POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Poutine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Poutine. Afficher tous les articles

lundi 24 septembre 2018

"Avec Macron, ça risque de très mal finir", prévient Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy, influenceur politique de haute volée 

L'ancien chef de l'Etat déplore qu'Emmanuel Macron soit "entouré de gens inexpérimentés"

L'ex-président de la République a toujours un avis éclairé sur l'actualité politique, mais le quadra saura-t-il écouter son aîné qui l'a mis en garde dans Le Figaro, ce dimanche 23 septembre ? "La politique, c'est la vie, mais ce n'est pas ce que vous croyez", explique Nicolas Sarkozy qui s'intéresse notamment à l'actualité internationale. 

L'ancien chef de l'Etat (2007-2012) s'inquiète de voir "l'Occident en danger" au profit de l'Est, estimant qu' "à force d'être délaissé, Poutine se tourne vers la Chine"

Il désapprouve également le Brexit, jugeant "scandaleux qu'on ait laissé partir les Anglais". Mais, encore une fois, ce n'est pas ce qui le fera revenir sur le devant de la scène politique. N'a-t-il pas en effet refusé en juin dernier la proposition du président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, de se porter candidat à la présidence de la Commission européenne ?

"Pourquoi voulez-vous que je rompe avec une partie de ma vie et de mes amis ?"

L'ancien ministre de l'Intérieur préfère le rôle de "Sage". Dans ses bureaux parisiens de la rue de Miromesnil, il reçoit des "anciens ministres, ex-conseillers, maires et députés, conseillers régionaux et sénateurs, ténors de la droite" et même le président du Sénat, Gérard Larcher, révèle Le Figaro. S'agit-il, comme l'espère un fidèle soutien, "d'entretenir ses soutiens et de s'assurer qu'au-delà d'une envie personnelle de peser, il serait soutenu, si jamais, dans des circonstances exceptionnelles, il y avait une demande"? "Vous ne pouvez pas avoir consacré autant d'énergie à la politique et ne pas vous tenir au courant", souligne un proche, assurant qu'il ne s'agit en aucun cas d'une stratégie de reconquête. 


"J'ai tellement aimé la politique, ça m'a donné tant de satisfaction. Ça a été une partie de ma vie. Pourquoi voulez-vous que je rompe avec une partie de ma vie et de mes amis ? Les sentiments, ça existe", explique de son côté Nicolas Sarkozy, à l'issue d'un déjeuner entre élus LR, avec notamment le maire de la cité phocéenne Jean-Claude Gaudin et le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier. "C'est de ne pas voir mes amis qui serait suspect. Il n'y a aucune raison que je me coupe d'eux. Mais ce n'est pas pour cela que je me projette politiquement", insiste-t-il. 

L'ancien président de la République reste par ailleurs très proche du ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, qui a été exclu des Républicains en raison de son ralliement à Emmanuel Macron. Alors que beaucoup au sein de LR dénoncent sa "trahison", il tempère : "On ne peut pas refuser d'être ministre du Budget à son âge", sourit-il.

Les précieux conseils de Sarkozy

Nicolas Sarkozy observe que l'actuel locataire de l'Elysée est "entouré de gens inexpérimentés". "Avec Macron, ça risque de très mal finir", a-t-il même lâché devant des élus. Des propos que tenaient déjà l'époux de Carla Bruni en octobre dernier

Ces funestes prédictions sont-elles susceptibles d'interpeller Jupiter ? 
Les conseillers inexpérimentés de Macron lui réclament régulièrement des conseils, révèle Le Figaro. "On veut faire comme vous", confieraient certains membres de la garde rapprochée du président à Nicolas Sarkozy. 

Ce ne sont pas les seuls. Selon le quotidien, l'entourage de François Hollande a demandé l'an dernier conseil à ses équipes pour savoir s'il faut se rendre au dîner du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) en tant qu'ex-président.

dimanche 5 novembre 2017

Le socialiste Chevènement se fait décorer par Poutine

Chevènement est allé chercher sa breloque

L'ancien ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement a été décoré samedi de l'Ordre de l'Amitié 


Le président russe Vladimir Poutine a remis cette décoration à Chevènement, en sa qualité de représentant spécial de la France pour la Russie, et à d'autres étrangers pour les remercier de leurs efforts pour "renforcer la paix, l'amitié et la compréhension mutuelle entre les peuples", selon un communiqué du Kremlin, à la suite d'une cérémonie au Kremlin à Moscou.


"J'aimerais exprimer ma gratitude à nos amis étrangers qui ont reçu l'Ordre de l'Amitié. Votre attitude sincère et cordiale envers la Russie s'exprime par des actions concrètes", a déclaré V. Poutine, cité dans le communiqué. 

"Nous comprenons que ce n'est parfois pas facile"
"Il faut surmonter toutes sortes de stéréotypes et de préjugés,"
a souligné le chef d'Etat. Nous apprécions votre activisme, votre souci de la vérité et de la justice, vos efforts pour préserver la mémoire historique, pour renforcer les liens culturels, commerciaux et amicaux avec la Russie et ses citoyens", a-t-il ajouté.

"En renforçant les liens de tout type entre la France et la Russie, nous permettons la création d'une meilleure Europe, d'un équilibre et de la paix en Europe", a pour sa part déclaré J.-P. Chevènement, selon des propos traduits du russe cités par l'agence Ria Novosti.

Cette cérémonie au Kremlin avait lieu à l'occasion du jour de l'Unité nationale russe, qui commémore la révolte populaire qui expulsa de Moscou les forces d'occupation polonaises en 1612.

lundi 26 juin 2017

Ingérence russe dans la présidentielle américaine: Obama a manqué de réactivité

Le président dilettante critiqué pour avoir agi trop tard 

La CIA l’avait averti dès août 2016

Obama, président passif se tournant les pouces
Il est accusé d'avoir su que des piratages auraient été ordonnés par Vladimir Poutine pour aider Donald Trump, révèle le Washington Post, pourtant marqué à gauche… L’affaire des ingérences russes supposées dans la présidentielle américaine empoisonne la présidence de Donald Trump, mais n’épargne pas son prédécesseur démocrate. Barack Obama, briefé par la CIA sur le dossier dès août 2016, selon la presse, a subi ces derniers jours de vives critiques de toutes parts,  du milliardaire, mais aussi de son propre camp.

Le Washington Post confirme le bien-fondé de la contre-attaque de Donald Trump  ce week-end contre l’ancien président démocrate, à qui il reproche de n’avoir "rien" fait contre l’ingérence russe. "C’est un truc incroyable. Et s’il avait l’information, pourquoi n’ont-ils rien fait ? Il aurait dû faire quelque chose", a martelé le président en exercise dans un entretien avec l’émission Fox and Friends diffusée dimanche.
Obama averti dès août 2016.
Selon le Washington Post de vendredi, l’agence centrale américaine de renseignement, la CIA, avait averti Barack Obama dès août 2016 que des piratages du parti démocrate avaient été ordonnés par le président russe Vladimir Poutine dans le but de ré-équilibrer la campagne médiatique de la démocrate Hillary Clinton et d’aider Donald Trump dans sa présidentielle du 8 novembre.

En octobre, toutes les agences du renseignement américain s'étaient entendues pour faire état publiquement d’une ingérence de Moscou. En janvier, elles affirmaient que Poutine en était le cerveau. Le 29 décembre, Barack Obama avait annoncé des sanctions contre la Russie, expulsant notamment 35 diplomates considérés comme des agents russes.


Salve de tweets accusateurs de l’administration Obama

L'addiction aux tweets du président républicain n'a pas faibli ce weekend. Depuis vendredi, il multiplie les tweets visant l’administration Obama, soulignant qu'elle n'a pas agi, pour "ne pas nuire à Hillary" Clinton. 

"Puisqu’on a dit bien avant l’élection de 2016 à l’administration Obama que les Russes interféraient, pourquoi aucune mesure n’a été prise ? Concentrez-vous sur eux, pas sur T" (Trump), s’est-il indigné dans un autre tweet samedi.
Donald Trump nie que la Russie ait pu avoir un quelconque impact sur les résultats de l’élection

Des propos de Donald Trump avaient été interprétés comme une reconnaissance que Moscou avait pu participer à des piratages du parti démocrate, mais le président américain n’a jamais repris véritablement à son compte les conclusions des agences de renseignement selon lesquelles la Russie aurait interféré dans la présidentielle américaine par des piratages informatiques et une campagne de désinformation.

Trump fait ainsi valoir que les machines et les systèmes électoraux eux-mêmes n’ont pas été piratés. Il dément aussi systématiquement toute "collusion" entre des membres de son équipe de campagne et le renseignement russe, à propos de laquelle le procureur spécial Robert Müller enquête actuellement.

S'il y a une "grave erreur", elle vient d’Obama

Image associéeLe rôle du président Obama dans ce dossier suscitait dimanche des interrogations, jusque  dans son propre camp. 
Adam Schiff, chef de file des Démocrates à la commission du Renseignement de la chambre des Représentants, lui a reproché de n’avoir pas agi plus tôt contre Moscou. "Compte tenu de la gravité de la question, l’administration aurait dû intervenir plus tôt contre la Russie, dissuader et sanctionner la Russie plus tôt, car c’est une erreur grave", a-t-il déclaré sur CNN.

Le sénateur démocrate Ron Wyden s’était également dit déçu vendredi
sur CNN que l’administration Obama ne se soit pas montrée plus agressive. "Je suis perturbé par ces nouvelles informations selon lesquelles l’administration Obama n’en a pas fait beaucoup".

Barack Obama avait reconnu début janvier avoir "sous-estimé" l’impact de ces interférences sur les démocraties. 
"Je pense avoir sous-estimé la manière dont, dans cette nouvelle ère d’information, il est possible que la désinformation, les attaques informatiques et ce genre de choses aient un impact sur nos sociétés ouvertes", avait-il concédé sur ABC.

vendredi 27 novembre 2015

Diplomatie: reculs de Hollande et Fabius sur tous les fronts de Syrie

A reculons, les psycho-rigides de l'exécutif socialiste accèdent à la raison

Laurent Fabius envisage une coopération avec Al-Assad pour aider à lutter contre l'EI

Pour la première foisLaurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères de Hollande, a envisagé comme une soudaine évidence que le président Bachar al-Assad pourrait associer les troupes syriennes à la lutte contre le groupe État islamique en Syrie.
Vendredi 27 novembre sur la radio RTL, Laurent Fabius s'est finalement rallié à l'idée générale que des forces du régime syrien puissent participer aux forces rassemblées des états démocratiques face aux agressions djihadistes de Daesh (EI).vendredi.
Pour lutter contre l'EI, "il y a deux séries de mesures : les bombardements [...] et des forces au sol, qui ne peuvent pas être les nôtres, mais qui doivent être des forces de l'Armée syrienne libre [opposition], des forces arabes sunnites, et pourquoi pas des forces du régime", a déclaré Laurent Fabius à la radio RTL.
Cette déclaration tranche avec la position d'intransigeance affichée par le pouvoir socialiste et ses media serviles depuis le début du conflit syrien qui consiste à réclamer le départ du président Bachar al-Assad. Comment justifier désormais l'éviction du chef légitime de l'état syrien.

Hollande est allé demander l'aide d'un Poutine qu'il diabolisait

A l'issue de la discussion jeudi entre Vladimir Poutine et François Hollande, la France et la Russie se sont mis d'accord pour "coordonner" leurs frappes contre l'Etat islamique et notamment leurs sites pétroliers, a indiqué le président de la République française. Le chef de l'Etat a assuré que Paris et Moscou augmenteraient "les échanges d'informations et de renseignements".<br>En revanche, François Hollande et Vladimir Poutine ne s'entendent toujours pas sur l'issue politique au conflit syrien. 

Selon François Hollande, la Russie et la France se seraient mis d'accord pour que "les forces luttant contre Daesh" ne soient pas "visées" par les actions militaires. Référence aux groupes que soutient 
l'Occident, bien que rebelles, tels que l'Armée syrienne libre. Toujours selon Hollande, les frappes viseront donc "uniquement Daesh et les autres groupes djihadistes".

Vladimir Poutine est toutefois apparu beaucoup plus réservé.
 
Il a ainsi indiqué que la Russie "essaie d'entrer en contact" avec de tels groupes d'opposition. Mais il a aussi maintenu que "seule l'armée de Bachar al-Assad est à même de lutter contre l'Etat islamique", car "je considère l'armée de Bachar comme notre allié naturel", a tenu à répéter le président russe.

Et c'est en quoi la démarche de Hollande est un échec: Poutine n'a rien cédé.
 
Les objectifs politiques diffèrent comme avant le voyage de Hollande. Pour le président français, "Bachar al-Assad n'a pas sa place dans l'avenir de la Syrie". Il préconise un gouvernement transitoire d'union nationale qui organiserait ensuite des "élections représentant toutes les communautés". Mais Vladimir Poutine a aussitôt rappelé que "le destin du président de la Syrie se trouve à 100% dans les mains du peuple syrien". Une leçon de démocratie.
D'autant qu'en 1920, la France imposa son mandat sur le pays, ce qui entraîna l’exil en Irak de Fayçal, premier et dernier roi arabe, issu de la famille hachémite, de la Syrie indépendante. La France et le Royaume-Uni, qui se disaient alliés des forces arabes de Fayçal, s’étaient mis d’accord pour se partager le Proche-Orient.Suite à la campagne de France de juin 1940, les Britanniques et les Forces françaises libres ont pris le contrôle du pays en juin-juillet 1941, redonnant le pouvoir à la France libre, mais les Syriens, avec l’appui des Britanniques, ont continué de réclamer le départ des Français. S'en sont suivis une prise de pouvoir par des civils en 1954, une République arabe unie de l'Égypte et de la Syrie en 1958, le chaos et plusieurs coups d'état par le parti Baas en 1963 et le ministre de la Défense, Hafez el-Assad, à la faveur de la défaite de l'Egypte et la Syrie dans la guerre des Six Jours, puis de la crise en Jordanie entre le roi Hussein et l'OLP (Septembre noir) en 1970. Grâce à sa "révolution corrective", Hafez el-Assad est devenu le nouveau premier ministre et chef de l’État de 1970 à 2000, quand son fils, Bachar el-Assad, lui a succédé en juillet 2000.
Un pouvoir syrien fort aux mains d'Alaouites, communauté religieuse minoritaire, proche du chiisme, qui résiste aux agressions sunnites et que combat l'Occident, comme il a combattu d'autres pouvoirs forts et de stabilité de la région, lors des "printemps arabes" successifs qui ont introduit l'instabilité en Egypte, en Tunisie et en Lybie, avant la Syrie. 
Sans tirer jamais les leçons de ses inconséquences tragiques.

jeudi 26 novembre 2015

Hollande cherche de l'aide auprès d'Obama, Cameron, Merkel et même Poutine face au terrorisme islamiste

Les "alliés" compatissent mais renâclent

Hollande peine à mobiliser les occidentaux

Après être allé prendre les consignes de Barack Obama à Washington mardi 24, le président français doit recevoir la chancelière allemande avant de rencontrer le président russe à Moscou. A l'ordre du jour des discussions, la mise en place d'une "grande coalition" face à l'EI.


De retour dépité de Washington où il a tenté en vain de faire passer Barack Obama des paroles aux actes dans la lutte contre le groupe État islamique (EI), le président français  a reçu la chancelière allemande, Angela Merkel à Paris mercredi 25 novembre, avant de rencontrer ce jeudi, le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, sans être parvenu à obtenir d'inflexion des États-Unis vis-à-vis de la Russie. Un dîner de travail figure à leurs agendas pour 20 heures.
Les Etats-Unis et la France ont décidé mardi d'intensifier leurs opérations militaires contre l'Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak et de coordonner leurs renseignements sur la menace intérieure. Mais plusieurs problèmes de personnes  restent entiers sur la place à réserver au président Bachar al-Assad dans une éventuelle transition politique de la Syrie et sur la confiance à accorder à Poutine dans une éventuelle coordination des moyens militaires contre Daesh. "On est probablement plus enclin à travailler avec M. Poutine que M. Obama ne l'est à ce stade", a reconnu une source diplomatique française.

Lundi matin, François Hollande et David Cameron s'étaient recueillis sur le site du Bataclan, une des cibles des attentats qui ont fait 130 morts le 13 novembre à Paris,
avant de prendre la direction de l’Elysée pour un entretien sur la lutte contre le terrorisme et la Syrie. C'était la première étape dans la quête diplomatique de François Hollande d’une coalition "unique" contre les djihadistes de l’organisation Etat islamique en Syrie et en Irak.
Le Premier ministre britannique David Cameron a affirmé  sa "ferme conviction" personnelle que le Royaume-Uni doit intervenir militairement en Syrie: "Je soutiens fermement l’action que le président Hollande a entreprise pour frappe l’Etat islamique en Syrie", a-t-il assuré, soulignant toutefois qu'il reste à entraîner le parlement britannique à le suivre. David Cameron a précisé qu’il lui proposera cette semaine  une "stratégie globale pour affronter l’Etat islamique".
 
"Nous mènerons le combat ensemble contre ceux qui ont commis l'inconcevable contre vous", affirmait la chancelière allemande,
tout de noir vêtue, le 14 novembre à Berlin, au lendemain des attaques de Paris et Saint-Denis. Pour autant, l'Allemagne ne semble pas prête à s'engager davantage dans la coalition internationale qui lutte depuis septembre 2014 contre l'expansion de Daesh en Irak d'abord, puis, pour quelques uns des partenaires de cette coalition, en Syrie.

Depuis quatorze mois, l'Allemagne a choisi d'envoyer des armes aux peshmergas, ces combattants kurdes qui luttent sur le terrain contre l'EI, mais Berlin a refusé d'engager des moyens aériens, comme si les Allemands ne croyaient pas à l'efficacité de cette méthode. En revanche,
à la fin de l'été, la chancelière a lancé son ministre des Affaires étrangères dans un marathon diplomatique pour mettre un terme au conflit religieux qui gangrène la Syrie où les Sunnites s'opposent aux Alaouites,  groupe ethnique et religieux du nord du pays, auquel appartiennent  les présidents al-Assad, père et fils. Au point de conclure, fin octobre, à l'inverse de la position française d'alors qu' "il faut parler avec de nombreux acteurs, et cela implique (Bachar al) Assad". "Il y en a d'autres", avait-elle ajouté à la fin d'un sommet extraordinaire des 28 à Bruxelles, consacré à la crise migratoire en Europe. Et de citer "non seulement les États-Unis, la Russie, mais aussi les partenaires régionaux importants, les Chiites d'Iran, des pays sunnites comme l'Arabie saoudite".
 
Ce mercredi matin, la ministre de la Défense allemande Ursula von der Leyen a toutefois annoncé devant la commission défense du Bundestag sa volonté d'envoyer 650 soldats allemands... au Mali, afin d'épauler la France sur le front du terrorisme.

Parée de sa nouvelle aura de défenseur des réfugiés, Angela Merkel, appelle à "parler à Assad", elle qui ­est si réfractaire aux mots 'guerre" ou 'opération militaire '

Avant d'avoir sensibilisé l’ensemble des dirigeants des membres du Conseil de sécurité des Nations unies, outre  l'italien, Hollande doit encore rencontrer son homologue chinois Xi Jinping, dimanche.  

La "grande coalition", comprendre "unique" face à l'organisation terroriste reste hypothétique


En dépit de la volonté de Hollande de faire front contre l'Etat islamique qui a revendiqué les assassinats islamistes de masse à Paris, le vendredi 13 novembre 2015, les divergences avec la Russie et l'Iran sur la Syrie sont toujours aussi fortes.
"Nous sommes tous Français", a lancé, dans la langue de Molière, le président américain au cours d'une conférence de presse à la Maison Blanche, mais cette déclaration médiatique n'a pourtant été suivie d'aucune annonce spécifique, le dirigeant américain se bornant à plaider pour l'intensification des échanges de renseignement.
L’entraînement des rebelles dits "modérés" par les Etats-Unis est un tel échec que le président russe s’en moque ouvertement : "Soixante de ces combattants ont reçu une formation digne de ce nom. Seuls quatre ou cinq restent armés. Les autres ont déserté avec les armes américaines pour rejoindre l’Etat islamique." Pis encore, l’Irak vient, sans prévenir les Américains, d’amorcer un accord de partage de renseignements avec l’Iran, la Russie et la Syrie. De quoi rendre fou furieux Barack Obama. 

Hollande ne paie-t-il aujourd'hui le prix de ses agressions passées ?

Certes, il ne peut être tenu pour responsable de la destruction d'un avion de combat russe, abattu mardi
par la Turquie, pays membre de l'OTAN, dans l'espace aérien syrien, près de la frontière commune. Cet incident, le plus grave depuis le début de l'engagement militaire russe au côté de Bachar al-Assad, a provoqué la colère du président russe, qui a dénoncé un "coup de poignard dans le dos" porté par les "complices des terroristes".

Au G20 de Brisbane à la mi-novembre 2014, l'ombre des navires de guerre que Hollande refusait toujours de livrer à Moscou avait plané sur les relations diplomatiques entre la Russie et l'Occident qui accuse Poutine d'avoir annexé la Crimée dont la population majoritairement russophone demandait à quitter l'Ukraine et à  s'associer à la Russie. Le premier porte-hélicoptères -rééquipé aux frais de la France- sera le seul finalement livré, à l'Egypte, mais payé par l'Arabie saoudite, a-t-on appris. Un geste dont Hollande reste redevable au roi du pétrole.


Alors que l'embargo occidentale continue, Hollande prétend rallier la Russie...
 
La Russie reste sous le coup de sanctions économiques décidées par une Union européenne aujourd'hui dans l'impasse. La Russie a en effet riposté aux sanctions occidentales en interdisant, pendant un an, toute importation de la plupart des produits agroalimentaires occidentaux. Or, la Russie est le deuxième client, après les États-Unis, de la filière agricole et agroalimentaire européenne. Les Russes importaient ainsi 8 % des exportations agricoles et agroalimentaires françaises, ce qui représentait 1 milliard d'euros par an. "Les fruits sont les premiers concernés par l'embargo en France, suivis des fromages et produits laitiers puis la viande et le poisson, déplorait Xavier Beulin (FNSEA). Le préjudice avait été instantané pour les producteurs français de fruits d'été comme les pêches ou les nectarines à durée de vie limitée."
François Hollande est partie prenante à ce chaos diplomatique. Il était même moteur, mais doit réviser ses positions désastreuses. Après avoir ostensiblement ignoré Poutine pour éviter de lui serrer la main, François Hollande ne rappelle plus non plus que les Etats-Unis lui ont fait faux bond en 2013, alors qu’il voulait déjà frapper la Syrie. Le 13 novembre, l es djihadistes de Daesh en Europe ont tenu à rappeler qu'ils n'ont pas oublié que Hollande est un va-t-en-guerre, si isolé et sous-équipé soit-il.
C’est dans ce climat glacial que le président François Hollande arrive à Moscou, jeudi 26 novembre, deux jours seulement après s’être rendu à Washington.
Tant qu'il n'y aura pas de "changement stratégique" de la part du président russe sur ce point, la coopération sera "très difficile", a clairement averti Barack Obama, signifiant à Hollande que la position américaine sur le dossier n'a pas bougé. "Si leur priorité est d'attaquer l'opposition modérée qui pourrait faire partie d'un futur gouvernement syrien, la Russie n'aura pas le soutien de notre coalition", a maintenu Obama. Au grand dam du capitaine de pédalo.




Le président français a appelé Poutine à reconsidérer son soutien à Bachar al-Assad, celui-ci n'ayant "pas sa place" dans une transition politique, selon lui. "Dès lors qu'il a été le problème, il ne peut pas être la solution", a-t-il affirmé.



vendredi 20 novembre 2015

Fabius, sur un siège éjectable

Hollande serait sur le point de débarquer Laurent Fabius

Fabius est-il encore approprié au Conseil constitutionnel ?

Fabius en action
Si le plus vieux ministre du gouvernement Valls esquive à l'évocation de son prochain largage de l'exécutif, après la Cop21, un faisceau d'indices interpelle. De nombreux collaborateurs du ministre quittent leur poste ou cherchent une reconversion. Ainsi, sa conseillère en communication, Marianne Zalc-Muller, tenterait de rejoindre le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Son conseiller au développement du commerce extérieur, Grégoire Chauvière Le Drian, serait aussi prêt à partir, tout comme Sima Kammourieh, une autre conseillère. Le directeur et le directeur de cabinet adjoint du ministre auraient, eux, déjà trouvé des postes dans des ambassades. De quoi accréditer la thèse de la succession de Laurent Fabius  à Jean-Louis Debré pour la présidence du Conseil constitutionnel, au mois de mars prochain.

Jean-Louis Debré quittera alors ses fonctions. 
Il reviendra alors à François Hollande de choisir le nouveau président du Conseil constitutionnel. Si Michel Sapin s'est récemment dit intéressé pour intégrer l'institution - mais alors pourquoi pas Bruno Le Roux ! -, le nom de Laurent Fabius circulait encore beaucoup en septembre, selon Le Figaro. Le "deal" entre le Président et son actuel ministre des Affaires étrangères aurait même été passé quelques mois avant la victoire de 2012, assurait le quotidien. Mais la politique diplomatique de la France est la cible de critiques répétées que les événements de terrorisme renforcent. Au boulet de l'affaire du sang contaminé, Fabius a ajouté son aveuglement sectaire anti-Poutine à l'origine de tant de blocus et de blocages qui ont favorisé le développement de l'Etat islamique et la multiplication des attentats djihadistes. Fabius n'a pas seulement le sang contaminé sur les mains. Le Conseil constitutionnel offert en bâton de maréchal à Fabius serait un signal fort de l'indécence socialiste au sommet de l'Etat.  

Les tournants sécuritaire et militaire de Hollande relèguent Laurent Fabius dans la coulisse

La diplomatie pro-rebelles sunnites et anti-Assad du ministre des Affaires étrangères de Hollande a signé son échec et Laurent Fabius sa disgrâce. Quand la guerre devient l’alpha et l’oméga du gouvernement. Le ministre est sanctionné à l'intérieur sur sa politique de va-t-en-guerre à l'extérieur. Outre qu'il est déconsidéré par le retour dans le cénacle occidental de Poutine qu'il a combattu dur la scène internationale, Fabius fait les frais d'un nouveau revirement de  François Hollande sur le dossier syrien. Imposée par les faits de  terrorisme djihadiste meurtrier sur le sol national,  la toute dernière doctrine officielle a viré à  l’adoption d’un positionnement sécuritaro-militaire tous azimuts sur le plan intérieur et l’espace politique dévolu au patron de la diplomatie française s'est réduit. "Il n’est ni au premier rang, ni sur la photo. Il est totalement hors du jeu," commente, amer, un conseiller ministériel.
Il y a d’abord, bien sûr, le net rétropédalage présidentiel sur le départ du président syrien Bachar Al-Assad. Après en avoir fait un préalable non négociable, le lundi 16 novembre dans son adresse au congrès réuni à Versailles, Hollande  a finalement désigné l’Etat islamique (EI ou Daesh) comme l’adversaire numéro un de la France. Une rupture avec la ligne ardemment défendue, de longue date, par L. Fabius, en substance : ni Bachar Al-Assad ni l’EI. 
L'influence néfaste de Fabius a commencé de reculer en septembre, mais un peu tard, quand le président Hollande a amorcé son virage, acceptant d’ordonner des premières frappes aériennes sur les positions islamistes de Syrie...
VOIR et ENTENDRE Ulysse Gosset, éditorialiste international pour BFMTV, a tenté de justifier le rétropédalage forcé du  chef de la diplomatie française sur la lutte contre les djihadistes de l'Etat islamique en Syrie (Grand Angle, du 29 septembre 2015, présenté par Jean-Baptiste Boursier, sur BFMTV):


Le ministre de la Défense sent le vent tourner.
Dans l'affaire de l'annulation de la vente de Mistral à la Russie, Jean-Yves Le Drian avait pesé lourdement. Or, depuis qu'il est avéré que l’avion de ligne russe qui a explosé en vol au-dessus de l’Egypte le 31 octobre, faisant 224 morts, a été la cible d'un attentat revendiqué par l’EI et depuis les carnages du vendredi 13 novembre contre des rassemblements de foules à Paris, désormais, Moscou et Paris ont cause commune qui leur permet d'invoquer la légitime défense pour agir militairement contre l’EI en Syrie.

Poutine s’affirme toujours plus comme un partenaire incontournable dans la grande alliance contre l’EI.
L'allié russe ordonne à sa marine de se coordonner avec le porte-avions français Charles de Gaulle, les prémices d’une alliance. 
Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, évoque désormais un "transition politique" prochaine en Syrie. 
Mais, tandis que la coopération entre les forces russes, qui soutiennent Bachar al-Assad, et les armées américaine et française se concrétise sur le théâtre syrien,  les deux navires de guerre Mistral que Hollande a refusé à Poutine auraient pu contribuer à l'anéantissement  de Daesh et à la sécurité de Paris, le vendredi 13 dernier....
Le septuagénaire du Quai Branly peut maintenant retourner au néant de sa catalepsie chronique. Sans passer par la case Conseil constitutionnel. 

vendredi 11 septembre 2015

Navires Mistral: le démontage des équipements russes prendra quatre mois pour rien

Emblématique: le chantier travaillera à blanc jusqu’en janvier

Méthode Pénélope Hollande: faire et défaire pour maintenir les détenteurs d'un emploi

Les démontages des équipements spécifiques des besoins de la Russie sont la conséquence de la rupture de contrat par Hollande des deux navires de guerre commandés par Poutine. Les Mistral sont restés la propriété de la France depuis que Hollande a refusé de les livrer malgré un engagement  qui liait Paris et Moscou. Stationnés dans le port de Saint-Nazaire dans l'attente d'un repreneur, ils sont actuellement dépouillés de toutes les options commandées par la Russie.  

Ce chantier de démontage devrait durer jusqu’en janvier, selon des informations transmises par un haut responsable français à des parlementaires. Des équipes d’ingénieurs et de techniciens russes, assistées d’équipes techniques françaises, sont à Saint-Nazaire pour effectuer ces travaux. Si le coût de ce nouveau chantier n’est pas encore connu, Louis Gautier, le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, a fait savoir, lors d’auditions parlementaires organisées mardi à huis clos, que le montant total des indemnisations à verser au constructeur DCNS devrait grimper à 1,1 milliard d’euros, en attendant une éventuelle revente des navires. Cette estimation inclut notamment des frais de gardiennage et de maintien en état opérationnel des navires – qui s’élèvent à 2 millions d’euros par mois.   

Le gouvernement avait jusqu’à présent prétendu que l’annulation de la vente coûterait moins de 1 milliard d’euros à la France
Le montant exact de la facture avait fait l’objet d’une controverse, notamment après la publication d’informations de l’hebdomadaire satirique français Le Canard enchaîné. Pour un contrat initial de 1,2 milliard d’euros, il évaluait l’addition à 2 milliards d’euros en comptant une série de coûts annexes – frais de modification et de gardiennage des navires notamment, ainsi que l’annulation du contrat de maintenance. 

Négociateur français avec Moscou dans ce dossier, L. Gautier a toutefois nié cette information du Canard Enchaîné, qualifiant le montant d' "absurde". 

Le député Les Républicains Thierry Mariani avait évalué l’addition autour de 1,5 à 1,6 milliard d’euros, tenant compte notamment du coût de "dérussification" des navires, c’est-à-dire le retrait des équipements aux normes russes. 

L’accord de compromis avec Moscou, le 5 août, porta d'abord sur 949,7 millions d’euros à verser par la Banque de France à la Banque de Russie. Cette somme inclut l’avance de 893 millions d’euros versée par la partie russe, plus un montant de 56,7 millions d’euros payé par l’Etat français, qui couvre notamment des frais de formation de marins russes.
Après les mois d'obstination de Hollande, la France s'est retrouvée avec la "pleine propriété et la libre disposition" des deux navires sur les bras, dès le début août. 

La marine française n’ayant pas l’intention de les garder, restrictions budgétaires obligent, Paris s’est mis en quête de nouveaux acquéreurs. Selon le négociateur français, le Canada, l’Inde, Singapour, mais surtout l’Egypte auraient exprimé leur intérêt "sérieux" pour les navires. Un responsable français anonyme avait même lancé au début de septembre que l’Egypte mène des discussions avec "une partie du financement [qui] viendra de pays du Golfe".
Depuis plus d'un mois, le mystère s'épaissit sur les intentions de ces repreneurs potentiels. 
Aucun des quatre ne semble pressé de conclure et, dans le meilleurs des cas, il faut s'attendre à un bradage.