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vendredi 29 août 2014

Frustré, Montebourg souligne l'ingratitude du président Hollande

Cible de l'ex- ministre redresseur: François Hollande

Arnaud Montebourg a épuisé son capital des primaires

Le flambeur a visiblement mal vécu l'échec de son coup de poker avec François Hollande. Alors qu'il était encore ministre de l'économie avant de se faire évincer lundi 25 août, il s'était confié à la caméra d' "Envoyé spécial", qui a diffusé ce reportage jeudi 28 août.
Dans un extrait, l'ancien candidat à la primaire socialiste  revient sur son soutien à Hollande lors de l'entre-deux-tours où, fort de ses 17 % du premier tour, Montebourg avait déclaré voter "à titre personnel" pour l'actuel président de la République plutôt que pour Martine Aubry :
"J'ai fait 17 % des voix au premier tour. Sans moi, François Hollande n'était pas là où il est aujourd'hui. Je lui ai dit."
Mais un faible récompensé par le hasard n'entend pas que sa bonne fortune lui soit rappelée. 

Dans un autre extrait, où il dément être l'auteur du surnom "Flanby"qui colle depuis des années à François Hollande,
le ministre se plaint de ne pas être assez pris en considération :
"Je suis allé dans les cantons, j'ai passé des soirées avec les gens pour leur expliquer dans quelle situation très difficile on était. C'est ce que devrait faire Hollande avec la France, ce qu'il ne fait pas assez. Je lui dis tout. Il ne m'écoute pas mais ce n'est pas grave, il fait ce qu'il veut."

Que reste-t-il des promesses de dialogue et de concertation? 

VOIR et ENTENDRE
l'amer Arnaud:
Un corps étranger au gouvernement

Des accusations ressassées par Montebourg. Le 27 juin 2014, lors d'un entretien avec le journaliste Valentin Spitz que celui-ci a retranscrit dans un livre titré "Montebourg, moi président", le ministre se déclare même en cohabitation :
"J'ai des rapports minimalistes avec le président de la République. Je me considère en cohabitation. Le président préside, mais nous, on fait. (...) Avec François Hollande, on ne peut plus discuter. Donc, on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles. Sympathiques, mais inutiles. Depuis que je suis ministre de l'Economie, je ne vais plus discuter avec lui à l'Elysée. Je passe mon temps à Matignon. D'ailleurs, j'ai donné instruction à mes équipes de ne plus aller à l'Elysée."
Au vu de ses dernières déclarations, la rupture semblait inévitable à terme avec le président de la République. Pourtant, Montebourg s'était pris pour une pièce maîtresse du dispositif gouvernemental. En 2012, il avait été nommé ministre du "redressement productif", un titre à la manière soviétique qu'il avait imposé. Un portefeuille créé sur mesure pour ce chantre de la démondialisation puis du "made in France" devenu ministre de l'Economie après avoir participé à l'éviction de Jean-Marc Ayrault après les municipales du printemps 2014.

Victime d'épuration, Nono a disparu de la photo...
Est-ce à dire que le régime prend un virage, stalinien en politique et "socialo-libéral" en économie? Le "changement", promis par Hollande et produit par GPA, accouche d'un bâtard, un jamais vu paradoxal que Valls devra tenir en vie. 


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