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mercredi 27 novembre 2019

France : prévision de croissance abaissée de 1,3% à 1,2% par le FMI pour 2019

La France n'atteindra pas son objectif de 2019 et, en 2020 et 2021, le FMI ne mise que sur le 1,3% de... 2019


Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé avoir revu à la baisse ses prévisions de croissance

Si ce n'est pas pour 2019, peut-être pour 2021 ?
Dans la zone euro, les principaux pays membres ne font pas mieux que l'ensemble et le FMI basé à Washington prévient que l'impact des tensions commerciales risque même de se propager du secteur de l'industrie à celui des services. 

L'organisation internationale prévoit désormais une hausse de 1,2% seulement du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la région cette année, contre 1,3% prévu en avril, après 1,9% en 2018. 
Le PIB de la zone euro devrait croître moins qu'annoncé : le FMI le prévoit à 1,4% en 2020 et en 2021, alors qu'auparavant il attendait 1,5% de croissance pour chacune des deux prochaines années.

1,3% de croissance en France pour 2020

Le PIB français ne devrait quant à lui progresser que de 1,2% en 2019, une prévision réduite de 0,1 point de pourcentage par rapport à celle d'avril. Et le FMI n'attend qu'une légère accélération à 1,3% pour 2020 comme pour 2021. Soit un objectif supposé atteint avec trois années de retard.

L'ex-ministre des Finances de Macron ne se sent évidemment pas responsable.
Et encore moins ses chantres qui se produisent sur les antennes et dans la presse de France. 
Ce ralentissement serait principalement dû à une croissance anémique en Allemagne, première économie de la région si longtemps décriée pour sa domination de l'économie européenne,  explique-t-il, et à la stagnation de l'Italiedu fait de Salvini, probablement, et non pas de la déstabilisation de l'économie du pays accablée par un déferlement de migrants. 

L'Allemagne "anémique" fera mieux que la France.
Le Fonds compte désormais sur une croissance de 0,5% seulement en Allemagne cette année, contre 0,8% prévu en avril, après 1,5% l'an dernier, avant un rebond à 1,2% en 2020 et 1,4% en 2021. 
Pour contrer ce ralentissement, le  FMI réitère son appel en faveur d'une "réponse budgétaire synchronisée" des gouvernements de la zone euro.

mardi 8 octobre 2019

La hausse du budget de l’Elysée va nous coûter 600.000 euros, en 2020

Retraités, exploitants agricoles, fonctionnaires, il vous zappe, mais ne s'oublie pas... 

Jusqu'à fin 2018, soit dix-huit mois, Macron était resté dans les clous du budget de l'Elysée 
Grippe-sou ou panier percé ?

Mais ses rêves planétaires l'ont fait exploser et il a de gros besoins non financés: Le projet de loi de Finances, dont le vote aura lieu en décembre, prévoit déjà qu'en 2020, l’Elysée pourra dépenser plus qu’en 2019 son budget augmentera de 600.000 euros. La solidarité des contribuables français fonctionne mieux que la solidarité intergénérationnelle en matière de retraites... Macron n'attendra pas d'avoir cumulé des points de réussite pour régler ses dépenses. 

La hausse de la dotation de la "présidence de la République" passera de 103 à 105,316 millions d’euros en 2019, et 316 millions d’euros l’année suivante. 
Une augmentation de 2,316 millions d’euros donc, qui se remarque quand les autres ministères voient leur budget baisser ou stagne. Les dotations des autres missions des pouvoirs publics - Assemblée nationale, Sénat, Conseil constitutionnel, Cour de Justice… - restent quant à elles complètement gelées.

La plus forte part de cette hausse, 1,7 million, est due à un changement de ligne budgétaire, "pour plus de cohérence," raconte l'Elysée. Cette somme, attribuée à la sécurité présidentielle - laquelle mesure son impopularité plus sûrement qu'un sondage de commande - était jusqu’ici prise en charge par le ministère de l’Intérieur, ce qui ne sera plus le cas en 2020. Cela laisse néanmoins une somme de 600.000 euros,  qui correspond bel et bien à une hausse des dépenses.

L'empreinte carbone laissée par Macron s'alourdit encore à l'avenir.
Cette nouvelle hausse du budget est notamment destinée à renouveler une partie du parc automobile très sollicité du fait de ses déplacements sans compter et remplacer du matériel informatique. L’Elysée investit résolument dans ses voitures : en 2018, le budget de 103 millions d'euros voté avait débordé jusqu'à… 110,3 millions d'euros. Les dépenses de fonctionnement du service automobile avaient connu une hausse de plus de 27% par rapport à 2017, soit 89.669 euros de plus et s'établissaient à 416.833 euros", pointait déjà le rapport des Sages de la Cour des comptes, en juillet dernier. Soit un dépassement de 5,6 millions d’euros du budget initial. Imaginez que les comptes de campagne d'un candidat à la présidence se soient envolés à ces sommets, il serait mis en examen...
 
Les budgets des ministères de l’Intérieur et des Armées devraient aller aussi à la hausse (+4% dans les deux cas)

Outre l’Elysée, ces ministères régaliens devraient nous coûter plus chers encore, l'année prochaine, selon des arbitrages réalisés en juillet. Toujours investis sur plusieurs champs militaires, les avions de l'Armée sont aussi réquisitionnés par le président pour ses multiples déplacements, intérieurs ou non.

Le ministère des Comptes publics devra se serrer la ceinture
, c'est-à-dire la nôtre, 
comme celui de la Cohésion des territoires, qui nous touche de près en régions. 

jeudi 21 mars 2019

Affaires Benalla: le Sénat saisit aussi la justice des cas de proches de Macron

Les affaires Benalla ne s'essoufflent pas...

Nouveau coup de tonnerre sur Benalla et ses protecteurs

Résultat de recherche d'images pour "Sénat"
Hémicycle de la Chambre haute
Le Sénat s'est résolu jeudi à saisir la justice de trois hauts responsables de la présidence, outre le cas de l'ancien collaborateur de l'Elysée, mis en cause dans le rapport accablant de sa commission d'enquête.

Les cas Benalla, Vincent Crase et Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, sont transmis pour suspicion de faux témoignage devant la Commission d'enquête sénatoriale, un délit passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende, ont précisé des membres du bureau.

La Chambre haute a également décidé de transmettre au Parquet les déclarations d'autres collaborateurs d'Emmanuel Macron, dont son bras droit Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne, chef du groupe de sécurité de la présidence, selon ces sources. A partir des "incohérences" et "contradictions" relevées par la commission d'enquête, qui a rendu le 20 février un rapport d'enquête accablant, il reviendra au Parquet de voir quelles suites donner.

L'Elysée dans un profond embarras
Le Palais présidentiel n'a pas de commentaire à faire à chaud. "Dès lors que nous souhaiterons faire une réaction, nous vous la communiquerons", a esquivé la présidence, condescendante.

Si le signalement de ces cas à la justice ne vaut pas condamnation, le Sénat émet néanmoins des convictions fortes, que la majorité présidentielle et ses affidés soupçonnent de complot, inspiré du contexte de défiance de l'opinion publique vis-à-vis des politiques et d'un rapport de force provoqué par l'Elysée du fait de sa volonté de réforme institutionnelle visant, plutôt que le très contesté CESE, jugé coûteux bien qu'inutile, la chambre haute présidée par Gérard Larcher (Les Républicains) que Macron menace d'amputation au LBD 40  du nombre de ses membres. 

Engagement rempli de Larcher : "On ne dira que le droit, rien que le droit, tout le droit" 

"L'institution a tenu son rang et son rôle", s'est félicité de son côté le sénateur PS Victorin Lurel, tandis que la sénatrice EELV Esther Benbassa s'enthousiasmait sur Twitter "Vive un Parlement libre et indépendant! " 

Avant cette réunion du Bureau, les sorts de MM. Benalla et Crase semblaient déjà scellés: le président de la commission d'enquête Philippe Bas (LR) et les co-rapporteurs Muriel Jourda (LR) et Jean-Pierre Sueur (PS) lui avaient demandé "de saisir le ministère public" de leurs déclarations sous serment, "susceptibles de donner lieu à des poursuites pour faux témoignage".

Quant aux autres proches de l'Elysée auditionnés, le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler, le directeur de cabinet Patrick Strzoda, et le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergneils étaient également nommément mis en cause. Loin de les exonérer de leur devoir de respect des institutions et des élus, leur proximité avec Emmanuel Macron , confère à ces personnalités politiques des obligations particulières qui ne laissent aucune place au parjure.

Le Bureau du Sénat compte 26 membres qui se prononcent à main levée, dont Gérard Larcher: 10 LR, 6 PS, 5 centristes, 2 RDSE (à majorité radicale), 1 LREM, 1 CRCE (à majorité communiste) et 1 Indépendant. 

Les sénateurs ont joué pleinement leur rôle de contrôle, sous le regard des Français.
Les chefs de file des Républicains, Bruno Retailleau, et des socialistes, Patrick Kanner, ancien ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports dans le deuxième gouvernement de Hollande, étaient favorables à ce que le Bureau transmette à la justice, y compris les cas des collaborateurs de l'Elysée.

Les centristes étaient évident foireux.  Vincent Capo-Canellas, membre FED du Bureau et proche de Jean-Christophe Lagarde, invitait à "ne pas instrumentaliser le Sénat pour régler des comptes avec Emmanuel Macron", s'interrogeant : "il peut y avoir des omissions, des inexactitudes, mais est-ce qu'il y a faux-témoignage au sens pénal ?", avait plaidé ce politicien qui ne connaît rien d'autre que le monde politique.

Eric Bocquet, seul représentant du CRCE au Bureau, avait estimé que s'il refusait de transmettre ces dossiers à la justice, "le Sénat se ferait hara-kiri". "Ça voudrait dire derrière conciliabules, copinages".

Le seul précédent de saisine du Parquet pour faux témoignage devant une commission d'enquête parlementaire est récent: en 2016, le pneumologue Michel Aubier - qui avait dirigé l'unité Inserm U700 (1997-2006), comme Yves Lévy, le second mari de la ministre de la Santé de Macron, Agnès Buzyn, qui prétendait se faire reconduire à la tête de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale - avait été condamné pour n'avoir pas déclaré, en 2015, à la Haute Autorité de Santé qu'il était également médecin conseil de l'entreprise Total ainsi qu'avoir témoigné sous serment à la Commission d'enquête sénatoriale sur les impacts financiers et pneumologiques de la pollution de l'air qu'il n'avait aucun lien avec les acteurs économiques du secteur..

Quand "il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark", dans celui de Macron, il y a télescopage de l'actualité.
Mercredi soir, Alexandre Benalla a eu droit à de nouvelles mises en examen concernant d'autres faits de violences en marge de la manifestation parisienne du 1er-Mai et aussi pour l'épisode du selfie le montrant avec une arme. 
Imaginez que l'Elysée lui ait remis une autorisation de port d'un LBD 40... 
LBD à eau, bien sûr !  


vendredi 8 mars 2019

"Gilets jaunes": Macron, responsable de plus de 13.000 tirs de LBD sur ses concitoyens

La répression policière ne s'essouffle pas

Le gouvernement se flatte de ses statistiques déshumanisées

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Plus de 13.000 tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) ont été enregistrés depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" en novembre, et 83 enquêtes concernant des tirs sont en cours à l'IGPN et à l'IGGN impliquant des faits concernant des tirs de LBD", a avoué le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, jeudi au Sénat.

Le binôme de Castaner s'exprimait au cours de l'examen d'une proposition de loi du groupe CRCE (à majorité communiste) demandant l'interdiction de l'usage des LBD dans les manifestations. Elle a été rejetée par une majorité de sénateurs. 

"Au total, on compte environ 2.200 blessés parmi les manifestants, depuis le début du mouvement dit 'les gilets jaunes'.
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De son côté, Eliane Assassi, la présidente du groupe CRCE, a avancé les chiffres de "206 blessures à la tête, dont plusieurs dizaines liées à des tirs de LBD"13.095 tirs exactement, et "22 personnes éborgnées par ces tirs".
"L'impact d'une balle en caoutchouc à moins de dix mètres revient à recevoir un parpaing de 20 kg lancé à un mètre", a-t-elle affirmé. Selon elle, "ce n'est pas une proposition de loi contre les policiers, elle vise aussi à les protéger eux".

"Depuis le 17 novembre, il y a eu près de 1.500 blessés parmi les forces de l'ordre, qu'il s'agisse de policiers, de gendarmes et même de pompiers", a indiqué M. Nuñez, sans précision du nombre de chevilles foulées, mais faisant également état de "près de 80 dégradations majeures sur des bâtiments publics". Ses statistiques excluent les dégâts occasionnés aux devantures de magasins ou aux banques.

Le LBD 40 divise les partis politiques


Le texte a reçu le soutien du groupe PS. "La gravité des lésions générées par l'usage du LBD a atteint un niveau insoutenable pour notre société", a estimé Jérôme Durain, tout en affirmant "le soutien sans réserve" des socialistes aux forces de l'ordre.

François Grosdidier (LR) n'a pas en revanche été aussi ambigu: il a quant à lui jugé qu'interdire l'usage du LBD serait "la dernière chose à faire au moment où les policiers n'ont jamais été autant agressés".

"Le LBD répond à la multiplication des situations où les forces de l'ordre se trouvent aux limites de la légitime défense", a plaidé Laurent Nuñez. "Si nous supprimions le LBD, il ne resterait, dans bien des cas, que le corps à corps ou les armes de service".
"S'il n'y avait pas de violence, il n'y aurait pas de blessés chez les manifestants, ni chez les forces de l'ordre", a-t-il finement déclaré, en guise d'argumentaire... Et ce monsieur de La Palisse d'ajouter : "S'il n'y avait pas de casseurs, s'il n'y avait pas d'agresseurs, il n'y aurait aucun tir de LBD".

"Nous sommes confrontés sur le terrain à des individus extrêmement violents qui veulent en découdre (...) ces violences transforment en réalité les manifestations en émeutes", a-t-il estimé. "Aux techniques de dispersion classiques de cortèges, il faut substituer des techniques qui sont destinées à lutter contre des violences urbaines, contre des émeutes". 

Macron, condamné par les instances internationales

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Le Parlement de Strasbourg a pointé la répression policière du mouvement social. En session plénière, dans une résolution non-contraignante du jeudi 14 février, les eurodéputés des 27 états membres ont condamné l'usage disproportionné du LBD (lanceur de balles de défense) en marge des manifestations des gilets jaunes. Les députés des pays membres de l'UE ont "dénoncé [...] le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques". Cette résolution a été adoptée par 438 voix. 78 élus ont voté contre et 87 se sont abstenus.

Mercredi,
la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU a réclamé une "enquête approfondie" sur les violences policières qui émaillent la crise sociale incarnée par les Gilets jaunes". "On n'a pas attendu le Haut-Commissaire pour faire la lumière sur l'ensemble des faits dès lors qu'il y a des plaintes", a froidement répliqué le premier ministre Edouard Philippe. 
Arrogance ?

mercredi 6 mars 2019

La Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU pointe Macron sur les violences policières

L'ONU réclame à Macron une enquête sur "l'usage excessif de la force" contre le mouvement social des Gilets jaunes

Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, a rappelé Macron à la mesure dans le maintien de l'ordre
 
Résultat de recherche d'images pour "Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU"Le HCDH (Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme) s'inquiète des violences policières qui ont marqué les manifestations des Gilets jaunes pour la défense du pouvoir d'achat depuis la mi-novembre, tandis que les prix des carburants continuent de grimper et que près de 8.400 interpellations ont été effectuées depuis le début du mouvement.
Au 15 janvier 2019, en seulement deux mois de mobilisation étaient recensés 94 blessés graves parmi les gilets jaunes et les journalistes, dont 69 par des tirs de lanceurs de balles de défense. Au moins quatorze victimes ont perdu un oeil. Une répression d’un niveau sans précédent ces dernières années en France.

La première, l'Europe a condamné l'usage "disproportionné" de la force par la policeDans une résolution solennelle, votée le 13 décembre 2018, les députés européens avaient déjà "dénoncé le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques". Le débat autour des violences entre forces de police et Gilets jaunes s'est imposé au parlement européen où les euro-députés ont condamné la France tout en évitant d'appeler à l'interdiction des lanceurs de balles de défense (LBD), mis en cause dans les manifestations des Gilets jaunes.
Les Gilets jaunes manifestent contre "ce qu'ils considèrent comme leur exclusion des droits économiques et de leur participation aux affaires publiques"

Résultat de recherche d'images pour "Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU"C'est ce qu'a fait valoir la Haut-Commissaire Michelle Bachelet dans un discours prononcé devant le Conseil des droits de l'homme à Genève. "Nous encourageons le gouvernement français à poursuivre le dialogue et nous demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d'usage excessif de la force", a-t-elle ajouté.

L'ex-présidente socialiste du Chili a rappelé que "les inégalités touchent tous les pays", soulignant que "même dans des Etats prospères, des gens se sentent exclus des bénéfices du développement et privés de droits économiques et sociaux". En isolant la France parmi les pays prospères, elle a du même coup sévèrement stigmatisé le comportement de la France de Macron, pays riche, à la différence du Soudan, du Zimbabwe et d'Haïti dont elle a également dénoncé les répressions violentes des manifestations.

Les manifestants "réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes. 
Et pourtant, dans plusieurs cas, ils sont accueillis par un usage violent et excessif de la force, par des détentions arbitraires, des tortures et même selon certaines informations des exécutions extra-judiciaires", a-t-elle déploré.

Résultat de recherche d'images pour "LBD"

En France, depuis le début du mouvement social incarné par les Gilets jaunes à la mi-novembre, l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a été saisie d'une centaine de cas d'accusations de violences policières. Plusieurs manifestants affirment avoir été blessés par des tirs de lanceur de balle de défense (LBD), une arme qui suscite de vives controverses en France.
Le LBD est un terme générique, qui définit les armes non létales (à plus de 25m) lançant des balles en caoutchouc, aussi appelées "gomme-cogne".
Les premières armes de ce type ont été inventées dans les années 1990. Leur usage a été étendu aux policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité) en 1995, puis en 2000 aux policiers de proximité.
Le LBD 40 est un fusil qui se porte à l’épaule, car muni d’un viseur, et dispose d’une
portée plus longue pour projeter ses balles semi-rigides de calibre 40 mm. Une note datant de 2014, signée par les directeurs de la police et de la gendarmerie, indique que le LBD 40 "permet la neutralisation à distance d’un individu dangereux pour autrui ou lui-même", par un tir avec "un fort pouvoir d’arrêt jusqu’à une distance maximale de 50 mètres, avec des risques lésionnels plus importants en deçà de 10 mètres."

mardi 1 mai 2018

1er mai :pas de "jour férié" pour Macron qui en profite pour faire du tourisme aux antipodes

Macron met à profit la "fête du Travail" pour offrir un voyage de plus à sa retraitée

Cette fois, ils sont aux antipodes : 22° C, à Sydney
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Le président Macron avec le Premier ministre australien Malcolm Turnbull et son épouse Lucy : Brigitte n'a pas supporté le voyage ?

A Sydney, un journaliste a demandé à Emmanuel Macron s'il prétexte une visite en Australie pour esquiver le 1er mai ou pour éviter le burn-out. 
Image associée
"Je ne suis pas de tempérament à esquiver quoi que ce soit," se flatte l'imbu imbuvable. Je continue à travailler; les réformes continueront à être menées" [Traduction : "sans moi: les autres travaillent pour moi et nul n'est indispensable"]. 

"Il n’y a pas de jour férié quand on est président de la République
, assure l'ex-banquier, ignorant peut-être que "jour férié", en anglais, se dit "bank holiday"... [...]. 

C’est une fausse polémique complète, polémique-t-il.

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Classe business
Résultat de recherche d'images pour "Paris Sydney  classe eco"Se sentant découvert et soupçonné d'être un "fainéant" lui-même, il réplique d'autant plus sèchement à la presse qu'il n'est pas en voyage officiel et que la présence de sa conjointe n'est pas indispensable : "Mon travail n'est pas de regarder la télévision et de faire des commentaires d'actualité", a réagi,  piqué au vif et offusqué à la fois, le président des "très riches".
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Est-ce de ses propres deniers que le couple Maron aura payé  ses places d'avion en luxueuse cabine de première classe (ci-dessus à gauche, 7.207€) ? Le Parisien sera là pour nous certifier qu'il voyage 'low cost' (en 'économique, dès 630 € par personne, l'aller)...

jeudi 8 mars 2018

Renié par sa direction, Le Drian quitte le Parti socialiste

Le ministre des Affaires étrangères de Macron préfère anticiper son éviction

L'ami des hommes au pouvoir était le ministre de la Défense de Hollande

A quelques jours de l'élection de son nouveau dirigeant, les 15 et 29 mars, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a préféré annoncer jeudi qu'il quitte le Parti socialiste de lui-même.
"Le responsable du PS aujourd'hui, M. Rachid Temal, a déclaré il y a peu de temps 'aucun ministre ne pourra voter' " et " 'il n'y a aucun socialiste au gouvernement' donc j'en prends acte, c'est-à-dire que je me retire du Parti socialiste", a déclaré l'ancien ministre de François Hollande sur CNews.

Le Parti socialiste ne le regrette pas
"Je me retire du Parti socialiste avec beaucoup d'émotion, ça fait 44 ans que j'en suis membre. Avec aussi beaucoup de fierté, parce que j'ai participé à des combats sous François Mitterrand, sous Lionel Jospin, sous François Hollande avec qui j'ai toujours une forte amitié, et puis j'ai remporté 13 victoires", a ajouté Jean-Yves Le Drian en référence notamment à la Bretagne dont il a été président de région, mais faisant l'impasse sur la déroute du candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, à la Bérézina des socialistes à la dernière législatives et à la destruction du parti de Hollande.

Il a  toutefois précisé qu'il ne rejoint pas le parti du président Macron

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"Je suis dans la majorité présidentielle. J'ai compris que les socialistes étaient désormais totalement dans l'opposition. Je le regrette et je maintiens mon parcours. Je suis cohérent avec tout ce que j'ai fait depuis que je suis rentré au Parti socialiste", a estimé le septuagénaire.

En termes de cohérence, Le Drian a également souligné que "près de 70% des socialistes" allemands sont décidés à participer au "gouvernement de compromis" avec Angela Merkel,  disant ainsi sa "déception" qu'en France, le Parti socialiste "se repli(e) dans une opposition sectaire et stérile".

"Oui c'est de la déception, mais en même temps je suis déterminé, je suis dans la logique de mon engagement depuis 1974 et j'estime aujourd'hui que la manière d'avancer vers l'Europe, la manière de transformer notre pays, c'est auprès d'Emmanuel Macron qu'il faut le faire et je regrette que le Parti socialiste se replie aujourd'hui dans des convictions qui sont à mon sens dépassées", a martelé l'ancien n°7 du quinquennat Hollande.

mardi 23 janvier 2018

Emploi : Macron parade avec le Japonais Toyota, mais s'éclipse face aux difficultés du Français Carrefour

Les bons comptes de Macron n'y sont pas à l'INSEE et à Pole emploi

Macron s'affiche à Toyota, mais est absent à Carrefour
Le président-soleil se déplace pour le constructeur de l'"Empire du soleil levant"

Macron s'est rendu à Onnaing pour féliciter le Japonais et saluer le fer de lance du ..."made in France" ! Intox ou info ?
La direction de l’entreprise a annoncé la création de 700 CDI, alors le chef de l’Etat a aussitôt accouru aux côtés de ses dirigeants (ci-dessus), lors d'un déplacement - éclair, mais lourdement  médiatisé - sur le site du constructeur japonais de la Toyota Yaris, à Onnaing (Nord), lundi 22 janvier après-midi.

L'Europe est attractive et quand les investisseurs étrangers ne retirent pas leurs billes de l’industrie tricolore, Macron fait de la récupération : la Toyota Yaris est une automobile produite depuis 1999 au Japon et aussi construite à partir de 2001 en France, près de Valenciennes, à Onnaing, où Toyota procure du travail à 3.950 personnes. 
Le groupe nippon n’a cessé d’y investir, chiffrant à 1,4 milliard d’euros les fonds consacrés à son développement. Et dimanche, le PDG de Toyota Motor Manufacturing France (TMMF), Luciano Biondo, a annoncé plus de 300 millions d’euros supplémentaires pour permettre la modernisation du site, l’un des principaux du groupe en Europe. La presse avait récemment avancé le chiffre de 400 millions d’euros.
Macron se pose en héraut du "France is back", mais la direction de Toyota Motor Manufacturing France (TMMF) a nommé, non pas un Français, à la direction du site valenciennois, mais l'Italien Luciano Biondo : à compter du 1er janvier 2017, il a succédé à Koreatsu Aoki.
Dans le même temps,
le Japonais a été nommé président de Toyota Peugeot Citroën Automobiles (TPCA) sur le site TPCA situé à Kolin en République Tchèque qui produit la Toyota Aygo, la Peugeot 108 et la Citroën C1...
L. Biondo a confirmé l’ambition du constructeur extra-européen de produire d’ici à 2020 plus de 300.000 véhicules par an, contre 230.000 actuellement. "Ce qui est important, c’est d’avoir un site compétitif en accélérant la modernisation de notre outil", a-t-il insisté. Ce qui est secondaire, c'est de soutenir les constructeurs automobiles français...

Un nouvel immeuble accueillera ainsi la production de pièces en plastique actuellement usinées en Espagne. Rendre le site plus performant devrait ensuite permettre d’accueillir la production d’un second véhicule, en plus de la Yaris. Mais pas question pour l’instant d’annoncer la fabrication d’un autre modèle.

Le Japonais salue le savoir-faire français et Macron, le savoir-faire tchèque 
Hormis la courte prise de parole du PDG de TMMF, aucune annonce officielle n’a eu lieu, évitant ainsi au président français de révéler le montant de la facture consacrée par l'Etat à la modernisation de l’usine Toyota. Dans l’entourage du président de la République, on évoque 2 millions d’euros quand la région des Hauts-de-France présidée par le juppéiste Xavier Bertrand s’engage à hauteur de 11 millions (dont 9 millions issus des fonds européens Feder).  

Macron masque le coût de l'opération derrière une opération de com' sur le savoir-faire français
L'essentiel n’était pas pour lui le montant à charge du contribuable, mais l’illustration du savoir-faire français. Le président a consacré près de 2 h 30 à visiter le site sous les caméras et il a enchaîné les selfies avec les salariés.

La culture macronienne ? "Dans notre usine, il y a de la rigueur, du respect et une vision industrielle, confirme Thomas Mercier, délégué ...CFDT, syndicat majoritaire (40 %). La culture japonaise fait la différence. On a la chance d’avoir une direction franche et directe. Ici, c’est pas Carlos Ghosn."
FO est tout à l'euphorie du moment : "La culture Toyota, c’est de n’être jamais content pour toujours s’améliorer et innover", explique Fabrice Cambier, délégué syndical. 
Quant à la CGT, cinquième syndicat de l’usine nordiste, elle n'est pas éblouie par la culture japonaise et une dizaine de manifestants a été repoussée par la police qui leur a interdit l’entrée de l’usine : "Tous les salariés ont été filtrés, confirme un cadre de la CFDT. Ils ont demandé de retirer toutes les chasubles et les badges des syndicats.
Pas question de gâcher ce beau moment, promesse de 300 emplois en contrat à durée indéterminée (CDI) dès cette année, puis de 400 autres CDI quand les nouveaux équipements seront installés.
Constat plus mitigé du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand : "Attention, il ne faut pas se contenter d’en parler et de faire de la communication…"


Le Français Carrefour va supprimer 2.400 postes sur 10.500 à son siège, en revanche.


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Voyez-vous Macron, Philippe ou Pénicaud ?

Le groupe, qui emploie 115.000 salariés en France, annonce un plan de départs volontaires, dans le cadre de son plan de relance annoncé mardi, qui vise à accélérer dans le bio, le commerce en ligne et de proximité. Philippe sera-t-il délégué par l'Elysée aux selfies avec les "départs volontaires" ?

Carrefour a par ailleurs annoncé une réduction des coûts de deux milliards d'euros dès 2020, en année pleine, notamment via des économies sur la logistique et les coûts de structure, ainsi qu'un projet de réduction de 273 magasins anciennement Dia, passés sous sa propre enseigne.

Un processus de recherche de repreneurs sera lancé pour ces magasins, qui seront fermés si le processus n'aboutit pas. Carrefour favorisera "systématiquement" une offre de reclassement, précise toutefois le groupe dans un communiqué.

En Ile-de-France, le siège de Boulogne va être fermé et le projet d'un nouveau siège de 30.000 m2 en Essonne, abandonné.

Carrefour s'est en effet fixé un objectif de 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans le commerce en ligne alimentaire et une part de marché supérieure à 20% en France d'ici à 2022, précise-t-il, à propos de son nouveau plan de transformation. Il lancera en 2018 un site unique en France, Carrefour.fr, qui aura vocation à être élargi à d'autres pays.

Il prévoit d'ailleurs d'investir 2,8 milliard d'euros sur 5 ans, "soit six fois plus que les investissements actuellement consentis", pour se renforcer dans le numérique.



Carrefour veut également presque quadrupler son chiffre d'affaires dans le bio à 5 milliards d'euros en 2022, et ouvrir au moins 2.000 magasins de proximité dans les cinq prochaines années.

Carrefour annonce "un soutien financier et durable à la conversion au bio d'agriculteurs", avec un partenariat avec l'organisation mondiale de protection de l'environnement WWF, une ONGI qui a pignon sur rue  (c'est un fonds qui, en 2013, tirait 56 % de ses ressources des particuliers, 17 % du secteur public et 10 % d'entreprises privées), mais sans légitimité.



Par ailleurs, la Chine s'apprête  à entrer au capital de Carrefour par le biais de la filiale du géant de l'internet chinois Tencent et de la chaîne de supermarchés chinoise Yonghui, selon un accord préliminaire signé entre les trois partenaires. Carrefour précise qu'il restera le premier actionnaire de sa filiale en Chine.
Parallèlement à ce projet d'investissement, Carrefour et Tencent annoncent la signature d'un "protocole d'accord de coopération stratégique en Chine", l'objectif étant de mettre en commun l'expertise de Carrefour dans la distribution avec le savoir-faire technologique de Tencent, géant des réseaux sociaux en Chine. De cet "allié" de Carrefour, Jack Ma d’Alibaba Group a déclaré: "Le problème de Tencent est qu’ils ne font aucune innovation. Tout n’est que copie.
Carrefour peut s'attendre à la naissance d'un clone chinois de Carrefour...