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samedi 22 février 2020

Le gouvernement français, champion de la censure sur Twitter ?

80% des demandes de retrait de tweets dans le monde proviendraient du gouvernement français en 2016

La France est 2e derrière la Turquie



Le vice-président du RN Jordan Bardella a mis le doigt sur les "dérives" de la France "à l’égard de la liberté d’expression". Cette révélation de l'eurodéputé sur LCI dimanche 16 février, est toutefois attaquée par la presse de gauche qui refuse d'y voir un exemple flagrant de censure sur internet.

Des fact checkers se mobilisent pour le contredire, sans preuves !


Notre presse fait de l'info à partir d'a priori.

Que la Turquie soit le premier pays en termes de demandes de suppression de posts sur Twitter, au vu de la politique de Recep Tayip Erdogan concernant les réseaux sociaux - c'est ça la preuve - , jusque-là ils n'ont rien à redire, bien au contraire. Mais "que la France soit le deuxième pays au classement paraît bien plus surprenant" : sur quelle base, cet étonnement ? La voici : " vu l'écart avec le troisième, la Russie".


La presse partisane nie en bloc en se fondant sur un "rapport de transparence" de... Twitter !
On n'est jamais mieux servi que par soi-même...Twitter a publié son rapport semestriel (janvier 2014-juin 2014 : ça date et Twitter ne fait pas de zèle pour renouveler l'opération !) sur la transparence des demandes d'informations et de suppressions de posts de ses utilisateurs. Des demandes qui ont augmenté de 46% par rapport aux six mois précédents, concernant le quinquennat Hollande (2012-2017). Avec quelques surprises.

Au total, 2.058 requêtes d'informations sur les utilisateurs ont été formulées au réseau social en provenance de 54 pays différents. "La grande majorité, sans surprise [commentaire partisan], provient des Etats-Unis" (2009-2017, c'est l'administration démocrate d'Obama): 61% (1.257 demandes pour 325 millions d'habitants et plusieurs comptes Twitter par famille). Suivent, loin derrière, le Japon (192 demandes), l'Arabie Saoudite (189 demandes) ou encore le Royaume-Uni (78 demandes).

De ce point de vue, la France "semble rester calme" (sic) avec seulement 36 demandes d'informations effectuées (pour seulement 65 millions d'habitants); mais seuls 8% des comptes concernés ont vu leurs informations communiquées, sans que soit précisé le taux correspondant aux USA, si on veut comparer équitablement.


La France reste-t-elle seulement vice-championne de la suppression de posts ?




Si les demandes d'informations sont relativement faibles en France, ce n'est pas le cas pour les demandes de suppressions de posts. Dans ce classement-là, la France arrive deuxième, juste derrière la Turquie, ce qui indépendamment de la comparaison avec le régime turc et en l'absence de données concernant la Chine, Cuba ou la Corée du Nord, malgré une population française 
cinq fois moindre que les USA au temps d'Obama.

Les autorité turcs ont émis 121 demandes de suppressions de la part des autorités - contre 36 en 2014 : près de quatre fois plus en moins de six ans -, ainsi que 65 demandes de suppressions soutenues par une décision de justice avec un résultat impressionnant : 17 comptes supprimés et 183 tweets censurés par Twitter... soit 30% des demandes.
Et la France socialiste de Hollande : avec 107 demandes de suppression par les autorités et une demande soutenue par une décision de justice, le pays des droits de l'Homme a fait censurer 30 tweets (28% des demandes).
A eux seuls, la Turquie et la France sont à l'origine de la suppression de 213 tweets sur les 251 tweets supprimés entre janvier et juin 2014.
Que la France représente moins de 2% des demandes ne change rien. C'est juste une présentation fallacieuse des atteintes à la liberté d'expression en France.


Les dernières données officielles publiées par Twitter, au premier semestre 2019

Sur un total de 17.510 requêtes dans le monde (incluant la Chine, Cuba ou la Corée du Nord) - en hausse de quelque 84% -, on dénombrait 347 demandes de retrait légales en France, plus de 3 fois plus sous Macron que sous Hollande, sous l'effet de la campagne présidentielle du candidat d'En Marche!. 
Les chiffres produits par l'eurodéputé RN ne sont donc pas délirants comme le suggèrent les rois de la "carabistouille" chiffrée du 'fact checking' macronien.

Les socialistes obtiennent, pour l'heure, le pompon
Au second semestre 2013, quand le nombre de requêtes a atteint 87% des demandes de suppressions de tweets dans le monde, Hollande a fait grimper le pays à la première place. Or, à cette époque, quand seulement 25 pays étaient comptabilisés, mais les 353 demandes légales françaises plaçaient la France au premier rang mondial des atteintes aux libertés, qu'on le veuille ou non, de quelque manière qu'on s'y prenne pour maquiller la réalité.

Avec 1.800 demandes en 2016, il est difficile d'affirmer que Jordan Bardella déraille, si ses contradicteurs passent sous silence le rang de la France au classement mondial,  pour asséner que 19% du total mondial des requêtes s'est rien si le suivant n'est qu'à 15%... 

La France doit se comparer avec la Turquie et la Russie : flatteur ?

Il faut retenir que les Etats autoritaires exercent des pressions sur Twitter.
Les 'fact checkers" ne sont pas que des décrypteurs malveillants des chiffres mais leurs manipulateurs à des fins politiciennes. Depuis 2013, ce sont la Turquie et la Russie qui envoient le plus de requêtes de ce type à Twitter, insistent-ils, mais que ne prennent-ils pas les années 2016 ou 2019 pour référence?

Outre le gouvernement, les demandeurs de censure sont le Parquet ou les avocats. 
Même si on reste dans le domaines des corps constitués contrôlés par l'Etat ou tel ou tel conseil d'ordre professionnel, l''eurodéputé aurait dû préciser que le gouvernement n'est pas le seul demandeur, car les requêtes pour supprimer un contenu peuvent aussi émaner des forces de l'ordre, d'avocats ou d'organisations partenaires qui luttent contre les discriminations. Elles peuvent aussi découler de décisions de justice. Twitter cite plusieurs exemples de contenu retiré au cours des dernières années, notamment des tweets haineux à l'encontre de Bilal Hassani, la star française de l’eurovision 2019. En mai de la même année, une association avait demandé et obtenu la suppression d'un tweet homophobe contre les deux otages français au Bénin. 
Cela dit, les exemples pourraient être nettement moins flagrants. N'importe quelle personne critiquée peut signaler un post, voire un compte, qui lui déplaît. De surcroît, les cadres de Twitter ne sont exempts de préférences politiques, d'idées préconçues et d'égards envers les personnes influentes. Ainsi aucun tweet considéré 'raciste' ou misogyne de Trump n'a été supprimé.

Twitter est loin d’approuver toutes les demandes de retrait.
Quand bien même le nombre de requêtes légales serait important, la plateforme n’accepte pas toujours de supprimer le contenu visé. Ce serait une chance, si  la plateforme de micro-blogging prenait la peine de justifier ses fermetures, elles-mêmes autoritaires et sans appel : la victime ne sait pas qui est l'auteur de la requête.
  
On observe d'ailleurs que le taux d'approbation de Twitter est relativement faible pour la France : 9% sur les six premiers mois de 2019. Pour chaque demande, Twitter vérifie la conformité des tweets avec ses conditions d’utilisation. Mais l'interprétation de ses critères reste subjective et  donc l'incrimination floue et donc discutée.  

A partir de là, deux possibilités de sanction : soit la plateforme juge souverainement un tweet contraire à ses conditions d’utilisation et elle peut aller jusqu’à la suppression du contenu ; soit elle juge le contenu contraire seulement à la législation d’un pays en particulier, alors il pourra être "restreint", c’est-à-dire inaccessible aux utilisateurs dans le pays où la loi a été enfreinte.

mardi 10 décembre 2019

La Turquie se dit prête à envoyer des troupes aux côtés de la Libye

Erdogan entend faire mieux que l'OTAN 

Un accord bilatéral "de coopération militaire et sécuritaire" a été signé le 27 novembre entre la Libye et la Turquie

Alors que des opérations sont conduites en Libye par l'OTAN dans le cadre de l'opération 'Unified Protector', le président Recep Tayyip Erdogan et Fayez al-Sarraj ont signé un accord bilatéral "de coopération militaire et sécuritaire"le 27 novembre, lors d'une rencontre à Istanbul entre les deux hommes.
La résolution 1970 du 26 février 2011 de l'ONU, exécutée sous le nom de code américain Unified Protector, met en place un embargo sur les armes à destination de la Libye et bloque entre autres les avoirs du régime en place, tandis que la résolution 1973 instaure une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire de la Jamahiriya arabe libyenne (ex-République arabe libyenne) et permet de "prendre toutes les mesures jugées nécessaires pour protéger les populations civiles".
Et Erdogan a affirmé ce mardi que la Turquie est prête à assumer ce rôle de protection des populations en envoyant des troupes en Libye pour soutenir le Gouvernement libyen d'union nationale (GNA) de al-Sarraj, aux termes d'un récent accord signé entre les deux parties. "Si la Libye formule une telle demande nous pourrons envoyer nos personnels (militaires), surtout que nous avons conclu un accord militaire", a déclaré Erdogan.

Selon Ankara, ce protocole "est une version plus large" d'un accord-cadre de coopération militaire existant" entre les deux parties et "renforce les liens entre" les deux armées. Fayez al-Sarraj, qui a accédé au pouvoir à la faveur des accords internationaux de paix de 2015, entre les représentants du Congrès général national et ceux de la Chambre des représentants, est notamment soutenu par la Turquie et le Qatar, mais aussi par les Etats-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France. L'Italie, ancienne puissance coloniale en Libye, semble aussi en sa faveur.
Le gouvernement al-Sarraj est actuellement basé à Tunis, mais le gouvernement de Tripoli rejette la déclaration d'entrée en fonction de ce gouvernement d'union. Deux gouvernements rivaux s'opposent donc: celui de la Chambre des représentants issu des élections législatives, à Tobrouk, puis Benghazi, présidé par Aguila Salah Issa, et celui du Congrès général national, présidé, à Tripoli, par Nouri Bousahmein jusqu'en 2016, car dominé par les islamistes et battus aux élections. Depuis avril 2016, avec Aguila Salah Issa, il est visé par des sanctions de l'Union européenne.
Une compagnie de sécurité russe assure un soutien potentiel.
Le rival d'al-Sarraj, Khalifa Haftar, militaire formé à Moscou et homme fort de l'est libyen, dont les forces ont lancé en avril une offensive contre la capitale Tripoli, bénéficie de son côté du soutien de l'Egypte et des Emirats arabes unis et d'un appui, au moins politique, notamment des Etats-Unis et de la Russie. La France a été accusée de le privilégier, ce dont elle se défend. Le 4 avril 2019, le maréchal Haftar, entouré de ses fils, a en effet lancé un appel à marcher sur Tripoli.

Erdogan a affirmé ce mardi que les forces de Haftar bénéficient aussi "du soutien d'une compagnie de sécurité russe dénommée Wagner. "Cette compagnie a envoyé des personnels sur place", a-t-il ajouté. Erdogan semble ainsi accorder du crédit à des informations de presse, démenties par Moscou, sur la présence de mercenaires russes en Libye.
Début novembre, le journal américain New York Times avait d'ailleurs fait état du déploiement en Libye de près de 200 mercenaires du groupe Wagner, entreprise russe de sécurité privée.

La Grèce appelle à condamner l'accord

Outre l'accord militaire, la Turquie et le GNA avaient conclu le 27 novembre un accord de délimitation maritime qui permet à Ankara de faire valoir des droits sur de vastes zones en Méditerranée orientale convoitées par d'autres pays, notamment par la Grèce.
Erdogan avait indiqué lundi soir qu'à la faveur de cet accord, la Turquie et la Libye pourraient mener des activités d'exploration conjointes au large de Chypre, dans une zone qui recèle d'importants gisements de gaz.

De son côté, la Grèce appelle les Nations unies à condamner cet accord maritime entre la Turquie et la Libye.
Elle le qualifie de "perturbateur" pour la paix et la stabilité en Méditerranée orientale, a déclaré le porte-parole du gouvernement. Athènes "veut que l'accord soit porté à l'attention du Conseil de sécurité de l'ONU afin qu'il puisse être condamné", a ajouté Stelios Petsas devant la presse.
Le gouvernement de Kyriakos Mitsotakis a envoyé des lettres séparées, soulevant la question auprès du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et du Conseil de sécurité de l'ONU, a précisé Stelios Petsas.

Cet accord, qui délimite des frontières maritimes entre les deux pays, "ignore la présence des îles grecques dans cette zone maritime, y compris l'île de Crète, et viole leur droit à créer des zones maritimes comme n'importe quel territoire terrestre", écrit l'ambassadrice grecque aux Nations unies, Maria Theofili, dans une lettre au secrétaire général de l'ONU.
"La Turquie et la Libye n'ont ni zones maritimes superposées, ni frontières communes et, par conséquent, il n'y a aucune base juridique pour conclure légalement un accord de délimitation maritime", peut-on encore lire dans ce courrier daté de lundi. Il a été conclu "de mauvaise foi", selon le porte-parole grec, et demeure "invalide car il n'a pas été approuvé par le Parlement libyen", contrôlé par une faction rivale du gouvernement de Tripoli.
Depuis sa signature, la Grèce condamne vivement cet accord, le qualifiant vendredi de "violation du droit maritime international et des droits souverains de la Grèce et d'autres pays". Elle a annoncé l'expulsion de l'ambassadeur libyen à Athènes. 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan campe sur ses positions, annonçant lundi qu'il envisage "des activités d'exploration conjointes", avec la Libye, au large de Chypre, dans une zone qui recèle d'importants gisements de gaz. "Avec cet accord, nous avons augmenté au maximum le territoire sur lequel nous avons autorité. Nous pouvons mener des activités d'exploration conjointes", a déclaré Erdogan lors d'un entretien avec la télévision publique TRT. 

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis estime que l'accord "a déjà entraîné l'isolement diplomatique de la Turquie". Il a été "dénoncé par les Etats-Unis, l'Union européenne, l'Egypte et Israël", avait-il dit devant le Parlement grec. Le chef du gouvernement grec doit rencontrer ce mardi après-midi l'ambassadeur des Etats-Unis à Athènes, Geoffrey Pyatt, avant sa visite à la Maison Blanche, le 7 janvier.
La Turquie a fait du "chantage" à la Libye pour signer cet accord", assure son ministre des Affaires étrangères, Nikos Dendias, en contact avec ses partenaires européens et avec l'Egypte. Sur la chaîne de télévision privée grecque ANT1, il a jugé que l'entente turco-libyenne est "clairement" liée aux revers subis par le gouvernement de Tripoli face au maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.

Le président du Parlement libyen, Aguila Saleh Issa, allié du maréchal Haftar, qui s'est déclaré "contre cet accord", selon Athènes, est attendu cette semaine à Athènes. Porte d'entrée de milliers de demandeurs d'asile, la Grèce, membre de l'OTAN comme la Turquie, maintient des relations délicates avec sa voisine d'où les migrants arrivent de plus en plus nombreux sur les îles grecques depuis cet été.

vendredi 18 janvier 2019

Féminisme : #BalanceTonAllumeuse

Une cliente russe tombe le haut face à son banquier pour obtenir un prêt

Cette scène s'est déroulée dans une banque située à Kazan, en Russie.

Résultat de recherche d'images pour "Yulia Kuzmina"
La possibilité que cette scène se soit déroulée en France est très faible, évidemment. On est dans le déni partout dans le monde qu'une femme puisse provoquer un homme de pouvoir en échange de quelque chose et la France n'est pas moins hypocrite. Les féministes de tout pays dénonceront les insupportables extrémités auxquelles les femmes peuvent être réduites - essentiellement pour nourrir leurs enfants - et cette scène "(très) peu commune", il va sans dire (!), a d'ailleurs été capturée par une caméra de surveillance d'une agence bancaire située à Kazan, en Russie. 
Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé - politiques ou non - est purement fortuite. 

Yulia Kuzmina, une strip-teaseuse russe s'est présentée à son conseiller pour obtenir un prêt 

Bien qu'elle compte un peu plus de 15 000 abonnés sur Instagram, un prêt lui avait déjà été refusé au préalable, alors la jeune femme était prête à mettre toutes les chances de son côté, comme le rapporte le Daily Mail ce mercredi 16 janvier. Largement relayée sur les réseaux sociaux ces derniers temps, la vidéo est explicite et montre Yulia soulevant d'abord son pull pour dévoiler une robe moulante. 
Mais face aux hochements de tête du banquier, qui semble rester de glace sibérienne, la demoiselle finit par carrément tomber le haut. Pas suffisant, semble-t-il, pour désarçonner son interlocuteur, qui l'invite alors à se couvrir et à quitter l'agence.
Video interdite aux mineurs de ...7 ans !

Elle aurait pu porter plainte pour tant de mépris. Ou l'accuser l'homme d'homosexualité...
"Je suis dans une situation difficile. Ceux qui me jugent ne savent pas ce qu'ils feraient à ma place", s'est justifiée la bougresse dans un média local. 
Malgré son immense désespoir - qui n'a d'égal que son extrême dénuement -  elle n'a finalement pas obtenu le prêt. La société est inégalitaire.

Et les préférences sexuelles de l'homme n'ont pas été mises en doute.
Certains hommes harcelés au travail ou dans les transports pensent lancer le hashtag #BalanceTonAllumeuse, mais ils craignent d'être pris pour cibles par maîtresse Marlène, la matrone du gouvernement. 
BTA, en bref, mais sans rapport apparent avec le "beat them all" (faux-anglicisme signifiant "frappez-les" ou "battez-les" dans les jeux de combat vidéo opposant un ou deux joueurs à un nombre important d'ennemi(e)s. A l'origine, ces jeux ont généralement lieu en milieu urbain et sont axés sur les thèmes de l'auto-justice...
Le sectarisme des unes et des autres, ça peut vous détruire un homme. 
Le macho, faut voir...

samedi 14 avril 2018

Frappes sur la Syrie: l'ONU appelle à la retenue les va-t-en guerre occidentaux

Trump, Macron et May passent par-dessus la tête de l'ONU pour punir Assad

Macron, suiveur de Trump, apporte sa force d'appoint et sa caution diplomatique

L'ONU appelle les Etats à la retenue
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé samedi tous les Etats membres à faire preuve de retenue et à s'abstenir de tout acte qui pourrait conduire à une escalade après les frappes occidentales contre la Syrie, dans la foulée de l'attaque chimique présumée survenue samedi dans la ville rebelle de Douma, malgré les menaces russes d'une réplique immédiate.
Pour mener une frappe contre la Syrie, les alliés ont saisi le prétexte de l'usage d'armes chimiques dont les alliés accusent Assad, bien que la Russie assure avoir les preuves contraires.

"J'appelle tous les Etats membres à faire preuve de retenue dans ces circonstances dangereuses et à éviter tous les actes qui pourraient entraîner une escalade de la situation et aggraver les souffrances du peuple syrien", a déclaré dans un communiqué A. Guterres, qui a reporté un voyage prévu en Arabie saoudite pour gérer les suites de l'action militaire lancée par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France.

Amnesty International prône l'allègement des souffrances du peuple syrien.
L'ONG a demandé samedi de "minimiser le tort" causé aux civils dans les frappes aériennes menées par les trois occidentaux en Syrie. "Le peuple syrien a déjà enduré six années d'un conflit dévastateur, et des attaques chimiques dont beaucoup sont des crimes de guerre", déplore l'ONG dans un communiqué. "Toutes les précautions doivent être prises pour minimiser le tort causé aux civils dans les actions militaires" menées en représailles à l'usage présumé d'armes chimiques par Damas contre sa population, a-t-elle justifié.

L'ONG demande également au président américain, Donald Trump, d'ouvrir ses frontières aux réfugiés syriens... "L'administration Trump ne doit pas tourner le dos à ces hommes, femmes et enfants qui souffrent en maintenant l'interdiction faite aux réfugiés d'entrer aux États-Unis", soutient Raed Jarrar, le directeur du plaidoyer pour le Moyen-Orient.

L'Allemagne se tient en dehors; le Canada approuve, mais ne frappe pas

La Turquie, elle même productrice et exportatrice d'armes chimiques, a applaudi ce matin aux frappes occidentales sur le territoire de son voisin syrien qui constituent, selon elle, une "réaction appropriée". "Nous saluons cette opération qui exprime la conscience de l'humanité tout entière face à l'attaque de Douma que tout porte à attribuer au régime" syrien, a affirmé un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères.

Sans y participer, le Canada a apporté son soutien à l'opération. Le Premier ministre a déclaré que le pays condamne "fermement l'utilisation d'armes chimiques dans l'est de la Ghouta, en Syrie". Justin Trudeau a aussi soutenu "la décision des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France de prendre des mesures pour diminuer la capacité du régime de lancer des attaques par armes chimiques contre ses propres citoyens".

L'Allemagne a refusé de participer aux frappes occidentales.
Le "nein" d'Angela Merkel dit clairement que l'Allemagne ne participera pas a une offensive militaire contre la Syrie, malgré le positionnement ferme du président conservateur du Comité des Affaires étrangères du parlement allemand, Norbert Röttgen, CDU, contre le régime syrien légitime.
"Il est presque honteux de le dire - il n'y a aucun engagement des Européens, alors que nous sommes les plus proches géographiquement. L'Allemagne fait partie de l'Europe. Depuis l'arrivée des migrants, on devrait être conscients que notre propre sécurité dépend aussi des conflits au Moyen et au Proche-Orient. C'est pour cela que les Européens devraient commencer à s'occuper de leurs propres intérêts, avec un engagement renforcé et plus systématique au Moyen-Orient. Je trouve que c'est aussi la responsabilité de l'Allemagne d'être intransigeante pour faire avancer une stratégie occidentale en Syrie et faire en sorte qu'elle ne soit pas abandonnée."

Les alliés préviennent la Russie ou Israël, mais ignorent l'Iran

L'Etat hébreu a été prévenu des attaques de ce matin, car Israël et la Syrie sont officiellement en état de guerre. Les relations sont d'autant plus tendues que trois ennemis d'Israël opèrent sur le théâtre syrien: le régime lui-même, l'Iran et le Hezbollah libanais.
Israël a justifié samedi les frappes occidentales en Syrie en affirmant que le régime de ce pays continue ses "actions meurtrières". "L'an dernier, le président américain Donald Trump a fait savoir que l'utilisation d'armes chimiques reviendrait à violer une ligne rouge. Cette nuit, sous la direction américaine, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont agi en conséquence.".

L'Iran, discriminée, quoi qu'en dise Macron
L'Iran, principal allié régional de Damas, condamne "fermement" les frappes contre la Syrie et lance une mise en garde contre leurs "conséquences régionales".
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a violemment dénoncé les frappes occidentales menées contre la Syrie en qualifiant de "criminels" le président américain Donald Trump, son homologue français Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May: "Ils n'obtiendront rien et ne tireront aucun bénéfice", a déclaré A. Khamenei en recevant les hauts dirigeants politiques et militaires du pays.
"Les Etats-Unis et leurs alliés, sans aucune preuve et avant même une prise de position de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont mené cette action militaire (...) contre la Syrie et sont responsables des conséquences régionales de cette action aventuriste", a renchéri le ministère iranien des Affaires étrangères.
"Cette agression vise à compenser l'échec des terroristes" dans la Ghouta orientale, qui vient d'être reprise par l'armée syrienne et ses alliés, ajoute le texte qui dénonce une "violation claire des règles et des lois internationales".

L'Iran envoie des "conseillers militaires" et des volontaires iraniens, afghans, pakistanais et irakiens en Syrie pour épauler l'armée syrienne contre les groupes djihadistes et rebelles.


L'Iran dénonce la diplomatie de Macron, "l'apprenti de Trump en Europe". Le président français s'était rendu au Qatar en décembre 2017 afin d'envoyer un message encourageant à l'Iran voisin, disait-on. En demandant l'ouverture d'un dialogue avec l'Iran sur son programme de missiles et ses actions extérieures, notamment en Syrie et en Irak, Macron s'était en fait mis en marche dans les pas de Trump.

Des frappes occidentales décidées avant l'arrivée des experts de l'OIAC
Les va-t-en-guerre prennent de vitesse l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques. Ses experts étaient annoncés pour ...aujourd'hui en Syrie. Dès samedi, ils devaient mener leurs investigations sur l'attaque présumée à l'arme chimique sur des rebelles dans la ville de Douma, en Ghouta orientale, le week-end dernier. Les frappes aériennes occidentales ont-elles brouillé les pistes en effaçant toutes traces exploitables ?
Les autorités syriennes ont déjà prévenu qu'elles tiendront "l'Occident" pour responsable de toute entrave faite sur le terrain à l'OIAC.

dimanche 5 novembre 2017

Le socialiste Chevènement se fait décorer par Poutine

Chevènement est allé chercher sa breloque

L'ancien ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement a été décoré samedi de l'Ordre de l'Amitié 


Le président russe Vladimir Poutine a remis cette décoration à Chevènement, en sa qualité de représentant spécial de la France pour la Russie, et à d'autres étrangers pour les remercier de leurs efforts pour "renforcer la paix, l'amitié et la compréhension mutuelle entre les peuples", selon un communiqué du Kremlin, à la suite d'une cérémonie au Kremlin à Moscou.


"J'aimerais exprimer ma gratitude à nos amis étrangers qui ont reçu l'Ordre de l'Amitié. Votre attitude sincère et cordiale envers la Russie s'exprime par des actions concrètes", a déclaré V. Poutine, cité dans le communiqué. 

"Nous comprenons que ce n'est parfois pas facile"
"Il faut surmonter toutes sortes de stéréotypes et de préjugés,"
a souligné le chef d'Etat. Nous apprécions votre activisme, votre souci de la vérité et de la justice, vos efforts pour préserver la mémoire historique, pour renforcer les liens culturels, commerciaux et amicaux avec la Russie et ses citoyens", a-t-il ajouté.

"En renforçant les liens de tout type entre la France et la Russie, nous permettons la création d'une meilleure Europe, d'un équilibre et de la paix en Europe", a pour sa part déclaré J.-P. Chevènement, selon des propos traduits du russe cités par l'agence Ria Novosti.

Cette cérémonie au Kremlin avait lieu à l'occasion du jour de l'Unité nationale russe, qui commémore la révolte populaire qui expulsa de Moscou les forces d'occupation polonaises en 1612.

dimanche 25 décembre 2016

Russie: crash d'un avion militaire le jour de Noël

Aucun survivant dans la disparition en Mer Noire

Le crash aurait fait 92 personnes à bord, dont des membres des choeurs de l'Armée Rouge qui allaient célébrer le Nouvel An avec les troupes en Syrie.
Le président Vladimir Poutine a déclaré une journée de deuil national en Russie pour lundi et prôné une "enquête soignée (...) pour déterminer les causes de la catastrophe". Une commission spéciale dirigée par le ministre des Transports, Maxime Sokolov, a aussitôt été créée à ces fins.

Aucune piste officielle, y compris un éventuel attentat terroriste, n'a été évoquée pour l'heure par les enquêteurs, même si des sources non identifiées ont donné différentes explications aux agences de presse russes, allant d'une défaillance technique à une erreur de pilote.
Selon le ministère de la Défense, le Tupolev Tu-154 a disparu des écrans-radars à 05H27 (02H27 GMT), deux minutes après son décollage de l'aéroport de la station balnéaire de Sotchi, situé dans la commune d'Adler, sur les côtes de la mer Noire. Il se rendait à la base aérienne de Hmeimim, près de Lattaquié en Syrie.
"La zone de la catastrophe du Tu-154 a été déterminée. Il n'y a pas de signes de survivants", a affirmé le porte-parole de l'armée russe, Igor Konachenkov, précisant que des débris de l'appareil avaient été découverts à 1,5 kilomètre de la côte, à environ 70 mètres de profondeur.
Plus de 3.000 personnes, 32 bateaux, 80 plongeurs, ainsi que cinq hélicoptères et des drones ont été dépêchés sur place pour mener des recherches, a indiqué M. Konachenkov.

Pour l'heure, dix corps de victimes ont été retrouvés lors de l'opération de recherches, a-t-il précisé."L'identification des victimes sera effectuée à Moscou", a indiqué de son côté le ministère russe des Transports. 

Selon les enquêteurs, l'appareil parti de l'aérodrome de Tchkalovski, près de Moscou, avait fait escale à Sotchi pour être ravitaillé en kérosène. L'avion transportait 84 passagers et huit membres d'équipage, selon le ministère. 
La liste publiée par le ministère comprend 64 membres de l'Ensemble Alexandrov, connu lors de ses tournées à l'étranger sous le nom de choeurs de l'Armée Rouge, et huit militaires, dont le directeur de l'Ensemble Valéri Khalilov. Ils se rendaient en Syrie pour célébrer le Nouvel An avec les soldats russes déployés là-bas depuis septembre 2015 en soutien au régime de Bachar al-Assad, allié de longue date de la Russie.
Fierté du pays "L'Ensemble Alexandrov, c'est une carte de visite de la Russie", a déploré le célèbre pianiste russe Denis Matsouïev, cité par l'agence Ria-Novosti, évoquant une "terrible injustice".

Des dizaines de personnes sont venues dimanche déposer des fleurs près de la salle de concert Aleksandrovski à Moscou, qui abritait les répétitions des choeurs de l'Armée Rouge. "Nous sommes fiers pour notre pays parce que nous avons un ensemble comme ça", a déclaré Anna Vladimirovna, 70 ans, après avoir déposé un bouquet d'oeillets rouges. 

L'avion transportait également neuf journalistes des chaînes de télévision Pervy Kanal, NTV et Zvezda, deux hauts fonctionnaires civils et la responsable d'une organisation caritative respectée en Russie, Elizavéta Glinka.

La chancelière allemande Angela Merkel, le président syrien Bachar al-Assad, le Premier ministre turc  Binali Yildirim, ainsi que l'ambassadeur des Etats-Unis à Moscou John Tefft ont exprimé leurs condoléances à la Russie.
En restant coi, Hollande se distingue à nouveau pour son sens de l'humain.

33 ans de vol

Selon le ministère de la Défense, l'appareil était exploité depuis 33 ans et comptait 6.689 heures de vol. Il avait été réparé pour la dernière fois en décembre 2014, et révisé en septembre dernier. Une enquête criminelle a été ouverte pour déterminer si des manquements aux règles de sécurité aérienne sont à l'origine de l'accident, a indiqué le Comité d'enquête russe, organisme chargé des principales investigations criminelles.
Plusieurs Tu-154, à l'évidence, un appareil de conception soviétique, ont eu des accidents par le passé. En avril 2010, un appareil de ce type transportant 96 personnes dont le président Lech Kaczynski et de hauts responsables polonais s'était écrasé en tentant d'atterrir près de Smolensk (ouest de la Russie), et tous ses occupants avaient été tués.
Quelque 4.300 militaires russes sont déployés en Syrie, et la Russie continue d'y renforcer sa présence militaire, souligne l'AFP.

lundi 22 août 2016

Les Jeux Olympiques 2016 de la France sont-ils vraiment "historiques" ?

La France ambitionnait d'être parmi les 5 premières nations: elle est au 7e rang

La France quitte Rio avec 42 médailles, mais avec peu de titres olympiques


Pour BFM TV, aucune exagération n'est de trop pour glorifier le quinquennat:
JO "historiques", "record de médailles" et... drapeau tricolore
L'AFP assure qu'avec 42 médailles à Rio, les Français ont fait mieux qu'à Pékinmais aussi qu'à Londres en 2012: 10 médailles d'or, 18 médailles d'argent et 14 médailles de bronze pour un total de 28 sports, dont le rugby à sept et le golf, ajoutés par le CIO en 2009.


La France a remporté le plus grand nombre de médailles de son histoire aux Jeux olympiques d'été de 1900 à Paris avec 101 médailles dont 26 médailles d'or (record historique de médailles d'or). Elle a obtenu lors de cette olympiade la première place des nations: rappelons qu'elle était pays organisateur.

Hormis cette moisson de records remontant aux JO d'avant-guerre, la délégation française a remporté 15 titres olympiques aux Jeux olympiques d'Atlanta de 1996 contre seulement 10 à ceux de Rio en 2016 (moins que les 11 médailles d'or à Londres en 2012) qui ont permis de remporter 42 médailles, "battant" d'une seule médaille les 41 des JO de Pékin en 2008 et d'Anvers en 1920.

Il conviendrait aussi que l'AFP et les journalistes débusqueurs de "vrai ou faux" (tel Antoine Krempf sur France Info) d'observer que la France supporte mal la comparaison avec les pays européens.
Ainsi la Grande-Bretagne rafle près de trois fois plus de médailles d'or que la France, sur un total de 67 (mais 42 à la France) et si nos voisins d'Outre-Rhin obtiennent quant à eux le même nombre total de médailles, l'Allemagne en arrache 17 en or, contre 10 à la France qui brille davantage dans l'argent, plutôt au deuxième rang qu'au premier.

Or, Thierry Braillard affiche sa "ravitude" !...


A l'heure du bilan, nul ne souligne l'absence de la Russie.
Depuis plusieurs mois, la Russie est au centre de plusieurs scandales de dopage. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a écarté 68 athlètes russes qui contestaient la décision de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) de les priver de Jeux. La sauteuse en longueur Darya Klishina, qui s’entraîne aux Etats-Unis depuis plusieurs années et répondait aux critères posés par l’IAAF, sera la seule représentante de l’athlétisme national sur la piste au Brésil. Cette décision n’a pas été remise en cause par le CIO, qui se devait d’afficher une certaine sévérité, au moins dans le ton, eu égard au contexte politique actuel. Les candidats russes devaient pouvoir justifier de contrôles antidopage effectués par des organismes opérant en dehors de Russie  et ne devaient pas avoir déjà été contrôlés positifs au cours de leur carrière. 
La France n'en profitera pas... Mieux, les handballeuses, battues en finale par la Russie, récoltent l'argent.

Ni le ministre, ni donc l'AFP ne s'attarde non plus sur les grandes déceptions des Bleus. A la perche, Renaud Lavillenie obtient l'argent quand l'or était considéré comme acquis et, en nage libre, Florent Manaudou à qui l'or était promis n'a pris que l'argent. L'épéiste Gauthier Grumier s'est rabattu sur la médaille de bronze. La génération dorée du handball masculin s'est contentée de la deuxième marche du podium. 
Emouvante détresse d'un grand champion hué par le pays-hôte,
au mépris de l'esprit olympique
 
Les "Experts", handballeurs français doubles champions olympiques en titre, n'ont pas réussi à signer un triplé historique. Estimons-nous toutefois heureux que l'équipe de France - Karabatic et Onesta, l'entraîneur, en tête - n'ait pas détruit un plateau de télévision comme celui de l'Equipe TV, comme en août 2012, pour se calmer les nerfs...
On a pu apprécier les médailles d’argent de Mélina Robert-Michon au disque, ainsi que celle en bronze de Dimitri Bascou sur le 110m haies. 

La liste est plus longue encore, monsieur le ministre ravi

Les footballeuses françaises nourrissaient de grands espoirs après leur quatrième place à Londres il y a quatre ans. Mais à Rio, elles s'inclinent en quarts de finales. Pas contre leur bête noire, l'Allemagne. Pas contre les hégémoniques américaines. Mais contre le Canada, un adversaire qui semblait à leur portée, qui a fini en bronze.
Zéro pointé pour les  
relayeurs du 4x100m français, chez les dames comme chez les messieurs. Sur une épreuve où les Français peuvent traditionnellement accrocher un podium, les Bleus et les Bleues n'ont cette fois pas réussi à se qualifier pour la finale.
L'aventure s'est arrêtée en quarts de finale pour les Bleus de basket, défaits par l'Espagne. S'incliner contre un adversaire de ce calibre n'a certes rien d'infamant, mais l'ampleur de la déroute (92-67) laisse un ressenti de débâcle aux coéquipiers de Tony Parker, lequel méritait mieux pour son dernier match international.
Le cyclisme sur piste avait débuté avec une médaille de bronze en vitesse par équipe, un peu décevante, mais de tout de même encourageante. Puis plus rien. Gregory Baugé, François Pervis, Virginie Cuef et les autres n'ont pas réussi à monter au sommet de la piste.
On attendait aussi beaucoup des volleyeurs français
, après leur victoire en ligue mondiale en 2015 et leur titre de champions d'Europe. Earvin Ngapeth, Antonin Rouzier et leurs coéquipiers n'ont pas démérité, offrant même au public des coups d'anthologie, mais ils se sont heurtés aux murs italiens, américains et brésiliens. Ils ont été éliminés dès les phases de poule.
En tennis, Tsonga blessé, la paire Mahut-Herbert éliminée dès le premier tour,
Christina Mladenovic qui s'en prend à la fédération pour une histoire de tenue, Benoît Paire viré l'équipe de France pour mauvais comportement... Le bilan du tennis français n'est pas très flatteur. Gaël Monfils se hisse en quarts de finale et s'incline face au Japonais Kei Nishikori.
L'escrime a balayé l'affront de Londres 2012, mais en individuel, même si les escrimeurs(ses) français(e) ne sont pas passées loin, à l'image de
Lauren Remby, 4e à l'épée. Et, on l'a vu, Gauthier Grummier empoche le bronze à l'épée, alors que le numéro 1 mondial était en droit de rêver à l'or olympique.
La dernière fois que l’équitation française avait ramené deux médailles d’or des Jeux, c’était en 1948. A Rio, l’équipe de France de concours complet (Astier Nicolas, Karim Laghouag, Mathieu Lemoine, Thibaut Vallette) a été sacrée championne olympique, douze ans après son dernier titre. Et Astier Nicolas a ensuite gagné la médaille d’argent en individuel. Puis ce fut au tour de l’équipe de France de saut d’obstacles (Pénélope Leprévost, Roger-Yves Bost, Kevin Staut, Philippe Rozier) de remporter la médaille d’or. Quarante ans après son père, qui avait gagné à Montréal en 1976 dans la même épreuve, Philippe Rozier est lui aussi devenu champion olympique.

Les médailles sont arrivées là où on ne les attendait guère.

Des obscur(e)s se sont hissés au niveau des grands

Les larmes en or de la Française Emilie Andéol, championne olympique des plus de 78 kg au judo, le 12 août 2016.Emilie Andéol n'est pas la judokate française qu'on attendait le plus, malgré sa 5e place au classement mondial. Elle s'est pourtant hissée jusqu'en finale des plus de 78 kg, battant la Cubaine championne olympique en titre pour s'emparer de la médaille d'or. C'est ce qu'on appelle une belle première participation aux Jeux olympiques qui valait bien des larmes de bonheur sur le podium.
Dans leurs disciplines respectives, tir à l'arc et tir au pistoletJean-Charles Valladont et Jean Quiquampoix étaient déjà connus , mais le grand public a fait de belles découvertes à Rio: les deux athlètes récoltent chacun une médaille d'argent méritée.
Estelle Mossely est devenue la première Française championne olympique de boxe. 

On attendait une équipe de
boxe compétitive, mais six médailles, c'est du jamais vu ! Mention spéciale à Estelle Mossely, qui devient la première Française championne olympique de boxe (poids légers), imité par son compagnon Tony Yoka, sacré en super-lourds. Citons aussi Sarah Ourahmoune (mouches) et Sofiane Oumiha (légers) se sont parés d’argent. Enfin, Souleymane Cissokho (welters) et Mathieu Bauderlique (mi-lourds) ont, eux, gagné une médaille de bronze. Il y a quatre ans à Londres, les boxeurs français n’avaient rien récolté.
Le décathlonien Kévin Mayer termine deuxième battant ou égalant bon nombre de ses records: il écrase le record de France et réussit la sixième meilleure performance de tous les temps. Une précieuse performance dans un athlétisme français, qui rentre avec un total de six médailles, mais sans titre olympique.Loin d'être assuré d'une médaille dans cette course très relevée et négligé des media, Christophe Lemaitre ramène du bronze qui vaut de l'or sur 200 m: il côtoie Usain Bolt sur le podium.
"C'est un nouveau moi qui arrive. Une résurrection", a commenté le "TGV de Culoz". On aurait aimé qu'il en fût de même pour les autres

Difficile de crier victoire, donc, mais la presse n'hésite pourtant pas à enfumer les Français

RMC Sports (BFMTV) n'attend pas la fin des épreuves


L'Equipe fait aussi un faux départ





L'AFP manipule l'opinion en choisissant ses éléments de comparaison
: 
il aurait en effet été important pour le pouvoir socialiste de se prévaloir d'un score plus reluisant mais la présence de Hollande, président poisseux, à Rio n'est probablement pas étrangère aux contre-performances des premiers jours.

On arrive clairement à "la fin du cycle"
entamé en 2004 par Laure Manaudou: les nageurs français n'ont reçu que deux médailles d'argent et aucun titre olympique, ni individuel, ni en équipe. Quelques règlements de compte en public n'empêchent pas l'encadrement, suivi de certains commentateurs patentés, de trouver un "esprit d'équipe" inégalé aux Bleus de Rio, selon notamment Teddy Riner, valeureux médaillé d'or, mais tacleur de Renaud Lavillenie arrivé dans sa gloire de champion olympique en titre et détenteur du record du monde et hué par le public brésilien venu soutenir son perchiste, Thiago Braz qui a amélioré son record de 10 cm pour s'emparer de l'or. 

Au final, "il faut maintenant transformer l'argent en or", lâche Thierry Braillard

Le secrétaire d'État aux Sports -d'abord auprès de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, puis auprès du nouveau ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner - a dressé un bilan satisfaisant de ces Jeux olympiques mais assure cependant qu'il y aura une "profonde réflexion" à mener, alors que certaines fédérations ont déçu.


La presse militante se serait-elle emballée dans son instrumentalisation des Jeux Olympiques au service de la propagande gouvernementale: une démarche digne des régimes totalitaires du passé, nazi ou stalinien ?