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vendredi 21 décembre 2018

Projet de loi des "gilets jaunes" adopté à l'Assemblée: satisfaction partielle dans la rue

Dans la panade, Macron tente de retrouver un peu de verticalité et de dignité  

Les députés ont voté les mesures du gouvernement prises en urgence pour répondre à la crise sociale animée par les "gilets jaunes" 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, il a passé la parole au Sénat qui doit les examiner en vue de leur adoption définitive.
Après plus de treize heures de vifs débats, le projet de loi portant "mesures d'urgence économiques et sociales" a été approuvé par 153 voix.

Il a reçu le soutien de la majorité LREM-MoDem, de l'UDI-Agir et de l'extrême droite (RN) et ses apparentés, sauf cas d'abstention, qui se chiffrent à  9 contre et 58 abstentions. Les élus Agir! (tels PY Bournazel ou Laure de La Raudière, ancienne porte-parole de Bruno Le Maire) sont des dissidents de LR.

Les socialistes se sont abstenus, comme la quasi-totalité des Républicains. Le PCF et LFI, dénonçant un "trompe-l'oeil", ont voté contre.

Le texte passera ce vendredi par la chambre haute, à majorité de droite. 
Son président Gérard Larcher, LR, a souhaité un "vote conforme" à celui du Palais-Bourbon. Cela validerait ce texte portant "mesures d'urgence économiques et sociales" avant les vacances parlementaires.

Les annonces sociales tous azimuts d'Emmanuel Macron pour répondre aux "gilets jaunes" ont bouleversé le programme des parlementaires, qui ont envisagé un temps de siéger pendant la trêve des confiseurs pour la première fois depuis 1979. 

Mais elles apportent "des réponses rapides, fortes et concrètes" à la contestation, "condition d'un apaisement" même si "cela ne suffira pas", a affirmé la ministre du Travail, présente au côté d'Agnès Buzyn (Santé), Muriel Pénicaud, laquelle a tout dit et son contraire à propos de l'augmentation du SMIC.

Le texte comprend la défiscalisation des heures supplémentaires, déjà mise en place par Sarkozy en octobre 2007, mais abrogée par Hollande en septembre 2012, une exonération élargie de hausse de CSG pour des retraités et la possibilité pour les entreprises qui en ont les moyens de verser une "prime exceptionnelle" de 1.000 euros, exonérée de toutes cotisations sociales et d'impôt sur le revenu, pour leurs salariés rémunérés jusqu'à 3.600 euros.

Le débat ne doit pas "lambiner", avait mis en garde le stakhanoviste macronien Richard Ferrand, président de l'Assemblée, qui a coupé les micros quand les députés dépassaient par nécessité leur temps de parole.

Si les débats ont donné lieu à près de 240 amendements, les bras cassés de la majorité n'en ont d'ailleurs déposé aucun, à l'exception du rapporteur du docteur urgentiste Olivier Véran (LREM). "Vous avez été cloués au pilori (...) Si vous avez envie de débattre, prenez la parole. Un peu de courage !", a lancé le chef de file des Républicains, Christian Jacob à des "marcheurs" qui le titillaient.

Concernant le texte, son collègue Eric Woerth a critiqué un "choc de dépenses non financées" et "un petit côté pompier pyromane" chez le gouvernement qui crée selon lui "de nouvelles injustices" entre retraités ou smicards.

"Vous pensez que vous allez régler le problème avec quatre mesures et un grand débat (...); il ne vous restera qu'à croiser les doigts pour que les gens s'en contentent", a tonné le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, lançant: "Vous allez avoir Noël aux ronds-points".

Ce texte "répond à la règle des trois E, embrouille, entourloupe et emberlificotage", a raillé le journaliste de La Marseillaise, Pierre Dharréville (PCF).

Jeudi dans Paris Match, même le n°1 de la CFDT, Laurent Berger, a aussi critiqué, des mesures qui "ne répondent pas à l'urgence économique et sociale" et risquent avec la défiscalisation des heures supplémentaires de détruire des emplois. 

Ces mesures ont rebattu les cartes au niveau budgétaire. Jeudi matin, le Parlement a adopté définitivement le deuxième budget du quinquennat, comprenant baisses d'impôts et de la dépense publique, via un ultime vote de l'Assemblée. Il a été approuvé par 182 voix contre 52 et 3 abstentions, au terme d'un parcours tumultueux de quatre mois, allongé par un nombre record de quelque 10.000 amendements déposés. 

Mais les démantèlements de campements de "gilets jaunes" se sont poursuivis

Un Gilet jaune a été tué jeudi matin, renversé par un camion près d'Agen, portant à 9 le nombre total de décès.
Christophe Castaner (Intérieur) a pointé la "responsabilité très grave" de ceux voulant poursuivre le mouvement, plaidant pour que "cela s'arrête"... 
Quelle sera la mobilisation vendredi, jour où certains voudraient célébrer l'anniversaire d'Emmanuel Macron, qui a répondu "vous avez raison" à une pétition de "gilets jaunes" sur les prix du carburants 
Quid samedi lors des départ en vacances ?

Dans le même temps, le gouvernement aux abois a accordé une revalorisation salariale (pour 70 millions euros par an) en faveur des policiers qui avaient aussi recommencé à donner de la voix après leur mobilisation massive lors des manifestations diverses ou des actions de sécurisation des marchés de Noël depuis l'attentat islamiste de Strasbourg. 

Exécutif et parlementaires de la majorité préparent activement l'étape d'après: le "grand débat" national qui doit commencer en janvier et devra déboucher "fin mars-mi avril" sur "des décisions très concrètes", selon le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Mais avec une limite posée par l'exécutif : sans "détricoter" les décisions prises depuis 18 mois...

samedi 20 janvier 2018

Le président Macron a déjà ajouté… huit nouveaux impôts et taxes

Le candidat Macron avait-il annoncé plus de pression fiscale ?
Huit nouveaux impôts ou taxes ont été créés par Macron



Cette observation du cabinet d'audit EY porte sur les huit premiers mois de présidence, et "c'est bien moins que sous François Hollande", assure l'AFP, sauf que si le président normal avait mis en place 28 nouvelles taxes, c'était sur la période 2012 et 2013...
"Soit 3,5 fois plus que Emmanuel Macron, aujourd'hui", selon le commentaire osé d'une certaine presse, alors que Macron n'a pas encore tout dit

Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée en mai dernier, le gouvernement sous l'autorité du président et les députés du parti du président, La République en Marche (LREM), majoritaire, ont mis en place pas moins de huit nouveaux prélèvements dans la loi de finances 2018 et les lois rectificatives de 2017, selon le baromètre annuel sur l'environnement budgétaire et fiscal du cabinet d'audit EY.

Une moyenne d'un nouvel impôt ou taxe par mois 

Outre l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), l'exécutif a créé deux contributions exceptionnelles sur l'impôt sur les sociétés des très grandes entreprises pour financer la censure de la taxe à 3 % sur les dividendes. Ce dispositif, concentré sur les entreprises réalisant plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires, soit quelque 320 sociétés, est censé rapporter 5,4 milliards d'euros aux finances publiques en 2017.
Cette somme doit permettre d'éponger en partie l'ardoise de 10 milliards d'euros liée à l'annulation par le Conseil constitutionnel de la taxe à 3% sur les dividendes instaurée en 2012 sous la présidence de François Hollande.

A ces nouveaux prélèvements s'ajoutent une nouvelle taxe sur le tabac, une autre sur les plus-values de ventes de logements HLM, un nouveau prélèvement "sur le développement des industries de fabrication de papier", ainsi que deux taxes écologiques "sur l'exploration d'hydrocarbures et de gîtes géothermiques", rapporte la presse.
La créativité fiscale ne s'est pas éteinte avec l'élection d'Emmanuel Macron et la disparition de "l'ancien monde", grâce à la complicité des ministres du gouvernement Philippe et des députés LREM, manifestement à la botte du président plutôt qu'au service du peuple.

Huit nouveaux impôts et taxes en huit mois, c'est 60 à la fin du quinquennat...

jeudi 23 mars 2017

Primaire: la Haute Autorité du PS dénonce le manque de "loyauté" de Valls

Valls, "citoyen déloyal", pour son refus de soutenir Benoît Hamon

La Haute Autorité des primaires citoyennes a dénoncé le "comportement" de Manuel Valls

En ne parrainant pas Benoît Hamon et en critiquant son programme, l'ancien Premier ministre "contrevient gravement au principe de loyauté et à l'esprit même des primaires" de la "Belle Alliance Populaire", constate la Haute Autorité des primaires citoyennes, par communiqué du mercredi 22 mars.
"L'engagement principal consiste à soutenir sans réserve le candidat sorti vainqueur", écrit cette instance interne créée pour veiller au bon déroulement de la primaire du PS et de ses alliés et présidée par Thomas Clay, professeur de droit à l'université de Versailles.
Thomas Clay était directeur adjoint de la campagne d'Arnaud Montebourg en 2011, qui était candidat à la "primaire citoyenne". Il a aussi travaillé avec François Hollande en 2012, puis avec le ministre André Vallini et conseille aujourd'hui son collègue Thierry Mandon.
Thomas Clay a été choisi pour présider cette Haute autorité qu'il a mise sur pied en 2013. Vice-président depuis sa création, il assurait l'intérim depuis le départ du président historique Jean-Pierre Mignard, actuel soutien de Macron. Déjà sollicité par les frondeurs pour sa proximité avec l'aile gauche du PS, il s'imaginait alors arbitrer une primaire historique avec un président de la République en fonction - mais qui se déroba - face à plusieurs de ses anciens ministres. A la différence de son homologue Anne Levade, présidente de la haute autorité de la primaire de la droite, Clay n'est pas à la tête d'une instance indépendante. Mais, comme sa consoeur, Thomas Clay n'est pas encarté. "Charlatan de l'arbitrage", selon Tapie, depuis l'affaire de l'arbitrage Tapie-Lagarde, Thomas Clay a aussi été mis en échec par la justice sportive dans son soutien à Michel Platini - bien que membre de la Commission d'appel de la Ligue de football professionnelle - qu'il a défendu lors de ses déboires avec la Fifa.
Valls se voit reprocher de n'avoir pas apporté son parrainage à son vainqueur, mais aussi d'avoir publiquement critiqué son programme

"Au-delà du manquement à la parole donnée, Manuel Valls livre une analyse politique condamnant le programme du candidat issu des Primaires Citoyennes auxquelles il a participé", déplore-t-elle.

La HAPC rappelle que, "comme tous les autres candidats au second tour de la primaire des 22 et 29 janvier, Manuel Valls a signé de sa main la Charte éthique de la primaire qui précisait ceci: 'Je m'engage à soutenir publiquement le(la) candidate qui sera désigné-e à l'issue des primaires citoyennes et à m'engager dans sa campagne' ".

Dimanche, une tribune publiée dans le JDD , Valls avait indiqué ne pas croire au programme de Benoît Hamon, candidat officiel du Parti socialiste, notamment "que l'avenir de la France passe par une sortie du nucléaire, par l'abandon des règles et des interdits -je pense bien sûr à la légalisation du cannabis -, par le dénigrement de cette valeur qu'est le travail, par une fuite en avant avec le gonflement de notre dette, qui n'est que la promesse de hausses d'impôts". 

"Faire croire tout cela, c'est trahir le passé de ma famille politique. C'est surtout livrer la France à ceux qui préparent le pire des avenirs", avait-il fustigé.

dimanche 14 juin 2015

Prélèvement des impôts à la source: promesse de Hollande "pleinement appliquée en 2018"

Le prélèvement des impôts à la source sera engagé dès 2016
Le prélèvement des impôts à la source sera "pleinement appliqué en 2018"

C'est ce qu'assure François Hollande dans un entretien à Sud-Ouest Dimanche. Il rappelle qu'avant son élection en 2012 il avait promis une grande réforme fiscale dont le prélèvement à la source pourrait être un instrument. Le ministre des Finances, Michel Sapin, avait déjà indiqué que la réforme du  système serait engagée en 2016, mais que le dispositif ne serait pas totalement opérationnel avant 2018. "C'est une réforme qui est à la fois attendue par les Français et souhaitable pour l'Etat", estime François Hollande dimanche dans Sud Ouest. " Elle doit donc être bien menée pour être bien mise en œuvre, étape par étape. Et ça ne peut pas se faire en moins de trois ans. Ce sera donc engagé dès 2016 pour être pleinement appliqué en 2018", explique-t-il.

Le chef de l'État souligne que le prélèvement à la source ne doit "pas compliquer la vie des entreprises et encore moins solliciter le contribuable"Il assure aussi que le projet préparé par le gouvernement "garantira que nul n'ait à perdre quoi que ce soit. Ni les Français, ni l'Etat." Les Français paient en année N les impôts sur les revenus perçus en année N-1 et le gouvernement -comme d'autres en Europe, avant lui- doit trouver le moyen de ne pas prélever les impôts de deux années en même temps.

Hollande élude une promesse de campagne, celle de la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG. 

"La priorité, c'est la baisse des impôts des Français", déclare-t-il maintenant, à deux ans de la fin de son quinquennat, réaffirmant que "dès cette année [après trois années], plus de neuf millions de ménages vont voir diminuer leur impôt sur le revenu".

"Si nous voulons qu'il y ait demain de nouvelles réductions de prélèvements, il nous faut plus de croissance, plus d'emplois, plus d'investissements. C'est la raison pour laquelle la politique du gouvernement consiste à encourager la production, pour permettre plus de redistribution", ajoute-t-il, un peu tardivement.

Hollande doit faire face à la critique en interne 

Sur la proposition de son ancien ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, d'une "stratégie européenne de baisse d'impôt en faveur des ménages", François Hollande réplique : "Dois-je rappeler que notre déficit public atteint encore 4 % du PIB ?" "Les Français ont parfaitement compris que les déficits d'aujourd'hui peuvent être les impôts de demain. Moins il y aura de déficit, moins il y aura d'impôts demain", a-t-il finalement réalisé.

Il indique dimanche que le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), dont une partie de la gauche réclame qu'il soit réorienté, sera évalué, avec un bilan avec les partenaires sociaux, "à la fin de l'année". "Tout doit être fait pour stimuler l'emploi et l'investissement. Les entreprises ont besoin de stabilité et de visibilité", découvre-t-il au bout du compte. "La perspective doit être le basculement du CICE en baisse pérenne de charges sociales."

mercredi 19 novembre 2014

Pas d'impôts supplémentaires en 2015, mais 3 milliards de taxes en plus

Sous pression, Hollande fait des promesses qu'il ne peut tenir

Quoi qu'en dise Hollande, les impôts, taxes et cotisations continueront d'augmenter
Suite à la ristourne accordée aux foyers modestes, les Français vont supporter  pour environ 3 milliards d'euros de  hausses en 2015.
Les yeux dans les yeux des Français, Hollande a promis ne plus alourdir la fiscalité. La "pause fiscale" annoncée par le Président aura lieu, mais le gouvernement ne confirme plus que son "objectif" de "ne plus avoir recours aux prélèvements obligatoires" en 2015... En vérité, les décisions prises depuis 2012, et encore cette année -cotisations de retraite, taxes sur le diesel, les timbres, les impôts locaux - vont continuer de peser sur le pouvoir d'achat.

François Hollande n'a pas craint de nous embobiner, il y a dix jours à la télévision.
"A partir de l'année prochaine, il n'y aura pas d'impôt supplémentaire sur qui que ce soit", a affirmé le président de la République face au "ras-le-bol" fiscal persistant. Pourtant, si on ne joue pas sur les mots, la redevance audiovisuelle va augmenter de 3 euros en métropole et d’1 euro dans les départements d’outre-mer. La taxe intérieure sur le gazole va être relevée de 4 centimes par litre afin de dégager des ressources supplémentaires au profit de l’Agence de financement des infrastructures de transport en France (AFITF). Cette mesure compense en partie l’abandon de l’écotaxe, qui devait rapporter 800 millions d’euros en 2015. Les foyers les plus défavorisés cumuleront les taxes. 

Plusieurs membres du gouvernement ont dû corriger le président


Le secrétaire d'État au Budget,
Christian Eckert, a redressé les propos de Hollande, avouant jeudi sur RTL que la situation n'est pas "gravée dans le marbre". L'ancien rapporteur de la Commission des Finances ne pouvait dissimuler l'impact de la série de mesures votées  sur le budget des Français l'an prochain. Et que des accidents de parcours sont toujours possibles. La suppression de l'écotaxe, par exemple, a été compensée par une hausse sur le gazole. Elle ne se fait pas encore sentir du fait de la baisse des cours liée à la production américaine de gaz de schiste... 

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, est également passé sur i-télé pour rectifier la promesse présidentielle. Il fallait comprendre que l'exécutif s'engage à ne plus décider de hausse d'impôt au cours de l'année prochaine.

Les dispositions déjà adoptées vont bel et bien s'abattre sur les salariés. 

L'opposition dénonce la supercherie. 
Ainsi, la réforme des retraites de 2013 prévoit que les hausses de cotisations sont étalées jusqu'en 2017. 
Votée l'an passé, la "taxe carbone" a disparu du débat public, mais elle monte en puissance chaque année jusqu'en 2016.

Le gouvernement se défend, arguant qu'aucune hausse générale n'est prévue. Ni la TVA, ni la CSG, ni l'impôt sur le revenu ne doivent bouger. Au contraire, il affiche une baisse pour les catégories modestes, avec la suppression de la première tranche du barème, mais elle a un coût et doit être compensée. Le solde atteint néanmoins près de 3 milliards d'euros en défaveur de l'ensemble des ménages, selon un chiffrage effectué d'après les documents officiels et confirmé au sein de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Cette hausse s'ajoute à celles des années précédentes, tout en étant d'un niveau moindre. Selon un rapport rendu public en juillet par la députée PS Valérie Rabault, banquière et rapporteur du Budget à l'Assemblée, les augmentations sur les ménages ont atteint 11 milliards d'euros entre juillet 2012 et fin 2013, soit  17 mois, et 7 milliards, ces 12 derniers mois. Les frondeurs du PS ressortent les solutions éculées et inadaptées à une situation de croissance proche de zéro, réclamant que les ménages bénéficient d'autant de baisses que les entreprises. L'extrême gauche, elle, a manifesté hier dans une trentaine de villes contre l'austérité.

"Personne ne peut s'engager sur l'arrêt de toute mesure. C'est techniquement impossible. La mauvaise communication du Président se retourne contre lui", tacle Gilles Carrez, président UMP de la Commission des Finances à l'Assemblée.

La débandade ne fait que débuter.
Les décisions passées auront en effet des incidences ces prochaines années, sans même préjuger des choix à venir des élus locaux et de ceux des partenaires sociaux. 
Le gouvernement a néanmoins promis de poursuivre les baisses. Sans croissance. Il a prévu de réduire de 5 milliards d'euros d'ici à 2017 la fiscalité sur les ménages. Mais que reversera-t-il en taxes ? A ce jour, 3,2 milliards sont engagés, 1,8 milliard est encore à fixer. Reste à savoir qui bénéficiera des ristournes à venir, mais aussi qui les financera
"Non, ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paye", si ce que dit encore l'autre était vrai !

vendredi 26 septembre 2014

Ces Français qui n'arrivent plus à payer leurs impôts

Les Echos et le JDD les a rencontrés:
ni Le Monde, ni Libération ?

Ils sont 1,2 millions de Français
qui demandent à ce  que leur centre d’impôts leur accorde un délai de paiement, un chiffre en hausse de 20% en deux ans.
Un million de contribuables non imposables a dû s’acquitter de l’impôt sur le revenu pour la première fois en 2013
Cette année encore la majoration de 10% pour les retraités devrait faire entrer 337.000 ménages dans l’impôt. Avant une baisse pour les plus modestes prévue pour 2015: c'est dans 15 mois et nul ne sait ce qui peut arriver d'ici là.

Des hausses de plusieurs budgets ministériels sont prévisibles et nécessaires

Actuellement, le ministère  de la Défense n'a pas déjà pas les moyens de la politique interventionniste de Hollande en Afrique pour ne pas exposer plus longtemps nos armées engagées par Hollande … Or, l'exécutif a ouvert un nouveau front au Proche Orient, en soutien à Obama qui, pour venir aux Chrétiens persécuté, mais aussi et surtout pour combattre les terroristes de l'Etat islamique, a lancé des frappes sur l'Irak et la Syrie, suivi par la France, sur les deux états souverains, à son tour.

Le ministère de l'Intérieur va devoir demander des moyens supplémentaires pour combattre les djihadistes sur le territoire national. L'exécution de l'otage français trahi par un Franco-Algérien et livré aux barbares qui l'ont égorgé en Algérie suscite l'indignation mais aussi l'inquiétude du pouvoir socialiste sur le territoire national. 
Valls a renforcé le plan Vigipirate et le Parlement a voté contre le terrorisme des mesures qui exigent plus de moyens budgétaires.

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze qui a évalué l'impact de la suppression de la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu sur l'ensemble des contribuables, sur BFM Business, le 26 septembre:

jeudi 4 septembre 2014

Thévenoud: un problème fiscal contraint le nouveau secrétaire d'Etat à démissionner

Un branquignol, neuf jours secrétaire d'Etat  de Valls

Ce n'est pas encore la VIe 
République: c'est toujours la IVe ! 
Thévenoud, socialiste vertueux
qui devait porter haut les couleurs 
de la République dans le monde
D'abord une dissolution après 145 jours, puis un remaniement après 9. 
Hollande a dû accepter la démission de Thomas Thévenoud, secrétaire d'Etat au commerce extérieur, au tourisme et aux Français de l'étranger et ex-joueur de scrabble en séance de l'Assemblée...
Dans un deuxième temps, Matignon précise que, dans la précipitation de la composition du Valls 2, les branquignols n'ont pas prévu le  problème de " conformité avec les impôts". "Le premier ministre a considéré que, suite à une situation découverte après sa nomination, M. Thévenoud ne pouvait poursuivre sa fonction. Le premier ministre et M. Thévenoud ont convenu que ce dernier devait remettre sa démission", a déclaré le cabinet de Manuel Valls. 
Matignon laisse à Thévenoud la responsabilité de "préciser les motifs de sa démission". Le Premier ministre craindrait-il d'être éclaboussé?

Un petit tour de neuf jours et puis s'en va
Bachelay était en fait Thévenoud
Thévenoud ne sera resté en fonctions que neuf jours. Un passage-éclair qui rapporte combien de points au scrabble  pour la retraite? 
Avant d'être appelé au gouvernement par Manuel Valls, était, député de Saône-et-Loire - comme Nono Montebourg, avec lequel la ressemblance physique et les manières sont troublantes - et porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Il s'était notamment illustré dans la rédaction du rapport de crise entre les taxis et les VTC, d'un autre sur la baisse de la TVA dans la restauration et dans le débat pour le mariage  des personnes de même sexe. 

Matthias Fekl l'a remplacé jeudi 4 septembre à ce poste 

L'Elysée prend d'abord acte du remplacement de Thomas Thévenoud "à sa demande et pour des raisons personnelles". Il paraîtrait que ce choix de Valls et Hollande n'a jamais déclaré d'impôts. 

Matthias Fekl est un néophyte
Ni marié, ni pacsé ?
La veille encore, ce député du Lot-et-Garonne depuis seulement deux ans se disait évidemment "loin d'imaginer intégrer un jour le gouvernement". Avec sa nomination, François Hollande et Manuel Valls ne recrute pas un professionnel de la politique.  Avec lui, la promotion 1977 qui comprend déjà Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie, Najat Vallaud-Belkacem à l'Education et Sylvia Pinel, la ministre du Logement, se trouve renforcée.
Matthias Fekl est né outre-Rhin d'un père allemand et d'une mère française. Ce bi-national a passé une partie de son enfance à Berlin. Diplômé de l'ENS-Lyon et de l'ENA, il commence sa vie politique dans le sillage de Bertrand Delanoë en 2001. Il s'implante ensuite politiquement dans le Lot-et-Garonne, à Marmande, jusqu'à devenir premier secrétaire de la fédération socialiste du département. Il devient député en 2012 et siégeait depuis à la commission des lois.

jeudi 19 juin 2014

Paris: Hidalgo va faire payer les 400 millions d'euros de la facture laissée par Delanoë

Hidalgo ne peut plus nier qu'elle a berné les électeurs parisiens 

La situation financière de la capitale 
laissée en héritage par Bertrand Delanoë est absolument désastreuse
Quelques semaines après son élection, la nouvelle maire de Paris a été contrainte de reconnaître publiquement ce qu’elle niait farouchement depuis des mois.
Le gros mensonge d’Anne Hidalgo n’aura pas résisté longtemps à l’épreuve de la vérité. Selon ses propres aveux, il manquera 400 millions d’euros l’an prochain pour boucler le budget de la ville, un trou colossal, comme jamais Paris n’en avait enregistré dans son histoire. Pour donner le change, Julien Bargeton, l’adjoint aux finances a fait mine de découvrir avec stupéfaction cette mauvaise nouvelle, que Capital avait pourtant dévoilée dès mars dernier.  

Malgré les quolibets de la candidate de la gauche, l’héritière de Bertrand Delanoë va devoir faire valser les impôts des Parisiens en urgence
au mépris de ses promesses, réaffirme Philippe Eliakim, rédacteur en chef du magazine Capital. De combien au juste ? Une simple règle de trois permet de se faire une idée du coup de massue qui attend les contribuables de la capitale : 400 millions d’euros, cela représente en moyenne 285 euros par foyer fiscal, ou si l’on préfère l’équivalent des deux tiers du produit annuel de la taxe d’habitation versé à la ville. Elle n’a cependant pas encore osé dévoiler ce traitement de choc à ses administrés.

L'édile socialiste compte sur l'assistance de l'Etat 
Hidalgo veut faire payer les Corses ou les Alsaciens en louant à l’Etat les locaux et les 130 hectares de terrains, par exemple le zoo de Vincennes, que la municipalité met aujourd’hui gracieusement à sa disposition. Or, même en positivant, ces recettes de poches n’atteindront tout au plus que quelques millions d’euros par an, autant dire une goutte d’eau. 

Comme première adjointe, Anne Hidalgo ne pouvait rien ignorer
Pour boucher le trou laissé par son prédécesseur -comme par elle-même- Anne Hidalgo envisage donc de vendre une partie du patrimoine foncier de la capitale, comme le terrain Guébriant dans le 20e arrondissement, qui sert aujourd’hui de parking aux fonctionnaires de la DGSE. Problème, ces rentrées d’argent ne pourront servir qu’une seule fois, alors que les déficits, eux, continueront de courir tous les ans. 
Mais la municipalité socialiste de Paris peut tout se permettre…

mardi 31 décembre 2013

Hausse de la TVA: la "gauche sociale" frappe tous les Français égalitairement !

Un coup de gourdin pour rien !

La hausse rapportera moins que prévu en 2014

C'est la plus sournoise des hausses d'impôts, mais aussi la plus lourde pour les ménages. La TVA augmente à partir de demain, pour financer le crédit d'impôt compétivité emploi.
Au 1er janvier 2014, la TVA sur de nombreux produits et services de consommation courante va augmenter. Le taux normal, qui s'applique à la plupart des biens et services, passera de 19,6 % à 20 %, tandis que le taux intermédiaire augmentera de 7 à 10 %. Le taux réduit, à 5,5 %, n'évoluera pas.

Concrètement pour le consommateur, certains biens et services taxés jusqu'à présent à 7 % vont coûter plus cher, comme le bois de chauffage, les transports, la restauration, les travaux d'amélioration du logement (hors rénovation thermique), ou les musées. Quant aux prix des produits alimentaires, les abonnements gaz et électricité, les cantines scolaires, les livres et le spectacle vivant, ils continueront d'augmenter au ryhtme annuel de hausse des prix de 0,7 % fin octobre. 
TVA : la hausse rapportera moins que prévu en 2014Or, l'indice des prix à la consommation ne reflète pas l’augmentation du coût de la vie, tel que les salariés les retraités le perçoivent. C’est ce que démontre cette vidéo réalisée en octobre dernier par la fédération CGT des Finances, en coopération avec la CGT de la Métallurgie et le syndicat CGT de l’Institut national de la statistique économique (INSEE).

La hausse rapportera toutefois 800 millions d'euros de moins que prévu.


Si le gouvernement nous a fait un emballage-cadeau pour les dépenses de première nécessité, l'enveloppe finale reste lourde pour les consommateurs. 

A l'issue du débat parlementaire, l'augmentation des différents taux de TVA doit rapporter un peu plus de 5,6 milliards d'euros aux finances publiques l'an prochain, pour faire face aux dépenses de guerre ou d'aides socialeS aux plus défavorisés venus d'ailleursLes prix des entreprises augmenteront 'in fine' dans environ 80 % des cas.
Cette hausse de TVA  va financer une partie du crédit d'impôt compétitivité emploi (Cice), un allègement de charges de 20 milliards d'euros pour soutenir les créateurs d'emploi en France. Le CICE, dont le gouvernement attend beaucoup, entre en vigueur au 1er janvier.

Mais les hausses de TVA votées rapporteront moins que prévu. 


Bercy tablait initialement sur une augmentation des recettes de  800 millions d'euros de plus, soit 6,4 milliards d'euros. 
Au cours de l'élaboration du budget, puis pendant le débat parlementaire, les hausses de taux ont été amendées au bénéfice de certains secteurs. 
Des délais et des dérogations plus ou moins coûteux ont été accordés pour les travaux de rénovation thermique, le logement intermédiaire, le logement social, les ...oeuvres d'art, ou encore l'industrie du ...cinéma.

Le débat n'est d'ailleurs pas totalement clos, puisque les élus espèrent toujours un geste de l'exécutif sur les transports collectifs qui, en l'état, devraient augmenter. Il est toutefois peu probable qu'ils obtiennent gain de cause, même si Bercy se retourne contre Bruxelles.

samedi 2 novembre 2013

Hollande: pas d'effet positif des otages ni de la suspension de l'écotaxe

Hollande peut-il remonter la pente ?

La 
 suspension de l'écotaxe ni la libération des otages d'Arlit au Sahel  ne profitent pas à François Hollande,

Sa cote de popularité est restée désespérément basse, aussi basse que la semaine dernière, à 26%, selon un sondage BVA publié aujourd'hui.

Pour 54% des personnes interrogées, Hollande a joué un rôle "pas important"  dans la libération des otages (19% "pas du tout important" et 35% "plutôt pas important"), selon cette enquête pour I-tele et Le Parisien/Aujourd'hui en France, contre 43% pour qui il aurait joué "un rôle important" (10% "très important" et 33% "assez important) et 3% sans opinion.

La cote de François Hollande n'a pas frémi par rapport au précédent sondage BVA de la semaine dernière, au lendemain et surlendemain de leur libération. Ce sondage réalisé les 30 et 31 octobre la situe à 73% de "mauvaise opinion" (42% "très mauvaise" et 31% "plutôt mauvaise) et 26% de "bonne" (5% "très bonne" et 21% "plutôt bonne") et 1% de sans réponse.

Seulement 52% estiment que le gouvernement a eu raison de suspendre l'écotaxe, impôt écologique sur les transports 

Hollande démonte son portique écotaxe
de Pont-de-Buis-lès-Quimerch
(31 octobre 2013)
46% jugent qu'il a eu tort ,car "c'est un signe de faiblesse", contre  52% pour qui "c'est une preuve d'écoute" et 2% sans opinions.

71% prédisent que "cette décision va fragiliser le gouvernement" (30% "tout à fait" et 41% "plutôt") contre 27% d'un avis contraire (22% "plutôt pas" et 5% "pas du tout") et 2% sans opinion. 

Sondage effectué auprès d'un échantillon de 1.022 personnes recrutées par téléphone et interrogées par internet, représentatif de la population française adulte (méthode des quotas).