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samedi 25 juin 2016

Dommages collatéraux du Brexit: la sécession de l'Ecosse, puis de la Catalogne ?

L'Ecosse a lancé les préparatifs d'un référendum d'indépendance

Le gouvernement écossais va présenter une loi autorisant la tenue d'un second référendum sur l'indépendance de l'Ecosse
 

Elle souhaite débuter au plus vite des discussions sur sa place au sein de l'Union européenne, a déclaré samedi la première ministre Nicola Sturgeon, chef du Parti national écossais (SNP). La chef de file du Parti indépendantiste a expliqué qu'une commission consultative en vue d'un référendum sera  mise en place "dans les prochains jours" et indiqué que les autorités écossaises souhaitent parallèlement entamer au plus vite des discussions avec les institutions européennes.
Nicola Sturgeon  a expliqué qu'il est de son devoir de rassurer ses concitoyens, qui ont voté à 62% en faveur du maintien dans l'Union européenne lors du référendum de jeudi. "Nous sommes déterminés à agir sans hésitation afin de bâtir une unité dans toute l'Ecosse", a déclaré Nicola Sturgeon devant la presse.

"L'option d'un second référendum sur l'indépendance est très clairement sur la table et nous allons prendre des mesures pour nous assurer que la législation nécessaire va être adoptée", a-t-elle ajouté, confirmant ses propos tenus la veille.

La Commission européenne a réagi avec prudence aux propos de la dirigeante écossaise, rappelant que l'Ecosse fait constitutionnellement partie du Royaume-Uni et refusant de "spéculer plus avant" sur la question.
Une source proche du gouvernement écossais a déclaré ne pas être découragée par cette réaction qui était simplement "un constat de fait".

Les Ecossais s'étaient prononcés à 55% contre l'indépendance de leur pays lors du référendum de septembre 2014. Les autorités d'Edimbourg estiment que le vote en faveur du Brexit justifie la tenue d'une nouvelle consultation.
Le SNP fait valoir que le résultat du référendum sur l'indépendance s'explique par l'idée que la présence de l'Ecosse dans le Royaume-Uni apparaissait alors comme le seul moyen de garantir son appartenance européenne.

Or, sur le référendum de jeudi 23 juin 2016, les Ecossais se sont très largement prononcés en faveur du "Remain" (maintien) qui a recueilli 62% des suffrages dans le pays.

L'effet dominos du Brexit 

L'Ecosse ne se laissera pas priver de son statut de membre de l'UE sans explorer des solutions de remplacement, a assuré Nicola Sturgeon.
"Nous allons chercher à entamer des discussions immédiatement avec les institutions européennes et avec les autres Etats membres de l'UE pour examiner toutes les options possibles pour protéger la place de l'Ecosse dans l'UE", a-t-elle affirmé.

Elle a précisé qu'une commission d'experts va être constituée afin de conseiller le gouvernement sur les questions juridiques, financières et diplomatiques liées au statut d'Etat membre de l'UE.

Des diplomates européens ont rappelé que de nombreux obstacles se dressent sur la route d'une adhésion de l'Ecosse à une Union européenne largement occupée à gérer la sortie de la Grande-Bretagne.
Plusieurs Etats membres disposant d'un droit de veto pourraient s'opposer à une telle procédure, à commencer par l'Espagne inquiète qu'une sortie de l'Ecosse du Royaume-Uni alimente les revendications des indépendantistes catalans.
"Nous avons pour le moment d'autres problèmes en tête que celui d'alimenter le nationalisme écossais", a dit un diplomate européen. "Ils n'ont qu'à commencer par consulter Madrid".

"Il est encore trop tôt pour dit si et quand doit avoir lieu un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse mais compte tenu du résultat du référendum sur l'UE peu de gens doutent que cela doit être examiné", a dit un porte-parole du parti écologiste écossais, allié de Nicola Sturgeon au parlement.

lundi 6 juillet 2015

Grèce: ce que le niet communiste pourrait nous coûter, Français et Européens

Les Grecs ont voter contre l'austérité: qui ne le ferait pas ?

Leur  vote au référendum aurait été digne si les Grecs avaient assumé leurs responsabilités

Les Grecs qui ont voté Niet dansent,
mais ils vont déchanter
Leur niet aura en effet des conséquences financières et politiques sur l’avenir du pays, mais aussi sur les 17 autres de l’Union européenne

Monnaie unique, dette, communiste pourrait nou migrants...
Le peuple grec était interrogé par référendum pour savoir s'il acceptait ou non les sacrifices associé à un 3e  plan de redressement des comptes, discuté avec leurs créanciers européens. 
Et le "non" l'a emporté, puisque la question était ainsi posée qu'il aurait fallu que les Grecs soient solidaires des efforts des peuples de l'Union européenne, puisqu'ils les refusent. Le pouvoir d'extrême gauche s'y est donc refusé: il a incité le peuple grec a penser qu'il est loyal et juste, dans une collectivité, que ce soient les autres qui paient.  
Cet "oxi" ("non" en grec) signifie un rejet de la main tendue par les Européens. Or, ceux-ci ont précisé à la Grèce qu'ils ne pouvaient indéfiniment faire de nouvelles proposition. 
L'Europe entre ainsi dans une zone "inconnue", selon le terme du gouvernement français. 

Que peut-il maintenant arriver...aux finances de la Grèce?

La Grèce ne peut compter sur elle-même et a un impérieux  besoin du soutien extérieur. Le pays doit 321 milliards d'euros aux autres pays de la zone euro, au Fonds monétaire international (FMI), à la Banque centrale européenne (BCE) et à d'autres créanciers qui ont déjà beaucoup fait pour lui. Une dette représentant près de 180 % de son PIB, quand celles de l'Italie et du Portugal sont à 130 %. Athènes n'a, actuellement, pas les moyens de rembourser, seulement l'audace de lésiner sur les moyens qu'il engage. 
Mercredi, le gouvernement grec n'a pas pu honorer une échéance de 1,6 milliard d'euros au FMI. Le 20 juillet, il devra encore rembourser les 3,5 milliards qu'il doit à la BCE. Puis encore 3,4 milliards d'ici à la fin de l'année et 6,5 milliards en 2016… Une facture qui court jusqu'en 2054.

Le premier ministre Alexis Tsipras, président depuis 2012 de la Coalition de la gauche radicale (SYRIZA), a estimé qu'un "non" populaire évident (à 61% !) lui conférerait la force de négocier avec les créanciers européens vus comme des ennemis. En revenant à la table des négociations, il espère imposer à ses "partenaires", notamment à l'Allemagne, une réduction de la dette de son pays. L'objectif est d'obtenir un accord dès le lendemain du vote, a insisté son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, un homme narcissique présenté comme intelligent et courageux, mais qui s'est rendu tellement insupportable dans l'eurogroupe que ses membres n'en ont plus voulu: il a dû présenter sa démission.

Vendredi, le Premier ministre grec a réclamé une ristourne de 30 % sur sa dette, soit... 100 milliards d'euros, ainsi qu'une période de grâce de... vingt ans, consistant à imposer des taux d'intérêt encore plus bas qu'aujourd'hui – ils sont au taux plancher de 0,5 %. Le Fonds monétaire international a reconnu, jeudi, qu'il n'avait pas d'autre choix que d'étudier ce scénario jusque-là écarté. Lors du précédent plan de sauvetage, en 2011, les banques européennes avaient déjà abandonné 50 % de leurs prêts à Athènes. Elles avaient ainsi renoncé à 100 de leurs 200 milliards de créances.

Mais les dirigeants de l'Union disent être allés au bout de leurs concessions. Ils devraient voir dans le "non" un signe supplémentaire de rupture. La position de la Grèce pour négocier sa survie financière sera "considérablement affaiblie", a estimé en une litote le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. "Nous ne modifierons pas notre comportement. La solidarité et l'effort vont ensemble", a prévenu Angela Merkel.

… Au maintien dans l'euro

Un "non" ouvre la voie au "Grexit" (pour Greece Exit), une sortie de la Grèce de la zone euro, à une date imprévisible. Ce cas de figure n'est prévu par aucun texte européen. En théorie, c'est la solution permettant à Athènes d'imprimer sa propre monnaie, dans les quantités qu'elle désire, pour payer les fonctionnaires et les retraités aujourd'hui menacés par la faillite du pays. Les risques d'une telle opération sont nombreux. Le recours à la planche à billets a des conséquences hyperinflationnistes probables, comme en Allemagne dans les années 1930. La dévaluation inéluctable de la nouvelle drachme face à l'euro provoquerait une flambée des produits importés, et un renchérissement de la dette extérieure – à supposer qu'elle soit remboursée.

Or, le Premier ministre Alexis Tsipras veut rester dans l'euro, comme une majorité de ses concitoyens.  Pour leur part, les autres pays de la zone n'ont aucun moyen, ni juridique, ni physique d'exclure l'un d'entre eux. L'appartenance est réputée "irréversible". De fait, on ne peut pas distinguer un euro d'un pays à l'autre. Pour l'interdire en Grèce, il faudrait empêcher la circulation des pièces et billets aux frontières, les paiements transfrontaliers entre sociétés… Impossible.

… A la France

La France encourt un risque financier, si le "non" conduisait la Grèce à ne pas rembourser ses dettes. Bien sûr, depuis Hollande, c'est l'Etat qui paie et non les Français, mais Paris a prêté 11,4 milliards d'euros en direct à Athènes. Il faut y ajouter un engagement de 31,4 milliards d'euros à travers le fonds européen créé au moment de la crise. Et les prêts de la Banque centrale européenne, soit une valeur de 30 milliards d'euros, correspondant au poids de la France dans l'institution. Au total, le coût maximal atteint environ 70 milliards d'euros, en cas de défaut complet de la Grèce, et si une recapitalisation intégrale de la BCE venait à s'imposer.

En 2012, peu avant de quitter Bercy, l'ancien ministre de l'Économie François Baroin avait chiffré l'ardoise à 50 milliards d'euros. Depuis, le robinet de la BCE n'a cessé de couler. Cette semaine, le secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert, a rappelé qu'un défaut grec creuserait nécessairement le déficit de la France. La facture serait toutefois très étalée, l'échéancier courant jusqu'en 2054.

L'autre risque est indirect, et sans doute plus dangereux qu'une perte d'argent. C'est celui des conséquences en chaînes d'un "Grexit", susceptible non seulement de raviver la défiance des marchés financiers, qui ferait grimper les taux d'intérêt, mais aussi d'entraîner l'Europe dans un délitement et de renforcer les nationalismes.

… A la cohésion de l'Europe

Le niet des Grecs crée aujourd'hui "un risque de détricotage du projet européen", selon l'expression d'un officiel français. Allusion au nationalisme qui pourrait faire tâche d'huile dans certains pays de l'Union et, bien entendu, à l'impact d'une éventuelle sortie de la Grèce de l'UE sur le "Brexit" qui sera proposé aux électeurs britanniques l'année prochaine par David Cameron. "Personne ne souhaite que les Grecs quittent l'UE", indique le président de la Fondation Robert-Schuman, Jean-Dominique Giuliani. "Mais il sera très difficile de recoller les morceaux d'une Grèce coupée en deux où l'on pourrait finir de régler ses comptes dans la rue."

Quelles conséquences sur la gestion par la Grèce du flux migratoire qui a vu déferler plus de 50.000 migrants sur ses îles depuis le début de l'année? "Comment paieront-ils leurs gardes-côtes, leurs policiers ?", s'inquiète un conseiller ministériel français. "Ce serait donner libre cours à la corruption des forces de l'ordre par les filières d'immigration", poursuit-il. "Le risque d'un appel d'air est très sérieux", ajoute le directeur de l'Institut français des relations internationales (Ifri), Thomas Gomart, qui craint de voir se créer un couloir d'immigration incontrôlé entre la Grèce, la Macédoine et le Kosovo, où commencent à s'installer des cellules djihadistes. La géopolitique est le cadet des soucis de l'extrême gauche grecque.

Une Grèce affaiblie se tournerait-elle vers la Russie, où s'est rendu Alexis Tsipras par deux fois depuis son élection? Ce n'est pas certain, mais Vladimir Poutine pourrait exploiter cette fragilité grecque pour continuer d'enfoncer un coin dans la cohésion de l'UE. "Athènes est géographiquement à équidistance de Bruxelles et de Moscou, rappelle Thomas Gomart, et Poutine, comme Tsipras, joue sur le nationalisme, qui s'est nettement emparé de deux autres pays clés, la Hongrie et la Turquie." Quitter l'UE et donc quitter l'Otan? Ce serait pour la Russie l'occasion de renforcer ses positions en Méditerranée orientale face à la VIe flotte américaine dont le QG est en Crète. Mais compte tenu du rapport de force et de la pression américaine sur Athènes, l'OTAN "serait la dernière digue à lâcher", souligne le patron de l'Ifri, pour qui l'Europe ferait bien de "repenser géopolitiquement la Grèce sur le long terme".

vendredi 4 juillet 2014

France: l'exaltation de l'identité nationale réservée aux étrangers

"A Nice, interdit d'être fier de ses origines pendant le Mondial", estime AlexV
Interdire "l'utilisation ostentatoire de tous les drapeaux étrangers" serait une "décision scandaleuse" du maire UMP de Nice, Christian Estrosi, selon l'auteur, sous couvert de pseudonyme.

"
Christian Estrosi, le maire UMP de Nice, connu pour ses dérapages médiatiques, a décidé ce lundi 30 juin, journée des Matchs France-Nigeria, mais surtout Algérie-Allemagne, d'interdire "l'utilisation ostentatoire de tous les drapeaux étrangers sur l'hypercentre" de la ville... Et ce, pendant toute la durée de la Coupe du monde de football afin, selon les mots de la mairie, de "maintenir l'ordre et la tranquilité [sic: si cette orthographe est celle d'un rappeur, elle n'est pas celle d'un "motodidacte"...] publique et éviter les débordements, comme ceux qui ont pu se dérouler dans la nuit du 26 au 27 juin dans l'agglomération parisienne, dans la région lyonnaise, à Marseille et dans le Nord", c'est-à-dire lors de la qualification de l'Algérie en huitièmes de finale...", commente-t-il. 

"Alors, est-ce que ce sont les débordements qui dérangent ou l'affirmation de ses origines étrangères ?
"Depuis le début de la Coupe du monde, nous sommes malheureusement confrontés à des comportements intolérables qui nuisent à la tranquilité publique."
Evidemment, c'est de la politique, donc "on ne vise personne", poursuit l'auteur, mais il serait difficile de ne pas y voir une volonté d'écarter les personnes qui dérangent parce qu'elles sont fières de leurs origines étrangères et de l'équipe qu'elles soutiennent. Les débordements n'étant qu'un prétexte, puisqu'ils sont marginaux et ne sont pas propres au football, cette décision a tout d'une mesure discriminatoire.

Critique aveugle
Le maire est visiblement discriminé du fait de son appartenance politique
, mais la critique est d'autant plus inappropriée que le maire ainsi vilipendé est fils d’un immigrant italien.

Le malveillant ne s'en tient pas là

Victime inconsciente de la propagande socialo-communiste et mal dans sa peau,  il cite Christian Estrosi qui a expliqué que "depuis le début de la Coupe du monde, nous sommes malheureusement confrontés à des comportements intolérables qui nuisent à la tranquilité [bis] publique. On ne peut accepter ces débordements ! Ils sont l'exemple de la perte d'autorité de l'Etat". 
Et le décrypte à la façon de Libération... "Le but est simple : si l'on fête la victoire de son équipe avec un drapeau étranger, on est immédiatement inquiété par les services de police. A la fois coup médiatique et instrumentalisation politique d'une fête populaire, cette décision risque de faire parler d'elle."

Critique sectaire
Quelque 74 personnes ont été interpellées dans la nuit de jeudi à vendredi à la suite de débordements lors des manifestations saluant la qualification de l'Algérie pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde de football. Ce score des actions policières n'est pas atteint à Nice, mais en France, et si "on est immédiatement inquiété par les services de police", comme il l'écrit, c'est donc le gouvernement Valls qu'en toute justice il doit incriminer.
    
L'élimination de l'Algérie de la Coupe du Monde a donné lieu à des incidents à Lyon et Lille, selon le ministère français de l'Intérieur qui a fait état de "29 interpellations consécutives à des incendies de poubelles ou de véhicules", a-t-il détaillé. Le dispositif des forces de l'ordre avait été renforcé avant le match.

A Lyon, des heurts ont débuté quand les jeunes supporteurs des Fennecs ont commencé à lancer des projectiles contre les forces de l'ordre.
Dans la banlieue lyonnaise et dans l'agglomération, huit incendies de véhicules ont été recensés vers 2h00, notamment à Villeurbanne, à Vénissieux et Bron.
Dans le nord de la France, 23 véhicules ont été incendiés dont 10 à Roubaix, 4 à Tourcoing et 3 à Maubeuge et également 3 à Lille.

La tranquillité publique a en revanche été préservée à Nice...

L'auteur assortit son propos d'une video en langue étrangère pour conclure.

samedi 17 août 2013

Montebourg nous coûte cher en produits "Made in France"

Le made in France revient à 100 à 300 euros de plus par mois et par ménage

Le redresseur de l'industrie n'a pas évalué le coût de ses propositions 

Acheter français permet-il de créer des emplois dans l'Hexagone ? Pas si sûr, sauf pour les riches que Hollande conspue

L'ardoise est lourde
Selon une étude du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii), révélée par Les Echos ce mercredi, le choix du Made in France coûterait en moyenne de 100 à 300 euros de plus par mois et par ménage. Ce qui représente de 1 270 à 3 770 euros par an et par ménage.
"Les Français l'affirment dans tous les sondages ils sont prêts à payer plus cher pour des produits fabriqués en France. Mais si, demain, ils décidaient de remplacer leurs achats de produits importés des pays à bas coûts par des biens identiques mais, tricolores, leur pouvoir d'achat en prendrait un sérieux coup", avertit le quotidien économique.
 
En effet, "un quart de notre consommation de biens porte sur des biens en provenance des pays de délocalisation et permet au consommateur final de réaliser des gains de pouvoir d'achat substantiels", indiquent les deux économistes Charlotte Emlinger et Lionel Fontagné, auteurs de cette étude. 

Les pays à bas salaires tirent la courbe de la consommation vers le bas 

Ils représentent en effet
une part non négligeable de notre panier de consommation 
et permettent d'en réduire largement le coût. Les économistes estiment tout de même qu'en achetant plus cher une paire de chaussures françaises, par exemple, on la remplace moins souvent.

S'appuyant sur des données de 2010, "l'étude estime que le quart du surcoût lié à l'achat français porterait sur les seuls articles en cuir, les sacs en tête. Viendrait ensuite le petit matériel électrique (10%), suivi des vêtements (8 %)", détaille le journal. "71% du surcoût seraient imputables au remplacement des seules importations en provenance de Chine", ajoute les Echos. "L'enjeu pour la France est d'être suffisamment attractive et de rendre ses entreprises plus compétitives et innovantes", estime Lionel Fontagné.

La grande époque du "Fabriquons français" commence en 1977

C'était en réaction à la montée de la désindustrisalisation. Mis à part un "Made in France ! D’accord" en 1981, les affiches des années Mitterrand proclament toutes : "Produisons français". On en voit une derrière Georges Marchais, dans son spot de campagne de 1981. 
Pas question alors d'accuser la gauche de chauvinisme, de protectionisme ou de nationalisme...

En 2011, Rue 89 faisait campagne contre
"J'ai essayé d'acheter français, je suis presque ruinée", titrait le site socialiste pour s'en prendre François Bayrou. Si un label "Origine France Garantie" existe, il ne concerne qu’une quinzaine d’entreprises, autant dire rien. Et pas davantage depuis Montebourg.

mardi 25 décembre 2012

F. Hollande se démarque du passé nationaliste de son père

Un ancien OAS, père de président socialiste de la République
Georges Hollande, père de François, coule des jours heureux à Cannes
Retraité à Cannes, Georges Hollande fait sa petite balade quotidienne à pied, avant  le déjeuner à la maison. Malgré l'élection de la veille, le père du nouveau président de la République semble vouloir se tenir à l'abri de toute l'agitation qui accompagne la réussite politique de son fils, à moins qu'il n'ait reçu la consigne stricte de se tenir à distance de la politique et de la presse: à 89 ans, le vieil homme n'est pas disposé à faire de longs discours à la Nation. Encore moins aux journalistes.
Mais lorsqu'on évoque le sacre démocratique de Normal 1er, Georges réplique, sans plus de convictions : "Je suis heureux pour lui. Mais Sarkozy a fait un cadeau empoisonné à mon fils. J'espère qu'il va redresser la France. Oui, je le crois. Il a beaucoup de diplômes… "
" Il a voté pour son fils, mais… "
Sa boîte aux lettres a soudainement débordé de messages de sympathie du voisinage. Et pourtant. Dans cette résidence de riches qui surplombe Cannes et sa Croisette, l'ancien partisan de l'Algérie française hostile à De Gaulle, a sans doute été l'un des rares à apporter une voix au candidat socialiste. Point tant au nom de la rose qu'au nom des Hollande. " Il a voté pour son fils parce qu'il ne peut pas faire autrement, mais ce ne sont pas ses idées ", persifle une riveraine du quartier. Ironie du destin, Georges Hollande réside avenue… Montrose, le Mont des Oliviers, en somme. 


15 août 2012:
visite privée de François Hollande 
à son père, Georges,

en DS5 officielle



Version officielle: "J'ai toujours de bons contacts avec lui "

Ce n'a pas été toujours le cas. En fait, on ne connaît pas exactement la vraie nature actuelle des rapports entretenus par le futur hôte de l'Élysée avec son géniteur, alors qu'on le sait la "gauche molle" était le fils à sa maman assistante sociale. 
Hollande père avec Paul Borel,
ancien élu municipal FN
Mais le passé politique de Georges est un secret de polichinelle

Candidat battu sur listes d'extrême droite aux élections municipales de Rouen en 1959 et de Bois-Guillaume en 1965, Georges Hollande est un militant d'extrême droite qui ne se retrouvait pas dans la personnalité timide et fade de son fils cadet, lequel s'identifiait davantage à sa maman et craignait le père.

Dans son ouvrage François Hollande, itinéraire secret, le biographe Serge Raffy décrit même " un chef de famille autoritaire et ombrageux " à propos de Georges Hollande.  Georges ne confirme pas et récite la leçon républicaine " J'ai toujours de bons contacts avec François, souffle-t-il, dans la méfiance

On trouvait le jeune François plutôt dans le sillage de sa mère Nicole, fervente catholique de gauche. Aujourd'hui décédée, cette ancienne assistante sociale figurait même sur la liste PS aux municipales cannoises de 2008. " François a adopté le caractère de sa mère, toujours bienveillante, généreuse et ouverte aux autres, alors que le père est beaucoup plus secret et discret, il ne va pas trop vers les gens ", confie une connaissance de la famille Hollande, suggérant que le couple parental était quelque peu disparate.
François Hollande est une illustration du complexe d'Oedipe.

Autoritaire, selon son biographe Serge Raffy, rédacteur en chef du Nouvel Observateur, le père imposait des "diktats aussi martiaux qu’incompréhensibles" à ses deux fils, Philippe et François.

A défaut de "tuer le père", celui qui enfant lisait en cachette Pif Gadget, publication communiste, une fois étudiant milite à l’UNEF-Renouveau, proche du PCF. 

L'Elysée l'a mis en garde"Je l'ai eu au téléphone hier, il m'a dit que les journalistes en faisaient un peu trop. "
Ce papa secret sait ce qu'il en coûte d'afficher des idées de droite radicale. Début 1968, son soutien à l’Algérie française et à l’OAS ne lui amène que tracas. Il est poussé à vendre sa clinique, ses appartements du Clos du Hamel, et la maison de Bois-Guillaume, un faubourg cossu de l’agglomération rouennaise pour laquelle François garde "une affection particulière": il y a été scolarisé jusqu’à la troisième, chez les Frères catholiques de Jean-Baptiste-de-La-Salle. La famille doit déménager et le "père à histoires" l'entraîne à ...Neuilly-sur-Seine, où il se lance dans l’immobilier.
Cet ancien extrémiste est muselé 
Le fils revendique une présidence "normale" et le père n'a plus droit qu'à  une retraite paisible: pas question de lui poser de nouveaux problèmes !… Le passé pétainiste de Mitterrand n'a été révélé que tardivement, tout comme la proximité de Georges Hollande avec Jean-Louis Tixier-Vignancour, candidat nationaliste à l'élection présidentielle de 1965, au cours de laquelle son directeur de campagne n'était autre que Jean-Marie Le Pen.

samedi 24 novembre 2012

Valls est-il maître au ministère de l'Intérieur ?

Manuel Valls est manipulé par ses propres services…

Entretien réalisé par Robert Ménard et Emmanuelle Duverger.

Alain Orsoni,  activiste corse,
président AC Ajaccio
Alain Orsoni est aujourd’hui au cœur de la polémique. Plusieurs de ses " amis " — ou présentés comme tels dans les media — ont été assassinés. Figure du nationalisme corse — il fut le fondateur du MPA (Mouvement pour l’autodétermination) —, actuel président de l’ACA (un des clubs de football d’Ajaccio), il a accordé un long entretien à Boulevard Voltaire. Voici le premier volet…
BV. Vous dites que vous êtes serein, mais en même temps, que vous avez peur…
AO. Avec les journalistes, il faut bien peser ses mots car ils ont tendance à tout interpréter comme ça les arrange.
J’ai très exactement déclaré que j’étais terrorisé par la campagne de presse qui s’est développée à la suite de la mort de Jacques Nacer 1. On a le sentiment que les médias ont trouvé la solution (la police en étant, elle, incapable) : en Corse, on tue les amis d’Orsoni.
Je me pose une question étrange : comment se fait-il, alors que je pars tous les matins à 9h de chez moi et que je rentre tous les soirs entre 18 et 20h en fonction de ma charge de travail, que des gens se donnent autant de mal pour liquider des personnes que je connais, afin de m’atteindre si je comprends bien, alors qu’il serait si simple de me tuer directement… Donc, pour revenir à votre question, je suis terrorisé par le fait qu’on me fasse systématiquement endosser la responsabilité de ces histoires et qu’on me colle, d’une certaine manière, une cible dans le dos…
A force de tout ramener à moi, un de ces quatre matins, je vais effectivement finir par m’en prendre une…
Vous n’avez donc pas peur et vous n’allez pas quitter la France, comme on peut le lire dans la presse.
Je vous ai expliqué le contexte dans lequel j’avais peur. A force d’en faire des tonnes sur Orsoni, on me met en danger. En Corse, la rumeur tue, malheureusement.
Avec mon passé politique mouvementé, on peut décider de faire resurgir une vieille histoire et hop ! On n’aura ensuite qu’à la relier aux événements de ces derniers mois… La rumeur est relayée par les médias, sans qu’ils ne se posent aucune question. On affirme des choses de façon péremptoire, on se copie les uns les autres…
Mais lorsque quatre de vos amis sont assassinés, on peut y voir un lien…
C’est faux ! Le mot ami a un sens précis. Parmi ces quatre personnes, Antoine Nivaggioni 2 était un intime. Pour Noël Andréani 3, la police connaît très bien les probables raisons de son assassinat, qui n’ont rien à voir avec moi…
Quant à Antoine Sollacaro 4 et Jacques Nacer, on dit n’importe quoi. Le premier était mon avocat, et un ami, c’est vrai. Sans être un intime.
Jacques Nacer, lui, était un supporter de l’ACA, seul club professionnel de France géré par une association qui n’a pas le droit de faire des bénéfices et réinvestit tous les profits qu’elle fait immédiatement. Le seul dirigeant salarié de cette association, c’est moi, à hauteur de 4 000 € par mois. Point barre.
Mais quand Manuel Valls laisse entendre que le sport pourrait servir au blanchiment d’argent, c’est évidemment vous qu’il vise ?
C’est énorme ! Car, évidemment, quand il parle du sport, il parle de l’ACA. Comment Manuel Valls, ministre, peut-il dire une énormité pareille ? Je crois sincèrement qu’il est manipulé par certains éléments de ses propres services. La DNCG (Direction générale de contrôle de gestion des clubs) est d’une rigueur incroyable ! Tout est contrôlé au centime près. Nous passons tous les ans devant elle, au contraire de certains grands clubs, et notre audition dure au maximum un quart d’heure. Pourquoi ? Parce que nos comptes sont limpides.
Blanchir de l’argent signifie injecter de l’argent sale pour le récupérer blanchi.
L’ACA a un budget de 20 millions d’euros, répartis de la façon suivante :
- 12,5 millions d’euros pour les droits de transmission télévisée. C’est la part fixe que touchent tous les clubs ;
- 2,3 millions d’euros au titre des droits télévisés répartis en fonction du classement du club ;
- 1 million au titre de la vente des panneaux de publicité, ce qui est une somme ridicule pour un club de foot. La plupart des clubs vendent aussi l’emplacement de leurs maillots. Nous l’avons offert aux Restos du cœur ;
On arrive à 16,8 millions. Ajoutez les subventions accordées à tout club de foot dans toutes les villes et toutes les régions de France (et on est les derniers), qui correspondent, pour Ajaccio, à 800 000 euros. Le reste est constitué des recettes de la boutique, des recettes des visiteurs du club et de celles des abonnés.
On n’achète jamais de joueurs parce qu’on n’en a pas les moyens. Quand on achète un joueur, c’est qu’il est libre et on n’a qu’à se mettre d’accord avec lui sur le montant de son salaire. Dans ces conditions, comment voulez-vous que l’on blanchisse de l’argent ? Comment peut-on dire une bêtise pareille ? C’est hallucinant.
Comment l’expliquez-vous ?
En ce qui concerne Manuel Valls, il doit être extrêmement mal informé, pour ne pas dire manipulé. Ou alors on nage en plein délire… J’invite le ministre à envoyer ses services passer au crible la comptabilité de notre club.
Dans quel but les médias colporteraient-ils de fausses rumeurs ?
La presse dit beaucoup de bêtises. Beaucoup plus que vous ne le soupçonnez… Vous désirez que je vous explique pourquoi ils mentent et pourquoi ils sont incompétents ? Pourquoi ils se copient les uns les autres ? Mais je ne peux pas vous donner d’explication. C’est tellement ahurissant que je n’arrive pas à comprendre. Je suis atterré.
Pourquoi tout le monde vous accuse-t-il de dérives mafieuses ?
J’aimerais bien le savoir. Je lis la presse comme vous et je vois des informations étonnantes comme : « Orsoni est un homme d’affaires. » Depuis quand ? Je ne possède aucune affaire, ni en Corse ni sur le continent. Je n’ai aucun restaurant. Je ne suis ni dans le BTP ni dans l’immobilier. Je ne vends pas de terrains non plus. Je suis uniquement gérant de mon club de foot et ça me rapporte 4 000 € par mois, je vous l’ai dit. C’est tout. Je ne pleure pas d’ailleurs. Beaucoup de gens aimeraient gagner cette somme. Je ne suis pas malheureux mais je suis loin d’être quelqu’un de riche…
Vous travaillez toujours pour la PEFACO, une société de machines à sous à Barcelone ?
Bien sûr que non ! Je n’en ai plus le droit depuis que j’ai été impliqué dans cette affaire 5 en 2009. Comment voulez-vous que je fasse des affaires à l’étranger alors que je suis assigné à résider en France ?
Donc, la presse raconte encore une fois n’importe quoi ?
Vous faites allusion aux articles qui prétendent que je travaille pour PEFACO ? C’est moi qui devrais vous interroger, vous journalistes : comment pouvez-vous vous permettre, sans avoir fait l’ombre d’une vérification, d’affirmer des saloperies pareilles ? Je mets au défi quiconque de sortir quoi que ce soit sur ma prétendue fortune. Je n’en ai pas… Je gagne correctement ma vie mais ceux qui veulent insinuer que je brasse des millions d’euros sont dans le fantasme. C’est inimaginable.
C’est à cause de votre parcours. Vous avez quitté la France pour aller travailler en Amérique latine pendant 12 ans, dans l’industrie du jeu…
Vous venez de parler de l’industrie du jeu : c’est ainsi que le jeu est considéré dans quasiment le monde entier. Sauf en France. Quant à la Française des jeux, sorte de mafia organisée, elle escroque l’ensemble des parieurs français de manière éhontée. Mais tout le monde s’en fout ! Personne n’en parle. Mais c’est un vrai scandale !
Alors, l’industrie du jeu, comme vous dites, qui existe depuis la nuit des temps et qui fonctionne dans quasiment tous les pays du monde, m’a demandé de travailler pour elle en tant que consultant. J’ai démarché pour elle en Amérique Latine, j’ai été payé pour cela et je n’en ai pas honte. Je regrette de ne pas gagner plus d’argent, ça me plairait. Mais on raconte vraiment n’importe quoi. Encore une fois, je ne travaille plus pour PEFACO depuis 2009.
Alain Orsoni, le 24 novembre 2012
  1. Jacques Nacer, Président de la chambre de commerce et d’industrie de la Corse du Sud et secrétaire général de l’ACA, a été abattu par un tireur le 14 novembre 2012. 
  2. Antoine Nivaggioni, ancien militant nationaliste du MPA, a été abattu le 18 octobre 2010. 
  3. Noël Andréani, Ancien militant nationaliste du MPA, a été tué par balles le 27 juin 2009. 
  4. Antoine Sollacaro, avocat et ancien bâtonnier d’Ajaccio, a été abattu sur l’aire d’une station-service de la route des Sanguinaires, au volant de sa voiture, le 16 octobre 2012. 
  5. En juin 2009, Alain Orsoni a été interpellé avec plusieurs personnes dans le cadre de l’enquête sur la vague d’assassinats en Corse dans le milieu du grand banditisme. En l’absence de preuves à son encontre, il sera relâché après une grève de la faim de trente-six jours. 

dimanche 29 avril 2012

Sarkozy se démarque de ses adversaires à Toulouse

Plus de 20.000 personnes à Toulouse pour Sarkozy


Qui dit patriotisme ne dit pas  nationalisme

A une semaine du second tour,  Nicolas Sarkozy, le candidat de la majorité présidentielle et président-sortant, s'est exprimé dimanche à Toulouse devant plus de 20.000 personnes.
Dans ce meeting multidiffusé dans sept autres villes de France, Nicolas Sarkozy a lancé : " Je salue Toulouse ! Je salue Metz !  Je salue Lyon !  Je salue Marc-en-Baroeul !  Je salue Orléans !   Je salue Rennes !  Je salue Limoges !

"Je salue le peuple de France ! "
Face à un salle chaleureuse, Nicolas Sarkozy a fixé le moment, évoquant " ces moments de l'Histoire où tout se décide en quelques jours ".  " La France ne peut pas manquer ce rendez-vous avec l'Histoire. La France n'a pas le droit à l'erreur ", a-t-il insisté.

Le président-candidat a insisté à plusieurs reprises sur " l'importance cruciale des frontières dans la mondialisation ", alors qu' "on a voulu effacer toutes les frontières ", au nom de la libre circulation des capitaux.


Le président-sortant a appelé ses concitoyens à " être fiers d'être français ".
La Nation dont il a fait l'éloge est "le partage d'une identité collective et a fait naître la République", mais aussi la France forte", son slogan de campagne.
Et " je ne veux pas laisser la France se diluer dans la mondialisation, voilà le message central du premier tour ", a-t-il dit, faisant allusion aux scores-surprises de Marine Le Pen (17,9%) et de Jean-Luc Mélenchon (11,1%).

Le candidat de l'UMP a rectifié les caricatures dressées par la gauche
" La pensée unique, le système, notamment le système médiatique " soulignant qu'il a  "confondu le sentiment national, qui est hautement respectable, avec le nationalisme qui est une idéologie profondément dangereuse". Au même instant,  son rival socialiste a opposé " le patriotisme " au " nationalisme ." 

Et Nicolas Sarkozy a également levé les ambigüités créées par ses adversaires
Il a en effet demandé de ne pas confondre " l'amour de sa patrie avec la haine des autres ", qui est un  " sentiment détestable ",   se démarquant ainsi à la fois de l'extrême droite et de la représentation de la droite par les soutiens de Hollande.
Le patriotisme c'est aussi " porter des références qui valent pour nous-mêmes et pour les autres, le patriotisme, c'est s'aimer soi-même pour aimer les autres et avoir peur de rien, ne rien craindre dans la compétition mondiale, dans l'Europe qui se construit ", a-t-il fait valoir.

VOIR et ENTENDRE le discours de Nicolas Sarkozy à Toulouse (29/04/2012):


L'Europe et la Nation
Nicolas Sarkozy a estimé que "l'Europe a trop laissé s'affaiblir la Nation".
" Les pays qui gagnent aujourd'hui, c'est les pays qui croient dans l'esprit national ", a-t-il observé.
Et de souligner: "La France a voulu l'Europe. Elle attend de l'Europe qu'elle protège les peuples européens".


Nicolas Sarkozy s'est prêté au jeu des confidences sur France 2.

Interrogé par Laurent Delahousse, le président-candidat se livre. " Aujourd'hui, j'ai l'expérience d'une fonction; il y avait une inconnue, c'était comment on réagit face à des responsabilités aussi lourdes ", confie-t-il, se différenciant du candidat socialiste sans aucune expérience gouvernementale et qui choisirait, dit-on, Jean-Marc Ayrault qui n'est pas plus expérimenté, puisqu'il ne connaît que l'Assemblée nationale.