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samedi 6 avril 2019

Altice et Free prennent leurs clients en otages, marchandant la diffusion de BFM-TV 

Diffusion de BFM-TV : le torchon brûle entre les actionnaires de Libération et du Monde 

Les diffusions des quatre chaînes d’Altice aux 6,5 millions d’abonnés à la Freebox ont été suspendues

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Faute d’accord trouvé entre les deux parties pour la distribution des chaînes du groupe de media de Patrick Drahi, vendredi 5 avril, les clients de Free n'avaient plus le choix de leur manipulateur de l'info. Deux heures plus tard, Free rétablissait le signal.

BFM n'avait rien laissé ignoré à ses clients des chicaya entre les marchands de tapis  Altice et Free (dont le fondateur, Xavier Niel, est actionnaire à titre individuel du Monde), puisque la chaîne commerciale n'a pas hésité à faire pression sur Free en balançant des encarts donnant à croire qu'elle sortait de leur entente la tête haute. 

La querelle portait sur la distribution des chaînes du groupe de Patrick Drahi (BFM-TV et Business, RMC Découverte et Story). Vendredi 5 avril, Free, la maison mère de SFR a décidé, faute d’accord, de suspendre, dès 7 heures du matin, la diffusion de ses quatre chaînes aux 6,5 millions d’abonnés à la Freebox. 

Mais coup de théâtre, le trublion des télécoms, Xavier Niel, a rétabli le signal par ses propres moyens, moins de deux heures plus tard, provoquant la colère d'Altice), Drahi accusant l’opérateur Free de pirater la livraison du signal de ses chaînes. 

Au cœur du conflit, l’accord de diffusion signé entre les deux groupes, et qui est arrivé à échéance le 20 mars. Altice souhaitait profiter du renouvellement du contrat pour en revoir les termes, et faire payer Free un montant de 5 à 6 millions d’euros pour l’accès à ses chaînes et à leurs services ajoutés tels que la télévision de rattrapage. 
Mais le groupe de media s'opposa à ce chantage : l’opérateur, peu disposé à rémunérer des chaînes gratuites - jugeant les services ajoutés insuffisamment pertinents pour justifier une rétribution - ne s'attendait toutefois pas à une fin de non-recevoir. "Malgré notre position d’ouverture et la prolongation de la période de discussions, Free a refusé de négocier un accord de distribution des chaînes et services associés de BFM-TV, BFM Business, RMC Découverte et RMC Story", a expliqué Altice, la maison mère de SFR, par communiqué.

Un mariage malheureux

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La coupure par Altice, puis le rétablissement du signal par Free, n'ont fait qu' exacerber des tensions anciennes entre les deux camps. La maison mère de SFR a menacé de suites judiciaires, indiquant que des "mesures juridiques, réglementaires et judiciaires" étaient en cours "face à cette situation illégale ". 
De son côté, Free dénonce, comme contraire à la réalité, "la communication mise en œuvre depuis plusieurs semaines" par Altice, déballant régulièrement ses problèmes  avec Free sur ses chaînes.

Ce conflit n’est pas le premier du genre. 
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Les méthodes des media et des opérateurs
sont-elles respectueuses des Français ?
En 2018, il y a moins d'un an, une bataille avait éclaté entre les opérateurs de téléphonie et les groupes audiovisuels, dont notamment TF1 et M6, qui avaient réclamé une rétribution pour la diffusion de leurs chaînes et de leurs services ajoutés. Les opérateurs avaient finalement renoncé devant les groupes audiovisuels. 
La situation s’enlisant, lundi 1er avril, Altice demanda l’ouverture d’une procédure de règlement des différends au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Mi-mars, le gendarme de l'audiovisuel avait déjà proposé une médiation aux deux parties, sans succès. L’instruction de l’affaire a repris au CSA.

Derrière ce bras de fer avec Free se profile celui à venir avec Orange. 
L’accord de distribution qui lie l’opérateur historique à Altice doit prendre fin cet été. Et les négociations pour un nouvel accord s’annoncent d’ores et déjà ardues. "Ça discute mollement", confie-t-on sobrement chez Orange. 
Mi-mars, Fabienne Dulac, la directrice générale d’Orange France,  avait pris fait et cause pour son homologue, trouvant le montant réclamé par Altice à Free exagéré au vu des audiences de ses chaînes.



vendredi 16 février 2018

Orange retire ses campagnes publicitaires à TF1

Orange et Free veulent tout pour une bouchée de pain

Le groupe audiovisuel demande à être mieux rémunéré pour ses contenus

Montage photo avec le PDG d'Orange, Stéphane Richard, et le patron de TF1, Gilles Pélisson. Entre l'opérateur et la chaîne, le courant ne passe plus.
Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, et le patron de TF1, Gilles Pélisson
Le bras de fer entre les opérateurs télécom et le groupe TF1 se poursuit. Chacun abat de nouvelles cartes pour tenter de faire fléchir l'autre. Cette fois, Orange, ex-France Telecom, a dégainé l'arme publicitaire: l'opérateur historique a annulé des campagnes prévues sur les chaînes de TF1 dans les semaines à venir. "Il y a eu des consignes, il y a environ deux semaines", au moment où le ton est monté entre les deux parties
A l'antenne toutefois, cela ne se voit pas encore, puisque les délais d'annulation d'une campagne publicitaire sont fixés à quatre semaines. Depuis plusieurs mois, son PDG, Stéphane Richard, répétait qu' "Orange est l'un des plus importants annonceurs chez TF1", une manière de chantage à peine voilé. 

Orange a fini par mettre ses menaces à exécution. 
"En 2017, Orange a déboursé 49 millions d'euros bruts en investissements publicitaires sur les chaînes du groupe TF1. Sur les 102,7 millions d'euros de budget publicitaire global dépensés en TV, 48,4% sont alloués à TF1", première chaîne télévisée en France, indique Philippe Nouchi, le directeur de l'expertise médias chez Publicis Média.

D'après un autre expert, "cela représente 20 millions d'euros net environ". Or, c'est peu ou prou la somme que TF1 réclame à Orange pour la diffusion de ses chaînes et de ses services de replay sur Orange... Plus précisément, le groupe audiovisuel - dans lequel l'Etat français (dont Bpifrance) est actionnaire à hauteur de 23 % - souhaite que l'opérateur lui verse une juste redevance de 25 millions d'euros. 
Alors ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, avait déclaré fin mai 2017 que l'Etat n'a pas vocation à rester de manière pérenne au capital, avant d'ajouter toutefois qu'un désengagement ne se ferait pas dans l'immédiat. Les pouvoirs publics ont assuré à plusieurs reprises vouloir conserver une minorité de blocage au sein de l'ancien monopole des télécommunications, où l'Etat dispose de trois représentants au Conseil d'administration.


TF1, le groupe de Gilles Pélisson, ne devrait pas en rester là.
Si Orange refuse de payer et annule son budget publicité, l'affaire devrait se retrouver rapidement devant les tribunaux. TF1 pourrait alors reprocher à l'opérateur d'abuser de sa position d'annonceur pour tenter d'influencer l'issu de négociations dans un autre dossier. 

De son côté, Free, qui résiste à TF1, ne dispose plus des mêmes armes arme: le groupe du milliardaire Xavier Niel (propriétaire du groupe L'Obs et copropriétaire du journal Le Monde) n'est déjà plus annonceur sur ses écrans publicitaires de TF1. Un choix qui remonte à l'époque où le groupe de Xavier Niel et Bouygues Telecom (filiale tout comme TF1 du groupe Bouygues) multipliaient les contentieux devant les tribunaux. "Cela prouve qu'un opérateur télécoms peut gagner des parts de marché, sans pub sur TF1", glisse un proche de l'opérateur.

"Même si ce n'est pas impossible, vu la puissance de TF1, il est toutefois difficile pour un gros annonceur comme Orange de se passer du diffuseur", estime Philippe Nouchi. 

TF1 réclamait initialement 80 millions d'euros à Orange en droits de rediffusion 

Pour le moment, Orange et Free se liguent contre TF1, continuant d'estimer que les exigences de TF1 sont trop élevées. Mais ces opérateurs peuvent-ils se priver de contenus.
 
TF1 aurait déjà fait des propositions en revoyant ses prétentions à la baisse. La filiale de Bouygues n'aurait pas encore fait assez de concessions, au goût de ses partenaires.
Mais, en même temps, le groupe audiovisuel a saisi la justice pour demander à Orange de cesser la diffusion de ses chaînes gratuites de la TNT. Dans cette guerre d'influence et des prix, les abonnés de Orange sont privés des services de replay MyTF1. Restent les chaînes. 

Le diffuseur peut encore peser sur Orange, mauvais client. 
Ce qui serait l'occasion pour chacun des protagonistes de mesurer l'attachement de ses clients à ses services, d'ici l'échéance du mondial de Football en Russie qui démarre en juin sur les antennes de TF1.
 
Or, TF1 vient d'annoncer, ce jeudi, qu'il demande à Orange de ne plus distribuer ses chaînes sur sa box TF1En cas de refus persistant de payer, les accords de distribution entre le groupe télévisuel et Orange prennent fin, à l'occasion de la date d'échéance des contrats, le 31 janvier dernier. 

A noter que, jusqu'à ce qu'elle soit nommée ministre du Travail de Macron, Muriel Pénicaud, directrice générale des ressources humaines du groupe Danone, a été l'un des huit administrateurs d'Orange (en même temps qu'elle siègeait dans différents autres conseils d'administration de grandes entreprises,  la SNCF, puis Aéroports de Paris).

dimanche 20 novembre 2016

Rachat de SFR: les concurrents d'Altice (Libération et BFMTV) vont réclamer des indemnités

L'Autorité de la concurrence se mord les doigts, mais un peu tard, de sa légèreté

Les concurrents de SFR se préparent à réclamer en justice des indemnités à son propriétaire Altice, sanctionné pour avoir racheté l'opérateur avant d'en avoir obtenu l'autorisation,

a-t-on appris vendredi auprès de plusieurs sources au fait du dossier.

Anciennement Conseil de la concurrence, autorité administrative, l'Autorité de la concurrence a infligé au début du mois une amende de 80 millions d'euros au groupe de télécoms et de media de Patrick Drahi pour avoir brûlé les étapes en mettant en oeuvre, sans attendre son feu vert, ni aucun fair play, le rachat des opérateurs télécoms SFR et Virgin Mobile.
Altice et SFR ont pris acte et ne contestent pas la décision de l'Autorité.

Les concurrents Orange, Free (Iliad) et Bouygues Telecom (Bouygues) estiment avoir subi un préjudice

Le rachat anticipé de leur concurrent SFR par Drahi est un coup bas pour lequel ils prévoient de demander réparation, ont dit les sources.
Ils doivent toutefois au préalable obtenir la décision détaillée du gendarme de la Concurrence qui n'a pour l'instant publié qu'un communiqué de presse sur ce cas inédit en France de "gunjumping" ("communication anticipée" en français), une pratique commerciale illégale.

Il est difficile d'évaluer à ce stade le montant des indemnités que pourraient demander les opérateurs télécoms.

L'enquête de la Concurrence a mis au jour de nombreuses pratiques démontrant qu'Altice avait pris le contrôle effectif de ses deux cibles dès le dépôt de sa demande d'autorisation de l'opération, et parfois même avant.
Altice a par exemple demandé dès juin à SFR de lancer des offres promotionnelles prévues pour tout l'été, bloquer des investissements dans l'informatique, obtenu des listes de clients détaillées avec les chiffres d'affaires afférents ou recueilli des informations clefs sur le projet de partage d'infrastructure avec le rival Bouygues Telecom.

Moins de trois semaines après le feu vert de la concurrence, SFR et Numericable ont lancé de nouvelles offres communes très haut débit, fruit d'une concertation qui a en réalité démarré dès le mois de mai, explique l'Autorité.

Les voyous d'Altice n'ont pas souhaité faire de commentaires sur ces informations.
Dans la presse, ce groupe acheté à crédit est constitué de Libération, NextRadioTV (37,77 % du capital et 48,59 % des droits de vote), Groupe l'Express (Studio Ciné Live, L'Express, L'Expansion, L'Étudiant...) et création du groupe Altice Media Group, revendu avec NextRadioTV à SFR Group (activités Télécom, média -SFR Presse (activités presse), SFR RadioTV (activités audiovisuelles BFM TV, chaîne d'information en continu, BFM Business, chaîne d'information économique, RMC Découverte et sa première chaîne TV locale, BFM Paris) et SFR Sport (activités consacrées aux sports: RMC Sport et la chaîne d'info sportive BFM Sport depuis juin 2016) - et publicité).

Les journalistes de BFM TV n'ont toujours pas fait grève contre la moralité douteuse de leur patron Patrick Drahi... Faut-il attendre encore un sursaut de moralité des et Ruth Elkrief ?
La connivence entre journalistes politiques et dirigeants n'est pas une vue de l'esprit, comme le démontre le duo François Hollande-Ruth Elkrief qui se sont embrassés lors du dernier débat télévisé qui opposa François Hollande et Nicolas Sarkozy pour la présidentielle 2012.
Une autre preuve date de novembre 2013. BFM TV, l'antenne qui se targue d'être la première chaîne info en continu de France, avait décroché une exclusivité: le premier entretien croisé de François Hollande et Shimon Peres. Le chef de l'État effectuait alors un déplacement officiel en Israël. 

VOIR et ENTENDRE Hollande révéler son intimité avec la journaliste vedette de BFMTV :


samedi 15 mars 2014

Montebourg s'en prend au camarade patron de Numéricable, préféré par Vivendi

Pour Montebourg, le rapprochement SFR-Numericable n'est pas encore acquis

Nouveau camouflet pour Montebourg  
Blafard, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, estime que le rapprochement entre Numericable et SFR n'est pas encore acquis, malgré la décision de Vivendi de poursuivre des négociations exclusives avec le fonds d'investissement Altice, maison mère du cablo-opérateur israélien, pour la cession de sa filiale télécoms SFR. "Je crois que le débat continue", a affirmé Montebourg sur France 2, vendredi 14 mars.
"Je ne suis pas certain que les banques aient envie de s'exposer outre mesure. Il y a trois semaines de discussions. D'abord, parce qu'il y a un certain nombre de recours qui vont s'exercer de la part du concurrent de SFR, certainement. Il y a des questions qui vont être posées aux autorités de la concurrence européenne et français."
Des questions qui ne s'appliquaient pas à la concentration de la presse lors du rachat du Nouvel Observateur par les propriétaires du journal socialiste Le Monde, les hommes d'affaires Xavier Niel (Free), Pierre Bergé et  le banquier Matthieu Pigasse.

Le patron de Numericable manque de patriotisme fiscal

Vivendi a annoncé vendredi qu'il avait choisi d'entrer en "négociations exclusives" avec (Altice) pour une période de trois semaines en vue de la cession de sa filiale télécoms SFR, écartant l'offre concurrente de Bouygues
Or, le ministre avait fait part de sa préférence pour un rapprochement entre SFR et Bouygues. Il affirme maintenant sur France 2 que la préoccupation du gouvernement dans cette affaire est l'emploi et l'investissement.
"Nous défendons l'emploi, l'emploi, l'emploi", a-t-il insisté. "Nous souhaitons qu'il n'y ait pas de casse sociale, nous souhaitons qu'il y ait des investissements."

L'interventionnisme étatique du gouvernement Ayrault

Le gouvernement a signifié ses trois exigences
"Pas d'emplois perdus, pas de plan de licenciements, pas de plan de départs volontaires, pas de plan social. 
Deuxièmement : la reprise des investissements de la fibre sur tout le territoire, par Numericable." 

Il a également estimé que le patron d'Altice, Patrick Drahi, devrait faire preuve de "patriotisme fiscal" : "Et, troisièmement, nous avons affaire à un dirigeant qui est un milliardaire; tant mieux pour lui, il a réussi ! Montebourg pourrait en dire autant de Xavier Niel ou Pierre Bergé...

"Il est propriétaire du câble dans de nombreux pays européens, mais qui a une holding au Luxembourg, il est propriétaire de ses actions à Guernesey, [comme les Cahuzac ont des comptes illégaux sur l'Ile de Man], la société est cotée à Amsterdam et il est résident suisse." Jérôme Chuzac, son ex-collègue du Budget, fraudait le fisc français avec un compte illégal en Suisse. "Donc il va falloir qu'il fasse preuve de patriotisme fiscal et qu'il rapatrie un peu tout ça en France."

Plus surprenant, Xavier Niel, le fondateur de Free (par ailleurs actionnaire à titre personnel du Monde), est allé lui-même à la rescousse de son ennemi d'hier, Martin Bouygues, dans un  entretien avec Les Echos, publié vendredi. Il y tire à boulets rouges sur l'offre de Drahi, rappelant que l'homme d'affaires est un habitué des plans de licenciement. "[M. Drahi] explique qu'il n'y aura pas de plan social, mais quand il a racheté Noos en 2006, 60 % des effectifs ont été licenciés. Et je ne vous parle même pas du cas israélien, où les effectifs de l'opérateur Hot sont passés de 4.500 à 2.000. Appliquez le même ratio à SFR… Cela fait 5.000 départs", vitupère le milliardaire Niel. (Lien ... Le Monde)

L'affaire Vivendi-SFR montre jusqu'où l'ingérence publique ne doit pas – et ne peut pas – aller. 
Arnaud Montebourg a fait du Redressement positif un ministère du verbe, connu moins pour son sauvetage de l'industrie que  pour des coups d'éclats souvent contre-productifsLe temps semble révolu où la puissance publique estimait qu'elle n'avait pas à intervenir, à quelques exceptions près, dans les stratégies de groupes industriels privés, mais l'agité n'a pas réussi à donner du crédit à la parole de l'Etat sur ce terrain. 

L'Etat stratège industriel, c'est une idée saugrenue. Faut-il rappeler les fermetures d'usines, les destructions d'emploi et le manque à gagner fiscal consécutifs à des choix idéologiques dramatiques.  
Encore faudrait-il que Bercy ait une ligne, à défaut d'une stratégie. Or, une fois de plus dans le processus de vente du second opérateur mobile français, SFR, le volontariste de Montebourg a manqué de clarté.  Le flou de ses motivations cache-t-il un loup ? En attendant d'en voir la queue, une chose était claire: si Bouygues emportait SFR, Free ressortirait gagnant de l'opération.  

dimanche 9 mars 2014

Grande purge annoncée à Libération

E. Rothschild va-t-il imiter Hollande 
et répudier sa danseuse ?

La survie du titre passe par des suppressions de postes "conséquentes",
  
Avril 1973: déjà mal géré !

a prévenu Bruno Ledoux, actionnaire du journal, à parité depuis 2006 avec Édouard de Rothschild, demi-frère de David de Rothschild, fondateur de la banque d'affaires Rothschild & Cie.

Le 16 novembre 2006 encore, Laurent Mouchard-Joffrin rencontra les salariés de Libé, au motif que le Nouvel Observateur publiait in extenso sur son site, le plan de reprise proposé par Edwy Plenel. Aujourd'hui, le premier est passé à la concurrence comme patron du Nouvel Observateur et le trotskiste est également patron, mais du site Mediapart entretenu par l'Etat: aide financière et abaissement de la TVA sur la presse en ligne.

En 2007, la fortune de David et d'Édouard de Rothschild, co-actionnaire principal du quotidien socialiste, était estimée par le magazine Challenges à 315 millions d'euros. Édouard de Rothschild a acquis la nationalité israélienne en 2010, selon le quotidien israélien Yediot Aharonot.

Or, cette presse dispendieuse soumet ses lecteurs à la double peine
Le 1er janvier dernier, Libération avait imposé à ses bobos une hausse jugée "nécessaire" de dix centimes d'euros à 1,70 euro, Le Figaro étant passé à 1,80 euro et L'Humanité à 1,50 euro avec +10 centimes. En décembre 2013, Le Monde avait pris les devants, franchissant le seuil psychologique des 2 euros contre 1,80 précédemment, devenant ainsi le quotidien le plus cher de France.

La pléthore de journalistes et sa mauvaise gestion pourraient faire une nouvelle victime dans la presse.
Libération est à nouveau en grandes difficultés financières. Bruno Ledoux, actionnaire et président du conseil de surveillance, estime que la survie du journal passe par une "inévitable" restructuration "très conséquente". Le patron de presse a lâché qu’"il y aura moins de journalistes qu'aujourd'hui" dans le titre.

Trouver 12 millions d’euros ou disparaître
La vache à lait ne se laisse plus tirer ? Bruno Ledoux a également affirmé  qu’il bouclera un tour de table d'environ 12 millions d'euros "en mars", avec l'appui de "trois ou quatre entrepreneurs français" étrangers au monde de la presse. 
Il a aussi précisé que certains investisseurs potentiels, comme le milliardaire Xavier Niel (déjà actionnaire du Monde et patron de Free), est en position d'attente, au cas où ils renonceraient. 
Ledoux, qui détient 26% du quotidien, a aussi rappelé devant des étudiants en journalisme son projet de créer sous la marque Libération un réseau social et un espace culturel, et peut-être "une Libé TV, une radio". Mais il a assuré qu'il n'est pas question pour l'heure d'abandonner le papier.

A noter avec inquiétude pour la démocratie  que Xavier Niel est en train de concenter  la presse de gauche entre ses mains. En janvier 2014, le patron milliardaire de Free a acquis, pour 13,4 millions d'euros, 65 % du Nouvel Observateur en partage avec le milliardaire Pierre Bergé et Matthieu Pigasse déjà propriétaires du journal Le Monde. Alors pourquoi pas Libération aussi ! 

Sans compter que le réseau mobile de Bouygues pourrait en outre tomber en possession de Free contre la modique somme de 1,8 milliard d'euros... Mais puisque la France est équipé d'une Autorité de la concurrence, autorité administrative indépendante française chargée de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles, Marianne peur dormir sur ses deux oreilles. Sur l'aile gauche du PS, les assiettes paraboles de Benoît Hamon semblent d'ailleurs n'avoir rien capté !

Vers une nouveau pas dans la concentration de la presse 

"Je n'échouerai pas", a lancé Ledoux aux étudiants. 
"Mais les mécènes c'est fini. Un entreprise de presse doit se considérer comme une entreprise normale, sinon elle est condamnée". 

"Tout ce qui est nouveau, chez Libé, ça fait un peu peur", a-t-il répondu aux étudiants à propos de l'hostilité de la rédaction pourtant bobo et progressiste.
Les journalistes de Libé seraient toutefois capables d'une "avancée...
"Ces idées progressent" dans la rédaction. "Si on est contre, personne n'est tenu de rester", a-t-il cyniquement ajouté.

Malgré les écoutes téléphoniques d'avocats
Le sang des autres,
jusque-là, ça allait...
"Le journal n'appartient pas aux journalistes. On est pas en Union soviétique". 

Le patron a aussi pointé "des journalistes qui produisent un papier par mois" dans cette rédaction ou des bouffis d'orgueil qui "refusaient d'écrire pour le web" ou pour d'autres rubriques. 
"Il faut tout repenser en conservant l'ADN de Libé" et "créer de la valeur" sur la marque, a-t-il conclu.


mercredi 8 janvier 2014

Concentration de la presse de gauche: Le Monde veut Le Nouvel Observateur

Un front socialiste des media menace la liberté de la presse 

Main basse des propriétaires du Monde sur Le Nouvel Observateur 
 

Le mythe dépasse la réalité depuis plusieurs années.
Il est communément admis que le grand nombre de titres de presse écrite, de chaînes de télévision, d’éditeurs de livres masque l’ampleur de la concentration dans la presse. Il est aussi donné à croire que les media sont en majorité intégrés à des groupes industriels de droite (Lagardère, Bouygues, Dassault, ...) qui dépendent économiquement par leurs marchés de l’Etat, donc du pouvoir politique. L'Humanité (PCF) dépend quant à lui des aides de l'Etat... Il apparaît de plus en plus clairement que cette présentation tendancieuse est carrément fausse. 

Le nouveau projet de concentration a fuité hier soir
"Les Echos" a appris que les trois propriétaires du journal socialiste Le Monde, Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse (ci-dessous à droite) sont sur le point de s’offrir l'hebdomadaire socialiste de Claude Perdriel, le propriétaire du groupe Nouvel Observateur (Le Nouvel Observateur, hebdomadaire de gauche d'information générale, Sciences et Avenir, magazine mensuel de vulgarisation scientifique, Challenges, premier news magazine économique en France et le site internet Rue89.)

Le rachat devait se faire via la holding du Monde, LML (Le Monde Libre), détenue à parts égales par les trois hommes d’affaires multimillionnaires. Claude Perdriel devrait conserver 30 % du titre. Le Monde détient déjà 6% des actions du Nouvel Observateur.

Les acquéreurs potentiels sont des hommes d'affaires militants Au PS
Les socialistes au pouvoir mangent dans la main de ces riches militants.
Xavier Niel, 10e fortune de France : né en 1967, il est vice-président et directeur délégué de la maison mère du fournisseur d'accès à Internet Free, opérateur de téléphonie mobile. Mis en examen et placé en détention provisoire en mai 2004 pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux concernant un de ses peep-shows, Xavier Niel a obtenu une ordonnance de non-lieu du juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke en août 2005. Il est toutefois condamné en octobre 2006 à deux ans d'emprisonnement avec sursis et à 250 000 euros d'amende  pour recel d'abus de biens sociaux dans ce peep-show dont il était actionnaire.

Matthieu Pigasse, né en 1968, est directeur général délégué de la banque Lazard en France et vice-président de Lazard en Europe, mais est issu d'une famille de presse par son grand-oncle et son père. Son frère est directeur de la rédaction du magazine people Public.
Depuis son passage dans les cabinets ministériels de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius, il est resté proche du Parti socialiste. Il est membre du conseil d'administration de la Fondation Jean-Jaurès, think tank du parti socialiste, ainsi que de la fondation pro-européenne EuropaNova. En 2007, il a fait partie des Gracques, l'un des groupes de pression de la gauche française. En 2007, le "banquier de gauche" conseille Ségolène Royal (financée par Pierre Bergé) et ne cache pas ses ambitions concernant un ministère en cas de victoire de la candidate socialiste à l'élection présidentielle. En 2009, il collabore avec Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et aussi Manuel Valls.
En 2005, Matthieu Pigasse organise la vente de Libération à Édouard de Rothschild. En 2009, il achète l'hebdomadaire culturel et politique Les Inrockuptibles, qui engagera Audrey Pulvar, alors concubine d'Arnaud Montebourg, ministre du "redressement productif". Il soutient aussi le site d'information Rue89 financièrement. En juin 2010, il prend le contrôle, avec Pierre Bergé et Xavier Niel du quotidien Le Monde.

Pierre Bergé, un homme d'affaires du luxe né en 1930, fut le compagnon du peintre Bernard Buffet et du couturier Yves Saint-Laurent. Il se trouve maintenant à la tête d'une fortune sous-évaluée à 120 millions d'euros
Dans les années 80, il se lie d’amitié avec le président François Mitterrand qu'il soutient, puis Ségolène Royal dont il finance la campagne présidentielle de 2007 et Vincent Peillon en 2009dans la création de son association L'espoir à gauche, dont le président est David Assouline, porte parole du PS, et le secrétaire général Patrick Mennucci, candidat socialiste à la mairie de Marseille.

Le site Internet Rue89, racheté il y a deux ans par " Le Nouvel Observateur ", fait partie du lot. Lorsqu'en décembre dernier l'industriel définit les contours de son projet de cession de son groupe de presse en difficultés, le site d'information "participatif" Rue89, propriété du groupe Perdriel, s'était mis en grève. Dans un texte publié sur Rue89 le 9 décembre 2013, Claude Perdriel estime que "l’indépendance éditoriale de Rue89 n’est pas menacée" et que "la réaction des journalistes de Rue89 est pour [lui] incompréhensible." La rédaction de Rue89 devait déménager avant l'été 2014 "Place de la Bourse, dans les locaux de l'Obs".

Pierre Bergé affirme qu’il n’est pas intéressé.

Manifestement, les trois protagonistes ne sont pas d’accord entre eux.
Ce matin, le co-propriétaire du Monde, Pierre Bergé (ci-contre, au centre), affirme au " Monde ": "je n’ai pas l’intention de le faire ".  
Claude Perdriel s’était dit prêt début décembre à céder le contrôle du "Nouvel Observateur ". Il avait adressé des appels du pied à Xavier Niel, patron de Free (ci-dessus à gauche), Jacques-Antoine Granjon, PDG de Ventesprivées.com, société dans laquelle le Qatar vient d'acquérir des parts,   et Jean-Louis Beffa, ex PDG de Saint-Gobain.

Plus que tout, Claude Perdriel souhaitait un rapprochement avec Le Monde , pour son magazine. Il y a trois ans, associé à Orange, il avait échoué à prendre le contrôle du quotidien du soir.

Hollande n'aime pas les riches, mais ce qui compte, c'est que les riches l'aiment...

lundi 23 décembre 2013

Conseil d'Etat: coup de frein au monopole de Canal+ sur la télévision privée

Le Conseil d'État veut brider Canal+, selon l'AFP 

Le tribunal administratif a annulé l
'autorisation drachat de Direct 8 et Direct Star à Canal+ par l'Autorité de la concurrence 


En 2011 et 2013, l'Autorité de la concurrence
a remis en cause cette fusion:
  le 
groupe Canal+ n'a pas respecté  ses engagements
Les juges ont estimé lundi que le groupe acquiert trop de droits de rediffusion des films français récents en clair.

Cette décision ne prendra effet qu'au 1er juillet 2014 pour que, d'ici là, l'Autorité de concurrence puisse réexaminer l'opération et imposer à Canal+ des contraintes supplémentaires, a expliqué le Conseil. 

Le Conseil d'Etat n'annule pas le rachat 
 en 2012 des deux chaînes Direct 8 et Direct Star par Canal+ auprès du groupe Bolloré en 2012.

Saisie par les rivaux de Canal+, TF1 et M6, la plus haute juridiction administrative a aussi partiellement annulé l'agrément du Conseil supérieur de l'audiovisuel sur cette opération. En 2011, Bolloré, qui détenait Direct 8 et Direct Star, avait en effet conclu un accord pour en apporter 60% à Vivendi, maison-mère de Canal+. En 2012, l'Autorité de la concurrence et le CSA avaient donné leur accord. 


L'Autorité de la concurrence a commis "une erreur d'appréciation", estime le Conseil d'Etat.
Elle a en effet accepté que Canal+ s'engage à ne pas acheter  les droits de diffusion de plus de 20 films français par an, à la fois pour la chaîne cryptée (payante) sur Canal+ et en clair, sur ses nouvelles chaînes gratuites de la TNT, rebaptisées D8 et D17. 

Dénonciation d'un conflit d'intérêts

La manigance aurait pu passer inaperçue, avec la complicité des media, mais pour le Conseil, cet engagement sur 20 films maximum ne suffit pas à éviter un monopole de Canal+ sur les droits de rediffusion des films français récents en clair, sachant que la chaîne (co-)produit des films et négocie les droits en même temps, ce qui lui donne une emprise considérable, explique le Conseil. 

A titre d'exemple de main mise du groupe sur l'industrie du cinéma, Canal+ est maîtresse d'oeuvre du Festival de Cannes. Sans pudeur, le JDD s'était esbaudi sur les scores d'audience de la cérémonie de clôture 2013, les meilleurs depuis 2006. 
Une consolation pour la chaîne après le dérapage dimanche soir sur Twitter, à propos de la Palme d'Or attribuée aux deux rôles principaux de La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche qui remporte la Palme d’or, mais se fait recaler -hors des frontières- à la sélection aux Oscar...


Cette palme pourrait d'ailleurs interpeler également le Conseil d'Etat sur la position dominante de la société Pathé et la dynastie Seydoux...

Non seulement Canal+ peut remporter les droits exclusifs -en payant et en clair- pour 20 films, mais pour les autres,
la chaîne, compte tenu de son rôle dans le financement de la plupart des films français, peut souvent remporter  aussi les droits de diffusion en clair pour les 2ème et 3ème passages télé. Il ne reste aux chaînes rivales que les droits du 1er passage télé.
Ce point particulier des 2ème et 3ème fenêtres de diffusion n'avait pas été couvert par les demandes de l'Autorité de la concurrence en 2012. 
Une autre question serait celle de l'exclusivité des droits de retransmissions accordée à France Télévisions: en soutien d'un service public pléthorique en déficit, plutôt que de faire la chasse au gaspi ?

Le Conseil d'Etat a aussi constaté un vice de forme

La décision de l'Autorité de concurrence aurait dû être adoptée par une formation collégiale et non par son seul président, Bruno LasserreCet ex-président du groupe de travail du Commissariat général au Plan sur " l'Etat et les nouvelles technologies de l'information " (1999-2001) est ...conseiller d'Etat !
C'est encore ce Bruno, énarque et grand manitou du monde des media, de l'Internet et des télécoms, qui a rendu en mars dernier un avis sur les conditions d'entrée de Free sur le marché des mobiles. Le gouvernement socialo-écolo lui avait confié le soin de donner son accord  avis sur l'accord d'itinérance qui a permis à Free d'utiliser le réseau d'Orange. Une décision (collective?) de l'Autorité de la concurrence prévoit que dès 2016, l'opérateur sera privé du réseau d'Orange dans les zones denses.

dimanche 5 mai 2013

Blocage de Dailymotion par Montebourg: Fleur Pellerin aurait souhaité l'opacité

L'opposition de Montebourg "aurait dû rester dans le secret des négociations commerciales"


Pour la ministre du Numérique, le groupe français n'a pas vocation à rester "franco-français"...

Le protectionnisme de Montebourg à propos du rachat de Dailymotion met Bercy cul par-dessus tête. 
Yahoo! souhaitait racheter à France Télécom 75% du capital de sa filiale Dailymotion mais le ministre de l'anéantissement  du redressement (contre-)productif, qui détient encore 27% du capital de l'opérateur historique, refuse de lui autoriser plus de 50%. 

Mais, en entrant enfin dans la danse, Fleur Pellerin marche sur les pieds d'Arnaud Montebourg. En préambule, la ministre de l'Economie numérique, dans un entretien au Journal du dimanche, assure à son tour que "l'Etat était légitime à faire connaître sa position dans ce dossier parce qu'il est l'actionnaire de référence d'Orange", mais ajoute que les concessions que Arnaud Montebourg cherchait à obtenir de l'Américain "aurait dû rester dans le secret des négociations commerciales". Ainsi, de même que le PS reproche à J. Cahuzac ses aveux plutôt que sa fraude fiscale et ses mensonges, Pellerin déplore-t-elle davantage les fuites que les incessants affronts entre ministres de Bercy et l'idéologie ringarde du virevoltant sectaire.  

Bug au gouvernement 

Une petite pic adressée au ministre du Redressement productif après le couac de jeudi où le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a admis qu'il n'a pas été "particulièrement impliqué" dans le dossier de l'éventuelle reprise de Dailymotion par Yahoo!c'est-à-dire court-circuitéalors qu'Arnaud Montebourg, avait affirmé qu'il avait su travailler en équipe ! Ce dernier avait sifflé la fin de la récréation jeudi soir sur France 2, estimant que sa décision est une décision du gouvernement.

Une nouvelle preuve que sept ministres à Bercy, cela fait peut-être un peu beaucoup. 
Fleur Pellerin le reconnaît en creux. Sur les divergences de communication entre Arnaud Montebourg et Pierre Moscovici, elle a indiqué que "99% du temps cela fonctionne bien" - quand aucune fuite ne vient contredire cette belle harmonie -, mais parfois "la communication n'est pas exactement alignée comme il aurait fallu qu'elle le soit"

Sur le fond du dossier, Fleur Pellerin reconnaît que "les pépites (françaises) ont du mal à grossir, il faut les aider", ajoutant ne pas être contre l'arrivée d'investisseurs étrangers au côté d'Orange, d'autant que le marché américain est "incontournable quand on veut devenir un acteur de référence international". Se démarquant de Montebourg, son ministre de tutelle, selon elle, Dailymotion, n'a pas vocation à rester "franco-français", mais la cession de cette plate-forme vidéo doit être équilibrée et préserver les emplois et la technologie française. Réfutant les critiques d'anti-américanisme de la presse outre-Altantique, la ministre d'origine coréenne a souligné que l'"économie numérique n'est pas un village gaulois ! Après, lorsqu'un deal ne nous convient pas et que nous sommes actionnaires, nous le disons".

La petite Fleur et la peau de vache

Ça n'a aucun sens que Dailymotion reste français"
"Nous avons envisagé plus de 60 partenaires potentiels en France et à l'étranger avant de nous focaliser sur Yahoo! Maintenant, nous allons reprendre nos recherches", a affirmé Stéphane Richard, le patron d'Orange, jeudi. 
 Pour Pierre Kosciusko-Morizet, le fondateur de Priceminister.com, l'avenir du site de vidéos en ligne passe forcément par l'international. L’entrepreneur a denoncé l'interventionnisme de Montebourg sur Europe 1 vendredi matin: "Ça n'a aucun sens que Dailymotion reste français. C'est une boîte globale qui fait l'essentiel de son chiffre d'affaires hors de France. Elle a besoin d'un acteur mondial pour se développer. Si elle ne se vend pas, à Yahoo! ou à un autre, elle finira par mourir."


Interrogé par Le Monde, Benoît Thieulin, le président du Conseil national du numérique, prône le franco-françaois déclaré: "Dailymotion est une pépite stratégique qui a besoin d'un accord industriel. A-t-on exploré toutes les pistes? La France a de grands acteurs, tels TF1, Canal+ ou France Télévisions (…) Je suis convaincu qu'il y aura d'autres opportunités pour Dailymotion." Mais il faut aussi préciser, ce que taisent les media soumis au gouvernement: Thieulin qui a été désigné en décembre 2012, avait offert de travailler pour la candidate socialiste, Ségolène Royal en 2006.
A en croire le site Wansquare, cité par Le Figaro, ce serait déjà le cas: le groupe Vivendi (groupe New York Stock Exchange et le groupe Euronext) et la holding Le Monde Libre (journal Le Monde), détenue par Matthieu Pigasse, l'ex-patron de A. Pulvar, l'ex-concubine de Montebourg, Xavier Niel, opérateur de téléphonie mobile Free et 12e fortune de France, et Pierre Bergé, multimilliardaire socialiste, seraient intéressés par la rachat de la part de France Télécom dans Dailymotion.