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samedi 8 juillet 2017

Cambadélis (PS) : bon débarras, Valls et Hamon !

Les départs de Valls et Hamon favorisent le chantier de "refondation idéologique" du PS

Oubliée et enterrée, la "Belle Alliance Populaire"

Les départs de Manuel Valls et de Benoît Hamon, "clarification par le vide" (cf. ci-contre: Cambadélis en campagne des législatives 2017), favorisent le chantier de "refondation idéologique" du PS, estime le premier secrétaire sortant, Jean-Christophe Cambadélis. 

Le Parti socialiste va désigner une "direction extrêmement resserrée" provisoire de "14 membres"

Elle va être désignée pour piloter la reconstruction du parti de Hollande, annonce J.-C. Cambadélis à quelques heures d'un Conseil national, dans un entretien au Monde où il estime que le PS est "fortement affaibli", mais "pas effondré"

Il n'y aura pas de partisans de Benoît Hamon, "dans un moment incertain, où quelques-uns ont décidé de le suivre et d'autres pas", ajoute-t-il, excluant toute "double appartenance" au PS et au Mouvement du 1er juillet de l'ex-candidat à la présidentielle.

La "clarification par le vide" du "double départ" du PS de Manuel Valls et de Benoît Hamon "offre une opportunité de définir une ligne claire"à ses yeux, car "la refondation idéologique est nécessaire", à l'image du débat "aux Etats-Unis, en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni".

Une feuille de route, "élaborée durant l'été et présentée devant un séminaire des directions (parlementaires, bureau national et premiers fédéraux) dans le dernier week-end d'août", sera "votée par les militants la deuxième semaine de septembre", détaille-t-il.

Pour le congrès, le premier secrétaire préconise "février 2018, ni trop tôt ni trop tard", pour "trancher les problèmes importants", sur la ligne politique, "entre l'opposition frontale de La France insoumise et la subordination totale à LRM", sur la question européenne, sur l'organisation.

"Symboliquement, je suis davantage pour quitter Solférino [siège du PS que le parti n'a plus les moyens d'entretenir] que de quitter le terme 'socialiste' ", glisse-t-il, appelant à "muter" et trouvant ainsi qu'"il vaut mieux des portails Internet dans chaque section que des locaux". 

Une responsabilité des hommes

Il épingle à plusieurs reprises Benoît Hamon, comme pour son comportement pendant la campagne ou son départ. "Son chemin, c'est une partie de la jeunesse et l'alliance avec Yannick Jadot et Cécile Duflot. Mais ça ne fait pas un PS refondé, c'est un gros PSU [Parti socialiste unifié]. Il est en train de refonder Europe Ecologie-Les Verts", grince le battu de la législative.

Interrogé sur son bilan à la tête du PS, le premier secrétaire le qualifie de "bilan entravé", par "l'état du pays à notre arrivée, par les pesanteurs de l'appareil, par la compétition pour la future présidentielle" ou "le retard pris dans la reformulation des socialistes, qui se sont endormis sur leurs lauriers puis se sont affaissés et divisés".

Et Manuel Valls et Benoît Hamon "sont à l'image de ce qu'il nous est collectivement arrivé : des démarches individualistes et des stratégies personnelles", selon l'ancien député.

lundi 10 avril 2017

4 mois du quinquennat de Hollande "pèsent" plus lourd sur Hamon que 5 ans sur Macron

Les sondés sont-ils des inconscients de la responsabilité de l'ex-ministre Macron ?

Le "poison permanent" des défections au sein du PS pèsent plus lourds à Hamon que les soupçons hebdomadaires des media à  Fillon.

Fini de rire
"Ce n'est pas une campagne facile, je le reconnais (...)", explique le candidat officiel de la "Belle Alliance Populaire" à propos de ses mauvais scores dans les sondages pour la présidentielle. Le candidat socialiste est en effet relégué à la cinquième position dans les intentions de vote et esquisse un bilan anticipé de sa campagne.

Au détour de "son raisonnement", il a parlé du "poison permanent" des défections : "Après, il y a des défections nombreuses. Quand tous les jours vous avez le feuilleton de ceux qui s'en vont, c'est quand même pas facile à gérer", a expliqué l'ex-frondeur.
"Ce n'est pas tant que moi je le gère mal, c'est que ce sont nos électeurs qui se disent finalement à quoi bon" ?, a-t-il continué, amer,  avant de conclure : "On aurait pu rêver campagne plus facile à mener".

D'autant que ses soutiens n'imprègnent pas la campagne de leur détermination à le faire gagner. 
Plusieurs membres du gouvernement l'ont abandonné en rase campagne : outre Manuel Valls, ex-premier ministre et le traître parmi les traîtres, l'illustre Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense et troisième dans la hiérarchie gouvernementale a rallié Emmanuel Macron, après les secrétaires d’Etat Thierry Braillard (Parti radical de gauche, PRG) et Barbara Pompili (Parti écologiste). 
Outre Bernard Cazeneuve, par obligation, ou Matthias Fekl, restent Najat Vallaud-Belkacem ou Emmanuelle Cosse  qui lui portent plus tort qu'elles ne le servent. 
D'autres tardent à clarifier leur positionnement ou à militer au côté de Hamon. Ainsi, Michel Sapin, ministre de l’Economie et des finances, Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’enfance et des droits des femmes, Thierry Mandon, secrétaire d’Etat, enseignement supérieur et de recherche, ou Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des personnes âgées.
Fans de Hamon

Son équipe de campagne s'est-elle dissoute ?
Le premier cercle est composé du premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, qui n'avait pas d'autre choix, la maire de Paris, Anne Hidalgo, une frondeuse, ou l’ancienne ministre de la Famille de Jean-Marc Ayrault, Dominique Bertinotti, grande déçue du quinquennat. Mais aucun autre poids lourd du PS, ni du gouvernement. Ayrault, actuel ministre des Affaires étrangères, qui ne sait pas faire mieux que d'expédier les affaires courantes, ne s'est d'ailleurs pas déterminé.

Le sénateur Luc Carvounas, né de parents turcs, ex-cadre territorial, partisan du mariage homosexuel et proche de Manuel Valls (un chat noir socialiste : il fut directeur de campagne  de Valls dans le cadre des primaires du Parti socialiste et de Claude Bartolone, tête de liste PS battu à l'élection régionale de 2015), qui avait hérité, quant à lui, de l’animation d’un 'conseil parlementaire', est très présent dans les media, tandis que son collègue David Assouline, soutien de Vincent Peillon, chargé de la 'riposte', n'est pas très audible. De son côté, le hollandais Rachid Temal avait  la charge stratégique de la mobilisation du parti (meetings, etc.) et on a vu ce que ça a donné. "Je ne leur ai pas demandé de venir avec leur étiquette Peillon, Montebourg, Valls ou Hollande", a tenté de faire valoir Benoît Hamon, qui s’est défendu d’avoir élaboré un casting respectant toutes les sensibilités radicales. "Ce n’est pas un congrès du PS", avait-il lancé. Il lui était en effet reproché de faire une campagne de congrès plutôt qu’une campagne présidentielle.

Parmi ses sept porte-parole figurent ainsi deux proches de François Hollande, la sénatrice Frédérique Espagnac (qui a eu du mal à faire le deuil de la candidature du président sortant) et le député Sébastien Denaja (qui avait intégré l’équipe de Vincent Peillon pendant la primaire). Mais aussi deux soutiens d’Arnaud Montebourg : son épouse, l’ex-ministre de la Culture contestée, Aurélie Filippetti , et le frondeur Jérôme Guedj, joueur de Scrabble en séance de l'Assemblée nationale.

Benoît Hamon a évoqué lundi le poids d'un quinquennat qui a "déçu"

Le siège de campagne de Benoît Hamon a été installé dans une ancienne manufacture située au cœur du 10e arrondissement de Paris – ici le 11 février 2017 lors de l’inauguration.Benoît Hamon a mis en cause les gouvernements successifs de Hollande, bien qu'il ait lui-même participé 4 mois à celui de Valls, expliquant sur RTL"parce qu'il y a le bilan d'un quinquennat".
"Cela vous plombe en tant que candidat socialiste ?", a interrogé la journaliste. "Incontestablement, ça pèse", a répondu le quinquagénaire.

Benoît Hamon a affirmé que l'électorat de gauche a été "déçu" par le quinquennat de François Hollande, évoquant la déchéance de nationalité, la loi Travail, et "l'échec sur le chômage", dont son soutien, Arnaud  Montebourg, ancien ministre du Redressement productif (2012-2014), porte pourtant une large part  de la responsabilité.

Coincé entre la dynamique Mélenchon et l'aspirateur Macron, il a mis en cause le réflexe de vote utile. "Il y a beaucoup d'électeurs qui sont dans le vote utile, le vote contre, mais il n'y a pas de raison d'essayer de se faire du bien, d'améliorer sa propre vie", a déclaré l'apparatchik, eurodéputé à la faveur d'un scrutin de liste.

Les derniers sondages donnent le candidat socialiste 
en dessous de 10% d'intentions de vote, à 9 %, à moins de deux semaines du premier tour, selon l'enquête Kantar Sodres-One Point, loin derrière le candidat de l'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise) qui est crédité de 18 % des voix (+6 points, si on veut bien croire à la manipulation), deux fois plus, pour faire croire aux indécis-es et aux abstentionnistes qu'il disputerait la troisième place à François Fillon.


Benoît Hamon appellera à voter Jean-Luc Mélenchon s’il perd au premier tour
C'est l'annonce que le candidat du PS a faite samedi dans l’émission de divertissement politique 'On n’est pas couché'. Le candidat de la 'Belle Alliance Populaire' trahi par les siens a précisé :

"Parce que je considère qu’il y a, sur le fond, des proximités politiques. Sinon, nous n’aurions pas essayé de nous rassembler (…), c’est la proposition que je lui avais faite. Et pourquoi je la lui avais faite une deuxième fois. Quand il m’avait dit "Manuel Valls, c’est ce qui pose problème dans ton rassemblement", Manuel Valls est [depuis] parti, il a soutenu Emmanuel Macron, donc je me suis tourné à nouveau vers Jean-Luc, je lui ai dit : Manuel Valls n’est plus là, pourquoi ne viens-tu pas ?"

mercredi 29 mars 2017

Le soutien de Valls plonge Macron dans l'embarras

Manuel Valls votera pour Emmanuel Macron dès le premier tour

L'ancien Premier ministre votera pour son ancien ministre de l'Economie 

Le baiser de Judas
Après avoir tergiversé pendant plusieurs semaines, Manuel Valls a finalement mis fin un terme à sa valse hésitation mercredi  29 mars : il ne votera pas pour le candidat socialiste de la "Belle Alliance Populaire" à la présidentielle Benoît Hamon. Interrogé sur BFM TV/RMC sur le fait de savoir s'il allait voter pour le candidat d'En Marche! après avoir progressivement rompu avec le candidat de son camp depuis fin janvier, l'ex-Premier ministre a répondu : "Oui, parce que je pense qu'il ne faut prendre aucun risque pour la République. Donc je voterai pour Emmanuel Macron (...). Je prends mes responsabilités."

"Ce n'est pas un ralliement, c'est le choix de la raison", s'est-il justifié. "Je ne veux pas, le soir du premier tour, que nous nous retrouvions face au choix entre François Fillon et Marine Le Pen (...). Il ne faut prendre aucun risque", a-t-il insisté. 

Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

"Je n'accepte pas la marginalisation de la gauche de gouvernement", a affirmé son fossoyeur, accusant de son "échec" la stratégie de Benoît Hamon.
Ainsi que l'y contraignait son engagement sur les statuts du scrutin, après sa défaite à la primaire de la gauche, l'ex-locataire de Matignon avait appelé les électeurs à soutenir le gagnant qu'il trahit aujourd'hui. Resté ensuite en retrait de la campagne depuis cette primaire de janvier à laquelle les sondeurs le donnaient favori, il avait néanmoins fait savoir trois mois plus tard, à la mi-avril, qu'il ne parrainerait pas le député des Yvelines, en critiquant ensuite vivement sa campagne. La veille, le député de l'Essonne, qui réunissait pour la troisième fois en un mois ses soutiens parlementaires, avait estimé que la faiblesse du candidat PS, qui est tombé à près de 10% dans les intentions de vote, "nécessit(ait) de prendre ses responsabilités". "Il nous a dit que le vote utile face à Le Pen, c'est Macron", puisque le vote pour le candidat de la droite républicaine est impossible aux cadres du Parti socialiste, rapportait un participant anonyme.

L'ancien conseiller de Hollande et ministre de l'Economie de Valls a aussitôt reçu le choix du quinquagénaire comme un cadeau empoisonné. 
Macron a réagi sèchement à cette déclaration. "D'abord je le remercie," a-t-il commencé, avec froideur. Je pense que ça traduit ce que j'avais indiqué il y a plusieurs mois, c'est-à-dire que les primaires n'étaient pas en situation de regrouper l'ensemble de la gauche, et cela traduit le fait que les sociaux-démocrates et les femmes et les hommes de gauche responsables sont prêts à s'inscrire dans une démarche qui est la mienne", a assuré Emmanuel Macron sur Europe 1.

Mais Macron a aussitôt tenté de s'affirmer comme l'anti-thèse de Valls 
"pour ce qui est de la démarche et de ce que j'entends conduire, je serai le garant du renouvellement des visages, du renouvellement des pratiques", s'est-il défendu. 

Cela signifie-t-il que vous ne gouvernerez pas avec Manuel Valls si vous êtes élu ? "Vous l'avez compris", a-t-il répondu fermement. Mardi, il avait en effet déjà expliqué qu'il ne compte pas installer d'anciens ministres au sein du gouvernement.

Mais Macron évoque "des visages" et "des pratiques" détestés, sans condamner la politique menée par les gouvernements de Hollande pendant cinq ans.  Valls et Macron, l'un et l'autre, sont précisément les responsables de cette politique menée par Hollande dont plus personne ne veut. 

Hamon vit avec amertume la fronde socialiste

Benoît Hamon disait ne "pas être surpris" par ce qui n'était encore qu'un possible soutien de l'ex-chef du gouvernement à son ancien ministre de l'Économie. "Je crois que cela crée de la déception, de la tristesse (...) Mais je suis un combattant. Je savais bien, en remportant la primaire, que ceux qui avaient échoué n'allaient pas me laisser faire ma campagne tranquillement," avait-il avoué à l'émission de France 2 les '4 Vérités', quelques minutes avant cette déclaration.

"Nous vivons une crise politique, mais aussi une crise morale", qui s'illustre par "un manquement à la parole donnée", a-t-il regretté, dénonçant "un feuilleton destiné à (l)'affaiblir". Les ralliements socialistes sont en effet visiblement programmés pour renforcer chaque jour la position de son collègue du gouvernement, quelques mois de l'été 2014.
"Depuis quelques semaines, s'organisent des ralliements à Emmanuel Macron qui consistent à me planter des couteaux dans le dos", déplorait-il dimanche 26 mars sur la même chaîne de service public qui avait misé sur le frondeur. 

Outre le secrétaire d'État aux Sports Thierry Braillard - en rivalité à Lyon avec Najat Vallaud-Belkacem, un soutien de Hamon - , le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, un proche de Hollande, ou Bernard Poignant, un conseiller intime à l'Élysée, ont en effet annoncé récemment leur ralliement à l'ex-banquier. "Ne pas respecter le verdict des urnes, ça pose problème", a encore lancé Hamon, mercredi matin.


"Je ne demande rien" à Macron, assure Manuel Valls...

Le mal est fait : l'opinion a la confirmation que Macron est l'héritier de Hollande, son François II. 
Le règne de François II fut marqué par une importante crise politique - à partir de l'été 1560, un mouvement de désobéissance civile s'intensifie et plusieurs villes du Midi sont en état d’insurrection - et religieuse au détriment des Protestants sévèrement réprimés et par l'abandon de l'Écosse, du Brésil, de la Corse, de la Toscane, de la Savoie et de la quasi-totalité du Piémont. Face à ...l'Espagne, il est le point de départ de l’affaiblissement de l’influence française en Europe. La Corse, la Savoie ou la Guyane, actuellement secouée par une révolte sociale, reprennent-ils, avec Macron, espoir de voir leur "île" faire sécession ?  

jeudi 23 mars 2017

Primaire: la Haute Autorité du PS dénonce le manque de "loyauté" de Valls

Valls, "citoyen déloyal", pour son refus de soutenir Benoît Hamon

La Haute Autorité des primaires citoyennes a dénoncé le "comportement" de Manuel Valls

En ne parrainant pas Benoît Hamon et en critiquant son programme, l'ancien Premier ministre "contrevient gravement au principe de loyauté et à l'esprit même des primaires" de la "Belle Alliance Populaire", constate la Haute Autorité des primaires citoyennes, par communiqué du mercredi 22 mars.
"L'engagement principal consiste à soutenir sans réserve le candidat sorti vainqueur", écrit cette instance interne créée pour veiller au bon déroulement de la primaire du PS et de ses alliés et présidée par Thomas Clay, professeur de droit à l'université de Versailles.
Thomas Clay était directeur adjoint de la campagne d'Arnaud Montebourg en 2011, qui était candidat à la "primaire citoyenne". Il a aussi travaillé avec François Hollande en 2012, puis avec le ministre André Vallini et conseille aujourd'hui son collègue Thierry Mandon.
Thomas Clay a été choisi pour présider cette Haute autorité qu'il a mise sur pied en 2013. Vice-président depuis sa création, il assurait l'intérim depuis le départ du président historique Jean-Pierre Mignard, actuel soutien de Macron. Déjà sollicité par les frondeurs pour sa proximité avec l'aile gauche du PS, il s'imaginait alors arbitrer une primaire historique avec un président de la République en fonction - mais qui se déroba - face à plusieurs de ses anciens ministres. A la différence de son homologue Anne Levade, présidente de la haute autorité de la primaire de la droite, Clay n'est pas à la tête d'une instance indépendante. Mais, comme sa consoeur, Thomas Clay n'est pas encarté. "Charlatan de l'arbitrage", selon Tapie, depuis l'affaire de l'arbitrage Tapie-Lagarde, Thomas Clay a aussi été mis en échec par la justice sportive dans son soutien à Michel Platini - bien que membre de la Commission d'appel de la Ligue de football professionnelle - qu'il a défendu lors de ses déboires avec la Fifa.
Valls se voit reprocher de n'avoir pas apporté son parrainage à son vainqueur, mais aussi d'avoir publiquement critiqué son programme

"Au-delà du manquement à la parole donnée, Manuel Valls livre une analyse politique condamnant le programme du candidat issu des Primaires Citoyennes auxquelles il a participé", déplore-t-elle.

La HAPC rappelle que, "comme tous les autres candidats au second tour de la primaire des 22 et 29 janvier, Manuel Valls a signé de sa main la Charte éthique de la primaire qui précisait ceci: 'Je m'engage à soutenir publiquement le(la) candidate qui sera désigné-e à l'issue des primaires citoyennes et à m'engager dans sa campagne' ".

Dimanche, une tribune publiée dans le JDD , Valls avait indiqué ne pas croire au programme de Benoît Hamon, candidat officiel du Parti socialiste, notamment "que l'avenir de la France passe par une sortie du nucléaire, par l'abandon des règles et des interdits -je pense bien sûr à la légalisation du cannabis -, par le dénigrement de cette valeur qu'est le travail, par une fuite en avant avec le gonflement de notre dette, qui n'est que la promesse de hausses d'impôts". 

"Faire croire tout cela, c'est trahir le passé de ma famille politique. C'est surtout livrer la France à ceux qui préparent le pire des avenirs", avait-il fustigé.

vendredi 17 mars 2017

Aubry traite Valls de traître à ses engagements envers Hamon

"Belle Alliance Populaire" : Valls "trahit" son engagement en lâchant Hamon, gronde Aubry

L'amère de Lille ne décolère pas: son protégé ne convainc personne

Aubry tacle Valls qui a "trahi" l'engagement qu'il avait pris durant la primaire en décidant de ne pas soutenir Hamon.
"Tous ceux qui se sont présentés à la primaire ont pris un engagement, puisque la question leur a été posée, de soutenir celui qui gagnerait. Manuel Valls l'a pris comme les autres candidats; il trahit donc la position qu'il a prise vis-à-vis de ceux qui ont voté à la primaire", a déclaré M. Aubry à la presse.

Et de se citer en exemple. 
"Je n'ai pas l'habitude de beaucoup parler de moi, mais au soir de la primaire où François Hollande a gagné, j'étais à ses côtés, et pas un socialiste n'a manqué à l'appel. J'ai fait énormément de meetings comme si c'était ma propre campagne, tous mes amis se sont engagés derrière François Hollande, et c'est ça le Parti socialiste, c'est ça la démocratie", a poursuivi l'ancienne première secrétaire du parti, candidate malheureuse à la primaire PS de l'automne 2011 pour la présidentielle de 2012, à l'occasion de la signature d'un projet d'aménagement.

Et de sermonner le traître. 
"Pour moi, la politique, c'est accepter de discuter avec des gens qui ne sont pas totalement d'accord avec vous, dès lors qu'on partage des valeurs communes. C'est ça le Parti socialiste," l'idéalisant quelque peu...

Aubry rend Valls responsable de l'échec du candidat du parti

"Et je regrette vivement qu'aujourd'hui certains prennent des risques sur l'avenir du parti en jouant sans doute des positions personnelles, en tout cas en ne respectant pas les règles", a encore lancé Aubry.

La maire de Lille est l'un des principaux soutiens de Benoît Hamon, "le seul qui propose une vision à moyen et long terme", selon cette animatrice du mouvement de fronde contre le gouvernement Valls. 
Elle tiendra une réunion publique à Lille le 29 mars, effectuant à cette occasion sa première intervention dans un meeting depuis le début de la campagne. Elle a affirmé vendredi, sans plus de précisions, qu'elle espère "l'accompagner plus ensuite, au-delà" de ce meeting.

mercredi 22 février 2017

de Rugy, OK avec les "crimes français contre l'humanité," selon Macron


François de Rugy se rallie à Emmanuel Macron

Ancien candidat écologiste fielleux à la primaire organisée par le PS, 
François de Rugy a décidé de s’engager derrière le banquier, 
candidat du mouvement En Marche !

Participant-figurant au premier tour de la primaire organisée par la Belle Alliance PopulaireFrançois de Rugy se rallie au candidat qui bouda cette primaire socialiste, le 22 janvier. Et combien de divisions cprésident du Parti écologiste apporte-t-il dans la corbeille de la mariée ? Il avait "rassemblé" 3,82 % des suffrages.

Benoît Hamon, vainqueur socialiste du scrutin et ancien frondeur du gouvernement Ayrault (pourtant fortement orienté vers la gauche radicale), est trop marqué à gauche.

Le député a choisi de plutôt soutenir l'ancien banquier d'affaires chez Rothschild & Cie Emmanuel Macron, qui conseilla le président Hollande à l'Elysée (2012-2014), où Il est notamment l'initiateur du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi et du pacte de responsabilité et de solidarité.

A propos du crédit d'impôt, Thomas Piketty dénonce dès novembre 2012 dans Libération, la création d'une "usine à gaz fiscale" et Laurent Mauduit y vit aussitôt un spectaculaire reniement de la part de François Hollande.
Concernant le pacte de responsabilité et de solidarité
, le conseil constitutionnel invalida la proposition d'allègements de charge sur les bas salaires, faisant valoir que le dispositif introduirait une différence de traitement entre des salariés ayant droit à des prestations maladie, retraite, etc., identiques.


Le parjure de Rugy assure qu’il préfère "la cohérence à l’obéissance"

C'est ainsi que, sur France Info, le déontologue de Rugy justifie son offre de services à Macron. Une décision qui va
à l’encontre de l’engagement pris par tous les candidats à la primaire organisée par le PS de soutenir "le ou la candidat-e vainqueur-e qui sera issu-e des primaires"...



Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis a aussitôt condamné l'opportuniste sur son compte Twitter : " @FdRugy a signé un engagement sur l’honneur de soutenir le vainqueur de la primaire. Ne pas respecter sa parole est une faute morale."
Désaccord sur le revenu universel avec Hamon
La 'veuve noire"
de l'Assemblée
Pour sa défense, le député de la Loire-Atlantique a expliqué : "Je ne vais pas mentir aux Français. (Les Français savent à qui ils ont affaire, même au-delà de son local aux poubelles...) Je ne me vois pas leur dire qu’après tout ce que j’ai dit dans la primaire (…), "ça y est, je suis convaincu par le projet de Benoît Hamon", alors que ce n’est pas vrai". Pas de souci, Rugy est inaudible.

François de Rugy a cité deux profonds désaccords avec le revenu universel et le 49-3 citoyen. 

Il a aussi reproché au candidat socialiste sa main tendue au candidat d’Europe Écologie-Les Verts, Yannick Jadot, et à celui de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, en laissant de côté Emmanuel Macron. Comme sa misérable personne...
Convergences avec un Macron "de l'ancien monde"
Il y a seulement un mois, le 17 janvier dernier, Rugy avait critiqué Emmanuel Macron qui "n’allait pas dans le sens de l’écologie mais plutôt dans le sens de l’ancien monde". Il estime désormais que le candidat d’En Marche ! "a fait évoluer ses positions", ce qui est interdit à Fillon, lors de son audition par WWF France. 
"Face à la poussée de Marine Le Pen (…), il y a une recomposition politique sur des vrais clivages structurants (…) ouverture-fermeture, progrès-régression", a enfin relevé François de Rugy, fustigeant le "vieux clivage gauche-droite" qui aurait pu le rapprocher de Bayrou, dont l'arriviste ne croit pas aux chances.

Rugy cautionne en bloc les déclarations de Macron

Macron a suscité l'indignation en parlant du mariage entre personnes du même sexe.

Après Jean-Luc Mélenchon, Macron a fait des appels du pied à l’électorat conservateur et à la Manif pour tous, provoquant de vives réactions dans la communauté LGBT. Dans L’Obs du 16 février 2017 Emmanuel Macron explique – entre autres – son "rapport singulier avec la religion" et sa vision des débats autour du mariage homosexuel. 
"Une des erreurs fondamentales dans ce quinquennat a été d’ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiments et les passions tristes. C’est ce qui s’est passé avec le mariage pour tous, où on a humilié cette France-là. Il ne faut jamais humilier".
Même Hamon recadre Macron sur la colonisation française qu'il a qualifiée de "crimes contre l'humanité."
L'insulte de son favori aux Français d'Algérie, d'Afrique et d'Asie n'ont pas dissuadé Rugy. Benoît Hamon a réagi ce dimanche à l'outrage d'Emmanuel Macron. "Je ne suis pas pour caractériser cela comme un crime contre l'humanité", a affirmé "clairement" le vainqueur de la gauche, invité du Grand Jury RTL/LCI. "Parce que cela veut donc dire que l'on envisage qu'une cour pénale internationale puisse juger des Français pour crime contre l'humanité d'une part, et d'autre part que nous hissons cette blessure-là au niveau de la Shoah, du génocide rwandais, du génocide arménien. Je ne veux pas rentrer dans une forme de concurrence mémorielle". Et d'ajouter, en pointant le manque de "sérieux" d'Emmanuel Macron: "Je trouve que cette affaire est grave, lourde". "Une folie", selon le candidat PS: "renvoyer tous les pieds-noirs, tous les rapatriés à une responsabilité qui n'est pas la leur, en l'occurrence celle d'être des criminels contre l'humanité. Ce serait une folie".