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dimanche 24 août 2014

Mélenchon rappelle Hollande à l'une de ses promesses

Mélenchon cite F. Hollande envisageant la démission d'un président socialiste

C'est un extrait d'un entretien de Hollande avec ...Edwy Plenel  
Jean-Luc Mélenchon se plait à rappeler Devoirs de vérité à François Hollande ce 24 août, lors de son discours de clôture de l'université d'été du Parti de gauche à Grenoble. En 2006, le Premier secrétaire du Parti socialiste d'alors y préconise, un "exercice de vérification démocratique" en milieu de mandat, si la gauche arrive au pouvoir, et la possibilité d'une démission de la présidence de la République.

Les paroles ne s'envolent plus, mais alors, les écrits ...
Devant les militants de son parti, dont il quitte la coprésidence, Jean-Luc Mélenchon rappelle ainsi avec malice :
"Je veux juste lui rappeler qu’en 2006 (...), voici ce qu’il disait : "Je préconise un exercice de vérification démocratique au milieu de la législature. Si d’aventure, à l’occasion de cette vérification, une crise profonde se produisait, ou des élections intervenaient, contredisant l'élection présidentielle, nous en tirerions toutes les conséquences en quittant la présidence.""
Et d'ironiser, à l'attention de la presse qui fait des copier-coller de l'AFP et qu'il a étrillée à plusieurs reprises dans son discours :
"Il est vraisemblable que l’on va titrer partout que j’appelle à la démission de François Hollande. Mais vous qui êtes plus subtiles, vous avez entendu que je vous ai rappelé que François Hollande envisageait la démission du titulaire de la fonction, pas moi !"
Les réseaux sociaux s'étaient déjà chargés de rappeler cette résolution édifiante du chef de l'Etat dans Devoirs de vérité.  François Hollande y posait alors ce à quoi devrait s'engager un président de gauche élu en 2007, et non en 2012! Il explique qu'il "ne croit pas à la possibilité de venir au pouvoir sur un programme pour cinq ans dont il y aurait rien à changer au cours de la mandature". Mais il soumet surtout cet(te) élu(e) à un "exercice de vérification démocratique", si flou soit-il:

"Le devoir de vérité, c'est d'être capable de dire: "Nous revenons devant la majorité, peut-être même devant le corps électoral afin de retrouver un rapport de confiance"."

Sa "vérification démocratique" pouvait alors se faire "au Parlement, ensuite avec les partenaires sociaux et éventuellement devant les citoyens". Comme le précisait Slate en avril, une vérification au Parlement peut prendre la forme d'un vote de confiance et celle devant les citoyens peut être un référendum. En revanche celle avec les partenaires sociaux n'existe pas dans la Constitution. Quoi qu'il en soit, François Hollande envisageait, à l'issue de ces consultations et en cas de résultat négatif, un retrait "de la présidence".

"Qu'il respecte sa propre pensée"
conclut alors Jean-Luc Mélenchon ce dimanche.

Mais pourquoi Flamby se sentirait-il plus lié que par ses "60 engagements" (pour la France !) ?
Qui sait d'ailleurs si Angela Merkel n'est pas -là aussi- un obstacle à sa démission !...

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