POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est patriotisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est patriotisme. Afficher tous les articles

samedi 11 mars 2017

Peillon compare En Marche! de Macron avec les chambres à gaz

Macron demande que l'ex-ministre de l'Education de Hollande soit chassé de la campagne de Hamon

Agression mutuelle d'ex-ministres socialistes de Hollande

Une référence indécente de Peillon aux chambres à gaz pousse le porte-parole d'En Marche! à demander "le retrait de Vincent Peillon de la campagne de Benoît Hamon".

Emmanuel Macron serait la "vérification expérimentale des propos de (Marine) Le Pen" sur l'"UMPS", selon Vincent Peillon sur CNews (ex-i-télé), mercredi. A propos de ralliements contre nature, notamment suite aux engagements du communiste Robert Hue (ci-dessous, à gauche, avec Gaysot et Buffet) et du libéral Alain Madelin au côté de Macron, Peillon a développé une thèse d'autant plus choquante qu'elle est énoncée par un ancien ministre de l'Education. 

Selon ce philosophe socialiste, "il semblerait qu'il y ait des gens de l'UMP et du PS qui se mettent ensemble. Vous savez, il y a quelque chose heureusement de têtu dans l'Histoire, c'est comme ça qu'on sait qu'il y a eu des chambres à gaz, et qu'on ne peut pas le nier, il y a aujourd'hui des gens de l'UMP, il me semble (Jean-Paul) Delevoye, il y a des gens du PS, il me semble (Bertrand) Delanoë...".

Le porte-parole d'En Marche! Benjamin Griveaux a vivement réagi vendredi dans un communiqué réclamant "le retrait de Vincent Peillon de la campagne de Benoît Hamon", après une référence outrageante aux chambres à gaz.

L'ancien ministre de l'Éducation refuse de se retirer.

"Je suis sur des faits (...) On n'est pas dans l'interprétation", s'entête Peillon.
"Je refuse cette polémique. Il est malhonnête et irresponsable de vouloir faire croire que j'ai établi une comparaison entre ce mouvement politique, En Marche!, et un épisode tragique de l'histoire", a réagi Peillon. "J'ai voulu rappeler qu'on a le droit de dire des faits, et qu'il faut faire attention à ceux qui tentent de les manipuler, tout comme il ne faut pas manipuler l'opinion en faisant croire à un amalgame que je n'ai pas fait", a-t-il persisté et signé.
Admettant toutefois "une maladresse", il a précisé qu'il n'est "pas question de retrait". Qu'en pense le candidat de Peillon ?C'est à Hamon, 1m69 et 60 kg, d'en décider.

Ces propos de Peillon confinent à "l'ignominie", souligne l'équipe Macron.
"Libre à chaque candidat et à chaque campagne de trahir ses valeurs, de renier ses convictions et les combats qui ont été les siens depuis des décennies (...) Mais la comparaison d'En Marche! avec les chambres à gaz est un point de non-retour", accuse le porte-parole du mouvement créé par l'ex-conseiller élyséen de Hollande.

"C'est pourquoi nous condamnons avec la plus grande force ce dérapage inqualifiable et demandons à M. Hamon la mise à l'écart définitive de Monsieur Peillon de la campagne présidentielle", conclut-t-il.

Dans l'univers concentrationnaire nazi, 
le triangle rose était le symbole utilisé 
pour marquer les homosexuels.
Dans le cadre du programme génocidaire des nazis, des chambres à gaz furent utilisées par l'Allemagne hitlérienne pour assassiner principalement des Juifs (environ trois millions), mais également plusieurs dizaines de milliers de Tziganes et des homosexuels. 
Or, une rumeur circule, soupçonnant Macron d'une double vie avec Mathieu Gallet, PDG de Radio France : un coup bas politique renouvelé par Peillon qui aurait voulu la lui faire à l'envers ?
Le philosophe Peillon n'ignore pas que dès 1924, le régime soviétique procéda à des arrestations massives d’homosexuels "de mauvaise origine", attestées par la correspondance de l’écrivain Mikhaïl Kouzmine.
Mais
c’est le stalinisme qui va imposer une ligne d’homophobie radicale : l’homosexualité masculine (moujelojstvo) est recriminalisée le 17 décembre 1933 et l’article 154 (devenu plus tard l’article 121), introduit dans le Code en avril 1934, rend tout acte homosexuel passible de trois à cinq ans d’emprisonnement.
Il y a aussitôt de nombreuses arrestations à Moscou, Leningrad, Kharkov et Odessa, notamment dans les milieux du théâtre, de la musique et des arts. A la mort de Kouzmine, en 1936, son amant, Youri Yourkine, et la plupart de ses amis sont arrêtés et fusillés. La même année 1936, le commissaire à la justice, Nicolas Krylenko, déclare que
l’homosexualité est un crime contre l’État soviétique et le prolétariat.
Pour les staliniens, l’homosexualité n’est pas seulement un héritage déplorable de l’Ancien régime, elle est aussi profondément liée au fascisme, comme le souligne l’exclamation de Gorki dans la Pravda le 23 mai 1934 avant même la Nuit des Longs Couteaux :

"Extirpez l’homosexualité et le fascisme disparaîtra"
Peillon est un habitué du dérapage sectaire
Invité de 'L'Entretien politique', mardi 3 janvier au soir sur France 2, le candidat à la primaire socialiste, Vincent Peillon, a établi un parallèle entre le sort des juifs sous l'Occupation nazie et la situation actuelle des musulmans de France. Au lendemain de ses propos, l'ancien ministre socialiste de l'Éducation a tenté d'éteindre la polémique qu'il a alluméeestimant que la laïcité est "utilisée" par certains contre des musulmans de France, comme cela avait "été fait" sous Vichy contre les juifs. "C'était il y a quarante ans", compte par erreur ce ministre faiblard en calcul mental, alors qu'il évoque les années 1940." "Les juifs, à qui on mettait des étoiles jaunes, c'est aujourd'hui un certain nombre de nos compatriotes musulmans, qu'on amalgame d'ailleurs souvent avec les islamistes radicaux", lâche le député européen.

Le sournois haineux est ensuite revenu sur ses propos...

A noter que, pour détourner l'attention de son délire anti-judéo-chrétien et de son attaque sur Manuel Valls, Peillon s'en prend à la candidate du FN :
VOIR et ENTENDRE Peillon dans un extrait de LCI qui s'attache à la polémique plutôt qu'aux faits d'agression verbale de cet universitaire et ex-ministre de ...l'Education à l'Histoire :

On peut aussi souhaiter prendre connaissance d'un extrait non expurgé, que voici pour être complet et honnête :
 
Vincent Peillon estime que la situation des... par info24fr

A noter la notion de 'patriotisme' selon l'internationaliste Peillon, rappelons-le, ex-ministre de l'Education...

Le CRIF dénonça une récupération "dévoyée" de l'Histoire
"L'histoire [Histoire] de la déportation de plus de 75.000 juifs, de la spoliation des biens juifs ou des lois discriminatoires comme le port de l'étoile jaune ne saurait être dévoyée et instrumentalisée au nom d'un soi-disant équilibre des souffrances." (Conseil représentatif des institutions juives de France)


L'Université suisse va-t-elle réembaucher un tel spécimen délocalisé de sectarisme ?

vendredi 19 décembre 2014

Le tombeur FN du maire PS de Hayange déclaré inéligible pour un an

La justice au secours de la gauche: le maire FN de Hayange déclaré inéligible pour un an 

Le maire FN de Hayange a été déclaré inéligible pour un an


Le tribunal de Strasbourg  a condamné ce cégétiste rallié au Front national pour "manquement d'une particulière gravité" dans ses comptes de campagne.

Le tribunal a condamné Fabien Engelmann sur 1.575 euros de frais de création et d'impression de tracts électoraux que le candidat aurait omis d'intégrer à ses comptes de campagne, dont le total déclaré s'élevait à quelque 12.000 euros.
La somme aurait été avancée par une colistière, son ex-première adjointe Marie Da Silva aujourd'hui entrée en dissidence. Mais pour Fabien Engelmann, il s'agit d'une "erreur technique" et non d'une "fraude", comme l'en accuse Marie Da Silva. "M. Engelmann ne peut se prévaloir que les paiements auraient été effectués à son insu par sa colistière, car il n'apporte aucun élément pour corroborer" cette thèse, a estimé mardi la magistrate Guénaëlle Haudier, rapporteur public, nouvelle appellation du commissaire du gouvernement, au sein du Conseil d'État depuis le 1er février 2009, pour créer l'illusion de leur indépendance.

Ancien cégétiste rallié au Front national

Un symbole du glissement de l'extrême gauche à l'extrême droite
Ouvrier territorial à Nilvange, Fabien Engelmann, 35 ans, avait commencé par adhérer à Lutte ouvrière (2001-2008) qui en avait fait sa tête de liste trotskiste aux élections municipales de 2008 à Thionville.

Il a rejoint par la suite le NPA en 2009. "Sidéré par la candidature d’une femme voilée, il quitte le parti d’Olivier Besancenot et rejoint Marine Le Pen, "une femme gauloise au sacré culot". 
Sa candidature aux cantonales de 2011 lui vaudra son exclusion de la CGT. "J’ai ouvert les yeux sur l’immigration et sur l’islam", explique Fabien Engelmann. Pour lui, "la préférence étrangère est une injustice scandaleuse. À voir la politique du PS, qui trahit les classes populaires, Jean Jaurès doit se retourner dans sa tombe". À l’en croire, "le vote FN n’est plus un vote de contestation mais un vote d’adhésion." 
Dans sa ville, l’ex-syndicaliste pointe le matraquage fiscal et "l’escroquerie à la charité" sur la question des Rom. "Ici, l’affaire Leonarda a fait rire tout le monde, relève-t-il. Et Hollande qui se met à genoux devant cette gamine…" Dans la ville, "il n’y a même plus de boucheries françaises dans le centre, mais deux boucheries halal"!

Candidat du Front national en mars 2012, il avait fini en tête du second tour des élections municipales avec 34,7% des suffrages devant le maire socialiste sortant, Philippe David.
Il a d'ores et déjà déclaré qu'il fera appel. "Le Front national est derrière moi, Marine Le Pen également, et bien entendu nous allons faire appel au Conseil d'Etat", a-t-il déclaré, rappelant que son recours était suspensif.

Cette condamnation va-t-elle lui coûter son fauteuil ?

Fabien Engelmann et Marie da Silva
Cette décision ne contraint pas l'élu frontiste à la démission dans l'immédiat, Fabien Engelmann prévoyant "bien entendu" de faire appel, et d'aller devant le Conseil d'Etat, si besoin.

Si la décision venait à être confirmée en appel, l'élu serait poussé à la démission, mais cela n'entraînerait pas automatiquement de nouvelles élections. Le premier non élu de la liste du maire déchu ferait son entrée à sa place au conseil municipal, lequel devrait alors se réunir pour choisir un nouveau maire.

Sur BFMTV, il a dénoncé une justice à deux vitesses.
Avant ce jugement , il avait également chargé la presse. "Les media n'ont pas hésité à m'accuser de tous les maux : fraudeur, magouilleur, tricheur, incapable", a-t-il accusé. "Je n'ai trompé personne, ni magouillé, ni fraudé l'Etat et encore moins les habitants de la ville", a souligné le maire.

La gauche chassée de Hayange entretient la polémique
Des socialistes, dont Gilles Wobedo, président de l’association "Hayange plus belle ma ville" qui mena la querelle des wagonnets de mine repeints aux couleurs tricolores, critiquent la gestion de leur ville perdue, près de 16. 000 habitants, sinistrée depuis la crise de la sidérurgie lorraine. Outre la procédure devant la justice administrative, les comptes de campagne du maire sont visés par une enquête préliminaire du Parquet de Thionville, ouverte en septembre à la suite d'une plainte de son ex-première adjointe, Marie Da Silva.
Après cinq mois à la mairie FN d'Hayange en Moselle, Fabien Engelmann avait décidé de retirer ses délégations à sa première adjointe, estimant qu'il était "impossible" de travailler avec elle, révéla, le jeudi 28 août, le "Républicain Lorrain", propriété du groupe mutualiste Crédit Mutuel-CIC (la BFCM, Banque fédérative du Crédit mutuel). Le quotidien régionale écrivait que Maria Sa Silva ne supportait plus "les dérives autocratiques" du maire.

Dans son numéro du 28 décembre 2011, Le Canard enchaîné révéla que les agences de presse appartenant au Crédit mutuel (notamment Le Républicain lorrain) ont accès aux informations bancaires des clients du groupe ce qui donne lieu à une enquête de la CNIL.

samedi 15 mars 2014

Montebourg s'en prend au camarade patron de Numéricable, préféré par Vivendi

Pour Montebourg, le rapprochement SFR-Numericable n'est pas encore acquis

Nouveau camouflet pour Montebourg  
Blafard, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, estime que le rapprochement entre Numericable et SFR n'est pas encore acquis, malgré la décision de Vivendi de poursuivre des négociations exclusives avec le fonds d'investissement Altice, maison mère du cablo-opérateur israélien, pour la cession de sa filiale télécoms SFR. "Je crois que le débat continue", a affirmé Montebourg sur France 2, vendredi 14 mars.
"Je ne suis pas certain que les banques aient envie de s'exposer outre mesure. Il y a trois semaines de discussions. D'abord, parce qu'il y a un certain nombre de recours qui vont s'exercer de la part du concurrent de SFR, certainement. Il y a des questions qui vont être posées aux autorités de la concurrence européenne et français."
Des questions qui ne s'appliquaient pas à la concentration de la presse lors du rachat du Nouvel Observateur par les propriétaires du journal socialiste Le Monde, les hommes d'affaires Xavier Niel (Free), Pierre Bergé et  le banquier Matthieu Pigasse.

Le patron de Numericable manque de patriotisme fiscal

Vivendi a annoncé vendredi qu'il avait choisi d'entrer en "négociations exclusives" avec (Altice) pour une période de trois semaines en vue de la cession de sa filiale télécoms SFR, écartant l'offre concurrente de Bouygues
Or, le ministre avait fait part de sa préférence pour un rapprochement entre SFR et Bouygues. Il affirme maintenant sur France 2 que la préoccupation du gouvernement dans cette affaire est l'emploi et l'investissement.
"Nous défendons l'emploi, l'emploi, l'emploi", a-t-il insisté. "Nous souhaitons qu'il n'y ait pas de casse sociale, nous souhaitons qu'il y ait des investissements."

L'interventionnisme étatique du gouvernement Ayrault

Le gouvernement a signifié ses trois exigences
"Pas d'emplois perdus, pas de plan de licenciements, pas de plan de départs volontaires, pas de plan social. 
Deuxièmement : la reprise des investissements de la fibre sur tout le territoire, par Numericable." 

Il a également estimé que le patron d'Altice, Patrick Drahi, devrait faire preuve de "patriotisme fiscal" : "Et, troisièmement, nous avons affaire à un dirigeant qui est un milliardaire; tant mieux pour lui, il a réussi ! Montebourg pourrait en dire autant de Xavier Niel ou Pierre Bergé...

"Il est propriétaire du câble dans de nombreux pays européens, mais qui a une holding au Luxembourg, il est propriétaire de ses actions à Guernesey, [comme les Cahuzac ont des comptes illégaux sur l'Ile de Man], la société est cotée à Amsterdam et il est résident suisse." Jérôme Chuzac, son ex-collègue du Budget, fraudait le fisc français avec un compte illégal en Suisse. "Donc il va falloir qu'il fasse preuve de patriotisme fiscal et qu'il rapatrie un peu tout ça en France."

Plus surprenant, Xavier Niel, le fondateur de Free (par ailleurs actionnaire à titre personnel du Monde), est allé lui-même à la rescousse de son ennemi d'hier, Martin Bouygues, dans un  entretien avec Les Echos, publié vendredi. Il y tire à boulets rouges sur l'offre de Drahi, rappelant que l'homme d'affaires est un habitué des plans de licenciement. "[M. Drahi] explique qu'il n'y aura pas de plan social, mais quand il a racheté Noos en 2006, 60 % des effectifs ont été licenciés. Et je ne vous parle même pas du cas israélien, où les effectifs de l'opérateur Hot sont passés de 4.500 à 2.000. Appliquez le même ratio à SFR… Cela fait 5.000 départs", vitupère le milliardaire Niel. (Lien ... Le Monde)

L'affaire Vivendi-SFR montre jusqu'où l'ingérence publique ne doit pas – et ne peut pas – aller. 
Arnaud Montebourg a fait du Redressement positif un ministère du verbe, connu moins pour son sauvetage de l'industrie que  pour des coups d'éclats souvent contre-productifsLe temps semble révolu où la puissance publique estimait qu'elle n'avait pas à intervenir, à quelques exceptions près, dans les stratégies de groupes industriels privés, mais l'agité n'a pas réussi à donner du crédit à la parole de l'Etat sur ce terrain. 

L'Etat stratège industriel, c'est une idée saugrenue. Faut-il rappeler les fermetures d'usines, les destructions d'emploi et le manque à gagner fiscal consécutifs à des choix idéologiques dramatiques.  
Encore faudrait-il que Bercy ait une ligne, à défaut d'une stratégie. Or, une fois de plus dans le processus de vente du second opérateur mobile français, SFR, le volontariste de Montebourg a manqué de clarté.  Le flou de ses motivations cache-t-il un loup ? En attendant d'en voir la queue, une chose était claire: si Bouygues emportait SFR, Free ressortirait gagnant de l'opération.  

vendredi 17 mai 2013

La presse européenne juge sévèrement la conférence de presse de Hollande

Fiasco de Hollande à l'extérieur comme à l'intérieur !

La pseudo "offensive" annoncée par le président de la République était un pétard mouillé
Le capitaine de pédalo rame ! Il n'a guère impressionné les grands quotidiens publiés à Berlin et à Londres, où les éditorialistes soulignent le maigre bilan de sa première année au pouvoir.

Correspondants à Berlin

François Hollande impatiente la presse allemande à l'image du gouvernement d'Angela Merkel. Et contrairement au gouvernement fédéral, elle le fait savoir sans détour depuis déjà plusieurs mois. Au lendemain de sa conférence de presse, les media  outre-Rhin n'ont visiblement pas été convaincus par l'offensive annoncée du président français.

Seul le tabloïd à grand tirage Bild, habituellement le plus critique à l'égard de Hollande, lui accorde un satisfecit,  estimant que "le président français prépare ses concitoyens à des réformes dures". Notamment une "refonte radicale du système de retraite". "Le plan Hollande: les Français devront travailler plus longtemps, pour toucher des retraites complètes", se félicite le journal, en soulignant que le président "a le dos au mur".
Bild avait dénoncé le délai de deux ans accordé par la Commission européenne à la France pour maîtriser ses déficits, arguant que Hollande ne fait pas suffisamment d'efforts pour soigner les maux de son pays: chômage des jeunes, assouplissement du marché du travail, réduction du train de vie de l'État et notamment du nombre de fonctionnaires, refonte des systèmes sociaux jugés trop généreux et report de l'âge de la retraite… 
Un diagnostic partagé en privé par les dirigeants allemands. Mais qu'ils ont décidé de taire en public pour ne pas froisser leur partenaire français à l'approche des élections législatives du 22 septembre. C'est à croire que nous sommes les seuls qui avons le privilège d'avoir des Montebourg, Hamon et Mélenchon...

Le quotidien conservateur Die Welt juge qu'il n'y a rien de très nouveau dans l'offensive d'un président
Le président de la gauche se serait  mué en un "Sarkollande" qui "a besoin de Merkel comme punching-ball". "L'heure de la grande offensive annoncée par l'Élysée a sonné avec de nombreuses mesures déjà proposées par son prédécesseur conservateur, Nicolas Sarkozy", souligne Die Welt. 
Ainsi le "gouvernement économique" ou la mutualisation des dettes, qui reste une ligne rouge pour Berlin, ont déjà été proposés en octobre 2008. 
"Hollande continue à ne pas montrer le moindre appétit pour la réduction des dépenses de l'État" par des réformes structurelles, déplore Die Welt, qui applaudit cependant l'accord tacite de l'administration après une période sans réponse, comme "une initiative de réduction de la bureaucratie étatique".
"Après un an au pouvoir, il se montre à peine capable de livrer des réponses aux problèmes les plus urgents. Au lieu de cela, il, propose l'exaltation patriotique", lance le Spiegel dans un article intitulé "Des paroles pour une nation secouée". 
Le journal juge "bluffant" que Hollande puisse "se féliciter de quelques-uns de ses succès", "en grande pompe monarchique" dans la salle des fêtes de l'Élysée, alors qu'il "a quelques jours très difficiles derrière lui". Et de citer l'entrée de la France en récession, les investissements et exportations en berne, la baisse du pouvoir d'achat et les chiffres records du chômage. 
Le discours du président a un air de "déjà-vu", selon le Spiegel qui ironise sur le "nous sommes une grande nation" du président à un "massage de l'âme" administré aux Français en flattant leur "patriotisme".

Plusieurs journaux britanniques ont pour leur part relevé un style gaullien chez François Hollande

"En attendant Godot" Dans le style magistral de l'interminable conférence de presse dans la forme, sous les yeux du gouvernement, pour le Times, et sur le fond pour le Daily Telegraph. Le quotidien conservateur voit dans le président un digne héritier de Charles de Gaulle dans sa réaction aux tentations isolationnistes de la Grande-Bretagne. "François Hollande a mené une triple attaque contre la Grande-Bretagne hier. Il a dit que l'Europe pourrait survivre sans le Royaume-Uni tout en prétendant que la politique d'austérité de David Cameron échouait et qu'il risquait de faire éclater l'Union européenne."
 
Le Financial Times s'étend sur "l'offensive" du chef de l'État pour relancer l'économie européenne et, au passage, ..."ressusciter sa présidence".
 
Mais c'est du quotidien de centre-gauche The Guardian que viennent les critiques les plus sévères. Dans un éditorial titré "En attendant Godot", il estime que Hollande "échoue" à "persuader le public français qu'il est capable de sortir le pays de sa torpeur". "Il n'y a pas à douter de l'honnêteté du président, poursuit le journal. Il ne cherche pas à être populaire.[C'est à voir!] Mais il existe de forts doutes sur sa capacité à nager contre les courants qui le tirent vers le fond."



vendredi 29 juin 2012

Industrie: le ministre Montebourg appelle les patriotes au secours


Nono Montebourg appelle au "patriotisme économique"

Et avec la langue, le "gommeux" ne fait plus rien ?

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a appelé jeudi au "patriotisme économique", en particulier par la solidarité entre grands groupes et PME, pour reconstituer l'industrie française et s'attaquer au déficit commercial

"Les Etats qui ont réussi à passer la crise avec des plus et non pas des moins" sont ceux "qui ont réalisé cette alliance entre grands groupes, Etat, systèmes de financement plus écosystème de PME sur les territoires", a-t-il déclaré dans un discours prononcé au salon Planète PME, organisé par la Confédération générale des Petites et moyennes entreprises (CGPME).
Le ministre a bien parlé
A. Montebourg a dit vouloir "retrouver l'ADN historique de ce qu'a été le capitalisme français, c'est-à-dire d'abord un modèle entrepreneurial innovant et d'essence patriotique", appelant à une "entraide patriotique" entre grandes entreprises et PME.En France, "c'est une bataille culturelle", a-t-il estimé. "Car combien de grands groupes considèrent dans la sous-traitance, le mot 'sous' avec beaucoup plus d'importance que +traitance+ quand ce n'est pas 'maltraitance'", a-t-il ironisé dans une allusion à certains abus de grandes sociétés vis-à-vis des PME, concernant les délais de paiement notamment.
Sur ce dernier point il a encore estimé nécessaire d'"améliorer le comportement de la commande publique, de faire en sorte que les grands groupes ne fassent pas leur trésorerie sur le dos de leurs petites entreprises sous-traitantes".
A l'exportation, il a appelé à "chasser en meute" comme le font les grandes entreprises allemandes avec leurs PME compatriotes. Après avoir fustigé le couple Merkozy, l'Allemagne jouit décidément d'un regain d'intérêt
Il a fustigé "la compétition déloyale" contre laquelle les Européens doivent selon lui se "protéger". "Beaucoup de pays, de grandes nations: le Canada, l'Inde, la Chine, les Etats-Unis, l'Amérique du Sud n'ont pas Bruxelles pour réglementer les aides d'Etat, empêcher des pratiques déloyale de se produire (parmi) leurs propres entreprises tout en laissant prospérer celles des autres", a-t-il lancé.
Il a par ailleurs rappelé le projet de voir le crédit impôt recherche, qu'il a qualifié de "bonne mesure", davantage orienté vers les PME.
Enfin, Nono Montebourg n'a pas manqué de critiquer à nouveau "les excès de la finance", qui sont, a-t-il ironisé, "comme le cholestérol: il y a le bon et le mauvais".

Ainsi, à part une bonne dose d'auto-satisfaction et pas mal de mauvaises excuses, de bons et de mauvais points et de vagues intentions, le grimacier a encore parlé pour ne rien dire. 
Pour trouver la pensée de Nono, il faut aller "en creux", et même en profondeur... 

dimanche 29 avril 2012

Sarkozy se démarque de ses adversaires à Toulouse

Plus de 20.000 personnes à Toulouse pour Sarkozy


Qui dit patriotisme ne dit pas  nationalisme

A une semaine du second tour,  Nicolas Sarkozy, le candidat de la majorité présidentielle et président-sortant, s'est exprimé dimanche à Toulouse devant plus de 20.000 personnes.
Dans ce meeting multidiffusé dans sept autres villes de France, Nicolas Sarkozy a lancé : " Je salue Toulouse ! Je salue Metz !  Je salue Lyon !  Je salue Marc-en-Baroeul !  Je salue Orléans !   Je salue Rennes !  Je salue Limoges !

"Je salue le peuple de France ! "
Face à un salle chaleureuse, Nicolas Sarkozy a fixé le moment, évoquant " ces moments de l'Histoire où tout se décide en quelques jours ".  " La France ne peut pas manquer ce rendez-vous avec l'Histoire. La France n'a pas le droit à l'erreur ", a-t-il insisté.

Le président-candidat a insisté à plusieurs reprises sur " l'importance cruciale des frontières dans la mondialisation ", alors qu' "on a voulu effacer toutes les frontières ", au nom de la libre circulation des capitaux.


Le président-sortant a appelé ses concitoyens à " être fiers d'être français ".
La Nation dont il a fait l'éloge est "le partage d'une identité collective et a fait naître la République", mais aussi la France forte", son slogan de campagne.
Et " je ne veux pas laisser la France se diluer dans la mondialisation, voilà le message central du premier tour ", a-t-il dit, faisant allusion aux scores-surprises de Marine Le Pen (17,9%) et de Jean-Luc Mélenchon (11,1%).

Le candidat de l'UMP a rectifié les caricatures dressées par la gauche
" La pensée unique, le système, notamment le système médiatique " soulignant qu'il a  "confondu le sentiment national, qui est hautement respectable, avec le nationalisme qui est une idéologie profondément dangereuse". Au même instant,  son rival socialiste a opposé " le patriotisme " au " nationalisme ." 

Et Nicolas Sarkozy a également levé les ambigüités créées par ses adversaires
Il a en effet demandé de ne pas confondre " l'amour de sa patrie avec la haine des autres ", qui est un  " sentiment détestable ",   se démarquant ainsi à la fois de l'extrême droite et de la représentation de la droite par les soutiens de Hollande.
Le patriotisme c'est aussi " porter des références qui valent pour nous-mêmes et pour les autres, le patriotisme, c'est s'aimer soi-même pour aimer les autres et avoir peur de rien, ne rien craindre dans la compétition mondiale, dans l'Europe qui se construit ", a-t-il fait valoir.

VOIR et ENTENDRE le discours de Nicolas Sarkozy à Toulouse (29/04/2012):


L'Europe et la Nation
Nicolas Sarkozy a estimé que "l'Europe a trop laissé s'affaiblir la Nation".
" Les pays qui gagnent aujourd'hui, c'est les pays qui croient dans l'esprit national ", a-t-il observé.
Et de souligner: "La France a voulu l'Europe. Elle attend de l'Europe qu'elle protège les peuples européens".


Nicolas Sarkozy s'est prêté au jeu des confidences sur France 2.

Interrogé par Laurent Delahousse, le président-candidat se livre. " Aujourd'hui, j'ai l'expérience d'une fonction; il y avait une inconnue, c'était comment on réagit face à des responsabilités aussi lourdes ", confie-t-il, se différenciant du candidat socialiste sans aucune expérience gouvernementale et qui choisirait, dit-on, Jean-Marc Ayrault qui n'est pas plus expérimenté, puisqu'il ne connaît que l'Assemblée nationale.