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samedi 25 août 2018

Mélenchon, contesté à LFI : un député sur quatre boude son université d'été

Mélenchon tente de fédérer les gauches, faute de pouvoir les unir sur son nom

Quatre des dix-sept députés de la France insoumise
, dont François Ruffin, ont boudé l'université d'été du parti.


Un élu du peuple se doit-il d'être débraillé ?
Les relations se seraient-elles rompues ?
Député LFI, François Ruffin a brillé par son absence, invoquant des "raisons personnelles" lors des "AmFis", l'université d'été du parti qui se tient du 23 au 26 août à Marseille.
Pourtant, le député de la Somme était prévu sur le programme de l'université.
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Sa participation était annoncée lors de tables rondes, et notamment sur le thème du populisme. Si trois autres néo-députés Insoumis rebelles - Bénédicte Taurine (42 ans, Ariège), Jean-Hugues Ratenon (51 ans, La Réunion), Muriel Ressiguier (ex-communiste de 40 ans, Hérault) - étaient également absents, François Ruffin, 43 ans, reste celui des dix-sept élus du parti qui était le plus médiatisé, notamment pour son relâchement vestimentaire et ses déguisements. 

Des désaccords lors de la "Fête à Macron"

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"Il est en vacances avec ses enfants, l'année politique a été chargée", a justifié un député de la France insoumise au Figaro. Mais l' absence de l'ombrageux élu relance la question de sa relation avec le reste des députés de la France insoumise, et particulièrement avec Jean-Luc Mélenchon, le chef de file du parti

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Le 5 mai dernier, lors de la manifestation de la "Fête à Macron", le député de la Somme avait refusé de rejoindre le bus de ses collègues députés, trop "joueurs de foot" pour lui.

Pour Gaël Brustier, conseiller politique au service de Julien Dray, puis d'Arnaud Montebourg, et invité récurrent de Slate "[François Ruffin représente] un "populisme de gauche » — façon Podemos (extrême gauche) — [...], tout en s'affirmant authentiquement "social-démocrate", sa façon d'occuper l’espace traditionnel du PS en le chassant de ses dernières terres."

dimanche 4 septembre 2016

Les Républicains (LR) se tirent bien de leur campus de La Baule

LR a maintenu son rassemblement de La Baule, quand le PS a annulé son université d'été

Les candidats à la primaire de la droite et du centre ont offert une image acceptable
 

à leurs militants et sympathisants Les Républicains (LR) réunis en campus à La Baule, après une semaine d’attaques et de coups bas. Malgré quelques piques et des vacheries de Fillon, le campus n'a été le lieu d'aucun pugilat ce samedi. Tandis que Nicolas Sarkozy exprimait l'intention  de ne plus répondre aux attaques, Alain Juppé a souhaité un code de bonne conduite et la fin des attaques personnelles.



Les Républicains n'ont pas eu à avancer des "raisons de sécurité", comme invoquées par le PS qui a annulé le 3 juillet l'université d’été de... la Belle Alliance populaire (sic)première du nom, de peur non des islamistes mais de ses propres "frondeurs" et de l'extrême gauche très remontée contre la loi travail imposée par Valls à coups d'articles 49.3. Cette annulation coûte au moins 100.000 euros au PS, révéla le trésorier du parti, Jean-François Debat, un ex-conseiller de Laurent Fabius, mais qui fut applaudie par son hôtesse, la maire de Nantes, Johanna Rolland: 
sur Twitter, la féale de Jean-Marc Ayrault (elle fut son attachée parlementaire avant de faire carrière à Nantes dont il fut le maire) estima que c'est "une décision responsable qui répond à [sa] demande". "Des universités régionales décentralisées" du PS ont lieu dans "cinq à six villes à travers la France", "tout au long du mois de septembre". Un éclatement illustrant bien les fractures du Parti socialiste.


Cette annulation socialiste laisse présager une année présidentielle sous haute tension. "Ça préfigure une campagne très compliquée pour tout le monde, le PS n’est pas le seul objectif, c’est la démocratie dans son ensemble qui est visée", généralisa Cambadélis, son premier secrétaire.
media
Le 'bonze de Bordeaux',
A. Juppé s'est juré de rester zen
Affectant la sérénité malgré la montée en puissance de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé dit aimer son surnom de "bonze de Bordeaux" et souhaite un code de bonne conduite pour cette primaire.  L’heure est donc à la trêve chez Les Républicains. "Il paraît qu’on a dit que j’étais le bonze de Bordeaux, s’est amusé l’ancien premier ministre. Donc, je vous l’assure, je vais continuer à faire preuve de calme, de sang-froid et de sérénité parce que c’est ce que les Français souhaitent."

Même François Fillon n’attaque plus Nicolas Sarkozy
Aurait-il compris qu'il est plus cohérent et justifié de cibler François Hollande ? "Oui, François Hollande a été le président des faits divers et des rubriques mondaines, réagissant sur tout et sur n’importe quoi, jusqu’à traiter lui-même le cas Leonarda, en se faisant ridiculiser - et la France avec - par une adolescente! ", a taclé celui qui se présente en "Monsieur Parfait".

Enfin, la primaire va commencer ! souligne Bruno Lemaire, candidat à la primaire Les Républicains, le 03 septembre 2016.
Bruno Lemaire partage cette stratégie de Sarkozy et Juppé. Lui aussi avait réglé sa mire sur l'actuel chef de l'Etat, samedi : "Enfin nous allons pouvoir dans quelques mois nous débarrasser de François Hollande et du socialisme ! Ne boudons pas notre plaisir. Enfin nous allons pouvoir en finir avec un quinquennat qui restera comme le quinquennat de l’humiliation pour les Français et du mensonge."
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Nicolas Sarkozy au campus des Jeunes Républicains
(Le Touquet, Pas-de-Calais, le 13 septembre 2015)
Cette sérénité retrouvée entre les candidats à la primaire à droite rassure les militants qui redoutent plus que tout les divisions de la gauche et une victoire du FN en cas de division à droite. et au centre
L'AFP a évidemment déniché une certaine Françoise: le secret des source permet ce genre de manipulation de l'opinion. Et que dit cette anonyme qui ne croit guère à cette nouvelle trêve: "Je ne vois pas comment ils peuvent, du jour au lendemain, se saluer et dire 'allez, on oublie tout’. Le risque, c’est de voir Marine Le Pen, c’est tout !", estime la militante inconnue, mais vendue comme représentative. 

C'est celui qui a reconstruit l'UMP pour en faire Les Républicains,
Nicolas Sarkozy, qui clôture le campus ce dimanche à la mi-journée.

mercredi 6 juillet 2016

La peur de l'extrême gauche fait renoncer le PS à son université d'été

L'exécutif socialiste, conspué partout, va disperser son université d'été dans les régions

La 'Belle alliance populaire' était trop laide


Prévue fin août à Nantes, elle est enterrée. Depuis plusieurs semaines, les réunions publiques du parti au pouvoir, comme les déplacements des membres du gouvernement, sont perturbées par l'opposition anti-républicaines des communistes et des anarchistes. Il n'est plus possible d'incriminer des "casseurs", mais l'ultra-gauche. Au point qu'à moins d’un an de la présidentielle, la campagne est compromise.

Un tunnel secret était en cours de construction sur plusieurs centaines de mètres entre la gare et la Cité des congrès pour permettre la venue du premier ministre, Manuel Valls, à l’université d’été du PS, originellement prévue fin août à Nantes, selon une rumeur insistante circulant dans les rangs de la gauche de la gauche depuis plusieurs jours. Folle rumeur - sans fondement ? -, mais qui en disait long sur les difficultés que traverse le parti majoritaire qui s'est mis à craindre que ce temps de festivités, mais aussi de débats, soit prétexte à des débordements sans précédents.


Le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS) a confirmé dimanche l'annulation de l'université d'été de la Belle Alliance Populaire (BAP).
L'horrible alliance impopulaire
En annonçant, dimanche 3 juillet, sa décision de reporter ou de suspendre l’université d’été, le premier secrétaire socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, acte l’impossibilité d’assurer une réunion dans la sérénité. Valls, premier ministre conspué, ministres hués, tel Le Foll, université d'été du PS annulée, meetings perturbés: la campagne pour la primaire en vue de l'élection présidentielle de 2017 s'annonce compliquée pour l'exécutif, alors que la contestation contre la loi Travail reste vive.
"Je pense que devant les risques de violence à Nantes, ou dans tout autre endroit où se tiendrait l'université d'été de la Belle Alliance Populaire, il vaut mieux reporter, suspendre l'université d'été. C'est ce que je ferai comme proposition aux acteurs de la BAP" a déclaré Jean-Christophe Cambadélis au début du mois.

Jean-Christophe Cambadélis a  précisé le lendemain qu'elle serait remplacée par plusieurs universités régionales d'été à l'automne, au mois de septembre. Le renoncement à ce rendez-vous est à l'image du mécontentement qui divise le pays après des mois de contestation contre le projet de loi Travail. Et la colère des démocrates à l'annonce du recours à l'article 49.3 qui contourne les parlementaires, imposant par la force une réforme rejetée par les gauches radicales, politique et syndicale.
"Cela traduit l'état de délabrement dans lequel se trouve le Parti socialiste aujourd'hui", estime Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au Cevipof. "A la fois usé par le pouvoir et un sentiment de fracture."
Après avoir été malmené à Bordeaux, à l'occasion du premier déplacement de Manuel Valls en tant que chef du gouvernement en Corse lundi, la sécurité a été renforcée, la visite ayant été jugée sensible. Le Premier ministre a été hué alors qu'il se rendait à la mairie de Bastia malgré le déploiement d'un important dispositif policier. Une centaine de personnes, membres de la CGT et du PCF, mais aussi d'un groupe de soutien à un supporter du SC Bastia blessé dans des heurts avec la police ont notamment scandé "Démission! Démission!", alors que le chef du gouvernement se rendait à pied à la mairie de Bastia, deuxième étape de sa tournée en Corse. 
Manuel Valls avait déjà subi les sifflets d'opposants à la loi Travail lors d'un déplacement à Montpellier, malgré des filtrages et fouilles systématiques aux entrées du parc où se tenait le rassemblement.

Eviter une université d'été insurrectionnelle et sous protection policière

Des problèmes de sécurité seraient a
u cœur de cette annulation.
Dans l'entourage du premier secrétaire du PS, on avoue craindre les violences "des zadistes et les black blocs". Ville de Ayrault, Nantes apparaît comme le foyer de la contestation contre la loi Travail, mais aussi contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Des pages de réseaux sociaux appelaient en effet à mettre le feu à l'événement. "Faisons-leur regretter d'avoir choisi Nantes", "Rendez-vous du 26 au 28 août pour perturber l'université du PS", pouvait-on y lire.
Sans compter que le PS a été visé à de multiples reprises: 150 de ses locaux ont été attaqués ou vandalisés depuis le mois de janvier.
Certains élus, notamment proches du premier ministre, ont vu leur permanence endommagée: Alexis Bachelay en témoigne ci-dessus.

Jean-Christophe Cambadélis a donc eu raison, d'après Bruno Cautrès, politologue proche du PS (et de L'Obs). "Une université d'été sous protection policière, pour un parti de gauche, aurait fait tache. Des images d'une réunion tournant à la foire d'empoigne avec la contestation d'une partie de ses membres contre la loi Travail auraient été très négatives." Sans compter que, selon lui, les électeurs sanctionnent dans les urnes les partis qui ne sont pas en ordre de bataille.
Mais si on s'en tient à l'écume du jour et le PS qui s'embourbe dans des questions de sécurité, on passe à côté du risque d'implosion qui menace de l'avenir du parti.

Manuel Valls et Stéphane Le Foll, hués
Lundi soir, le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement a également eu face à lui des opposants, des "abrutis", dirait Bachelay ! Pour échapper à des manifestants, dont certains avaient réussi à s'infiltrer dans la salle pourtant sécurisée, Stéphane Le Foll a dû entrer par la porte de derrière lors d'un meeting organisé par le collectif "Hé oh la gauche" à Lille

Fin juin, l'un de ses précédents meetings
à Bordeaux avait été chahuté et avait dû être écourté.


Le passage en force de la loi travail fait craindre une année présidentielle impossible

Chercheur en sciences politiques, Olivier Rouquan s'est chargé de banaliser en assurant que le phénomène n'est pas nouveau... Mais c'est le même qui dure et perdure.
"La situation de harcèlement du pouvoir exécutif a commencé il y a plusieurs mois", tente-t-il d'expliquer à BFMTV.com. "Le maintien de la loi Travail a poussé la mobilisation à se manifester, aussi bien dans la rue qu'en harcelant les dirigeants. Cela fait partie des moyens de lutte des mouvements radicaux".
A moins d'un an de l'élection présidentielle, la campagne s'annonce difficile. 
Car chaque déplacement ou réunion publique fait à présent l'objet de mesures de sécurité renforcée: périmètres élargis, fouilles systématiques, présence policière renforcée. Sans compter les réunions ouvertes qui pourraient ne plus être possibles. 
"La loi Travail doit être adoptée si l'exécutif veut un retour au calme et envisager la suite de manière sereine", assure Olivier Rouquan, enseignant à l'Institut supérieur du management public et politique. "Si le texte reste dans les tuyaux, l'année présidentielle à venir deviendra impossible". Et depuis le recours au 49.3, ce tuyau ne risque-t-il pas de péter sous la pression ?
Le 49.3 donne du grain à moudre aux opposants. Et de la poudre à canon ?
Le scénario d'un enlisement est-il inéluctable? Pas forcément, selon le politologue distingué, un partisan de "noyer le poisson" en passant à autre chose.
"Avec la campagne des primaires, il y aura plusieurs choix, tout sera remis en jeu. De nouvelles propositions verront le jour, y compris pour les plus radicaux qui pourront soutenir leur leader. Les opposants auront ainsi moins intérêt à contester le pouvoir qui se remettra en jeu avec la perspective de nouvelles élections."
Mardi 5 juin, les opposants à la loi Travail se sont à nouveau mobilisés pour une douzième journée de manifestation, alors que Manuel Valls va recourir à l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter le texte sans vote à l'Assemblée nationale.
Manquera-t-il encore deux voix pour empêcher le vote de la motion de censure de la gauche ? Il le feraient décidément exprès...

mercredi 2 septembre 2015

Valls ne se contrôle plus: il met une gifle à un militant contestataire de l'université d'été du PS

Valls fonce sur un militant contestataire pour le faire taire 

L'information s'est répandue à la faveur de plusieurs témoignages 

Valls a été chahuté au dîner avec les militants samedi soir à l'université d'été du PS à La Rochelle.Selon le récit de l'envoyé spécial de France Info, un jeune militant s'est notamment levé pour crier48 heures après la sortie controversée d'Emmanuel Macron sur le sujet: "les 35h, on s’est battu pour les avoir, on se battra pour les garder"
Puis très vite, plusieurs tables se sont mises à crier: "Macron démission", "Taubira présidente", provoquant un nouveau coup de sang de Manuel Valls et le brutal premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, ancien trotskiste toujours prêt au coup de poing. "Selon des participants, le premier ministre se serait alors dirigé vers les principaux perturbateurs" pour tenter de les impressionner. La vidéo n'autorise pourtant pas le doute exprimé par le conditionnel employé par la presse.  

La paire Cambadélis-Valls a dû quitter la soirée plus tôt que prévu... La présidente des MJS, Laura Slimani, est embarrassée. Elle craint des sanctions de Matignon, mais reste solidaire: "Peut-être qu'ils sont un peu fougueux. Moi, je suis favorable aux 32h. Ce qui est sûr, c'est que c'est un débat majeur pour le XXIe siècle. Le rôle de la gauche, ce n'est pas de remettre en cause la réduction du temps de travail mais c'est bien de la remettre sur la table".

Diffusée -sans le son- par le magazine Closer, une vidéo amateur  montre le Premier ministre Manuel Valls, visiblement énervé, appliquer deux claques sur la joue d'un "jeune militant socialiste" après un rappel à l'ordre "au ton viril", lourd de menaces et conclu par ce geste de domination. A la vérité, Valls s'est dirigé droit sur le contestataire pour l'intimider

VOIR et ENTENDRE la scène diffusée par Closer, sans bruit d'"ambiance":

http://www.closermag.fr/people/politique/Zapping-peopolitique/exclu-video-manuel-valls-la-verite-sur-sa-petite-baffe-a-un-jeune-militant-553744

Des "Taubira, Premier ministre" auraient aussi contribué à mettre Valls en crise.
Manuel Valls a tenté de sermonner l'un des meneurs de la fronde, confirme Le Point.
Le regard égaré de Valls
Le locataire de Matignon a par la suite donné  à l'hebdomadaire sa version de la confrontation. "Je lui ai dit : Quand j'étais jeune rocardien, on ne sifflait pas comme ça les mitterrandiens !" raconte Manuel Valls. Le jeune lui a répondu que c'était "un jeu". Réaction du Premier ministre : "ça ne se fait pas". 
Et la claque de rappel à l'ordre moral socialiste ? "Je lui ai tapoté la joue amicalement. C'était un contact physique pour qu'il se souvienne." (sic) Une version confirmée ce mercredi par la vidéo de la scène.

VOIR et ENTENDRE Valls à La Rochelle : le débat sur les 35 heures est 'clos', décrète-t-il, mais les militants conspuent Macron...

Accueilli par les huées et sifflets des jeunes socialistes du MJS, Valls est hors de lui

VOIR et ENTENDRE une autre video, plus explicite et honnête. Cette fois, le son n'a pas été coupé (en fait, grossièrement effacé: pour faire vidéo 'amateur' ?)  

dimanche 30 août 2015

Concours de "tee-shirt" mouillé pour Manuel Valls à l'université d'été du PS

Le premier ministre trahi par sa thyroïde à La Rochelle
Valls tiendra-t-il encore longtemps le coup ?
Les internautes ont ridiculisé Valls, hargneux, ce dimanche à La Rochelle où il clôtura l’université d’été du PS ce midi par un discours fleuve de plus d'une heure... Le premier ministre est longuement revenu sur le sort le terrorisme et les migrants, les résultats économiques du gouvernement ou la nécessité de la solidarité des écologistes tentés de jouer leur carte personnelle pour les élections régionales. 

Mais ce qui a surtout retenu l’attention des internautes, c’est l'état dans lequel s'est mis le chef du gouvernement suite aux sifflets des jeunes militants du MJS.

Une mauvaise climatisation ou un état physique perturbé ? 

Sa chemise blanche devenait transparente au fil des sujets sur lesquels Valls s'emportait à la tribune,
Manu ne sait plus comment se faire remarquer
à la plus grande rigolade des internautes. A la tribune, Manuel Valls habitué à ce phénomène, tentait de ne pas s'alarmer de cette manifestation physique intempestive, voire préoccupante. Chacun avait remarqué sa façon de repasser sa veste à sa sortie de voiture en pensant qu'il se la jouait à la JFK, mais cette mise en scène ne tient plus.

Florian Phillipot et même l’ancienne ministre Michelle Delaunay y sont allés de leur tweet sur le spectacle offert par Valls.
Matignon s'inquiète de l'état de santé du premier ministre
L'élément de langage officiel colporté par les media ne trompe personne. 

De quel mal secret Valls souffre-t-il ?
L'agitation incontrôlée de sa main gauche avait interloqué les députés présents.
Cette fois, on pense à un dérèglement de la thyroïde.

samedi 29 août 2015

Les Jeunes socialistes entrent "en résistance" contre Valls à La Rochelle

Le malaise d'EELV gagne le PS ? 

Outre que le mouvement des MJS garde rancune à Valls depuis l'éviction d'Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti et Benoît Hamon,
les jeunes socialistes condamne les propos sur les 35 heures de son ministre de l'Economie.


Sur la forme, "il y a un problème démocratique"
C'est la brutalité du remaniement qui a d'abord choqué les Jeunes socialistes, historiquement proches des 'frondeurs' et notamment d'Henri Emmanuelli et donc de son bras droit, Benoît Hamon, l'un des ministres congédiés. "C'est la première fois dans un gouvernement de gauche qu'on muselle le débat comme ça", s'agace Manon Comte, 23 ans, cadre de la fédération du Val d'Oise.
"On ne peut pas soutenir un gouvernement qui refuse le débat", lance Brian Mooroogen, 20 ans, "pour qui la Ve République arrive à bout de souffle". Sa compagne de voyage dans le train qui les conduit à La Rochelle (Charente-Maritime) pour l'université d'été du PS, une militante des Jeunes socialistes (MJS) tente vendredi 29 août de calmer ses camarades. "Vous n'avez pas pris vos brassards 'Front de libération de l'intérieur' ? Même Pierre Laurent - le patron du Parti communiste -, il est moins trash que vous avec le nouveau gouvernement", polémique la jeune femme.

La veille,  l'animateur de la fédération des Hauts-de-Seine du MJS a annoncé que le MJS 92 entre "en résistance" dans un communiqué,
Lénine gardé par Trotski sur la place Sverdlovà Moscou, 
devant le théâtre du Bolchoï, face à des unités 
de l’Armée rouge rassemblées le 5 mai 1920
 face au nouveau gouvernement. 
 
"Stupéfaction", "coup de poignard", "décision anti- démocratique"... Les mots sont durs, mais assumés: ce communiqué illustre le malaise d'une grande partie des militants MJS rassemblés à La Rochelle. Le texte a d'ailleurs disparu du site des Jeunes socialistes Hauts-de-Seine, comme lorsque Trotski disparaît des clichés officiels, par la volonté de Staline... Ce communiqué illustre le malaise d'une grande partie des militants MJS rencontrés à La Rochelle.
Photo truquée de G.P Goldstein: en 1927, Staline 
a dû  effacer le souvenir du rôle politique joué par Trotski
Hostiles à la constitution, les jeunes du MJS voient dans cette crise une nouvelle illustration de ses déboires. "Il y a un problème démocratique, avec trop de place pour l'exécutif et pas assez pour le Parlement", regrette Leila Frat, de la fédération du Nord. 

Sur le fond, "ce n'est pas la couleur annoncée en 2012". 
Les militants MJS reprochent à François Hollande de ne pas mener la politique pour laquelle il a été élu. "Ce n'est pas la couleur annoncée en 2012. Quand Marine Le Pen parle d'UMPS, elle est crédibilisée par la politique économique de François Hollande", déplore Brian Mooroogen. 

Le faible score de Manuel Valls (6%) et le discours du Bourget, où le candidat Hollande avait fait du "monde de la finance" son adversaire, reviennent régulièrement dans la bouche de ces jeunes militants. "Le Bourget, c'est le discours qui a donné le ton, rappelle Manon Comte. Ensuite, il y avait des marqueurs forts, comme la taxe à 75%. On voudrait retrouver ces marqueurs une fois au pouvoir".
Présidente du MJS, Laura Slimani tempère, se disant tout de même convaincue "que l'équilibre sur lequel se base le gouvernement n'est pas celui de la gauche". Elle déplore le "signal contradictoire", lancé en pleine université d'été, avec l'abandon de l'encadrement des loyers en dehors de Paris."On en arrive à reculer sur une de nos victoires", regrette-t-elle.

Emmanuel Macron a passé "la ligne rouge"

La presse dévôte le classe parmi les ministres les moins impopulaires, mais Emmanuel Macron, fait l'unanimité contre lui dans les rangs des jeunes socialistes. Son parcours de banquier d'affaires ne passe pas chez ces militants qui organisent à cette université d'été un atelier "l'adversaire, c'est toujours le monde de la finance". "Macron, c'est un affront, balance Manon Comte. Il a nommé l'un des plus grands financiers de la terre à l'économie".

Son entretien, accordé au magazine Le Point avant sa nomination, où il suggère d'assouplir les 35 heures n'a pas arrangé les choses. "Si Arnaud Montebourg a franchi la ligne jaune à Frangy, Emmanuel Macron a franchi la ligne rouge", grond Thomas Boudier-Pothier, 23 ans, de la fédération du Nord.
Attitudes de militants des Jeunes socialistes lors de 
l'intervention de l'ex-trotskiste et actuel premier secrétaire du PS, 
J.-Ch. Cambadélis, le 29 août 2014 à La Rochelle

L'impression d'être "retombés dans l'opposition"

Conscients du malaise de leurs jeunes radicaux, les caciques du PS tentent de calmer le jeu à La Rochelle. Alors qu'il aurait mieux à faire en se consacrant à temps plein à la détresse des éleveurs, le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a fait une apparition dans la salle où le MJS organise des ateliers, pour briefer Laura Slimani, mère normande, père d'origine algérienne, soutenue par un ancien président du MJS, Razzye Hammadi, dont elle a été attachée parlementaire pendant quelques mois.
"Je comprends qu'il y ait des questionnements, a publiquement expliqué Le Foll. "On est en responsabilité devant les Français, on a une obligation de réussir, a-t-il admis, certifiant toutefois que "la ligne n'a pas changé depuis 2012". Emmanuel Macron ? "Il faut arrêter les procès d'intention", a-t-il insisté. Sous prétexte qu'il a réussi ses études et bossé dans une banque, il ne pourrait pas être de gauche ?", feint-il de s'interroger, avec la mauvaise foi qui le caractérise. "L'appel à la résistance ? "Il faut rester solidaire", réplique-t-il.

Gag du slogan 2015
Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s'est lui prêté au jeu des questions-réponses avec la salle. Un drôle de jeu où les questions - sur l'encadrement des loyers - ont été beaucoup plus applaudies que les réponses - "c'est une idée généreuse mais difficile techniquement à mettre en oeuvre". "Il a botté en touche", regrette un militant, dépité.

En off, un membre du MJS croisé quelques heures plus tard à la réunion du courant de Benoît Hamon prend encore moins de gants avec le gouvernement et le parti :"nos militants ont l'impression d'être retombés dans l'opposition".

vendredi 28 août 2015

La "petite musique libérale" du gouvernement est insupportable aux frondeurs du PS

"Venez voir les clowns, les acrobates et les jongleurs !"

"C’est un assez bon résumé de l’état actuel du Parti socialiste,"
 
murmure un socialiste 'frondeur' qui participe à la visite gratuite de la ménagerie annoncée par le haut-parleur de la voiture du... cirque Zavatta  voisin

L’aile gauche du PS s’est réunie, jeudi 27 août à Marennes - ville des huîtres ! - à quelques kilomètres de La Rochelle et à quelques heures de l’ouverture de l’université d’été des socialistes. 
M. Touraine et Montebourg
Près de 300 militants sont venus assister à une table ronde sur les crises européennes, avant les discours de clôture vendredi matin des trois chefs de file du courant: Benoît Hamonle ministre de l’Education chassé du gouvernement et 'drivé' par Henri Emmanuelli, le député de la Nièvre, Christian Paul, vice-président du courant Rénover maintenant animé par Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, et l’eurodéputé Emmanuel Maurel, premier signataire de la motion 'Maintenant la gauche' au congrès PS de Toulouse d' octobre 2012, soit 13 %, et 28 % des voix, lors de l'élection du Premier secrétaire face à Harlem Désir. Les "frondeurs" représentent un militant sur 3 au PS.

Cette table ronde sur les crises européennes accueillait des responsables du parti de la gauche radicale grecque, Syriza
, et du parti espagnol Podemos.
"A gauche pour gagner", proclame le slogan des frondeurs, alors que l'une des leurs, la maire de Lille Martine Aubry, s'est soumise à Hollande et Valls en espérant sauver sa présidence du Conseil général du Nord que lui a finalement ravi Jean-René Lecerf (UMP).
 
Dans les faits, on prend (à peu près) les mêmes et on recommence. 
En cette rentrée, l’aile gauche du PS réclame toujours une "réorientation" de la politique du gouvernement, moins de deux ans avant l’élection présidentielle. Tous ses responsables en sont convaincus: en l’état actuel, si la gauche au pouvoir ne change pas, elle sera battue en 2017. "Cette rentrée est celle de la dernière chance", souligne Emmanuel Maurel, avant l’examen du budget à l’automne. "Notre politique n’a pas de base électorale, donc comme nous ne pouvons pas changer le peuple, il faut changer de politique", ajoute Christian Paul, qui estime que "la gauche au pouvoir manque d’ambition et doit changer d’intensité"

Les cibles socio-libérales des socio-démocrates

Lienemann, Paul, Baumel et Guedj
Les frondeurs sont anxieux
Croissance basse, chômage haut, division des gauches, électeurs qui se détournent vers l’abstention ou les extrêmes, tout est cause d'inquiétudes à vingt mois de la présidentielle. "A-t-on réussi depuis 2012 à réduire le chômage et les inégalités ? Non. Les électeurs viennent-ils voter pour nous depuis quatre ans ? Non. Il faut nous interroger sur ces deux indicateurs", explique Benoît Hamon. 

Mise en garde adressée à François Hollande et à Manuel Valls. 
Le premier ministre reste la cible privilégiée de l'aile gauche du PS. Sa tribune, publiée cette semaine dans Les Echos, qui ferme la porte à une réorientation du pacte de responsabilité et appuie le maintien des réformes, a provoqué leur colère. "La tribune de Valls, c’est une lettre au Medef qui ne parle pas aux socialistes ni aux Français", gronde Christian Paul. Pour le député, le chef du gouvernement "n’est plus un bouclier pour le président, mais l’émetteur d’idées libérales qui peuvent être catastrophiques pour la gauche et le pays". 

L’aile gauche s’inquiète d’une éventuelle nouvelle série de réformes visant à assouplir le droit du travail. Les attaques récentes de Pierre Gattaz, le président du Medef, contre le code du travail, visant à développer la flexisécuritéainsi que les déclarations du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, sont à leurs yeux de mauvais présages. "Il y a en cette rentrée une petite musique très libérale autour du droit du travail qui m’inquiète", explique Benoît Hamon. Pour le ministre de l’Education nationale exclu du gouvernement Valls, "le jappement exalté pour la réforme permanente n’est pas une politique. Laisser les salariés “libres” de renoncer à leurs droits ne serait pas une réforme de gauche"

Les socialistes de gauche grondent

Mais, comme à leur habitude, ils ne rompent pas: ils plient... 
Leurs camarades de Podemos ou de Syriza peuvent bien vanter les mérites de la "recomposition" politique, pas question pour eux de quitter le PS pour tenter de construire une nouvelle force alternative avec les écologistes ou le Front de gauche. Les fuites de Mamère, puis de Rugy et maintenant J.-V. Placé à EELV ne les poussent pas encore à passer des paroles aux actes. Les évictions de Delphine Batho, Benoît Hamon, Aurélie Filippetti ou Arnaud Montebourg du gouvernement alimentent les aigreurs les brasseurs d'idées en périphérie, sans les libérer. A la différence des écolos (mais à l'instar de Barbara Pompili), ils n'ont pas fini leur travail sur eux-mêmes... "Le temps d’une recomposition politique à gauche n’est pas venu, même si je ne peux pas dire de quoi sera faite la gauche des trois prochaines années", balance Christian Paul. 

Pas de rupture, mais la poursuite d’un bras de fer avec le gouvernement. 
"Je n’attends pas la défaite et la grande claque qui réveille parce qu’il est possible que la claque vous tue", explique Benoît Hamon. Une injonction qui n’inquiète pas la direction du PS. "Moi, Marennes, j’y vais pour les huîtres et pour rien d’autre", raille un de ses dirigeants. 
Les frondeurs ressassent les mêmes critiques, selon la Rue de Solférino. "Ils ont perdu au congrès de Poitiers en juin, donc ils tentent d’exister, c’est comme ça depuis le début du quinquennat et ce le sera jusqu’à la fin", pronostique un proche du premier ministre. 
Le gouvernement veut même croire que finalement l’examen du budget ne dérapera pas: les baisses d’impôt d’un côté et un probable geste financier en direction de l’investissement public pourraient suffire, selon l’exécutif, à contenir la fronde. 
Ainsi la France est-elle l'otage des querelles intestines du parti du président, lequel se dit à la hauteur des enjeux...