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jeudi 24 janvier 2019

Grand débat : failles et défaillances des équipes numériques de l'Elysée

Nouvelle négligence au sommet de l'Etat: les prétentieux sont des bras cassées 

Les équipes numériques de l'Elysée n'ont pas déposé les noms voisins du "grand débat national"

Neumann est désormais justifié à raconter que
Macron a entendu la colère du peuple contre la sur-taxe-carburant
Elles ne maîtrisent pas le b.a.-ba et ont ainsi ouvert la porte à plusieurs sites parodiques, rapporte le Canard enchaîné, mercredi 23 janvier. Lancé le 15 janvier dernier pour tenter d'enrayer la crise sociale portée par les Gilets jaunes, le grand débat est un vrai succès, s'est félicité mercredi 23 janvier Edouard Philippe. "Les Français dialoguent; ils disent ce qu'ils veulent", ce qui, sans cette opération, est déjà le cas sur les réseaux... "Ils sont en train de s'approprier le débat", a affirmé le Premier ministre lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

Emmanuelle Wargon, co-animatrice du grand débat national, avait salué auparavant l'intérêt des Français "à travers les mille réunions locales déjà référencées sur le site granddebat.fr". "Ils nous le montrent dans les 130.000 contributions en ligne que nous avons reçues en une seule journée", mardi, jour de l'ouverture de la possibilité de contribuer sur le site, a-t-elle ajouté, comme si chacune d'entre elles lui était favorable. Cet amalgame augure mal de la synthèse des contributions en fin de consultation...

Mais, sur les 130.000 contributions sur le site granddebat.fr, combien de citoyens ont été involontairement redirigés sur d'autres sites similaires ? Le Canard enchaîné révèle en effet ce 23 janvier que les équipes numériques de l'Elysée ont négligé de protéger le site internet, ainsi que tous les contenus, notamment les noms voisins, en les déposant, ce qui a entraîné la création de nombreux sites parodiques. Plusieurs internautes ont acheté des noms de domaines à l'orthographe proche de celle du site officiel.
Résultat de recherche d'images pour "mahjoubi grand debat"C'est ce que savent faire les géants du web américain : les vrais pro ont pour habitude d’acheter plusieurs noms de domaines similaires ou mal orthographiés (comme googl.com pour Google, ou amazone.fr pour Amazon), une technique qu’auraient bien fait d’appliquer les équipes en charge du lancement du site. Le genre de pauvres types qui négligent de sortir couverts...

Cette technique s’appelle du typosquatting, ou typosquattage. grandebatnational.fr, quant à lui, invite à appeler directement l’Élysée pour faire part de ses réclamations (et c’est le vrai numéro, ce qui risque de surcharger le standard téléphonique de l’Elysée au cours des prochains jours).

Une erreur déjà relevée par Le Figaro le 15 janvier dernier. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron Saint Martin"
Ainsi, sur le site "grandebat.fr", on peut lire une lettre parodique, abusivement attribuée au méprisant Macron. "L'heure est venue de donner la parole à ceux qui ne sont rien, ces gaulois réfractaires qui nous coûtent un pognon de dingue. Je brûle d'impatience de lire avec toute l'attention qui leur est due vos analyses macro-économiques affûtées et disruptives", est-il écrit. "Pour finir, je vous en conjure, promettez-moi que, dorénavant, les émeutes, c'est fini. Vos mères méritent mieux que ça", conclut l'auteur de ces lignes, qui signe "votre dévoué Jupiter". 

Image associée
Le site "grandebatnational.fr" propose de participer au "grand ébat national", peut-être avec Marlène Schiappa, star présumée du hard. Il suffit d'appeler directement le Château au numéro indiqué, le vrai, ce qui ne risque pas de surcharger le standard téléphonique de l’Elysée... 

Enfin, les internautes qui veulent se rendre sur le site "granddébat.fr", avec l'accent, tombent sur la vidéo Youtube d'un maire La France insoumise qui dénonce la "mascarade" du débat animé par Emmanuel Macron à Souillac.

mardi 23 janvier 2018

Emploi : Macron parade avec le Japonais Toyota, mais s'éclipse face aux difficultés du Français Carrefour

Les bons comptes de Macron n'y sont pas à l'INSEE et à Pole emploi

Macron s'affiche à Toyota, mais est absent à Carrefour
Le président-soleil se déplace pour le constructeur de l'"Empire du soleil levant"

Macron s'est rendu à Onnaing pour féliciter le Japonais et saluer le fer de lance du ..."made in France" ! Intox ou info ?
La direction de l’entreprise a annoncé la création de 700 CDI, alors le chef de l’Etat a aussitôt accouru aux côtés de ses dirigeants (ci-dessus), lors d'un déplacement - éclair, mais lourdement  médiatisé - sur le site du constructeur japonais de la Toyota Yaris, à Onnaing (Nord), lundi 22 janvier après-midi.

L'Europe est attractive et quand les investisseurs étrangers ne retirent pas leurs billes de l’industrie tricolore, Macron fait de la récupération : la Toyota Yaris est une automobile produite depuis 1999 au Japon et aussi construite à partir de 2001 en France, près de Valenciennes, à Onnaing, où Toyota procure du travail à 3.950 personnes. 
Le groupe nippon n’a cessé d’y investir, chiffrant à 1,4 milliard d’euros les fonds consacrés à son développement. Et dimanche, le PDG de Toyota Motor Manufacturing France (TMMF), Luciano Biondo, a annoncé plus de 300 millions d’euros supplémentaires pour permettre la modernisation du site, l’un des principaux du groupe en Europe. La presse avait récemment avancé le chiffre de 400 millions d’euros.
Macron se pose en héraut du "France is back", mais la direction de Toyota Motor Manufacturing France (TMMF) a nommé, non pas un Français, à la direction du site valenciennois, mais l'Italien Luciano Biondo : à compter du 1er janvier 2017, il a succédé à Koreatsu Aoki.
Dans le même temps,
le Japonais a été nommé président de Toyota Peugeot Citroën Automobiles (TPCA) sur le site TPCA situé à Kolin en République Tchèque qui produit la Toyota Aygo, la Peugeot 108 et la Citroën C1...
L. Biondo a confirmé l’ambition du constructeur extra-européen de produire d’ici à 2020 plus de 300.000 véhicules par an, contre 230.000 actuellement. "Ce qui est important, c’est d’avoir un site compétitif en accélérant la modernisation de notre outil", a-t-il insisté. Ce qui est secondaire, c'est de soutenir les constructeurs automobiles français...

Un nouvel immeuble accueillera ainsi la production de pièces en plastique actuellement usinées en Espagne. Rendre le site plus performant devrait ensuite permettre d’accueillir la production d’un second véhicule, en plus de la Yaris. Mais pas question pour l’instant d’annoncer la fabrication d’un autre modèle.

Le Japonais salue le savoir-faire français et Macron, le savoir-faire tchèque 
Hormis la courte prise de parole du PDG de TMMF, aucune annonce officielle n’a eu lieu, évitant ainsi au président français de révéler le montant de la facture consacrée par l'Etat à la modernisation de l’usine Toyota. Dans l’entourage du président de la République, on évoque 2 millions d’euros quand la région des Hauts-de-France présidée par le juppéiste Xavier Bertrand s’engage à hauteur de 11 millions (dont 9 millions issus des fonds européens Feder).  

Macron masque le coût de l'opération derrière une opération de com' sur le savoir-faire français. 
L'essentiel n’était pas pour lui le montant à charge du contribuable, mais l’illustration du savoir-faire français. Le président a consacré près de 2 h 30 à visiter le site sous les caméras et il a enchaîné les selfies avec les salariés.

La culture macronienne ? "Dans notre usine, il y a de la rigueur, du respect et une vision industrielle, confirme Thomas Mercier, délégué ...CFDT, syndicat majoritaire (40 %). La culture japonaise fait la différence. On a la chance d’avoir une direction franche et directe. Ici, c’est pas Carlos Ghosn."
FO est tout à l'euphorie du moment : "La culture Toyota, c’est de n’être jamais content pour toujours s’améliorer et innover", explique Fabrice Cambier, délégué syndical. 
Quant à la CGT, cinquième syndicat de l’usine nordiste, elle n'est pas éblouie par la culture japonaise et une dizaine de manifestants a été repoussée par la police qui leur a interdit l’entrée de l’usine : "Tous les salariés ont été filtrés, confirme un cadre de la CFDT. Ils ont demandé de retirer toutes les chasubles et les badges des syndicats." 
Pas question de gâcher ce beau moment, promesse de 300 emplois en contrat à durée indéterminée (CDI) dès cette année, puis de 400 autres CDI quand les nouveaux équipements seront installés.
Constat plus mitigé du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand : "Attention, il ne faut pas se contenter d’en parler et de faire de la communication…"


Le Français Carrefour va supprimer 2.400 postes sur 10.500 à son siège, en revanche.


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Voyez-vous Macron, Philippe ou Pénicaud ?

Le groupe, qui emploie 115.000 salariés en France, annonce un plan de départs volontaires, dans le cadre de son plan de relance annoncé mardi, qui vise à accélérer dans le bio, le commerce en ligne et de proximité. Philippe sera-t-il délégué par l'Elysée aux selfies avec les "départs volontaires" ?

Carrefour a par ailleurs annoncé une réduction des coûts de deux milliards d'euros dès 2020, en année pleine, notamment via des économies sur la logistique et les coûts de structure, ainsi qu'un projet de réduction de 273 magasins anciennement Dia, passés sous sa propre enseigne.

Un processus de recherche de repreneurs sera lancé pour ces magasins, qui seront fermés si le processus n'aboutit pas. Carrefour favorisera "systématiquement" une offre de reclassement, précise toutefois le groupe dans un communiqué.

En Ile-de-France, le siège de Boulogne va être fermé et le projet d'un nouveau siège de 30.000 m2 en Essonne, abandonné.

Carrefour s'est en effet fixé un objectif de 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans le commerce en ligne alimentaire et une part de marché supérieure à 20% en France d'ici à 2022, précise-t-il, à propos de son nouveau plan de transformation. Il lancera en 2018 un site unique en France, Carrefour.fr, qui aura vocation à être élargi à d'autres pays.

Il prévoit d'ailleurs d'investir 2,8 milliard d'euros sur 5 ans, "soit six fois plus que les investissements actuellement consentis", pour se renforcer dans le numérique.



Carrefour veut également presque quadrupler son chiffre d'affaires dans le bio à 5 milliards d'euros en 2022, et ouvrir au moins 2.000 magasins de proximité dans les cinq prochaines années.

Carrefour annonce "un soutien financier et durable à la conversion au bio d'agriculteurs", avec un partenariat avec l'organisation mondiale de protection de l'environnement WWF, une ONGI qui a pignon sur rue  (c'est un fonds qui, en 2013, tirait 56 % de ses ressources des particuliers, 17 % du secteur public et 10 % d'entreprises privées), mais sans légitimité.



Par ailleurs, la Chine s'apprête  à entrer au capital de Carrefour par le biais de la filiale du géant de l'internet chinois Tencent et de la chaîne de supermarchés chinoise Yonghui, selon un accord préliminaire signé entre les trois partenaires. Carrefour précise qu'il restera le premier actionnaire de sa filiale en Chine.
Parallèlement à ce projet d'investissement, Carrefour et Tencent annoncent la signature d'un "protocole d'accord de coopération stratégique en Chine", l'objectif étant de mettre en commun l'expertise de Carrefour dans la distribution avec le savoir-faire technologique de Tencent, géant des réseaux sociaux en Chine. De cet "allié" de Carrefour, Jack Ma d’Alibaba Group a déclaré: "Le problème de Tencent est qu’ils ne font aucune innovation. Tout n’est que copie." 
Carrefour peut s'attendre à la naissance d'un clone chinois de Carrefour...

mardi 8 septembre 2015

Hollande renvoie l'économie au second plan, avec le chômage des Français et la croissance

Conférence de presse: comment minimiser ses échecs en se consacrant à l' international... 

Le douloureux comparatif des entretiens avec la presse
Le 14 janvier 2014, lors de sa conférence de presse, François Hollande lançait le pacte de responsabilité, un allègement des charges des entreprises en échange de créations d’emplois, qui avait occupé l’essentiel des échanges avec les journalistes. Depuis, les allègements ds charges ont eu lieu, peu d’emplois ont été créés, mais le Président n’en parle presque plus. 

Du coup, l’économie et l’emploi étaient clairement au second plan de sa conférence de presse, ce 7 septembre, dans la salle des Fêtes de l’Elysée. Son discours était focalisé sur l’accueil des réfugiés et les frappes envisagées de l’Etat islamique en Syrie. Et les questions des journalistes, organisées par son service de presse, ont porté sur ces sujets pendant une grande partie de la conférence. "Il nous revient de faire des choix qui compteront pour le jugement de l’Histoire", a lancé solennellement François Hollande... Vu ses échecs accumulés et son impopularité chronique, il risque de rester un détail de ll'Histoire.

Le président aux abois a tenté de récupérer l'intrusion de Daesh en Europe. L'émotion créée, artificielle ou sincère (l'avenir le dira) l'a incité à renouveler, à propos du petit migrant, Aylan, enfant syrien retrouvé échoué sur une côte turque,  l'opération de janvier autour des attentats terroristes par des djihadistes français 
Mais Flanby organise aussi sa stratégie de com’ pour la présidentielle, dans l'hypothèse où, en s'améliorerant dans les pays voisins, le contexte économique lui serait favorable: insister sur ce que les Français suivent de loin et les touche peu, sa politique étrangère, notamment l’intervention réussie -mais inachevée-  au Mali, et sur ses apparitions sur la scène internationale, par la force des choses,  et où, après trois années de mandat, il continue de jouer les supplétifs des USA. 
Hollande tente en fait de minimiser ses échecs: la lutte contre le chômage et sa politique fiscale, qui ont suscité un rejet dans l’opinion et l'ont conduit à exprimer des regrets publics.

Réforme du code du travail et loi Macron 2

Hollande a confirmé le top départ de la réforme du code du travail
Il a en effet voulu donner l'illusion de son réformisme, moins de deux ans avant la présidentielle. Jusqu’au bout, il faut "que des actes soient posés" a-t-il estimé. En lieu et place de la refonte attendue, il se contentera de donner de "nouvelles souplesses" à un code du travail qui sera "adapté aux entreprises". Sur sa promesse de campagne et sujet tabou pour la gauche -les syndicats sont carrément hostiles à sa réforme, surtout FO et la CGT, car la CFDT est muselée- il lui sera difficile de faire bouger les lignes. Or, ouvrir le chantier pour y bricoler est un signe négatif. 
Lorsque Manuel Valls l’avait entr'ouvert le 2 avril, il avait suscité une vive polémique. Depuis, la réflexion a avancé avec deux rapports décapants de l’Institut Montaigne et de Terra Nova, deux think tanks socialistes au service du PS. Ils proposent de transférer des pans entiers de notre droit du travail aux négociations dans les branches et les entreprises. Celui du groupe d’experts installé par Matignon sera connu le 9 septembre. Ensuite, il faudra passer à la mise en oeuvre sur le terrain...

Second chantier à risques pour François Hollande: une loi Macron 2, confiée au ministre de l’Economie "sur les opportunités économiques provoquées par les innovations notamment numériques". Des innovations qui "peuvent être un risque et nous devons y veiller mais aussi une chance considérable pour de nombreux secteurs économiques", s'est-il justifié. 

En fait, Emmanuel Macron est censé contrecarrer l’ "ubérisation" de l’économie, une expression qui résume les transformations liées au développement des plateformes Internet (le taxi avec Uber, Airbnb, plateforme communautaire de location et de réservation de logements de particuliers, ou le covoiturage avec Blablacar…) face aux entreprises et services obsolètes que l'exécutif tente de maintenir sous respiration artificielle: ainsi ses amis du groupe G7 de taxis traditionnels ou OuiCar (lien PaSiDupes), satellite de la SNCF, comme l'est OuiBus, un réseau SNCF de lignes d'autocars longue distance en Europe. La politique soi-disant réformiste du pouvoir socialiste qualifié de socio-libéral manque cruellement de cohérence. 

L’objectif serait de déréglementer de nouveaux secteurs (transports, santé, logement…), ce qui promet de gros bras de fer avec les professions concernées. En déplacement en Israël, Emmanuel Macron a assuré: "Je réformerai jusqu’au dernier quart d’heure". Vu le côté explosif de son projet et les syndicats se chargeant de boguer, il faudra que le président-candidat ait le courage, la force et les moyens de l'imposer au Parlement.


jeudi 25 juin 2015

Les taxis laissent éclater leur violence: blocages, échauffourées et voitures retournées


Les manifestations réclament le respect de la... légalité !

Les taxis se sont déchaînés contre les chauffeurs UberPop p
artout en France  
Des CRS interviennent face aux chauffeurs de taxi qui manifestent, porte Maillot, à Paris, le 25 juin 2015. 




Les manifestants entendaient défendre leur monopole et lutter contre la libre concurrence et le numérique. La concentration de milliers de professionnels en colère a donné lieu à de nombreuses violences, notamment armées. 

Des chauffeurs de taxi mal-aimés ont manifesté leur inadaptation au monde moderne, jeudi 25 juin,
contre le service de transport entre particuliers UberPop et l'interdiction de l'application qui facilite les déplacements des particuliers. La circulation a été très perturbée dans de nombreuses grandes villes, comme à Paris, où le trafic a été brièvement paralysé sur le périphérique et l'accès aux aéroports bloqué. 
De nombreux altercations et actes d'incivilité ont également émaillé le mouvement de protestation. Les forces de l'ordre ont dû intervenir.
 

Violences sur la voie publique
Des taxis à l'ancienne interceptent un taxi Uber
et essaient de retourner le véhicule
Des véhicules ont été vandalisés et des jets de projectiles ont mis en danger des personnes physiques. Plusieurs agressions de chauffeurs UberPop ou des VTC par des taxis déchaînés, notamment porte Maillot à Paris, où deux voitures ont été retournées, au prétexte de "concurrence déloyale" des taxis VTC (véhicules de transport de personne).



Des palettes sont enflammées sur le périphérique, les bretelles d'accès aux aéroports sont bloquées et des affrontements éclatent près des gares... Les chauffeurs de taxi veulent éradiquer les chauffeurs Uber. "Un de moins", se félicite l'un d'eux sur son compte Twitter, publiant la photo d'une voiture retournée.


Porte Maillot à Paris, des tirs de fumigènes ont été lancés contre les véhicules.







Les manifestants s'en sont pris à la police

Les forces de l'ordre, déployées massivement à Paris, ont dû intervenir à plusieurs reprises. Porte Maillot, où la presse parisienne s'est concentrée, des CRS sont intervenus une première fois, vers 7 heures, pour dégager le périphérique bloqué par les taxis, puis une nouvelle fois, vers 9h30, pour déloger les manifestants, descendus à pied sur le périphérique. Chassés par les CRS, les taxis voyous sont remontés de l'autre côté en hurlant "Uber, Uber, on t'encule." En milieu de matinée, les incidents dans la capitale se poursuivaient.

Manifestations à Marseille,Toulouse et Bordeaux

Dans les Bouches-du-Rhône, les taxis ont installé plusieurs barrages filtrants à Marseille et Aix-en-Provence. A Marseille, les taxis ont brûlé des pneus et des palettes, perturbant et bloquant les accès à la gare Saint-Charles, ainsi qu'à l'aéroport.
A Toulouse, une quarantaine de taxis ont bloqué l'accès à la gare dès 8 heures et une centaine d'autres a ralenti l'accès à l'aéroport.
A Bordeaux, une centaine a stationné autour du Palais de justice pour "réclamer justice". "Les chauffeurs UberPop sont interdits, mais ils sont toujours là !", ont-ils scandé. 

Un flou juridique entoure cette pratique de covoiturage dans l'air du temps, jusqu'ici considéré comme souple et convivial, et la cour d'Appel de Paris a reporté à septembre sa décision d'interdire ou non UberPop, tandis que le ministre des Transports, Alain Vidalies, est aux abonnés absents.
VOIR et ENTENDRE la traque des taxis Uber à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par les chauffeurs de taxi, qui ont procédé à des contrôles, encadrés par des policiers, pour débusquer les conducteurs de VTC:



Le dialogue est rompu

Au moins huit gardes à vue de chauffeurs de taxi ou de VTC ont été placés en garde à vue pour des violences présumées, à Paris. Dans la capitale, de nombreux incidents ont émaillé la manifestation des chauffeurs de taxi, qui réclament la désactivation de l'application de transports entre particuliers UberPop.

A l'origine du mouvement national de protestation, les syndicats de taxis ont refusé "à l'unanimité" de se rendre à Matignon, en l'absence de Manuel Valls, qui "condamne avec la plus grande sévérité" des violences "inadmissibles", mais une délégation de l'intersyndicale doit rencontrer Bernard Cazeneuve à 18h30, place Beauvau. Bernard Cazeneuve a écourté son déplacement à Marseille vers 16h30 pour rentrer à Paris "poursuivre le dialogue".

La chanteuse Courtney Love, bloquée dans un Uber pris en embuscade
et couvert de jaune d'oeuf, interpelle François Hollande, lui demandant "où est la police". Le véhicule de l'ex-compagne de Kurt Cobain a été "frappé à coups de battes en métal", entre l'aéroport et Paris, révèle-t-elle sur Twitter. (lien PaSiDupes)

dimanche 15 mars 2015

Parité au gouvernement: pour que Valls fasse pleurer les femmes ministres ?

Manuel Valls recadre brutalement sa ministre: Axelle Lemaire s'effondre en larmes

Valls fait régner la peur au gouvernement

Craignant de s'attirer à nouveau les foudres du premier ministre,
la secrétaire d'Etat au Numérique a botté en touche au cours de l'émission de France 2, On n'est pas couché, du samedi 14 mars, lorsque des précisions lui ont été demandées sur l'atmosphère irrespirable au gouvernement. 

Axelle Lemaire a en effet refusé de revenir sur l'épisode douloureux de la "fessée" que Valls lui a publiquement administrée en séminaire gouvernemental.
Elle n'a pas osé libérer sa parole et seulement confirmé que le locataire de Matignon l'a bien abaissée et qu'elle en a pleuré devant tout le monde.   

Valls a-t-il fait adresser des fleurs?

Alors que la secrétaire d'Etat au Numérique cherchait à faire entendre sa voix lors d'un séminaire gouvernemental, elle avait été rappelée à sa condition de femme par le chef du gouvernement, le véhément Manuel Valls, rapporta Le Canard enchaîné, en janvier 2015.

En état de crise permanent
Le Franco-catalan est connu pour son autoritarisme... mussolinien. Et outre l'ensemble de ses contestataires, nombreux au PS comme dans l'opposition, Axelle Lemaire est l'un des victimes les plus... exemplaires au sein du gouvernement. Le 22 janvier, lors d'un séminaire gouvernemental, la secrétaire d'Etat chargée du Numérique avait pris la parole alors que les ministres débattaient sur l'Education, et notamment le plan de Najat Vallaud-Belkacem sur la laïcité à l'école. Un plan prônant un nouvel enseignement "laïc et moral" avait été rendu nécessaire par le signalement  de plusieurs centaines de refus dans les écoles de France de la minute de silence en mémoire des victimes des attentats de Paris par des djihadistes français.

La secrétaire d'Etat a alors voulu pointer le rôle de l'Internet. "Si on ne comprend pas que le problème, c'est Internet, alors on n'a rien compris", avait-elle lancé à ses collègues. Or, avant même de pouvoir finir sa phrase, Axelle Lemaire avait été brutalement interrompue par Manuel Valls. 

En des termes machistes et condescendants, il avait offensé sa collaboratrice: "Tu es bien gentille mais on ne parle pas comme ça, aurait-il déclaré, selon Le Canard Enchaîné. Avant d'ajouter, cinglant: "On parlera d'Inter­net une autre fois. Aujourd'hui, on prépare un plan d'action pour l'éduca­tion et la poli­tique de la ville.
"On parlera d'Internet une autre fois. Aujourd'hui, on prépare un plan d'action pour l'éducation et la politique de la ville", avait rétorqué le Premier ministre, cité par Le Canard enchaîné. Et d'ajouter avec mépris: "On a tous compris depuis longtemps, le problème d'Internet, mais on n'est pas là aujourd'hui pour en débattre".

Des sous-ministres pour faire nombre au nom de la parité. 
Valls refuse de se laisser prendre
en photo au côté de la sulfureuse Zahia:
Fleur Pellerin sert de protection...
Placée sous la tutelle d'Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, A. Lemaire avait profondément ressenti  ce rappel des secrétaires d'Etat au silence comme une admonestation des jeunes membres du gouvernement, des femmes convoquées pour faire nombre et se taire. Sur les 17 secrétaires d'Etat, huit sont des femmes, dont six restent de parfaites inconnues: Annick Girardin, Ségolène Neuville, Pascale Boistard, Carole Delga, Axelle Lemaire ou Myriam El Khomri. Leur moyenne d'âges est de 45 ans contre 57 pour leurs homologues masculins.
Axelle Lemaire s'est mise à pleurer devant ses collègues ministres visiblement gênés, rapporte l'hebdomadaire satirique, précisant qu'elle a ensuite cherché à se justifier. "Je ne voulais pas débattre: je voulais juste qu'on aborde le rôle d'Internet dans la structuration des réseaux djihadistes", s'est excusée la jeune femme de tout juste 40 ans.
Face à la ministre humiliée, Manuel Valls avait tenté de rectifier son image. "Je sais, on va dire que je suis trop sévère. Mais on t'aime tous, Axelle !", avait consenti le butor de 53 ans, sur un ton paternaliste.

La "person­na­lité poli­tique de l'année" n'a cessé de trahir sa violence intérieure
Axelle Lemaire ne s'y trompe pas. Quand le Premier ministre se montre au côté de la secrétaire d'Etat en octobre dernier, c'est pour défendre la politique de son gouvernement lors du lancement de la concertation du gouvernement sur le numérique. Il avait en effet pris la parole pour demander aux internautes "d'aider et bousculer" le gouvernement sur ce sujet, ce qui n'est pas non plus un bon point à la secrétaire d'Etat franco-canadienne.

La secré­taire d'État n'a pas oublié l'affront devant l'ensemble du gouver­ne­ment

Valls hurle et postillonne, menace du doigt et insulte
Christiane Taubira n'est pas seule membre de ce gouvernement à mépriser les Français, dans et hors du gouvernement. Stigmatisant les Français d'Algérie, "pieds-noirs" et harkis, Valls a étiqueté "rance" le maire de Béziers, Robert Ménard, pour avoir rebaptisé la "rue du 19-Mars-1962", date des accords d'Évian et début de nouveaux massacres du FLN sur ces populations françaises. A Saint-Brieuc samedi, en campagne perdue des Départementales, le Premier ministre a jugé que le "Front national n'aime pas la France". Pour l'ex-directeur de la communication de la campagne de François Hollande, les 30% de Français -1 sur trois- électeurs du FN sont-ils des "anti-France"?



La peur du FN lui fait perdre la raison

Comparé la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à un "tract ambulant pour le FN", fait sortir Valls de ses gonds. En réalité, le premier ministre PS égocentrique n'a cure de la garde des Sceaux et ne défend que sa personne et la réforme pénale. Il l'a démontré en saisissant l'occasion d'une question au gouvernement sur un tout autre sujet pour agresser Gérald Darmanin, le député d'opposition et maire UMP de Tourcoing. 
"Qu'est-ce qui fait monter le FN? (…) Si vous pensez que Taubira n'est pas un tract ambulant pour le FN mis en avant par François Hollande, c'est que vous n'avez pas compris le cynisme des socialistes. La politique pénale menée par Mme Taubira c'est tout ce qui fait monter le FN", a déclaré le député-maire UMP de Tourcoing, mardi 3 mars sur LCI.
Survolté, le Premier ministre - qui se laisse de plus en plus souvent gagner par la colère - a aussitôt violemment réagi à l'Assemblée. 
VOIR et ENTENDRE Valls se laisser déborder par la colère:


Nouvelle crise face à la jeune députée Marion Maréchal-Le Pen (FN)

Les  dérives comportementales du chef de gouvernement de Hollande se multiplient et indignent une part grandissante de la classe politique.
VOIR et ENTENDRE une video tronquée par la presse "libre," libre de ne pas déplaire au pouvoir...
Une partie de la presse (auto-)censure les excès du premier ministre socialiste. Comparer la précédente video avec la suivante...

VOIR et ENTENDRE cette scène accablante de rage pathologique, non expurgée et donc accusée d'être un montage dû à des... complotistes (évidemment) d'extrême gauche... A vous de juger:


dimanche 5 mai 2013

Blocage de Dailymotion par Montebourg: Fleur Pellerin aurait souhaité l'opacité

L'opposition de Montebourg "aurait dû rester dans le secret des négociations commerciales"


Pour la ministre du Numérique, le groupe français n'a pas vocation à rester "franco-français"...

Le protectionnisme de Montebourg à propos du rachat de Dailymotion met Bercy cul par-dessus tête. 
Yahoo! souhaitait racheter à France Télécom 75% du capital de sa filiale Dailymotion mais le ministre de l'anéantissement  du redressement (contre-)productif, qui détient encore 27% du capital de l'opérateur historique, refuse de lui autoriser plus de 50%. 

Mais, en entrant enfin dans la danse, Fleur Pellerin marche sur les pieds d'Arnaud Montebourg. En préambule, la ministre de l'Economie numérique, dans un entretien au Journal du dimanche, assure à son tour que "l'Etat était légitime à faire connaître sa position dans ce dossier parce qu'il est l'actionnaire de référence d'Orange", mais ajoute que les concessions que Arnaud Montebourg cherchait à obtenir de l'Américain "aurait dû rester dans le secret des négociations commerciales". Ainsi, de même que le PS reproche à J. Cahuzac ses aveux plutôt que sa fraude fiscale et ses mensonges, Pellerin déplore-t-elle davantage les fuites que les incessants affronts entre ministres de Bercy et l'idéologie ringarde du virevoltant sectaire.  

Bug au gouvernement 

Une petite pic adressée au ministre du Redressement productif après le couac de jeudi où le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a admis qu'il n'a pas été "particulièrement impliqué" dans le dossier de l'éventuelle reprise de Dailymotion par Yahoo!, c'est-à-dire court-circuité, alors qu'Arnaud Montebourg, avait affirmé qu'il avait su travailler en équipe ! Ce dernier avait sifflé la fin de la récréation jeudi soir sur France 2, estimant que sa décision est une décision du gouvernement.

Une nouvelle preuve que sept ministres à Bercy, cela fait peut-être un peu beaucoup. 
Fleur Pellerin le reconnaît en creux. Sur les divergences de communication entre Arnaud Montebourg et Pierre Moscovici, elle a indiqué que "99% du temps cela fonctionne bien" - quand aucune fuite ne vient contredire cette belle harmonie -, mais parfois "la communication n'est pas exactement alignée comme il aurait fallu qu'elle le soit". 

Sur le fond du dossier, Fleur Pellerin reconnaît que "les pépites (françaises) ont du mal à grossir, il faut les aider", ajoutant ne pas être contre l'arrivée d'investisseurs étrangers au côté d'Orange, d'autant que le marché américain est "incontournable quand on veut devenir un acteur de référence international". Se démarquant de Montebourg, son ministre de tutelle, selon elle, Dailymotion, n'a pas vocation à rester "franco-français", mais la cession de cette plate-forme vidéo doit être équilibrée et préserver les emplois et la technologie française. Réfutant les critiques d'anti-américanisme de la presse outre-Altantique, la ministre d'origine coréenne a souligné que l'"économie numérique n'est pas un village gaulois ! Après, lorsqu'un deal ne nous convient pas et que nous sommes actionnaires, nous le disons".

La petite Fleur et la peau de vache

Ça n'a aucun sens que Dailymotion reste français"
"Nous avons envisagé plus de 60 partenaires potentiels en France et à l'étranger avant de nous focaliser sur Yahoo! Maintenant, nous allons reprendre nos recherches", a affirmé Stéphane Richard, le patron d'Orange, jeudi. 
 Pour Pierre Kosciusko-Morizet, le fondateur de Priceminister.com, l'avenir du site de vidéos en ligne passe forcément par l'international. L’entrepreneur a denoncé l'interventionnisme de Montebourg sur Europe 1 vendredi matin: "Ça n'a aucun sens que Dailymotion reste français. C'est une boîte globale qui fait l'essentiel de son chiffre d'affaires hors de France. Elle a besoin d'un acteur mondial pour se développer. Si elle ne se vend pas, à Yahoo! ou à un autre, elle finira par mourir."


Interrogé par Le Monde, Benoît Thieulin, le président du Conseil national du numérique, prône le franco-françaois déclaré: "Dailymotion est une pépite stratégique qui a besoin d'un accord industriel. A-t-on exploré toutes les pistes? La France a de grands acteurs, tels TF1, Canal+ ou France Télévisions (…) Je suis convaincu qu'il y aura d'autres opportunités pour Dailymotion." Mais il faut aussi préciser, ce que taisent les media soumis au gouvernement: Thieulin qui a été désigné en décembre 2012, avait offert de travailler pour la candidate socialiste, Ségolène Royal en 2006.
A en croire le site Wansquare, cité par Le Figaro, ce serait déjà le cas: le groupe Vivendi (groupe New York Stock Exchange et le groupe Euronext) et la holding Le Monde Libre (journal Le Monde), détenue par Matthieu Pigasse, l'ex-patron de A. Pulvar, l'ex-concubine de Montebourg, Xavier Niel, opérateur de téléphonie mobile Free et 12e fortune de France, et Pierre Bergé, multimilliardaire socialiste, seraient intéressés par la rachat de la part de France Télécom dans Dailymotion.