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jeudi 19 mars 2020

Trump approuve le traitement à la chloroquine du coronavirus

S'il n'est pas prophète dans son pays, le professeur Raoult à Marseille est pris au sérieux aux Etats-Unis... 

"Nous allons pouvoir rendre ce médicament disponible quasiment immédiatement", annonce Donald Trump 

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Les Etats-Unis ont approuvé le recours à la chloroquine, un traitement antipaludéen préconisé à Marseille par le professeur Didier Raoult. Il a "montré des résultats préliminaires très très encourageants" contre le nouveau coronavirus, a estimé le président américain Donald Trump, ce jeudi 17 mars, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche.

Nouveaux tests "prometteurs" de la chloroquine pour lutter contre le coronavirus
"Nous allons pouvoir rendre ce médicament disponible quasiment immédiatement", a-t-il indiqué. Donald Trump estime que cela pourrait "changer la donne" face à la pandémie.

Il a précisé que ce traitement avait déjà été "approuvé" par l’organisme fédéral qui supervise la commercialisation des médicaments aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA), grâce à un processus très raccourci. "Donc, nous allons pouvoir rendre ce médicament disponible sur ordonnance", a-t-il ajouté.

La FDA a toutefois confirmé que, si la chloroquine est bien déjà approuvée, c'est pour le paludisme et l’arthrite, comme en France. "Le président nous a demandé de regarder de plus près ce médicament. Nous voulons faire cela en mettant en place un essai clinique étendu et pragmatique pour recueillir ces informations et répondre à toutes les questions qui se posent", a dit son chef Stephen Hahn.
Il a souligné que si la FDA est prête à "abattre des barrières" pour accélérer les innovations, elle a  aussi la "responsabilité" de "garantir que les produits sont sûrs et efficaces".
Largement commercialisée sous forme d’hydroxychloroquine ou de sels, la chloroquine est avec la quinine, dont elle est un substitut synthétique, le traitement qui a été le plus employé, en préventif comme en curatif, contre le paludisme.

En France,
le comité scientifique prend les mêmes précautions, mais dans une approche moins positive: sous la pression des lobbies pharmaceutiques qui tenaient l'ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn ? La chloroquine a un prix de revient très modique mais l'effet multiplicateur n'est pas négligeable... 

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jeudi 12 mars 2020

Coronavirus : en lutte contre un désastre humanitaire, Trump, accusé de menacer de "catastrophe" économique"

A l'instar de Macron, la presse politiquement malveillante alimente les conflits entre chefs d'Etat 

La décision américaine d'interdire l'entrée aux voyageurs européens à partir de vendredi sera lourde de conséquences en Europe comme aux États-Unis

Le Figaro n'envisage pas les effets humains meurtriers du virus. 
Donald Trump a rassuré les acteurs économiques : au lieu de "freiner" la propagation, il prend des mesures drastiques et  le commerce n’est pas touché par ces restrictions, souligne-t-il. "Pas encore", réplique le quotidien français...

Les Etats-Unis ont annoncé ce jeudi la suspension de tous les voyages depuis l'Europe vers le pays - exception faite du Royaume-Uni -, assénant un coup de massue à plusieurs secteurs, notamment aérien, et plongeant les Bourses dans une nouvelle spirale psychotique. Les retombées économiques de l'interdiction de voyager  ('travel ban') risquent en effet d’être nombreuses, mais il faut choisir entre une augmentation exponentielle du nombre de morts et une secousse économique et financière. 

"L'épicentre du coronavirus est désormais en Europe", a observé le vice-président américain, Mike Pence, jeudi. Et la Maison Blanche prend la décision qui s'imposait et l'assume, comme dirait Macron - qui finasse et procrastine. 

Donald Trump s'est immédiatement adressé aux acteurs économiques

Pour l'heure, le commerce n’est pas touché par ces restrictions. Trump n'attend pas  qu'il soit trop tard pour agir aussi efficacement que possible. Le président américain a précisé dans un message posté sur Twitter qu’ "il est très important pour tous les pays et toutes les entreprises de savoir que le commerce ne sera en aucun cas affecté par la restriction". Elle concernera donc "les personnes et non les marchandises", a-t-il ajouté.


La précision vaut pour l’Union européenne dont le bilan de ses échanges en biens et services avec son partenaire outre-Atlantique est fortement positif  : en 2019, le bloc européen a tiré un excédent de 152,6 milliards d’euros de ses échanges avec les Etats-Unis, en hausse de près de 15 milliards (soit 11%) sur un an. Le déficit de la balance commerciale avec la Russie s’est d'ailleurs réduit dans le même temps, de même que celui avec la Norvège. 
Le risque serait toutefois que les produits européens soient victimes d’une méfiance accrue des consommateurs américains, inquiets d’être potentiellement contaminés par les denrées qu’ils achètent… Exception faite des produits britanniques.

Le gouvernement annonce "un plan massif d'accompagnement" des entreprises

Une catastrophe pour les compagnies aériennes.
En outre, la décision de la Maison Blanche inquiète les compagnies aériennes européennes, qui avaient préféré redéployer leur flotte sur des axes "sûrs" (?), notamment outre-atlantique pour compenser les pertes en Orient. En février, le groupe Air France-KLM avait ainsi augmenté fortement sa capacité vers l’Amérique du Nord (en hausse de 13,6%), l’Amérique latine (+10,1%) et l’Afrique ou le Moyen-Orient (+7,3%), afin de compenser une réduction importante de sa capacité vers l’Asie (-15,8%).
Pour mars, la compagnie s’attend à l’annulation de 3.600 vols, soit "13% de ses capacités sur le réseau long courrier", 17% dans l’Hexagone et 25% sur le réseau européen. La décision américaine assombrit encore les perspectives de l'aérien, entraînant un plongeon vertigineux de l'action du groupe franco- néerlandais, revenu à un niveau inédit depuis 2012. Le groupe n'est pas le seul en difficulté : ce jeudi, l'Allemand Lufthansa perdait près de 10% en Bourse en fin de matinée.

Quelques heures plus tard, Bruno Le Maire a déclaré qu'il suit la situation de la compagnie française de près, et que l'Etat français est prêt à soutenir Air France-KLM. Le ministre français de l'Economie a également regretté la décision américaine, prise sans en parler au préalable avec les pays concernés. Sauf que les états européens sont incapables de prendre les décisions communes qui s'imposent urgemment. Depuis l'annonce de leur président, les touristes américains se précipitent à Roissy en urgence. Trump n'a donc pas attendu que Macron se sorte les doigts..
Autre secteur particulièrement touché, le tourisme français
L'économie est la priorité de Macron et de sa presse, avant la situation sanitaire du pays. Le Figaro et l'AFP s’inquiètent d’une décision qui couronne une série noire. Ils ne sont pas plus soucieux de la santé des Français que du sort des Américains menacés de contamination. Après plusieurs mois difficiles, la chute des arrivées de touristes chinois et une année 2019 marquée par les mouvements sociaux que Macron a provoqués, les voyagistes - s'ils restent en vie - risquent de voir leurs profits se réduire comme peau de chagrin : les visiteurs américains représentent le premier contingent de touristes étrangers à Paris et dans la région Ile-de-France et ils sont particulièrement prisés des professionnels, étant plus dépensiers que la moyenne. Ils se sont pris tout-à-coup à les aimer... "C’est la pire des nouvelles pour les compagnies aériennes, et c’est la pire des dispositions pour nous", a ainsi alerté le président de la fédération des tour-opérateurs (Seto), René-Marc Chikli. De son côté, le président des Entreprises du voyage, Jean-Pierre Mas, a souligné une "catastrophe"», ainsi qu’une situation «dramatique […] pour l’industrie du voyage d’affaires comme de loisirs". Du moins n'est-elle pas humanitaire...

Même constat de l’autre côté de l’Atlantique. En privilégiant la santé publique, les Etats-Unis se privent d’une manne importante en fermant les vannes de certaines nations. Ils arrivent premier au classement des pays tirant le plus de revenus du tourisme international, en 2017, avec 186,6 milliards d’euros, soit 15,7% des recettes mondiales. Loin devant l’Espagne (5,1% des recettes, 60,3 milliards) et la France (4,5% des recettes, 53,7 milliards), qui complètent le podium.
Au total, parmi les vingt premières nations émettrices de touristes vers les Etats-Unis, huit sont en Europe. Et, parmi les plus importants marchés américains, un grand nombre est touché par l’épidémie, comme la Corée du Sud, la Chine, le Japon, l’Italie, la France ou l’Australie: on peut parler de pandémie, ce qu'interdisent les consignes de Macron la tête dans le sable et le nez dans le creux de son coude. En 2017, les Etats-Unis comptaient ainsi parmi les destinations les plus prisées des Français, avec 786.000 voyages, la première destination hors-UE devant le Maroc (581.000 voyages), la Suisse (709.000) et le Canada (291.000 voyages).

D’après les estimations d’octobre 2019, la France et l’Allemagne comptaient parmi les gros contingents de touristes aux Etats-Unis, avec près de 4 millions de visiteurs en 2018. Le Royaume-Uni, troisième émetteur et premier hors-ALENA, est épargné par la décision américaine. Les voyageurs britanniques pourront donc continuer de se rendre aux Etats-Unis. Et de là, en France. Les Français pourront-ils passer par Londres pour se rendre aux USA ?
Bras ballants, Bruxelles dénonce néanmoins une décision "unilatérale"

Les autorités nationales des pays membres de l’Union veulent agir pour fournir un coussin protecteur aux professionnels. En France,
les représentants du secteur du tourisme seront reçus cette semaine par le secrétaire d'État Jean-Baptiste Lemoyne. 

Après plus de 15.000 cas de contaminations recensées en Union européenne, la commission européenne promet d’agir bientôt pour éviter... la "perturbation économique" engendrée par la décision américaine. "L'Europe prend toutes les mesures nécessaires pour contenir l'expansion du Covid-19, limiter le nombre de personnes contaminées et soutenir la recherche", a cru pouvoir assurer le président du conseil, Charles Michel, dans un tweet en anglais!.

Mais l'exemplaire Charles Michel promet de ne pas tarder à commencer à se bouger:

Les Pieds Nickelés de Bruxelles cherchent des poux au président américain. 
Jeudi, les membres de la Commission n'ont réussi qu'à désapprouver la décision "unilatérale" des Etats-Unis : ils lui reprochent de ne pas avoir consulter ses partenaires. "Le coronavirus est une crise mondiale qui ne se limite pas à un continent", ont finement rappelé Charles Michel et la présidente de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen dans un communiqué laconique : ils ont choisi de suivre les diseurs plutôt que de prendre exemple sur les décideurs.

L'Union européenne continue en revanche d'accueillir des migrants...
Engageant ses partenaires européens, l'Allemagne annonce que l'Europe envisage d'accueillir jusqu'à 1.500 mineurs arrivés en Grèce. Berlin parle d’une "solution humanitaire" avec l’objectif d’ organiser la prise en charge de ces enfants dans le cadre d’une "coalition des volontaires", a souligné le gouvernement allemand, qui a accueilli et déversé en Europe plus d’un million de migrants à la suite de la crise de 2015, sans préciser les noms des pays impliqués... Ni leur provenance. Combien d'islamistes et de djihadistes kamikazes porteurs du  Covid-19 ?...

mardi 16 juillet 2019

Macron s'en prend à l'Iran et fait monter nos prix des carburants

Les prix en forte hausse alourdissent le budget vacances

Macron appelle Rohani "à la retenue" 


De protestations qui visent également les alliés du régime, iraniens et russesLe président de la République a exprimé ce mardi 2 janvier sa "préoccupation" face "au nombre de victimes liées aux manifestations" qui se succèdent dans le pays où une dizaine de villes se soulèvent - notamment à Idleb, bastion rebelle résistant - contre le pouvoir en place depuis le 28 décembre dernier. Environ 22 contestataires sont morts au cours de 16 manifestations.
Le 28 décembre, la manifestation avait mobilisé quelques centaines d'Iraniens pour défendre le coût de la vie, mais aussi contre le gouvernement et le chômage. Un mouvement qui n'a cessé de s'amplifier depuis, entraînant une répression de plus en plus violente. 
Le drapeau de l'opposition flotte dans la province d'Idleb pour protester contre le régime de Bachar al-Assad et le massacre annoncé
Ce climat de tension a fait réagir Macron, l'expert en "Flash-balls" (LBD40) et gaz.
Le président de la République s'est entretenu avec son homologue iranien Hassan Rohani par téléphone. Une conversation au cours de laquelle le président Je Sais-Tout, J'me Mêle de Tout a appelé Téhéran "à la retenue et à l'apaisement", a indiqué l'Elysée. 
Dans ce contexte, une visite à Téhéran du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian a été reportée à une date ultérieure et, du même coup, celle annoncée en octobre 2017 que devait effectuer Macron dans la foulée courant 2018. Celle-ci devait servir à préparer le déplacement d'Emmanuel Macron, qui avait dernier son intention de se rendre en Iran.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères assura que "les autorités françaises suivent avec attention la situation en Iran. Le droit de manifester librement est un droit fondamental. Il en va de même de la libre circulation de l'information". Commentaire d'autant plus piquant que la France de Macron ne brille pas dans le monde pour le libre exercice des droits de l'Homme, comme le démontrent les attaques de la majorité présidentielle contre la presse et la répression du mouvement social animé par les Gilets jaunes... 
Mais l'immense stratège de l'Elysée n'avait pas prévu qu'après le chaud Trump, dans l'ombre duquel il trotte, allait souffler le froid en mai. 
Après avoir pointé le régime des ayatollahs, "bête noire des États-Unis", régime "brutal et corrompu", ajoutant que "le peuple a peu de nourriture, une forte inflation et pas de droits de l'homme", Donald Trump joua l'apaisement pendant la réunion de crise à Vienne (28 juin 2019), le président américain déclarant depuis Osaka (29 juin) au Japon, que désormais "rien ne presse" pour résoudre les tensions entre son pays et l'Iran. Ce jour-là, les Etats encore parties à l'accord nucléaire signé en 2015 (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne, Iran et Russie) avaient essayé de sauver le texte en pressant l'Iran de ne pas commettre l'"erreur" de se retrouver en violation de ses engagements.

A l'arrivée,
Macron est apparu en fier-à-bras, braquant inutilement l'Iran, second producteur et exportateur de pétrole brut de l'OPEC, et quatrième producteur au monde. Si l'essentiel des besoins français sont satisfaits par du pétrole d'Europe de l'Est, soit 35% des importations françaises. Or, en 2010, seul 1% de nos besoins étaient couverts par la production dans l’hexagone, selon les statistiques de l’Union française des industries pétrolières. La quasi-totalité de nos besoins en pétrole brut sont donc satisfaits par des importations, et si "la Russie est notre premier fournisseur avec 15% du pétrole brut, suivie du Kazakhstan avec 12%", l’Afrique représente 30% de nos importations (7% du Nigeria et 6% de la Libye", seulement 4%s ont importés d'Iran. Le Moyen-Orient est la troisième grande région approvisionnant la France avec 19% de nos importations.  

Dans son relevé hebdomadaire,
le ministère de la Transition écologique a relevé
une forte hausse des prix des carburants depuis le début du mois de juillet. Le carburant représente 23% des dépenses des vacanciers.

13,6% d'augmentation pour le gazole, 19% pour le sans-plomb 95.

Depuis la première semaine, les prix des carburants sont repartis à la hausse, que subissent de plein fouet les vacanciers. La hausse devrait se poursuivre, en raison du contexte international et il ne faudra pas espérer une baisse des prix au retour des vacances. 


Pour maintenir le prix du baril de pétrole à des niveaux élevés, les pays exportateurs, Opep et Russie principalement, ont limité la production. Une initiative prise de concert, pour éviter de revivre la chute spectaculaire du cours de pétrole de 2014 et 2016. À ces périodes le baril se négociait moins de 30 dollars, contre 66,54 dollars aujourd'hui.

Ces hausses pourraient se poursuivre dans les prochaines semaines.
 

Les tensions entre la France, le Royaume-Uni d'une part, et l'Iran, d'autre part, la baisse de la production russe et des stocks américains, et même, selon Bercy, la tempête sur la Louisiane sont à l'origine d'une remontée des cours du pétrole liée à une offre perturbée (, tensions entre le Royaume-Uni et l'Iran, baisse de la production russe et des stocks américains...). Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres : le cours du baril de pétrole, les taxes, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et la demande.

mardi 8 janvier 2019

Le "shutdown" visant Trump est la 19e édition depuis 1976

Les gauches exploitent contre le Républicain Trump un phénomène américain récurrent 

Le dernier arrêt date de 2013 (entre le 1er et le 17 octobre) sous Obama (16 jours)


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Le désaccord entre la Chambre des représentants alors contrôlée par le Parti républicain et le Sénat contrôlé par le Groupe démocrate du président métis portait non pas sur la mesure phare de Barack Obama votée par la majorité démocrate en 2010 réformant le système de santé aux Etats-Unis, dite Obamacare, mais sous une forme affaiblie. Le shutdown de 2013 concernait certains programmes d'assurance-maladie de ce qui restait de projet de réforme, l'Obamacare, pour qu'ils soient annulés ou que leurs fonds soient réduits.

Un tel arrêt des activités gouvernementales (government shutdown) est une situation politique qui n'a rien d'exceptionnelle, dans laquelle le Parlement américain (Congrès) échoue à autoriser suffisamment de fonds pour les opérations gouvernementales. Dans ce cas, l'administration fédérale cesse tout service à la population à l'exception, dans un premier temps, des services dits "essentiels". Or, comme le Congrès doit autoriser toutes les dépenses, il n'y a aucune loi protégeant un service gouvernemental d'un arrêt. Les services continuant leurs activités après un shutdown sont le National Weather Service (service météorologique), les services médicaux dans des structures fédérales, les forces armées, le contrôle du trafic aérien et le système pénal.


Résultat de recherche d'images pour "shutdown obama"Un arrêt du gouvernement a pour conséquence un nombre élevé d'employés fédéraux mis au chômage temporaire. Le personnel militaire actif, et les employés "essentiels" restent en poste, mais peuvent être payés différemment des barèmes prévus durant la période de chômage, par exemple plus tard.

Le plus long épisode à ce jour remonte à la présidence du Démocrate Clinton pour trouver un moyen d'équilibrer le budget sur sept ans.  souhaitait baser ses estimations sur les données de l' "Office of management and budget projections", tandis que les Républicains leur préféraient celles du 'Congressional budget office'. Finalement, les Républicains, majoritaires au Congrès, durent abandonner sous les pressions des lobbies, dont la presse.

En 2018, Trump a fait face à trois "shutdowns", dont deux blocages en janvier (trois jours) et en février (quelques heures)...

Le président Trump prendra le pays pour arbitre

Le président américain s’adressera 
à la nation ce mardi 8 janvier 2019. Une décision annoncée lundi par la Maison Blanche. Donald Trump entend plaider pour la nécessité de construire un mur à la frontière mexicaine, alors que le Congrès va faire entrer l’administration fédérale dans sa troisième semaine de paralysie partielle. Les démocrates refusent en effet de débloquer la somme requise pour l'édification de cette frontière.

Mardi soir,
le président Trump tentera de mobiliser l'opinion derrière lui, en faveur du mur qu'il a promis lors de la campagne, promesse qui a pu contribuer à son élection. La lutte contre l'immigration clandestine à la frontière mexicaine est un enjeu crucial pour la sécurité du pays.

Ne rien lâcher, telle est la stratégie adoptée par Donald Trump dans le bras de fer qui l’oppose aux démocrates, au prix d'un blocage de plus de l'administration.

Dans le tweet qui annonce son discours à la nation, le président parle de la crise humanitaire et de sécurité nationale à la frontière. 
Il se rendra d’ailleurs jeudi sur place, en Californie ou au Texas, pour appuyer sa démonstration.
I am pleased to inform you that I will Address the Nation on the Humanitarian and National Security crisis on our Southern Border. Tuesday night at 9:00 P.M. Eastern.


Donald Trump fait régulièrement valoir que des "terroristes" entrent dans le pays par cette frontière.
Quant aux démocrates, internationalistes et pro-immigration, ils dénoncent des mensonges et une instrumentalisation de la peur. Ils estiment que la priorité est de rouvrir l’administration fédérale et non de bâtir un mur.



Faute d’obtenir du Congrès les 5 milliards de dollars nécessaires, le président menace depuis plusieurs jours de décréter l’état d’urgence à la frontière, afin de débloquer des fonds en se passant de l’aval des parlementaires.
Mais de nombreux experts (anonymes) estiment que cette manoeuvre susciterait en tous cas de violentes protestations dans les rangs démocrates, et sûrement une contestation devant les tribunaux. Pourtant, les six principales banques américaines ont assuré au secrétaire américain au Trésor avoir les liquidités suffisantes pour poursuivre normalement leurs opérations, malgré le "shutdown", a annoncé Steven Mnuchin dimanche, après avoir eu des discussions individuelles avec les patrons.
La nation a les clés en mains...

mercredi 5 décembre 2018

Macron, risée du monde pour ses reculs face aux Gilets jaunes

Ses homologues ne soutiennent pas Macron

Matteo Salvini "comprend" la fronde des gilets jaunes et "entend" les difficultés de Macron 

Le ministre de l'Intérieur italien a posté un message sur Twitter dimanche soir 25 novembre.  Matteo Salvini a posté un message de félicitations aux Gilets jaunes, au lendemain de la mobilisation de révolte sociale sur l'avenue des Champs-Elysées . Elle est assortie d'une petite pique à Emmanuel Macron.

Ce tweet est illustré de l'extrait d'un direct réalisé par la chaîne d'information en continu italienne Rai News24, en direct de la célèbre avenue, le samedi 24 novembre. Matteo Salvini y ajoute le commentaire suivant à l'attention des révoltés: "C'est bien de savoir que vous avez des soutiens, même parmi les Français fatigués de Macron...".

Vidéo intégrée
Fa piacere sapere di avere sostenitori anche tra i francesi stanchi di Macron... 😀

Ce n'est pas la première fois que le ministre italien tacle le président de la République, lequel ne cesse de lui adresser des insultes. Par le passé, les deux hommes se sont déjà affrontés sur d'autres thématiques, comme l'immigration.
"Je ne céderai rien aux nationalistes et à ceux qui prônent ce discours de haine. S'ils ont voulu voir en ma personne leur opposant principal, ils ont raison", a-t-il lancé à des journalistes lors de sa visite au Danemark. "Nous aurons dans les prochains jours et les prochains mois à prendre des décisions en profondeur pour traiter le sujet des migrations, cela suppose du sérieux et de l'esprit de responsabilité, en restant attaché à nos valeurs, comme le droit d'asile, avec une vraie politique vis-à-vis des pays d'origine et en interne. Ce n'est pas ce que proposent MM. Orban et Salvini", a-t-il lancé en réponse aux deux dirigeants de pays amis européens.
Le mouvement des Gilets jaunes en était alors à son neuvième jour de contestation, le lundi 26 novembre. Plusieurs blocages se poursuivaient dans l'Hexagone et à la Réunion. Face à la fronde, l'exécutif assurait encore vouloir garder le cap de la transition écologique, mais avec un "pacte social" d'accompagnement dont certaines mesures devaient être détaillées lundi 26, en Conseil des ministres, et qu'Emmanuel Macron disait vouloir expliquer mardi 27. Le 1er décembre, la réponse du peuple était fracassante, avec des violences de rue inédites autour de l'Arc de Triomphe.

Trump ironise sur le recul de Macron et sur l'accord de Paris

Le président américain Donald Trump a ironisé mardi sur les concessions faites par son homologue français Emmanuel Macron aux "gilets jaunes" sur les taxes sur les carburants, démontrant que l'accord de Paris sur le climat était voué à l'échec.

Englué dans une crise qui a atteint un paroxysme samedi avec des scènes de guérilla urbaine à Paris, Macron a effectué trois marches-arrières en annonçant un moratoire sur la hausse de la taxe carbone, un gel des tarifs du gaz et de l'électricité et le contrôle technique qui devait devenir plus strict en janvier prochain, avec des tests renforcés sur l'opacité des fumées et des polluants libérés. 

Ces trois mesures - à portées très disparates - est aussi suspendue sur six mois, c'est-à-dire des reports, sans rétroactivité sur les hausses récentes et brutales sur les carburants, 40 centimes sur le diesel en quelques semaines.

"Je suis heureux que mon ami Emmanuel Macron et les manifestants à Paris soient tombés d'accord sur la conclusion à laquelle j'avais abouti il y a deux ans", a ironisé D. Trump, dont les relations avec le président français n'ont cessé de se refroidir ces derniers mois.

Le président américain fait de la pédagogie pour Macron.
"L'accord de Paris est fondamentalement mauvais car il provoque une hausse des prix de l'énergie pour les pays responsables, tout en donnant un blanc-seing à certains des pires pollueurs au monde", a ajouté le locataire de la Maison Blanche.

Quelques heures après son annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris, Macron s'en était pris à Trump l'accusant d'une "erreur pour son pays" et d'"une faute pour l'avenir de la planète". 

Populaire auprès de 43% des Américains à la veille des élections de mi-mandat, ou Midterms, début novembre, Donald Trump fait régulièrement l'éloge du "magnifique charbon propre", n'a de cesse de dénoncer cet accord multilatéral scellé fin 2015 dans la capitale française et approuvé par son prédécesseur Barack Obama.
"Je veux de l'air propre et de l'eau propre et j'ai fait des avancées importantes pour améliorer l'environnement en Amérique", a encore fait valoir mardi le président américain, lequel qui conteste régulièrement la propagande d'un changement climatique ou l'ampleur des activités humaines dans ce phénomène cyclique. 

Un peu plus tôt dans la journée, Trump avait battu le fer pendant qu'il est chaud  en retweetant le message d'un commentateur conservateur, Charlie Kirk, créateur de l'organisation conservatrice Turning Point USA, selon lequel la France est secouée par des émeutes "en raison de taxes d'extrême gauche sur l'essence". Turning Point USA s'est donné pour mission de l'organisme est d'"identifier, éduquer, former et organiser les étudiants à promouvoir la responsabilité fiscale, le libre marché et un gouvernement limité." L'association maintient également une liste en ligne, la Professor Watchlist, visant, notamment à recenser les professeurs qui "véhiculent de la propagande gauchiste en classe".


Charlie Kirk, 25 ans, relaie ce message auquel le président américain offre la caisse de résonance de ses 55 millions d'abonnés sur Twitter : "les media n'en parlent presque pas. L'Amérique est en plein boom, l'Europe brûle. Ils veulent cacher la rébellion de la classe moyenne contre le marxisme culturel".

"Les gens scandent +Nous voulons Trump+ dans les rues de Paris", avait ajouté, contre tout évidence, ce jeune homme dans ce message auquel @realDonaldTrump offre la caisse de résonance de ses 55 millions d'abonnés sur Twitter.


Cette vidéo publiée le 2 décembre sur Twitter et relayée au moins 17.000 fois a en effet été tournée en Europe, mais au Royaume-Uni lors de manifestations liées au Brexit, probablement en juin. 

Ce chant aurait parfaitement pu retentir à Paris.