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dimanche 19 avril 2020

Covid19: pointé par le Washington Post, le laboratoire franco-chinois de Wuhan nie toute fuite de virus

La France rejette les soupçons américains de fuite du virus depuis le laboratoire franco-chinois de Wuhan 

Le Washington Post fait état de forts doutes anciens sur la sécurité du laboratoire P4


Aux Etats-Unis, une partie de la presse, à la suite du journal démocrate The Washington Post, explore l'hypothèse d'une pandémie de Covid-19 issue d'un accident dans un laboratoire de Wuhan, à l'origine de l'épidémie de nouveau coronavirus, et non pas d'un marché de la ville où un pangolin infecté aurait transmis le virus Covid-19. 

Ce mammifère menacé par le braconnage est un gibier consommé en Chine pour soulager des rhumatismes, favoriser la circulation sanguine et chassé pour ses écailles qui font partie de la pharmacopée traditionnelle chinoise. 
L'hôte du coronavirus était-il une chauve-souris, un serpent, une civette ? La question est
D'autres soupçonnent la chauve-souris, véritable nid à virus en tout genre, notamment du groupe de coronavirus apparenté au Sras” de 2003, et porteur sain. Fin janvier,  la presse "bien informée" - qui en fait supputait - affirmait présomptueusement qu'"on sait que l’épidémie a débuté sur un marché de Wuhan où s’échangent des animaux vivants. Le génome du virus, récolté sur des patients, a également été entièrement séquencé. Il s’agit clairement d’une nouvelle forme de coronavirus, baptisé 2019-nCov. Et il est également clair qu’il a été transmis à l’Homme par un animal, encore non identifié [tout aussi possiblement un serpent], que l’on appelle communément un “réservoir”. Mais pour qu’un coronavirus infecte l’Homme, il faut qu’il mute plusieurs fois.

Dès 2018, l’ambassade des Etats-Unis à Pékin a alerté les autorités américaines sur des mesures de sécurité apparemment insuffisantes
Le quotidien Washington Post en a fait état après plusieurs visites "dans un laboratoire" qui étudiait les coronavirus issus de chauves-souris, sans mise en cause de l'institut franco-chinois P4.

La presse française a aussitôt décrédibilisé l'information, citant la chaîne américaine Fox News, qu'elle diabolise systématiquement. Or, la chaîne pointait le laboratoire P4 (pour pathogène de classe 4, les maladies infectieuses à haut pouvoir de dissémination et à haut taux de mortalité, par exemple la variole) du site. Et d'assurer qu'il s’agit d’une installation "de très haute sécurité" qui héberge les souches les plus dangereuses des virus connus ― comme Ebola.
Cette réactivité s'explique: ce lieu ultrasensible a été réalisé avec la collaboration de la France. Il permet de mener des recherches de pointe, avec pour ambition de prévenir toute nouvelle épidémie et de réagir plus rapidement à l’apparition de maladies infectieuses.
D’un coût d’environ 40 millions d’euros, le laboratoire a été financé par la Chine. Les chercheurs y travaillent en confinement absolu. Il existe moins d’une trentaine de P4 dans le monde, dont la moitié aux Etats-Unis.

L’Institut de virologie de Wuhan possède par ailleurs la plus grande collection de souches de virus en Asie, avec 1.500 spécimens différents, selon son site internet. L'IHU de Marseille possède quant à lui le plus important d'Europe, constitué par le Professeur Raoult.

Interrogé, l’institut a refusé de répondre aux questions de l’AFP. Le chercheur français qui y travaille n’a pas voulu non plus s’exprimer, invoquant son “devoir de réserve”... Face à ce black-out, l’AFP n’est donc pas en mesure de confirmer formellement que des coronavirus ont bien été étudiés dans ce laboratoire avant l’épidémie.

Les sources communes au Washington Post et à Fox News font part de leur inquiétude quant à une potentielle fuite accidentelle du virus.
Selon Fox News, le “patient zéro” à l’origine de l’épidémie pourrait être un employé de l’institut, contaminé, qui aurait ensuite diffusé sans le vouloir l’agent pathogène ailleurs dans Wuhan.
Interrogé sur cette hypothèse, le président américain Donald Trump a déclaré qu'elle fait actuellement l’objet d’un “examen très approfondi” de Washington. Quand l’épidémie a commencé à se propager en Chine, Mike Pompeo déclare alors que  les autorités locales “se sont demandées si l’Institut de virologie était son lieu d’origine"
“Nous savons qu’ils n’ont pas autorisé les scientifiques du monde entier à aller dans ce laboratoire pour rendre compte de ce qu’il s’y était passé”, a-t-il précisé, il y a deux jours. 
"Nous menons une enquête exhaustive sur tout ce que nous pouvons apprendre sur la façon dont ce virus s'est propagé, a contaminé le monde et a provoqué une telle tragédie", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo sur la chaîne Fox News.

La presse institutionnelle française s'attache alors à discréditer les déclarations, les raillant en distillant les mots "théories" qui "fleurissent" sur internet, "complot" ou "fantaisiste" pour incriminer ce laboratoire.
Pour BFM, ce vendredi 17 avril, leur correspondant aux Etats-Unis, Jean-Bernard Cadier, a fait de l'émergence de cette "théorie" de la fuite une synthèse qui ne fait pas de vagues dans l'état des connaissances dont il a le secret :
"C’est venu de la presse [que serait-on sans elle?] et d’un certain nombre de parlementaires américains qui révèlent une information que visiblement les gouvernements occidentaux connaissaient depuis des années. Il y a dans la ville de Wuhan un ou plusieurs laboratoires [impasse sur le P4 franco-chinois et amalgame] qui travaillent sur le coronavirus des chauves-souris, ce qui bien sûr suscite un soupçon. Est-ce que l’épidémie ne serait pas partie de ce laboratoire [toujours non identifié?] et non pas du fameux marché comme le dit le gouvernement chinois [et la France !] ? Un tiers des premières personnes infectées dans la ville n’étaient jamais allées à ce marché."
En février, l’institut était sorti de son mutisme pour démentir les premières rumeurs. 
Par un communiqué, il précise avoir reçu, dès le 30 décembre, des échantillons du virus alors inconnu qui circulait à Wuhan (identifié ensuite comme le SARS-CoV-2), puis avoir séquencé son génome, le 2 janvier, et enfin avoir transmis ces informations à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le 11 janvier. L’OMS confirme avoir reçu de la Chine la séquence du génome, le 11 janvier.
Il faut attendre le vendredi 18 avril pour qu'un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, rejette les accusations américaines visant l’institut.

La riposte de l'Elysée consiste à y ajouter des considérations géopolitiques mettant aux prises Américains et Chinoise

X-Men 2 (Tous les mutants doivent mourir) - Cinéma Choc
Tous les mutants doivent mourir !
Et c'est BFMTV qui s'y colle, titrant sur une"guerre d'influence" par presse américaine interposée enflammant les rapports diplomatiques. 
La chaîne pro-gouvernementale française d'info en continu oppose le Washington Post, propriété de Jeff Bezos (Amazon) à Fox News, situé à droite et bête noire de son venimeux correspondant aux Etats-Unis, Jean-Bernard Cadier.
La presse, critique des sources anonymes, n'en démord pas et on y lit que "de l’avis de nombreux chercheurs," le pangolin est la source primaire. Point-barre ! Seulement voilà, des études publiées par d’autres chercheurs chinois dans des revues scientifiques réputées affirment que le premier patient connu n’a pas fréquenté le marché de Wuhan incriminé.
Une seule chose serait alors tenue pour certaine, c'est que rien ne vient accréditer l’hypothèse d’une fuite de virus depuis un laboratoire, martèle Filippa Lentzos, chercheuse en biosécurité au King’s College de Londres. "En même temps", cette savante avoue qu'il n’existe “aucune vraie preuve” que le nouveau coronavirus provienne bien du marché de Wuhan... “L’origine de l’épidémie est toujours une question en suspens,” lâche-t-elle: libre donc à la presse de de zoomer sur l'une ou l'autre affirmation pour soutenir la thèse officielle de son pays... 

Si ils soutiennent la thèse de la transmission du nouveau coronavirus à l'homme par le pangolin, les scientifiques français peinent donc toujours à trouver l'origine du Covid-19, ce qui n'empêche pas les "sociétés savantes" de rejeter catégoriquement la possibilité d'une fuite par négligence  - mais intentionnelle, selon certains autres - depuis ce laboratoire de Wuhan créé avec la participation de la France qui avait désigné conseiller scientifique sur place le professeur Yves Lévy, époux d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé de Macron, en qualité de patron de l'INSERM.

Que penser des soupçons américains pesant sur le laboratoire P4 de Wuhan ? 

La presse hexagonale s'applique à détourner l'attention du labo franco-chinois sur l'entourage de Trump et le président lui-même.
La proximité du marché suspect avec l'Institut de virologie serait une piste de diversion, alors que, depuis des mois, grossit l'hypothèse d’une fuite du SARS-CoV-2 depuis ses installations sensibles.

La semaine dernière, le Washington Post à l'origine de la divulgation des soupçons sur la place publique a amené le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à évoquer une "enquête" pour étayer cette hypothèse, "qui ne s’appuie pour l’instant sur rien de très tangible", maintient notre presse aux ordres, soumise aux pubs pour "dispositif médical" en tout genre.

Etrangement discret depuis le début de la crise sanitaire mondiale, le directeur du laboratoire [P4 sino-français, rappelons-le] pointé du doigt par les révélations convergentes des media américains a donné  samedi un démenti catégorique de toute responsabilité d'un quelconque labo, franco-chinois ou non.
"C’est impossible que ce virus vienne de chez nous", a déclaré dans un entretien avec la chaîne étatique CGTN, Yuan Zhiming, directeur de l’Institut de virologie de Wuhan, ville épicentre de la pandémie.

Selon "la plupart des scientifiques" [sic: au premier rang desquels le "comité scientifique" de Macron ?], le nouveau coronavirus a probablement été transmis à l’homme par un animal. Un marché de la ville de Wuhan a été incriminé car il aurait vendu des animaux sauvages vivants. Retour à la case départ...

"Les gens ne peuvent pas s’empêcher de faire des associations”, a déploré le directeur de cet institut, accusant des media qui "essayent délibérément de tromper les gens" avec des informations "entièrement basées sur des spéculations", sans "preuves".

D
ès lors,
comment expliquer que les "scientifiques" en lien avec l'INSERM et le professeur Yves Levy soient si agressifs sur le sujet d'une fuite, même involontaire",  de virus ?
Il est permis de s'interroger sur un possible lien entre la révélation de la fuite du CoVid19 du laboratoire P4 et la décision du tribunal judiciaire de Nanterre de faire fermer pour cinq jours, du 16 au 20 avril inclus, les sites français Amazon, société détenue par Jeff Bezos, propriétaire du Washington Post.

Combien d'autres virus se sont-ils aussi échappés ?

vendredi 17 août 2018

La presse américaine anti-Trump s'offusque de sa riposte aux attaques et repart en campagne

Les arroseurs arrosés instrumentalisent la notion de défense de la liberté de la presse

Les journaux pro-Hillary Clinton poursuivent leurs attaques





Les succès de Trump incitent la presse à sortir le grand jeu. Puisqu'il défend les entreprises contre le dumping social international et ne cesse de faire chuter le taux de chômage, les Démocrates n'ont guère de prise sur sa politique. Et puisqu'en retour de leurs attaques Trump affiche son mépris des journaux "démocrates" qui le harcèlent de leurs parti-pris partisans, des centaines de journaux américains ont lancé  jeudi une vaste offensive concertée en publiant des éditoriaux pour insister sur l'importance de la liberté de la presse.

"Les journalistes ne sont pas l'ennemi": honnis par Donald Trump, 

Menés par le Boston Globe - associé au New York Times qui soutient les candidats démocrates depuis 1960, sans discontinuer - sous le mot d'ordre #EnemyOfNone (Ennemi de personne), plus de 200 groupes de presse ont mené une attaque d'envergure sur le thème de sa victimisation par leur 'bête noire", le président américain qui répond aux coups de boutoir des media, en dénonçant les "fake news" des organes de presse n'hésitant pas à de la désinformation. 
En France, il suffit d'observer le visage glacé de haine et les propos constamment hostiles de Jean-Bernard Cadier, correspondant de BFMTV à Washington, qui dents serrées, ne cesse de mener le combat de la gauche internationale, au même titre qu'Anthony Bellangerjournaliste  expert-ès-tout sujet sur France Inter et BFMTV (photo ci-centre), ou François Durpaire, chroniqueur sur BFMTV et RFO, historien spécialiste des Etats-Unis par la grâce de son père ex-inspecteur général de l'Education nationale et dont les publications sont assurées par un co-auteur.
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Le président Républicain n'hésite pas également à traiter les grands media d'"ennemi" ou d'"ennemi du peuple"

Il faut dire que ces media ont mené une féroce  campagne à charge qui promettait 75% des suffrages à la Démocrate Hillary Clinton et 5% à Trump! Or, celui-ci a obtenu les votes de 306 grands électeurs contre seulement 232 à sa concurrente. Après cette nette victoire de 2016, confirmée par l'échec des démocrates à prendre le contrôle du Congrès, les media américains qui soutenaient Hillary Clinton ont avoué que leur idéologie partisane les avait rendus incapables de capter le sentiment du pays profond, au premier rang desquels le Washington Post et le New York Times, références de la presse française, bien que ce dernier ait soutenu l'invasion de l'Irak en 2013, mais peut-être parce que le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ait rejeté une offre de publication d'un article du fait du manque d'objectivité du NYT, pointé de façon récurrente sur la crédibilité de ses analyses, singulièrement depuis 2004.

Trump n'e lâche pas prise. "Les media fake news sont le parti d'opposition. C'est très mauvais pour notre grand pays... Mais nous sommes en train de gagner !", a-t-il déclaré jeudi matin dans un tweet présenté comme une offense.

"Nous avons aujourd'hui aux Etats-Unis un président qui a créé un mantra selon lequel tout média qui ne soutient pas ouvertement la politique de l'administration actuelle est 'l'ennemi du peuple' ", raconte jeudi le Globe dans son éditorial chargé d'aigreurs.

Parce que son allié le NYT est régulièrement taclé pour sa partialité, c'est The Globe qui mène cette nouvelle campagne.   "C'est un des nombreux mensonges propagés par notre président comme par un charlatan d'antan qui jetait de la poussière ou de 'l'eau magique' sur une foule pleine d'espoir", polémique le quotidien à partir de la côte est bobo et intellectuelle.

Selon le Globe qui,  comme le New York Times, fait son beurre en multipliant les agressions, les ripostes de Trump à l'égard des media encouragerait les hommes forts  à traiter les journalistes comme des ennemis, visant le Russe Vladimir Poutine ou le Turc Recep Tayyip Erdogan, puisque, dans le même registre,  Mélenchon ne pèse pas lourd.


PaSiDupes n'a pas trouvé la campagne publicitaire où on pourrait lire que "Trump a qualifié les médias d'ennemi du peuple" (Helsinki, Finlande, le 16 juillet 2018, jour de la rencontre Trump-Poutine ?)

En revanche, l'AFP, relayée par La Croix, diffuse ce qui pourrait être une "fake news"
Posture des "attaquants" dans la "contre-attaque"
"Il n'y a rien que je désirerais plus pour notre Pays qu'une réelle LIBERTE DE LA PRESSE", a suggéré Donald Trump, sur Twitter. "Le fait est que la Presse est LIBRE d'écrire et de dire ce qu'elle veut, mais la plupart de ce qu'elle dit est FAKE NEWS, à des fins politiques ou tout simplement pour essayer de blesser des gens. L'HONNETETE L'EMPORTE!"

Réclamer aux media de l'honnêteté intellectuelle, est-ce une atteinte à la liberté de la presse ?

Paris Match considère que la liberté de la presse autorise les 'fake news'
La campagne anti-Trump actuelle menée par les media n'innove pas :
elle est une relance du "Trump bashing" d'octobre 2017


Provoquant fréquemment  des ripostes présidentielles, le New York Times a publié un court éditorial sous un titre en lettres capitales agressives "LA PRESSE LIBRE A BESOIN DE VOUS", rappelant que le peuple a le droit de critiquer la presse. Mais le président ne partage pas ce droit !
"Mais insister sur le fait que les vérités qui vous déplaisent sont des 'fake news' est dangereux pour la démocratie", écrit le Times. Or, outre Paris Match du 12 octobre 2017, on voit que la campagne d'intoxication démocrate de la présidentielle américaine de 2016 a été contredite par les urnes : le PEUPLE a donc effectivement besoin d'une PRESSE HONNETE.

D'autres media engagés ont défendu leur fonds de commerce idéologique, estimant que leur rôle consiste, selon certains, à faire économiser le temps du contribuable. D'autre diront que ces media profitent que leurs lecteurs ont la tête dans le guidon pour leur gonfler le boyau  cerveau.

"Les journalistes couvrent des réunions du gouvernement ennuyeuses et déchiffrent [sans a priori ?] les formules de financement de l'école publique, pour que vous n'ayez pas à le faire", souligne ainsi l'Arizona Daily Star, qui tient visiblement l'Amérique profonde en piètre estime. "Ce n'est pas aussi fondamental que le premier amendement, mais cela peut servir", se justifient les manipulateurs, décrypteurs et analystes autoproclamés.

Pour les défenseurs de la liberté de la presse, c'est-à-dire de leur gagne-pain, les appels de D. Trump à l'honnêteté menaceraient le rôle de contre-pouvoir des media - qui entendent se substituer aux Sénat et à la Chambre des Représentants affectés à cette fonction - et vont à l'encontre du premier amendement de la Constitution qui garantit la liberté d'expression et protège les journalistes. Ce premier amendement n'accorde toutefois pas la liberté de mentir au peuple qui a une haute idée de la liberté d'expression, dévoyée par les media institutionnels. La désaffection populaire pour les media d'information ne s'explique pas autrement que par une défiance forte. 
Une action plus politique que professionnelle 

"Je ne crois pas que la presse puisse rester sans rien faire et subir, elle doit se défendre lorsque l'homme le plus puissant du monde tente d'affaiblir le premier amendement", selon Ken Paulson, ancien rédacteur en chef du quotidien USA Today et un des responsables du Newseum, le musée de l'information à Washington.

Au-delà de Trump, la campagne s'en prend à l'électorat Trump
Ken Paulson ne croit pas en l'efficacité de cette campagne de sensibilisation, estimant qu'elle manque sa cible. "Les personnes qui lisent les éditoriaux n'ont pas besoin d'être convaincues. Ce ne sont pas elles qui hurlent (sur les journalistes) aux meetings présidentiels".

Les media doivent développer une campagne "marketing" plus large, selon lui, face aux contre-attaques de la Maison Blanche. L'objectif est de soumettre la Maison Blanche au moyen d'une presse plus dominatrice.

Mais l'initiative de jeudi pourrait exacerber la défiance grandissante envers la presse, des deux côtés de l'Atlantique, en galvanisant les partisans du président, qui veulent préserver leur liberté de penser et pourraient y voir la confirmation  que les media ligués contre Trump, tentent de leur reprendre le pouvoir qu'ils lui ont confié.

Les attaques des media sont de plus en plus frontales et concertée
 
Les media proches du parti démocrate peineront à ridiculiser les accusations de complot, puisqu'il est à ciel ouvert. 
"Les media organisent une attaque plus étudiée et publique que jamais contre Donald Trump" et contre "la moitié du pays qui le soutient", a tweeté Mike Huckabee, ancien gouverneur républicain et commentateur sur la chaîne conservatrice Fox News, classée à droite et vilipendée de plus belle depuis que,  contre toute attente, les Démocrates se sont fait battre.

Même des adversaires du président ont des doutes, à l'instar de Jack Shafer, de Politico, qui pense que l'effort coordonné "va à coup sûr avoir un effet contre-productif".

Mais pour les défenseurs des media, les enjeux sont bien trop importants pour accepter que les déclarations présidentielles prennent le dessus sur les affirmations de la presse militante. Si l'unique bénéfice était une remontée des ventes, au final, la coalition d'organes de presse n'aurait pas fait chou blanc.

Les journaux les plus radicalisés veulent pousser l'idée que les propos du Président ont généré des menaces contre des journalistes et auraient aussi bien pu créer un climat d'hostilité ayant mené notamment à l'attaque contre le Capital Gazette à Annapolis (Maryland), fin juin, où cinq personnes ont été tuées par un tireur entretenant une relation conflictuelle avec le journal. 

Instrumentalisation et manipulation grossières qui ne peuvent échapper à la population
A la différence de la presse qui, dans l'hypothèse Hillary Clinton, se voyait déjà co-gérer la politique américaine, le peuple n'a pas voulu d'une présidente affaiblie par un AVC et aux comportements hystériques.Adieu, veaux, vaches, cochons pour la presse en perte de crédibilité et de confiance populaire.

Trump en phase avec le peuple américain 
Selon un récent sondage Ipsos, 43% des républicains pensent que le président devrait avoir l'autorité de fermer des media ayant une "mauvaise attitude".

lundi 26 juin 2017

Ingérence russe dans la présidentielle américaine: Obama a manqué de réactivité

Le président dilettante critiqué pour avoir agi trop tard 

La CIA l’avait averti dès août 2016

Obama, président passif se tournant les pouces
Il est accusé d'avoir su que des piratages auraient été ordonnés par Vladimir Poutine pour aider Donald Trump, révèle le Washington Post, pourtant marqué à gauche… L’affaire des ingérences russes supposées dans la présidentielle américaine empoisonne la présidence de Donald Trump, mais n’épargne pas son prédécesseur démocrate. Barack Obama, briefé par la CIA sur le dossier dès août 2016, selon la presse, a subi ces derniers jours de vives critiques de toutes parts,  du milliardaire, mais aussi de son propre camp.

Le Washington Post confirme le bien-fondé de la contre-attaque de Donald Trump  ce week-end contre l’ancien président démocrate, à qui il reproche de n’avoir "rien" fait contre l’ingérence russe. "C’est un truc incroyable. Et s’il avait l’information, pourquoi n’ont-ils rien fait ? Il aurait dû faire quelque chose", a martelé le président en exercise dans un entretien avec l’émission Fox and Friends diffusée dimanche.
Obama averti dès août 2016.
Selon le Washington Post de vendredi, l’agence centrale américaine de renseignement, la CIA, avait averti Barack Obama dès août 2016 que des piratages du parti démocrate avaient été ordonnés par le président russe Vladimir Poutine dans le but de ré-équilibrer la campagne médiatique de la démocrate Hillary Clinton et d’aider Donald Trump dans sa présidentielle du 8 novembre.

En octobre, toutes les agences du renseignement américain s'étaient entendues pour faire état publiquement d’une ingérence de Moscou. En janvier, elles affirmaient que Poutine en était le cerveau. Le 29 décembre, Barack Obama avait annoncé des sanctions contre la Russie, expulsant notamment 35 diplomates considérés comme des agents russes.


Salve de tweets accusateurs de l’administration Obama

L'addiction aux tweets du président républicain n'a pas faibli ce weekend. Depuis vendredi, il multiplie les tweets visant l’administration Obama, soulignant qu'elle n'a pas agi, pour "ne pas nuire à Hillary" Clinton. 

"Puisqu’on a dit bien avant l’élection de 2016 à l’administration Obama que les Russes interféraient, pourquoi aucune mesure n’a été prise ? Concentrez-vous sur eux, pas sur T" (Trump), s’est-il indigné dans un autre tweet samedi.
Donald Trump nie que la Russie ait pu avoir un quelconque impact sur les résultats de l’élection

Des propos de Donald Trump avaient été interprétés comme une reconnaissance que Moscou avait pu participer à des piratages du parti démocrate, mais le président américain n’a jamais repris véritablement à son compte les conclusions des agences de renseignement selon lesquelles la Russie aurait interféré dans la présidentielle américaine par des piratages informatiques et une campagne de désinformation.

Trump fait ainsi valoir que les machines et les systèmes électoraux eux-mêmes n’ont pas été piratés. Il dément aussi systématiquement toute "collusion" entre des membres de son équipe de campagne et le renseignement russe, à propos de laquelle le procureur spécial Robert Müller enquête actuellement.

S'il y a une "grave erreur", elle vient d’Obama

Image associéeLe rôle du président Obama dans ce dossier suscitait dimanche des interrogations, jusque  dans son propre camp. 
Adam Schiff, chef de file des Démocrates à la commission du Renseignement de la chambre des Représentants, lui a reproché de n’avoir pas agi plus tôt contre Moscou. "Compte tenu de la gravité de la question, l’administration aurait dû intervenir plus tôt contre la Russie, dissuader et sanctionner la Russie plus tôt, car c’est une erreur grave", a-t-il déclaré sur CNN.

Le sénateur démocrate Ron Wyden s’était également dit déçu vendredi
sur CNN que l’administration Obama ne se soit pas montrée plus agressive. "Je suis perturbé par ces nouvelles informations selon lesquelles l’administration Obama n’en a pas fait beaucoup".

Barack Obama avait reconnu début janvier avoir "sous-estimé" l’impact de ces interférences sur les démocraties. 
"Je pense avoir sous-estimé la manière dont, dans cette nouvelle ère d’information, il est possible que la désinformation, les attaques informatiques et ce genre de choses aient un impact sur nos sociétés ouvertes", avait-il concédé sur ABC.