrivent dans le mouvement de grande primaire de la gauche", a-t-elle insisté, ratissant large. L'organisation d'une telle élection serait le "meilleur atout" pour gagner, "y compris pour le président sortant", a-t-elle estimé, un brin catastrophiste et oublieuse du bilan socialiste.

La gauche du PS prend ses références aux Etatat-Unis
"Pourquoi ce qui est valable aux Etats-Unis ne serait pas valable ici en France pour la gauche ? On a voulu, on l'a inventé en France, au PS, ce processus des primaires, donc il faut s'en servir (...) dans une situation extrêmement difficile, dangereuse même, avec cette menace du FN, il faut s'en servir comme d'un outil pour être dans la meilleure position pour gagner 2017", a conclu l'imitatrice socialiste.

Le congrès de Poitiers, "un simulacre"
Amèrement déçue par  la défaite de la motion B qu'elle soutenait en opposition à la ligne majoritaire au Congrès de Poitiers du PS, à propos de l'utilisation du 49.3 par le gouvernement, Filippetti a fustigé un "simulacre qui n'a réglé aucun problème sur la ligne économique et politique". 

Hollande et Valls, à la tête d'une "majorité de sous-préfecture"

"Quand la base électorale se réduit comme peau de chagrin depuis trois ans, quand le nombre de militants socialistes diminue, quand on se retrouve avec une majorité qui est élue avec 37.000 voix, c'est une majorité de sous-préfecture."
"Qu'est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire que les gens qui ont quitté le Parti socialiste, leur silence, il vaut de l'or aujourd'hui. Il faut qu'on l'entende, ce silence".

jeudi 27 novembre 2014

Hollande et Valls impliqués dans les nouveaux soupçons contre Kader Arif

Hollande et Valls auraient été au courant de tout

"Moi, président..." se serait encore mis dans de mauvais draps


La liste des ministres limogés ou démissionnaires depuis le début du quinquennat de François Hollande s'est encore allongée vendredi avec la démission forcée du secrétaire d'État aux Anciens combattants Kader Arif, soupçonné de favoritisme dans l'attribution marchés publics, pendant la primaire socialiste de 2011 en travaillant pour le micro-parti du futur président, "Répondre à gauche", et lors de la présidentielle de 2012. 


Avant lui, d'autres "présumés innocents", Cahuzacle ministre du Budget, qui niait toute fraude fiscale "les yeux dans les yeux", Thévenoud, le "phobique administratif", et aussi Aquilino Morelle, le "bling-bling" de l'Elysée aux frais de la République, ont dû abandonner leurs fonctions. Le numéro 2 de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, est au centre d'une méchante affaire de diffamation, mais le bras droit du président est en revanche maintenu.

VOIR et ENTENDRE Jérôme Guedj, qui dénonce la pression" mise sur Arif, parle de "vertu républicaine" et veut voir dans la démission du secrétaire d'Etat Arif une "décision honorable et respectable": 

2 millions d'euros de prestations à des entreprises dirigées par des parent du membre des gouvernements de Hollande. La veille de sa démission, une source judiciaire avait révélé qu’une perquisition avait été menée, dans le cadre de cette enquête, le 6 novembre dans un service du ministère de la Défense.
"Je crois que le mieux c'est de faire que cela se passe avec transparence, mais en même temps avec beaucoup de sérénité" disait-il le 11 septembre, "je ne suis pas concerné moi par cette affaire", ajoutait-il, les yeux dans les yeux, devant la caméra de France 2.


Le démis assure avoir démissionné "par respect pour la fonction ministérielle".
 Une perquisition avait en effet été menée par la police judiciaire dans les locaux de la sous-direction des achats du ministère de la Défense dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à deux sociétés dirigées notamment par son frère puis par ses neveux.
"Cette entreprise spécialisée dans l'image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d'électricité intempestive ou l'effondrement d'un pupitre", écrit le site d'information en ligne.
Le candidat Hollande pouvait-il tout ignorer de ce conflit d'intérêts ?

Hollande aurait agi vite pour limiter la casse médiatique
Le secrétaire d'État lui a avoué dans son bureau à l’Élysée, jeudi 20 novembre, qu'il était cité dans une enquête préliminaire sur des marchés passés par le Conseil régional des Midi-Pyrénées et une société dont les associés sont des membres de sa famille.


Il a été immédiatement décidé que Kader Arif devait démissionner. Selon l'entourage du Président, il fallait rapidement couper court au déferlement médiatique et éviter de mettre le gouvernement en mauvaise posture. François Hollande n'a pas voulu voir s'installer un nouveau feuilleton, alors que l'affaire Jouyet est encore omniprésente. François Hollande a été exceptionnellement expéditif à l'encontre de son ami K. Arif. 

La journaliste de France 2 Maryse Burgot donne son analyse:



La journaliste participe-t-elle au désamorçage en détournant l'attention de ce qui a  pu contraindre le président à agir vite: la peur de Hollande que la presse remonte jusqu'à lui ?

AWF Music avait été initialement chargée des petits meetings du candidat Hollande. 

"Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe, après une trentaine de prestations [...] d'une qualité jugée insuffisante", explique Mediapart. "Cette entreprise spécialisée dans l’image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l’équipe du candidat l’a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d’électricité intempestive ou l’effondrement d’un pupitre", écrit le site d’information en ligne.
L'insistance pour affirmer que c'est  le Parti socialiste, et non François Hollande, qui aurait alors versé un "dédommagement" à la société du frère de Kader Arif. Régis Juanico, trésorier du PS à l'époque, a concédé avoir budgété 85.000 euros à cet effet, a mis la puce à l'oreille de la presse d'investigation.
Interrogé par Mediapart, un ancien responsable de campagne charge Kader Arif : "Il ne peut pas y avoir de favoritisme au sens pénal du terme puisqu'un candidat est absolument libre de choisir ses prestataires. Mais il n'est pas impossible que Kader ait un peu forcé le passage." Kader Arif se serait donc plaint auprès du président qu'on lui fait porter seul le chapeau et Hollande l'aurait congédié comme un malpropre pour se tenir plus blanc que blanc. Mais si les parents du secrétaire d'Etat ont profité de l'entremise de Kader Arif, la famille n'est pas seule en cause.

Mais 
Kader Arif serait inquiété par une autre affaire, à Paris


Les affaires de favoritisme qui inquiètent l'ex-secrétaire d'État de Hollande et Ayrault, puis Valls s'étendent jusqu'à Pariscroit savoir le "Journal du Dimanche". Il rapporte que l'explication "a été houleuse" entre Kader Arif et François Hollande, qui a du quitter prématurément la remise des prix de la Fondation Chirac. Le secrétaire d'État reprochait au président de la République de ne pas le couvrir comme il le fait pour Jouyet.

Une enquête en Midi-Pyrénées, une autre à Paris ?
Mediapart, le site trotskiste d'information, a épluché les factures de la société du frère de l'ex-secrétaire d'État aux Anciens Combattants, AWF Music, visée par une enquête préliminaire. "Les sociétés d'événementiel pilotées par le frère et les neveux du secrétaire d'État démissionnaire ne se sont pas contentées de contrats juteux avec le conseil régional du Midi-Pyrénées et le ministère de la Défense", expliquent les journalistes Mathieu Magnaudeix et Mathilde Mathieu. 
Le Journal du Dimanche révèle que l'enquête ne porterait pas seulement sur des contrats attribués en Midi-Pyrénées à deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par le frère de Kader Arif puis par ses neveux,  ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés publics pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros, mais aussi sur "un contrat de conseil de 53.000 euros signé entre l'une de ces sociétés, AWF, et son secrétariat d'État".  
L'ex-secrétaire d'État aux Anciens Combattants a annoncé avoir démissionné de son poste "par respect pour la politique mémorielle que j'ai conduite et pour le monde combattant que j'ai servi avec fierté et conviction, je fais le choix, en responsabilité, de quitter le poste que j'ai eu l'honneur d'occuper pendant deux ans et demi".
L’entourage de François Hollande s’est borné à déclarer que "les comptes de campagne du candidat Hollande (ont) été examinés et validés. Il n’y a donc aucun commentaire à faire".

Hollande et Valls dans la nasse



Pourquoi avoir continué à travailler avec ces sociétés si celles-ci n’avaient pas donné satisfaction lors des primaires ? "Ils travaillaient pour pas cher, le rapport qualité-prix nous a intéressés", a raconté le trésorier de la campagne présidentielle de Hollande, Jean-Jacques Augier, à Mediapart. 
AWF Music et AWF ont remporté les appels d'offres de la Région pour deux contrats de quatre ans, respectivement en 2009, puis 2014. Les deux sociétés, spécialisées dans la sonorisation et l'éclairage d'événements publics, ont d'ores et déjà empoché deux millions d'euros pour leurs prestations.  


Le président socialiste de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, avait démenti vigoureusement ces mises en cause par l'opposition de droite au Conseil régional.

Le Premier ministre avait pris l'affaire de haut 
Entre autres vertueux, Manuel Valls avait fait la leçon aux indignés.

Hollande, l
e président de l'exemplarité, va-t-il pouvoir 
refuser longtemps encore de communiquer ?
Le chef de l'État peut désormais être destitué...



mercredi 26 novembre 2014

Hollande en campagne a réglé 700.000 euros à la société des proches de Kader Arif

Mediapart porte le pet sur les agissements de la bande à Hollande

Encore une amitié encombrante de Hollande
L’amitié de Kader Arif devient de plus en plus embarrassante pour François Hollande. Les contrats juteux avec le Conseil régional de Midi-Pyrénées de Martin Malvy et le ministère de la Défense de Jean-Yves Le Drian ne sont pas les seuls entachés du soupçon de favoritisme visés par une enquête préliminaire sur  sociétés d’événementiel pilotées par le frère et les neveux du secrétaire d’État démissionnaire. D’après des informations recueillies par Mediapart, la première d’entre elles, AWF Music, a aussi encaissé plus de 700 000 euros du candidat Hollande.
Cette entreprise du frère de Kader Arif, spécialisée dans l’image et le son,  a travaillé pour le candidat Hollande pendant la primaire socialiste de 2011 et la présidentielle de 2012 et  pour environ 700.000 euros, d'après des factures livrées à Mediapart. 
La collaboration a été brutalement interrompue à un mois du premier tour. En compensation, le PS aurait versé un "dédommagement" à l'entreprise.

Un chauffeur algérien qui a bien su prendre l'ascenseur social

Fils de harki débarqué en France à l’âge de 3 ans, ancien rugbyman (talonneur au Castres Olympique au début des années 80), Abdelkader Arif est entré au parti socialiste en 1983 où Lionel Jospin alors conseiller général de Haute-Garonne et premier secrétaire du Parti socialiste mise en 1987 sur ce militant de la diversité au crâne rasé et lui fait grimper tous les échelons à Toulouse jusqu'à lui confier la fédération de la Haute-Garonne, une des plus grosses de France, de 1999 à fin 2008. "Je ne suis pas le représentant d'une communauté: c'est d'abord l'appartenance à une classe sociale qui compte, le fait d'être immigré ajoute à la difficulté", assure Arif. Il est toutefois l'un des fondateurs et le vice-président de l'association France plus dès 1983. 

Ce fils d'ouvriers harkis illettrés construit lui-même sa réputation de détermination, expliquant : " J'avais la rage au ventre, une envie de donner toute mon énergie, un besoin d'appartenance à la République et de reconnaissance citoyenne". 

Lorsqu'il est conseiller général de Cintegabelle à partir de 1988, Jospin en fait un chargé de mission, en réalité, son chauffeur. A la fin des années 1990 Arif travaillait à la faculté du Mirail, pour l'université qui lui délivra en 1999 une maîtrise-maison en communication. Après la défaite de Jospin, le 21 avril 2002, Kader Arif renvoie l'ascenseur à l'ancien Premier ministre, lui permettant de renouer pour la première fois avec la vie politique, lors d'un meeting  à Toulouse au cours de sa campagne pour les élections européennes de juin 2004. Député européen du grand Sud-Ouest depuis 2004, Abdelkader Arif a aussi fait partie des rares socialistes à plaider à l'été 2006 pour une candidature Jospin à la présidentielle de 2007.
Depuis les instances dirigeantes du PS dont il fait partie depuis 2000, Arif a toujours été proche d'un autre disciple de Lionel Jospin, François Hollande, premier secrétaire de 1997 à 2008. Après les déboires de Hollande face à Ségolène Royal en 2007 et ceux de Dominique Strauss-Kahn qui devait se porter candidat à l'Elysée, il se tient auprès de Hollande dans son cheminement vers la présidence de la République. Arif fait figure de hollandien de la première heure. "Hollande incarne le rêve français, qui consiste à dire à chacun, quelle que soit son origine, qu'il appartient à une nation commune", déclare-t-il opportunément.


Kader Arif mêle aussi le sens des affaires et esprit de famille 

P
arallèlement à sa vie politique, l'ancien chauffeur et homme fort du PS de Toulouse, Arif partage  depuis 1998, avec son frère Aissa la société immobilière AA (comme Abdelkader et Aissa, leurs deux prénoms), dont il indique dans sa déclaration de patrimoine qu’elle " ne détient aucun bien". 

Or, la société du frère de l’ancien secrétaire d’Etat Kader Arif a travaillé 
pour la campagne présidentielle 
de François Hollande.
 Une activité familial qui vaut aujourd’hui à ce proche de François Hollande, la perte de son poste de secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants. Car son frère Aissa, Nathalie, l’épouse de ce dernier, et leurs deux fils Nassim et Idriss sont sous le coup d’une " enquête préliminaire" du nouveau Parquet général financier, soupçonnés de favoritisme lors de l’obtention de marchés publics

Le dossier de conflit d'intérêts est sensible. 
AWF Music et AWF, les deux sociétés d’audiovisuel d’Aissa Arif et de ses enfants, ont décroché plus de 2 millions d’euros de contrats au Conseil régional Midi-Pyrénées à majorité socialiste, dans le fief de l’ex-secrétaire d’Etat.


AWF Music a ainsi participé à l’organisation de plus d’une vingtaine de meetings de l'actuel président de la République, lors des primaires du Parti socialiste, puis pendant sa campagne présidentielle de 2012. 
Et le président Hollande a pourtant maintenu Kader Arif à son poste aux Anciens Combattants dans tous les gouvernements Ayrault I et II, puis Valls I et II...

vendredi 29 août 2014

Frustré, Montebourg souligne l'ingratitude du président Hollande

Cible de l'ex- ministre redresseur: François Hollande

Arnaud Montebourg a épuisé son capital des primaires

Le flambeur a visiblement mal vécu l'échec de son coup de poker avec François Hollande. Alors qu'il était encore ministre de l'économie avant de se faire évincer lundi 25 août, il s'était confié à la caméra d' "Envoyé spécial", qui a diffusé ce reportage jeudi 28 août.
Dans un extrait, l'ancien candidat à la primaire socialiste  revient sur son soutien à Hollande lors de l'entre-deux-tours où, fort de ses 17 % du premier tour, Montebourg avait déclaré voter "à titre personnel" pour l'actuel président de la République plutôt que pour Martine Aubry :
"J'ai fait 17 % des voix au premier tour. Sans moi, François Hollande n'était pas là où il est aujourd'hui. Je lui ai dit."
Mais un faible récompensé par le hasard n'entend pas que sa bonne fortune lui soit rappelée. 

Dans un autre extrait, où il dément être l'auteur du surnom "Flanby"qui colle depuis des années à François Hollande,
le ministre se plaint de ne pas être assez pris en considération :
"Je suis allé dans les cantons, j'ai passé des soirées avec les gens pour leur expliquer dans quelle situation très difficile on était. C'est ce que devrait faire Hollande avec la France, ce qu'il ne fait pas assez. Je lui dis tout. Il ne m'écoute pas mais ce n'est pas grave, il fait ce qu'il veut."

Que reste-t-il des promesses de dialogue et de concertation? 

VOIR et ENTENDRE
l'amer Arnaud:
Un corps étranger au gouvernement

Des accusations ressassées par Montebourg. Le 27 juin 2014, lors d'un entretien avec le journaliste Valentin Spitz que celui-ci a retranscrit dans un livre titré "Montebourg, moi président", le ministre se déclare même en cohabitation :
"J'ai des rapports minimalistes avec le président de la République. Je me considère en cohabitation. Le président préside, mais nous, on fait. (...) Avec François Hollande, on ne peut plus discuter. Donc, on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles. Sympathiques, mais inutiles. Depuis que je suis ministre de l'Economie, je ne vais plus discuter avec lui à l'Elysée. Je passe mon temps à Matignon. D'ailleurs, j'ai donné instruction à mes équipes de ne plus aller à l'Elysée."
Au vu de ses dernières déclarations, la rupture semblait inévitable à terme avec le président de la République. Pourtant, Montebourg s'était pris pour une pièce maîtresse du dispositif gouvernemental. En 2012, il avait été nommé ministre du "redressement productif", un titre à la manière soviétique qu'il avait imposé. Un portefeuille créé sur mesure pour ce chantre de la démondialisation puis du "made in France" devenu ministre de l'Economie après avoir participé à l'éviction de Jean-Marc Ayrault après les municipales du printemps 2014.

Victime d'épuration, Nono a disparu de la photo...
Est-ce à dire que le régime prend un virage, stalinien en politique et "socialo-libéral" en économie? Le "changement", promis par Hollande et produit par GPA, accouche d'un bâtard, un jamais vu paradoxal que Valls devra tenir en vie. 


samedi 12 juillet 2014

Gouvernement: Montebourg s'aligne sur Valls, dans la perspective de la primaire du PS

Arnaud Montebourg s'estime dans la ligne du gouvernement

Un ministre davantage préoccupé de son image que d'Economie

Une attitude virile de Nono
(épouse Valls épanouie,
dans l'arrière-plan à droite) 
En chute dans les sondages et en recherche d'emploi  de soutiens au sein du PS, Arnaud Montebourg semble désormais déterminé à ne pas s'écarter de la ligne du gouvernement et propose donc de consacrer  aux ménages un tiers des 50 milliards d'euros d'économies publiques prévues sur la période 2015-2017, sous forme de baisses d'impôts.

Le ministre de l'Economie et du Redressement productif s'est présenté comme celui qui est " chargé de trouver des solutions pour remettre en marche l'économie". Vendredi sur France Inter, l'imprudent Nono  Montebourg a ainsi pris une hypothèque sur l'avenir, mais le matou sait toujours comment dénoncer tous ceux qui mettent des bâtons dans ses roues voilées de m'as-tu-vu.

"J'ai expliqué qu'il fallait amplifier une politique déjà menée par le Premier ministre" avec les baisses d'impôts pour les ménages modestes prévues dans le projet de loi de finances rectificative débattu au Parlement, a-t-il encore expliqué.


Une soudaine souplesse politique


Si la pression des circonstances le contraint à un renoncement personnel à toute spécificité gouvernementale, il n'est que provisoire et limité, car Nono continue d'entretenir l'animosité hexagonale envers l'Union européenne.  Lors d'un discours sur le redressement économique de la France, Arnaud Montebourg a fustigé jeudi les politiques d'austérité imposées, selon lui, par Bruxelles



Sans remettre en cause le programme d'économies de 50 milliards d'euros, il a défendu la nécessité d'un rythme moins contraignant de consolidation budgétaire, proposant qu'il serve pour un tiers à réduire les déficits, un tiers à baisser les charges des entreprises et un tiers à réduire la fiscalité des ménages.

Il se démarque ainsi du Pacte de responsabilité et de solidarité qui prend en compte le besoin des entreprises comme moteurs de la croissance et ne prévoit jusqu'ici que cinq milliards d'euros de baisses d'impôts pour les ménages les plus modestes sur les trois ans qui viennent.

Interrogé sur LCI/Radio Classique, le ministre des Finances Michel Sapin a voulu retenir qu'Arnaud Montebourg défend "les deux piliers qui font la cohérence de la politique gouvernementale", à savoir les baisses de charges pour redresser la compétitivité des entreprises créatrices d'emploi et les économies budgétaires promises qui serviront (peut-être) à les financer.

On ne peut pas rester dans le statu quo

"Je ne l'ai pas entendu prendre rendez-vous pour 2017", a ironisé Sapin en réaction à ceux qui ont vu dans le discours du ministre de l'Economie une véritable déclaration de politique générale.
Arnaud Montebourg a donc tenu à affirmer sur France Inter que ses "coups de griffe" ne visaient ni à le positionner dans la perspective d'une candidature à la prochaine primaire socialiste pour la présidentielle 2017, ni à discréditer les politiques successivement suivies jusqu'à présent par Ayrault et Valls, "mais l'Union européenne et l'ensemble des dirigeants européens", puisque les résultats de l'UE en termes de croissance sont "catastrophiques". Un point commun avec la politique socialiste de Hollande, si on veut bien y regarder objectivement...

Montebourg indique ce qu'il faut faire: yapuka!
"Il faut se réveiller, bouger un peu tout le monde", a déclaré l'agité du bocal en estimant qu'il est dans son rôle de ministre de l'Economie et en certifiant qu'il n'est pas le "prince Potemkine, le conseiller de Catherine II de Russie qui déployait des décors sur le passage de la tsarine pour cacher la misère."

A la question de savoir ce qu'il ferait s'il n'était pas suivi, il a répondu : "Je ne me situe pas dans cette perspective (...) mais on ne peut pas rester dans le statu quo, c'est cela mon message."

Arnaud Montebourg a par ailleurs égratigné Michel Sapin
Son colocataire de Bercy a en effet déclaré le week-end dernier: "Mon amie, c'est la finance, la bonne finance", même s'il l'a bien distinguée de la "mauvaise finance", dans un clin d'oeil au grand discours électoral de François Hollande, début 2012 au Bourget, quand il avait proclamé "Mon véritable adversaire, c'est la finance."
Mais si Nono laisse tout passer à Valls, il a enguirlandé Sapin considérant que "si c'était un bon mot, il a raté son objectif".

Hollande a manqué un autre objectif qui, celui-là, nous intéresse


La troisième "grande" conférence sociale s'est révélé "mini", voire loupée. Qu'en restera-t-il donc, dont puissent se targuer les membres de l'exécutif sur les starting-blocks des primaires ?

VOIR et ENTENDRE le débat animé par Léa Salamé entre Alexis Brézet (directeur de la rédaction de Valeurs actuelles) et Nicolas Domenach (directeur-adjoint de la rédaction du magazine Marianne) sur le coup d'épée dans l'eau de la "grande" conférence sociale:



VOIR et ENTENDRE un débat proposé par i-télé entre l'inénarrable Bruno Roger-Petit, qui réclame plus de gauche et se fourvoie une fois de plus en misant sur une résistance de Montebourg, et Philippe Tesson pour qui l'échec de la conférence sociale est avant tout celui de Hollande: 

lundi 21 octobre 2013

La primaire à Marseille déchire le PS après la victoire de Mennucci

Primaire PS : Hollande et Ayrault conspués

Cette nouvelle primaire laisse le PS profondément meurtri

Les socialistes consacrent la cassure nord-sud, à Marseille aussi 
La première du 1er tour
et le 1er du second
La réussite du député Patrick Mennucci,  avec plus de 57% des voix, a creusé la fissure entre les quartiers.   

Ce dimanche soir, les partisans de Samia Ghali ont sifflé les noms de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault auxquels le vainqueur Patrick Mennucci est associé. 

La sénatrice socialiste est néanmoins montée à la tribune aux côtés des autres candidats.
D'origine algérienne, née dans les quartiers populaires et découverte par le député communiste Guy Hermier, la sénatrice des quartiers populaires n'a rien fait pour calmer ses partisans.


Sous les sifflets, Patrick Mennucci a tenté d'appeler au rassemblement 

"Ma chère Samia, nous avons fait ce deuxième tour. Et je suis fier d'avoir concouru dans cette primaire avec toi et non pas contre toi", s'est exclamé l'anguille du port de Marseille. 

Et d'esquisser un mea culpa à genoux: "Parfois les mots ont pu blesser, je veux dire ce soir que, si c'est le cas, je le regrette."

Le président socialiste de la région, Michel Vauzelle a critiqué les déclarations de Samia Ghali
Guérini, Ghali et ...Vauzelle !
"On frémit à l'idée qu'une telle opposante au président socialiste de la République et au gouvernement socialiste aurait pu être candidate du Parti socialiste à Marseille." 
Coup de grâce de l'establishment socialiste qui soutint l'un de ses membres corrompus, Sylvie Andrieux. 


La ministre-candidate officielle du gouvernement battue était absente.
Grillée, la sardine MA Carlotti avait préféré bouder la proclamation des résultats du second tour.

samedi 19 octobre 2013

Primaires PS : Mennucci accuse Ghali d'être la candidate du "système Guérini"

L'ex-directeur de campagne de Guérini fait monter la pression à Marseille 

Le député P. Mennucci a accusé sa rivale 
d'être la "candidate du système" Jean-Noël Guérini à la primaire PS 

Les primaires du PS à Marseille
font voler en éclats
le "pacte national" de Valls
En dernière minute vendredi 18 octobre et pour la première fois, le candidat de Matignon pour les municipales à Marseille a clairement pointé les liens, réels ou supposés, entre la sénatrice Samia Ghali et le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône.  

"Il vaut mieux avoir le Premier ministre au téléphone que Guérini en permanence"
, a lancé le député sur RMC, affirmant que son adversaire est "manifestement la candidate de ce système". Après un débat houleux jeudi, Patrick Mennucci, qui jusqu'à présent avait choisi de concentrer son discours sur son programme, a musclé vendredi matin son propos après les accusations de la sénatrice lui reprochant d'être "le candidat de l'appareil" socialiste et de Matignon.

Samia Ghali affirmait notamment que le ralliement à Mennucci d'Eugène Caselli, défait au 1er tour, avait été dicté par un coup de téléphone du Premier ministre. Jusqu'à présent, Mennucci s'était contenté de demander l'exclusion du PS de Jean-Noël Guérini, mis en examen dans une enquête sur des marchés publics présumés frauduleux, et avait appelé les électeurs à "tourner la page" de ce "système" en votant Mennucci.

Or, pour mémoire,   le député PS fut  le directeur de campagne de… Jean-Noël Guérini en 2008, après avoir été celui de Ségolène Royal pendant la dernière présidentielle.

De son côté, Samia Ghali a répété vendredi sur RTL que Matignon a choisi Patrick Mennucci comme candidat pour la primaire.
 
Dans l'hypothèse de sa défaite dimanche, elle a refusé de dire si elle s'alignerait sur la Rue de Solférino pour affronter le sénateur-maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin

Vendredi matin, Mennucci a répliqué que les trois candidats défaits au 1er tour avaient choisi de le soutenir, car ils désapprouvent l'opposition de la sénatrice au projet de Métropole marseillaise.
Arrivé cinquième sur six avec 15% des voix, Christophe Masse a laissé aux électeurs socialistes la liberté de leur choix et ne participe pas au massacre.

"Ceux qui étaient candidats à la primaire ont estimé que sur la question de la création de la Métropole, Samia Ghali y est opposée, j'y suis favorable. Ils ne peuvent pas soutenir quelqu'un qui, juste pour complaire aux petites communes autour de Marseille - parce qu'elle sera candidate au Sénat- s'oppose au développement de Marseille" a lâché le candidat de l'Elysée, méprisant des communes avoisinantesSur 90, 72 de leurs maires, hors ceux de la communauté urbaine de Marseille, ne veulent pas entendre parler de cette nouvelle organisation. 

"C'est tout à fait normal que M. Caselli, Mme (Marie-Arlette) Carlotti et M. (Henri) Jibrayel m'aient apporté leur soutien. Il n'y a la main de personne là-dedans", a affirmé Mennucci, confiant en son succès.

Primaires PS à Marseille: Dahan piège les candidats

Gérald Dahan révèle les candidats Mennucci et Ghali

L’imitateur socialiste a piégé samedi les deux candidats à la primaire socialiste à Marseille
 

A la sénatrice, Samia Ghali, Gérald Dahan, propose de mobiliser "200 à 300 électeurs" en sa faveur, peut-on entendre dans une conversation téléphonique publiée sur le site Rue89. "C'est gentil à vous mais je vais gagner sans ça", répond Mme Ghali 
à l'imposteur qui se fait passer pour Guillaume Peltier et met fin rapidement à la conversation. "Vous avez vu que moi, je suis honnête", a dit cette dernière après avoir appris le canular.




Mennucci quémande le soutien du gouvernement

Au député, Patrick Mennucci, l'humoriste propose également son aide, en tant que membre d'un cabinet ministériel. "J'ai toujours besoin d'aide. J'ai besoin de gens intelligents pour tenir les bureaux de vote", répond Mennucci qui suggère également qu'un soutien de Manuel Valls serait le bienvenu ou que des patrouilles de police devant les bureaux, supposément plus favorables à Samia Ghali, pourraient lui être utiles.

Il évoque également la ministre Marie-Arlette Carlotti éliminée au premier tour, à qui il reproche d'avoir "créé une situation de merde" après ses accusations virulentes envers Samia Ghali au soir du premier tour. Un porte-parole de P. Mennucci a fait savoir qu'il ne souhaite pas commenter, la Haute autorité des primaires (HAP) interdisant les prises de parole politiques 12 heures avant le vote, qui commence dimanche à 9 heures.

Mennucci échoua aux législatives de 2007, malgré le soutien du PRG et du MRC, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône à Marseille.
Le 16 mars 2008, le sénateur UMP Jean-Claude Gaudin est réélu maire de Marseille pour la troisième fois consécutive en battant au second tour le socialiste Jean-Noël Guérini,dont Mennucci était le directeur de campagne.