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dimanche 10 août 2014

Pacte de responsabilité: la gauche du PS exige sa "suspension immédiate"

Pas de pitié pour les canards boiteux,
ni pour de repos pour les frondeurs du PS

Trois élus de l'aile gauche du Parti socialiste glissent un coin (-coin) 
dans le jugement de rejet par le Conseil constitutionnel de la mesure n° 1 du pacte de responsabilité en faveur de 500 euros par an de pouvoir d'achat des salariés les plus modestes.

Dans une lettre ouverte adressée à Manuel Valls, les "frondeurs" de Martine Aubry demandent "la suspension immédiate" du pacte de responsabilité et que le gouvernement revoie intégralement sa copie sur sa politique économique et sociale, et non pas sur une seule mesure.
"Nous contestons absolument le bien fondé de ce pacte qui ne répond pas, selon nous, à l'objectif de redressement dans la justice que s'était assigné le président de la République", écrivent Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, qui clament régulièrement leur différence face aux réformes économiques menées par Manuel Valls.

Selon eux, la décision du Conseil constitutionnel, qui a censuré jeudi une mesure symbolique du gouvernement, rend "indispensable la suspension immédiate du pacte de responsabilité et sa remise à plat complète". Aux yeux de ces élus de l'aile gauche de la majorité présidentielle, c'est "toute la stratégie économique et sociale du gouvernement qu'il faut aujourd'hui redéfinir".

La question sera remise sur la table, à la Rochelle, fin août

La rentrée sera "difficile", prévoit Manu Valls ! Sans attendre, dans cette lettre, les "aubrystes" hostiles à Valls préconisent "une vraie réforme de l'impôt", à défaut d'être "juste", qui passe notamment par la progressivité de la CSG et le rapprochement de celle-ci avec l'impôt sur le revenu". 
"A l'échelon européen, la France doit opposer au regrettable pacte de stabilité, une stratégie de relance fondée sur l'investissement et la construction de convergences sociales", estiment-ils encore. 
Et d'appeler, "dans l'immédiat" à "engager un rapport de force" avec Bruxelles contre les "déficits restrictifs qu'elle nous assigne" pour les laisser plutôt filer. "Il revient à la France, avec d'autres, de porter une voie nouvelle", concluent-ils, très librement, voire légèrement, en dépit de leurs sombres regards.

La sénatrice socialiste Lienemann, qui pose l'ultimatum d'une "réponse rapide" du Premier ministre, prévient déjà que la question sera sur la table de l'Université d'été du PS qui se tient à la Rochelle du 29 au 31 août.
Au menu, la tête et la queue du taureau andalou...

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